Gaz naturel

3.3726790450952 (1508)
Posté par hal 21/03/2009 @ 11:10

Tags : gaz naturel, combustibles fossiles, combustibles, environnement

Dernières actualités
La Capeb et GrDF s'associent pour promouvoir le gaz naturel et la ... - Moniteur
AP | 05/06/2009 | 14:38 | Energie Jean Lardin, président de la Capeb, et Laurence Hezard, directeur général de GrDF, ont signé vendredi 5 juin une convention de partenariat pour favoriser la promotion du gaz naturel et les actions en faveur du...
Un partenariat pour l'utilisation du gaz naturel - Journal L'Alsace
Une borne de remplissage grand public a été mise en service à Strasbourg pour tripler le parc roulant au GNV, gaz naturel véhicules. Certains établissements publics disposaient de bornes de remplissage GNV pour leur propre flotte (comme Vialis à Colmar...
Gaz: la Croatie souhaite prolonger avec la Russie son contrat d ... - Romandie.com
ZAGREB - La Croatie souhaite prolonger son contrat d'importation du gaz naturel russe au-delà de 2010, l'année de l'échéance du contrat en vigueur, voire augmenter le volume des livraisons, a déclaré le vice-Premier ministre croate, Damir Polancec....
DEVELOPPEMENT DURABLE | MERIGNAC | Le Gaz Naturel pour Véhicules a ... - Bordeaux actu
Le Gaz Naturel pour Véhicules, connu sous l'acronyme GNV a le vent en poupe en Gironde. Ce vendredi 5 juin, à l'occasion de la journée mondiale de l'environnement, la ville de Mérignac a inauguré une station de gaz et 11 véhicules roulant au Gaz...
Prochaine inauguration de la première centrale électrique de gaz ... - AngolaPress
Luanda - La première centrale électrique de gaz naturel en Angola sera inaugurée en 2012 à Soyo, dans la province du Zaire (nord), résultant de la coopération entre les entreprises pétrolières de l'Angola et d'Italie, a annoncé mercredi, à Luanda,...
Sonatrach et Saipem signent un contrat pour le transport de gaz ... - www.econostrum.info
Le 3 juin 2009 à Alger, le groupe Sonatrach a signé avec le groupe italien Saipem un contrat pour le transport par canalisation de gaz naturel dénommé GK3. Il s'agit d'un gazoduc de 784 km qui reliera le centre national de dispatching de gaz de Hassi...
GDF Suez : finalise son partenariat sur le marché grec de la ... - Boursier.com
Les deux centrales électriques au gaz naturel employant une technologie respectueuse de l'environnement, au rendement élevé et ultramodernes sont situées à Viotia (près de la ville de Thiva, à environ 120 km au nord d'Athènes)....
Énergie, l'Algérie classée 4 e exportateur de gaz naturel en 2008 - Lakoom-info
L'Algérie a été classée quatrième exportateur mondial de gaz naturel en 2008, devancée par la Russie, le Canada et la Norvège, indique le dernier numéro de la revue spécialisée “Pétrole et Gaz Arabes” (PGA). Citant Cedigaz, une association...
Profitez d'une belle opportunité sur le gaz naturel - La Chronique Agora
Résultat : après avoir abandonné près de 75% par rapport à ses tops de juillet 2008, le cours du gaz naturel a repris 22% en une semaine. Et ce n'est pas sans doute pas fini, si l'on en juge par la configuration technique présentée sur les graphiques...
Environnement : le plan d'investissement de JL Borloo sur les ... - Boursier.com
La consommation domestique de gaz naturel pourrait également décroître, tandis que la consommation d'électricité devrait se stabiliser. A l'opposé, la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie devrait poursuivre une croissance...

Gaz naturel

Méthanier LNG BONNY

Le gaz naturel est un combustible fossile, il s'agit d'un mélange d'hydrocarbures présent naturellement dans des roches poreuses sous forme gazeuse.

Avec 23 % de l'énergie consommée en 2005, le gaz naturel est la troisième source d'énergie la plus utilisée dans le monde après le pétrole (37 % en 2005) et le charbon (24 % en 2005). L'usage du gaz naturel dans l'industrie, les usages domestiques puis la production d'électricité, se développait rapidement depuis les années 1970 et était sur le point de devancer le charbon. Cependant, avec le renchérissement observé depuis le début du XXIe siècle, les tassements dans la consommation des pays développés, les besoins des pays émergeants et les progrès réalisés dans le traitement du charbon, ce dernier tend à retrouver un certain essor.

Il existe plusieurs formes de gaz naturel, se distinguant par leur origine, leur composition et le type de réservoirs dans lesquels ils se trouvent. Néanmoins, le gaz est toujours composé principalement de méthane et issu de la désagrégation d'anciens organismes vivants. Aux différents types de gaz naturels cités ci-après, on pourrait adjoindre le biogaz, un substitut renouvelable.

C'est la forme la plus exploitée de gaz naturel. Son processus de formation est similaire à celui du pétrole. On distingue le gaz thermogénique primaire, issu directement de la pyrolyse du kérogène, et le gaz thermogénique secondaire, formé par la pyrolyse du pétrole. Le gaz thermogénique comprend, outre le méthane, un taux variable d'hydrocarbures plus lourds, pouvant aller jusqu'à l'heptane (C7H16). On peut y trouver aussi du dioxyde de carbone (CO2), du dioxyde de soufre (SO2), du sulfure d'hydrogène appelé aussi « gaz acide » (H2S), et parfois de l'azote (N2) et de petites quantités d'hélium (He).

C'est principalement ce type de gaz conventionnel non associé qui alimente le marché international du gaz naturel et ses réseaux de transport par gazoducs et méthaniers (cf chapitre "industrie du gaz" ci-après).

Il s'agit de gaz présent en solution dans le pétrole. Il est séparé lors de l'extraction de ce dernier. Pendant longtemps, il était considéré comme un déchet et détruit en torchère, ce qui constitue un gaspillage de ressources énergétiques non renouvelables et une pollution inutile. Aujourd'hui, une partie est soit réinjectée dans les gisements de pétrole (contribuant à y maintenir la pression et à maximiser l'extraction du pétrole), soit valorisée. La destruction en torchère représentait toujours 150 Gm3/an en 2007.

Le gaz biogénique est issu de la fermentation par des bactéries de sédiments organiques. À l'instar de la tourbe, c'est un combustible fossile mais dont le cycle est relativement rapide. Les gisements biogéniques sont en général petits et situés à faible profondeur. Ils représentent environ 20 % des réserves connues de gaz conventionnel. Le gaz biogénique a moins de valeur par mètre cube que le gaz thermogénique, car il contient une part non négligeable de gaz non combustibles (notamment du CO2) et ne fournit pas d'hydrocarbures plus lourds que le méthane.

Le charbon contient naturellement du méthane et du CO2 dans ses pores. Historiquement, ce gaz a surtout été connu pour la menace mortelle qu'il présente sur la sécurité des mineurs - il est alors resté dans la mémoire collective sous le nom de grisou. Cependant, son exploitation est en plein développement, en particulier aux États-Unis. L'exploitation porte sur des strates de charbon riches en gaz et trop profondes pour être exploitées de façon conventionnelle. Il y a eu des essais en Europe également, mais la plupart des charbons européens sont assez pauvres en méthane. La Chine s'intéresse également de plus en plus à l'exploitation de ce type de gaz naturel.

Certains schistes contiennent aussi du méthane piégé dans leurs fissurations. Ce gaz est formé par la dégradation du kérogène présent dans le schiste, mais, comme pour le gaz de charbon, il existe deux grandes différences par rapport aux réserves de gaz conventionnel. La première est que le schiste est à la fois la roche source du gaz et son réservoir. La seconde est que l'accumulation n'est pas discrète (beaucoup de gaz réunis en un point) mais continue (le gaz est présent en faible concentration dans un énorme volume de roche), ce qui rend l'exploitation bien plus difficile.

Les Hydrates de méthane sont des structures de glace contenant du méthane prisonnier. Ils sont issus de l'accumulation relativement récente de glace contenant des déchets organiques, la dégradation est biogénique. On trouve ces hydrates dans le permafrost ou sur le plancher océanique. Le volume de gaz existant sous cette forme est inconnu, variant de plusieurs ordres de grandeur selon les études. Aucune technologie ne permet actuellement d'exploiter ces ressources.

C'est principalement du gaz naturel dit « conventionnel non associé » (voir section précédente) qui alimente le marché européen de production du gaz naturel et ses réseaux de transport par gazoducs et méthaniers (voir Industrie du gaz) puis de distribution.

Le gaz naturel traité, en vue d'être commercialisé, est incolore, inodore, insipide, sans forme particulière. Il contient entre 81 et 97 % de méthane. Il est moins dense que l'air : sa densité est de 0,6 par rapport à l'air et sa masse volumique est d'environ 0,8 kg/m³. Il se présente sous sa forme gazeuse au delà de -161ºC environ, à pression atmosphérique.

Son pouvoir calorifique supérieur (PCS) est d'environ 11,5 kWh/m³ en France, pour le gaz le plus couramment consommé, dit « H » (pour « haut pouvoir calorifique »).

Pour des raisons de sécurité depuis l'accident de 1937 à New London au Texas, qui causa la mort de 295 personnes dans une école , un odorisant chimique, à base de tétrahydrothiophène (THT) ou de mercaptan (composé soufré), lui donne une odeur particulière afin de permettre sa détection lors d'une fuite.

Le gaz naturel et le pétrole brut sont souvent associés et extraits simultanément des mêmes gisements, ou encore des mêmes zones de production. Les hydrocarbures liquides proviennent du pétrole brut pour une proportion moyenne de l'ordre de 80 % ; les 20 % restants, parmi les fractions les plus légères, le propane et le butane sont presque toujours liquéfiés pour en faciliter le transport.

L'exploration (recherche de gisements) et l'extraction du gaz naturel utilisent des techniques à peu près identiques à celles de l'industrie du pétrole. Une grande partie des gisements de gaz connus à travers le monde a d'ailleurs été trouvé au cours de campagnes d'exploration dont l'objectif était de trouver du pétrole.

Lors de l'extraction, la détente à la tête de puits provoque la condensation des hydrocarbures C5 à C8. Les liquides récupérés, appelés « condensats de gaz naturel » ou « liquide de puits de gaz naturel » correspondent à un pétrole extrêmement léger, de très haute valeur (donnant de l'essence et du naphta). Tout le reste (hydrocarbures C1 à C4, CO2, H2S et He) est gazeux à température ambiante et acheminé par gazoduc vers une usine de traitement de gaz. Il faut donc deux réseaux de collecte, un pour le gaz et un pour les condensats.

Dans cette usine (qui peut être proche des gisements, ou proche des lieux de consommation), le gaz subit ensuite une déshydratation par point de rosée, puis les différents composants sont séparés. Les hydrocarbures C2 à C4 sont vendus sous le nom de gaz de pétrole liquéfié (GPL et non pas GNL). Le CO2 est le plus souvent simplement rejeté dans l'atmosphère, sauf s'il y a un utilisateur proche. Parfois, on le réinjecte dans une formation souterraine (séquestration du CO2) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le gaz acide est vendu à l'industrie chimique ou séquestré. L'hélium est séparé et commercialisé, s'il est présent en quantité suffisante - dans certains cas, il représente une addition très importante aux revenus générés par le gisement.

Les condensats et les GPL ont une telle valeur marchande que certains gisements sont exploités uniquement pour eux, le « gaz pauvre » (méthane) étant réinjecté au fur et à mesure, faute de débouchés locaux. Même lorsque l'essentiel du gaz pauvre est vendu, on en réinjecte souvent une partie dans le gisement, pour ralentir la baisse de pression, et récupérer au final une plus grande partie des condensats et du GPL.

L'autre partie (la plus grande) est transporté par gazoduc ou par méthanier vers les lieux de consommation.

Le transport du gaz traité (gaz pauvre, presque exclusivement du méthane) est par nature beaucoup plus difficile que pour le pétrole. Cela explique que, pendant longtemps, les gisements de gaz n'intéressaient les compagnies que s'ils étaient relativement proches des lieux de consommation, tandis que les gisements trouvés dans des endroits isolés n'étaient développés que si leur taille justifiait les infrastructures nécessaires. Sachant que la rentabilité des gisements gaziers s'est considérablement améliorée depuis plusieurs années, plusieurs gisements qui étaient vus comme « sub-commerciaux » sont maintenant profitables.

Pour transporter le gaz naturel des gisements vers les lieux de consommation, les gazoducs sont le moyen le plus courant. Mais une part croissante du gaz consommé est transportée sous forme liquide, à -162°C et à pression atmosphérique, dans des méthaniers du lieu de production vers les lieux de consommation : c'est ce que l'on appelle le GNL, ou Gaz Naturel Liquéfié. Sous cette forme liquide, le gaz naturel offre, à volume égal avec le fioul domestique, un pouvoir calorifique qui correspond à plus de la moitié du pouvoir calorifique de celui-ci.

Mais cette solution qui permet de « condenser » l'énergie gazeuse sous un volume réduit exige des investissements très lourds, tant pour la liquéfaction que pour le transport. À titre indicatif, le coût d'une usine de liquéfaction, de taille minimale de l'ordre de 45 Gthermies/an (3,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié) est de l'ordre de 400 à 500 millions USD et si l'on veut doubler cette capacité, il faut ajouter 85 % de plus à ce coût.

Les navires de transport, qui ont des réservoirs cryogéniques, coûtent également très cher : en 2006, plus de 200 millions d'euros pour une capacité de 100 000 tonnes, soit le prix d'un pétrolier de quelques 300 000 tonnes.

Mais, vue l'augmentation constante des besoins en énergie de toutes sortes et la flambée du prix du pétrole depuis le début du XXIe siècle, tous ces investissements sont amplement justifiés. La filière du gaz naturel liquéfié nécessite cependant une taille importante pour être économiquement viable, il faut donc une forte production à exporter pour justifier la construction d'une usine de liquéfaction et, inversement, d'importants besoin d'importation pour construire un terminal de réception. En 2006, il n'existe aucun projet en dessous de 2 ou 3 millions de tonnes par an pour l'exportation, 1 pour l'importation.

Lors de sa liquéfaction, le gaz naturel est fractionné, si nécessaire, pour le séparer de l'éthane, du propane et du butane. À l'arrivée près des lieux de consommation, le GNL est éventuellement stocké sous forme liquide puis regazéifié dans des terminaux méthaniers. Il est alors émis sur un réseau de transport classique. Ici encore, il faut des investissements importants pour la réception, le stockage et la regazéification. Ces investissements sont cependant moindres que pour la liquéfaction ou le transport par méthanier.

Pour le traitement, et si l'on veut séparer les GPL avant le transport, à partir des gisements de gaz et de condensats (si ceux-ci sont proches), on installe deux réseaux de collecte, un pour le gaz naturel et un autre pour les condensats. Le gaz et les condensats sont dirigés vers des installations de traitement et de désulfurisation.

Comme tous les combustibles fossiles, après combustion, il rejette du gaz carbonique, mais seulement 55 kg par gigajoule de chaleur produite, contre 75 pour le pétrole brut, et 100 environ pour le charbon. Par rapport aux énergies non renouvelables, l'avantage du gaz naturel est encore plus grand si l'on tient compte des émissions sur le cycle complet « du puits au brûleur » et pas seulement de celles résultant de l'usage final du combustible : en effet, l'extraction et le traitement du gaz naturel consomment beaucoup moins d'énergie. Mais n'oublions pas qu'il existe des solutions alternatives et le gaz est une énergie très polluante par rapport aux énergies renouvelables.

L'utilisation du gaz naturel ne produit pratiquement pas d'oxydes d'azote (NOx), et quasiment aucune pollution locale comme les oxydes de soufre, les poussières, etc. Cet intérêt a une conséquence économique directe par rapport aux autres énergies fossiles : une installation (centrale électrique, chaufferie, cimenterie ou autre) brûlant du charbon a besoin de dispositifs de dépollution, pour extraire le soufre, les NOx et les poussières des fumées. Ces installations sont très coûteuses à construire et à entretenir. Avec le gaz naturel, ces appareillages sont inutiles, d'où une économie importante. De plus, le gaz naturel ne laisse pas de cendres. Par contre, le gaz naturel reste toujours une énergie plus polluante que l'utilisation des énergies renouvelables.

Le gaz naturel est utilisé comme source d'énergie dans l'industrie afin de produire de la chaleur (chauffage, fours…) et de l'électricité. En 2006, au niveau mondial, plus de 20 % de l'électricité est produite à partir de gaz naturel, et cette part ne cesse d'augmenter. Chez les particuliers, le gaz naturel est utilisé pour le chauffage, l'eau chaude et la cuisson des aliments. Enfin, depuis quelques années, le gaz naturel comprimé en bouteilles est utilisé en France comme carburant pour les véhicules (GNV). Mais déjà plus d'un million de véhicules au gaz naturel roulent déjà dans le monde, dans des pays comme l'Argentine et l'Italie.

C'est aussi à partir du méthane qu'on synthétise l'ammoniac (NH3) et l'urée (CO(NH2)2), qui sont le point de départ de l'industrie des engrais.

En 2006, globalement, l'usage du gaz naturel est en expansion, la plupart des pays favorisant son usage accru partout où il peut se substituer au pétrole. Il présente en effet plusieurs avantages en comparaison avec ce dernier : moins cher en général, moins polluant, il permet également une diversification des approvisionnements énergétiques des pays importateurs (géopolitique), même si la crise entre l'Ukraine et la Russie au début de l'année 2006 montre que ce n'est pas "LA" solution miracle. Dans certains pays, comme la Russie ou l'Argentine, l'usage du gaz naturel a même dépassé celui du pétrole.

Le gaz naturel est devenu une industrie globale, ce qui tranche singulièrement avec l'époque (jusqu'aux années 1950, bien plus tard dans certains pays), où il était avant tout perçu comme un coproduit encombrant et dangereux des puits de pétrole.

Le pouvoir calorifique d'un combustible est la quantité de chaleur exprimée en kWh ou MJ, qui serait dégagée par la combustion complète de un (1) mètre cube normal (m³(n)) de gaz sec dans l'air à une pression absolue constante et égale à 1,01325 bar, le gaz et l'air étant à une température initiale de 0°C (zéro degré Celsius), tous les produits de combustion étant ramenés à 0°C et une pression de 1,01325 bar.

Le pouvoir calorifique du gaz naturel s'exprime en MJ ou kWh par mètre cube.

On distingue 2 pouvoirs calorifiques.

Le gaz naturel contient cependant plus d'hydrogène, par conséquent, la déperdition d'énergie est plus importante lors de la combustion en raison de la formation de vapeur d'eau évacuée par la cheminée. Environ 10 % de l'énergie disponible est perdue dans ce cas.

Pour la plupart des appareils domestiques, ces deux types de gaz sont interchangeables, certains appareils nécessiteront cependant un réglage.

Le gaz naturel, en tant que ressource abondante, peu chère et disponible n'est plus d'actualité. En effet, les pays qui disposent des ressources les plus importantes (Russie en tête avec un tiers des réserves mondiales, mais aussi Algérie, Bolivie, etc) l'utilisent dorénavant à des fins politiques et diplomatiques. Le gaz est en train de devenir un enjeu majeur et la pérennité des approvisionnements est une préoccupation illustrée par les nombreux débats au sein de l'Union européenne autour de la signature de la Charte européenne de l'énergie par la Russie ou pas.

Les pays de l'ancien bloc soviétique, qui cherchaient à sortir de la sphère d'influence russe pour ne plus dépendre de Moscou, dépendent aujourd'hui en grande partie de Gazprom, le groupe que le Kremlin a constitué pour assurer une domination de ce secteur économique mais aussi pour accroître la dépendance des pays européens vis-à-vis des livraisons russes.

Le contexte actuel, marqué par une insécurité des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient (avec la question de l'Iran et son programme nucléaire), accroît les tensions sur les marchés mondiaux des hydrocarbures. La Russie cherche à en tirer profit afin de remettre en route son économie mais aussi pour retrouver la puissance perdue. Elle est ainsi qualifiée de "super-puissance énergétique" (Richard Lugar) ou de "énergocratie" (Françoise Thom).

En 2005, selon BP, le monde a produit 2743 milliards de mètres cubes de gaz naturel, en hausse de 2,5 % par rapport à l'année précedente (alors que la production de pétrole n'a augmenté que de 1 %). La Russie représente 22 % de la production mondiale.

Les chiffres de production de gaz naturel sont assez complexes à interpréter, selon les modes de calcul on peut ou non compter le gaz associé brulé en torchère, compter les volumes de gaz avant ou après extraction des polluants, etc. Les chiffres de l'AIE sont d'ailleurs différents de ceux de BP, avec une production mondiale de 2 871 G(m3) pour la même année, soit près de 5 % plus que BP.

En haut



Gaz naturel comprimé

Un bus Neoplan AN440A au GNC, exploité par ABQ RIDE à Albuquerque (Nouveau-Mexique).

Le gaz naturel comprimé (GNC) est un substitut aux combustibles fossiles pour remplacer l'essence (pétrole), le diesel, ou le GPL. Bien que sa combustion produise des gaz à effet de serre, il s'agit d’une solution rechange à ces combustibles, plus propre pour l’environnement, et il est beaucoup plus sûr que d'autres combustibles en cas de fuite (le gaz naturel est plus léger que l'air et se disperse rapidement lorsque il est libéré).

Le GNC est fait par compression de gaz naturel (qui est principalement composé de méthane ), à moins de 1% de son volume à la pression atmosphérique normale. Il est stocké et distribué dans des conteneurs en dur généralement de forme cylindrique ou sphérique, sous pression (200-220 bar). Le GNC est utilisé dans le moteur, des véhicules traditionnels, à combustion interne qui ont été transformé en bicarburation (essence / GNC). Les véhicules au gaz naturel sont de plus en plus utilisés en Europe et en Amérique du Sud en raison de la hausse du prix de l'essence.

En réponse aux prix élevés du carburant et aux préoccupations environnementales, le GNC commence à être également utilisé dans les véhicules légers ou camionnettes, les véhicules de poids moyen ou camions de livraison, de transport et les autobus scolaires, et les trains.

La densité volumique d'énergie du GNC de la est estimée à 42% du GPL du (car il n'est pas liquéfié), et 25% de celle du gasoil.

Le GNC peut être utilisés dans les moteurs à quatre temps (essence) et moteurs diesel modifiés. Les moteurs quatre temps avec un mélange pauvre peuvent atteindre un rendement thermique plus élevé par rapport aux moteurs quatre temps stœchiométriques compte tenu des émissions de NO x et d’hydrocarbones. Le moteur stœchiométrique avec contrôle électronique offre la plus faible des émissions dans l'ensemble et de la plus haute puissance de possible, en particulier lorsqu'il est combiné avec recirculation des gaz d'échappement, le turbocompresseur et intercooler, et les convertisseurs catalytiques à trois voies, mais souffre en termes de rejet de chaleur et consommation de carburant. Un moteur à gaz naturel convenablement conçu peut avoir un plus grand rendement par rapport à un moteur à essence car l'indice d'octane du gaz naturel est plus élevé que celui de l'essence, ce qui permettra de concevoir un moteur avec un taux de compression plus élevé. Le GNC peut être approvisionné depuis des systèmes à basse pression (« remplissage lent ») ou à haute pression (« remplissage-rapide »). La différence réside dans le coût de la station de ravitaillement par rapport au temps. Il existe également des adaptations pour se ravitailler en carburant depuis une conduite de gaz du secteur résidentiel au cours de la nuit, mais c’est interdit dans certains pays. Les véhicules se ravitaillant au gaz naturel domestique sont de plus en plus populaires aux États-Unis, en particulier en Californie et à New York, et des crédits d'impôt sont disponibles pour l'installation nécessaire. Les réservoirs de GNC peuvent être en acier, alu, ou plastique. Les bouteilles légères en composite (Liner métallique renforcé par un filament continu imprégné de résine "ISO 11439 GNC-3" / Filament continu imprégné de résine avec liner non métallique (tout-composite) "ISO 11439 GNC-4") sont particulièrement intéressantes pour les véhicules car celles-ci offrent d'importantes réductions de poids par rapport à la génération précédente en acier et en aluminium, ce qui induit une moindre consommation de carburant. Les bouteilles de gaz naturel livrées avec soupapes de sécurité suivent généralement la norme ISO 11439.

L'équipement nécessaire à un moteur pour le GNC comprend un régulateur de pression (un dispositif qui convertit la pression de stockage du gaz naturel à la pression d’utilisation) et un mélangeur de gaz ou injecteurs de gaz. La génération précédente de kits d’adaptation au GNC étaient principalement de type Venturi, utilisant l’effet Venturi pour le mélange des gaz. Souvent le mélangeur de gaz est un doseur asservi par un moteur pas à pas en se fondant sur la rétroaction d'une sonde à oxygène dans les gaz d'échappement. Les nouveaux kits de conversion GNC ont une fonctionnalité d'injection électronique de gaz multipoint, similaire aux systèmes d'injection d'essence présents dans la plupart des voitures actuelles.

Le gaz naturel comprimé dans les véhicules exige une plus grande quantité d'espace de stockage que l'essence. Comme il s'agit d'un gaz comprimé, plutôt que d'un liquide comme l'essence, le GNC prend plus d'espace par litre équivalent essence équivalent (LEE). Par conséquent, les réservoirs utilisés pour stocker le GNC pennent généralement de la place dans le coffre d'une voiture - ou sur le plateau d'une camionnette. Ce problème est résolu par la construction en usine de véhicules au GNC par l’installation des réservoirs sous la carrosserie, grâce à une disposition plus rationnelle des composants, en laissant le l’habitacle libre (par exemple, Fiat Multipla, la Nouvelle Fiat Panda, Volkswagen Touran EcoFuel, Chevy Taxi (vendus dans des pays comme le Pérou), etc.) les véhicules GNC sont considérés comme plus sûrs que ceux à l'essence. .

Les voitures GNC disponibles en Europe sont des véhicules bi-carburant brûlant un seul combustible à la fois. Leur moteur est aux normes des moteurs à essence. Cela signifie qu'ils peuvent fonctionner indifféremment à l'essence soit à partir d'un réservoir d'essence ou au gaz naturel à partir d'une bouteille dans le coffre. Le conducteur peut choisir le carburant à utiliser simplement par un interrupteur sur le tableau de bord.

Plusieurs constructeurs (Fiat, Opel (General Motors), Peugeot, Volkswagen, Toyota, Honda et autres) vendent des voitures en bi-carburant.

Tout véhicule essence existant peut être transformé en bi-carburant (essence / GNC). Les magasins autorisés peuvent faire la mise à niveau, cela implique l'installation d'un réservoir GNC dans le coffre, l'installation de la tuyauterie, l'installation d'un système d'injection de gaz naturel et de l'électronique. Outre la réduction des coûts et de réduire notre dépendance vis à vis des pays producteurs de pétrole, un avantage majeur des véhicules GNC est de réduire la pollution.

Des locomotives GNC sont exploitées par plusieurs compagnies chemins de fer. La Napa Valley Wine Train a adapté avec succès avant 2002 une locomotive diesel pour fonctionner au gaz naturel comprimé. Cette locomotive a été mise à jour pour utiliser un système d'injection de carburant contrôlé par ordinateur en Mai 2008, et est maintenant la principale locomotive de la Napa Valley Wine Train. Ferrocarril Central Andino au Pérou, exploite une locomotive de fret au GNC sur une ligne depuis 2005. Les locomotives GNC sont généralement des locomotives diesel transformées pour utiliser un générateur au gaz naturel comprimé au lieu des générateurs diesel pour produire l'électricité qui alimente le moteur du train. Certaines locomotives GNC sont en mesure de tirer sur leurs bouteilles seulement quand il y a une demande de puissance, qui, théoriquement, leur donne une plus grande efficacité énergétique que les moteurs diesel.

Le GNC est souvent confondu avec le gaz de pétrole liquéfié (GPL). Bien que les deux soient des formes stockées de gaz naturels, la principale différence est que le GNC est sous forme comprimée, alors que le GPL est sous forme liquéfié. Le GNC a un coût inférieur de production et de stockage que le GPL puisque cela ne ne nécessite pas un coûteux processus de refroidissement et des réservoirs cryogéniques. Le GNC a besoin d'un volume beaucoup plus important pour stocker la même masse equivallente d'essence ou de pétrole et le nécessite de très hautes pressions (3000 à 4000 psi, ou 205 à 275 bar).

Le Canada est un grand producteur de gaz naturel, de sorte qu'il en résulte que le GNC est utilisé au Canada comme une économie de carburant. L'industrie canadienne a mis au point des moteurs de camions et d'autobus alimentés au GNC. Les stations services proposant à la fois GNC et propane ne sont pas difficiles à trouver dans les grandes villes.

Aux États-Unis, des crédits d'impôt fédéral sont disponibles pour l'achat d'un nouveau véhicule GNC. L'utilisation de ce carburant varie d'un État à l'autre. En Californie, le GNC est largement utilisé par les flottes des villes et comtés, ainsi que les transports publics (ville / autobus scolaires), et la Californie du Sud compte à elle seule 90 stations service pour le public. Bien que le prix du gaz naturel soit en hausse, le gaz naturel comprimé est disponible à 30-60% de moins que le prix de l'essence, moyenne constatée, dans une grande partie de la Californie. L’utilisation personnelle du GNC est un petit marché de niche actuellement, mais avec les incitations fiscales et un nombre croissant de stations service, il connaît une croissance sans précédent. L'état de l'Utah propose un réseau de stations service, subventionnées par l'État, vendant le GNC à un prix de 0.85$/gge(gazoline gallon équivalent) , alors que l'essence est au-dessus de 4.00$/gal. Ailleurs dans le pays, les prix de détail moyen est de 2.50$/gge environ, avec le ravitaillement domestique pour environ 1.50$/gge. A part les vehicules transformés, et les véhicule d'occasion des autorités, le seul véhicule GNC produit actuellement aux États-Unis est la Honda Civic GX berline, ce qui fait un nombre limité et uniquement disponible dans quelques États.

Une initiative, connue sous le nom de Plan Pickens, appelle à l'extension de l'usage du GNC comme un combustible pour les véhicules lourds a été récemment lancée par un entrepreneur pétolier T. Boone Pickens. Les électeurs de Californie ont repoussé la proposition 10 en 2008 lors des élections générales par une importante (59,8% à 40,2%) majorité. La proposition 10 était une mesure de 5 milliards de dollars d'obligations qui, entre autres choses, aurait offert des remises à des résidents de l'état pour l'achat de véhicules GNC.

Le congrès a encouragé la transformation des véhicules au GNC par des crédits d'impôt à hauteur de 50% du coût de l’adaptation de l’auto et de la station de remplissage domestique. Cependant, alors que le GNC est un combustible beaucoup plus propre, la transformation nécessite un certificat de type de l'EPA (certificat des mines en France). Le respect des exigences d'un certificat de type peut coûter jusqu'à 50,000 $.

L'Italie a actuellement le plus grand nombre de véhicules GNC en Europe et c'est le 4ème pays dans le monde en nombre de véhicules GNC en circulation.

L'usage du méthane (GNC) pour les véhicules a commencé dans les années 1930 et a continué peu ou prou jusqu'à aujourd'hui.

Actuellement (06/2008) il y a une grande expansion du marché du gaz naturel pour véhicules (GNC et GPL) causée par la hausse du prix de l'essence et par la nécessité de réduire les émissions de polluants atmosphériques.

Avant 1995, la seule façon d'avoir une voiture alimentée au GNC était par transformation par kit. La production était de Landi Renzo, Tartarini Auto, Prins Autogassystemen, OMVL, Bigas, ... et AEB pour les pièces électroniques utilisés par la plupart des fabricants de kits.

Landi Renzo et Tartarini ont des filiales vendant des véhicules en Asie et en Amérique du Sud.

Après 1995 des voitures bi-carburant (essence / GNC) sont disponibles chez plusieurs grands fabricants. Actuellement, Fiat, Opel (GM), Volkswagen, Citroën, Renault, Volvo et Mercedes vendent divers modèles de voitures et petits camions qui sont essence/GNC. Habituellement les pièces GNC utilisées par les grands constructeurs automobiles sont effectivement produits par les fabricants des kits du marché, par exemple, Fiat utilise des composants Tartarini Auto, Volkswagen utilise des composants Teleflex GFI et Landi Renzo.

En Italie, il ya plus de 800 stations service GNC.

Au Portugal il y a 4 stations service GNC, mais 3 d'entre elles ne vendent pas au public. Seulement à Braga vous pouvez le trouver sur la station de bus de la ville (TUB).

Ankara a 1 050 bus au GNC.

L'Argentine et le Brésil sont les deux pays avec les plus grandes flottes de véhicules GNC. L’adaptation a été facilitée par un grand écart de prix avec les combustibles liquides. Le matériel de transformation est produit localement et il y a de plus en plus d’infrastructures GNC. Un «réseau-bleu» des stations GNC est en cours d'élaboration sur les principales autoroutes du Cône Sud (notamment le Chili et la Bolivie) pour permettre au transport longue distance d’être alimentés au GNC .....

Le prix du GNC coûts est de 18,90 roupies (USD $ 0,46) par kg comparé à 56.00 (US $ 1,45) par litre de l'essence. La réduction des coûts est immense avec la réduction des émissions et des voitures écologiques.

CNG est devenu l'une des principales sources de combustible utilisée dans les moteurs de voiture en Iran, au Pakistan, au Bangladesh et en Inde. L'usage du GNC est mandaté pour le système de transport public de la capitale de l'Inde New Delhi, ainsi que pour la ville d'Ahmedabad, dans l'État du Gujarat. La Delhi Transport Corporation exploite la plus grande flotte de bus GNC. Aujourd'hui, de nombreux pousse-pousse ainsi que les véhicules personnels en Inde et au Bangladesh sont en cours d’adaptation à la technologie GNC, dont le coût est de l'ordre de 800 à 1000$. Dans la capitale du Bangladesh, Dhaka, pas un seul rickshaw sans GNC n’est autorisé depuis 2003.

En Iran quelque 650.000 véhicules ont été transformés en bi-carburation, soit dans le processus de production dans des usines ou à des ateliers spécialisés depuis 2007. Il y a près de 400 stations de ravitaillement opérationnelles dans tout le pays et des plans pour élargir le réseau à plus de 800 stations. Il y a aussi un mandat du gouvernement pour que 60% des voitures produites localement soient équipées d'un système double carburation.

Au Moyen-Orient et en Afrique, l'Égypte est un dix premiers pays dans le monde avec plus de 63 000 véhicules GNC et 95 stations service. L'Égypte a également été le premier pays en Afrique et au Moyen-Orient à ouvrir une station service de GNC en Janvier 1996.

Au Pakistan, la majorité des véhicules privés sont adaptés au GNC en raison du prix par rapport à l'essence. Seuls les voitures de luxe et les véhicules officiels désormais fonctionnent à l'essence. Toutefois, en raison de la mauvaise qualité des contrôles, des accidents se sont produits en raison de l'explosion de réservoirs ne respectant pas les normes.

À Singapour le GNC est de plus en plus utilisé par les véhicules de transport public comme les autobus et les taxis, ainsi que les véhicules de transport de marchandises. Toutefois, selon ‘’Channel NewsAsia’’ le 18 avril 2008, plus de propriétaires de voitures privées dans ce pays font convertir leurs véhicules pour être au GNC - sans doute motivés par l'escalade du prix de l'essence récemment. Le coût initial de la transformation d'une voiture ordinaire à bi-carburant dans l'atelier de conversion allemand de C. Melchers-Galileo, par exemple, est d'environ 4000 S$ (2300 US $), projetant la promesse de véritables économies de coûts du bi-carburant vers le long terme.

Comme les subventions sur les combustibles ont été progressivement supprimées en Malaisie à partir 5 juin 2008, la hausse de 41% des prix de l'essence et du diesel a conduit à une augmentation de 500% du nombre de nouveaux réservoirs de GNC installés. Le constructeur automobile national Proton étudié le montage de ses modèles Waja, Saga et Persona avec le kit GNC de Prins Autogassystemen d'ici la fin de 2008, tandis qu’un distributeur local de voitures Hyundai assemblées localement offre les nouveaux modèles avec le kit GNC . Les centres d’adaptation, qui ont également profité du rush pour abaisser leurs coûts d'exploitation, effectuent aussi des conversions partielles sur les véhicules routiers, ce qui leur permet de fonctionner à la fois à l'essence ou au diesel et le GNC pour un coût variant entre 3 500 RM à 5 000 RM pour les voitures particulières.

En Chine, des entreprises telles que sino-énergy sont actives dans le développement de stations GNC dans les villes moyennes de l'intérieur du pays, où au moins deux gazoducs sont opérationnels.

Au cours des années 1970 et 1980, le GNC a été couramment utilisé en Nouvelle-Zélande dans le sillage de la crise pétrolière, mais a diminué après la baisse du prix de l'essence.

Brisbane transports et Transperth en Australie ont tous deux adopté une politique d'achat de bus seulement GNC à l'avenir. Transperth va acheter 451 autobus Mercedes-Benz OC500LE et entreprendre les essais de l’autobus articulé GNC de Scania MAN et Irisbus, tandis que Brisbane transports a fait l'acquisition de 216 Scania L94UB et 240 MAN modèles 18.310 ainsi que 30 autobus articulés MAN NG 313 GNC. State Transit Authority de la Nouvelle-Galles du Sud (opérant sous le nom de "Sydney Bus") exploite 102 bus Scania L113CRB, deux Mercedes-Benz O405 et 300 autobus Mercedes-Benz O405NH et sont en train de prendre livraison de 255 Euro 5 Mercedes - OC500LEs.

Dans les années 1990 Benders Busways de Geelong, Victoria a testé des bus GNC pour la Energy Research and Development Corporation.

Martin Ferguson, Ollie Clark, et Noel Childs en vedette sur ABC 7.30 Rapport de soulever la question du GNC comme carburant négligé pour le transport option en Australie, en soulignant l'importance des volumes de GPL actuellement exportés de la North West Shelf en regard du coût de l'importation de pétrole brut en Australie. La possibilité et les voies de développement de l'industrie sont mises en correspondance d'une synthèse sur le site d'actualités de Rosetta Moon .

En haut



Gisement de gaz naturel de Saint-Marcet

Gisement de gaz naturel situé sur les communes françaises autour de Saint-Marcet dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Léon Bertrand géologue eut l'intuition en 1921 que la structure géologique pourrait éventuellement abriter un gisement d'hydrocarbures.

En 1939 l'Office national des Combustibles liquides ordonna la réalisation d'un sondage pour la recherche de pétrole dans le Comminges qui déboucha sur la découverte inattendue du gisement de gaz naturel de Saint-Marcet le 14 juillet 1939 par le CRPM.

L'exploitation de l'important gisement de gaz naturel de Saint-Marcet fut confiée à la Régie Autonome des Pétroles (RAP) créée à cette occasion.

En haut



Rentabilité économique du transport du gaz naturel par la méthode NGH

Les études japonaises et américaines qui ont été réalisées depuis 2001 avec le but de démontrer que l'imperméabilisation d'un système d'approvisionnement NGH dans le cadre de l'exploitation des gisements de gaz naturel offshore et non pas dans l'exploitation des gisements d'hydrates eux-mêmes (puisque celle-ci n'a pas encore pu être réalisée de façon effective dans un cadre d'approvisionnement à l'échelle industrielle) présentait un avantages économique indéniable.

Les études de faisabilité réalisées à cet effet ont donc démontré que l'utilisation de systèmes d'approvisionnement NGH basés sur les techniques de production d'hydrate de méthane synthétique était rentable dans le cadre d'une exploitation rationnelle des gisements de gaz naturel de moyenne et moindre importance : l'exploitation des gisements de gaz naturel comprend par définition un investissement très important dans les technologies de liquéfaction du gaz. L'investissement de base et le coût de construction et de mise en service d'une unité de liquéfaction rend l'exploitation des gisements de faible ou moyenne importance non économiquement viable.

Les gisements touchés par ce procédé seraient des réserves offshore de moyenne et moindre importance soit entre 5 et 0,1 TCF ( terracubicfeet ) pour lesquels l'investissement de départ de la construction et de la mise en place d'une unité d'exploitation classique représente un cout d'investissement trop important ( Taille minimum pour une exploitation classique rentable =5TCF).

L'avantage du système NGH est donc principalement de réduire le coût de l'investissement initial dans l'unité de production, ce qui rend l'exploitation de ces derniers gisements économiquement viable.

De plus l'utilisation de la technologie d'exploitation par l'intermédiaire de FPSO permet une migration plus souple des moyens d'extraction, exploitations et productions d'un gisement à l'autre.

Voici une présentation des chiffre des coûts totaux pour une chaine de transport et production NGH comparée à une LNG. Ces chiffres sont en millions de $US et sont basés sur une distance de 6000 km (3243 Nautical Miles), une température de l'eau de max 35 °C et une quantité de gaz final de 400 MMscfs.

Le coût d'approvisionnement des hydrates de gaz synthétiques reste supérieur à celui du système LNG classique, ce qui peut facilement être expliqué par la quantité finale de gaz libre transportée par rapport au poids de la cargaison, et le coût initial de la construction, de l'entretien et de l'exploitation des navires (hors coût du transport) restent inférieurs à celui d'un navire LNG classique.

De plus, si la distance reste inférieure à 6000KM le système d'acheminement NGH devient alors moins coûteux que le classique LNG. La production et la regazéification étant à la base déjà moins coûteuses avec le NGH et nécessitant de moindres investissements, le système marque ici toute sa supériorité sur le système de compression classique par liquéfaction du gaz naturel.

De plus, de par ses caractéristiques d'autopréservation et de stockage à des températures ou pressions nettement plus raisonnables, le système NGH est également plus souple d'utilisation et représente moins de danger à l'exploitation.

En haut



Source : Wikipedia