Bénéfice net

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Posté par woody 24/02/2009 @ 17:36

Tags : bénéfice net, bénéfices, lexique de la finance, finance, economie

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Australia and New Zealand Banking Group

Australia and New Zealand Banking Group Limited, connu comme le groupe ANZ est une société bancaire d'Océanie. C'est le 3e groupe bancaire australien dont le siège mondial est à Melbourne, depuis les années 1830. Elle a été fondée sous le nom de Bank of Australasia.

Le 27 octobre 2006, ANZ a annoncé des bénéfices nets records de 3,69 milliards de dollars australiens (soit environ 2,22 milliards d'euros) au terme de son exercice financier clos le 30 septembre 2006, soit une hausse de 16 % par rapport à l'année comptable précédente. Pour ses activités à l'étranger, la banque a enregistré une progression de 26 % en Asie et de 15 % pour la zone Pacifique.

Pour sa seule branche Pacifique, le bénéfice net est de 68 millions d'euros, réalisé notamment en Papouasie-Nouvelle-Guinée (6 millions d'habitants), Fidji (900 000 h.) et les Samoa américaines. La banque déclare employer 1 600 personnes dans les Etats insulaires du Pacifique.

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Dividende

En économie, le dividende d'une action est un versement d'argent aux actionnaires d'un montant identique pour chaque action détenue, prélevé sur le bénéfice net ou sur les réserves de la société.

Contrairement à une idée répandue, le versement d'un dividende ne constitue pas à proprement parler une rémunération de l'actionnaire. Il s'agit plutôt de la restitution à l'actionnaire d'une fraction du capital dont il est détenteur (l'entreprise rend de l'argent à l'actionnaire). En effet, le versement d'un dividende ne change pas la richesse de l'actionnaire sur le moment. Avant d'être distribué, le cours de l'action comprend le montant du dividende (qui figure encore au bilan sous forme d'actifs de trésorerie). Après distribution, le cours de l'action diminue du montant correspondant au dividende par action (appauvrissement de la société, donc diminution de son actif net, déterminant du cours de l'action).

Certaines sociétés autorisent d'ailleurs leurs actionnaires à réinvestir leur dividende sous forme d'achat d'actions. A l'inverse, un actionnaire souhaitant disposer d'une partie des bénéfices de l'entreprise dont il détient des parts peut le faire quand bien même l'entreprise en question ne distribuerait pas de dividende. Il lui suffit de revendre une partie de ses actions correspondant au montant qu'il aurait souhaité obtenir sous forme de dividende.

Le versement d'un dividende, même en cas de bénéfice, n'est pas automatique et relève d'une décision de l'assemblée générale des actionnaires. La partie du bénéfice non versée en dividende et donc réinvestie dans l'entreprise est comptabilisée dans le compte réserve.

Le versement s'effectue périodiquement, c'est l'assemblée générale qui décide de la ou des dates de versement. En France, la tradition était une fois par an, mais des modifications en matière de politique fiscale (réforme de l'avoir fiscal au 1er janvier 2005) et la volonté d'attirer de nouveaux investisseurs ont changé la façon de régler le dividende. S'inspirant du modèle anglo-saxon (États-Unis d'Amérique) où les dividendes sont versés trimestriellement sous forme d'acomptes sur les prochains bénéfices, les entreprises françaises commencent à verser les dividendes par acompte semestriel et généralement quelques jours après la fixation de la valeur des dividendes par l'assemblée générale.

Le versement du dividende a pour effet que le cours de l'action baisse du montant du dividende et a donc un effet dans la fluctuation du cours de bourse.

Dans le cas de prélèvement d'impôt à la source, on distingue le dividende brut (avant impôt) du dividende net (après impôt).

Pour les sociétés qui versent régulièrement des dividendes, on appelle rendement de l'action le ratio (exprimé en pourcentage) du dernier dividende annuel connu divisé par le cours de bourse actuel.

Le dividende est l'un des éléments utilisé dans l'évaluation d'action. Certaines valeurs versent des dividendes important par rapport à la valorisation de l'action. Ces actions sont des valeurs à haut rendement. Elles sont surtout interessantes pour des investissements à court terme (2 à 5 ans) car elles ont souvent de faibles variations de cours.

L’utilité d’évaluer des actions est évidemment de déterminer celles qui apparaissent sous-évaluées actuellement en utilisant certaines méthodes qui sont complémentaires et qui ne doivent pas être exclusives. Parmi ces outils d'évaluation l'un des plus connus est le modèle de Gordon Shapiro.

1. le dividende que la société paiera l’année prochaine, ce qui normalement ne pose pas trop de problème.

2. la croissance annuelle du dividende : g. C’est l’élément le plus difficile à déterminer. Une façon de faire est de reprendre la croissance moyennes des années précédentes ou d’extrapoler cette croissance. On suppose cette croissance constante.

3. L’actualisation des dividendes : k. Il faut en effet prendre en compte la perte de valeur de l’argent chaque année, car on sait bien qu’un dividende de 100 € payé dans 20 ans vaudra moins qu’un dividende de 100 € payé aujourd’hui. On peut généralement prendre le taux d’inflation attendu pour les prochaines années qui est publié par la Banque Centrale Européenne.

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Impôt sur le revenu des personnes physiques (France)

L'impôt sur le revenu des personnes physiques (IR ou IRPP) est un impôt français mis en place durant la Première Guerre mondiale (par deux lois : l'une de 1914, l'autre de 1917) pour moderniser le système fiscal de l'État et ainsi faire face aux dépenses engendrées par la guerre. Il subira de nombreuses modifications par la suite. Son adoption conduisit à la suppression de l'impôt sur les portes et fenêtres en 1926. Ses recettes (320 milliards de francs en 1999, 55 milliards d'euros en 2005) sont inférieures à celles de la TVA (175 milliards d'euros en 2006). Il représente en 2006, 17% des recettes de l'État, ce qui permet à peine de couvrir les intérêts générés par la dette publique de la France (40 à 50 milliards d'euros).

Cet impôt, d'abord symbole de modernité, est quelquefois critiqué. Un des objectifs de cet impôt avait été de réduire les inégalités, mais un rapport de 1990 du conseil des impôts constatait que loin de les avoir réduites, l'IR avait créé de nouvelles sortes d'inégalités. Ce même conseil signalait le fait que cet impôt était concentré sur un faible pourcentage de contribuables : ainsi la moitié des foyers français n'est pas imposable, alors que 37% du montant de l'impôt est acquitté par seulement 1% des foyers fiscaux.

En principe, seules les personnes physiques sont imposables au titre de l'IR, mais, du fait du cas particulier des sociétés de personnes, dans certains cas, les bénéfices de sociétés sont imposables à l'IR (c'est le cas, par exemple, des sociétés civiles). En effet, en droit fiscal français, les sociétés de personnes n'ont pas de personnalité fiscale propre, distincte de celle des associés. Par conséquent, les bénéfices de la société sont imposés au nom de chaque associé, au prorata de sa participation dans la société. Toutefois cette règle n'est pas absolue : dans certains cas les associés d'une société peuvent opter à la place du régime dit de transparence pour un régime dit opaque et donc de faire imposer la société à l'impôt sur les sociétés (IS). L'imposition à l'IR, comme l'ISF, ne prend pas en compte le contribuable en tant qu'individu, mais le foyer fiscal en vertu de l'article 6-1 du code général des impôts.

La notion de revenu de source française quant à elle, concerne des personnes qui bien que n'ayant pas leur domicile fiscal en France sont imposables pour des revenus venant de France (exemple des droits d'auteur, pensions, loyers ou dividendes versés par un débiteur resté en France…). Ces contribuables ne payent bien sûr l'IR que pour les revenus concernés et non pour l'ensemble de leur revenu. Mais généralement ces revenus bénéficient d'un régime spécial qui fait que leur imposition est faite à la source et à un taux de 25%. La France a conclu des accords fiscaux avec un certain nombre de pays et ces conventions prévoient souvent des dispositions dérogatoires à ce qui vient d'être dit pour les revenus de source française.

Les conventions fiscales indiquent ce qui est imposable en France et ce qui est imposable dans le pays de résidence. Par exemple, un résident des États-Unis ne paiera pas d'impôts sur ses droits d'auteur en France mais devra payer des impôts sur ses revenus locatifs en France s'il remplit les conditions de non-résident français et de taxpayer aux États-Unis.

À Saint-Barthélemy, une collectivité d'outre mer, 497 habitants ont payé l'impôt sur le revenu en 2002, alors que le dernier recensement de l'INSEE comptait 2 766 actifs ayant un emploi .

L'art. 12 du code général des impôts (CGI) indique que le revenu imposable est celui que le contribuable a réalisé ou dont il a disposé durant l'année d'imposition. Ainsi, si un salarié reçoit un chèque le 29 décembre et qu'il ne l'a pas encaissé au 31 décembre, il sera tout de même imposé sur son montant.

Calcul des revenus catégoriels nets (8 catégories de revenus catégoriels) : - les traitements, salaires, pensions et rentes viagères ; - les rémunérations des dirigeants de société ; - les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ; - les bénéfices non commerciaux (BNC) ; - les bénéfices agricoles (BA) ; - les revenus fonciers ; - les revenus mobiliers ; - les plus-values immobilières, sur valeurs mobilières, sur biens meubles et professionnelles.

Leur somme algébrique (certaines catégories de revenus peuvent se solder, sous certaines conditions, par un déficit catégoriel) donne le Revenu Brut Global (RBG).

Du RBG, on soustrait les charges déductibles (cf. infra) pour obtenir le Revenu Net Global (RNG).

Du RNG, on soustrait les abattements (pour enfants à charge ayant fondé un foyer distinct, pour personnes agées et invalides), afin d'obtenir le Revenu Net Global Imposable (RNGI), qui sert au calcul de l'impôt brut.

En fonction du nombre de membres du foyer fiscal et de leur particularités, on détermine le nombre de parts fiscales du foyer. Le quotient fiscal (ou familial) est égal au quotient du Revenu Net Global Imposable par le nombre de parts fiscales du foyer. C'est ce quotient fiscal (ou familial) qui permet de déterminer le taux marginal d'imposition.

Il faut comprendre par « liquidation de l'impôt » le calcul de l'impôt dû par les contribuables. Celui-ci se passe en deux temps : le calcul de l'impôt brut puis le calcul de l'impôt net.

Durant l'émission du 05 février 2009 le Président de la République, Nicolas Sarkozy a suggéré de "supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu" parmi "d'autres pistes" qu'il proposera aux syndicats. La confirmation de cette suggestion et l'explication de sa mise en pratique n'ont pas encore été fournies.

Pour le calcul de l'IR, on n'applique pas un taux proportionnel, mais un taux progressif. Le contribuable ne payera aucun impôt sur ses revenus de 2007 jusqu'à 5 687 €, payera un impôt de 5,5 % pour la tranche correspondante et ainsi de suite. Il s'agit d'une fonction affine par morceaux, continue, et non « en dents de scie ». En fait, l'impôt (y) est calculé à partir du revenu net (x) selon la formule : y = ax - b, où a est le taux marginal et b le montant « à déduire » des tableaux ci-dessus. Chaque année, les tranches sont relevées en fonction de l'inflation.

L'impôt net est le résultat obtenu après la soustraction des différentes déductions sur le résultat de l'impôt brut. Les réductions d'impôt et les crédits d'impôt sont aujourd'hui nombreux mais sujets à variation d'une année fiscale à l'autre.

Une réduction d'impôt ne peut avoir pour conséquence d'abaisser l'impôt dû en dessous de zéro euro.

Un crédit d'impôt peut avoir pour conséquence de réduire l'impôt en dessous de zéro euro, ce qui conduira à un remboursement de la part des services fiscaux.

Les dividendes perçus depuis le 1er janvier 2005 ouvrent droit à un crédit d'impôt de 50 % limité à 115 € pour une personne seule et à 230 € pour un couple à imposition commune. Ceci permet d'atténuer les effets de la double imposition : société/actionnaires.

L'IR impose l'ensemble des revenus d'un foyer fiscal, mais ces revenus sont classés en huit catégories. Le revenu global net est en fait la somme des revenus catégoriels nets. En effet, chaque catégorie de revenus ne bénéficie pas des mêmes avantages ou règles que les autres.

Bien que faisant partie de la même catégorie, ces différentes sortes de revenu ne répondent pas exactement aux même règles.

La qualification d'un revenu dans cette catégorie s'étend aussi aux revenus accessoires à celui-ci : ainsi dans le cas d'un serveur, ses pourboires seront considérés comme son salaire. Il en est de même pour les primes. Cela entraîne aussi la qualification des revenus principaux comme accessoires, quelle que soit leur forme ; les avantages en nature (logement de fonction, voiture de fonction…) sont eux aussi pris en compte dans cette catégorie. Les revenus de substitution, tel les indemnités de chômage, sont eux aussi considérés comme des traitements et salaires. En revanche, si ce sont des revenus de substitution en vertu d'un préjudice subi (accident du travail, par exemple), ceux-ci ne sont pas considérés comme traitements et salaires.

Le principe est que le montant des traitements et salaires imposables est le montant annuel des sommes reçues à ce titre, déduction faite des frais professionnels (ainsi que d'un abattement de 20% pour tous les salariés, jusqu'aux revenus de 2005 inclus). Le montant de la rémunération annuelle à prendre en compte est le salaire brut moins les cotisations sociales obligatoires ; ainsi les cotisations à une mutuelle ne sont pas déductibles. Il faut aussi noter que la CSG n'est qu'en partie déductible et que la CRDS n'est pas déductible.

Les traitements et salaires déclarés bénéficiaient d'un abattement de 20%, plafonné (environ 24 000 euros en 2006 sur les revenus 2005). Cet abattement a été supprimé en 2007 pour les revenus de 2006 (loi de finances pour 2005) ; la suppression de cet abattement a été compensé par une diminution des tranches d'imposition marginale de l'IR, sans équivalent toutefois pour le plafonnement de l'abattement. Toutefois, la suppression de l'abattement de 20% conduit à une baisse mécanique d'environ 20% sur l'ensemble des revenus autres que les traitements et salaires.

En cas d'option pour les frais réels, le contribuable devra réintégrer à ses salaires les montants des allocations correspondantes payéees par son employeur (exemple : frais de déplacement).

Elles bénéficient d'un abattement de 10% qui comporte un minimum par personne et un maximum par foyer fiscal.

Ce sont les revenus tirés d'une activité indépendante ayant une nature soit industrielle, soit commerciale ou même artisanale. L'indépendance et la nature de l'activité sont tout aussi importantes, mais en revanche ne sont pas concernés uniquement les bénéfices des entreprises individuelles ; les bénéfices des sociétés de personnes sont eux aussi concernés. Dans le cas des sociétés de personnes, les bénéfices sont imposés au nom de chaque associé au prorata de sa participation dans la société. Il ne faut pas oublier que les sociétés de personnes peuvent choisir d'être imposées à l'IS, auquel cas leurs bénéfices ne rentrent plus dans cette catégorie.

Le principe des créances acquises et des dettes certaines est appliqué au BIC ; ainsi, si une facturation a lieu avant la clôture de l'exercice, que l'argent soit versé ou non, la somme est prise en compte dans le résultat de l'exercice comptable en cours.

Le bénéfice imposable est la différence entre les recettes et les charges de l'entreprise durant l'exercice comptable.

Les Bénéfices non commerciaux (BNC) sont une catégorie dans laquelle rentrent principalement les revenus tirés d'une activité libérale (le Conseil d'État donne deux critères pour vérifier que l'activité est libérale : la personne la pratiquant ne doit pas avoir le statut de commerçant et il doit y avoir prépondérance de l'activité intellectuelle). L'article 92 du CGI assimile à des BNC les profits provenant de « toutes occupations, exploitations lucratives et sources de profit ne se rattachant pas à une autre catégorie de bénéfices ou de revenus ». Il en est ainsi des revenus de professions non officiellement répertoriées (par exemple : mage, prostituée, etc.) ou pour les sommes d'origine inexpliquées (sommes pour lesquelles le contribuable n'apporte aucune justification). Le contribuable note le chiffre d'affaires dans une case prévue à cet effet sur la déclaration d'IR normale et le bénéfice net est calculé par l'administration forfaitairement par application, sur le chiffre d'affaires déclaré, d'un abattement de 34%.

C'est le bénéfice net de l'année : il est obtenu en soustrayant des recettes de l'année les charges relatives à l'exercice de l'activité. Les charges déductibles sont sensiblement les mêmes que pour les BIC. Une des différences avec les BIC est que pour les BNC l'année à prendre en compte est l'année civile. Pour les BNC le choix est offert aux contribuables entre le régime des créances acquises et dettes certaines ou le régime du revenu salarial dans lequel ce qui est à prendre en compte est le revenu dont le contribuable a eu la disposition.

Dans le cas d'un déficit, les dispositions sont moins favorables que pour les déficits de BIC professionnels mais sont les mêmes que pour les BIC non professionnels, c'est-à-dire que le déficit peut s'imputer sur les impositions des 5 années suivantes et uniquement sur les revenus en BNC.

Sont compris dans cette catégorie les revenus tirés d'une activité individuelle de biens ruraux (exploitation agricole, forestière ou d'une activité d'élevage), par un exploitant individuel ou par un membre d'une société ou d'un groupement non soumis à l'impôt sur les sociétés (sociétés civiles agricoles, groupements fonciers agricoles, forestiers, foncier ruraux...).

Depuis l’imposition des revenus 2006, l’abattement de 20 % auparavant appliqué sur les traitements et salaires ainsi que sur les bénéfices réalisés par les professionnels adhérents d’un organisme de gestion agréé, est intégré dans le barème de l’impôt sur le revenu. Afin de neutraliser l'intégration de cet abattement dans le barème, les revenus déclarés par les exploitants non-adhérents sont automatiquement multipliés par 1,25.

Un déficit agricole n'est imputable sur le revenu global que si la somme algébrique des autres revenus n'excède pas 101 300 euros (pour l'imposition des revenus de 2007).

Là encore, c'est le bénéfice net qui est imposable mais l'évaluation de celui-ci varie selon les modalités administratives de déclarations.

Cette catégorie ne concerne que les rémunérations des dirigeants de société ne pouvant être considérés comme des salariés de celle-ci : il s'agit donc des dirigeants possédant une part prépondérante de l'entreprise qu'il dirige. Ce cas est très fréquent avec les gérants majoritaires dans les SARL. Ne sont compris dans cette catégorie que les rémunérations allouées au titre de la gestion ou de la direction de l'entreprise mais en aucun cas les dividendes perçus sur les bénéfices.

Les règles d'imposition de ces rémunérations sont très proches de celles des salaires et traitements. Le principe est qu'est imposable la rémunération annuelle perçue par le dirigeant dans l'exercice de ses fonctions. Comme pour les salaires, le choix existe entre deux système d'évaluation des frais, l'un forfaitaire de 10% ou celui des frais réels.

Cette catégorie comprend les revenus tirés de la location d'un bien immobilier (bâti ou non) par un propriétaire dans le cadre d'une gestion privée, ce qui exclut les revenus locatifs des marchands de biens ainsi que les revenus locatifs d'immeubles meublés qui sont considérés comme des BIC par une disposition expresse de la loi.

Le revenu foncier imposable est le revenu annuel net de l'année civile (revenu brut moins dépenses effectivement supportées). L'évaluation du revenu brut est simple : c'est l'ensemble des loyers perçus (y compris les remboursement de charges) à l'exception des cautions qui ont un caractère provisoire.

Les revenus mobiliers peuvent faire l'objet d'un choix entre l'intégration aux revenus ou l'application du prélèvement libératoire.

Chaque année, au premier semestre, au cours d'une période fixée par le ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, tout contribuable doit établir une déclaration de ses revenus de l'année précédente. Le formulaire est souvent désigné à tort déclaration d'impôts (alors qu'il porte le nom de déclaration de revenus) sans doute parce que, dans l'esprit de beaucoup de personnes, il s'agit d'une déclaration « pour les impôts ».

Les contribuables dont les revenus préimprimés sont exacts et qui n'ont pas d'autres revenus à déclarer peuvent valider leur déclaration en appelant un numéro de téléphone spécifique et en suivant les indications du serveur vocal interactif. En 2008, ce nouveau service a été ouvert du 2 mai au 30 mai minuit, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, pour l'ensemble des contribuables résidant en France (territoire métropolitain et départements d'Outre-mer).

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Yandex

Logo de Yandex

Yandex (en russe : Я́ндекс) est un moteur de recherche et un portail russe très célèbre et très utilisé par les russophones. Le moteur de recherche basé à Moscou fut crée en 1997 par Arkady Volozh.

Selon une étude conjointe de TNS, FOM (institut d'études russe) et Comcon, Yandex est le plus important et le plus utilisé des moteur de recherches sur le réseau web russophone. Les instituts d'étude s'appuient notamment sur le taux d'audience et le nombre de recherches effectués sur le moteur (le taux de pénétration).

La société devient rentable qu'à partir de 2002 et en 2004 elle est cédée pour 17 millions de $ ce qui représente dix fois le chiffre d'affaire de 2002. Le bénéfice net de l'entreprise s'établit à 7 millions de $.

Yandex n'est pas le seul moteur de recherche et portail web du réseau russophone, son plus sérieux concurrent est sans doute le site www.rambler.ru qui ne cesse de monter en puissance. Yandex tout comme son concurrent est largement préféré des russophones qui n'utilisent que très rarement Google pour des raisons d'efficacité. La part de marché de Google est d'ailleurs insignifiante sur le marché russe (et plus largement russophone).

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Nortel

Nortel est l'un des principaux fournisseurs d'équipements de réseaux haut débit optiques, en particulier WDM métropolitains[72], marché qui est actuellement porté par le développement des services Gigabit Ethernet et triple play. La société propose des solutions de réseau Ethernet de classe opérateur, et a développé une approche de transport Ethernet originale appelée PBT.

Nortel Networks Corporation (ou Nortel) est une entreprise dont le siège social se trouve à Toronto au Canada, active dans le secteur des télécommunications. Elle fournit des matériels, des logiciels et des services pour les réseaux de télécommunications des opérateurs et les réseaux informatiques des entreprises dans plus de 150 pays.

La société est cotée en bourse à Toronto (TSX : NT) et à New York (NYSE : NT). En 2007, elle a enregistré un chiffre d'affaires de 10,948 milliards de dollars US, ce qui la situe tous segments confondus parmi les dix premiers équipementiers à l’échelle mondiale. Ses principaux concurrents économiques sont Cisco Systems, Ericsson, Alcatel Lucent, Nokia Siemens Networks, Motorola, Huawei et NEC.

Aujourd'hui, selon son rapport d'activités, la société mère s'appelle formellement "Nortel Networks Corporation", ou NNC. Elle a été constituée juridiquement au Canada le 7 mars 2000. Il est parfois fait référence à "Nortel Networks Limited", ou NNL, société canadienne constituée en 1914 (ex "Northern Electric Company Limited"), qui est sa principale filiale en exploitation. Le groupe est aussi connu sous sa marque commerciale, qui a suivi une évolution similaire et qui est aujourd'hui simplement "Nortel".

Au sein du secteur des télécommunications, Nortel est un fournisseur d'équipements de réseaux, activité également appelée équipementiers ou constructeurs.

Les clients de Nortel sont des opérateurs de réseaux fixes, de réseaux mobiles et des opérateurs multiservices ("MSO") sur accès haut débit câble et ADSL notamment. Les clients de la société incluent également des entreprises au sens large : PME, grandes entreprises et administrations.

Il s’agit d’équipements pour les réseaux locaux, métropolitains et étendus, les réseaux haut débit sur fibres optiques et sans fil, la sécurité et les réseaux VPN en entreprise, les centres de contact, la téléphonie sur IP et les communications unifiées, les solutions de convergence fixe mobile (architecture standardisée "IMS"), ainsi que des solutions pré-intégrées permettant de fournir des services avancés de vidéo sur les réseaux à haut débit ("IP TV").

Une filiale séparée Nortel Government Solutions ("Solutions Nortel pour les administrations") regroupe toutes les activités d'exploitation sensibles liées aux technologies et aux prestations de services destinées aux institutions publiques (ministères et grandes administrations gouvernementales, secteur de la défense) sur le territoire américain et ailleurs dans le monde.

Selon son rapport d'activités, les ventes de Nortel sur le marché des solutions d’entreprise étaient en 2007 de 2,620 milliards de dollars US, soit environ 23,9% de son chiffre d’affaires total (10,948 milliards de dollars US). Le marché, porté par le mouvement de transformation des réseaux vers le protocole IP ainsi que par la mise en place de nouvelles applications (gestion de la relation client, messagerie unifiée, travail collaboratif, mobilité,…), est l’un des principaux moteurs de croissance du groupe. Ce marché connait depuis 2006-2007 d'importantes évolutions, notamment avec un mouvement vers les applications, l'intégration sur le poste de travail et l'entrée en scène de grands éditeurs de logiciels comme IBM et Microsoft avec qui Nortel a signé des accords de partenariat.

Ses principaux concurrents comprennent Cisco Systems, Avaya, Alcatel-Lucent, Siemens Enterprise Networks et NEC sur le segment de la téléphonie et des communications unifiées. Cisco Systems est son principal concurrent sur le segment des réseaux convergents de données.

Les produits et services du groupe canadien intéressent une clientèle dont la taille va de la petite et moyenne entreprise (PME) aux grandes compagnies multinationales. Les ventes sont assurées de manière indirecte via un réseau de partenaires locaux (opérateurs, grossistes, revendeurs, VAR, intégrateurs système, etc.) et dans certains cas en direct aux grands comptes.

Le catalogue entreprise couvre à la fois la téléphonie, les réseaux de données et la sécurité, ce qui permet à l’équipementier de fournir des solutions de bout en bout pour l’évolution vers les réseaux convergents IP et de satisfaire les exigences de certains clients qui souhaitent n’avoir qu’un seul fournisseur pour l’ensemble de leur réseau. Il existe très peu de constructeurs sur le marché ayant une offre globale équivalente « sous le même toit ».

Sur le marché de la commutation LAN et du routage, le groupe canadien revendique le deuxième parc installé data entreprise avec plus de 50 millions de ports Ethernet en commutation LAN et plus de 50 millions de clients VPN IP déployés à l’échelle mondiale. Depuis l’acquisition de Tasman Networks, Nortel propose différents produits sur le marché des routeurs WAN sécurisés d’entreprise, en particulier un produit appelé "Nortel Unified Communications Integrated Branch". Il s’agit d’un boîtier réalisant l’intégration des services voix/données au niveau des sites des clients entreprises. Il a pour particularité d’embarquer la technologie Microsoft, ce qui permet de déployer l’offre Microsoft Converged Office dans les sites distants.

Nortel fonde une partie de sa croissance sur le développement des communications mobiles et sans fil d'entreprise. La société propose des solutions WLAN aux normes 802.11 a/b/g depuis 2003, basée notamment sur des solutions OEM d’origine Trapeze. Avec l’arrivée de la nouvelle norme 802.11n, il devient envisageable de concevoir une entreprise entièrement équipée d’une infrastructure sans fil, capable de répondre à tous les besoins de communications (internet, téléphonie, communications unifiées et autres flux temps réel), et permettant de s’affranchir du coût et des contraintes liés au câblage traditionnel. C’est l’initiative « Unwired Enterprise » annoncée en juillet 2007. La société investit fortement en R&D pour mettre au point en interne un système complet de communication sans fil de nouvelle génération. Il comprendra notamment des points d’accès et de contrôleurs WLAN 802.11n offrant des débits de trois à six fois supérieurs aux débits possibles avec les technologies actuelles, une gamme de commutateurs d'entreprise et de routeurs avec des fonctionnalités sans fil intégrées, ainsi qu’un système unifié de gestion de réseau permettant de gérer le réseau de l'entreprise de bout en bout à partir d'une seule et même plate-forme. Selon l’institut Dell’Oro Group, les réseaux sans fil WLAN pour les entreprises représenteront un marché de 2,9 milliards de dollars US en 2009 et plus de la moitié du chiffre d’affaires sur les points d’accès sera réalisé avec la technologie 802.11n.

Depuis Juin 2006, Nortel propose des systèmes pour la continuité de services au niveau des succursales (Nortel BCS 3000) qui simplifient et consolident les applications d’interconnexion et d’informatique des sites distants en s’appuyant sur la technologie "Wide area file services (WAFS)". Ces boîtiers permettent de réduire les coûts informatiques et de gestion des fichiers ainsi que la complexité inhérente à l’administration de data centers et de succursales distribuées géographiquement.

Nortel possède des positions historiques fortes dans le domaine de la téléphonie d’entreprise, où il revendique la première base installée au niveau mondial (plus de 50 millions d'utilisateurs). L’offre de PABX IP est articulée autour des systèmes voix & données « tout en un » Nortel BCM sur le segment des PME, et des serveurs Nortel CS 1000 et CS 2100 sur le segment des entreprises moyennes à grandes. Ils supportent le protocole de contrôle de session standardisé SIP, aussi bien pour les liaisons intra-entreprise que pour le raccordement aux réseaux de nouvelle génération (NGN) des opérateurs ("SIP trunking").

Nortel est présent sur les trois marchés clés que sont l’Amérique du nord, l’Europe et l’Asie. L’institut Gartner évalue périodiquement un ensemble de fournisseurs en mesure de satisfaire les exigences en communications des entreprises suivant sept segments de marché (« magic quadrants ») couvrant la téléphonie, les centres de contact et les communications unifiées. Nortel est positionné par Gartner en 2006 dans la section "leader" sur chacun de ces sept segments. A l’échelle mondiale, le groupe canadien est le premier fournisseur d’applications de messagerie aux entreprises, le premier fournisseur de lignes téléphoniques pour entreprises, le deuxième fournisseur de solutions de téléphonie IP d’affaires et le deuxième fournisseur de centres de contact.

Nortel a signé certains des plus importants contrats de téléphonie sur IP dans le monde, incluant notamment en Europe un contrat de 150.000 lignes, entièrement basé sur des solutions IP, pour le compte du ministère britannique de la défense sous la maîtrise d’œuvre de BT, et un contrat aux États-Unis de 300 millions de dollars US avec la Sécurité Sociale en partenariat avec AT&T et General Dynamics.

Cette unité d'affaires a en charge les solutions destinées aux fournisseurs de services de télécommunications et multimedia, qu'ils soient cablo-opérateurs, opérateurs fixes, opérateurs mobiles, en phase de transition ou d'intégration. Selon son rapport d'activités, elle a généré en 2007 un chiffre d’affaires d’environ 4,493 milliards de dollars US, ce qui représente 41% du chiffre d’affaires total de la société (10,948 milliards de dollars US). Ses principaux concurrents sur ce segment de marché comprennent Ericsson, Alcatel-Lucent, Motorola, Samsung, Nokia Siemens Networks, Huawei, ZTE, NEC et Cisco Systems.

Le portefeuille de produits comprend notamment des équipements pour les réseaux mobiles, avec des solutions pour l'évolution cœur de réseau et accès GSM, ainsi que les technologies GPRS et EDGE. Nortel est par exemple le fournisseur de l’infrastructure GSM de France Telecom, de Bouygues Telecom ou de l’opérateur allemand T-Mobile aux USA.

Avec la couverture de plus de 60.000 km de voies ferrées, Nortel est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions GSM-R, évolution du GSM qui prend en compte les exigences en termes de fiabilité et de qualité de service, ainsi que les spécificités d’usages propres aux besoins des entreprises d’exploitation des chemins de fer. Nortel a été choisi pour déployer des réseaux GSM-R sur trois continents et dans dix pays, y compris les déploiements nationaux pour les trois plus importants opérateurs ferroviaires en Europe – fournisseur exclusif de Réseau Ferré de France (RFF),, Network Rail au Royaume-Uni,, par la Renfe en Espagne et Deutsche Bahn en Allemagne. Nortel a également été choisi récemment par la société algérienne SNTF pour le premier contrat GSM-R sur le continent Africain et par TP Ferro Concesionaria SA pour la ligne Perpignan-Figueres à grande vitesse entre l'Espagne et la France.

Selon l’institut Dell’Oro Group, Nortel est le deuxième fournisseur mondial de solutions 3GPP2/CDMA2000 avec environ 26% de part de marché. Au 28 décembre 2006, Nortel a fourni des équipements EV-DO (Evolution-Data Optimized) à 21 des 37 réseaux commerciaux des principaux opérateurs mondiaux, notamment Verizon Wireless et Sprint Nextel aux États-Unis, Bell Mobility et TELUS, au Canada. Nortel a été le premier à mettre sur le marché la technologie EV-DO en Amérique du Sud avec Embratel (Brésil), en Amérique centrale avec Telefónica Guatemala, et la technologie EV-DO à 450 MHz en Europe centrale avec Telefónica O2 Czech Republic,.

Nortel a aligné sa stratégie de R&D de façon à se concentrer sur un certain nombre de segments de marchés considérés comme porteurs. La société fonde une partie de sa croissance sur le développement des technologies mobiles large bande de quatrième génération (4G) qui comprennent WiMAX et Long Term Evolution (LTE), ainsi que dans la téléphonie sur IP et les autres applications autour de l’architecture standardisée IP Multimedia Subsystem (IMS).

Dans le domaine des réseaux mobiles de quatrième génération 4G, WiMax est très prometteur et sera vraisemblablement la première technologie haut débit mobile 4G disponible commercialement. WiMax basé sur la norme IEEE 802.16-2004 peut fournir des services fixes de collecte au sein des réseaux cellulaires ou être employé à l’accès en remplacement de l’ADSL ou du câble dans certaines régions. Avec son évolution (IEEE 802.16-2006), il peut de plus permettre de fournir des services haut débit mobiles complémentaires ou alternatives aux offres 2G/3G, sur de grandes étendues, avec beaucoup moins d'infrastructure (entendre avec un coût moindre) que ce qui est nécessaire aujourd'hui. Depuis une dizaine d’années, Nortel a acquis une forte expertise dans le domaine des réseaux maillés radio (mesh) Wi-Fi et des technologies d'accélération des performances comme le MIMO ou l'OFDM, utilisées par le WiMax et pour lesquelles le groupe canadien détient de nombreux brevets technologiques clés. Nortel est l'un des principaux contributeurs aux normes IEEE 802.16 et investit fortement sur ce marché (plus de 100 millions de dollars en recherche et développement). Un accord technologique a été annoncé avec Toshiba portant sur le développement en commun de stations de base pour les réseaux WiMAX, qui seront proposées au Japon et à l'étranger. En avril 2006, Nortel a également annoncé la mise sur le marché de ses propres produits basés sur la technologie WIMAX mobile MIMO. Les produits seront disponibles dans les bandes de fréquence allant du 1,5 Ghz au 3,5Ghz, et pourront être commercialisés dans le monde entier.

WiMAX convient bien en tant que technologie 4G pour les opérateurs qui souhaitent construire de nouveaux réseaux maintenant. Pour les autres, l’évolution des besoins les conduit à atteindre les limites des technologies 3G actuelles. Afin de permettre de meilleures performances, Nortel investit dans l’intégration de technologies OFDM et MIMO dans les réseaux CDMA et GSM. Dans le cadre du projet de norme LTE (Long Term Evolution), Nortel contribue au sein du 3GPP à accroître le débit et la capacité des réseaux UMTS, à l'aide de technologies telles que l'accès en mode paquets en liaison descendante haut débit HSDPA et l'accès en mode paquets en liaison montante haut débit HSUPA.

Nortel doit une grande partie de sa notoriété à ses centraux téléphoniques numériques DMS (voir le chapitre histoire de la société) utilisés par les opérateurs de réseaux fixes et mobiles, avec plus de 220 millions de ports installés dans 73 pays. Depuis 1997, la société a fait évoluer ces systèmes vers l’IP et s'est s'imposée sur le marché en pleine expansion des équipements pour la téléphonie sur IP et les communications unifiées. Au début de 2007, le groupe canadien annonçait avoir mis en service plus de 430 commutateurs logiciel ou « softswitches », 34 millions de lignes IP (class 5) et 13 millions de « trunks » (Class 4) dans 55 pays. La société possède un catalogue de produits complet permettant l’évolution des réseaux vers le modèle de réseau NGN, notamment des « softswitches » (Nortel CS 1500 et CS 2000), des passerelles media (Nortel MG 3000, 4000, 9000 et 15000), des serveurs pour le contrôle de bordure des réseaux (Nortel BCP 7100 et 7200). Le groupe canadien a également développé des solutions pour les communications unifiées en mode ASP ou SaaS qui s’articulent autour des serveurs Nortel AS 5200 et des solutions Hosted Messaging & Collaboration (HMC) de Microsoft. Cette combinaison permet aux opérateurs de proposer aux entreprises des services de raccordement de PABX IP, des services Centrex IP couplés avec des applications avancées hébergées, dans le domaine du travail collaboratif comme Sharepoint, Exchange et Office Live Communication Server (LCS/OCS). Tous les serveurs de communications unifiées pour opérateurs de Nortel proposent le multimédia IP et le contrôle de session standardisé SIP. Ils sont conçus pour faciliter la transition vers l’architecture standardisée 3GPP IP Multimedia Subsystem (IMS).

Les solutions pour les applications de convergence fixe-mobile (FMC) Nortel IMS, basées sur la norme ouverte AdvancedTCA, sont actuellement testées par des opérateurs majeurs sur les marchés du fixe, du câble et du mobile, avec un certain nombre de services comme la messagerie instantanée, la présence, la téléphonie sur IP, la vidéoconférence, le partage de vidéo, PoC (Push-to-Talk over Cellular), le partage de fichiers, le travail collaboratif, la télévision sur IP (IPTV), la continuité d’appel vocal (en anglais « Voice Call Continuity » ou VCC), la vidéosurveillance, la messagerie unifiée et les jeux interactifs à plusieurs. Les terminaux peuvent être aussi divers qu'un mobile, un PC, la TV (Pour une explication du principe de fonctionnement, voir par exemple ).

Nortel investit également dans des technologies émergentes comme les architectures orientées services (SOA) en travaillant directement avec des fournisseurs d'infrastructure SOA comme IBM et Microsoft, ce qui permet d’accueillir au sein d’un écosystème élargi des développeurs tiers afin de mettre au point de nouvelles applications composites (dites "mash-up").

Selon son rapport d'activités, cette division a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires d’environ 1,525 milliards de dollars US, soit environ 13,9% du chiffre d’affaires total de la société (10,948 milliards de dollars US).

Ses principaux clients sont des fournisseurs de services de télécommunications, des centres de stockage, des collectivités locales, des grandes entreprises. Par exemple, Nortel a été retenu par Boeing pour la construction d’un réseau optique privé dédié reliant différents sites industriels distribués géographiquement sur près de 5.600 Km. On trouve également des communautés d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche, comme le réseau national pour la recherche néerlandais "SURFnet", le réseau scientifique canadien géré par le consortium CANARIE, le réseau scientifique Australien et le réseau américain "Internet2".

L'année 2007 aura été marquée par l'annonce d'un important contrat avec Verizon Business. Pour son réseau paneuropéen à ultra longue portée (ULH), l'opérateur de services aux entreprises a retenu les solutions adaptatives tout-optique de Nortel, qui supportent aussi bien des services 10 Gigabit/s que les nouveaux services 40 Gigabit/s. Il a retenu sa solution OME 6500 afin d’assurer le transport optique convergent dans 17 pays européens et 13 pays d’Asie. Un autre évènement important en 2007 aura été l'annonce faite par BT en début d'année du choix de Nortel et de Nokia Siemens Networks comme fournisseurs de solutions Ethernet de classe opérateur basées sur la technologie PBT pour son réseau de nouvelle génération "21st Century Network". Des contrats de fourniture d'équipements de réseaux ont par ailleurs été annoncés avec les opérateurs australiens Powertel et Silk Telecom, avec l'opérateur canadien MTS Allstream, avec l'opérateur principal au Danemark TDC, avec les opérateurs américains Dakota Carrier Network, WOW! et Frontier, avec l'opérateur français Prosodie, avec le FAI indonésien CBN et avec l'aéroport international de Bombay.

Ses principaux concurrents sur le marché des solutions optiques comprennent des grands groupes généralistes comme Alcatel-Lucent, Huawei, Nokia Siemens Networks, Fujitsu et Cisco Systems, ainsi que d'autres sociétés spécialisées comme Ciena, ADVA, Tellabs et Infinera. Ses principaux concurrents sur le marché des solutions Ethernet pour opérateurs sont en premier lieu Cisco Systems et Alcatel-Lucent, puis Huawei, Hitachi, Nokia Siemens Networks et Foundry Networks.

Selon son rapport d'activités, cette unité d’affaires a enregistré un chiffre d’affaires en 2007 d’environ 2,087 milliards de dollars US, soit environ 19% du chiffre d’affaires total de la société (10,948 milliards de dollars US).

De plus, il peut être selon le cas partenaire ou concurrent de grands intégrateurs systèmes internationaux comme HP, IBM ou EMC.

Environ un tiers des 33.000 employés du groupe sont dédiés à cette activité au niveau mondial, dont environ 2.200 pour les services de Support Technique et 600 professionnels employés sur un ensemble de centres de gestion de réseaux (Network Operation Center ou « NOC ») répartis sur trois plaques régionales à Raleigh (aux États-Unis), Londres (au Royaume-Uni) et à New Delhi (en Inde). En mai 2007, le groupe canadien a également annoncé l’ouverture d’un centre en Turquie et d’un autre centre prévu en Allemagne pour l’hébergement d’applications pour entreprises et opérateurs.

A partir de ces centres, Nortel propose notamment un service d'administration de téléphonie sur IP ayant pour spécificité d’inclure des options de PVQM (Proactive Voice Quality Management). Le NOC assure pour le client une surveillance 24 heures sur 24 du réseau de téléphonie IP, de la qualité de la voix, du réseau jusqu’au combiné, avec des alarmes en temps réel et une intervention rapide en cas de dégradation.

Dans le domaine des communications unifiées, Nortel a signé au cours du troisième trimestre 2006 un accord stratégique avec Microsoft, dans le cadre duquel les deux sociétés ont créé des centres de collaboration aux États-Unis et en Europe fournissant de multiples prestations d’accompagnement des enterprises. Nortel a obtenu la certification « Microsoft's Elite Gold Certified Partner », qualification accordée à ce jour à moins de 3% des partenaires de Microsoft. Le fabricant canadien a développé pour cela 11 modules spécifiques dans son offre de services qui couvrent l’ensemble du cycle de vie d’un projet: conception, déploiement, support & évolutions,.

Le groupe canadien possède plus de 15 ans d’expérience dans la gestion de réseaux clients et a signé plus d’une centaine de contrats de services managés pour des clients multi-constructeurs. Le groupe de motorisation Rolls Royce (encadré), l'équipementier automobile américain Johnson Controls, l’opérateur mobile indien Bharti Airtel (avec qui il a reçu pour ce projet un prix aux « 2007 Outsourcing Excellence Awards »), le numéro un mondial de la CAO électronique Cadence Design Systems, le groupe hospitalier Continuum Health Partners, le leader mondial de la photographie et de l’imagerie Eastman Kodak, le réseau judiciaire unifié de New York (New York Unified Court System), l’opérateur GISAD Telekom en Turquie (mai 2007), l’opérateur britannique Thus (mai 2007) sont quelques uns des clients qui utilisent les services de gestion de réseaux de Nortel afin de réduire le risque et les coûts d’exploitation et de contrôle.

En 2005, Nortel a fait l'acquisition de la société PEC Solutions, Inc. maintenant connue sous le nom de Nortel Government Solutions Incorporated, ou NGS, spécialisée dans les services informatique & télécoms à destination des administrations fédérales, collectivités locales et états sur le territoire américain. Nortel a regroupé au sein de cette filiale séparée, en propriété exclusive, toutes les activités d'exploitation sensibles liées aux technologies et aux prestations de services destinées aux institutions publiques (ministères et grandes administrations gouvernementales, secteur de la défense) sur le territoire américain et ailleurs dans le monde.

Nortel est par exemple le principal partenaire industriel de BT qui a été retenu en juin 2005 dans le cadre d’un marché de 1,5 Mds £ pour construire un nouveau réseau de communication national voix et données sécurisé destiné au Ministère de la Défense (MOD) et aux forces armées britanniques.

Aux États-Unis, l’U.S. Air Force ainsi que le Département de la Défense (DOD) utilisent de même des solutions de communications de Nortel dans plus de 50 états et à l’international.

Un consortium emmené par Nortel Government Solutions a été retenu en juillet 2007 pour remplacer le réseau téléphonique de la sécurité sociale américaine sur près de 1.600 sites et déployer un centre de contact multimédia de 55.000 agents. Ce projet de téléphonie sur IP est l'un des plus importants dans le monde (300 millions de dollars).

Afin d’accompagner les clients dans la mise en oeuvre de solutions globales, le groupe canadien investit, de manière organique ou par acquisition, dans un certain nombre d’activités où il est historiquement fort. Dans le même temps, Nortel a signé des accords stratégiques avec des sociétés ayant un savoir faire reconnu dans certaines activités complémentaires (logiciels, électronique, services) : IBM, LG Electronics, Microsoft, Dell et quelques autres.

Le partenariat peut être technologique, ce qui permet d’accélérer la mise au point de nouvelles technologies de référence. Le partenariat peut être également marketing et commercial, ce qui permet d’augmenter le portefeuille de clients et d’accéder plus facilement à certains marchés ciblés.

Ces accords sont appréciés notamment des grandes entreprises qui recherchent des solutions pré-intégrées et « plug and play » pour les data centers. Ces derniers font appel à de multiples technologies : informatique, stockage, centralisation des services de fichiers (ex. WAFS), sécurité des réseau, partage de charge, applications de travail collaboratif et de téléphonie sur IP, commutation, réseaux optiques…

IBM et Nortel ont conclu une alliance internationale qui vise à fournir de nouveaux produits et services aux entreprises et aux opérateurs de télécommunications. Cet accord, à la fois technologique et commercial, existe depuis plus de dix ans sur plusieurs segments de marché, et il a été étendu récemment à d’autres domaines.

Sur le marché des opérateurs, la relation Nortel-IBM comporte également plusieurs dimensions, autour de l’intégration d’une solution conjointe compatible avec l’architecture standardisée 3GPP IP Multimedia Subsystem (IMS) et s’appuyant sur SOA, ceci permet aux clients opérateurs de réduire de manière significative les temps de déploiements et de simplifier la mise sur le marché de nouveaux services.

Le 3 novembre 2005, Nortel a formé une coentreprise avec le groupe LG Electronics, nommée LG-Nortel, qui associe les équipements de télécommunications de LG Electronics aux activités de distribution, de marketing et de services de Nortel.

Le 18 juillet 2006, Nortel et l'éditeur de logiciels Microsoft ont annoncé la conclusion d’un accord stratégique, connu sous le nom de « Innovative Communications Alliance (ICA) », ayant pour but de développer et commercialiser ensemble de nouveaux produits destinés aux entreprises et aux opérateurs de télécommunications, en premier lieu dans le domaine des communications unifiées.

Nortel exerce ses activités commerciales, opérationnelles ou de recherche dans plus de 150 pays, par l'intermédiaire de nombreuses filiales et participations.

La société est passée d’une situation de pertes historiques (près de 25 milliards de dollars US en 2001) à une situation où ses comptes sont maintenant proches de l’équilibre. Avec l’arrivée en novembre 2005 de Mike Zafirovski à la tête de la société, un plan de transformation de la corporation a été amorcé, comportant des mesures de réduction de la structure de coûts, de recentrage de la société sur un certain nombre de marchés cléfs et d’amélioration des processus internes et de la qualité basée notamment sur la méthodologie Six Sigma mise en œuvre avec succès chez General Electric et Motorola. Selon son rapport d'activités 2006, la société a fixé 5 objectifs de progrès financiers résumés dans le tableau ci-dessous.

Résultats du premier trimestre (clos au 31 mars): Nortel a enregistré une perte de 103 millions de dollars US, contre une perte de 171 millions de dollars US sur la même période l'année précédente. Le chiffre d‘affaires s’établit à 2,483 milliards de dollars US, contre 2,088 milliards de dollars US sur la même période l’année précédente, soit une hausse de 4%. Si l’on exclut l’incidence de la cession des activités d'accès radio UMTS à la fin 2006(Pour éviter des re-dites, voir le chapitre correspondant), la hausse est de 12%. La marge brute est en hausse à 40,4%, contre 38,7% à la même période l'année précédente.

Résultats du deuxième trimestre (clos au 30 juin): Nortel a enregistré une perte de 37 millions de dollars US, qui inclut des frais liés à sa restructuration (36 millions de dollars US), une provision liée à une enquête en cours de la SEC (35 millions de dollars US), des effets favorables dans les taux de change (69 millions de dollars US) et la vente de certains actifs (10 millions de dollars US). Le chiffre d‘affaires s’établit à 2,56 milliards de dollars US, contre 2,744 milliards de dollars US à la même période l'année précédente. Le recul (-8%) est principalement imputable à la perte de revenus liés aux activités d'accès radio UMTS. Si l’on exclut l’incidence de la cession de cette activité (à périmètre constant), le chiffre d’affaires enregistre un recul de 1% au deuxième trimestre par rapport à la même période l'année précédente et il est en augmentation de 5% sur l’ensemble du premier semestre. La marge brute est en hausse à 41,1%, contre 38,4% à la même période l'année précédente.

Résultats du troisième trimestre (clos au 30 septembre): Nortel a enregistré un bénéfice de 27 millions de dollars US, contre une perte de 63 millions sur la même période l'année précédente. Le chiffre d’affaires s’établit à 2,7 milliards de dollars US contre 2,93 milliards de dollars US sur la même période l'année précédente (repli de 7,5%) et légèrement inférieur aux attentes des analystes qui prévoyaient 2,77 milliards de dollars. Si l’on exclut l’incidence de la cession des activités d'accès radio UMTS, le recul des revenus est de 2%. Sa marge d’exploitation était de 5%, niveau qui n’a pas été atteint depuis 2004. Sa marge brute ressort à 43,0%, contre 38,4% à la même période en 2006, ce qui constitue le meilleur résultat pour la société depuis neuf trimestres et l’un des meilleurs résultats du secteur des équipementiers. L'amélioration de la rentabilité du groupe intervient alors que les conditions du marché sont difficiles pour les fabricants d'équipements de réseaux d'opérateurs. Les liquidités se chiffrent à environ 3,13 milliards de dollars US.

Résultats du quatrième trimestre (clos au 31 décembre): Nortel a enregistré une perte nette de 844 millions de dollars, contre une perte de 80 millions de dollars sur la même période l'année précédente. La base de comparaison est néanmoins faussée car en 2007 la perte est en grande partie imputable à une charge exceptionnelle de 1,064 milliard de dollars que Nortel a du passer pour tenir compte de modifications du régime fiscal canadien. Il s'agit d'une opération comptable qui n'a aucune incidence sur ses données financières fondamentales, en particulier sur sa trésorerie. Celle-ci se chiffrait à 3,53 milliards de dollars en fin d'exercice. Le chiffre d’affaires était de 3,20 milliards de dollars US contre 3.32 milliards de dollars US sur la même période l'année précédente (repli de 4%). La base de comparaison est défavorable: si l’on exclut l’incidence de la cession des activités d'accès radio UMTS, les ventes du quatrième trimestre sont en fait en hausse de 2%. Le groupe continue d'améliorer sa rentabilité opérationnelle. Alors qu'il enregistre une perte nette sur le trimestre, le résultat opérationnel, calculé avant impôt, est lui multiplié par cinq au quatrième trimestre. La marge d'exploitation était de 244 millions de dollars, inférieure à l'objectif fixé, tout en étant la meilleure valeur enregistrée depuis 12 trimestres. La marge brute s'est elle aussi améliorée sensiblement, de 4,1 points à 43,7%. Suivant un plan annoncé auparavant qui fixait un objectif d'économies de 1,5 milliard de dollars en 2008, Nortel compte réduire ses effectifs d'environ 2.100 postes et délocaliser environ 1.000 postes supplémentaires vers des zones géographiques "à plus forte croissance et à coûts moins élevés".

Résultats pour l'exercice complet: Sur l'année, la perte nette du groupe était de 957 millions de dollars, contre un bénéfice net de 28 millions en 2006. Comme indiqué par ailleurs, ces chiffres intègrent des éléments exceptionnels favorables ou défavorables, ce qui fausse un peu la comparaison. Le chiffre d'affaires était de 10,948 milliards de dollars en 2007, contre 11,418 milliards de dollars en 2006, soit un repli de 4,1%. Là encore la base de comparaison est défavorable. Si l’on exclut l’incidence de la cession des activités d'accès radio UMTS, les ventes en 2007 sont en hausse de 2%.

Le chiffre d’affaires était en 2006 de 11,4 milliards de dollars US, contre 10,5 milliards de dollars US en 2005 (+9%). La société a enregistré un bénéfice de 28 millions de dollars US en 2006, comparé à une perte de 2,61 milliards de dollars US en 2005. La sortie du rouge en 2006 est due principalement à divers éléments non récurrents, comme la cession de certaines activités (notamment accès radio UMTS) et de biens immobiliers pour environ 206 millions de dollars. Les liquidités à la fin de l’exercice 2006 étaient d’environ 3,49 milliards de dollars US, contre 2,951 milliards de dollars US en début d’exercice. 2006 est la première année au cours de laquelle Nortel a dégagé des flux de trésorerie positifs depuis 1998. La marge brute était de 38,9%. Le tableau ci-dessous résume les principales données financières extraites de son rapport d'activités 2006.

Alors que pendant les années d’euphorie de 1995 à 2000 personne ou presque ne doutait qu’il fut promis à une croissance durable, le secteur des télécommunications connait à partir de mars 2000 une importante récession (pour éviter des redites, voir l'article sur la bulle technologique). Les équipementiers qui avaient un niveau d’exposition élevé sur le marché des réseaux d'opérateurs (ce qui était le cas de Nortel à hauteur de plus de 80% à cette époque) voient leur carnet de commandes rétrécir comme une peau de chagrin sous l’effet des difficultés financières des opérateurs historiques et des faillites des nouveaux entrants. Le déséquilibre des bilans est accentué par la dépréciation de nombreux actifs qui avaient été achetés au prix fort durant les années 1995-2000. Après une période de forte croissance sous l’effet de la spéculation, le titre de la société atteint son apogée en septembre 2000 à près de 124 dollars canadiens, puis effectue une chute vertigineuse pour ne valoir plus que 0,47 dollars en août 2002. L’émotion est vive au Canada où Nortel est à la fois une société technologique emblématique et où, en raison d’une législation plus restrictive vis-à-vis des plans de pension basés sur des valeurs étrangères, son titre est l'un des plus détenus. Pour donner une mesure de l’incidence du sinistre dans l’économie canadienne, Nortel représentait alors plus du tiers du total de la capitalisation boursière de toutes les sociétés cotées sur le Toronto Stock Exchange (TSX). Du niveau maximum de 398 milliards de dollars canadiens en septembre 2000, la capitalisation de Nortel tombe à moins de 5 milliards en août 2002. Ce qui signifie que les investisseurs ont perdu près de 400 milliards de dollars à cause de la déconfiture boursière de Nortel. Elle a affecté une population élargie d'épargnants notamment via les actifs détenus par les fonds de pension collectifs et les régimes individuels (REER et FERR).

En octobre 2001, un communiqué annonce que le PDG, John Roth, a décidé de prendre sa retraite, laissant la place à la tête de la société à Frank Dunn, qui était jusque là son directeur financier. Ce changement fera naitre par la suite une série de controverses d'une part sur le montant des gains perçus par John Roth avant son départ (salaires et stock options), d'autre part sur le rôle et les responsabilités de chacun dans le scandale financier qui commence à apparaitre. Des recours en nom collectif sont déposés en 2001 en Amérique du Nord. Nortel procède à une rationalisation de son exploitation et supprime plusieurs dizaines de milliers d’emplois.

En début d’année 2004, le secteur des télécoms commence à reprendre des couleurs. Les investisseurs se réjouissent de la reprise du cours de l’action Nortel, mais déchantent, après l'annonce du report du dépôt de ses résultats annuels 2003. Le groupe canadien, après plusieurs autres sociétés cotées sur le New York Stock Exchange, est à son tour atteint par de grâves irrégularités comptables sur les exercices 2000-2003. Les sanctions tombent rapidement : le PDG, Frank Dunn, et plusieurs membres de l’équipe financière sont limogés en avril 2004. Mais les conséquences pour la société, ses salariés et ses actionnaires sont lourdes. Nortel doit ré-examiner de manière exhaustive l’ensemble de ses comptes sur plusieurs années, un travail considérable pour une entreprise multinationale de cette taille. Elle n’est pas en mesure à la première échéance et ensuite pendant plusieurs mois de publier ses rapports financiers périodiques, ce qui a pour incidences de déclencher une enquête des autorités des marchés (la SEC aux États-Unis et la CVMO au Canada), d’affaiblir le titre en bourse, de générer de nouvelles plaintes en nom collectif, de distraire l’attention de la société au niveau opérationnel et stratégique alors que son secteur d’activité amorce une profonde mutation. Les déboires comptables de Nortel sont une aubaine pour les sociétés rivales qui lui savonnent consciencieusement la planche en entretenant l’incertitude et le doute chez ses clients.

Il aura fallu au canadien près de six cents personnes mobilisées à plein-temps et plus de dix-huit mois pour tourner définitivement la page des irrégularités comptables. La société a amélioré ses contrôles internes à l’égard de l’information financière et supprimé les principales faiblesses importantes de ses contrôles comptables. Dans le cadre de son processus de renouvellement organisationnel, le conseil d’administration a également désigné un nouveau cabinet d’experts-comptables indépendants (la société KPMG).

L’histoire de la société prend son origine au Canada il y a plus d’un siècle après l’invention du téléphone par Alexander Graham Bell. Celui-ci dépose son brevet mais ne parvient pas à trouver d'investisseurs prêts à acheter ses droits. Avec quelques associés, il constitue la Bell Telephone Company, ancêtre de la compagnie AT&T, pour déployer et exploiter un réseau téléphonique aux États-Unis. De même, il constitue la « Bell Telephone Company of Canada », filiale de la compagnie américaine et ancêtre de l'opérateur télécoms actuel Bell Canada. La société que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Nortel doit son existence à la législation de l’époque sur les brevêts qui obligeait à fabriquer soi-même ou à faire fabriquer sur le territoire canadien tout objet protégé par des brevets.

Durant la période précédente, le système téléphonique est rudimentaire. Les capitaux sont rares. Le téléphone est un phénomène urbain, réservé surtout aux entreprises, aux administrations et à une certaine élite. Durant la période qui commence, le téléphone atteint la maturité (automatisation des centraux, progrès dans les techniques de transmissions sur les longues distances) et devient un service public de plus en plus accessible.

Durant la période précédente, les équipements fabriqués par la société sont majoritairement basés sur des principes de conception et des procédés couverts par des licences appartenant à des sociétés américaines, notamment Western Electric la branche manufacturière de l’opérateur AT&T. A partir de 1956, sous la pression des autorités de régulation Américaines, AT&T et Western Electric revoient les conditions commerciales proposées aux entreprises partenaires. L'accès aux informations technologiques de Western Electric et des Bell Labs devient plus difficile. Northern Electric investit dans la recherche industrielle pour développer ses propres produits et réduire sa dépendance vis à vis de technologies sous licence.

Après avoir fait ses premières armes avec le commutateur SP-1, Northern Telecom lance le développement d’une gamme complète de commutateurs entièrement numériques pour les entreprises (SL-1) et pour les opérateurs (DMS). Le pari de Northern est audacieux car à cette époque beaucoup de compagnies tablent plutôt sur la technologie concurrente dite spatiale et ne voient pas l’arrivée à maturité de la technologie numérique avant les années 1980.

Le marché intérieur canadien ne suffit pas pour rentabiliser de tels investissements en R&D. Il faut désormais trouver de nouveaux marchés à l’international. Les regards se tournent naturellement en premier vers les États-Unis où se trouvent la moitié du parc mondial de lignes téléphoniques. Après avoir grandi en tant que sous-traitant docile de AT&T (ex Western Electric), Northern va prendre l’avantage sur son ancien maître sur son marché domestique. Le canadien utilise une innovation de rupture – la commutation numérique – et profite de changements réglementaires – l’ouverture du marché longue distance puis le démantèlement d’AT&T – pour devenir un acteur incontournable aux États-Unis. Le canadien se situe au premier rang dans la numérisation des réseaux, grande tendance qui va se généraliser partout à travers le monde tout au long des années 1980 et 1990.

La participation de Bell Canada dans le capital de Northern Telecom baisse graduellement : près de 100% en 1962, 90,1% en 1973, 89,9% en 1974, 69,2% en 1975, 61% en 1978, 54.5% en 1979, 53,4% en 1983. En Janvier 2000 , la holding BCE rétrocèdera une dernière participation d’environ 37% dans Nortel Networks à ses porteurs d’actions ordinaires. Au terme de cette opération, qui resemble à celle réalisée en 1996 par l’opérateur américain AT&T avec l’équipementier Lucent, BCE ne conservera qu’une participation d’environ 2% dans Nortel. 118 ans après avoir été sa branche industrielle, Nortel est ainsi devenue une entreprise multinationale totalement indépendante.

Les ventes aux États-Unis et au Canada ont longtemps représenté l’essentiel du chiffre d’affaires du groupe. Après le succès rencontré aux États-Unis, Northern Telecom poursuit son expansion internationale en Amérique Latine, en Europe et en Asie, en accompagnant les états dans leurs programmes de modernisation des réseaux (accroissement de la télé-densité, numérisation, nouveaux services) et/ou d’ouverture progressive des marchés télécoms à la concurrence. Des filiales et/ou des alliances avec des groupes locaux puissants sont créées dans les principaux pays. Le marché des centraux téléphoniques numériques ne va pas durer éternellement. Aussi, la société investit sur les marchés les plus porteurs des télécoms - les radiocommunications mobiles et les transmissions de données par paquets - avec la création de laboratoires spécialisés aux États-Unis et en France.

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Delhaize Group

Le Groupe Delhaize NYSE : DEG est un groupe de distribution international belge, actif dans 8 pays. Le Groupe Delhaize a été fondé en Belgique en 1867 par Jules Delhaize. Son activité principale est l'exploitation de supermarchés en Amérique du Nord (États-Unis), Europe (Belgique, Luxembourg, Grèce, et Roumanie) et Asie du sud-est (Indonésie). Il est coté sur Euronext Belgique, indice BEL20.

Le Groupe Delhaize est membre de la centrale d'achat coopérative EMD.

A fin 2005, le Groupe Delhaize disposait d'un réseau de vente (qui comprend des magasins intégrés, affiliés et franchisés) de 2.636 magasins, et employait environ 136.000 personnes. Le format des magasins est principalement le supermarché, qui représente 85% de l'ensemble du réseau de vente du Groupe Delhaize. Les 15% restants sont constitués de magasins de proximités et de magasins spécialisés. En plus de la distribution alimentaire, qui représente environ 95% du chiffre d'affaires du Groupe Delhaize, le Groupe Delhaize joue également un rôle de grossiste en alimentation pour certains magasins de son réseau de vente, et de grossiste en produits non alimentaires tels que les produits pour animaux domestiques ou les produits de beauté et de soin.

En 2005, le Groupe Delhaize a réalisé un chiffre d'affaires de 18,6 milliards euro et un bénéfice net de 364,9 millions euro.

La Belgique est le marché d'origine du Groupe Delhaize. Au fur et à mesure des années, le Groupe Delhaize y a construit une position très forte (deuxième en termes de chiffre d'affaires), offrant à ses clients des produits de qualité et des services à des prix compétitifs. Fin 2004, le réseau de vente du Groupe Delhaize en Belgique était constitué de 808 magasins. Fin 2005, le Groupe employait 16.000 personnes dans ses activités belges.

Alfa-Beta est, depuis l'acquisition de Trofo (le sixième plus grand distributeur alimentaire grec) en janvier 2001, le deuxième distributeur alimentaire en Grèce. Alfa-Beta se concentre sur les clients qui recherchent des prix compétitifs, mais également des produits et des services de grande qualité. En 1992, le Groupe Delhaize avait acquis le contrôle d'Alfa-Beta Vassilopoulos. Actuellement, il détient 60,6% d'Alfa-Beta. La société opérationnelle grecque du Groupe Delhaize comptait 6.700 employés au 31 décembre 2005, et exploitait 135 magasins.

En mai 2000, le Groupe Delhaize a acquis une participation dans Mega Image, la chaîne de supermarchés la plus importante de Bucarest, la capitale de la Roumanie. Fin 2005, le Groupe Delhaize détenait 100% de Mega Image qui exploitait 16 supermarchés, et employait 1.100 personnes.

Delhaize America est une des chaînes de supermarchés les plus importantes des États-Unis avec plus de 1.500 magasins dans 16 états de l'est des Etats-Unis. Delhaize America exploite des supermarchés sous les enseignes Food Lion, Bloom, Bottom Dollar, Harveys, Hannaford Bros., Kash n' Karry et Sweetbay, chacune d'entre elles ayant une stratégie distincte et une image bien établie. Par ses enseignes multiples, Delhaize America est capable de cibler les besoins et exigences de marchés spécifiques, de personnaliser son offre de produits et services, et de maintenir une solide identification de la marque auprès de ses clients locaux. Delhaize America emploie environ 109 000 collaborateurs à temps plein ou partiel sur toute la côte Est des États-Unis.

Constituée en 1957 à Salisbury, Caroline du Nord, Food Lion se réorganisa en 1999 en une société holding, Delhaize America, afin d'encourager la flexibilité dans la gestion de chaque enseigne. Kash n' Karry a été acquis en décembre 1996, Hannaford Bros. en juillet 2000, Harveys en octobre 2003 et Victory en Novembre 2004.

Le 25 avril 2001, Delhaize America est devenu une filiale à 100% du Groupe Delhaize, suite à l'échange d'action avec ce dernier. Dans cette échange d'actions, chaque action Delhaize America de classe A ou B non encore détenue directement ou indirectement par le Groupe Delhaize a été échangée contre 0,40 action du Groupe Delhaize.

En 1997, le Groupe Delhaize est arrivé en Indonésie en acquérant une participation dans Super Indo, qui exploitait 11 magasins. La société a grandi rapidement et exploitait 50 magasins à fin 2006. La Groupe Delhaize détient 51% de Super Indo.

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Earnings before interest and taxes

L'earnings before interest and taxes (EBIT) est un chiffre clé de la comptabilité des sociétés.

Il correspond au chiffre d'affaires net duquel sont déduites les charges d'exploitation (telles que salaires, charges sociales, matières, énergie, etc.). Il se distingue du bénéfice net par le fait que les charges et produits financiers (intérêts actifs et passifs, produits et charges de titres) ainsi que les impôts sur le bénéfice ne sont pas pris en compte.

Il correspond au résultat d'exploitation dans la norme comptable française.

Si les amortissements et réévaluations ne sont pas non plus pris en compte, on parlera alors d'EBITDA (Earnings before interest, taxes, depreciation and amortization), le D désignant l'amortissement des immobilisations corporelles (telles que bâtiments, machines ou véhicules) alors que le A désigne l'amortissement des immobilisations incorporelles (brevets, licences, goodwill). Il correspond à l'EBE.

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Source : Wikipedia