Zürich

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Posté par talos 28/03/2009 @ 12:11

Tags : zürich, suisse, europe, international, fc zurich, football, sport, grasshoppers zurich

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Zurich

L'aéroport international de Zurich à Kloten

Zurich (allemand : Zürich Zürich , suisse allemand : Züri , italien : Zurigo ) est une cité alémanique de Suisse, capitale du canton de Zurich, première ville du pays par le nombre d’habitants (commune et district: 376 453 en 2007, agglomération: 1 091 732 en 2005 ), presque deux fois plus peuplée que Bâle ou Genève.

Si l'allemand est la langue officielle, les Zurichois parlent le Züridütsch, un dialecte formé entre le XIe et XVe siècles et appartenant au suisse allemand influencé par des langues romanes (il emprunte certains termes étrangers au français, italien, anglais...). C'est une cité très cosmopolite, comptant 30 % d'étrangers.

Alors que Berne est la capitale administrative de la Confédération helvétique, Zurich est un pôle économique, financier, scientifique et artistique international : Zurich fait partie des villes mondiales.

La plus ancienne mention écrite du nom Zurich, dans sa forme latine, provient d'une pierre tombale datant du IIe siècle après J.-C. et retrouvée dans le quartier du Lindenhof de la vieille ville. Sur cette stèle il est fait mention d'une « STA(TIONIS) TURICEN(SIS) » c'est à dire d'une station romaine douanière du nom de « Turicum ». L'origine du nom n'est pas définitivement réglée, « Turicum » étant selon toute vraisemblance pré-latin, l'explication la plus probable est une dérivation « Turīcon » du nom personnel celtique « Tūros ». Les formes latines du nom connues au Haut Moyen Âge sont « Turigum » (807), « T(h)uregum » et « Thuricum » (898). La première preuve d'un nom allemand « Ziurichi » apparaît courant du VIIe siècle par les soit-disant géographes de Ravenne. Finalement cette orthographe se formalise plus tard en « Zurih » (857) puis « Zurich » (924).

Les premiers sceaux du Conseil de la ville de Zurich sont attachés à deux actes de 1225 et 1230 : ils portent la transcription sigillum consilii thuricensium et représentent les deux saints patrons de la ville Felix et Regula. À partir de 1348 est rajouté comme sur le cachet de la ville le troisième saint patron Exuperantius, serviteur de Felix et Regula. La mention définitive du label du sceau est sigillum civium thuricensium. La municipalité de Zurich porte depuis 1798 dans son sceau les armoiries de la ville.

Les armoiries de la ville sont au départ un écusson biseauté en diagonale où chacune des deux parties représente une couleur de la ville : le bleu dans sa partie inférieur et l'argent dans sa partie supérieure. Ce blason apparaît pour la première fois en 1389 sur un sceau de la cour de justice de Zurich, et reste jusqu'à aujourd'hui celui du canton de Zurich. Le drapeau de la ville est constitué depuis 1434 du même schéma avec dans un cadre rectangulaire les couleurs bleu et argent (ou blanc) séparées par une diagonale. Le blason de la cité lui a évolué au cours de l'histoire : durant sa période impériale jusqu'au XVIIe siècle, les armoiries et pièces de monnaies représentaient l'aigle impérial posé sur deux boucliers de la ville et tenu par deux lions. Mais l'aigle disparaît au XVIIe siècle sous la république de Zurich, le lion restant le seul animal héraldique de la ville. Le blason actuel affiche l'écusson bicolore coiffé d'une couronne murale, le tout entouré par deux lions dans un cadre à fond bleu.

Dessin de la pierre tombale contenant la plus vieille mention écrite de Zurich sous l'appellation, « STA(TIONIS) TURICEN(SIS) », IIe siècle ap. J.-C., l'original conservé au Musée national suisse.

Martyre de Felix et Regula (au centre) ainsi que de leur serviteur Exuperantius derrière eux, en fond la place du Lindenhof (peinture par Hans Leu le vieux, fin du XVe siècle).

Écusson de la ville et du canton de Zurich.

Drapeau de la ville.

Armoiries durant la période du Saint-Empire romain germanique (1576).

Armoiries sur pièces de monnaies (1779) après entrée dans la confédération suisse.

Armoiries actuelle de la ville.

Zurich se situe au nord-est de la Suisse, dans la partie est du plateau suisse, à l'extrémité nord du lac de Zurich et à environ 30 km des Alpes. La ville se trouve dans une ancienne vallée glaciaire, à 408 m d'altitude, là où la rivière Limmat naît du lac de Zurich avant d'être rejointe par la Sihl (voir carte de localisation). Il existe un troisième cours d'eau artificiel en forme de zig-zag, le Schanzengraben, qui fut aménagé pour protéger l'extension ouest de la ville au XVIIe et XVIIIe siècles.

La ville est « encerclée » à l'ouest-sud-ouest par l'Uetliberg, et au nord-est par le Zürichberg, ces petites montagnes ou grandes collines continuent ensuite au sud parallèlement au lac de Zurich et au nord-ouest à côté de la vallée de la Limmat. L'Uetliberg culmine au plus à 869 m, et le Zürichberg à 676 m.

Outre son lac, la ville tire profit des aménités qu'offrent deux grandes forêts conservées sur les versants à l'ouest et à l'est. Ces forêts sont constituées en de très larges bandes boisées qui leur confèrent un rôle important de corridors biologiques. Andréas Speich, ancien directeur de la forêt de Zurich en a progressivement et pour partie fait cesser l'exploitation pour leur redonner une forte naturalité. La forêt est cependant encore très fragmentée par les routes et n'est plus en contact avec le pourtour du lac qui est très touché par l'urbanisation et la périurbanisation.

À l'ouest l'Uetliberg reste une barrière naturelle peu franchissable.

La municipalité de Zurich occupe une surface de 91,88 km², dont 4,1 km² sont occupé par le Lac de Zurich. Les habitations se concentrent dans la vallée de la Limmat, suivant une orientation nord-ouest vers sud-est, sur une largeur d'environ 2 ou 3 km.

La Limmat est canalisée et par endroit détournée. Pour cette raison ne s'écoule pas exactement au milieu de la vallée, mais se trouve le long du flanc nord de la vallée. Avec une alitude de 392 m à Oberengstringen, la Limmat atteint l'altitude la plus faible de la commune.

Sur le flanc ouest, la vallée de la Limmat est bordée par les boisées montagnes de l'Albis, dont l'Uetliberg et le Buechhoger sont les représentants les plus connus. La chaîne de montagnes de l'Albis forme la frontière naturelle ouest de la commune.

L'Uetliberg, avec une altitude de 869 m est le point culminant de Zurich et de ses environs. Il est aisé de s'y rendre avec le Uetlibergbahn, un train que l'on peut prendre à la gare centrale. À son sommet, une plateforme artificielle permet de bénéficier d'un panorama unique sur la ville, et si la vue est dégagée, jusqu'aux Alpes. À son pied et en direction du sud, on peut voir la vallée de la Sihl.

Au nord, en bordure de la vallée de la Limmat, une chaîne de collines marque la ligne de partage des eaux entre la Limmat et la Glatt. Du nord-ouest au sud-est, l'altitude des monts tend à augmenter, plus les Alpes se font proches. L'on passe ainsi de Hönggerberg avec 541 m d'altidude, au Käferberg avec Waidberg à 571 m puis Zürichberg à 676 m et enfin Adlisberg à 701 m.

Entre le Käferberg et le Zürichberg se trouve un point important de passage entre la vallée de la Limmat et celle de la Glatt.

Zurich bénéficie d'un climat tempéré.

Les vents soufflent en général soit depuis l'ouest, apportant souvent avec eux des précipitations, soit depuis l'est ou nord-est; il s'agit alors de la Bise. Cette dernière est à l'origine de zones de haute pression, mais est également la cause, durant toute l'année, de phases de refroidissement. L'effet de foehn, qui, dans les montagnes, joue un rôle important, n'influence pas particulièrement le climat de la ville.

Les températures enregistrées par la station zurichoise de l'Institut suisse de météorologie ont une moyenne annuelle de 8,5 °C, avec en janvier une moyenne minimum mensuelle de -0,5 °C et en juillet une moyenne maximum mensuelle de 17,6 °C. La ville subit en moyenne 88 jours par an où il gèle, dont 26 sans dépassement du seuil de 0 °C. En moyenne, elle compte trente jours où la température dépasse les 25 °C et trois jours de canicule. En comparaison avec d'autres mesures effectuées à la même latitude, ces valeurs sont plutôt faibles, ce qui peut s'expliquer par l'altitude. Au nord de la ville, dans la vallée de la Limmat, les jours sont en moyenne plus ensoleillés et plus chauds. La station de Zurich mesure en moyenne 1 482 heures d'ensoleillement par an. Les 1 136 mm de précipitations moyennes par an sont distribuées sur toute l'année ; toutefois en raison de mouvements de convection, les précipitations connaissent un pic durant l'été alors que l'hiver est plus sec.

La ville de Zurich est l'unique commune du district de Zurich. Elle est administrativement subdivisée en douze arrondissements et 34 quartiers.

La commune historique, dont le territoire avant 1893 correspondait alors au Kreis 1 actuel, avait une surface de 1,69 km². Au 19e siècle le développement urbain subit un fort accroissement. La ville opère alors deux agrandissements successifs en 1893 et 1934 avec la fusion de 19 communes limitrophes pour former la commune de Zurich actuelle qui a une surface cinquante fois plus grande.

Lors de la première fusion, en 1893, onze communes intègrent Zurich et le territoire est alors divisé en cinq arrondissements notés en chiffres romains (Kreis I à V).

A partir de 1913, avec la révision des arrondissements, le nombre d'arrondissements passe à huit avec le partage en trois de l'arrondissement III et en deux de l'arrondissement V. Par ailleurs, la numérotation en chiffres arabes est adoptée (Kreis 1 à 8).

En 1934 lors du deuxième agrandissement au nord et dans la vallée de la Limmat, huit autres communes intègrent Zurich. Le découpage de certains arrondissements est revu et leur nombre passe à douze (Kreis 1 à 12).

Le Kreis 1 ou Altstadt (ancien kreis I) correspond au territoire de la commune de Zurich jusqu'en 1893. C'est l'actuelle vieille-ville. Les parties historiques sont die Kleine oder Mindere Stadt sur la rive gauche et die Grosse oder Mehrere Stadt sur la rive droite de la Limmat. Cette partie de la rive droite est actuellement nommée Dörfli ou Niederdorf. Les quartiers administratifs actuels Rathaus et Hochschulen sont situés sur la rive droite et ceux de Lindenhof et de City sur la rive gauche.

Le Kreis 2 est situé sur la rive ouest du lac de Zurich, et est parcouru par la rivière Sihl. Il est composé des anciennes communes de Enge et de Wollishofen qui ont intégré le kreis II de la ville en 1893. Le quartier de Leimbach appartenait à la commune de Enge.

Le Kreis 3 ou Wiedikon est situé sur la rive ouest du lac de Zurich, entre la Sihl et l'Uetliberg. C'est l'ancienne commune de Wiedikon qui a intégré le kreis III en 1893.

Le Kreis 4 ou Aussersihl, né du partage en 1913 du kreis III, est la plaine entre la Sihl, les voies de chemin de fer et Wiedikon. Il est composé d'une partie de l'ancienne commune de Aussersihl (l'autre partie formant le kreis 5) qui a intégré le kreis III en 1893.

Le Kreis 5 ou Industriequartier, né du partage en 1913 du kreis III, est la plaine entre la Limmat, la Sihl et les voies de chemin de fer. Il est composé d'une partie de l'ancienne commune de Aussersihl (l'autre partie formant le kreis 4) qui a intégré le kreis III en 1893.

Le Kreis 6 sur le flanc du Zürichberg est composé des anciennes communes de Oberstrass et Unterstrass qui ont intégrés le kreis IV en 1893.

Le Kreis 7 sur le flanc des Zürichberg et Adlisberg est composé des anciennes communes de Fluntern, Hottingen et Hirslanden qui ont intégrés le kreis V en 1893, ainsi que celle de Witikon qui a intégré le kreis 7 en 1934.

Le Kreis 8 ou Riesbach, né du partage en 1913 du kreis V, est situé sur la rive est du lac de Zurich. C'est l'ancienne commune de Riesbach qui a intégré le kreis V en 1893.

Le Kreis 9 entre la rive gauche de la Limmat et l'Uetliberg, est composé des anciennes communes de Altstetten et de Albisrieden qui ont intégrés la ville en 1934.

Le Kreis 10 entre la rive droite de la Limmat et le flanc sud des Hönggerberg et Käferberg est composé de l'ancienne commune de Wipkingen qui a intégré le kreis IV en 1893 ainsi que celle de Höngg qui a formé le kreis 10 en 1934.

Le Kreis 11 sur la plaine au nord des Hönggerberg et Käferberg entre la vallée de Glatt et le Katzensee, est composé des anciennes communes d'Affoltern, d'Oerlikon et de Seebach qui ont intégrés la ville en 1934.

Le Kreis 12 ou Schwamendingen, dans la vallée de Glatt au nord du Zürichberg, est composé de l'ancienne commune de Schwamendingen qui a intégré la ville en 1934.

Les statistiques pour 2007 recensent 376 453 habitants sur le territoire communal de Zurich et 1 091 732 pour l'agglomération en 2005.

Deux événements liés à la révolution industrielle vont transformer la ville et permettre un fort développement de la population : la destruction, entre 1833 et 1903, des fortifications qui encerclent la ville et le développement du chemin de fer avec le Spanisch-Brötli-Bahn, dès 1847, puis cinq ans plus tard les liaisons nationales et internationales.

En 1850, au début des recensements fédéraux, on comptait 41 585 habitants, trente ans plus tard le double : 86 890 habitants et la population double encore vingt ans plus tard : 168 021 en 1900.

La croissance reste soutenue jusqu'à son apogée vers 1960, puis la population baisse fortement jusqu'en 1980 pour ensuite se stabiliser jusqu'en 2000, date du dernier recensement fédéral.

Actuellement la tendance est de nouveau à la hausse de la population.

En 2006 le bilan de population, 2 608 personnes, est positif : Il est dû pour une grande part au solde migratoire positif de 2 315 personnes, l'excédent de naissance étant de 379.

De la population totale de la ville, en 2007, 261 592 (69,25%) sont de nationalité suisse et 114 861 (30,75%) de nationalité étrangère.

En octobre 2007, on recense 5 462 chômeurs, soit un taux relativement faible de 2,6%. Par contre les 14 000 personnes au bénéfice d'aide sociale représentent 4% de la population totale de la ville.

L'allemand et particulièrement le suisse allemand, en tant que langue officielle en usage à Zurich, est la langue principale. Si l'allemand est la langue officielle et pour les publications, la langue usuelle parlée est le Züridütsch, un dialecte suisse allemand. Certaines communautés pratiquent d'autres langues telles que le français et l'italien qui sont deux autres langues nationales suisses, mais aussi l'anglais, pour le travail. Les minorités étrangères pratiquent leur langues, principalement le serbe, le croate, l'albanais et le turc.

L’allemand standard est fortement utilisé en comparaison à d'autres régions suisses-allemandes. L'anglais et le français progressent alors que l'italien régresse.

La ville de Zurich abrite la plus grande communauté, 990 personnes, parlant romanche en dehors du canton des Grisons.

Berceau du protestantisme, Zurich est longtemps restée une ville majoritairement protestante. En 1850, plus de 90 % des Zurichois se déclarent protestants. Cependant, la part des Zurichois de confession protestante n'a pas cessé de baisser au fil du temps. En effet, la population de confession catholique-romaine s'est en particulier accrue au point de rattraper en nombre la population protestante dans les années 1980.

En 2006, La part des ressortissants étrangers est de 8% des protestants et 36% des catholiques-romains.

L'agglomération centrée sur la ville de Zurich s'étend sur 132 communes réparties sur les cantons de Zurich, d'Argovie et de Schwytz. Sa surface est de 1086 km² et elle comprends 1 091 732 habitants en 2005. 80% de la population du canton de Zurich vit dans l'agglomération.

Alors que la population de la ville de Zurich a fortement évolué durant la période 1850 – 1960, la population de l'agglomération a, elle, fortement augmenté durant la période 1940 – 1970 et , à l'inverse de la ville centre, n'a cesser d'augmenter jusqu'à ce jour.

Zurich est également au centre de l'aire urbaine zurichoise telle quelle est définie en Suisse : avec les agglomérations de Winterthour (123 416 habitants), Baden-Brugg (106 736 habitants), Zoug (95 557 habitants), Schaffhouse (61 399 habitants), Rapperswil-Jona-Rüti (46 337 habitants), Wetzikon-Pfäffikon (44 015 habitants), Lachen (31 840 habitants), Frauenfeld (27 005 habitants), Lenzburg (25 903 habitants), Wohlen (20 437 habitants) et la commune d'Einsiedeln (12 622 habitants) Zurich forme une aire urbaine de 2103 km² avec 1 680 000 habitants répartie sur cinq cantons : Argovie, Thurgovie, Saint-Gall, Schwyz, Zoug et Zurich.

Cette aire urbaine, la plus grande de Suisse en terme d'étendue et de population, est le principal centre économique de la Suisse avec une croissance plus grande que la moyenne nationale. Les régions « Zurich-ouest » (vallée de la Limmat) et « Zurich-nord » (vallée de la Glatt) sont celles avec la plus grande demande en développement.

A côté de cette notion statistique et officielle de l’aire urbaine on parle de Greater Zurich Area qui est une notion propre aux milieux des affaires et de l’économie.

Une des définitions de Greater Zurich Area est la possibilité de rejoindre l’aéroport de Zurich en maximum 90 minutes. Cette région comprend environ 3 200 000 habitants.

Zurich est à l'origine une bourgade gallo-romaine nommée Turicum à la frontière de l'empire romain et des mondes germaniques, une garnison étant établie sur un promontoire surplombant la rivière Limmat. C'est un point de défense pour l'empire mais surtout une douane qui contrôle des échanges transitant par la rivière Limmat et le lac de Zurich entre les vallées alpines et le sud de l'Allemagne. Détruite au Ve siècle par les Alamans, puis reconstruite, Zurich devint ville libre impériale en 1218, entra dans la confédération suisse en 1351 et y prit une grande importance, grâce à l’acquisition de nombreuses seigneuries voisines et à la prospérité de son artisanat textile. Ulrich Zwingli introduisit la réforme à Zurich à partir de 1519. La ville et le canton furent gouvernés jusqu’à la révolution libérale de 1830 par une riche bourgeoisie protestante; ils se démocratisèrent progressivement dans le courant du XIXe siècle. À partir du milieu du XIXe siècle, Alfred Escher, homme politique Suisse surnommé le tsar de Zurich, impulse une modernisation de la ville (chemin de fer) et co-fonde de nombreuses institutions ou compagnies de premier plan comme le Crédit Suisse ou l'École polytechnique fédérale de Zurich. La ville s'industrialise alors, suivant un mouvement général en Europe. Ville accueillant de nombreux artistes, philosophes, réfugiés politiques, elle est le lieu, par exemple, où au XXe siècle Lénine et Trotsky élaborent leur doctrine du communisme (à l'Odéon), et où Hugo Ball fonde le dadaïsme (en 1916 au cabaret Voltaire).

Les recherches archéologiques montrent que, comme pour toute la Suisse, la région zurichoise fut habitée dès le néolithique. Les Helvètes celtes occupant la région s'installèrent en grande partie aux alentours du lac de Zurich. Après la conquête de l'Helvétie orientale par l'empire romain en l'an 15 avant J-C, la bourgade de Zurich (à l'époque Turicum) passa de la Germanie supérieur à la Gallia Belgica. Bien que n'étant qu'un Vicus, Zurich fut, surtout en raison de sa situation sur les routes de transit, un poste de douane important. La ville romaine se trouvait sur l'île entre la Limmat et la Sihl, près du lac. Aujourd'hui encore des restes de thermes peuvent être vu à la Thermengasse.

L'invasion de la Suisse actuelle par les Alamans commença à partir de 260. Avec la réforme impériale de l'an 289 de l'empereur Dioclétien, Zurich fit partie de la province Maximum Sequanorum. Au IVe siècle par la décision de l'empereur Valentinien Ier de protéger les frontières vers le Rhin, des fortifications de la ville furent entreprises.

A partir du retrait romain de 401, les fortifications de la ville furent détruites. Ce qui arriva à la population gallo-romaine est encore inconnu de nos jours.

Après l'invasion des Alamans, quelques fortifications restèrent dans l'actuel quartier de Lindenhof. Le plus ancien manuscrit sur Zurich date des années 610 environ, il fut écrit par le moine missionnaire Colomban de Luxeuil, en mission pour évangéliser les Alamans de la région. L'anonyme de Ravenne (ou géographe de Ravenne) y fit des cartes géographiques entre 700 et 800. En 730 Zurich fut intégrée à l'empire franc, et plus précisément à la francie orientale, dirigée plus tard par Louis II le Germanique. Il n'y a que peu de signes de cette époque, et la plupart étant des légendes. Certaines de ces légendes peuvent faire croire que le duc Uotila s'installa sur l'Uetliberg, ou que Charlemagne fit un palatinat à Zurich; mais des légendes n'entrant pas correctement dans l'histoire existent, parlant par exemple que Charlemagne se serait installé à Zurich.

En 853, Louis II le Germanique fit installer un couvent de femmes à Zurich, lui octroyant de nombreux droits, et en plaçant sa fille, Hildegard. Sur le site de l'actuelle Fraumünster, le couvent, le château de Lindenhof, servirent à montrer aux Alamans que Louis II comptait garder ce territoire contre les invasions.

Les plus vieilles traces archéologiques de Zurich, sont une église à Höngg datant du 8e siècle, et la première partie du couvent de Fraumünster, datant de 874. Le couvent fut consacré aux saints patrons de la ville, Saint Felix et Regula. Un axe de procession fut créé entre la Grossmünster, la Wasserkirche et la Fraumünster. Cet axe joua un grand rôle dans la vie religieuse et politique de la ville jusqu'à la réforme. Avec la création d'un prieuré, une grande partie du commerce passant par le Limmattal et le Glattal en dépendait. Le prieur possédait des terrains tout autour du lac de Zurich, plus de nombreux hangars et entrepôts dans la région. Les chanoines exerçaient la juridiction des autres monastères et églises de la région.

Au Moyen Âge, la ville était décrite comme un endroit à plusieurs centre, dont les principaux étaient : La Fraumünster avec l'église Saint-Pierre, et la Grossmünster de l'autre côté de la Limmat. À partir du 9e/10e, la ville commença à s'étaler plus rapidement et fut reconnue comme une civitas. L'importance du palatinat étant en constante augmentation, son influence augmenta de même, en 940, des reliques et des livres hongrois furent entreposés à Zurich depuis le couvent de Disentis. Au 11e et 12e siècle, Zurich prit encore de l'importance par l'augmentation rapide de la population et par son influence, sous la direction des Ottoniens et des Francs Saliens. Au milieu du 12e siècle, l'évêque Otto von Freisig décrit la ville de Zurich comme la ville la plus noble de Souabe. À ses portes, la ville portait cette inscription : "Zurich, noble par la richesse de beaucoup de choses".

Vers la fin du 12e siècle, la ville était dirigée par le Saint Empire Germanique, et un bailli sujet du roi y gouvernait. Ce poste fut principalement détenu par les familles de Zähringen et de Lenzburgen. A partir de 1258, l'influence du roi Frédéric II du Saint-Empire augmenta et celle du bailli baissa. Pendant ce siècle, la politique de la ville s'organisa et fut dotée d'un conseil municipal et de différents organes de juridiction. En raison de la lutte entre le roi Friedrich II et la papauté, les églises perdirent petit à petit de l'importance et de l'influence dans le commerce de la ville, tout en gardant une place centrale. Cependant la confortable position politique de la ville se raffermit en 1262, lorsque Richard de Cornwall prit la tête de l'empire, de nombreux privilèges durent êtres abandonnées. Des contestations éclatèrent dans la ville contre les barons de Regensberg et, avec le soutien de la population, le comte Rodolphe Ier du Saint-Empire affirma son influence et les Regensberg furent écartés. A côté de ces différents événements, le monastères de l'Uetliburg fut détruit ainsi que différents châteaux de la régions. Au milieu du 13e siècle, une guerre contre Winterthour éclata et les Zurichois subirent de lourdes pertes, mais hérissèrent le Lindenhof de pics et résistèrent. A la fin de la guerre, l'influence de l'armée sur le conseil municipal baissa en faveur des commerçants. Après la mort de Rodolphe I et avec en 1291 le pacte entre les trois cantons fondateurs de la Suisse, la ville de Zurich se distança des Habsbourgs.

Vers 1300, la ville de Zurich devait compter environ 8000-9000 habitants.

Zurich rejoint la Confédération suisse en 1351 en tant que cinquième membre. Le nouveau canton est expulsé de la confédération en 1440 en raison d'une guerre avec les autres États membres sur le territoire de Toggenburg, puis reprend sa place en 1450.

Au cours de la deuxième moitié du 15ème siècle, Zürich réussi à accroître sensiblement le territoire sous son contrôle, gagner la Thurgovie (1460), Winterthur (1467), Stein am Rhein (1459 / 84) et Eglisau (1496). De 1468 à 1519, Zurich fut le siège de diète fédérale.

Zwingli lança la Réforme en Suisse alors qu'il était le principal prédicateur de la ville à la Grossmünster. Il commençait sa prédication systématiquement par Matthieu à la différence de presque tous les autres prêtres qui prêchaient à travers le cycle liturgique des textes émis par l'Église de Rome. Il vécu et prêcha à Zurich de 1484 jusqu'à sa mort en 1531, date de la défaite de Zurich dans la deuxième guerre de Kappel.

Il traduisit la Bible dans la langue allemande, de manière indépendante de Martin Luther, pour que sa lecture soit accessible au peuple, cette traduction continue d'être étudiée encore de nos jours.

Au cours des 16ème et 17ème siècles, le patriciat et le conseil de Zurich adopta une attitude de plus en plus aristocratique et isolationniste. Un signe a été l'élévation d'un deuxième cercle d'impressionnants remparts ville a été construite en 1624 sous l'impression de la guerre de Trente Ans. Les fonds nécessaires à cet ambitieux projet ont été imposées sur la question des territoires sans consultation, résultant en des révoltes qui ont été écrasés par la force. Depuis 1648, la ville a changé son statut officiel de Reichsstadt à République, comme Venise et Gênes.

En 1798, l'ancienne conférération suisse est envahie par les troupes révolutionnaires françaises. Zurich est atteinte en 1799 et ses environs sont restés célèbres dans l'histoire militaire en raison des deux batailles de 1799 des guerres de la Révolution française. Lors de la première bataille de Zurich (4 juin), les Français sous le commandement du général Masséna, sur la défensive, sont attaqués par les Autrichiens sous le commandement de l'archiduc Charles, Masséna bat alors en retraite derrière la Limmat avant que l'engagement n'ait atteint une étape décisive. La deuxième bataille de Zurich, beaucoup plus importante, a eu lieu le 25 et le 26 septembre : Masséna, après avoir forcé le passage de la Limmat, attaque et défait les Russes et leurs alliés autrichiens placés sous le commandement de Korsakov.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, une flotte aérienne britannique bombarde le quartier industriel de Wipkingen.

La ville est plutôt étiquetée centre gauche sur l'échiquier politique Suisse, toutefois les leaders du principal parti de droite (Union démocratique du centre), Christoph Blocher et Ueli Maurer sont Zurichois.

Le conseil administratif (en allemand : Stadtrat) est formé d'un collège de neuf membres, c'est l'organe exécutif de la ville de Zurich. Son rôle est la gestion de l'administration municipale. Les conseillers administratifs sont élus tous les quatre ans par le peuple selon le système majoritaire.

Un des conseillers administratif assume la fonction de président de commune et est en charge du département présidentiel. Chacun des neuf conseillers administratifs est en charge d'un département. Les dernières élections on eu lieu le 12 février 2006. L'actuel syndic de Zurich est Elmar Ledergerber, en charge depuis les élections de 2002.

Les différents départements sont un peu dispersés dans toute la ville. Cependant, peu avant la Première Guerre mondiale Gustav Gull proposa de construire un grand hôtel de ville rassemblant la totalité des activités municipales à l'Uraniastrasse, sur la rive gauche de la Limmat. Le projet ne fut qu'en partie réalisé, en partie à cause d'un manque croissant de place dès la construction des nouvelles structures.

Actuellement la municipalité tente à nouveau de centraliser ses lieux de travail. C'est pour cette raison qu'elle a installé une partie de ses activités dans le Werdhochhaus, une tour construite entre 2001 et 2005.

Le conseil municipal (en allemand : Gemeinderat) est composé de 125 membres, c'est l'organe législatif de la ville de Zurich. Les conseillers municipaux sont élus tous les quatre ans par le peuple à la proportionnelle selon la méthode «double Pukelsheim» c'est à dire un système qui tient compte du découpage de la ville en neuf circonscriptions électorales.

Ce processus permet de représenter équitablement chaque district de la ville. Cependant, pour empêcher un trop gros morcellement du paysage politique qui empêcherait d'avancer rapidement dans les décisions, un quotta de 5 % des voix par partis et par district a été fixé pour pouvoir être représenté au conseil municipal.

La ville de Zurich est également le siège de l'administration du canton de Zurich avec les départements suivants: Chancellerie, Justice et intérieur, Sécurité, Finance, Économie, Santé, Éducation et Construction.

En ville de Zurich, l'effectif de l'administration publique cantonale est de 12 000 emplois « équivalent plein-temps » en 2005, soit 4,25% de la population active.

Le canton de Zurich a droit à 34 sièges sur 200 au Conseil national.

Après le partenariat avec Kunming en 1982, l’administration zurichoise a développé, dès 1987, un programme de développement pour la ville chinoise en contribuant à la mise en place du plan directeur de Kunming pour l’adduction en eau potable et l’évacuation des eaux usées.

En guise de remerciement, Kunming a offert à Zurich un jardin chinois qui a ouvert en 1994. Il est situé au bord du lac de Zurich.

Par la suite les responsables chinois on sollicité de l'aide à la ville de Zurich pour développer un système de tramway en mesure de faire face au boom économique et démographique.

L’agglomération zurichoise concentre quarante sièges sociaux des cent plus importantes entreprises du pays. C’est la plus importante place économique, financière et commerciale de Suisse. Zurich est considérée comme la capitale économique, laissant à Berne la fonction de capitale politique. Son essor économique s’est produit essentiellement à partir de la réussite industrielle et commerciale de la région dès 1850 environ et s'est traduit par une arrivée massive de population à partir du début du XXe siècle.

Zurich est une place financière d'importance mondiale, et le siège social de nombreuses entreprises de rang mondial. Se trouve notamment la bourse nationales, le SWX Swiss Exchange, le siège social de banques mondiales comme celui d'UBS et de Credit Suisse Group, de groupe d'assurance ou de ré-assurance comme Swiss Re ou Swiss Life ou Zurich Financial Services, ou d'entreprises leader dans leur secteur respectif comme ABB (industrie mécanique), Migros et Denner (grande distribution).

L'économie de la région zurichoise bénéficie du seul aéroport intercontinental et hub de Suisse : l'aéroport de Zurich-Kloten, les deux autres principaux aéroports du pays, Genève-Cointrin et Bâle-Mulhouse-Fribourg ayant un rôle secondaire.

L'agglomération contient aussi la majeure partie du tissu industriel qui s'est déplacé ou installé autour de la ville.

Zurich est le siège d'importants groupe de presse suisses de langue allemande tel que Tamedia, Ringier et éditions NZZ.

Le quotidien phare de Tamedia est le Tages-Anzeiger dont le bassin de diffusion est l'agglomération zurichoise. Il est politiquement et économiquement indépendant et son tirage est d'environ 216 000 exemplaires. Le quotidien existe depuis le 2 mars 1893.

Ringier est le plus important groupe de presse suisse, présent également à l'étranger. Toutes ses publications ont vocation nationale, il édite notamment le Blick et le Sonntags-Blick (journal de boulevard édition de semaine et du dimanche). Deuxième quotidien de Suisse avec 262 000 exemplaires. Les autres publications sont Heute quotidien gratuit en allemand et L'Hebdo hébdomadaire en français édité à Lausanne et le magazine Schweizer Illustrierte qui existe depuis 1911. Ringier possède 50% de la chaîne privée de télévision suisse Sat.1 Schweiz qui produit des programmes spécifiques à la Suisse. Par exemple certains matchs de football de la Super League.

Le Neue Zürcher Zeitung, ou NZZ est un journal qui paraît pour la première fois le 12 janvier 1780. Proche du parti radical-démocratique son tirage actuel est de 160 000 exemplaires. Ses quatre cahiers traitent l'international, le national,l'économie et la bourse. Avec une édition internationale il est diffusé dans le monde entier. NZZ am Sonntag est l'édition du dimanche. Le groupe NZZ publie d'autres quotidiens et magazines et possède différentes radios et télévisions locales en Suisse.

Il y a également le magazine économique Bilanz (Axel Springer Verlag) et le journal Die Weltwoche qui, lui, est proche de l'UDC zurichoise.

SF Schweizer Fernsehen et Schweizer Radio DRS sont respectivement la télévision et radio en langue allemande du groupe SRG SSR idée suisse, groupe audiovisuel public de la Suisse. Les programmes de radio DRS 1 et DRS 3 et le journal régional sont produits à Zurich, de même que les programme de télévision.

Zurich est un haut lieu de la culture suisse. La ville joue un rôle prédominant en tant que ville avant-gardiste au niveau artistique, une partie de sa célébrité et de son essor culturel venant des nombreux peintres, compositeurs et écrivains suisses ou étrangers qui y ont séjourné et laissé leur empreinte : Hermann Hesse, James Joyce, Thomas Mann, Thornton Wilder entre autres. Max Frisch, Johann Heinrich Füssli, Gottfried Keller entre autres y sont nés.

Le mouvement Dada, né au cabaret Voltaire en 1916, en est originaire de même qu'un mouvement d'Art concret s'est développé à l'école des arts décoratif Kunstgewerbeschuhle de Zurich nommée maintenant Zürcher Hochschule der Künste. L'école zurichoise du concret eu un rayonnement mondial avec par exemple Max Bill et Richard Paul Lohse. La fondation et musée Haus Konstruktiv poursuit de nombreuses activités dans ce domaine.

Cette richesse culturelle et artistique fait de Zurich un important centre touristique. La ville abrite notamment le Musée national suisse (Schweizerisches Landesmuseum), qui retrace l’histoire du pays depuis la préhistoire (objets domestiques, art religieux, fresques, armes, costumes, gravures, orfèvrerie, etc.) et le Musée des Beaux-Arts (Kunsthaus de Zurich) qui rassemble une importante collection d’œuvres d'Edvard Munch, d'Alberto Giacometti et de nombreux autres artistes modernes et contemporains. Avec celui de Bâle, ce musée est sans doute le plus important du pays au niveau de sa richesse et de sa diversité. Il est le cadre également d’expositions temporaires de grande qualité.

La ville abrite le Schauspielhaus Zürich, théâtre de 750 places, fameux pour avoir été le seul théâtre en langue allemande d'expression totalement libre durant la Seconde Guerre mondiale. Également, l'Opernhaus y est présent ainsi qu'une salle de concert pour la musique classique, la Tonhalle.

Pour le transport individuel la ville de Zurich est très bien raccordée au réseau autoroutier de Suisse : l'A1, en direction du sud-ouest vers Berne et Genève et en direction de l'est vers Saint-Gall, l'A3 en direction du nord-ouest vers Bâle et en direction du sud-est vers Coire et l'A4 en direction de nord-est vers Winterthour - Schaffhouse ou Lucerne au sud. La ville est partiellement encerclée par une ceinture autoroutière qui est utilisée comme périphérique; la ville et l'agglomération ont un réseau autoroutier assez complet.

La ville possède le plus grand et le plus important nœud ferroviaire suisse. 870 connexions nationales et internationales avec des trains tels que EuroCity, Cisalpino, TGV, ICE et CityNightLine. Zurich exploite aussi le plus grand réseau express régional de Suisse appelé S-Bahn Zurich.

La gare centrale de Zurich est la plus grande gare de Suisse où plus de 360 000 passagers y transitent quotidiennement. Le train permet de rejoindre directement l'Aéroport de Kloten, le principal aéroport du pays.

Le réseau de transport public urbain est très dense avec 287 km de lignes en ville de Zurich et 217 km en agglomération. Les lignes sont desservies par tramways, trolleybus et bus (lignes urbaines et d'agglomération).

En outre, le réseau de transport public comprend la navigation sur le lac et la rivière, des funiculaires, et même un téléphérique entre Adliswil et Felsenegg. Les billets achetés pour un trajet sont valables pour tous les moyens de transport public (train, tram, bus, bateau) car tous les opérateurs sont membres de la Zürcher Verkehrsverbund (ZVV).

À Zurich, 40 % des déplacements s'effectuent à l'aide d'un véhicule motorisé personnel ; 41 % en transports en commun et scolaire et 19 % à pied ou à l'aide d'un véhicule personnel non-motorisé. À titre de comparaison Lausanne a respectivement 49, 34 et 17, et Bâle 34, 40 et 20.

Afin de lutter contre les surcharges de trafic le noyau central de l'agglomération est partiellement entouré d'une boucle autoroutière qui fait office de périphérique. Le contournement nord est en fonction depuis 1985. La tangente ouest, mise en service en 1972, était initialement prévue comme une solution transitoire jusqu’à la construction de l’évitement nord et ouest. Elle va relier les embranchements des autoroutes A1 et A3 et comprend la mise en service en 2008 du tunnel de l'Uetliberg. En projet, l'extension du tunnel du Gubrist est prévue pour 2012.

À Zurich, le transport individuel motorisé (TMI) couvre 40 % des déplacements.

Le Zürcher Verkehrsverbund (ZVV) est une société holding qui regroupe 44 entreprises indépendantes de transports dans tout le canton de Zurich. Un système de tarification unique est utilisé pour tous les modes de transport. Le réseau est divisé en zones tarifaires qui permet d'utiliser indifféremment les compagnies affiliées : Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), les cars postaux suisses, les entreprises régionales de transport, ainsi que des remontées mécaniques et de navigation.

La première gare ferroviaire de la ville est construite en 1847 pour être le terminus de la ligne Schweizerische Nordbahn qui part de Bâle. En 1871, pour répondre aux besoins toujours croissants du trafic, la gare est agrandie et rénovée et en 1933 le hall principal est doté de sa toiture de fer et de verre.

Jusqu'en 1991, la gare se terminait sur un cul-de-sac. Depuis, pour les besoins du réseau S-Bahn des quais souterrains et un tunnel, le Hirschengrabentunnel, a été percé permettant aux trains de continuer jusqu'à la gare de Zurich Stadelhofen.

Actuellement différents travaux sont en cours sur le réseau de S-Bahn pour assurer l'augmentation du trafic passagers, le principal est celui d'une ligne diamétrale à côté de la ligne déjà existante entre Altstetten, la gare centrale et Oerlikon, qui comprend entre autre la construction d'un tunnel d'environ 7 km et l'agrandissement de la gare souterraine de Zurich HB. Le coût s'élèverait à 1,5 milliards de francs suisses, partagés entre le Canton de Zurich (60 %) et la confédération Suisse (40 %). Le tout devrait être fini en 2015.

Les transports publics urbains sont assurés par la compagnie Verkehrsbetriebe Zürich (VBZ). Le réseau de 287 km comprends 13 lignes de tram, 6 lignes de trolleybus, 18 lignes de bus, 9 lignes de bus interquartier et le train à crémaillère Rigiblick qui monte sur le Zürichberg.

Il y a également le funiculaire privé Polybahn (qui relie l'école polytechnique fédérale de Zurich) et le train à crémaillère Dolderbahn (qui monte sur l'Adlisberg) ainsi que la navigation sur la Limmat.

L'Aéroport de Zurich, situé à Kloten, est le principal aéroport de Suisse et le principal hub du pays pour la compagnie Swiss International Air Lines-Lufthansa. Il est relié au centre-ville par le train (9-13 minutes de trajet) et par une autoroute. L'aéroport a vu passer 19,2 millions de passagers en 2006. Au classement Skytrax de 2007, il figure au 6ème rang du palmarès des meilleurs aéroports mondiaux , arrivant même premier dans le secteur du service d'immigration et deuxième pour la sécurité .

L'aéroport de Kloten est le siège des compagnies aériennes Belair, Edelweiss Air et Helvetic ainsi que le siège de la Société suisse de sauvetage (Rega).

Le terrain d'aviation militaire de Dübendorf est situé à seulement 8 km du centre-ville de Zurich.

Zürich est d'abord connu au niveau sportif en football car elle est le siège de la Fédération internationale de football association ou FIFA. Elle est aussi le siège de la Fédération internationale de hockey sur glace.

La ville comprend de nombreux complexes sportifs tel que le Hallenstadion, une salle polyvalente ou se déroule manifestations sportives, concerts ou foires. Pour le football il y a les stades du Hardturm (17 666 places), inauguré en 1929, et du Letzigrund (30 000 places) entièrement rénové en 2007 pour l'Euro 2008. Le Letzigrund avec sa piste et installations d'athlétime est polyvalent, il reçoit le fameux meeting d'athlétisme Weltklasse Zürich.

Le meeting d'athlétisme Weltklasse Zürich qui est un meeting de Golden League se déroulant annuellement au Letzigrund et qui est considéré comme le plus grand meeting d'athlétisme au monde. Le meeting existe depuis le 12 août 1928 et vu 24 records du monde. Il y a aussi le marathon de Zurich qui à lieu chaque année en avril depuis 2003 et le Zürcher Silvesterlauf une course populaire dans le centre de la ville qui se tient à mi-décembre depuis 1977.

L'Open de Zurich est un tournoi de tennis féminin du circuit professionnel WTA qui existe depuis 1984. Il fait partie de la catégorie de tournois Tier I depuis 1993 et se tient chaque année au Hallenstadion.

En cyclisme le Championnat de Zurich est une course cycliste classique d'un jour créée en 1914 qui a lieu en septembre ou octobre. Il y a également la Course des six jours (en allemand : 6-Tagerennen) au Hallenstadion.

Chaque année en automne a lieu une course d'aviron sur la Limmat entre l'école polytechnique et l'université de Zurich, sur le modèle de la course d'aviron Oxford-Cambridge.

Les Championnats du monde de hockey sur glace de 1939, de 1953 et de 1998 ont eu lieu à Bâle et Zurich.

Zurich a également accueilli au Stade du Hardturm des matches lors de la Coupe du monde de football de 1954 qui se tint en Suisse.

Trois matchs de poules du championnat d'Europe de football 2008 se sont déroulés au Stade du Letzigrund (notamment France-Italie).

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FC Zurich

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Le FC Zurich (abrégé FCZ) est un club de football de la ville de Zurich en Suisse.

Il évolue en Super League et est entrainé par Bernard Challandes.

Son président est Ancillo Canepa.

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Challengers Baseball Club Zürich

Challengers zurich.png

Le Challengers Baseball Club Zürich est un club suisse de Baseball évoluant en NLA.

Le club est fondé en 1980. A partir de 1982 il participe à la NLA.

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4 et 6 rappen de Zürich

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Les 4 et 6 rappen de Zürich sont les deux premiers timbres-poste émis par les postes du canton suisse de Zurich le 1er mars 1843.

Les deux ont une apparence similaire : un rectangle hachuré portant un gros chiffre (la valeur faciale) et en haut et en bas deux mentions : « Zürich » et la zone de validité du timbre. Ils étaient non dentelés.

Le 4 rappen est ainsi dénommé « Local-Taxe » et servait à affranchir les plis postés à Zürich et destinés à être livrés dans la ville-même. Le 6 rappen dénommé « Cantonal-Taxe » servait pour le courrier circulant dans le reste du canton.

La poste zurichoise, comme celles des cantons de Genève (Double de Genève, 1843) et de Bâle (Colombe de Bâle, 1845) ont donc gardé de la réforme britannique (incarnée par le Penny Black de 1840) l’idée de faire payer d’avance, mais tiennent encore compte de la distance pour le calcul de l’affranchissement. À partir du 1er janvier 1849, une poste confédérale est créée qui émet ses propres timbres en 1850. Les deux timbres du canton de Zurich restent en usage jusqu'au 30 septembre 1854.

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Barracudas Baseball und Softball Club Zürich

Le Barracudas Baseball und Softball Club Zurich est un club suisse de baseball basé à Zurich.

Il fut fondé en 1985. Ses équipes évoluent en NLA, NLB et 1 Liga.

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Paradeplatz (Zurich)

Zürich Paradeplatz.jpg

La Paradeplatz est une place à Zurich en Suisse.

Elle est située dans le quartier City de la vieille-ville, le kreis 1 (équivalent allemand d'un arrondissement) et donne sur la Bahnhofstrasse.

La place est réputée pour sa cherté et pour les organismes financiers y siègeant, comme les banques UBS et Credit Suisse, Julius Bär et la Banque nationale suisse.

Dans l'édition suisse du jeu Monopoly la case Paradeplatz est la plus chère.

Cet endroit de la ville fut utilisé depuis le 17e siècle comme lieu de transbordement pour les animaux, sous le nom de Säunmarkt - marché au cochon en français. À partir de 1819 la place fut renommée Neumarkt - nouveau marché en français - probablement en raison du redressement économique de la ville. Le nom de Neumarkt resta un peu moins de 50 ans et, en 1865, la place reçu le nom de Paradeplatz qui est directement en lien avec le fait que l'arsenal et le camp de munition y étaient établis.

Jusqu'à la destruction des murailles de la ville au 19e siècle, l'ouest de la place était caractérisée avec la porte de Wollishofer, la Katzenturm (tour du chat) et la cour de Tiefenhoflinde. Juste devant le rempart se trouvait un fossé appelé Fröschengraben - fossé de grenouilles en français. En 1838 l'autrichien Johannes Baur construisit un hôtel de luxe pour le tourisme, à l'époque appelé Hôtel Baur en ville, il est maintenant appelé Savoy Baur en ville.

À la même époque fut ouvert le Kantonalzürcherische Postdirektion - en français la Direction de la poste du canton de Zurich - et à côté un centre de diligences du service des postes, ce qui était à cette époque un fait très rare. Les deux bâtiments furent construits par l'architecte Hans Conrad Stadler. C'était à cette époque une des places les plus dynamique de Zurich.

En 1864, fut construit la Bahnhofstrasse à l'emplacement du Fröschengraben, celle-ci permettait une connexion directe avec la gare centrale. Ceci provoqua la joie du pâtissier David Sprüngli, qui avait déplacé son siège commercial de la Marktgasse à la Paradeplatz. À cette époque, encore personne ne voyait le futur développement qui allait se produire. En 1857 l'architecte Gustav Albert Wegmann construisit le complexe immobilier de Tiefenhof. L'entreprise de David Sprüngli y prit place et fut le premier bâtiment commercial de la place.

La place est semi-piétonne, car les voitures n'y ont pas accès mais des trams y passent. La Paradeplatz est reliée à la gare centrale de Zurich par plusieurs lignes de trams, la 6, la 11 et la 7.

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Canton de Zurich

Les districts du canton de Zurich

Le canton de Zurich (ZH - en allemand Kanton Zürich) est un canton de Suisse, dont le chef-lieu est Zurich.

L'histoire du canton est parallèle à celle de la ville de Zurich.

Le canton de Zurich a été en grande partie colonisé par les romains, qui ont construit l'actuelle ville de Zurich, sous le nom de l'époque de Turicum. Il était à la frontière de l'empire romain et des mondes germaniques. Le canton fut dévasté par les Allamans au Ve siècle, reconstruit, le canton, sous la tutelle de la ville de Zurich depuis qu'elle devint une ville libre en 1218, entra dans la Confédération suisse en 1351 et y prit une grande importance. Huldrych Zwingli introduisit la Réforme dans le canton et la ville de Zurich à partir de 1519. La ville et le canton furent gouvernés jusqu’à la révolution libérale de 1830 par une riche bourgeoisie protestante ; ils se démocratisèrent progressivement dans le courant du XIXe siècle. Aujourd’hui, le canton de Zurich est le premier canton de la Confédération par l’importance de sa population,plus que deux fois plus nombreuse que celle du Canton de Genève.

Le canton de Zurich se trouve vers 47,5 degré de latitude nord et 8,6 degré de longitude est. Il est situé au nord-est de la Suisse. Il a comme voisin l'Allemagne, le Canton d'Argovie, le Canton de Saint-Gall, le Canton de Schaffhouse, le Canton de Schwytz, le Canton de Thurgovie et le Canton de Zoug. La frontière avec l'Allemagne est sur le Rhin, elle fait 41,8 km, celle avec le canton de Argovie en fait 62,4, celle avec celui de Saint-Gall 34,2, celle avec Schaffhouse 23,1, celle avec Schwytz 34,3, celle avec Thurgovie 82,5 et celle avec Zoug 31,7.

La commune la plus au sud est Hütten, celle la plus au nord est Feuerthalen, celle la plus à l'est est Fischenthal et celle la plus à l'ouest est Niederweningen. Le canton de Zurich fait 59,6 km par un axe nord-sud et 47,5 par un axe ouest-est.

Le point le plus haut du canton de Zurich est le Schnebelhorn à 1293 m,au sud-est, le point le plus bas est à l'endroit où le Rhin quitte le canton à moins de 340 m, au nord-ouest. La localité la plus haute est Sternenberg à 870 m, la plus basse est Eglisau à 350 m. Les régions du nord, ont un relief des plus plats du canton, les plus hauts reliefs dépassent rarement 600 m, et le sol en général est au alentour de 450 m, les vallées de cette régions donnent sur le Rhin. La région de l'aire urbaine zurichoise, basée sur la ville de Zurich, a déjà un reliefs plus mouvementé, autour de la ville il y a au sud-ouest une grande colline appelée Uetliberg, qui monte jusqu'à 869 m, à l'est il y a une autre colline, Zürichberg, qui monte à 679 m, dans la région la plupart des collines sont gardée pour des espaces naturels; la principale vallée se déverse vers l'ouest sur celle de l'Aar. Le sud du canton est la région la plus mouvementée du canton, car il y a les contres-forts des Alpes.

C'est le canton le plus peuplé du pays avec 1 283 300 habitants répartis sur 1729 km2. La population est en majorité germanophone et protestante. Son chef-lieu est la ville de Zurich et les principales villes sont Bülach, Winterthour, Dietikon et Uster. On peut distinguer plusieurs régions. La région du lac de Zurich est essentiellement utilisée comme zone de résidence et de loisirs, jouissant en outre d'un fort potentiel touristique. À l'est, l'Oberland est spécialisé dans la sylviculture et le textile. À l'ouest et au nord, l'Unterland prolonge la grande zone industrielle de Zurich et de son agglomération. Le canton est donc principalement voué à l'industrie, concentrant ainsi près de la moitié des sièges sociaux des cent premières entreprises suisses. Les activités agricoles sont néanmoins préservées dans le nord du canton (vignes) et dans les Préalpes (fruits, céréales, vignes, élevage).

L'allemand est la langue officielle du canton. On compte toutefois 4% d'italophones et quelques milliers de locuteurs du romanche. À noter que ce n'est pas l'allemand d'Allemagne (Hochdeutsch) qui est parlé mais l'alémanique zurichois, lequel diffère quelque peu des autres parlers alémaniques helvétiques.

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Grasshopper-Club Zurich

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Grasshopper-Club Zurich (abrégé GCZ ou GC) est un club omnisports de la ville de Zurich en Suisse. Sa section de football est la plus prestigieuse.

Il évolue en Super League et est entrainé par Hans-Peter Latour.

Son président est Walter A. Brunner.

Le club comporte aussi des sections d'aviron (sport), de handball, de hockey sur glace (voir GCK Lions) et sur gazon, de rugby à XV, de squash de tennis et de unihockey.

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Source : Wikipedia