Consommation

3.3859223300895 (1236)
Posté par seb 29/03/2009 @ 05:09

Tags : consommation, economie

Dernières actualités
Crédit à la consommation : le Sénat encadre davantage - Le Figaro
«Il faut empêcher les publicités biaisées», avait souligné Christine Lagarde, lors de la discussion, devant le Sénat, des articles de son projet de réforme du crédit à la consommation. Les sénateurs l'ont écouté et ont ainsi adopté des dispositions...
USA : hausse moins forte que prévu des prix à la consommation en mai - Investir.fr
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,1% aux Etats-Unis le mois dernier. Sur un an, le taux d'inflation affiche un repli 1,3%, le plus important depuis avril 1950. Les analystes tablaient sur une hausse de 0,3% sur un mois et sur une contraction...
Bouygues Immobilier paye son datacenter à la consommation électrique - Journal du Net
Il sera facturé en fonction de la consommation électrique. Confronté à la nécessité de déménager son siège social mi-2009, Bouygues Immobilier avait pour ambition de répondre aux normes à venir en matière de sécurité et d'environnement....
GeIL : de la DDR3 basse-consommation - Tom's Hardware
Le constructeur GeIL a récemment présenté de nouveaux modules de mémoire DDR3 « basse consommation » puisqu'alimentés avec une tension de seulement 1,2 V, soit une tension équivalente à celle demandée par la les puces de mémoire DDR4....
Vinexpo prévoit une hausse de 36 % de la consommation de vin en Chine - LeMoci.com
Après avoir augmenté de 61 % entre 2003 et 2007, la consommation de vin en Chine va encore progresser de 36 % entre 2008 et 2012. D'après le site viti-net.com, l'étude du cabinet IWSR pour le salon Vinexpo, qui ouvre le 21 juin à Bordeaux,...
Timide rebond des prix à la consommation - La Vie Financière
(CercleFinance.com) - Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont légèrement augmenté au mois de mai à la faveur d'un rebond des prix des transports et de l'énergie, montrent des statistiques officielles publiées ce mercredi....
Baisse de 12% de la consommation de textiles et d'habillement en mai - LaDépêche.fr
La consommation d'articles d'habillement et de textiles a baissé de 12% en valeur en mai 2009 par rapport à mai 2008, selon les chiffres de l'Institut français de la mode (IFM) communiqués le 17 juin. Ces résultats sont compris entre -16% pour les...
Taxe carbone : va-t-elle faire baisser la consommation d'énergies ... - GEO.fr
Prônée depuis plusieurs années par la Fondation Nicolas Hulot, cette contribution vise à encourager une baisse de la consommation d'énergie en taxant les émissions de CO2 liées à l'utilisation d'énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon)....
Overclocker son Core 2 : astuces, consommation - ZeDen.net
Notre confrère vient de mettre en ligne un article visant les Core 2 Duo, qui, comme leur réputation l'indique, sont de véritables bêtes en overclocking. Mais quelle fréquence atteindre? L'overclocking classique, à savoir la plus haute fréquence...
L'emprunt EDF fait chuter… la consommation... - Ecolopresse
Alors qu'EDF fait appel à l'épargne des Français ce mercredi 17 juin 2009, le dernier « aperçu sur l'énergie électrique » diffusé par le Réseau de Transport de l'Electricité démontre que la France a vu sa consommation électrique chuter, au mois d'avril...

Consommation

La consommation est l'acte d'achat et l'utilisation de biens et services, généralement dans le but de satisfaire ses besoins ou ses désirs. Elle est le fait des consommateurs, des entreprises et de l'État.

Les phases complémentaires de la consommation sont la production et la distribution.

La consommation finale des ménages ou la consommation privée: comprend trois éléments: L'ensemble des dépenses ayant permis l'acquisition de biens et services marchands par les ménages pour satisfaire leurs besoins individuels. L'ensemble des dépenses pour les biens et services relevant de la production pour usage final propre, les services domestiques, les services du logement produits par les propriétaires occupants, l'autoconsommation acquis auprès des producteurs non marchands.

Elle correspond à des prestations en nature de biens et services cédés gratuitement ou à des prix non significatifs aux ménages (enseignement, santé, action sociale, des services récréatifs ou culturels).

Elle correspond aux transferts sociaux non marchands destinés aux ménages.

Lorsque les ménages consomment ce qu'ils produisent eux-mêmes, même partiellement, on parle d'autoconsommation. Ce cas se rencontre notamment dans l'agriculture traditionnelle. (Voir agriculture vivrière).

L'évolution de la consommation est un élément clé de la conjoncture économique.

Il faut tout d'abord admettre le fait que pour consommer, les agents économiques, notamment les ménages, ont besoin d'un revenu.

Ainsi, les ménages perçoivent des revenus du travail (salaires nets des cotisations sociales, revenus non salariaux des travailleurs indépendants) et des revenus de la propriété (dividende, intérêts et loyers). La somme constitue le revenu primaire. A ces revenus, il faut ajouter les revenus de transfert (prestations sociales) et déduire les impôts directs. On obtient ainsi le montant total des ressources qui reste à la disposition des ménages afin de consommer ou épargner.

En comptabilité nationale, l'épargne brute des ménages représente la part du revenu qui "reste disponible pour accumuler les actifs physiques et financiers". Elle constitue le solde du compte d'utilisation du revenu et a deux composantes: L'épargne financière (avoirs liquides, placements) L'épargne non financière (acquisition de logements, achats de biens d'équipement par les entrepreneurs individuels).

L'épargne est nette lorsqu'on déduit l'amortissement du capital des entrepreneurs.

Cette fonction de consommation keynésienne est remise en cause par les travaux de Milton Friedman publiés en 1957 dans Théorie de la fonction de consommation. Alors que le keynésianisme dominait, il remit en cause cette fonction et en souligna les imperfections. A la place il formula en particulier l'hypothèse de revenu permanent, qui postule que les choix de consommation sont guidés non par les revenus actuels mais par les anticipations que les consommateurs ont de leurs revenus. Ces anticipations étant plus stables, elles ont tendance à lisser la consommation, même quand le revenu disponible baisse ou augmente. Ces travaux furent particulièrement remarqués car ils remettaient en cause la validité des politiques conjoncturelles de relance de la demande et le multiplicateur d'investissement keynésien.

La sociologie considère la consommation comme un acte essentiel de la vie en société, particulièrement dans le contexte de la société de consommation. Elle étudie la consommation sous un angle éventuellement non financier, étudiant notamment, les motivations de la consommation, les influences, l'usage des biens et services consommés, leur rôle symbolique.

Si la théorie classique postule que consommation et qualité de la vie sont liées, certaines enquêtes relativisent ce postulat. Selon l'enquête Trend Observer 2008 de l'institut Ipsos, six français sur dix sont d'accord avec l'idée que, pour améliorer la qualité de vie, il faut réduire la consommation.

La philosophie pose notamment la question de la consommation d'un point de vue moral.

Les religions portent généralement un regard relativement distancié, voir critique, vis-à-vis de la consommation qui est représente l'attachement aux biens matériels du monde et risque donc, à leurs yeux, de détourner l'Homme d'autres valeurs.

Dans le judaïsme, l'économie du Sabbat et les leçon de la manne apportée par Dieu lors de la traversée du désert par les Hébreux (ne ramasser que ce dont on a besoin, ne pas faire de réserves) ont également été interprété comme des appels à la modération de la consommation.

Pour l'église catholique, le synode épiscopal qui a suivi Vatican II a déclaré que la cause philosophique de la société de consommation était un excès d'immanentisme, c'est-à-dire une forme de sensualisme porté exclusivement vers la vie matérielle. Cette forme de matérialisme est apparentée à l'enseignement de Spinoza.

Dans le bouddhisme, le but de l'Homme est d'atteindre le Nirvāna, qui se caractérise par la libération de tout désir matériel, source de souffrance, la fusion par la méditation dans un Tout spirituel qui fait disparaître la personne et la fin du cycle des réincarnations. Ces objectif apparaissent contradictoire avec une consommation de biens et services allant au delà de ce qu'exige le maintien en forme de la personne humaine.

Le terme « société de consommation » est la simplification du terme « société industrielle de consommation dirigée », défini par Henri Lefebvre comme étant l'état du capitalisme d'après la Seconde Guerre mondiale (le Salon des arts ménagers en est le fer de lance au milieu des années 1950).

Une société de consommation, caractérise une dans laquelle l'achat de biens de consommation est à la fois le principe et la finalité de cette société. Dans celle-ci, le niveau moyen de revenu élevé satisfait non seulement les besoins considérés comme essentiels (alimentation, logement, éducation, santé,…) mais il permet aussi d'accumuler des biens (par plaisir, pression sociale ou publicitaire) et de les utiliser ou juste les montrer (pour des raisons esthétiques ou autres), dépenses que certains jugent superflues. Son symbole est l'objet « consommable » qui s'use et qu'il faut renouveler, voire l'objet jetable. S'il est possible de produire des objets plus résistants, celà augmenterait leur coût et leur durée de vie, ce qui nuirait alors à la consommation.

Pour les opposants à la société de consommation, l'idéologie se résume ainsi : le remède à tous les désirs est de les assouvir. Et pour assouvir ses désirs, il faut gagner suffisamment d'argent pour pouvoir se le permettre. Cela suppose que, dans cette idéologie, tout est mercantilisable.

Certains critiques, insistent sur le fait que cette focalisation sur les biens matériels pose un problème moral et philosophique pour le consommateur, une question concernant la finalité de l'Homme et de la vie terrestre.

D'autres critiques insistent sur les implications concrètes de la consommation, à travers ce qu'elle implique en termes de production, transport et distribution. Ces critiques pointent notamment les conséquences en termes de conditions de travail, les conséquences sur l'environnement, les ressources naturelles et la santé. La comparaison du niveau de consommation finale avec la capacité terrestre de production de ressources natruelles et d'absorption de la pollution a conduit à l'émergence d'un concept scientifique de surconsommation.

Sur le plan philosophique, la recherche de bien matériels, quête sans fin, pousserait également selon certains au phénomène moral de surconsommation.

C'est dans cette perspective que rentre la consom'action (néologisme) ou consommation responsable est un phénomène socio-culturel récent, principalement dans des milieux "alternatifs". Il exprime l'idée selon laquelle on peut "voter avec son caddie" en choisissant à qui l'on donne son argent, en choisissant de consommer non plus seulement de manière consumériste, mais en tenant compte du « développement durable ».

Un axe de défense de la consommation, repose sur l'idée qu'il s'agit d'une évolution naturelle et inéluctable des sociétés, issue du progrès technique ainsi que de l'enrichissement généralisé. Vue sous l'angle de la micro-économie, cette défense postule qu'une consommation croissante est le fruit du désir naturel de bien-être matériel de chaque individu.

La défense de la consommation repose également sur l'idée que cette décision individuelle, égoïste dans son principe selon le terme utilisé en sociologie de la consommation, abouti à l'enrichissement généralisé de la société. La consommation créé et maintient l'emploi, la hausse du niveau de vie, l'innovation et la céativité humaine, etc. Dans cette perspective, des phénomènes condamnés par la morale classique - le gaspillage, le superflu, l'éphémère et la redondance - constituent en fait des moteurs du développement économique et de l'innovation.

D'un point de vue moral, la quête du superflu serait même l'une des caractéristiques qui distinguerait l'être humain de l'animal, limité dans ses attentes, besoins, envies et aspirations.

La société de consommation a également été présentée comme un élément positif d'un point de vue moral par opposition à d'autres modèles sociaux. La quête de biens matériels et leur possession permettant de canaliser les passions humaines dans des domaines d'où la violence (au moins physique) serait exclue. Par ailleurs, les citoyens des sociétés de consommation seraient moins enclins à désirer le guerre compte tenu de ce qu'ils auraient à perdre (biens, niveau de vie).

En haut



Crédit à la consommation

Le crédit à la consommation, accordé par des banques ou des sociétés de crédit spécialisées travaillant avec des vendeurs de biens, sert à financer les achats de biens et services par les particuliers, notamment les grosses dépenses et les biens durables (automobile, équipement de la maison).

Dans les sociétés modernes de type tertiaire, ces outils à la disposition des ménages sont très utiles pour soutenir l'Économie nationale, donc l'emploi.

L'accord d'un prêt à la consommation est lié à la capacité de remboursement (mensualités / revenus stables du ménage).

En haut



Coopérative de consommation

Une coopérative de consommation est un regroupement de consommateurs en vue d'acheter en gros des biens de consommation. Basée sur le mutualisme, chaque sociétaire est solidaire et y exerce des droits et des devoirs. Le développement ultérieur de ces coopératives a amené ces sociétés, détenues et dirigées démocratiquement par ses sociétaires, à développer des réseaux de magasins et parfois même d'intégrer en amont une production industrielle.

Les coopératives de consommation font partie de l'économie sociale.

Elles ont été très nombreuses.

Les coopératives sont le fruit d'une théorie "Utopiste" de Charles Fourier dite du coopératisme ayant pour objet le développement et la généralisation de la coopération. Les premières expériences coopératives en France furent des coopératives ouvrières de production entre 1820 et 1840. Une tradition populaire du travail « en coopération » a existé bien avant la révolution. L’exemple le plus souvent cité est celui des « fruitières » du Jura (dés le XIIIe siècle).

La première coopérative de consommation est fondée en Écosse au tout début du XIXe siècle par le Gallois Robert Owen, socialiste utopique, dans la filature de coton de New Lanark qu'il dirigeait. Bien qu'ayant un grand retentissement à ses débuts le principe tomba peu à peu en désuétude avant de connaître un regain avec Le Commerce véridique et social de Michel-Marie Derrion à Lyon, puis en 1843 les pionniers de Rochdale (vers Manchester). La France et l'Angleterre y jouent un rôle important.

Au XIXe siècle, le quartier de la Croix-Rousse à Lyon est l'une fortes concentrations ouvrières de l’époque. Les Canuts (ouvriers de la soie) ont un très haut niveau de qualification et de conscience sociale. Pour contourner l'interdiction de syndicats, ils organisent les premières sociétés mutuellistes. C'est dans ce contexte que Michel-Marie Derrion publie les principes de ce qu'il appelle « Le Commerce véridique et social » et ouvre une épicerie coopérative le 24 juin 1835, au 6 de la montée de la Grande Côte (le n° 95 actuel). Mais après trois ans de fonctionnement, l’expérience de Derrion tourne court.

A Rochdale, un groupe d’ouvriers tisserands décident, pour sortir de leur misère de tous les jours, de créer une coopérative de denrées alimentaires. Les 'Equitables Pionniers' lancent une souscription, et ouvrent en décembre 1844 une première boutique. La coopérative de consommation se développa rapidement (500 magasins en 1863 dans le Royaume-Uni), ouvrant une minoterie (en 1860), et ses propres filatures (en 1854).

Vers 1900 deux tendances bien distinctes sont visibles dans toute l'Europe : une aile ouvrière (assez politisée) et une aile « neutre » selon le modèle britannique de Rochdale. En France le Congrès de Tours apporte en 1912 l'unification des deux ailes (bourgeoise et socialiste) du mouvement et la fondation de la « Fédération Nationale des Coopératives de Consommation » (FNCC).

Les coopératives de consommation jouent un rôle considérable dans l'organisation alimentaire de la France durant la Première Guerre mondiale (il en est de même pour la plupart des autres pays belligérants) et elles dominent le monde de la coopération française en chiffres d'adhérents et en importance économique durant les années 1920 et 1930. Pourtant, elles ne réussissent pas à « conquérir » les grandes villes (comme c'est par contre le cas en Scandinavie et en Europe centrale). À la fin de la Seconde Guerre mondiale le mouvement coopératif de France se déchire suite à un conflit au sujet de la période de collaboration qui est, paraît-il aussi un conflit régional. Ce conflit mène à la démission forcée du président de la FNCC, Gaston Prache, et à l'ascension du charismatique Marcel Brot de Lorraine à la tête de la FNCC.

Durant les « 30 glorieuses » de croissance économique, les coopératives de consommation contribuent énormément au bien-être des consommateurs. Elles introduisent souvent le libre-service et agissent comme pionniers des droits des consommateurs (en France par exemple avec leur "laboratoire coopératif"). De l'autre coté elles perdent progressivement des points vis-à-vis de leurs concurrents, surtout à partir des années 1960 avec l'arrivée des grandes surfaces. Henri Desroche ébauche dans un grand discours d'"utopie noire" en 1976 ce qui se déroulera en 1984-85, c'est-à-dire la grande crise des coopératives de consommation en France (il esquisse aussi une "utopie rose" mais plutôt par politesse). Ce document, "Horizonts 1989", publié dans la Revue des Etudes Coopératives n° 184, p. 21 et suiv. est un des grands documents de la science sociale française en dépit de son message sombre.

En ce qui concerne les causes de la crise de 1984-85 et ses conséquences, une discussion ouverte entre chercheurs et personnes intéressées serait désirable. Cet évènement a d'ailleurs ses parallèles dans beaucoup d'autres pays, entre autres la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, l'Argentine et la Finlande. En effet, une partie jadis essentielle du secteur de l'économie sociale (et dominant l'Alliance Coopérative Internationale - ACI) paraît maintenant dispersée (ou banalisée) dans beaucoup de pays.

En haut



Source : Wikipedia