Parc éolien

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Posté par hal 20/03/2009 @ 11:10

Tags : parc éolien, energie éolienne, énergies renouvelables, énergie, environnement

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Parc éolien

Parc éolien de Neuenkirchen (Allemagne)

Un parc éolien, ou une ferme éolienne, est un site regroupant plusieurs éoliennes produisant de l'électricité. Il se trouve en général dans un lieu où le vent est fort et/ou régulier. Certaines critiques accusent les parcs éoliens de porter atteinte aux paysages.

Des parcs éoliens offshore ont déjà été réalisés au Danemark, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. En Allemagne, quelques éoliennes esseulées se trouvent en mer (outre les deux éoliennes Enercon E-112 de 4,5 MW chacune, qui ont été érigées à quelques mètres de la côte de la mer du Nord, on trouve en mer Baltique une autre machine de 2,5 MW située en mer à 500 mètres du port de Warnemünde). La construction de parcs éoliens offshore est actuellement étudiée en France.

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Énergie éolienne

L'utilisation énergie éolienne par l'homme est ancienne. Moulins dans la région de La Mancha, Espagne.

L’énergie éolienne est l’énergie du vent et plus spécifiquement, l’énergie tirée du vent au moyen d’un dispositif aérogénérateur ad hoc comme une éolienne ou un moulin à vent.

L’énergie éolienne est une énergie renouvelable, elle tire son nom d’Éole (en grec ancien Αἴολος, Aiolos), le nom donné au dieu du vent dans la Grèce antique .

Pendant des siècles, l'énergie éolienne a été utilisée pour fournir un travail mécanique. L'exemple le plus connu est le moulin à vent utilisé par le meunier pour la transformation du blé en farine, on peut aussi citer les nombreux moulins à vent servant à l'assèchement des polders en Hollande.

Par la suite, pendant plusieurs décennies, l'énergie éolienne a servi à produire de l'énergie électrique dans des endroits reculés et donc non-connectés à un réseau électrique. Des installations sans stockage d'énergie impliquaient que le besoin en énergie et la présence d'énergie éolienne soient simultanés. La maîtrise du stockage d'énergie par batteries a permis de stocker cette énergie et ainsi de l'utiliser sans présence de vent, ce type d'installation ne concernant que des besoins domestiques, non appliqués à l'industrie.

Depuis les années 1990, l'amélioration de la technologie des éoliennes a permis de construire des aérogénérateurs de plus de 1 MW. Ces unités se sont démocratisées et on en retrouve aujourd'hui dans plusieurs pays. Ces éoliennes servent aujourd'hui à produire du courant alternatif pour les réseaux électriques, au même titre qu'un réacteur nucléaire, un barrage hydro-électrique ou une centrale thermique au charbon. Cependant, les puissances générées et les impacts sur l'environnement ne sont pas les mêmes.

Toutefois la puissance est représentative du pic de production possible, pas de la production totale ; les systèmes solaires et éoliens sont dépendant des conditions climatiques et météorologiques, dont les systèmes à énergie fossile ou nucléaire sont totalement affranchis.

L'énergie éolienne est aussi utilisée pour fournir de l'énergie à des sites isolés, par exemple pour produire de l'électricité dans les îles, pour le pompage de l'eau dans des champs, ou encore pour alimenter en électricité des voiliers, des phares et des balises. Ces éoliennes de petite puissance sont dites appartenir au petit éolien, par opposition au grand éolien ou à l'éolien industriel.

Quelques initiatives font penser que le petit éolien, c'est à dire l'éolien individuel, pourrait bientôt se développer en devenant compétitif et discret ; même en ville .

Le gestionnaire du réseau électrique français (RTE), estime que l'intégration de l'électricité éolienne dans le réseau actuel est possible sans difficultés majeures à hauteur de 10 à 15 GW, en particulier grâce à la présence en France de 3 gisements de vent indépendants, qui permettront un lissage de la production bien meilleur qu'en Allemagne ou au Danemark.

Les éoliennes raccordées au réseau électrique sont le plus souvent regroupées dans un parc éolien d'environ 5 à 50 machines, mais il existe aussi des machines isolées. On note également l'existence d'un projet, non encore réalisé, visant à intégrer des éoliennes de type Darrieus dans les pylônes électriques : le projet Wind'It.

RTE (Réseau de Transport d'Électricité), une filiale de EDF, achemine le courant électrique à travers le réseau. Ce courant électrique doit avoir une fréquence de 50 Hz (en France comme dans de nombreux pays à travers le monde, voir article : Réseau électrique).

Une éolienne raccordée au réseau se doit donc de fournir cette fréquence, quelle que soit la vitesse du vent. Cette fréquence constante passe par une vitesse de rotation constante des pales. Cette dernière est obtenue par régulation notamment avec l'orientation des pales.

Si la vitesse du vent est trop faible (par exemple moins de 10 km/h), l'éolienne s'arrête en raison des forces de frottement sec qui s'opposent à la rotation de l'hélice. Cette diminution de la vitesse de rotation ne permet plus de fournir cette fréquence. Dans ce cas, l'éolienne n'est donc plus productrice d'électricité, mais pourrait au contraire devenir consommatrice, il est donc nécessaire de la déconnecter.

Si la vitesse du vent est trop forte (supérieure à 100 km/h par exemple), l'éolienne est mise en sécurité et déconnectée du réseau, ses pales sont mises en drapeau et s'arrêtent pour éviter des sollicitations qui pourraient les briser.

La loi française oblige EDF à acheter le courant produit par tout système de production d'électricité, avec un prix d'achat bonifié pour l'éolien (sauf pour les éoliennes de plus de 12 MW), pour favoriser cette jeune filière en plein développement et permettre à la France d'atteindre les objectifs de la directive européenne.

Le 04 mars 2009, un décret a adapté le dispositif des certificats d'achat aux « zones de développement de l'éolien ». Ces certificats (CODOA) ouvrent droit à l'obligation d'achat d'électricité aux installations éoliennes en « zones de développement de l'éolien » ou ZDE ; Le Codoa impliquait antérieurement une puissance inférieure ou égale à 12 MW (limite fixée décret 2000-1196 du 6 décembre 2000) et une distance d'au moins 1.500 m entre deux parcs éoliens exploités par un même opérateur). En ZDE, ces limites de puissance et de distance n'ont plus d'objet puisque la puissance minimale et maximale y sont fixées par l'arrêté préfectoral de création de la ZDE. Le préfet devra publier au plus tard le 1er février de chaque année un état des ZDE du département faisant apparaître notamment la puissance résiduelle de chaque zone pouvant encore ouvrir droit à obligation d'achat. le CODOA n'est valable que pour la durée du contrat d'achat d'électricité et est annulé si l'installation n'a pas été mise en service (sauf prolongation sur demande justifiée). En cas de recours contentieux contre l'une des autorisations nécessaires à la construction et à l'exploitation de l'installation, le délai de trois ans est suspendu jusqu'au prononcé d'une décision juridictionnelle irrévocable. Rem : Le Codoa n'est pas nécessaire pour toute personne demandant à bénéficier de l'obligation d'achat d'électricité photovoltaïque par unité d'une puissance installée inférieure ou égale à 250 kW crête.

Le rendement énergétique (de même que la puissance développée) des éoliennes est fonction de la vitesse du vent, plus précisément du cube de cette vitesse. Les éoliennes actuellement commercialisées ont besoin d'un vent dans la gamme de 11 à 90 km/h (3 à 25 m/s). Les futures éoliennes, dont les premiers prototypes sont mis en service courant 2006, acceptent des vents de moins de 4 à plus de 200 km/h (1 à 60 m/s). Comme l'énergie solaire et d'autres énergies renouvelables, l'éolien a besoin soit d'une énergie d'appoint pour les périodes moins ventées, soit de moyens de stockage de l'énergie produite (batteries, stockage hydraulique ou plus récemment, hydrogène).

Des milliers d’éoliennes fonctionnent à l’heure actuelle dans diverses régions du monde, avec une capacité totale de plus de 93 800 MW à fin 2007, et l’Europe y prend part à 65 % (fin 2006). Ne sont pas comptabilisées dans ce total quelques compagnies privées reliées ou non au réseau. Les pays qui s'intéressent au développement de l'éolien sont encore en phase de premier investissement (mise en service de champs d'éoliennes qui n'existaient pas auparavant). De fait, les capacités installées croissent en permanence mais à des rythmes différents selon les pays, et classer les États par puissance installée donne un résultat mouvant d'une année à l'autre. Néanmoins, il ressort des chiffres actuels que les plus gros pays investisseurs sont les pays occidentaux (Amérique et Europe), mais l'Asie, avec l'Inde et la Chine, commence à tenir un rang important.

L’Allemagne est l'un des principaux producteurs d’électricité éolienne avec 22 247 MW de puissance installée à la fin de l’année 2007. Avec plus de 30 000 emplois, cette activité est le troisième poste d'exportation du pays. Le Danemark voisin est le plus important fabricant mondial d'éoliennes et compte 500 watts éoliens par habitant (contre 40 en France) en 2008 ( 2 445 MW installé /60 millions d'habitants ==> 40,75 watts de puissance éolienne installé par personne). En 2008, les États-Unis sont devenus le premier pays pour la capacité d’énergie éolienne avec 25 170 MW installés devant l’Allemagne (23 902 MW). Ce secteur emploie 85 000 Américains.

L’Espagne qui a une puissance installée de 15 145 MW. La France était en 2007 le 6e producteur d’énergie éolienne en Europe avec 2 455 MW (WWEA 2006).

Le Maroc, premier producteur d’énergie éolienne du continent africain, produit 140 MW par an (2007) ; cette production va s’accroitre dans les années à venir.

Les chiffres ci-dessus doivent être pondérés en tenant compte du facteur de charge, c’est-à-dire de la durée de fonctionnement et de production de l’équipement dans une année. Pour l’éolien, le facteur de charge est d’au plus de 20 %. La plupart des éoliennes terrestres fonctionnent avec un facteur de charge de 25 % par année, exceptionnellement 35 %. Par exemple pour l’Allemagne il n’est que de 16 % en 2005, contre un facteur de charge de plus de 80 % pour une centrale nucléaire.

On peut observer de plus que le facteur de charge diminue avec l’augmentation du parc d’éoliennes, conséquence directe de l’exploitation de sites de moins en moins ventés (hors offshore).

Selon l’Observatoire des Énergies Renouvelables, dans un rapport publié par EDF, l’éolien est actuellement la filière énergétique la plus dynamique dans le monde et plus particulièrement dans l’Union européenne où la production d’électricité éolienne a augmenté de 37,8 % par an en moyenne de 1993 jusqu’en 2002. Cette croissance a atteint 59 % par an sur la même période pour la France, qui était largement en retard dans ce domaine. Selon la même source, pour les années 2003-2004, la croissance dans l’Union Européenne reste soutenue avec un taux de 28,9 % annuel (42,9 % en France) sur ces deux années, et représente désormais 12,4 % de la production d’ENR (énergies renouvelables) de l’UE, en passe de dépasser la production à partir de biomasse (production : 12,9 %, croissance : 10,8 %) comme 2e source électrique d’origine renouvelable, après l’hydraulique (production : 73,3 %, croissance nulle).

De nouvelles fermes éoliennes en mer (éolien offshore) sont envisagées partout dans le monde. Le Danemark est l’un des acteurs les plus importants, avec son laboratoire Risø, très renommé ; le pays produit environ 20 % de son électricité avec des éoliennes. Les éoliennes produisent 1 % de la production de l’électricité dans le monde. La taille la plus rentable et la plus pratique pour les éoliennes actuellement commercialisées semble être autour de 600 kW à 3 MW, groupées dans de grandes fermes éoliennes. Les nouvelles technologies en cours de développement cherchent à produire des systèmes beaucoup plus souples en termes de "puissance rentable".

L’UE a décidé de produire 20 % de son électricité en énergie renouvelable, propre et sûre d’ici 2020. Ceci ne peut se faire sans éoliennes offshores, et donc sans établir un réseau électrique interconnecté capable de livrer l’électricité produite avec irrégularité en mer Baltique ou en mer du Nord au reste de l’Europe, ce qui est une des deux priorités annoncées par le commissaire européen à l’énergie Andris Peibalgs fin nov 2007. Celui-ci a confié une mission de coordination à l’Allemand Goerg Wilhmelm Adamowitsh.

La capacité de production électrique éolienne déployée en Europe a augmenté de 154 % entre 2000 et début 2006, ce qui constitue plus de la moitié des nouvelles capacités de production installées durant cette période.

Deuxième gisement éolien d’Europe (ressources en vent) après le Royaume-Uni, la France tente actuellement de combler le retard accumulé dans son exploitation. L’obligation faite à EDF de racheter l'électricité d’origine éolienne à plus du double de son prix de revient et ce, contre l'avis de la Commission de régulation de l'énergie rend les investissements éoliens attractifs. Les objectifs affichés pour l'éolien sont de 10 000 MW en 2010 (6 000 à 9 000 éoliennes).

Ce qui représentait 1 718 éoliennes au 1er septembre 2007 (DOM / TOM compris).

La politique énergétique du Québec prévoit le développement de projets éoliens totalisant 4 000 MW d'ici 2013. Le développement du potentiel éolien du Québec se fait essentiellement par le recours aux entreprises privées qui sont sollicitées via un système d'appels d'offre. Plusieurs groupes réclament plutôt que la Société d’état Hydro-Québec développe elle-même ses propres projets éoliens et qu’elle demeure propriétaire des moyens de production d’électricité, comme c’est le cas avec la grande majorité des centrales hydroélectriques de la province.

La montée du prix des énergies fossiles a rendu les recherches dans le domaine de l’éolien plus attirantes pour les investisseurs.

La technologie actuellement la plus utilisée pour capter l’énergie éolienne utilise une hélice sur un axe horizontal. Certains prototypes utilisent un axe de rotation vertical : une nouvelle technologie à axe vertical est celle du kite wind generator (inspirée du kitesurf) qui, pour capter un vent le plus fort possible, utilise des câbles et des ailes qui peuvent arriver à 800/1 000 m de hauteur.

Les nouvelles éoliennes en cours de développement visent à aboutir à une technologie qui s’affranchit du bruit, de l’encombrement et de la fragilité des éoliennes à pales, tout en étant capables d’utiliser le vent quelle que soit sa direction et sa force. De nombreuses variantes sont étudiées par des essais réels en grandeur nature. Certaines éoliennes sont de petite taille (3 à 8 mètres de large, 1 à 2 mètres de haut), avec pour objectif de pouvoir les installer sur les toitures terrasses des immeubles d’habitation dans les villes, ou sur les toitures des immeubles industriels et commerciaux, dans des gammes de puissances allant de quelques kW à quelques dizaines de kW de puissance moyenne. Leur vitesse de rotation est faible et indépendante de la vitesse du vent. Leur puissance varie linéairement avec la vitesse du vent, qui peut varier de 5 km/h à plus de 200 km/h, sans nécessiter la célèbre "mise en drapeau" des éoliennes à pales.

Les éoliennes sont caractérisées par leur rendement en fonction de la vitesse du vent. Les éoliennes actuelles présentent une courbe plafonnée et limitée à des vents de moins de 90 km/h.

Les éoliennes en cours de développement sont conçues pour fonctionner avec des vents dépassant les 200 km/h et produire une quantité d’énergie proportionnelle à la vitesse du vent sur la totalité de la plage de fonctionnement.

L'Ademe a commandé un rapport à la société Climpact. Les résultats de ce rapport indiquent que par les effets du réchauffement climatique, les vents servant à la production éolienne d'énergie devraient diminuer de près de 10 % d'ici à 2100.

1) Pour stocker l'énergie éolienne en site isolé. Ainsi, une communauté qui s'alimentait à 100 % avec un groupe diesel, après l'installation de 2 éoliennes et de batteries de grande capacité, s'alimente maintenant à 86 % en éolien. Le diesel n'assure que le complément de 14 %. On voit qu'avec ces batteries de grande capacité on peut développer l'éolien au delà de ce qui se fait actuellement. La seule limite est l'investissement en capacité de stockage de l'électrolyte; c’est-à-dire jusqu'où on est décidé à aller dans ce domaine.

2) En tant que stockage tampon en complément de la production d'un parc éolien. Lorsque la production éolienne faiblit, le déstockage fournit le complément pour garder la production finale quasi stable. Lorsque la production éolienne est suffisamment forte, il y a reconstitution du stock. Ainsi les 2 courbes de production éolienne et stockage sont opposées et complémentaires. La somme des deux fournit au réseau une courbe de production "lissée" (comme au parc éolien de Sapporo au Japon).

Sur le plan purement technique, le dernier retour d'expérience sur une tentative visant le 100 % de production d'électricité d'origine renouvelable, initiée en Allemagne en 2006 à la demande de Mme Merkel, démontre qu'il est possible d'y parvenir. Ce qui pourrait permettre à terme de rendre l'Allemagne totalement indépendante en énergie électrique. Pour tenter cette expérience, le stockage de type STEP (stations de transfert d'énergie par pompage) a été utilisé pour la partie éolien, exactement comme le fait la France avec le nucléaire pour adapter la production peu souple des centrales à la variabilité de la demande journalière (dont la courbe peut être consultée ici : ).

Aux États-Unis, une entreprise conçoit de nouvelles éoliennes qui produisent de l'air comprimé au lieu de l'électricité. Dans la nacelle des éoliennes au lieu d'un alternateur se trouve donc un compresseur d'air. L'air comprimé est stocké et permet de faire tourner un alternateur aux moments où les besoins se font le plus sentir. Du point de vue du stockage de l'énergie, cette façon de faire impose une conversion d'énergie (de l'air comprimé vers l'électricité, avec un rendement réduit), mais permet de positionner la production électrice sur le pic de consommation, où l'électricité est payée plus chère, avec une conversion de moins que par le processus classique (élctricité vers stockage puis stockage vers électricité. Certains pensent même que l'on pourrait utiliser directement l'air comprimé ainsi produit pour alimenter des voitures automobiles propulsées avec ce fluide.

Sur le même principe, ou peut concevoir d'utiliser l'énergie éolienne pour pomper directement de l'eau, en suivant le principe des STEP.

L'installation de fermes éoliennes en mer est l'une des voies de développement de l'éolien, car elle s'affranchit en grande partie du problème des nuisances esthétiques et de voisinage. D'autre part le vent est beaucoup plus fort et constant qu'à terre : un régime de marche de 96% est par exemple estimé en mer du Nord . Cette solution permet le développement technique progressif d'éoliennes de très grande puissance.

Ainsi, la production d'électricité éolienne en mer est plus importante qu'à terre à puissance équivalente. On donne couramment comme moyenne 2 500 MWh par MW installé en mer au lieu de 2 000 MWh par MW installé à terre. Dans les zones maritimes géographiquement très favorables à l'éolien, les estimations des études indiquent le potentiel de cas extrêmes de 3 800 MWh par MW installé.

Les projets des futures éoliennes en mer, à l'horizon 2010, visent une puissance de 10 MW unitaire, avec un diamètre de pales de 160 mètres.

Une option permettant de réduire le coût d'investissement au kW installé pourrait être à terme de coupler sur le même pylône une éolienne offshore et une ou plusieurs hydroliennes.

En France, la Compagnie du vent a annoncé en novembre 2006 son projet de parc des Deux Côtes, un ensemble de 156 éoliennes totalisant 702 MW, à 14 km au large de la Seine-Maritime et de la Picardie. En Angleterre, le consortium London Array a un projet à 20 km de l'embouchure de la Tamise, qui représenterait 271 turbines pour une puissance allant jusqu'à 1 000 MW . Avec le projet additionnel de Thanet, c'est maintenant 1 800 MW qui devraient être installés dans l'estuaire de la Tamise. Le projet britannique de Triston Knol fera quant à lui 1 200 MW.

La compagnie norvégienne Norsk Hydro, spécialiste dans l'exploitation pétrolière et gazière offshore, développe un concept issu des plateformes pétrolières flottantes. Le principe est de monter l'éolienne sur un caisson flottant en béton (ancré au moyen de câbles, par 200 à 700 m de fond). Ce projet révolutionnerait l'éolien offshore, car il permettrait de ne plus se soucier de la profondeur, et donc d'installer des champs géants (jusqu'à 1 GW de puissance installée) loin des côtes. Cela permettrait par ailleurs de réduire le prix des champs éoliens offshore, en évitant la construction de coûteuses fondations sous-marines.

L'éolien urbain est un concept qui suppose que l'on peut installer et exploiter des éoliennes en milieu urbain. L'éolien urbain recherche des turbines éoliennes compactes capables de proposer une production d'électricité décentralisée, qui s'affranchirait du transport et des pertes générées.

Les turbines éoliennes existantes n'ont encore jamais atteint des rendements intéressants en milieu urbain. Toutefois, les concepteurs ont déjà mis au point des prototypes sur lesquels il n'y a plus de pales comme celles d'une hélice d'avion, mais un rotor fixé à ses deux extrémités, équipé de lames pour procurer un couple constant quelle que soit leur position par rapport à l'axe du vent. Dans certains projets un stator extérieur est ajouté au rotor, élément fixe destiné à dévier la course du vent afin d'optimiser le rendement de l'ensemble. La conception mécanique des turbines éoliennes les rend résistantes aux vents violents, et les affranchit du besoin d'être arrêtées quand le vent dépasse la vitesse de 90 km/h. Leur production est quasiment proportionnelle à la vitesse du vent jusqu'à plus de 200 km/h, sans palier limitant comme sur les éoliennes classiques.

L'efficacité des éolienne est donc en moyenne de 22,72% e.g. en 2008 121 GW installés 121x24x365 = 1 054 TWh théoriques pour 242 TWh produits.

Par comparaison, la production électrique mondiale était de 16 000 TWh en 2002 et 18 000 TWh en 2005 . La production d'électricité nucléaire mondiale était de 2.793 TWh en 2006 selon l'Agence Internationnale de l'Energie .

L'éventail des prévisions de puissances qui seront installées en 2011 va de 200 à 250 GW selon différents organismes.

Le débat sur l'énergie éolienne porte sur les nuisances et sur les intérêts de l'énergie éolienne.

L'énergie éolienne est exploitée à plusieurs échelles. On peut distinguer le grand éolien ou éolien industriel qui est financé par des collectivités et des grandes entreprises, dans la quasi-totalité des cas, raccordé à un réseau électrique. Il y a aussi le petit éolien, qui est mis en œuvre par un individu ou une ferme agricole, en site isolé ou raccordé au réseau.

L'énergie éolienne est une énergie renouvelable dont le gisement n'est pas épuisable à l'échelle de temps des civilisations humaines.

Elle est considérée comme une énergie propre qui ne produit directement ni dioxyde de carbone, ni dioxyde de soufre, ni mercure, ni fines particules, ou n'importe quel autre type de pollution de l'air ou de l'eau. Elle ne produit pas de déchets radioactifs à vie longue.

Toutefois, du dioxyde de carbone et d'autres types de pollution de l'air et de l'eau sont dégagés lors de l'extraction et de la fabrication des matériaux de construction (puis, ultérieurement, de l'entretien) d'une éolienne (voir énergie grise). Cependant, en moyenne une éolienne restitue en 2 à 3 mois l'énergie qu'elle a consommé pour sa construction (pour une durée de fonctionnement de 20 ans). Pour un mat d'éolienne de 80 mètres, 800 tonnes d'acier et de béton sont injectées a sa base pour les fondations. Cela est très supérieur (par MWh/an) aux quantités nécessaires à la construction d'une centrale de tout autre type, y compris le nucléaire favorisé par sa très haute densité de puissance.

Le démantèlement fait partie intégrante des solutions pour limiter les nuisances de tout moyen industriel en fin de vie.

Selon une recommandation aux pouvoirs publics de l'Académie de Médecine, le risque bruit implique de ne pas construire d'éolienne de 2,5 MW à moins de 1 500 m d'habitations : « Il peut avoir un impact réel et jusqu’ici méconnu, sur la santé de l’homme, et par ailleurs, à des intensités modérés, le bruit peut entraîner des réactions de stress, perturber le sommeil et retentir sur l’état général ». Cependant, ce rapport applique plus un principe de précaution sans fondement scientifique, car le bruit d'une éolienne n'est pas lié à sa puissance nominale. C'est pourquoi des expertises acoustiques sont systématiquement réalisées dans le cadre d'une étude d'impact environnementale.

En Australie, en mars 2005, le Dr. Foster dit avoir répertorié une centaine de personnes victimes de nuisances dues aux éoliennes.

Une éolienne produit un bruit de 55 dBA au pied de sa tour, ce qui correspond à l'ambiance sonore d'un bureau. Ce niveau sonore est en général considéré comme acceptable. La réglementation française ne se base pas sur le bruit intrinsèque mais sur la notion d'émergence sonore, c’est-à-dire la différence entre le niveau sonore ambiant et celui-ci plus celui des éoliennes. Il s'agit de rester en deçà de 5 dBA le jour et 3 dBA la nuit, ce quelle que soit la vitesse du vent. Une nouvelle réglementation vient renforcer ce critère, en introduisant la notion d'émergence spectrale, avec des niveaux d'émergences à respecter par fréquence (7 dB à 125 hz et 250 hz, 5 dB entre 500 hz et 4000Hz). Cela en fait une des réglementations les plus strictes en Europe.

Les éoliennes présentent des risques d'accidents : un fort vent est susceptible de rompre les structures des éoliennes. En 2000, une rupture d'hélices au parc de Burgos a envoyé des débris tournoyer à plusieurs centaines de mètres.

La majorité des accidents connus sont liés à l'utilisation de matériels d'occasion, ou manquant de retour d'expérience, risque inhérent à toute technologie émergente. Les éoliennes aujourd'hui installées bénéficient de certifications réalisées par des organismes indépendants, et sont construites sous contrôle qualité sévère, réduisant significativement les risques de rupture du matériel. Dans le monde, personne n'a encore jamais été reconnu victime d'un accident éolien.

Comparativement aux premiers parcs éoliens, très denses, les nouveaux parcs voient leurs éoliennes plus espacées, celles-ci étant de plus grande taille et puissance. Ils ont donc perdu leur aspect surpeuplé.

Les éoliennes peuvent être disposées le long des autoroutes, ce qui réduit significativement les soucis d'esthétique.

Les opposants anti-éoliens brandissent souvent le spectre d'une dévaluation de l'immobilier (20 % de baisse selon eux), mais cette affirmation n'est étayée par aucune étude. L'état des connaissances sur ce domaine est assez limité, mais les quelques études disponibles en France et à l'étranger ne font pas état de telles diminutions. L'évolution des prix est surtout liée à celle du marché immobilier, et l'influence - non prouvée - d'un parc éolien est largement absorbée par la pression foncière.

Un récent sondage réalisé par l'institut LH2 en septembre 2007 indique que 90 % des français sont favorables au développement de cette énergie.

La surface au sol nécessaire pour produire une part importante des besoins énergétiques d’un pays à partir de l’énergie éolienne est sujette à débat.

Les éoliennes actuelles nécessitent une importante surface au sol, imposée par la rotation nécessaire en fonction de la direction du vent, par la taille des pales, par l’interférence entre éoliennes voisines sur le flux de vent, par mesure de sécurité en cas de chute.

Les éoliennes actuelles permettent dans le meilleur des cas une densité de 10 MW/km², soit 10 W/m² ; en pratique, la moyenne est de l’ordre de 0,5 W/m². Les éoliennes à turbine, à l’état de prototype en 2006, sont destinées à fonctionner posées sur des toitures de bâtiment et n'occuperont donc pas d'espace destiné à d'autres usages.

L'énergie produite est de l'ordre de 20 GWh/km² pour les sites bien ventés. En considérant 25 000 km² de surface (soit 5 % du territoire métropolitain), le potentiel de production française serait de l'ordre de 500 TWh selon cette source. 20 GWh/km²/an représentent 4 à 5 éoliennes de 2 MW par km², laissant 99 % de la surface libre d'accès et disponible, par exemple, pour des champs ou des forêts. A titre de comparaison, une centrale solaire photovoltaïque a une productivité d'environ 70 kWh par m2 au sol dans un site ordinaire d'Europe, soit 70 GWh/km²/an à condition d'utiliser 100 % de la surface.

Les projections de l'EWEAprévoient une production de 425 TWh/an pour 2020 dans l'UE25, et un potentiel de 3 000 TWh au niveau mondial, avec un doublement prévisible de la production par unité de surface au sol. Cela correspond à 12 % de la demande électrique mondiale, sur la base d'une hausse de 66 % de la demande.

Le GWEC prévoit 3 scénarios, "référence", "modéré", "avancé", prévoyant une production en 2020 respectivement de 566 TWh, 1 375 TWh et 2 632 TWh.

Selon la Ligue pour la protection des oiseaux, aux exceptions documentées du vanneau huppé, du chevalier gambette et de la barge à queue noire, de nombreuses espèces semblent pouvoir utiliser l'espace proche des parcs éoliens pour nicher.

Le raccordement d'éoliennes au réseau global de distribution électrique (sans stockage local de l'énergie) nécessite, comme pour les autres centrales de production électrique, des lignes haute tension. La concentration des éoliennes en parc terrestres, côtiers ou maritimes correspond à une logique de centralisation de l'offre de courant, à contre-courant de la vision souvent évoquée d'une production décentralisée.

Fin 2006, un bulletin électronique de l'Ambassade de France en Allemagne indique que la production éolienne nécessite l'installation de 850 km de câbles d'ici 2015 et 1 950 km d'ici 2020. Par ailleurs, des oppositions locales (syndrome NIMBY) à la construction de lignes en bord de mer conduisent à enterrer les câbles, ce qui entraînerait un doublement du montant de la facture d'électricité des clients industriels. Cet argument mis en avant par les opposants aux éoliennes ne semble pas spécifique aux éoliennes, face à la demande générale d'enterrement des lignes électriques quelque soit le mode de production. En 2009, beaucoup d'installateurs d'éoliennes même en milieu terrestre propose systématiquement l'enterrement des lignes sans que cela entraîne de surcoût rédhibitoire.

La régulation du réseau se traduit par des exigences à l'égard des producteurs, notamment celle de maintenir la fréquence du courant à 50 Hz. Un surcroit de puissance se traduit par une hausse intempestive de de la fréquence, un manque de puissance par une baisse de la fréquence. Des automatismes déconnectent les producteurs qui ne respectent pas les normes, mas ces automatisme se traduisent, pour les régulateurs du réseau, par des évènements aléatoires, non maîtrisés et dommageables.

Par exemple, lors de la panne de courant européenne de novembre 2006, la zone ouest était en déficit de 9 000 MW, et sa production éolienne, 6 500 MW avant la panne, lui a largement fait défaut. Il a fallu couper des clients et faire usage des STEP.

Le vent est une ressource aléatoire. Les éoliennes produisent donc de l'électricité de façon intermittente sur un réseau électrique. En raison des difficultés du stockage d'énergie (voir supra) , il est couteux voire impossible de faire face à un déficit de production éolienne pendant une période sans vent.

L'Allemagne, qui a significativement investi dans l'énergie éolienne, peut rencontrer des difficultés : son réseau éolien, bien que réparti sur tout son territoire, et donc affranchi d'effets purement locaux, peut passer de 0 à 100 % de ses capacités en l'espace de quelques jours (par exemple sur le réseau E-on ). Lors de la canicule de 2003, la capacité des éoliennes est tombée à moins du vingtième (1/20} de sa valeur nominale . Au cours de la canicule de l'été 2003, l'Allemagne a dû importer une quantité d'électricité équivalente à deux tranches nucléaires de l'ordre de 1 000 MW. Le même phénomène s’est observé durant la vague de chaleur nord-américaine de 2006 ((en) 2006 North American heat wave) ; la production réelle des 2 500 MW de capacités théoriques de production d'énergie éolienne de Californie était inférieure au vingtième (1/20) de cette valeur lors des pics de demande.

Le gestionnaire du réseau électrique français (RTE), estime que l'intégration de l'électricité éolienne dans le réseau actuel est possible sans difficultés majeures à hauteur de 10 à 15 GW, en particulier grâce à la présence en France de 3 gisements de vent indépendants, qui permettront un lissage de la production bien meilleur qu'en Allemagne ou au Danemark. . Notons que le Danemark a été longtemps un îlot éolien isolé au milieu d'un océan de consommateurs européens sans éolien: En cas de bon vent - situation désirable en effet - leur production éolienne est une surproduction (il leur faut toujour tenir centrales classiques à mi-régime en réserve): Du coup un fort excès de courant était exporté aux pays voisins. Maintenant que l'Allemagne du Nord est fortement "éolisée", cette dernière ne trouve plus d'acheteurs à son courant en excès, d'où les prix spot en chute libre. Quand toute l'Europe sera éolisée" au niveau de l'Allemagne, soit 20GW pour la France, personne ne pourra exporter ses excès aléatoires sauf la France avec sa situation météorologique particulière du couloir nord-pyrénéen: L'Espagne pourra l'acheter. Sur une base plus générale, l'éolien seul ne peut pas être une source valable pour alimenter à coût décent une large population. Il faut le coupler à des barrages hydroélectriques "lacs" d'accumulation (dont la production annuelle à pleine puissance ne dépasse jamais 2500 heures): Toute production éolienne de puissance max égale ou inférieure à celle de ces barrage sera substituée à ces derniers, éliminant ainsi l'aspect aléatoire du vent et économisant l'eau des barrages. Le coût de l'éolien se situant vers 74€/MWh et l'hydraulique vers 30€/MWh, on peut améliorer encore ce dernier en considérant des barrages à puissance électrique réduite de moitié (soit 25€/MWh) tournant 5000 heures l'an. Pour peu que le pays concerné soit venté (éolien à 50€/MWh) et à faible densité de population (Québec) dont la grande surface autorisera l'équipement de sites hydrauliques favorables, on voit que l'éolio-hydraulique devient là une solution sérieuse et concurrentielle au nucléaire (0.75x25 + 0.25x50=31€/MWh). La région des Grands Lacs en Amérique, la zone Tasmanie-Sud australienne et l'Écosse sont à ce sujet privilégiées.

Si une comparaison des coûts était faite sur la base des coûts réels de production, l'énergie éolienne pourrait être compétitive dans de nombreux cas. Si le coût complet (environnement, santé, etc.) est pris en compte, l'énergie éolienne pourrait être compétitive dans la plupart des cas. De plus, les coûts de l'énergie éolienne diminuent constamment grâce au développement de la technologie et aux économies d'échelle.

Le kWh éolien, produit dans de bonnes conditions, peut aujourd’hui se vendre autour de 5 à 7 cents (centimes de dollars).

Selon l'association européenne de l'énergie éolienne (EWEA - European Wind Energy Association), le coût du kWh produit était de 8,8 c€ au milieu des années 80 pour une turbine de 95 kW, il est actuellement de 4,1 c€ pour une turbine de 1 000 kW, et devrait se situer à 3,1 c€/kWh en 2010. Le coût en 2006 du gaz naturel est de 4,5 c€/kWh, celui du fioul domestique de 6,5 c€/kWh, celui du propane de 9,3 c€ (À noter que la tendance sur les énergies fossiles est à la hausse constante, entre 5,4 % et 11,5 % par an - moyenne 8,6 % sur les 15 dernières années pour le pétrole).

La projection à 2020 de l'EWEA prévoit un coût de l'éolien ramené à 2,45 c€/kWh.

Une étude officielle française de 2007 constate la réalité actuelle du coût du KWh éolien moyen: 7.4c€/Kwh (le double du nucléaire). Elle constate également que ce coût est 100% lié au coût d' investissement - puisque le vent est gratuit - et que ce coût au kW installé a augmenté de 40% de 2004 à 2007, suivant les prix des matières premières. Les "projections" à long terme sont dénuées de fondement car elles ne font qu'appliquer la célèbre loi de Moore (learning curve) qui ne s'applique qu'à la micro ou nano-électronique, là où une révolution arrive tous les 18 mois. Les éoliennes sont de belles machines de puissance qui obéissent aux cours industriels (matières premières et main d'oeuvre) maintenant que leur learning curve est stabilisée depuis des années puisque plus de 20 000 machines ont été installées. D'ailleurs la hausse de 40% ci-dessus ne fait que constater cet état. Le breakthrough espéré par l'off-shore se base sur une durée annuelle de vent largement supérieure. Malheureusement le doublement du coût de la machine installée n'est pas compensé par une production doublée.

En France, l'électricité produite par les éoliennes est largement subventionnée par l’État ; Certains médias polémiquent en déclarant que les promoteurs sont assurés d’un retour sur investissement même dans les sites les plus mal choisis. Mais après une période (10 ans) où le prix du kWh est subventionné par l'État afin de lancer la filière éolienne, le producteur revend ensuite l'électricité produite à un prix dégressif se rapprochant du prix du marché, prix variable suivant de la qualité du vent sur le site. Il est donc difficile de comprendre comment un site mal choisi pourrait permettre la survie de cette production.

Selon un sondage Louis Harris publié le 28 avril 2005, 91 % des Français se déclarent favorables à l'énergie éolienne.

En 2008, 62 % des Français interrogés déclaraient accepter l'installation d'une éolienne à moins d'un kilomètre de leur domicile.

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Énergie éolienne au Québec

Le débat sur l'énergie éolienne au Québec a été lancé après la signature du protocole de Kyoto, alors que la province de Québec s'est mise à chercher d'autres sources d'énergie renouvelable que l'hydro-électricité produite par Hydro-Québec.

Le Québec aurait un potentiel éolien théorique total, mais techniquement exploitable, de 3 984 322 MW soit près de 100 fois la puissance de l'ensemble de ses centrales hydrauliques. En se limitant au territoire situé à moins de 10 kilomètres de part et d'autre des lignes à haute tension qui parcourent la province, le potentiel éolien du Québec demeure supérieur à 100 000 MW de puissance, soit 3 fois sa production hydraulique actuelle. La principale limite au développement du potentiel éolien du Québec est la capacité du réseau électrique actuel à intégrer à peu de frais cette nouvelle production. Cette capacité d'intégration a été estimée par Hydro-Québec à moins de 4 000 MW.

Cette limite de 4 000 MW (soit l'équivalent de 10 % de la capacité de production totale d'Hydro-Québec) est cependant contestée par plusieurs observateurs qui estiment que le Québec pourrait profiter de la complémentarité naturelle entre l'éolien et l'énergie hydraulique pour pousser la part de l'éolien à plus de 20 % de la capactité de production totale. En effet, l'énergie éolienne, intermittente par nature, ne peut qu'être une source d'appoint dans un réseau qui repose sur des équipements de production peu flexibles comme le thermique ou le nucléaire. Par contre, la grande flexibilité de l'énergie hydraulique (dont la production peut varier rapidement par l'ouverture ou la fermeture des vannes d'un barrage) couplée à l'énorme capacité d'entreposage de l'énergie que constituent les réservoirs d'Hydro-Québec, permettraient au Québec de profiter beaucoup plus facilement qu'ailleurs de son potentiel éolien.

Selon Greenpeace, le Québec serait même le meilleur endroit en Amérique du Nord où poser des éoliennes pour la qualité de ses vents .

Après la construction de quelques éoliennes expérimentales de grande puissance dans les années 1980 et 1990, notamment aux Iles-de-la-Madeleine et à Cap-Chat, Hydro-Québec choisit de se retirer de ce secteur. Ses éoliennes à axe de rotation verticale pouvant produire jusqu'à quatre mégawatts souffrent de nombreux problèmes techniques qui convainquent la société d'État que cette filière énergétique n'est pas rentable.

Les succès de l'énergie éolienne observés à la fin des années 1990 au Danemark et en Allemagne, notamment, les difficultés économiques de la Gaspésie (où se trouvent les principaux gisements éoliens de la province) et la pression croissante des écologistes, poussent le gouvernement du Québec, alors dirigé par Bernard Landry, à lancer un premier appel d'offre de 1000 MW d'énergie éolienne auprès d'investisseurs privés.

Cet appel d'offre permettait de contourner les réticences d'Hydro-Québec face au développement de l'énergie éolienne en faisant reposer le risque sur l'entreprise privée. Cet appel d'offre avait aussi pour objectif de jeter les bases d'une nouvelle industrie de l'éolien au Québec et tout particulièrement en Gaspésie, puisqu'il comportait des exigences obligeant les promoteurs retenus à dépenser 60 % des immobilisations en Gaspésie, les obligeant par le fait même à créer de toute pièce des usines de fabrication de pièces dans cette région.

Le succès de cet appel d'offre étonna la direction d'Hydro-Québec : des projets pour près de 4000 MW furent déposés et le coût des projets retenus fut inférieur aux prévisions.

À la suite de la contestation publique puis de l'abandon du projet de centrale thermique au gaz du Suroît, le gouvernement libéral de Jean Charest fait prendre au Québec le virage de l'éolien. Il annonce un second appel d'offre de 2000 MW. Cette fois, contrairement au premier appel d'offre, les projets ne sont plus limités à la Gaspésie mais peuvent provenir de l'ensemble du Québec. Les projets présentés dans le cadre de cet appel d'offre seront déposés le 18 septembre 2007.

Face aux critiques qui s'élèvent dans le monde municipal et coopératif (voir section suivante) le gouvernement annonce, en 2006, un troisième appel d'offre qui sera lancé en 2008 et qui sera réservé aux projets communautaires (250 MW) ou émanant de communautés autochtones (250 MW).

Hydro-Québec Production, en dehors des processus d'appel d'offre, a aussi conclu des ententes de gré à gré avec trois promoteurs privés. Ces trois parcs éoliens sont ceux de Axor, à Cap-Chat et à Saint-Ulric-de-Matane (100 MW), construit à partir de 1998, 3Ci à Murdochville (169 MW) et le projet de SkyPower dans la MRC de Rivière-du-Loup (201 MW). La nouvelle politique énergétique du Québec adoptée en 2006 exclut dorénavent toute nouvelle signature de contrat de gré à gré, hors du processus d'appel d'offre.

En ajoutant ces quelques 500 MW de contrats de gré à gré aux trois appels d'offre, la production totale d'énergie éolienne totalisera près de 4000 MW d'ici 2015. Compte tenu qu'Hydro-Québec estime à 4000 MW d'énergie éolienne la capacité d'intégration de son réseau de transport, il serait étonnant qu'un nouvel appel d'offre soit lancé au cours des prochaines années.

Malgré le succès remporté par le premier appel d'offres de 1000 MW, de nombreuses critiques se sont élevées face à cette façon de procéder pour développer le potentiel éolien du Québec.

Par sa nature même, un appel d'offres permet de sélectionner le projet éolien le moins coûteux pour l'acheteur d'électricité (Hydro-Québec). Or, le projet le moins coûteux n'est pas nécessairement le plus rentable pour la société. De nombreux coûts qui ne sont pas pris en charge par le promoteur peuvent en effet affecter négativement la rentabilité globale d'un projet. C'est le cas des coûts associés à la dégradation d'un paysage, par exemple, lesquels sont assumés par l'industrie touristique ou les propriétaires de résidences qui pourraient voir la valeur de leur bien baisser. Or, afin de répondre à l'exigence du plus bas coût possible, les projets développés au Québec sont souvent situés en milieux habités, là où les routes d'accès aux sites sont déjà en place, mais aussi là où les impacts négatifs sur les paysages et sur la population sont les plus importants.

Toujours pour répondre à l'exigence du plus bas coût possible, les promoteurs n'offrent en général que des redevances très faibles aux propriétaires et aux municipalités qui accueillent ces projets, en comparaison avec les redevances offertes dans d'autres pays ou dans d'autres provinces canadiennes. Ce bas niveau de redevances renforce la perception qu'a une partie croissante de la population que le gouvernement du Québec est en train de vendre à bas prix une ressource naturelle collective et renouvelable à des intérêts étrangers en ne laissant au Québec que la plus faible part des retombées économiques.

Cette prise de conscience pousse de nombreuses municipalités, MRC ou coopératives d'agriculteurs, à vouloir se lancer dans le développement communautaire de l'éolien, afin de retirer une plus grande part de retombées potentielles de l'exploitation de la ressource. Or, encore une fois, la nature même des appels d'offre décourage la mise sur pied de projets communautaires. D'une part, aucune coopérative ou municipalité n'est en mesure de jouer à armes égales contre une multinationale dans la course au plus bas coût possible, et ce même si un projet communautaire peut être socialement plus rentable qu'un projet privé. D'autre part, même à l'intérieur du futur appel d'offres réservé aux projets communautaires (250 MW), on incite les municipalités et coopératives qui voudront décrocher un contrat avec Hydro-Québec, à se battre entre elles et à ainsi prendre des risques financiers importants qui pourraient compromettre la viabilité des projets communautaires.

Face à ce constat deux modèles de développement sont proposés par les critiques du modèle actuel : la nationalisation de l'énergie éolienne (voir plus loin) et la mise en place d'un tarif d'achat unique. Selon cette dernière formule qui a été mise de l'avant dans la plupart des pays européens, Hydro-Québec pourrait acheter toute l'énergie éolienne produite par des tiers à un coût fixe, le même pour tous les producteurs. Cette formule a l'avantage, pour un promoteur communautaire, de savoir d'avance s'il lui est possible de développer un projet rentable sans avoir à se lancer dans une course à l'issue incertaine. Pour une coopérative ou une municipalité, ceci peut faire toute la différence.

Tous ces éléments, et d'autres encore, ont fait dire à certains que le développement éolien au Québec se faisait dans l'anarchie, ce dont se défend bien le gouvernement du Québec.

Le 30 novembre 2006, le gouvernement provincial annonce qu'il envisage la création d'un « bureau éolien ». Le 1er décembre 2006, le parc éolien de la Baie-des-Sables, dans la MRC de Matane, a été installé pour produire 109,5 mégawatts d'électricité. Il est estimé qu'en 5 ans, 550 nouvelles éoliennes seront construites en Gaspésie. En février 2007, le gouvernement québécois annonce un resserrement de l'encadrement du développement éolien, en ajoutant des critères en imposant aux promoteurs et municipalités de tenir compte des paysages et de la faune affectés ainsi que des risques liés à la sécurité publique.

Récemment, Pauline Marois, le SPQ-Libre et le parti Québec solidaire ont proposé de nationaliser le secteur éolien au Québec.

Des arguments financiers sont à l'origine de cette revendication. Le prix d'achat de l'électricité éolienne au Québec serait nettement plus faible qu'ailleurs dans le monde. Selon les pays, le prix de l'électricité éolienne varierait entre trois et six cents CAD par kilowatt-heure (kWh) (c'est un peu plus de trois cents dans le sud des États-Unis, un peu plus de quatre au Danemark, un peu plus de six en Allemagne et au Royaume-Uni, un peu moins de cinq cents par kWh).

Par contre, plusieurs auteurs notent le manque d'expertise du Québec pour le développement de l'éolien, par rapport à des compagnies bien implantées.

Or, fait important à noter, la majorité des compagnies qui développent des projets éoliens au Québec n'ont qu'une très mince expérience de la filière éolienne. Certaines n'ont même aucune éolienne à leur actif au moment de soumettre leur projet à Hydro-Québec. Il faut savoir que même dans l'hydraulique, Hydro-Québec confie à des tiers une bonne partie de la réalisation de ses centrales : l'ingénierie à SNC-Lavalin, la construction à telle ou telle entreprise, la conception et la réalisation des turbines à General Electric, etc. Ceci ne l'empêche pas d'être propriétaire des moyens de production. La même chose pourrait être faite dans l'éolien. C'est d'ailleurs ce que font les promoteurs privés : ils confient la quasi-totalité du projet à des tiers. Les éoliennes sont fabriquées par Vestas ou General Electric, la conception du parc est faite par des firmes comme Hélimax ou Genivar, la gestion du chantier est confiée à une autre firme (comme Hatch Acres), la réalisation des études d'impacts est faite par une autre firme d'ingénieurs. Le promoteur n'a en fait que la responsabilité d'assurer le montage financier, car construire un parc éolien est avant tout un métier de financiers.

Certains économistes remettent en doute la pertinence pour le Québec de se lancer dans le développement de son potentiel éolien. Ces économistes notent que le coût réel de production est de 8,35 cents/kWh pour les 1 000 MW en construction. Ce coût est supérieur au prix de vente de l'électricité aux consommateurs québécois. Ce coût est surtout largement supérieur au coût qu'il est possible pour Hydro-Québec de payer l'électricité sur le marché nord-américain (2,3 cents/kWh), prix qui fluctue énormément selon la journée et selon l'heure du jour. Ils affirment qu'il serait beaucoup plus rentable pour le Québec d'améliorer son intégration au marché nord-américain par la construction de nouvelles lignes d'interconnexion pour ainsi être en mesure d'acheter plus d'électricité à bas prix en période de faible demande. Le Québec, grâce à sa grande capacité de stockage d'énergie dans ses réservoirs hydro-électrique, est l'État le mieux placé pour profiter de cette fluctuation des prix de l'électricité pour s'enrichir.

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Parc éolien de la Côte d'Albâtre

Le projet du parc éolien de la Côte d'Albâtre est le premier projet francais d'implantation d'éoliennes en mer.

Suite a l'appel d'offre qu'à lancé en 2004 le gouvernement français pour la réalisation d'un parc éolien Offshore, le projet « Côte d'Albatre » a été retenu. En janvier et février 2008, une enquête publique sera menée auprès des habitants et des pêcheurs locaux. Cette enquête pourrait déboucher sur l'obtention du permis de construire. Si le projet est mené à son terme, le chantier devrait être terminé d'ici 2010. La petite station balnéaire de Veulettes a été créée par des estivants au XIXe siècle. Elle bénéficie d'unique panorama de nature et mer.

Le site sur lequel s'élèveront les éoliennes se situe au large de la Côte d'Albâtre, à 6 km de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime).

Le parc devrait être composées de 3 rangées de 7 éoliennes qui devront au total développer une puissance électrique de 105 mégawatts . Les éoliennes seront fixées à 23 mètres de profondeur et s'élèveront à une centaine de mètres de hauteur. Pour la France, ce parc sera une première.

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Parc éolien de Belwind en mer du Nord

Le Parc éolien de Belwind en mer du Nord est un projet dont l'investissement dépassant le demi-milliard d’euros pour construire une soixantaine d’éoliennes sur le banc de sable Blighbank, à une quarantaine de kilomètres de la côte belge.

Ces 60 éoliennes fourniraient une puissance de 330 mégawatts, ce qui correspond à la puissance fournie par une centrale électrique au gaz. La commission de régulation de l’électricité et du gaz doit analyser la demande et donnera son avis au gouvernement belge qui lui, donnera son accord ou non.

Belwind est la filiale belge du groupe néerlandais Econcern, spécialiste des énergies renouvelables, qui fût fondé en 1984. On retrouve ce groupe dans 10 pays européens, en chine et en Amerique latine, employant 1400 personnes. Econcern a réalisé en 2005 un chiffre d’affaire de 45 millions d’euros et enregistré un bénéfice de 6,6 millions d’euros. Econcern n’est pas le seul projet d’éoliennes en mer de la Belgique. Une centaine de machines était déjà prévues par la société C-Power (60 éoliennes) et Eldepasco (30 éoliennes). C-Power a déjà reçu l’autorisation.

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Source : Wikipedia