ITunes

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Posté par woody 03/05/2009 @ 20:12

Tags : itunes, apple, high-tech

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ITunes

L'iTunes Store (anciennement iTunes Music Store ou iTMS) est le magasin de musique en ligne d'Apple, accessible depuis iTunes, qui permet d'obtenir musiques, séries TV, clips vidéo, livres audio, podcasts, courts métrages Pixar, jeux et applications pour iPod.

Ces formats sont ceux pris en charge de base par Quicktime. De nombreux codec sont disponibles pour Quicktime permettant à iTunes de lire d'autre formats (par exemple OGG pour l'audio, ou DiVX/ ViDX pour la vidéo).

Historique plus détaillé mais en anglais : ici.

Le propriétaire légal des DRM FairPlay est Apple. L'iPod supporte les formats audio MP3 et AAC (utilisé par l'iTunes Store) alors que la plupart des services de téléchargement légaux, autre qu'iTunes Store, proposent leurs morceaux au format WMA de Microsoft, non supporté par l'iPod. Virgin Megastore a demandé à Apple l'obtention d'une licence de support des DRM Fairplay pour que leur magasin en ligne soit aussi compatible avec les baladeurs Apple. En l'absence de réponse d'Apple, Virginmega a saisi le conseil de la concurrence le 28 juin 2004 pour abus de position dominante et a joué la carte du « zéro DRM ». Ce dernier a été débouté par le simple fait que l'interopérabilité existe car les DRM peuvent être contournés après transfert sur CD (image iso virtuel). Cette solution juridique ouvre la voie a des logiciels tel que DRM Dumptstersur Mac en utilisant un support optique réinscriptible (RW). FairTunes en se substituant à iTunes permet d'exporter les fichiers AAC aux formats Wave, AIFF, QuickTime, AVI, MuLaw ou encore en son Système 7.

Durant l'année 2006, les autorités de la concurrence en Norvège, Suède et Danemark contestent les conditions d'utilisation d'iTunes Store. En Grande-Bretagne, les producteurs demandent à Apple d'ouvrir son système de DRM. Se repose alors le problème de l'interopérabilité en France suite à la loi DADVSI qui aboutira à un amendement des députés notifiant à Apple de fournir a ses concurrents les informations nécessaires à la mise en œuvre de cette interopérabilité. Apple cette fois communique et prend l'initiative de déclarer que cette loi sur les droits d'auteurs numériques (transcription d'une directive européenne) constituait une porte ouverte à « une culture officielle du piratage ». Le secrétaire au Commerce du gouvernement américain, Carlos Gutierrez soutient les protestations émises par Apple contre la loi DADVSI sur la chaine câblé CNBC.

Cette même année Jon Lech Johansen par l'intermédiaire de plusieurs avocats pour éviter tous problèmes avec les lois américaines affirme avoir cassé la protection FairPlay d'apple. Apple n'a jamais fait d'annonce ou voulu s'exprimer sur ce sujet.

Le 2 avril 2007, Apple annonce que la totalité du catalogue numérique de musique d'EMI serait disponible à l'achat sans DRM FairPlay sur tous les sites iTunes Store, sous la marque « iTunes Plus ».

Les DRM sur iTunes Store restreignent l'usage des morceaux achetés aux baladeurs d'Apple. Ces DRM seraient un frein à l'achat en ligne comme le montre la deuxième place prise par eMusic au USA avec ses morceaux MP3 sans DRM. Ce fait a sans doute poussé Apple a revendiquer durant l'année 2007 un iTunes Store des fichiers de « meilleure qualité sans DRM » plus chers (1,29 euro) que sans DRM (1 euro). Ces fichiers sans DRM ne concerne que certains artistes ayant signé chez EMI, Universal Music ayant refusé de renouveler son contrat annuel avec iTunes. Ces fichiers sans DRM contiennent des informations personnelles : nom et l'email de l'acheteur appelé Apple ID et ajouté par iTunes. Les logiciels Privatunes et Matoumba suppriment cet Apple ID - qui pourrait être comparé à un ID tag mp3 non modifiable. Au fil du temps, la section « iTunes Plus » prit une part croissante, et son prix fût revu au même prix que les morceaux avec DRM, soit 0,99€.

Le 6 janvier 2009, Apple abandonna les DRM en proposant le service « iTunes Plus » (libre de DRM et en meilleur qualité) à tout son catalogue. Depuis avril 2009, la totalité du catalogue est concernée par ce service. Ce faisant, Apple a abandonné sa politique du prix fixe de 0,99 € par morceau pour désormais en proposer à 0,69 €, 0,99 € et 1,29 €.

Gracenote est la fonctionnalité caché de iTunes. Comme le serveur freedb, Gracenote permet lors de l'import d'un CD vers itunes d'ajouter des informations telles qu'une pochette, des ID/méta tag (artiste, album, année, genre) et les paroles des chansons. Pour ce dernier point Gracenote a passé des accords avec les principaux éditeurs de musique d'où son statut payant.

Un format AAC protégé acheté avec iTunes 7 ne peut être transformé au format AIFF directement pour être utilisé dans iMovie. La majorité des utilisateurs du service iTunes sont incapables d’exploiter les fichiers ACC en raison de la présence de DRM et à l'origine de problèmes d'interopérabilités.

Ces formats sont ceux pris en charge de base par Quicktime. De nombreux codec sont disponibles pour Quicktime permettant à iTunes de lire d'autre formats (par exemple OGG pour l'audio, ou DiVX/ ViDX pour la vidéo).

Le propriétaire légal des DRM FairPlay est Apple. l'iPod supporte les formats audio MP3 et AAC (utilisé par iTunes Music Store) alors que la plupart des services de téléchargements légaux, autre qu'iTunes Music Store, proposent leurs morceaux au format WMA de Microsoft, non supporté par l'iPod. Virginmega a demandé à Apple l'obtention d'une licence de support des DRM Fairplay pour que leur magasin en ligne soit aussi compatible avec les baladeurs Apple. En l'absence de réponse d'Apple, Virginmega a saisi le conseil de la concurrence le 28 juin 2004 pour abus de position dominante et a joué la carte du « zéro DRM ». Ce dernier a été débouté par le simple fait que l'interopérabilité existe car les DRM peuvent être contournés après transfert sur CD (image iso virtuel). Cette solution juridique ouvre la voie a des logiciels tel que DRM Dumptstersur Mac en utilisant un support optique réinscriptible (RW). FairTunes en se substituant à iTunes permet d'exporter les fichiers AAC aux formats Wave, AIFF, QuickTime, AVI, MuLaw ou encore en son Système 7.

Durant l'année 2006, les autorités de la concurrence en Norvège, Suède et au Danemark contestent les conditions d'utilisation d'iTunes Music Store. En Grande-Bretagne, les producteurs demandent à Apple d'ouvrir son système de DRM. Se repose alors le problème de l'interopérabilité en France suite à la loi DADVSI qui aboutira à un amendement des députés notifiant à Apple de fournir a ses concurrents les informations nécessaires à la mise en œuvre de cette interopérabilité. Apple cette fois communique et prend l'initiative de déclarer que cette loi sur les droits d'auteurs numériques (transcription d'une directive européenne) constituait une porte ouverte à « une culture officielle du piratage ». Le secrétaire au Commerce du gouvernement américain, Carlos Gutierrez soutient les protestations émises par Apple contre la loi DADVSI sur la chaine câblé CNBC.

Cette même année Jon Lech Johansen par l'intermédiaire de plusieurs avocats pour éviter tous problèmes avec les lois américaines affirme avoir cassé la protection FairPlay d'apple. Apple n'a jamais fait d'annonce ou voulu s'exprimer sur ce sujet.

Le 2 avril 2007, Apple annonce que la totalité du catalogue numérique de musique d'EMI Music serait disponible à l'achat sans DRM FairPlay sur tous les sites iTunes Store.

Les DRM sur iTunes Store restreignent l'usage des morceaux achetés aux baladeurs d'Apple. Ces DRM seraient un frein à l'achat en ligne comme le montre la deuxième place prise par eMusic au USA avec ses morceaux MP3 sans DRM. Ce fait a sans doute poussé Apple a revendiquer durant l'année 2007 un iTunes Store des fichiers de « meilleure qualité sans DRM » plus chers (1,29 euro) que sans DRM (1 euro). Ces fichiers sans DRM ne concerne que certains artistes ayant signé chez EMI, Universal Music ayant refusé de renouveler son contrat annuel avec iTunes. Ces fichiers sans DRM contiennent des informations personnelles : nom et l'email de l'acheteur appelé Apple ID et ajouté par itunes. Privatunes téléchargeable sur le site de Numerama et Matoumba supprime cet Apple ID qui pourrait être comparé à un ID tag mp3 non modifiable.

Début 2009, Apple adandonne les DRM en proposant le service « iTunes plus » qui permet de télécharger des titres sur le iTunes Store de meilleure qualité et sans DRM. Ce faisant, Apple a abandonné sa politique du prix fixe de 0,99 $ par morceau pour désormais en proposer à 0,69 $, 0,99 $ et 1,29$.

Un fichier géré par le client iTunes peut être partagé dans un réseau grâce à un protocole propriétaire de nom Digital Audio Access Protocol (DAAP). DAAP s'appuie sur Bonjour et zeroconf. Les spécifications DAAP ne sont pas publiques et n'ont été cédées qu'à une société de nom Roku . Cette société commercialise des périphériques WiFi ( audio data mais pas vidéo) sous le nom de Soundbridge permettant le rendu audio et le contrôle de technologies concurrentes : Bonjour (iTunes), Upnp (Rhapsody DRM, musicmatch, window media connect).

Comme de nombreuses technologies Apple (iPhone, audion), la rétro-ingénierie a permis comme l'iPhone d'ouvrir la technologie à d'autres plate-formes et notamment d'utiliser la technologie DAAP avec des logiciels sous plate-forme Linux.

DAAP permet d'ajouter un système de gestion numériques des droits en plus de celui déjà imposé sur les fichiers audio ACC grâce à la technologie FairPlay mis en œuvre par Apple pour son serveur iTunes. Ainsi DAAP permet a un même fichier d'être partagé sur 5 périphériques par 24 heures appartenant à un même sous-réseau sans intervention humaine sur un routeur DHCP ( association entre adresse MAC et adresse IP). Ce partage est un partage sous forme de flux sans possibilité de copie/stockage des fichiers.

La possibilité de partager sa musique n'importe où en utilisant l'internet était possible jusqu'à la version 4.0 mais Apple a rapidement restreint cette possibilité arguant qu'avec la version 4.0.1, les utilisateurs ne violent plus la licence du logiciel.

Les playlists sont des fichiers xml ayant pour extension .m3u ou .pls et contenant un lien vers une ressource multimédia (podcast, radio, vidéo, TV).

La connexion de iTunes à un périphériques Apple portable permet de synchroniser la liste de lecture et les fichiers. L'export des playlist depuis iTunes se fait au format xml mais il est possible de les convertir en .m3u. Il existe des alternatives à la gestion des données multimédia Songbird, MusikCube.

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ITunes Store

L’iTunes Store, d’abord appelé l’iTunes Music Store (iTMS) est un service d’achat de musique et autres contenus en ligne proposé par Apple depuis le 28 avril 2003 aux États-Unis, depuis le 15 juin 2004 en France, Allemagne et Royaume-Uni, depuis le 2 décembre 2004 au Canada, au Japon depuis le 4 août 2005 et en Australie depuis le 24 octobre 2005. Il est accessible par le biais du logiciel iTunes à partir de la version 4. iTunes est disponible sur Mac OS X et Windows (Windows 2000 et supérieur).

Outre les catalogues des quatre grandes maisons de disque, de labels indépendants et de distributeurs d'artistes autoproduits comme CD Baby, la plate-forme d'Apple distribue désormais également des vidéos musicales, des livres audio, et inclut un annuaire de podcasts. Depuis 2006, l'iTunes Store vend également en téléchargement des jeux vidéos conçus pour la cinquiéme génération des iPods, développés pour la plupart par Electronic Arts, et, depuis 2008, certaines séries télévisées.

L'iTunes Store américain propose également à la vente depuis 2006 des séries télévisées vendues à l'épisode ou à la saison, des films de cinéma des maisons de production Disney, Paramount et Lionsgate, et des courts-métrages.

Il est possible pour les utilisateurs d'iTunes de publier leur propre liste d'écoute sur la plate-forme en utilisant la fonctionnalité iMix. Depuis le lancement du kit Nike+iPod avec l'équipementier sportif Nike, les utilisateurs peuvent également télécharger des listes d'écoute optimisées pour l'exercice.

En novembre 2006, Apple a lancé iTunes Latino, une plate-forme iTunes dédié aux utilisateurs américains amateurs de musiques latines et d'artistes hispano-américains.

Depuis le 11 Juillet 2008, l'iTunes Store possède une section nommée App Store, qui permet de télécharger des applications tierces sur l'iPhone et l'iPod Touch.

La plate-forme européenne est basée au Grand Duché du Luxembourg.

La musique achetée sur les iTunes Music Stores est au format AAC. Le débit des morceaux est de 128 Kbps, la fréquence d'échantillonnage est de 44 100 kHz, et elle est munie du système de gestion des droits numériques (GDN, ou DRM) FairPlay, ce qui la rend lisible uniquement sur les baladeurs numériques iPod ou un ordinateur sur lequel iTunes est installé et autorisé à lire la musique ou les vidéos achetés à travers le compte utilisateur du client (jusqu'à cinq ordinateurs Mac ou Windows peuvent être autorisés simultanément par compte). Un album entier acheté sur iTunes ne peut être gravé que 7 fois au format CD audio par l'intermédiaire d'un PC Mac ou Windows.

Le 17 mars 2005, Jon Lech Johansen, célèbre pour avoir expliqué comment outre-passer la protection des DVD, expliqua comment pouvoir déverrouiller les morceaux achetés sur l'iTunes Music Store (la solution proposée est désormais obsolète).

Les iTunes Stores proposent également à la vente une sélection de livres audio au format Audible, et les vidéos musicales, épisodes de séries télévisées et films vendus sont au format H.264. Certains albums sont proposés en pré-commande, et téléchargeables automatiquement lors de leur sortie.

Le 6 février 2007, le CEO d'Apple Steve Jobs, anticipant les défis juridiques auxquels la société doit faire face en Europe au vu des problèmes d'interopérabilité, suggère dans une lettre ouverte sur le site d'Apple que les Européens fassent pression sur les grandes maisons de disques (« dont deux et demi » sont basées en Europe) pour renoncer à exiger des distributeurs comme l'iTunes Store et ses concurrents l'utilisation de protection logicielles via GDN, qui selon lui sont inefficaces et vouées à le rester.

Le 2 avril 2007, un des majors de l'industrie du disque, le groupe EMI annonce que tout son catalogue sur iTunes store sera disponible sans gestion des droits numériques, et avec une qualité supérieure lors de l'achat d'albums (sans surcoût), et lors de l'achat d'un titre à l'unité moyennant un surcoût.

Depuis le 17 octobre 2007, les morceaux iTunes Plus sont au même prix que les morceaux avec GDN, soit 0,99 € le morceau et 9,99 € l'album. Selon Apple, 2 millions de titres seraient déjà au format iTunes Plus sur les 5 millions de titres disponibles de l'iTunes Store.

Apple semble avoir confirmé son statut de leader dans le domaine de la musique en ligne, avec une part de marché de plus de 70% aux États-Unis en 2005 , numéro un en France avec quelque 40% de parts de marché et 60% au Japon. Ce succès est lié à celui de l’iPod, dont plus de 58 millions d’unités ont été vendues à la mi-2006, et plus de 100 millions au printemps 2007.

L’iTunes Music Store, puis l’iTunes Store est la première plate-forme de vente de musique numérique depuis son lancement : Apple annonçait le 2 mars 2005 avoir dépassé les 300 millions de morceaux vendus, puis le 17 juillet les 500 millions. Le 23 février 2006, le milliardième téléchargement était atteint, et en janvier 2007 Steve Jobs annonçait que plus de 2 milliards de morceaux avaient été vendus. Le 1er août 2007, le cap des trois milliards est atteint avec un catalogue de cinq millions de chansons.

Début 2008 l'iTunes Music Store franchit le cap des 6 000 000 chansons disponibles et des 4 milliards de titres vendus.

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Apple Inc.

Tout premier logo de Apple mettant en scène Isaac Newton et la découverte de la gravité

P.A. Semi, Inc.

Apple Inc. (anciennement Apple Computer Inc.; apple signifie « pomme » en anglais) (NASDAQ : AAPL) est une société multinationale américaine d'informatique.

La marque est devenue célèbre avec l’ordinateur personnel Apple II (1977), puis la gamme Macintosh (depuis 1984). En 2001, Apple a légèrement diversifié ses activités avec l’iPod et l’iTunes Store (2003) deux produits conçus pour la musique numérique, puis avec les téléphones portables avec l’iPhone (2007). Apple est réputée pour l’interface utilisateur de ses produits, et notamment pour l’introduction grand public du système avec fenêtres et souris, et de l’écran Multitouch.

Apple Computer, Inc. est fondée par Steve Jobs et Steve Wozniak le 1er avril 1976 pour lancer l’ordinateur Apple I construit par Wozniak.

L’Apple I était fabriqué par Steve Jobs et Steve Wozniak dans leur garage et vendu grâce au bouche à oreille. C’était l’un des premiers ordinateurs individuels (en fait une carte dotée de divers composants électroniques) à être conçu pour être combiné à un clavier et à un moniteur pour l’affichage. Environ deux cents unités furent produites et vendues à 666,66 $ l’unité, mais le succès fut tel qu’ils ne purent satisfaire toute la demande.

Les caractéristiques de l’Apple I étaient limitées par le peu d’argent dont disposaient Jobs et Wozniak (pour construire le prototype, l’un avait dû revendre sa voiture et l’autre sa calculatrice programmable !). Mais avec l’argent gagné grâce à la vente de l’Apple I, ils purent commencer à penser une machine bien plus ambitieuse : l’Apple II. L’idée était de concevoir un ordinateur que tout le monde pourrait utiliser. Wozniak eut l’idée d’inclure dans la machine de la mémoire vidéo pour gérer un affichage en couleur, tandis que Jobs imagina d’intégrer tous les composants dans un boîtier anodin en plastique pour le rendre plus convivial. Mais concevoir une telle machine demandait beaucoup d’argent, ce qu’ils n’avaient pas. Aucune banque ne voulut se risquer dans un tel projet : un ordinateur utilisable par le grand public paraissait absurde à l’époque. Ronald Wayne, qui avait aidé Jobs et Wozniak à concevoir l’Apple I, était sceptique sur les chances de réussite d’un tel projet (il avait souvenir d’une entreprise ratée quelques années auparavant) et abandonna la compagnie. Jobs rencontra finalement Mike Markkula en 1977, qui apporta son expertise en affaires et un chèque de 250 000 $ au capital d’Apple. Il fournit aussi par la même occasion son premier PDG à Apple, Michael Scott (il prendra lui-même la tête de l’entreprise en 1981).

L’Apple II fut finalement présenté au public en avril 1977 et devint un des trois ordinateurs généralement crédités d’avoir créé le marché de l’informatique personnelle. À cette occasion Apple changea de logo pour la pomme colorée, qui rappelait que l’Apple II est l’un des premiers ordinateurs à pouvoir afficher en couleurs. L’Apple II fut immédiatement un immense succès. À la mi-1979, Apple présente l’Apple II+, une évolution du premier Apple II dotée notamment de plus de mémoire (48 Kio extensible à 64 Kio) et du langage de programmation BASIC.

Alors que l’Apple II connaissait un succès croissant, trois nouvelles machines étaient déjà en projet chez Apple : Sara, Lisa et Macintosh. Sara devait être une évolution de l’Apple II, une machine de transition avant les Lisa et Macintosh qui seraient un nouveau type de machines. Pour le successeur de l’Apple II, Steve Jobs voulait une machine plus avancée encore pour concourir dans le marché de l’informatique d’entreprise. Les ingénieurs devaient donc se conformer à des objectifs très ambitieux voire quelquefois presque irréalisables, d’autant plus que la période de développement de cette machine était courte (un peu moins d’un an). En effet, Apple sentait que l’Apple II arrivait en fin de vie et qu’il faudrait présenter son successeur le plus vite possible.

Sara fut finalement présenté en mai 1980 sous le nom d’Apple III. Certains choix techniques, parmi lesquels l’omission d’un ventilateur, eurent raison de beaucoup d’exemplaires qui grillèrent parfois même avant d’être livrés. Des milliers d’Apple III durent être rappelés pour être remplacés. Quelques mois plus tard, en novembre 1981, Apple sortit une nouvelle version de l’Apple III, qui corrigeait presque tous les gros problèmes de la version initiale. Un Apple III+ sortit même en 1983. Mais les problèmes à ses débuts découragèrent les acheteurs et eurent raison de l’Apple III, qui devint le premier grand échec commercial d’Apple. Seuls 65 000 exemplaires auront finalement été vendus, alors qu’Apple comptait en vendre des millions comme l’Apple II. Les machines qui sortirent dans les années suivantes reprirent d’ailleurs le nom d’Apple II (IIe en janvier 1983, IIc en 1984, etc.) pour oublier les déboires de l’Apple III.

Pendant ce temps, différentes équipes chez Apple travaillaient sur les projets Lisa et Macintosh, qui étaient un tout nouveau type d’ordinateur, utilisant des technologies avancées comme l’interface graphique, la souris, la programmation orientée objet ou encore les réseaux. Des gens comme Jef Raskin ou Bill Atkinson conjuraient Steve Jobs d’accorder plus d’attention à leurs travaux. Ce n’est que lorsqu’ils l’emmenèrent voir les travaux réalisés au Xerox PARC, en décembre 1979 que Jobs décida que l’avenir serait dans ces machines à interface graphique, et il apporta dès lors son soutien aux équipes Lisa et Macintosh et prit la direction du projet Lisa. Malgré les objections de quelques chercheurs au PARC, Xerox autorisa aux ingénieurs d’Apple l’accès aux locaux du PARC durant trois jours, en échange d’un million de dollars d’actions Apple lorsqu’elle sortirait en bourse. Cette visite historique eut un impact énorme sur les futurs ordinateurs d’Apple.

Le 12 décembre 1980, Apple entra en bourse. Jusqu’alors, seuls des employés d’Apple possédaient des parts de l’entreprise. En quelques minutes, les 4,6 millions d’actions furent vendues à 22 dollars l’unité, augmentant instantanément de 100 millions de dollars le capital d’Apple. Du même coup, des dizaines d’employés chez Apple se retrouvèrent millionnaires.

En 1981, Mike Markkula prit le poste de PDG d’Apple. Il licencia Steve Jobs de l’équipe Lisa, lui reprochant de mal gérer l’équipe (le projet prenait alors beaucoup de retard). Jobs se rabattit alors sur le projet Macintosh. Le Lisa sortit finalement début 1983, et devint le premier ordinateur personnel utilisant une interface graphique et une souris. Malgré son caractère révolutionnaire, le Lisa se vendit très mal, principalement à cause de son prix très élevé : 10 000 $.

Alors qu’Apple subissait les échecs de l’Apple III et du Lisa, Mike Markkula démissionna de la direction d’Apple en 1983. Le poste de PDG fut proposé à John Sculley, alors président de Pepsi. Il refusa d’abord le poste ; pour le convaincre Steve Jobs lui posa cette question : « Préférez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l’eau sucrée ou avoir une chance de changer le monde ? ». John Sculley accepta finalement et devint le troisième PDG d’Apple.

De son côté, le projet Macintosh avait pris beaucoup de retard. Dès son arrivée, Steve Jobs voulut tout changer et commença à renouveler l’équipe. Cette façon de faire ne fut pas au goût de Jef Raskin, l’initiateur et responsable du projet, qui finit par quitter Apple en 1982, supplanté par Steve Jobs. Jobs voulait faire du Macintosh une machine plus abordable et plus simple à utiliser pour le grand public que le Lisa. À mesure que le projet arrivait à terme, Apple sentait que le Macintosh serait un évènement historique. Quinze millions de dollars furent alors consacrés à la promotion de l'appareil, lors de la sortie. Le 22 janvier 1984, une publicité historique dévoila le Macintosh, lors de la mi-temps de la finale du Super Bowl américain, le plus grand évènement sportif de l’année aux États-Unis. Intitulée 1984, cette publicité deviendra ce qui est certainement l’un des spots télévisés les plus célèbres du monde.

Avant le lancement du Macintosh, plusieurs prototypes avaient été donnés en 1983 à Bill Gates, co-fondateur et PDG de Microsoft, pour le développement de logiciels pour le Macintosh. En 1985, Microsoft lance Windows, première version de son système d’exploitation avec interface graphique pour compatibles PC. Or Windows utilisait de nombreux éléments d’interface également présents sur le système du Macintosh. Cela conduisit à une longue bataille judiciaire entre Apple et Microsoft, mais Apple ne réussit pas à interdire l’usage de ces éléments et négocia un compromis en 1997.

Le lancement du Macintosh ne permit pas de reprendre le marché aux compatibles PC. Environ cent mille unités furent vendues durant les six premiers mois. Le manque de logiciels, le petit écran, noir et blanc, et l’architecture fermée en freinaient les vente. Steve Jobs est contraint à quitter Apple en 1985 (il y avait incompatibilité avec Sculley), et crée alors la société NeXT. Sculley prépare aussi un plan de restructuration d’Apple: mille deux cents personnes sont licenciées, soit environ vingt pour cent des effectifs totaux. Le Macintosh permit finalement à Apple de survivre. Certains arguent néanmoins qu’il aurait pu être un grand succès si Apple avait adopté une architecture ouverte, autorisant d’autres sociétés de vendre des clones de Macintosh avant les années 1990.

Le Macintosh, bien qu’étant un bien meilleur produit que l’Apple II, ne le remplaça pas totalement dans la gamme Apple. Il s’agissait de deux plate-formes séparées et incompatibles, et Apple les destinait à des marchés très différents: le Macintosh pour les universités, les étudiants et les travailleurs intellectuels, et l’Apple II pour les écoles publiques et le domicile. Ainsi Apple continua à commercialiser de nouvelles versions de l’Apple II jusqu’au début des années 1990. L’Apple II-c sortit deux mois après le Macintosh, en avril 1984. L’Apple II-gs sortit en 1986, et était un produit hybride qui utilisait une souris et un système ressemblant à celui du Macintosh. Enfin un ultime modèle fut lancé en 1988, l’Apple IIc+, avant l’abandon du développement de la plate-forme Apple II. Apple préférait continuer à tirer parti du succès et de la renommée de l’Apple-II le plus longtemps possible pour ne pas se risquer à miser tout sur le Macintosh dont le succès n’était pas encore assuré.

Parallèlement aux Apple II, des nouveaux modèles de Macintosh se succédèrent à un rythme de plus en plus soutenu: le Macintosh 512K fut lancé six mois après le Macintosh original, qui corrigeait son plus important défaut: son manque de mémoire vive. En 1986, apparaissent le Macintosh 512Ke, et le Macintosh Plus qui était le premier macintosh évolutif, puis en mars 1987 le Macintosh SE qui intégrait des baies d’extension internes, et le Macintosh II qui était le premier Macintosh au format «boîte à pizza», très évolutif et performant.

En septembre 1989, Apple lance le Macintosh Portable. Cet ordinateur était en fait plus un «transportable» qu’un «portable» : il pesait plus de sept kilos. Contrairement aux PC portables de l’époque, il disposait d’une batterie lui autorisant une très grande autonomie, et était doté d’un dispositif permettant de le mettre en veille sans avoir à l’éteindre. L’autonomie était ainsi de dix heures de fonctionnement, et passait à un mois, en veille. La même année, Apple met fin à la commercialisation du Lisa, qui n’aura jamais connu de succès.

Au début des années 1990, les véritables nouveautés deviennent plus rares chez Apple: on se contente de sortir de nouveaux modèles de plus en plus performants, plus évolutifs (Quadra) ou moins coûteux (Macintosh Classic et Famille Macintosh LC), et les versions de Mac OS stagnent. Tandis qu’Apple s'est un peu effaçée du devant de la scène, Microsoft présente Windows 3 en 1990. L’action d’Apple s’effondre aussitôt. Tous les constructeurs de compatibles PC l’adoptent immédiatement. Apple se rend alors compte que la guerre des systèmes est définitivement perdue, John Sculley le reconnaîtra lui-même: «Dans ce monde, ce n’est pas le meilleur qui gagne, mais celui qui sait s’allier avec les développeurs de logiciels, et proposer un système ouvert et riche, même s’il est inférieur techniquement.» Pour essayer de contrer Microsoft, Apple lance le projet StarTrek avec le soutien de Novell et Intel, visant à rendre Mac OS compatible avec les compatibles PC. Ce projet sera arrêté plus tard, trop coûteux pour Apple qui mettait toute son énergie au soutien du PowerPC développé par IBM, un microprocesseur d’architecture RISC, dont on espérait des performances supérieures aux microprocesseurs CISC comme les 680x0 des Macintosh et les x86 des compatibles PC.

Devant la concurrence grandissante des PC, offrant des machines aux prix de plus en plus réduits, Apple a du mal à augmenter ses ventes. Apple est forcée de diminuer ses marges pour que les Macintosh restent compétitifs. La toute nouvelle ligne Performa est destinée au grand public pour essayer de le reconquérir. Sculley annonce de nouveaux licenciements: trois cent quarante-cinq personnes dans une usine en Californie. Tout cela ne suffit pas, et John Sculley est démis de son poste de PDG par le conseil d’administration en juin 1993, après dix ans de règne. Il est remplacé par Michael Spindler. Celui-ci prend aussitôt les choses en main pour maintenir les bénéfices: deux mille cinq cents postes sont supprimés. Pour assurer la survie de la plate-forme Macintosh, il lève l’interdiction de vendre des «clones». Mais peu d’entreprises se lancent dans les Mac compatibles et peu de licences sont vendues, le marché trouvant les accords de licence Apple trop restrictifs. Ainsi, le marché Mac ne fut que peu augmenté par les clones.

La sortie des Power Macintosh, à base de processeur PowerPC, en 1994 est présentée par Apple comme une avancée technique majeure en comparaison des compatibles PC . Le PowerPC est le fruit de trois ans de collaboration entre Apple, IBM et Motorola (alliance AIM).

Très rapidement le PowerPC se généralise à toute la gamme: les Performa en avril 1995 et les PowerBook en août de la même année avec le PowerBook 5300. Mais depuis un an les clones se sont multipliés, et commencent à grignoter une partie non négligeable des ventes de Macintosh. Autorisés pour permettre la survie du Mac, les clones sont devenus pour Apple un grand danger. Pour résister face à cette nouvelle concurrence, Apple est obligée de réduire ses coûts de production et cela se ressent sur les nouveaux appareils: certains modèles souffrent de défauts de fabrication, ou de bugs de conception. Des modèles doivent retourner au service après vente. Le PowerBook 5300 est révélateur de cette situation: de nombreux appareils brûlent à cause de leur batterie, le capot en plastique s’avère ne pas résister aux chocs… Apple doit finalement rappeler tous les PowerBook 5300 pour en changer la batterie. La réputation d’Apple est entachée, la légendaire fiabilité des Mac n’est plus.

Parallèlement, et alors que les évolutions de Mac OS stagnent, Microsoft lance Windows 95, qui imite plus que jamais l’interface graphique des Mac, et qui fait du système du Macintosh le dernier système grand public qui ne soit pas multitâche préemptif.

Au second trimestre de 1995, Spindler commet une erreur stratégique: il mise tout sur les Performa, au détriment des Power Mac. La conséquence est qu’Apple finit par ne vendre que des appareils d’entrée de gamme, à très faible marge de bénéfice. Certes le nombre de Mac vendus n’a jamais été aussi élevé: quatre millions et demi pour l’année 1995, mais les bénéfices sont quasi inexistants, et Apple subit une perte de soixante-huit millions de dollars au dernier trimestre de 1995. De plus, Apple n’arrivait pas à honorer toutes les commandes: l’équivalent d’un milliard de dollars de commandes était en attente en juin 1995, soit autant de recette perdue. Spindler est poussé à démissionner, Gil Amelio est appelé à la rescousse pour tenter de sauver Apple. Il prend son poste de PDG d’Apple en janvier 1996.

Amelio hérite d’une société en piteux état financier, et il sait que la tâche sera dure. Il prépare un plan de restructuration draconien: trois mille cinq-cents postes sont supprimés, soit plus du quart des effectifs totaux d’Apple. Il arrête le développement de la console Pippin, et se sépare de la filiale Newton. Il impose à tous les fournisseurs d’Apple une baisse des tarifs de vente de leurs composants, rompant ses contrats avec ceux qui refusent. Les effets de cette politique d’économie commencent à porter fruit: de sept cent quarante millions de dollars au premier trimestre de 1996, Gil Amelio réussit à ramener les pertes à trente-trois millions au deuxième trimestre. Les bénéfices reviennent au troisième trimestre de 1996, avec trente millions de dollars nets.

Du côté de Mac OS, le développement de Copland stagne malgré tout l’argent investi, et est abandonné. Le choix est fait de chercher ailleurs le successeur du Système 7. Alors que tout le monde s’attendait au rachat de BeOS, Apple surprend en rachetant NeXT, la société créée par Steve Jobs après qu'il eut été licencié de chez Apple, pour quatre cent vingt-sept millions de dollars en décembre 1996. Amelio annonce lors de la Macworld Expo de janvier 1997 que le nouveau système d’exploitation, fruit de la fusion entre Mac OS et NeXTSTEP, s’appellera Rhapsody, et sortira en 1998. Steve Jobs, qui a rejoint Apple lors du rachat de NeXT dont il était le PDG, est nommé assistant de haut niveau de Gil Amelio.

Le remplacement du vieillissant Système 7.5, le 7.6, arrive enfin au début de l’année 1997, et Amélio annonce Mac OS 7.7, au nom de code: Tempo. Il fait aussi disparaître la gamme Performa, qui fusionne avec la gamme Power Mac, pour clarifier l'inventaire. Apple subit, malgré tout, à nouveau, des pertes records aux premier et deuxième trimestre de 1997. La sentence tombe: Gil Amelio est remercié par le conseil d’administration. Steve Jobs refuse le poste de PDG d’Apple, préférant un poste de dirigeant «intérimaire». Pour combler le poste, Fred Anderson est nommé responsable de la gestion de la société. Mais Steve Jobs a réellement le pouvoir de faire ce qu’il veut.

Steve Jobs renomme Mac OS 7.7 en Mac OS 8, car il était opposé aux clones et les licences ne portaient que sur la version 7. En juin 1998, Apple surprend tout le monde en annonçant Mac OS X, qui remplace le maintes fois repoussé Copland, Rhapsody étant le nom de code de Mac OS X.

Le retour de Steve Jobs est très bien accueilli par les partisans d’Apple qui y voient le signe du renouveau. Ils ne seront pas déçus: quelques mois après son retour, Steve Jobs présente son bébé, l’iMac, dont le designer est Jonathan Ive. Ce produit marque une grosse rupture pour le Macintosh, tant par ses choix techniques qui mêlent des éléments du monde Wintel : SDRAM, disques durs Advanced Technology Attachment (ATA), et Mac : PowerPC, USB, et FireWire sur des versions ultérieures; l’absence du lecteur de disquettes et de ventilateur, que par son design original avec ses coques colorées et translucides. L’iMac est particulièrement soigné au niveau design. Pour la première fois les designers imposaient des contraintes aux ingénieurs et non le contraire.

L’iMac a eu du succès; huit cent mille unités ont été vendues en 1998, permettant à la société de faire sa première année bénéficiaire depuis l’arrivée de Michael Spindler en 1993, avec trois cent neuf millions de dollars de bénéfice pour l’année 1998. Progressivement, toute la gamme d'Apple passe au design coloré de l’iMac: en 1999 sortent les Power Macintosh G3, bleu et blanc, et le Power Mac G3 bleu, signant l’abandon par Apple des tours grises ou beiges. En juillet 1999, Apple lance le pendant portable de l’iMac, l’iBook. Reprenant un design tout en rondeur et en couleurs comme l’iMac, l’iBook est le premier portable de prix plus abordable d'Apple. Apple inaugure à la même occasion AirPort, la première adaptation pour le grand public de la norme Wi-Fi sur Mac. En août, sort le Power Mac G4, qu’Apple présente comme l’ordinateur «le plus performant jamais commercialisé» en jouant sur le fait que les Power Mac G4 possèdent une unité de calcul vectorielle, coprocesseur SIMD, nommée AltiVec par Apple, et dont la performance excéderait les limitations imposées par le gouvernement américain à l’exportation dans divers pays comme l'Iran.

Le test de performance SPEC95 donne un score SPECint95 (nombres entiers) de 21,4 aux G3 et G4 à 450 MHz, et SPECfp95 (virgule flottante) de 13,8 au G3 contre 20,4 au G4; par comparaison on peut noter que l'AMD Athlon à 650 MHz avait un score SPECint95 de 29,3 et un score SPECfp95 de 22,6. Progressivement, le développement décevant du G4, probablement causé par des dissensions internes chez Motorola et aboutissant à la séparation de la division semiconducteur, renommée Freescale, contribua à créer des tensions entre Apple et Motorola.

Pour enfoncer le clou, l’iMac de deuxième génération est lancé un mois plus tard lors de l’Apple Expo 99 à Paris. Beaucoup plus performant que son prédécesseur, le nouvel iMac, au prix plus concurrenciel, est fourni avec le logiciel de montage vidéo grand public iMovie. Caractérisé par une interface intuitive, iMovie est le premier d’une série de logiciels grand public d’Apple rassemblés plus tard dans la suite iLife.

Même Mac OS succombe à la mode translucide: au début de l'année 2000, Apple annonce que Mac OS X aura une toute nouvelle interface, Aqua, se voulant bien plus agréable à l’œil, et dotée de nombreux effets visuels.

Le cours de l'action atteint des sommets honorables pour Apple. Grâce à une campagne publicitaire poussée et des nouveautés plus visuelles que techniques, lancées fin 1999, les ventes de Mac atteignent des records au cours de l’année 2000. Les nouveaux iMac se vendent plus que la première version. En tout, six millions d’iMac G3 sont vendus jusqu’à fin 2001.

Mac OS X (ex-Rhapsody), sort le 24 mars 2001, après avoir été plusieurs fois reporté. Le passage de Mac OS 9 à Mac OS X est une évolution significative. Ce nouveau système d’exploitation est conçu sur le micro-noyau Mach et s’appuie sur une base UNIX, ce qui lui permet de bénéficier, en plus des programmes spécifiquement écrits pour lui, de la logithèque libre, devenue populaire avec Linux et ses nombreuses interfaces graphiques. Les programmes développés pour les versions antérieures de Mac OS fonctionnent toujours, en émulation, grâce à un programme appelé Classic. Les bases Unix du système lui procurent une meilleure souplesse et une stabilité exemplaire.

La marque s’est depuis diversifiée : en effet, elle a ouvert un magasin de vente de musique en ligne, l’iTunes Music Store (ITMS) en avril 2003. Ce magasin virtuel est intégré au logiciel iTunes et est conçu comme un produit d’appel pour ses ordinateurs et son baladeur numérique iPod. La popularité de l’iTunes Music Store a donné naissance à un troisième procès en 2005 avec la société Apple Corps jadis fondée par les Beatles et s’occupant d’édition musicale, cette dernière marque étant déposée pour tout ce qui concerne la musique. Le premier procès entre les deux sociétés, en 1980, avait concerné une carte son commercialisée par Apple. Le second, en 1991, avait débouché sur un accord selon lequel Apple Corp cédait 26,5 millions de dollars à Apple. Ce troisième procès a été perdu par Apple Corps devant les tribunaux britanniques au cours du mois de mai 2006.

Dans le même temps, la compagnie a été attaquée en justice par un utilisateur américain d’iPod se plaignant d’une baisse d’audition non réversible suite à l’usage de l’appareil (les iPods vendus en France ayant, eux, déjà fait l’objet d’une mise-à-jour afin de diminuer le niveau sonore, en conformité avec la législation européenne).

L’iPod est assujetti en France à la taxe Tasca au mégaoctet concernant le droit de copie privée d’audiogrammes sur support numérique. Apple a protesté officiellement contre cette taxe. Depuis la sortie de l’iPod, la part du chiffre d’affaire d’Apple réalisé dans la vente des Mac diminue peu à peu (plus que 50 % du chiffre d’affaire fin 2004, contre 88 % début 2000).

Un nouvel iPod est sorti en septembre 2005, l’iPod Nano. Il remplace l’iPod Mini, en étant 7 fois moins épais que le premier iPod.

Entre-temps, Apple étoffe sa gamme grand public qui s’adapte en permanence aux performances mises sur le marché des PC. L’iMac passe ainsi à l’écran plat tandis qu’une version « d’entrée de gamme » fait son apparition : l’eMac qui conserve un écran cathodique mais plutôt destiné aux universités et aux étudiants.

Dans ce cadre d’un élargissement de la gamme, alors que Apple touche un public de plus en plus large avec l’iPod, un nouveau concept de Macintosh, le Mac Mini, est apparu. De dimensions réduites (inférieures à celles d’un boîtier 3,5" externe) et vendu à un prix minimaliste (à partir de 499 $ aux USA, 529 € en France), il a pour objet de constituer le « chaînon manquant » entre des possesseurs d’iPod jusqu’alors dépourvus d’ordinateur et le magasin de musique en ligne iTunes Music Store. Dépourvu d’écran contrairement à l’iMac mais aussi de clavier et de souris, Apple rompt un peu avec la tradition du Mac « clés en main » ou prêt à l’emploi proposant ainsi un vrai modèle d’entrée de gamme laissant le soin à une nouvelle clientèle de compléter son ordinateur (avec éventuellement du matériel ancien notamment d’un ancien PC). Si le G4 à ses débuts remplissait son office son évolution fût difficile obligeant Apple à doter les Powermacs de 2 CPU pour rivaliser en termes de performance, le problème perdura près de 3 ans malgré l'introduction le 9 janvier 2001 d'un nouveau CPU Motorola le PowerPC 7450 "voyager" dans les powermacs; bien que ce dernier soit très différent et bien plus performant Apple choisi de concerver l'appellation G4, ce CPU passait enfin le cap des 500 Mhz, fréquence à laquelle les powermacs étaient restés bloqués pendant 2 ans.

Dix ans après le passage de la famille de microprocesseurs Motorola 680x0 au PowerPC, après l’évolution vers le nouveau système Mac OS X, Steve Jobs annonça le 6 juin 2005 lors de la Conférence mondiale des développeurs Apple 2005 (WWDC 2005) que sa société aborde un nouveau virage en adoptant la famille de microprocesseurs x86 d’Intel. Il déclara que les nouveaux modèles seront diffusés à partir de juin 2006 et que cette transition sera terminée en 2007 où tous les Mac embarqueront un processeur Intel. Il ajoute que depuis la première version de Mac OS X, le système du Mac a été développé de façon à pouvoir être facilement adapté à une autre architecture de processeur. À cette occasion, il fait la démonstration des nouveautés aux développeurs sur une machine basée sur un processeur Pentium 4, qu’il révèle au moment de l’annonce de la transition.

Les premiers appareils d'Apple avec des processeurs Intel ont été annoncés par Steve Jobs le 10 janvier 2006 lors de la Keynote de la Macworld Expo: il s’agit de l’iMac et du MacBook Pro, anciennement appelé “PowerBook”. C'est ensuite avec la sortie du MacBook, anciennement appelé “iBook” le 16 mai 2006, qu’Apple acheva la transition sur sa gamme de portables. Cette transition s’opère à un moment où Apple affiche une santé exceptionnelle, notamment grâce à l’iPod et aux Mac qui ne se sont jamais si bien vendus: en 2005 plus de 4,7 millions de Mac ont été vendus, ce qui est un record pour Apple.

C’est aussi une page historique qui se tourne: le processeur était la dernière différence matérielle entre les Macs et les compatibles PC. Même si Apple fabrique des ordinateurs avec une architecture PC, Apple garde ses habitudes de fermeture: elle juge qu'il est illégal de faire tourner le système Mac OS X sur des PC classiques (Apple a inclus une protection empêchant son installation).

Stratégiquement Apple utilise cette transition pour lancer en avril 2006, Boot Camp (version Béta), un logiciel de dual boot, qui permet désormais de choisir au démarrage du Mac entre le lancement de Mac OS X ou Windows XP. Alors que le choix entre plusieurs systèmes d’exploitation était déjà offert depuis plusieurs années aux utilisateurs de Mac (par exemple il existe des versions PowerPc des principales distributions Linux fonctionnant sur les Mac), l’insertion de Windows XP dans ce choix est inédite. De plus, Boot Camp inclut tous les drivers nécessaires pour Windows. Depuis, le support pour Windows Vista a été ajouté.

La transition s’est achevée plus tôt que prévu, avec le passage du Power Mac à la dénomination Mac Pro et des Xserve, lors de la présentation inaugurale à la WWDC 2006 le 7 août 2006.

Lors de l’événement spécial Macworld le 9 janvier 2007, Steve Jobs présente deux produits nouveaux pour la firme de Cupertino. Tout d’abord L’Apple TV qui permet de communiquer entre l’ordinateur et la télévision afin de visionner le contenu de iTunes sur cette dernière. Après la présentation de ce produit qui avait déjà été évoqué lors de l’évènement spécial « It’s Showtime » le 12 septembre 2006, Steve Jobs présente son nouveau produit censé révolutionner l’industrie de la téléphonie : l’iPhone. Après avoir fait sensation auprès des spectateurs particulièrement grâce à l’iPhone, Steve Jobs annonce que Apple Computer Inc. devient Apple Inc. marquant la volonté d’Apple à ne plus être connu qu’en tant que simple constructeur informatique. La diversification des produits frappés de la pomme est officialisée.

Steve Jobs publie en février 2007 une lettre ouverte pour demander aux majors l’abandon pur et simple des DRM sur la musique. Le couple indissociable formé par iTunes et l’iPod est attaqué de toutes parts, que ce soit sur le plan judiciaire après une première condamnation en Norvège et d’autres attendues notamment en France, ou sur le plan économique avec la montée commerciale d’offres concurrentes sans DRM. La licence globale devient aussi de plus en plus regardée au sein même de l’industrie musicale comme une solution alternative viable. Alors Steve Jobs passe à l’offensive.

Il défend ardemment la stratégie d’Apple de ne pas abandonner le monopole sur son DRM FairPlay. « Le plus gros problème c’est que proposer une licence d’un DRM implique de révéler certains de ses secrets à beaucoup de gens dans beaucoup d’entreprises, et l’histoire nous dit qu’inévitablement ces secrets vont être divulgués ». Toutefois, reconnaît-il, il y a même pour FairPlay « un jeu du chat et de la souris », et « les DRM n’ont pas marché, et pourraient ne jamais marcher pour arrêter le piratage de musique ».

Apple privilégie depuis toujours une technique commerciale de rapprochement avec ses consommateurs et potentiels consommateurs. Cela s'inscrit dans une technique marketing globale visant, entre autres choses, à donner le sentiment au consommateur de faire partie d'une communauté d'utilisateurs proche de la société informatique.

Il y a plusieurs grandes rencontres annuelles entre Apple, ses clients, les développeurs et surtout la presse. Chacune est ouverte par une vidéoprojection (censée avoir été conçue avec le logiciel Apple Keynote) où Steve Jobs présente les résultats financiers de la société et généralement de nouveaux produits. L’importance de ces grandes rencontres est fluctuante ; en 2000, les trois plus importantes étaient les MacWorld Expos de New York (aujourd’hui disparue), San Francisco et Tokyo.

Ainsi, Apple a progressivement abandonné toutes ces conférences, au profit de moyens moins coûteux de rapprochement avec les utilisateurs, tels les Apple Store et leur site officiel. Cependant, l'arrêt de cette tradition suscita une certaine tristesse chez les inconditionnels de la marque, qui y voient l'évaporation de l'ambiance conviviale qu'entretenait autrefois Apple.

En contrepartie, des rumeurs circulent sur Internet, selon lesquelles Apple s'apprêterait à intégrer prochainement le Consumer Electronics Show à Las Vegas. Bien que ce salon soit réservé aux professionnels, sa retransmission à travers le Web est largement assurée.

Premier logo, rapidement remplacé par celui imaginé par Rob Janoff.

Deuxième logo, dessiné par Rob Janoff avant l’ajout des couleurs demandé par Steve Jobs.

Troisième logo, les couleurs chaudes au centre insistent visuellement sur le croquage de la pomme.

Quatrième logo, passage au monochrome et ajout d’un effet de relief avec effet vitré.

Cinquième logo passage à un effet chrome.

La première version du logotype représentait Isaac Newton sous un arbre duquel pendait une pomme.

Très rapidement, il est remplacé par une pomme aux couleurs de l’arc-en-ciel mordue sur le côté droit, imaginée par Rob Janoff. Les caractéristiques visuelles de ce logo apparaissent comme le résultat d’un contre-pied systématique fait à partir du logo d’IBM, principal concurrent d’Apple à l’époque. En effet, la silhouette de la pomme donne au logo Apple une configuration simple et comprise en un bloc général, alors que IBM se présente sous la forme d’un triptyque. Deuxièmement, les formes du fruit sont entièrement construites à partir de courbes, IBM à base de droites. Troisièmement, la séquence chromatique est de type ABBA chez Apple : couleurs chaudes au centre, insistant sur le croquage de la pomme, froides à l’extérieur. La séquence dans le cas d’IBM est répétitive (ABAB) et bichrome : les bandes disjointes sont de couleurs froides comme le bleu. La pomme serait croquée pour ne pas être confondue avec le logo d’Apple Corps maison de disques fondée par les Beatles mais l’anecdote dit que la pomme est croquée pour ne pas qu’on la confonde avec une tomate. Une autre hypothèse fréquemment rapportée veut que ce logo soit une évocation d’Alan Turing. En effet, le mathématicien dont les travaux ont permis la naissance de l’informatique est mort en croquant une pomme imprégnée de cyanure, probablement volontairement à cause des persécutions dont il souffrait pour homosexualité,. Que les couleurs originelles de la pomme soient un second message envers Turing est également proposé, mais plus douteux : le rainbow flag n’est arboré par la communauté homosexuelle qu’à partir de 1978, alors que l’Apple II portait cet emblème en 1977. En fait le choix de bandes de couleurs vives est typique des années 1970 ; c’est d’ailleurs la raison officielle pour laquelle l’emblème d’Apple est redevenu progressivement monochrome entre 1997 et 2001.

Dans son histoire de la société Apple intitulée La Troisième Pomme, Jean-Louis Gassée mentionne Alan Turing à plusieurs reprises mais ne fait pas état d’un hommage emblématique, pour lui il y a trois pommes : le fruit de l’arbre de la connaissance (mythe d’Adam et Ève), la pomme d'Isaac Newton (d’ailleurs l’organiseur électronique d’Apple s’appelait le Newton), et enfin la pomme d’Apple.

La fondation d’Apple se prêtant aux mythes, le journal SVM Mac rapporta aussi la légende suivant laquelle la pauvreté dans laquelle vivaient les deux Steve à leurs débuts les ont poussé à une forte consommation de pommes, Steve Jobs ayant un goût particulier pour la McIntosh, qui avait tendance à prendre des couleurs.

Une autre légende dit que Steve avait 2 mois de retard pour donner un nom à son entreprise, et a alors menacé d’appeler sa société “Apple Computer” si ses collègues ne lui faisaient pas une bonne suggestion de nom avant 17 h. Ne trouvant rien la société devint Apple. Un autre motif mentionné est la volonté d’apparaître avant ses concurrents dans l’ordre alphabétique, le premier à l’époque étant Atari.

Rob Janoff a rencontré Steve Jobs pour la première fois lorsqu’il travaillait à Palo Alto, dans l’agence de relations publiques Regis McKenna. Il a eu la charge de dessiner un logo pour un bon ami de son patron, Steve Jobs. « Pour l’inspiration, la première chose que j’ai faite a été d’aller au supermarché, d’acheter un sac de pommes et de les couper en tranches », se remémore Janoff. Le fruit de son travail : une pomme monochromatique en 2D, avec une petite morsure sur le côté droit. Jobs aimait le concept, même s’il suggéra qu’il aurait mieux été un poil plus coloré. Le patron de Janoff n’était pas d’accord, insistant sur le fait qu’un logo noir serait moins coûteux à imprimer. « Mais Jobs était déterminé, soutenant que la couleur était la clé pour humaniser la compagnie », continue Janoff.

De 1997 à 2001 le logo change à nouveau : la forme reste la même (même si elle se pare parfois d’un léger effet de relief) mais le motif arc-en-ciel est remplacé par un ton monochrome, variant selon le produit qui la porte. Le combat avec IBM était fini. Apple veut désormais un symbole facile à retenir, comme l’est Sony ou Nike. Ce changement est destiné à donner de l’entreprise une image plus en adéquation avec ses ambitions sur le marché professionnel. La pomme multicolore, évoquant pour beaucoup le mouvement hippie, les sons à l’ouverture de fenêtres ou le « Mac qui sourit » (autrefois affiché au démarrage du Macintosh), comme les autres icônes de Susan Kare, étaient passés de mode, alors que le logo en relief et brillant donne à la marque une image de luxe et de qualité. Sur les ordinateurs, l’iMac est le premier à remplacer la pomme colorée par une monochrome sur sa coque. Et c’est le système d’exploitation Mac OS X qui finit le travail en rendant monochrome la pomme située au coin de la barre des menus de l’ordinateur.

Certaines polices de caractère possèdent un caractère  représentant le logo d’Apple. En unicode, c’est le caractère U+F8FF. Le clavier Mac lui-même permet d'accéder facilement à ce caractère et, dans d'autres cas, sur alt - shift - 5.

Apple a pour réputation de fournir des systèmes simples d’utilisation, intuitifs et stables s’intégrant parfaitement au système d’exploitation, qui à son tour s’intègre parfaitement à la machine. Ceci est du à la politique fermée de Apple, qui choisit lui-même le matériel et les périphériques de ses produits. C’est sans doute le principal avantage de la stratégie produit verticale menée par la marque, malgré les inconvénients d’une telle stratégie pour le client et pour l’entreprise.

Apple a amélioré son réseau de distribution « maison », en ouvrant ses propres magasins, les Apple Store. Bien que cette initiative d’entrer dans le secteur de la vente au détail ait reçu un accueil mitigé de la part des revendeurs indépendants, cette stratégie s’est révélée un succès. En effet, lieux de promotion de la « marque à la pomme » chargés d’un concept design alliant accents technologiques et sobriété, les Apple Store contribuent à l’identité de la marque.

Naomi Klein l’identifie dans son livre No Logo comme l’une des plus sophistiquées de l’époque moderne, à égalité avec Nike. En 1984, Apple récupère George Orwell dans une publicité contre IBM. Plus tard, Gandhi vient témoigner Think different en faveur de la marque dans ses publicités.

On reproche à Apple son modèle de développement vertical, qui va à l’encontre de la plupart des prescriptions des économistes, spécialement pour l’informatique. Malgré cela, la compagnie dégage des profits.

Apple est également critiquée parce qu’elle dépend beaucoup de la personnalité qui la dirige, spécialement lors des deux ères Jobs. Certains considèrent que Steve Jobs fait l’objet d’un culte de la personnalité, ou du moins qu’il entre certains éléments d’un tel culte dans la relation qu’il entretient avec ses clients, et qu’il entretient autour de lui un champ de distorsion de la réalité.

Apple est encore critiquée pour une architecture fermée, et pour son refus des standards : on emploie le terme de syndrome du pas-inventé-ici. Cette critique n’est toutefois plus de mise, la plupart des composants électroniques de ses ordinateurs étant communs à l’ensemble de l’industrie informatique. De plus, le système d’exploitation utilise nombre de technologies répandues (MPEG 1 à 4, OpenGL, programmes libres). Enfin, du temps où cette politique de choix des technologies existait, elle n’était pas critiquable en soi, car la recherche et l’innovation sont un moteur du développement, et chaque société cherche à amortir ses coûts de recherche et développement en mettant sur le marché ses inventions. De plus, plusieurs technologies Apple ou utilisées d’abord par Apple se sont ensuite généralisées dans l’informatique personnelle (FireWire, ZeroConf (Bonjour, ex-RendezVous chez Apple)). De la même façon, Apple a permis ou accéléré l’adoption d’innovations en les généralisant d’un coup sur sa gamme (disquettes 3,5 pouces, SCSI, USB, Wi-Fi (AirPort)).

Quelques analystes critiquent la concurrence au sein d’Apple même, entre les programmeurs des différents environnements de programmation, ceux de Cocoa, héritiers de NeXTSTEP, et ceux de Carbon, dérivant de Mac OS 9. Cette rivalité est vue comme contre-productive, tout comme l’était en son temps la rivalité entre les équipes Apple II et Macintosh.

Une critique moins couramment entendue, car concernant plus les entreprises que les particuliers, concerne l’absence d’une « Roadmap » (planification annoncée) notable d’Apple concernant ses technologies logicielles. Les directions informatiques des grandes entreprises attendent d’un éditeur qu’il annonce clairement vers quoi vont tendre ses logiciels dans les cinq années à venir, afin de pouvoir faire des choix d’investissement à moyen terme. Or, le reproche fait à Apple est de ne pas annoncer réellement quelles seront les étapes de son évolution au-delà d’un an, contrairement à ses concurrents comme Microsoft. Un exemple, simple s’il en est, concerne l’annonce abrupte de l’abandon des processeurs PowerPC d’IBM/Motorola au profit de ceux d’Intel : les éditeurs devront mettre à jour leurs applications, tandis que les propriétaires de parc micro auront à payer ces mises à jour, et devront gérer deux gammes de machines. Une annonce plus précoce eut permis à ces derniers d’anticiper le phénomène, en planifiant les renouvellements de parc en fonction du couple matériel/logiciel, de manière à éviter les surcoûts de mise à jour.

L’annulation régulière du développement de technologies pourtant prometteuses (E.g. OpenDoc) a aussi laissé sur le bord de la route nombre de développeurs, fatigués d’investir du temps et de l’argent dans des « voies sans issue ». Du coup, le nombre de développeurs indépendants et d’éditeurs a chuté pendant les années 1990. Cette critique n’est plus d’actualité depuis l’apparition de Mac OS X, qui a ramené dans le giron d’Apple un grand nombre de développeurs issus du monde Unix/Linux et du logiciel libre.

Enfin, Apple est souvent taxée de mener une politique de prix trop élevé. Le prix d’un Macintosh pouvait souvent atteindre deux fois celui d’un PC/compatible IBM dans les années 1980, voire trois fois dans les années 1990 après l’apparition du Pentium. Cette politique de prix élevés a probablement freiné le développement du Macintosh au profit du PC et des ordinateurs multimédia grand public de l’époque, tels que l’Amiga ou l’Atari. Aujourd’hui encore, les prix affichés par Apple sont souvent jugés plus chers et représenteraient un obstacle pour beaucoup d’utilisateurs souhaitant faire le « switch », c’est-à-dire passer de Windows à Mac OS X, même si la sortie du Mac mini est une initiative qui encore une fois ouvre un champ dans le domaine.

Il est vrai que les marges pratiquées par Apple sont bien plus élevées que celles qui se pratiquent généralement dans ce domaine (entre 25 % et 30 % de marge brute au début des années 2000, alors que certain fabricants PC se contentent de 8 %, voire moins), mais les coûts de recherche et développement sont plus importants chez Apple. Cependant une étude du Gartner Group, commandée par Apple Australie et diffusée par elle dans la presse en 2002, affirmait que le TCO (Total Cost of Ownership) ou Coût total de possession, c’est-à-dire le coût total de l’équipement informatique quand on ajoute les matériels optionnels, les logiciels (licences), le support (etc.) est moins élevé avec un Mac que sur un PC équipé de Windows. Étude nuancée plus tard par Gartner, qui a précisé que les informations contenues dans son rapport ne reflétaient pas sa position éditoriale et étaient destinées à un usage interne chez Apple, correspondant à un scénario précis.

Le système de gestion du service après-vente en Europe, confié à un prestataire unique pour les portables et les G5, s’est révélé être une des faiblesses du système commercial Apple. Après des retards importants au début des années 2000, le prestataire de service a fait faillite début 2005, obligeant Apple à recourir aux techniciens de ses détaillants, et occasionnant de nouveaux retards de réparations.

Fin 2006 et début 2007, Apple est classé par deux fois par Greenpeace comme dernière sur un classement de quatorze entreprises fabriquant des produits électroniques, sur des critères environnementaux tel que la gestion des déchets, le recyclage des produits obsolètes, l'utilisation de composants polluants ou la communication auprès du grand public sur ces sujets,. Apple conteste ce classement dans une lettre ouverte de Steve Jobs. La société déclare effectuer depuis plusieurs années des actions dans le domaine environnemental. Des sites consacrés au Macintosh ont à plusieurs reprise étudié l'aspect écologique d'Apple et l'utilisation de l'image d'Apple par Greenpeace,. Greenpeace France s'est récemment illustrée (mai 2007) en organisant une manifestation devant un revendeur Apple alors même que la section internationale de l'association a remonté début mai le classement d'Apple à une moyenne de 5/10 suite à la lettre de Steve Jobs. En mars 2008 Apple est situé en milieu de classement, avec une note de 7/10.

La firme de Cupertino a réagi assez rapidement mais pas pour l'iPhone. Lors de l'annonce de nouveaux iMacs le 7 août 2007, Steve Jobs commence son Apple Event en ces termes : « Mesdames et messieurs, voici le nouvel iMac, il est beaucoup plus écologique et recyclable… ». Le polycarbonate blanc est ainsi remplacé par des composants en aluminium anodisé et des façades de verre. L'iPhone, a aussi été critiqué par Greenpeace, qui dénonçait les matériaux extrêmement toxiques à l'intérieur de celui-ci. Apple n'a toujours pas répondu et ne semble pas pressé de rendre son iPhone plus écologique. En effet, Apple a remplacé la coque arrière en aluminium de l'iPhone par une coque en Polycarbonate pour l'iPhone 3G.

Rappelons que Apple est divisé en plusieurs filiales ce qui semble être un bon moyen d’augmenter ses parts de marchés. une estimation quantitative de son effectif a été faite, toutes filiales incluses, à savoir près de 14 800 employés. Ce qui fait d’elle une des entreprises les plus importantes en termes d’effectif.

La ligne d'ordinateurs a bénéficié en 2007 et 2008 des vives hésitations du marché autour de Vista combinées au fait que, le cœur des machines étant Intel, un passage au Mac n'était plus nécessairement irréversible, ce qui rendait son expérimentation raisonnable pour les habitués du PC.

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IPod touch

L'iPod Touch est un baladeur numérique à écran tactile conçu et commercialisé par Apple. Il est compatible Wi-Fi afin de naviguer sur le Web avec Safari, dispose d'un client de messagerie, et d'un accès à une version optimisée de l'iTunes Store pour télécharger de la musique (les éléments téléchargés s'ajoutent automatiquement à la bibliothèque iTunes lors de la synchronisation avec l'ordinateur de l'utilisateur). Il permet également de visionner des vidéos et des photos, et possède un accès à une version optimisée de YouTube.

Présenté lors de la Keynote de Steve Jobs en septembre 2007, l'iPod Touch est semblable à l'iPhone, moins les fonctions de téléphonie et d'appareil photo numérique. À la suite d'une mise à jour logicielle (2.2), l'appareil gère désormais le courrier électronique. Il conserve un design très proche de celui de l'iPhone, et embarque 8, 16 ou 32 Go de mémoire flash. A titre d'exemple, la capacité du modèle 8 Go correspond approximativement à : 1 750 chansons, 10 heures de vidéos, ou 10 000 photos.

Son système d'exploitation est iPhone OS, dérivé de Mac OS X et également utilisé sur l'iPhone, actuellement en version 2.2 et également disponible à un coût de 7.99€ ou 9,99$ pour tous les iPod touch ayant un système d'exploitation précédent. Il est fourni avec Safari pour la navigation Web en Wi-Fi.

Dès son lancement en septembre 2007 aux États-Unis, il était disponible aux prix respectifs de 299 USD, 399 USD et 499 USD pour les versions 8 Go, 16 Go et 32 Go. Son prix en France était de 309 € pour la version 8 Go et 409 € pour la version 16 Go. Ce prix été rabaissé à 229 € pour la version 8 Go, 361€ pour sa version 16 Go et 469 € en 32 Go. début 2008 ces prix ont baissé pour 229 € 8GO , 289 € 16GO et 389 € 32GO.

Son écran de 3,5 pouces est doté d'une résolution de 480 x 320 pixels à raison de 163 pixels par pouce, ce qui est l'une des plus grande densité de pixel sur un produit Apple (la plus grande au mois d'octobre 2007 est 209 pixels par pouce, sur les iPod nano dits de 3e génération).

L'iPod touch dispose de la technologie d'écran tactile dit "multitouch" qui permet d'utiliser plusieurs doigts à la fois. Son utilisation est simple.

Il inclut également un accéléromètre. En mode MP3, une simple rotation de l'iPod permet de faire apparaître le CoverFlow qui affiche les jaquettes de CD. Dans l'application "Photo", une rotation de l'appareil fait tourner la photo. Dans l'application "Safari", l'accéléromètre permet de faire tourner la page web.

Cependant, cet accéléromètre ne se limite pas à ces mouvements. Il peut capter précisément et en temps réel les mouvements de l'appareil, ce qui se révèle important dans le développement d'applications tierces. Ainsi, en mode paysage, l'utilisateur peut par exemple l'utiliser à la manière d'un volant de voiture pour des jeux de course.

L'iPod Touch, à l'instar de l'iPhone et de l'iPhone 3G, tourne sous l'iPhone OS, une version mobile de Mac OS.

Ce firmware a ensuite évolué en 2.1 le 12 septembre 2008. Cette mise à jour contient notamment de nombreuses corrections de bogues, ainsi que des optimisations au niveau des performances et de l'autonomie de l'appareil.. Cette mise à jour est gratuite pour les possesseurs d'iPod Touch en version 2.0, et coûte 7,99€ pour les possesseurs de versions antérieures.

Cette mise à jour est disponible gratuitement pour les possesseurs de versions 2.0 ou ultérieures, et coûte 7,99€ pour les possesseurs de versions antérieures.

L'iPod Touch, comme l'iPhone, supporte les formats 802.11b/g pour se connecter à un réseau Wi-Fi. Il utilise les protocoles WEP, WPA et WPA2. Cependant, il n'inclut pas le protocole d'authentification 802.1x qui est utilisé par plusieurs universités pour sécuriser leurs réseaux sans-fil.

L'iPod touch est bien plus qu'un iPod et à peine moins qu'un iPhone. Depuis le premier janvier 2008, l'iPod touch permet en effet de téléphoner sur Internet, depuis n'importe quel réseau Wi-Fi débloqué grâce au protocole SIP-VoIP. Il vous faudra pour cela vous doter d'un micro. Pour la première génération, aucun micro n'est disponible par le fabriquant. Pour la seconde génération, plusieurs écouteurs-micro sont maintenant vendus sur le site d'Apple grâce au nouveau branchement universel. Il vous permettra également d'enregistrer des notes, de la musique, etc...

L'iPod Touch, à partir de la mise à jour 1.1.4, possède l'application Plans, qui intègre le service Google Maps. Lors de l'événement Apple du 6 Mars 2008, Steve Jobs a annoncé un système de localisation d'utilisateur pour iPod Touch et iPhone.

Par WIFI : Skyhook triangule en référençant les réseaux WiFi autour du monde. Cependant, une partie très restreinte de la planète est couverte pour le moment. (soumettre une borne wifi). Si une borne WiFi autorise l'iPod l'accès à Internet, alors il sera possible de consulter les cartes et de calculer des itinéraires grâce à Google Maps.

Par GPS : Depuis septembre 2008, des modules GPS externe sont disponibles pour les iPod Touch et l'iPhone 1e génération. Les cartes du monde sont stockées dans la mémoire interne.

Pour la mise en veille du Touch, il suffit de presser brièvement sur le bouton situé au-dessus de l'appareil. Pour l'extinction de l'appareil, il faut presser plus longtemps sur ce même bouton, et attendre que l'option éteindre apparaisse sur l'écran.

L'iPod Touch est plus fin (8,5 mm) et plus léger que l'iPhone. Il doit sa finesse à l'absence de microphone, de haut-parleur (présent sur le 2G) , d'appareil photo numérique, de boutons physiques pour le contrôle du volume (présents sur le 2G) et de GPS si on le compare à l'iPhone 3G. Le contour de l'écran est en aluminium, et non en métal chromé comme l'iPhone.

Sur la nouvelle version (2) l'iPod Touch est pourvu d'un contrôle du volume sur le coté gauche (touches bouton) ainsi que d'un haut-parleur intégré. L'autonomie de la batterie est également améliorée. L'iPod touch de 2ieme génération dispose d'une puce Bluetooth bridée pour fonctionner uniquement avec le kit Nike+iPod. Cette puce sera débloquée grâce au firmware 3.0 disponible durant l'été 2009.

L'arrière du Touch est chromé et lisse contrairement à celui de l'iPhone, ce qui le rend plus sensible aux égratignures et aux traces de doigts.

À l'instar de l'iPhone, Apple distribue un SDK depuis février 2008. Des éditeurs tiers pourront ainsi développer des applications nouvelles à télécharger et installer sur l'appareil, via l'App Store.

En janvier 2008, Apple mettait à la disposition de ses consommateurs une mise à jour payante de 19,99 $ ou de 19,99 € (France) afin de débloquer les applications de l'iPhone et d'autres fonctionnalités (courrier, bourse, météo, notes, Google maps, l'affichage des paroles de chansons et enfin la possibilité de modifier son écran d'accueil). Cette mise à jour s'applique uniquement aux utilisateurs possédant un iPod Touch qui a été acheté avant janvier 2008. Elle sera directement incluse dans les appareils achetés après le 16 janvier 2008. Notez que c'est le premier iPod à exiger un montant pour débloquer la fonction d'affichage des paroles de chansons, qui était autrefois intégrée dans tous les iPods. Plusieurs consommateurs contestent le fait qu'Apple exige un montant pour cette mise à jour. La majorité d'entre eux évoque le fait que l'iPod Touch n'a pas changé de génération et que ses fonctions auraient dû être incluses dès son lancement. Des moyens de pression, tels que le système de commentaires ou de pétition en ligne, sont utilisés afin de persuader Apple de fournir cette mise à jour gratuitement. Une nouvelle mise à jour payante est le système d'exploitation 2.0 pour 7.99 € (gratuite pour l'iPhone), qui inclut la mise à niveau de janvier.

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Source : Wikipedia