Yvan Colonna

3.3158620689759 (725)
Posté par marvin 01/03/2009 @ 01:38

Tags : yvan colonna, claude erignac, justice, société

Dernières actualités
Colonna: le bâtonnier de Paris n'entend pas poursuivre les avocats - nouvelobs.com
AP | 12.06.2009 | 12:50 Le bâtonnier de Paris, Me Christian Charrière-Bournazel, a écrit au procureur général de la cour d'appel de Paris pour lui annoncer qu'il n'entendait pas poursuivre les avocats parisiens d'Yvan Colonna qui avaient refusé d'être...
Yvan Colonna ne lâche pas le chef de l'Etat - Libération
Yvan Colonna attaque Nicolas Sarkozy pour atteinte à la présomption d'innocence, mais la procédure se perd en querelles juridiques. Si le berger de Cargèse l'avait fait en son temps, après l'annonce du ministre de l'Intérieur - «la police française...
Vers des poursuites disciplinaires contre les avocats de Colonna ... - Le Point
Les parquets généraux de Paris et Bastia souhaitent des poursuites disciplinaires contre les avocats d'Antonio Ferrara et d'Yvan Colonna, qui avaient refusé d'être commis d'office après le départ de leur client lors de récents procès d'assises,...
Trois médecins mis en examen dans une affaire d'escroqueries - Corse-Matin
Aussi, ce médecin installé depuis 1995 estime-t-il que les faits qui lui sont reprochés confinent à « l'acharnement judiciaire » post-procès d'Yvan Colonna d'une part. Rappelons que le Dr Marcaggi, avait témoigné au premier procès et avait indiqué lors...
Heurts suite à la manifestation de soutien à Yvan Colonna à Ajaccio - Citizenside
En tête du cortège, des élus nationalistes, la famille et les avocats d'Yvan Colonna, une banderole réclamait "Ghjustizia pa Yvan" (justice pour Yvan). La manifestation s'est terminée aux environs de 17h sur la place du Diamant,...
Yvan Colonna ne lâche pas le chef de l'Etat - Libération
Je hais les corses mais je soutiens le recours de Colonna. Tant qu'il n'est pas déclaré coupable lors d'un jugement, la personne est innocente. Et peu importe son nom, sa nationalité et son age. Et le jour où les corses auront acquis leur indépendance,...
Présomption d'innocence d'Yvan Colonna: «une affaire de principes» - MediaPart
Ivan Colonna a poursuivi le président de la République, mercredi 3 juin, pour atteinte à sa présomption d'innocence. Le tribunal devra dire si Nicolas Sarkozy avait le droit de déclarer coupable «l'assassin» du préfet Erignac, bien avant son jugement....
L'avocat général au procès Colonna se dévoile - France Soir
Avocat général à la section antiterroriste de la Cour d'appel de Paris, Jean-Claude Kross a requis, avec son collègue Christophe Teissier, la peine de perpétuité contre Yvan Colonna en mars 2009. Entretien. Avocat pendant dix ans, puis magistrat,...
Politique: Colonna vs Sarkozy - EditoWeb Magazine
Colonna vs Sarkozy: à qui la justice donnera-t-elle raison? Le Post: Yvan Colonna reproche au président de la République de l'avoir déclaré coupable d'avance, alors qu'aucun jugement n'avait eu lieu. Il a donc porté plainte au civil contre Nicolas...
Bastia:10 mises en examen - Le Figaro
La manifestation visait à dénoncer des "violences policières" après la grave blessure d'un collégien le 30 mars à Bastia, lors d'une manifestation contre la condamnation à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans d'Yvan Colonna,...

Yvan Colonna

Yvan Colonna, né le 7 avril 1960 à Ajaccio (Corse), est un militant indépendantiste corse poursuivi pour l'assassinat du préfet Claude Érignac le 6 février 1998 à Ajaccio et reconnu coupable pour ce fait en première instance, le 13 décembre 2007.

Il est le fils de Jean-Hugues Colonna, né à Cargèse et ancien député socialiste des Alpes-Maritimes, et de son épouse Cécile Riou, d'origine bretonne (Finistère sud).

Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Ajaccio. En 1975, toute sa famille s'installe à Nice où Jean-Hugues Colonna, son père, alors enseignant en éducation physique, a été muté. Après un Baccalauréat D, Yvan Colonna entame des études pour devenir professeur d’éducation physique et sportive. Il les abandonne en 1981 et retourne en Corse après avoir passé son service militaire dans la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

Il s'installe à Cargèse, où il se lance dans l’élevage de chèvres. Il milite dans des mouvements nationalistes proches du FLNC. Dans les années 1990, lors de l'éclatement du mouvement FLNC entre Canal Historique, Canal Habituel et Resistenza, il semble prendre du recul par rapport à la mouvance nationaliste.

Yvan Colonna doit répondre d'« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » pour l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud) en 1997, au cours de laquelle l'arme qui servira plus tard à tuer le préfet Erignac a été dérobée.

Dénoncé à plusieurs reprises, pendant un an et demi, et de manière étayée mais sans preuve tangible par 4 des 6 nationalistes co-accusés dans l'assassinat du préfet Érignac, ainsi que par leurs épouses, tous revenus sur leurs déclarations au bout de 18 mois, Yvan Colonna prend la fuite le 23 mai 1999. Il est arrêté près d'Olmeto le 4 juillet 2003 après s'être soustrait pendant plus de quatre ans à la justice française. Trois semaines après son arrestation, ses complices supposés étaient condamnés à des peines allant jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité.

Le 31 octobre 2006, la Cour de Cassation ayant rejeté le pourvoi d'Yvan Colonna contre son renvoi devant la Cour d'assises spécialement composée de Paris, celui-ci est renvoyé pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » devant la cour d'assises spéciale de Paris du 12 novembre au 12 décembre 2007, qui le condamne le 13 décembre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité. La peine prononcée par la cour d'assises spéciale de Paris après un mois de procès ne suit pas les réquisitions de l'accusation, qui avait demandé la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, la défense ayant demandé l'acquittement.

L'un des avocats d'Yvan Colonna, maître Antoine Sollacaro, a évoqué une « erreur judiciaire », affirmant que le dossier est « absolument vide de preuve » et a conclu en annonçant: « Nous allons faire appel dans les plus brefs délais ».

Le soir de l'interpellation d'Yvan Colonna le 4 juillet 2003, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur se réjouit de l'arrestation de l'« assassin du préfet Érignac,,,,, » . Le lendemain, il déclare : « La cavale d'Yvan Colonna était une insulte à la mémoire du préfet Érignac. Elle faisait peser une lourde suspicion sur la République, incapable d'arrêter l'assassin présumé d'un préfet de la République. ».

Plus tard, en janvier 2007, à des journalistes qui lui demandent s'il croit que Colonna est coupable, Nicolas Sarkozy répond « Si vous le savez, il n'y a pas que moi qui le pense, sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison ». Le 22 février 2007, ses avocats annoncent qu'Yvan Colonna assigne au tribunal Nicolas Sarkozy pour « atteinte à la présomption d'innocence ». Le 4 avril 2007, il perd ce procès en référé (le tribunal a estimé que les propos du ministre de l'Intérieur, même s'ils « suscitaient une impression certaine de culpabilité » d'Yvan Colonna, ne le présentaient pas comme l'auteur du crime et ne portaient pas atteinte à ses droits).

À partir du mois de février 2006, « l'affaire Colonna » a suscité de nombreux soutiens, notamment celui de la Ligue française des Droits de l'Homme, l'avocat d'Yvan Colonna faisant partie de cette organisation. Un comité de soutien a été officialisé en septembre et a recueilli 35 226 (13 décembre 2007) signatures en faveur de « l'équité et du respect de la présomption d'innocence ».

En haut



Assassinat de Claude Érignac

Le 6 février 1998 à 21h05, le préfet de Corse Claude Érignac est assassiné rue Colonna-d’Ornano à Ajaccio. Il est abattu de trois balles de calibre 9 mm dans la nuque à bout portant. L'arme du crime, un Beretta qui avait été subtilisé cinq mois plus tôt, le 6 septembre 1997, pendant la prise en otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud), est retrouvée sur les lieux.

L’instruction en co-saisine est confiée aux juges, Gilbert Thiel et Laurence Le Vert. Quelques heures plus tard, la police interpelle trois jeunes d’origine maghrébine dont le signalement correspond aux premiers témoignages recueillis par les enquêteurs. Ils seront innocentés et remis en liberté dans les jours qui suivent.

Le 9 février 1998, une revendication anonyme, crédibilisée par l'indication de la provenance de l'arme retrouvée sur les lieux du crime, arrive sur le bureau des enquêteurs. Le même jour la « piste agricole » est officiellement privilégiée par les enquêteurs de la Division nationale anti-terroriste (DNAT) avec l’arrestation de Marcel Lorenzoni. Les enquêteurs ont trouvé chez ce militant radical de la mouvance nationaliste plusieurs armes de gros calibre, dix-huit bâtons de dynamite et six détonateurs.

Cette piste sera considérée crédible pendant plus d’un an et Mathieu Filidori, un autre agriculteur et militant nationaliste, est arrêté le 19 mai 1999 pour « complicité d’assassinat ». Mathieu Filidori est relâché le 8 juin 1999, Marcel Lorenzoni le 6 août — ce dernier après dix-huit mois passés en prison.

Le 21 et le 22 mai 1999, la DNAT arrête Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Marcel Istria, et Alain Ferrandi, ainsi que cinq autres personnes. Les membres du commando ont été repérés à l'aide de leurs téléphones portables. Dans la nuit du 22 au 23 mai, Didier Maranelli livre les noms de trois autres membres du commando et désigne Yvan Colonna comme le tueur du préfet. Le 23 au matin les policiers interpellent Joseph Versini et Martin Ottavioni, mais Yvan Colonna parvient à prendre la fuite.

On apprendra par la suite que dès le 16 novembre 1998 le préfet Bernard Bonnet avait fait parvenir au procureur de la République Jean-Pierre Dintilhac une note relevant l’implication d’Alain Ferrandi dans l’assassinat. Elle sera suivie d'une autre note le 10 décembre, puis d'une troisième le 8 février 1999. Elles reprennent les déclarations d’un informateur, proche, selon le préfet, de la mouvance nationaliste. Ces notes auraient été négligées par Roger Marion, le directeur de la DNAT, à cause des relations exécrables qu'entretenaient les deux hommes. Ce n’est qu’après l’arrestation du préfet Bonnet le 3 mai à la suite de l’« affaire des paillotes » que Roger Marion explore cette piste. Avec la certitude que l'arrestation du préfet va médiatiser les notes, il souhaite éviter d'être accusé d'avoir négligé certaines informations, même si cela signifie qu'il faut travailler sur des renseignements qu'il estime bien peu convaincants. D'ailleurs, du coté judiciaire, Jean-Louis Bruguière a lui aussi négligé d'informer ses deux confrères de l'existence de ces notes. Ces notes s'avéreront pourtant décisives.

Le 30 mai 1999, Vincent Andriuzzi est arrêté, Jean Castela le sera le 2 décembre. Ce sont les deux autres noms cités, avec Alain Ferrandi, par les notes du préfet Bonnet. Présentés comme les « intellectuels » du réseau, les deux enseignants sont mis en examen pour « complicité d’assassinat ». Condamnés par la cour d'assises spécialement composée de Paris, ils sont acquittés en appel pour l'assassinat du préfet Érignac et condamnés pour d'autres faits avant d'être remis en liberté.

Le 2 août 2001, l'enquête est close. Le cas d'Yvan Colonna, alors toujours en fuite, est disjoint.

Le 4 juillet 2003, après 4 années de fuite, Yvan Colonna est arrêté et mis en détention provisoire. Il est renvoyé devant la cour d'Assise spéciale de Paris pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" du 12 novembre au 12 décembre 2007. Après cinq semaines d'un procès que ses avocats jugent "équitable" le parquet requiert la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ses avocats demandent l'acquittement. La cour le condamne le 13 décembre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance. Ses avocats interjettent appel, suivi en cela par le parquet de Paris. Le procès en appel, à nouveau devant une cour spéciale, se tiendra à compter du 9 février 2009.

Jeudi 14 octobre 2004, Pierre Alessandri a affirmé, lors de sa confrontation avec Yvan Colonna, dans le bureau du juge antiterroriste Gilbert Thiel être le tireur qui a abattu Claude Érignac dans le dos. Pour Maître Sollacaro, avocat d’Yvan Colonna : « La partie civile parlera de « manipulation » ou de « révélations pitoyables ». C’est de bonne guerre. Mais, nous apporterons les éléments d’analyse matérielle qui attestent que la thèse proposée par Alessandri est corroborée par le dossier d’instruction". En effet, dans ce dossier, Yvan Colonna n’a pas sa place sur la scène de l’assassinat : les témoins décrivent deux personnes identifiées comme étant Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, à proximité du préfet. Et, Maître Sollacaro de rappeler : « Ceux qui ont assisté au procès se souviennent de la question du juge Van Ruymbeke : « Mais où était donc Colonna ? »» Et Maître Sollacaro de conclure : « Dans un dossier similaire de droit commun, Colonna serait déjà dehors. Il n’y a pas d’élément matériel et plus de mise en cause. Mais, nous ne sommes pas devant une juridiction indépendante. Se repose le problème d’un procès équitable, l’État agissant à travers la famille Érignac ».

Selon Maître Sollacaro, au sujet du courrier qu’Alessandri a écrit au juge Laurence Le Vert, s’accusant d’être le « tireur » : « C’est un document qu’il voulait concrétiser depuis plusieurs mois, qu’il a mûri longuement. Il ressentait la nécessité de faire ses déclarations. Mais, au gré des événements et des circonstances qui entouraient le dossier, il en différait l’envoi ».

Maître Lemaire, avocat de la famille Érignac, ne croit pas à l’aveu d’Alessandri car celui-ci, lors du procès en 2003, déclara : « Ma participation me place au même niveau de responsabilité que celui qui a tiré ». Cela signifie clairement pour Maître Lemaire, que ce n’est pas Alessandri qui a tiré sur le préfet.

Toujours selon Me Lemaire, il ne saurait y avoir de non-lieu pour Yvan Colonna car « il existe un ensemble de présomptions contre Yvan Colonna qui sont extrêmement lourdes. Il y a des dépositions sérieuses qui attestent, par exemple, de sa présence sur les lieux du crime, en repérage ».

D'autre part, Yvan Colonna s'est soustrait à la justice française durant près de quatre ans en se cachant.

Lors de son arrestation, le 4 juillet 2003, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur se réjouit de l'arrestation de « l'assassin du préfet Érignac », .

Le 22 février 2007, les avocats de Colonna assignent Nicolas Sarkozy en référé pour « atteinte à la présomption d'innocence ». Ils perdent le 4 avril 2007. Les avocats d'Yvan Colonna annoncent aussitôt qu'ils font appel et entament le 5 avril une nouvelle action, cette fois-ci au fond, en visant les mêmes propos.

En haut



Edmond Simeoni

Edmond Simeoni, né à Corte (Haute-Corse) le 6 août 1934, est un militant politique, médecin de profession, se réclamant du nationalisme corse.

Il est considéré comme l'un des "pères" du nationalisme corse, avec son frère Max Simeoni. Il milite plus pour l'autonomie de la Corse que son indépendance, qu'il estime non viable économiquement en raison notamment de la faiblesse de la population.

Il condamne la violence, jugeant qu'elle est une voie sans issue. Il a pourtant dirigé, près d'Aléria, le 21 août 1975, la première action violente et spectaculaire de la mouvance autonomiste. À la tête de 12 hommes armés de fusils de chasse, il a "occupé" une cave viticole appartenant à un important chef d'entreprise d'origine pied-noire, pour protester contre une escroquerie qui menaçait de ruiner des centaines de petits viticulteurs (condamnation le 19 novembre 1975 de Depeille, Siegel, Junqua, Cuaz frères, ainsi que celle du groupe Covirep pour infraction sur les lois sur la société et banqueroute). L'assaut donné deux jours plus tard par la gendarmerie (1 200 hommes officiellement), renforcée par des véhicules blindés légers, sur les ordres du ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski, approuvé par le Premier ministre Jacques Chirac, fera deux morts parmi les forces de l'ordre et un blessé dans la cave. C'est la première action violente et spectaculaire de la mouvance autonomiste.

Edmond Simeoni a notamment fondé en juillet 1970 l'Action régionaliste corse (ARC), rebaptisée en 1973 « Action pour la renaissance de la Corse ». Il est conseiller territorial à l'Assemblée de Corse. Il a été tête de la liste Unione Naziunale aux élections territoriales de 2004, qui a obtenu 17,34% des suffrages. Il est actuellement président de l'association Corsica Diaspora et Amis de la Corse.

Il est le père de Gilles Simeoni, un des quatre avocats d'Yvan Colonna lors du procès de l'assassinat du préfet Claude Érignac et candidat nationaliste modéré à Bastia aux législatives de 2007 et aux municipales de 2008.

En haut



Roger Marion

Roger Marion est un haut fonctionnaire de la police française, né en 1947 à Castres (Tarn).

Il est ensuite préfet délégué à la Sécurité et à la Défense à Marseille, et préfet délégué à la sécurité et à la défense à Lille depuis juillet 2004. Le 23 mai 2006, il est placé préfet hors-cadre, sans affectation, par décision du Conseil des ministres.

Roger Marion a été accusé d’avoir créé des preuves de toute pièce ou d’avoir couvert leur création. Arrêté lors d’une rafle contre les milieux islamistes en 1993 (opération chrysanthème), Moussa Kraouche est accusé d’être le chef d’un puissant réseau terroriste. Sept ans plus tard, il est relâché par le juge d’instruction Roger Le Loire : « Non-lieu pour Moussa Kraouche, à cause d’une construction de preuves pure et simple des services de police ».

Dans l’affaire du Préfet Érignac, assassiné, Jean Castela et Vincent Andriuzzi, soupçonnés d’avoir fomenté l’attentat, sont acquittés en appel : des procès-verbaux ont été maquillés et les déclarations de Roger Marion sont contradictoires entre elles. Il aurait ignoré la piste Ferrandi/Colonna pendant six mois car il détestait le préfet Bonnet qui avait transmis l'information. Le parquet général de la cour d'appel de Paris a formé un pourvoi en cassation contre cette décision. Ils sont, en revanche, condamnés, le premier à 10 ans de réclusion le second à 8 ans de réclusion, pour des attentats à l'explosif commis en 1994 à Paris et en Lozère.

Lors de l’affaire Colonna, Marion a également accusé le chef de la police judiciaire d’Ajaccio Démétrius Dragacci d'avoir aidé Yvan Colonna à s’enfuir, ce qui s'est révélé inexact. Ce dernier a porté plainte contre Marion,.

En 2006, il a été mis en cause par le livre Place Beauvau. Dans cet ouvrage, cinq officiers de police affirment que la torture aurait été employée contre des suspects lors de la vague d’attentats de 1995. Il est sous le coup d’une enquête de l’IGPN. Celle-ci ne corrobore pas les accusations d'actes de torture pour deux des trois suspects mais relève des coups. Il admet également des brutalités dans des enquêtes passées : « on a eu recours à la force ».

Roger Marion et plusieurs de ses subordonnés sont également mis en cause dans plusieurs dossiers pénaux ouverts contre des militants indépendantistes bretons.

En haut



FLNC du 5 mai

Le FLNC du 5 mai est un mouvement politique se réclamant du nationalisme corse, héritier du FLNC-Canal Habituel, né en 1997, qui se fonde dans le nouveau FLNC fin 1999 avec divers mouvements dont le FLNC Canal Historique.

Certains membres du FLNC du 5 mai continuent néanmoins des attentats sous le nom Clandestinu et vont aider Yvan Colonna dans sa cavale. Selon certaines sources, les actions de Clandestinu sont faites pour prouver aux anciens du FLNC Canal Historique qu'ils sont assez motivés pour les rejoindre dans le FLNC UC.

En haut



Source : Wikipedia