Insectes

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Posté par marvin 09/04/2009 @ 00:07

Tags : insectes, faune, environnement

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Écologie des insectes forestiers

L'écologie des insectes forestiers est la science qui s'intéresse aux relations entre les insectes et les forêts.

Les insectes forestiers sont intimement liés à la végétation : des siècles de co-évolution ont amené à une extrême spécialisation des insectes et à une défense complexe des végétaux. Si les insectes forestiers venaient à se trouver privés de leur habitat, la grande majorité ne pourraient survivre, tandis que la forêt ne pourraient se régénérer.

Cette spécialisation des insectes, adaptation à une ressource alimentaire ciblée, est nécessaire vu leur importance en biomasse : s'ils utilisaient tous la même ressource, la compétition serait telle que la flore, et donc la faune par la suite, n'y survivrait pas.

Cette spécialisation est poussée au point que certains insectes sont monophages (ils n'utilisent qu'une seule espèce d'arbre, voire un seul arbre : les dèmes) et ne se nourrissent que d'une partie précise du végétal : feuilles, sève, racines...

Chaque espèce ou partie a en effet des propriétés nutritives différentes, plus ou moins intéressante pour chaque type d'insecte (c'est d'ailleurs la composition chimique qui permet à l'insecte de repérer sa nourriture grâce à un phénomène olfactif qui attire ou repousse) : le peuplier tremble (Populus tremula), par exemple, comporte du sodium concentré à 2.9 ppm environ, ce qui est nettement inférieur au taux habituel des autres espèces d'arbre. Un insecte est inféodé au Peuplier tremble : Gluphisia septentrionalis. Celui ci, en ne se nourrissant que de tremble, manque donc de sodium : il compense alors ce manque par une digestion et un comportement spécifique qui le démarquent des autres insectes.

Mais si G.s. s'est attaqué au tremble, c'est parce que celui ci n'était que peu utilisé par le reste de la faune en raison de son manque de sodium, au contraire d'autres arbres où la compétition est forte et où il ne pouvait survivre.

La compétition se traduit par une baisse de fertilité des femelles privées et donc par une baisse de densité de la population atteinte. Il y a donc autorégulation.

C'est par de tels phénomènes qu'existe l'extrême diversité des insectes, en parallèle avec les spécialisations destinées à contrer les défenses que les végétaux créent (valeur alimentaire faible, caractéristiques morphologiques ou anatomiques (liège, lignine...), produits répulsifs ou toxiques (tannin...) en réponse à une attaque déjà présente.

Les phyllophages ou défoliateurs (qui se nourrissent de feuilles) forment une guilde importante de l'écosystème forestier. Il existe de nombreuses espèces à faible nombre d'individus (les Lépidoptères étant les plus présents, suivis par les Eriocrairides, les Stigmellides...), dont quelques uns peuvent toutefois pulluler et causer des dégâts importants.

Les défoliateurs sont en effet des ravageurs primaires : ils attaquent les arbres sains et vigoureux, préparant le chemin aux ravageurs secondaires qui profitent de leur faiblesse et achèvent l'arbre.

Ils sont souvent monophages et attaquent un organe particulier (feuilles, bourgeons, jeunes pousses...) qui doit être plus ou moins âgé, souple ou bien positionné dans l'arbre.

Quelques espèces monophages peuvent toutefois changer de nourriture lorsque leur préféré disparait mais l'arbre pris pour cible survit rarement car il n'a pas créé de défenses spécifiques à cette nouvelle menace, contrairement à l'ancien qui a évolué en conséquence.

Les chenilles processionnaires (Thaumetopoea pityocampa...) sont l'exemple le plus connu des promeneurs. Insectes grégaires et arboricoles, elles construisent des nids de soie collectifs, plus ou moins ovales et dépassant un diamètre d'une quinzaine de centimètres. Ces nids servent de refuge contre la température et les prédateurs et de lieu de mue.

Ces chenilles perdent leur sens grégaire à l'état d'imago (stade terminal, adulte). D'autres défoliateurs comme les Hyménoptères (Tenthrèdes), Coléoptères et Diptères sont connus des forestiers pour les dégâts qu'ils peuvent causer.

Les arbres sont couverts d'algues microscopiques, de lichens épiphytiques et de mousses largement utilisés par les insectes puisque 20% des phytophages s'en nourrissent : en effet, la productivité de ces chlorophylliens égale celle des herbacés. Il s'agit donc d'une source importante de nourriture.

Le type d'épiphyte dépend des conditions abiotiques et biotiques de l'arbre hôte. Certains arbres s'en défendent en désquammant leurs écorces ou en produisant des molécules les repoussant. D'autres les accueillent plus volontiers. Parfois les branche vivantes porteront plutôt des algues (Pleurococcus), là où les branches mortes se couvriront de lichens (Lecanora). En zone tropicale plusieurs couches d'épiphytes différent peuvent pousser les unes sur les autres.

L'espèce porteuse joue bien sûr aussi un rôle : les mélèze par exemple sont en Europe montagneuse les arbres dont les épiphytes sont les plus nombreux.

Les Psocoptères, dotés d'une pièce buccale adaptée, sont les plus abondants : plus de 4000/m² ont été retrouvés sur une écorce de mélèze.

Cette guilde est toutefois menacée en raison de la pollution atmosphérique qui tend à détruire leur source de nourriture.

Les insectes se nourrissant de sève y parviennent grâce à une pièce buccale adaptée, en forme de rostre, qui leur permet de pénétrer l'épiderme de la feuille ou l'écorce du tronc.

Différentes familles se partagent cette ressource : Homéoptères (pucerons, cochenilles...), Hétéroptères (peu nombreux), Thysanoptères (et principalement Taeniothrips laricivorus dont la piqûre détruit les bourgeons terminaux et entraine le départ en végétation des bourgeons inférieurs chez le mélèze)...

Leur salive est parfois toxique, ce qui abime les feuilles par nécrose de la périphérie jusqu'à la nervure médiane. Les autres insectes se voient donc privés de cette ressource, ce qui réduit la compétition et autorégule les populations qui n'ont sinon que peu de prédateurs.

Les piqûres créent des exsudats de résine que les insectes utilisent (ces excrétions sont plus ou moins fortes selon la santé de l'arbre et constituent une de ses défenses contre les micro-organismes et autres insectes lorsque son milieu intérieur, plus fragile, est à découvert).

Les tissus situés sous la piqûre sont alors inhibés, ne se développent plus, tandis que les cellules atteintes s'hyperplasient.

Toutefois, une attaque modérée peut au contraire stimuler les défenses de l'arbre et améliorer son taux de croissance.

Quelques rares espèces ne vivent que dans les écoulements longue durée de sève, dus à des blessures profondes le plus souvent provoquées par l'Homme, et parfois par le froid.

Il s'agit d'une ressource importante, une forêt de mélèze pouvant produire jusqu'à deux tonnes de cônes (poids sec) par hectare.

Ces produits sont partagés entre différents oiseaux, rongeurs et insectes (Lépidoptères, Coléoptères...) et sont intéressants au niveau nutritif car très différents de la composition de l'arbre même. Ils constituent donc un aliment de choix pour quelques espèces.

Toutefois, c'est une ressource instable car la productivité dépend beaucoup des conditions biotiques et abiotiques que subit la forêt : certaines années difficiles ne produisent pour ainsi dire pas de graines, ce qui pourrait provoquer la disparition des espèces qui en sont dépendantes.

Pour survivre, certains insectes ont donc du s'adapter grâce à un phénomène de diapause prolongée pouvant parfois durer jusqu'à sept années consécutives, en attendant de meilleures conditions climatiques.

C'est un phénomène qui n'existe que chez les insectes totalement dépendants, dont la durée de diapause est programmée génétiquement mais variable (une simulation par ordinateur montrant que lorsque ce n'est pas le cas l'espèce disparait en moins de cent générations car n'est pas en phase avec le climat et donc la quantité de nourriture produite).

La longueur de l'ovipositeur des femelles constitue une autre adaptation à ce mode de vie : les larves doivent en effet naître dans un fruit pour pouvoir se développer. Pour y amener les œufs, la mère doit pouvoir percer la protection : l'ovipositeur est donc plus ou moins long selon le fruit ou la graine cible.

Les fruits et notamment les cônes des résineux constituent un microclimat particulier grâce à leur structure (mérotope), microclimat que les insectes utilisent (ils constituent alors la mérocénose). Ces insectes sont relativement autonomes mais incapables d'une régulation propre et placés sous contrôle l'arbre.

Une prolifération excessive de ces insectes nuit évidemment à la régénération de la forêt : Andricus quercuscalicis peut ravager jusqu'à 80% des fleurs du chêne, tandis que chez les conifères les cônes réagissent à l'attaque en produisant de la résinne qui colle les bractées entre elles et l'empêche donc de s'ouvrir au printemps pour disséminer ses graines.

Le bois est l'élément le plus abondant de la forêt, il constitue une énorme réserve de matière organique et d'éléments minéraux.

Mais proportionnellement, le bois est aussi la matière la plus pauvre en éléments nutritifs : pour en avoir la même quantité qu'un fruit ou une feuille, il faut en ingérer une bien plus grande quantité que celle qui serait sinon nécessaire.

Le bois est donc un ensemble de tissus pauvres, pauvreté compensée par sa biomasse importante.

Les insectes saproxylophages, qui se succèdent depuis l'arbre récemment mort jusqu'à l'arbre réduit à l'état de matière organique décomposée, sont incapables d'investir des tissus vivants et ne trouvent refuge sur un arbre vivant qu'au niveau de parties mortes (branches...) ou de cavités.

Ils sont rarement spécifiques d'une essence, contrairement aux espèces qui se développent sur les arbre vivant, mais ils sont souvent propres aux résineux ou à des familles de feuillus.

Par ailleurs, une succession d'espèces et d'assemblages accompagne la décomposition du bois, traduisant la diversité des capacités digestives des organismes : les bois morts récemment, plutôt situés à la lumière, sont ainsi colonisés par des xylophages pionniers souvent thermophiles, tandis que les bois morts décomposés, souvent à l'ombre, abritent des saproxylophages, souvent sciaphiles.

La composition du cortège saproxylique est ainsi fonction de l'exposition et de l'âge du bois mort, d'où l'importance d'abandonner durablement des arbres morts en forêt.

Les insectes détritivores se nourrissent de tous les déchets (excréments, cadavres, feuilles mortes...) et colonisent donc largement le sol.

Les prédateurs sont présent à toutes les strates car ils ne sont pas liés à un habitat particulier par leur régime alimentaire, celui ci pouvant aussi bien être composé de la faune du sol que de celle de la canopée. Ils sont toutefois plus présents sur le sol.

Leur impact est important : un imago de Coléoptère (prédateur le plus abondant, suivis des Hyménoptères, Calosoma, Carabides, Staphylinides...) peut manger entre 200 et 300 chenilles et chrysalides en 50 jours.

Les prédateurs présentent quelques adaptations, comme chez les clairons (thanasimus formicarius), cléridé sensible aux phéromones des scolytes dont il pénètre les galeries.

Les parasites et parasitoïdes (seule la larve parasite en grandissant dans le corps de son hôte, jusqu'à son complet développement où elle sort en tuant son "refuge". L'adulte est libre et doit la plupart du temps chercher une cible pour sa progéniture, contrairement aux prédateurs) sont des Nématodes, Diptères, Hyménoptères... Ils sont souvent spécifiques à un hôte, le plus souvent un arbre car il s'agit d'une ressource stable et abondante, facile à exploiter. Mais plus qu'à une espèce particulière, c'est à son mode de vie (conditions abiotiques, habitat, comportement...) que le parasite est attaché. Il a donc la possibilité de changer d'hôte lorsque le premier est rare et que le second vit de la même façon. Tous les insectes ne sont pas parasités, tandis que d'autres ont plus de vingt espèces "compagnes" : cela dépend encore du milieu. Les insectes racidicoles par exemple sont rarement parasités.

Les œufs sont soit déposés par la mère à l'intérieur du corps de l'hôte, soit déposés sur le corps de celui ci et la larve doit pénétrer par elle-même, ou encore déposés sur une feuille ou une herbe qui sera ensuite ingérée.

Il y a souvent co-évolution avec l'hôte, auquel correspond un cortège unique de parasites pour un stade de développement précis.

La canopée est rarement l'habitat de toute une vie d'insecte mais sert souvent de refuge et de lieu de nourriture facile à un stade de développement particulier : les chenilles par exemple s'y nourrissent puis se laissent tomber au sol où elles s'enterrent et nymphosent.

A l'inverse, les Curculionides adultes se nourrissent dans la canopée tandis que les larves utilisent les racines et sont donc moins exposés aux prédateurs.

La répartition des insectes au sein de la fronde est variable : périphérie, strate supérieure, inférieure... selon leur caractère sciaphile ou héliophile, leur capacité à résister au vent etc.

Les modes de vies sont donc variés, illustration de la richesse spécifique importante de cette zone.

L'importance de ces différentes guildes dépend bien sûr du type de forêt. De façon générale, 10 à 15 espèces abondent en représentant 90% du nombre total d'insectes.

L'écorce présente des microclimats et donc des microhabitats particuliers, variant selon sa structure : une écorce lisse et mince comme celle du bouleau, par exemple, accueille principalement des insectes thermophiles.

La faune des épiphytes mais surtout les prédateurs (Collemboles, acariens, Psocoptères, Coléoptères, Diptères...) sont très présents car les troncs sont l'unique passage entre le sol et la canopée : toute espèce devant y passer lors de son développement se retrouve donc devant un prédateur : ainsi, 57% des araignées vivent uniquement sur les troncs.

Ceux ci, en plus d'être un boulevard entre deux zones importantes, sont également le lieu de ponte privilégié de certains insectes, ainsi que site d'accouplement, de développement larvaire, de repos, d'hivernage...

Les nouveaux troncs ne sont pas colonisés depuis le sol mais par le vent, qui transporte les larves.

Milieu en disparition à cause d'une gestion sylvicole qui cherche des troncs rectilignes, les cavités sont importantes et logent des espèces rares, à l'existence éphémère et aux habitats dispersés.

Les cavités remplies d'eau (dentrotelmes), présentes au niveau des embranchements des arbres à bois dur et compact, sont utilisées par les Diptères qui peuvent être de trois types : inféodés, attirés ou piégés. Ces insectes sont spécialisés à ce milieu pauvre et à l'eau alcaline présentant des acides humiques et du sel de potassium.

Plus la cavité s'assèche, plus elle est colonisée par les insectes hygrophiles du sol.

Les cavités sèches à terreau sont issues de la décomposition du bois par des champignons comme Polyporus sulfureus. Il s'agit d'un milieu caractéristique, à bois dégradé et mull, au taux d'azote élevé et à faible teneur en carbone.

Le microclimat varie selon la position de la cavité dans la forêt et dans l'arbre mais reste humide et attire donc une faune hygrophile.

Milieu d'une importance capitale, le sol attire des insectes qui ne le sont pas moins car ils en sont les acteurs principaux.

Le sol est en effet le lieu où tombe toute la matière organique qui sera dégradée en matière minérale, élément essentiel à la croissance des végétaux.

Leur rôle dans la fragmentation mécanique de la litière est important.

Les fourmis en sont le meilleur exemple en mangeant plus de 70 000 tonnes d'insectes par an.

Les insectes des fruits et graines, au contraire, freinent cette régénération.

Ils jouent donc sur la dynamique de végétation, modifient l'intensité de la compétition entre végétaux (ils peuvent même éliminer une espèce, comme ce fut la cas pour le Pin cembro des Alpes, détruit par Zeiraphera diniana), influencent sur les conditions d'éclairement et donc la densité de la forêt. Ils régulent aussi la production primaire.

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Insectes Sociaux

Insectes Sociaux est une revue scientifique spécialisée sur les insectes sociaux qui publie une centaine d'articles scientifiques par an. C'est le journal officiel de l'International Union for the Study of Social Insects (IUSSI).

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Les Insectes de feu

Les Insectes de feu (Bug) est un film américain réalisé par Jeannot Szwarc, sorti en 1975.

Un tremblement de terre libère des insectes mutants qui ont la capacité d'allumer des feux et causent de terribles dégâts dans une petite ville des États-Unis.

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L'Île des insectes mutants

L'Île des insectes mutants (Monster Island) est un téléfilm américano-canadien réalisé par Jack Perez, diffusé pour la première fois en 2004 sur le réseau MTV.

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La Guerre des insectes

La Guerre des insectes est un téléfilm franco-suisse réalisé par Peter Kassovitz et diffusé en 1981.

Un vieux cargo vogue doucement sur l'océan Indien. A bord, un Japonais s'entraîne aux arts martiaux, un Noir joue du blues à l'harmonica, le temps s'étire et passe, sans histoires. Dans les cales, pourtant, des insectes étranges grouillent sur les sacs de blé. Pendant ce temps, à Genève, au Bureau omninational de l'alimentation, Jean-Marc Haller, le sous-directeur, comprend que cette dangereuse cargaison risque de contaminer tout le stock céréalier du Wahdi, pays destinataire de la marchandise. En l'absence de son supérieur, le docteur Schiller, il doit prendre une décision importante sans pouvoir en référer à quiconque...

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Migration des insectes

Des monarques migrant par milliers vers le site d'Angangueo dans le nord du Michoacán au Mexique.

Des milliards d'insectes migrent chaque année, certains sur de petites distances, d'autres sur des distances intercontinentales, comparables à celles des migrations d'oiseaux.

On connait depuis l'antiquité la migration du criquet pèlerin. Celle de certains papillons, dont le Monarque aux États-Unis est étudiée depuis longtemps, mais l'étude des migrations d'insectes permise par les radioémetteurs (radiotracking) et de nouveaux modes de marquage et de suivi est récente.

Elle est importante pour l'écologie du paysage et l'entomologie ou l'agriculture, car les insectes ont des fonctions écologiques importantes, et peuvent parfois être des ravageurs des cultures ou des arbres. La connaissance des migrations animales est aussi un enjeu de santé publique, car certains insectes, de plus en plus résistants aux insecticides classiques, peuvent véhiculer des microbes ou des parasites, eux-même éventuellement devenus résistants aux antibiotiques, ou susceptible de le devenir.

Les modifications de ces migrations peuvent être dues aux activités humaines, à la fragmentation de habitats et aux modifications climatiques liées à l'Effet de serre.

On pressentait qu'au moins certaines espèces de libellules étaient migratrices, mais sans savoir sur quelles distances ni quels itinéraires.

Une équipe associant les universités de Princeton et de Rutgers a récemment montré que des libellules migrent un peu à la manière des oiseaux, en étant a priori capable de faire plus de 100 km/par semaine par beau temps sans vent. On ignore encore leurs itinéraires, mais en suivant (en voiture et/ou avion) durant 6 à 9 jours 14 libellules de l'espèce Anax junius (Anax de juin) capturées dans le New Jersey, et équipées d'émetteurs-radio miniaturisés, on a montré qu'elles migraient un peu à la manière des oiseaux (vers le sud des États-Unis en automne), certaines faisant le voyage du Nord-Est du pays jusqu'en Floride à une vitesse moyenne de 12 km par jour (jusqu'à 100 milles/jour, en étant alourdies par les émetteurs). Elles ont des lieux de repos, et comme les oiseaux, elles volent quelle que soit la direction du vent, en compensant peu leur dérive (dans ce cas, mais on a observé des papillons ou des libellules tropicale effectuer un trajet rectiligne au dessus de la mer ou d'un lac, de jour, mais se posent quand la vitesse du vent dépasse 25 km/h et/ou par temps pluvieux. Ce serait la température qui les pousse ; elles semblent ne décoller qu’après deux nuits froides se succédant.

Les libellules étant supposées apparues il y a 285 millions d’années environ (presque de 140 millions d’années avant les oiseaux) peut-être ont-elles été pionnières en matière de migration aérienne.

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Insectes entomophages

Les insectes entomophages sont des insectes qui se nourrissent d'autres insectes, les arthropodes phytophages (arthropodes qui se nourrissent à partir de végétaux).

Les insectes entomophages sont extrêmement nombreux puisque on comptabilise plusieurs milliers d'espèces appartenant à 24 familles réparties dans 15 ordres différents. Tous les stades de développement d'un insecte, œuf, larve, nymphe, adulte sont attaqués par un ou plusieurs entomophages. Ces derniers peuvent à leur tour être victime d'autres consommateurs (hyperparasites).

Un prédateur est un insecte qui se développe en attaquant d'autres arthropodes pour les tuer et se nourrir de leur cadavre.

Un parasitoïde est un insecte dont la vie larvaire s'effectue au dépens de un (ou de plusieurs) hôtes, ce dernier en succombant à plus ou moins long terme. Les parasitoïdes sont donc en fait des prédateurs d'un type particulier.

On distingue : les parasitoïdes oophages qui pondent leurs œufs dans les œufs des arthropodes, ce qui entraîne la mort de ces derniers (l'œuf hôte devient un "réserve de nourriture" pour le développement du parasitoïde) (familles des Trichogrammatidae, Mymaridae, Scelionidae); les parasitoïdes ovolarvaires qui pondent leurs œufs dans l'œuf de leur hôte, mais sans entrainer sa mort, l'œuf hôte poursuit son développement jusqu'à un de ces stades larvaires qui est alors tué par le parasitoïde qu'il héberge pour son propre développement. Les parasitoïdes larvaires qui pondent leurs oeufs sur ou dans leur hôte à un des stades larvaires de son développement.

On distingue les endoparasitoïdes qui consomment leur hôte de l'intérieur et les ectoparasitoïdes qui consomment leur hôte de l'extérieur. Dans ce dernier cas, ils peuvent être abrités à l'intérieur d'un fruit, d'une tige… Certaines espèces sont parasitoïdes solitaires, c'est-à-dire qu'il ne se développe qu'un seul insecte par hôte, à la différence des parasitoïdes grégaires qui se développent à plusieurs (jusqu'à quelques centaines) par hôte.

Les espèces hyperparasites se développent au dépens d'une espèce elle même parasite. Elles appartiennent pour l'essentiel aux Chalcidoidea, Cynipoidea, Ichneumonidae Ceraphronidae et Trigonaloidea et, dans une moindre mesure, chez quelques Serphoidea et Braconidae.

Lorsque plusieurs oeufs sont déposés sur un hôte par la même espèce de parasitoïde, il y a superparasitisme.

Par contre, lorsque un hôte est attaqué successivement par plusieurs espèces parasitoïdes solitaires : il y a multiparasitisme. Il se développe alors une compétition entre les larves parasites aboutissant à l'élimination des larves en surnombre.

Les parasites idiobiontes tuent dans un premier temps leur hôte et déposent leurs œufs sur le cadavre de celui-ci. Ce sont généralement des ectophages relativement polyphages. Les oophages et les endoparasitoides pupaux relèvent de ce type.

Les parasites koinobiontes maintiennent leur hôte en vie tout au long de leur propre développement jusqu'à leur propre nymphose. Ils sont généralement endoparasites et souvent monophages (parasites spécialisés). Les hyperparasites relèvent souvent de ce groupe biologique.

D'après leur mode d'alimentation, les insectes entomophages sont subdivisés en deux catégories, les prédateurs et les parasitoïdes.

Généralement ailé, l'adulte est souvent le seul stade de dissémination de l'espèce. La femelle dépose ses œufs soit à proximité immédiate, soit à la surface, soit dans le corps de la victime qu'elle peut déceler ou atteindre tant à l'intérieur du sol que des tissus végétaux (fruit, tige, branche, tronc). L'alimentation de l'adulte est le plus souvent constituée de substances sucrées (miellat, nectar, sève, exsudats divers) mais il est parfois nécessaire que la femelle se nourrisse aux dépens de l'hémolymphe de l'hôte afin de mûrir ses œufs.

La larve vit à la surface (ectoparasitoïde) ou dans le milieu intérieur de l'insecte hôte (endoparasitoïde). L'entomophage épargne tout d'abord les organes essentiels de sa victime (se nourrit d'hémolymphe ou d'éléments figurés du sang) ce qui permet à cette dernière (cas d'endoparasitisme surtout) de continuer à se déplacer, se nourrir ou croître plus ou moins normalement. La mort ne survient qu'au terme du développement larvaire du parasitoïde, période durant laquelle ce dernier attaque à l'aide de ses mandibules et de ses sucs enzymatiques les organes internes qu'il consomme intégralement à l'exception des structures sclérotisées.

Le parasitoïde se nymphose alors, soit à l'intérieur de la dépouille de l'hôte totalement vidée (momie), soit à son contact, soit à la surface du végétal ou dans le sol.

Dans la plupart des cas, une seule larve entomophage se développe aux dépens d'un hôte déterminé (parasite solitaire). A cet effet, la femelle parasitoïde est capable de déceler les hôtes déjà parasités et évite d'y déposer ses œufs.

Toutefois, en cas de compétition pour la conquête des hôtes, plusieurs femelles d'une même espèce peuvent pondre dans une même victime (superparasitisme), voire plusieurs femelles d'espèces différentes (multiparasitisme). En général, une seule larve survit et élimine les autres soit par cannibalisme, soit par action cytotoxique. Le succès dépend de l'équipement mandibulaire et de l'agilité des larves dans le premier cas ; dans le second cas, c'est souvent la première larve éclose qui inhibe le développement embryonnaire et le succès à l'éclosion des autres individus. Il y a beaucoup de variantes en fonction du sexe, des espèces en compétition, du décalage entre l'arrivée du premier et du deuxième occupant. Il n'est cependant pas rare que la victime soit simultanément exploitée par plusieurs larves, voire plusieurs dizaines d'individus d'une même espèce issus de pontes différentes ou d'un même œuf dont l'embryon s'est secondairement divisé (polyembryonnie).

La plupart des auxiliaires ont une spécificité parasitaire limitée à une ou quelques espèces hôtes proche au niveau de leur classification ou de leur habitat. De plus, ils s'attaquent à un stade de développement bien précis de leur victime, on distingue de ce fait des parasites embryonnaires, larvaires, nymphaux ou imaginaux.

Les parasitoïdes sont principalement des Hyménoptères (Ichneumonoidea, Chalcidoidea, Serphoïdea) ou des Diptères (Bombylidae et surtout Tachinidae).

A l'inverse des parasitoïdes, les prédateurs ont besoin de plusieurs proies pour effectuer la totalité de leur développement. Les larves et adultes sont mobiles mais ils sont de formes et d'aspects parfois fort différents. Certains chassent à l'affût, édifiant des édifices plus ou moins complexes (toiles, entonnoirs), d'autres poursuivent leur victime sur ou dans le sol, sur les plantes ou en vol. Ces proies qui sont généralement de taille inférieure à celle du prédateur, sont, dans la majorité des cas, immédiatement détruites et consommées.

Ces caractéristiques générales se retrouvent notamment chez les espèces appartenant à l'ordre des Coléoptères (Carabes, Coccinelles), à celui des Hétéroptères (Reduviidae, Anthocoridae, Miridae, Pentatomidae) ou à celui des Neuroptères (Hémérobes, Chrysopes, Fourmilions) et à celui des Acariens (Phytoseides).

Selon les familles, on note toutefois une tendance à exploiter des substances d'origine végétale soit à l'état larvaire (Diptères Asilidae, Empididae), soit plus généralement à l'état imaginal. Ainsi, chez les Diptères, Syrphides, Cécidomyies entomophages, les Cantharides et les Téléphores, les adultes sont essentiellement floricoles. A ce stade, certaines espèces renforcent leur caractère utile grâce à de bonnes aptitudes pollinisatrices (Syrphes). D'autres sont par contre considérées comme plus ou moins nuisibles par leurs déprédations aux dépens des organes floraux (Cantharides et Téléphores sur les arbres fruitiers en Europe et surtout sur le mil. en Afrique de l'Ouest).

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Source : Wikipedia