Wittenheim

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Posté par rachel 22/03/2009 @ 19:12

Tags : wittenheim, haut-rhin, alsace, france

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Wittenheim

Carte de localisation de Wittenheim

Wittenheim est une ville française située dans la banlieue nord de Mulhouse. C'est une ancienne ville minière du Bassin Potassique d'Alsace qui fait partie du département du Haut-Rhin et de la région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Wittenheimois et les Wittenheimoises.

Le site du village est occupé depuis le néolithique comme l'attestent les découvertes archéologiques faites au début du XXe siècle. En creusant les fondations de la villa de l'entrepreneur Columbina, au lieu-dit Horoederenhubel, un squelette accroupi ainsi que de la poterie rubanée datant du néolithique ancien furent découvert en 1930. En 1968, la présence d'un peuplement datant de l'âge du bronze final sera découverte au lieu-dit Lerchbuhl. La présence romaine est également avérée sur le ban de Wittenheim: les fondations d'une importante villa romaine seront découvertes fortuitement lors de la construction d'un lotissement en 1978. Une partie de ces fondations à été sauvegardée et à été déplacée sur la place de Thiers.

Le village est mentionné pour la première fois en l'an 829 sous l'appellation de Witanheim, époque à laquelle l'abbaye de Murbach y possédait des terres. D'après le spécialiste Michel Paul Urban, le toponyme Wittenheim serait à traduire par "l'habitation sur la butte" et se rapporterait à la situation du village implanté sur une butte en bordure des bois marécageux du Nonnenbruch.

Ancien fief autrichien, le château de Wittenheim, résidence des nobles de Wittenheim puis des Von Hus von Wittenheim, à été détruit en 1632 par les Suédois lors de la guerre de Trente Ans. La motte féodale, le Rebberg, reste visible à l'est de la ville. Wittenheim sera également le siège d'un très important couvent de moniales, le couvent de Schoenensteinbach. Démantelé lors de la Révolution française, ses fondations sont à nouveau visibles grâce à des fouilles récentes.

La première banque de la ville naissante est créée en 1887 sur le modèle mutualiste fondé par l'allemand Friedrich Wilhelm Raiffeisen (1818-1888). Cinq Wittenheimois (Messieurs Fortuné Baumgartner, Joseph Erimund, Antoine Schlienger, Emile Stebler et Damien Weisbeck) créent, le 4 décembre, la Caisse de Dépôts et de Prêts de Wittenheim afin de venir en aide aux agriculteurs de la commune. Celle banque existe toujours, il s'agit de la Caisse du Crédit Mutuel.

Le 3 février 1889, sous l'impulsion des autorités allemandes, qui poussent à la création de corps de sapeurs-pompiers volontaires, le maire Sébastien Baumgartner, le trésorier Neyer et messieurs Schlienger et Helfer, paraphent les statuts fondants le corps de sapeurs-pompiers de Wittenheim.

L'exploitation de la potasse marquera le paysage de la commune (Chevalements, terrils) mais fera surtout de Wittenheim une ville prospère. Une population laborieuse, venue des environs, mais aussi d'Allemagne et surtout de Pologne, contribuera à la naissance d'une riche vie culturelle et associative. Le progrès fit également sont arrivée: 1920, inauguration du foyer catholique, 1922, mis en chantier d'un vaste réseau de distribution d'eau, 1928, mis en chantier du tout-à-l’égout, construction de l'école des filles, du poste à incendie, des bains municipaux, 1929, électrification de la ligne de tramway.

Les deux conflits mondiaux n'épargneront pas Wittenheim. La Seconde Guerre mondiale apportera son lot de souffrances et de destructions notamment lors de la tragique libération de la ville par les troupes françaises en janvier 1945. Wittenheim-centre sera pratiquement détruite par un déluge de feu. Le 2 février 1945, les derniers obus incendiaires allemands mettent le feu à l'église de style baroque Sainte Marie. Le clocher s'effondre le 4 février 1945 à 9h30. Le centre ville, libéré, n'est plus qu'un amas de décombres inhabitables. Une partie du centre ne sera d'ailleurs pas reconstruit et deviendra l'actuelle place de Thiers. Les installations industrielles sont hors d'usage. Cette période très douloureuse de l'histoire de la commune lui vaudra de se voir attribuer en 1948 la croix de Guerre avec Etoile d’Argent. C'est le Maréchal de Lattre de Tassigny qui remet la décoration à la délégation wittenheimoise à Colmar le 14 juillet 1949.

A la libération une ère de développement nouvelle débute pour la commune. Après la mise en place d'un village provisoire en baraquement où sont logées près de 150 familles et la construction d'une église provisoire, la municipalité et la population se lance dans un long travail de reconstruction. Wittenheim à la chance de bénéficier du soutien matériel et financier de ses villes marraines: Fontenay-sous-Bois, Saint-Cloud et Thiers. Près de quinze années seront nécessaires pour effacer les plaies laissées par la guerre. La reconstruction d'après-guerre change totalement la physionomie de la commune qui perd définitivement sont caractère rural pour devenir une coquettes petite ville. Le 2 mai 1957, pour des raisons financières, la ligne 11 du tramway électrique reliant Wittenheim à Mulhouse, qui avait repris du service dès le 3 décembre 1945, est officiellement remplacé par une ligne de bus. Le 19 mai 1957 est posée la première pierre de la nouvelle église Sainte-Marie de Wittenheim centre. Les 27 et 28 juin 1959, lors des "Fêtes du renouveau", le nouveau centre ville est officiellement inauguré: Place de Thiers, rues de Saint-Cloud et de Fontenay-sous-Bois, bureau de poste, commissariat de police, commerces. L'Eglise Sainte-Marie est consacrée le 28 juin.

Par décret du 26 février 1958, Wittenheim devient Chef-lieu de canton.

En 1965, Wittenheim intègre le Syndicat intercommunal à vocation multiple du Bassin Potassique nouvellement créé.

En 1995, Wittenheim et onze communes minières du Bassin Potassique se regroupent au sein de la Communauté de Communes du Bassin Potassique (CCBP). Le but premier de cette communauté est de favoriser la reconversion économique du bassin minier suite à l'arrêt définitif de l'extraction de la potasse. Le siège de cette nouvelle entité politique s'établie à Wittenheim dans les locaux de la ferme réhabilitée du hameau de Schoenensteinbach (Maison du Bassin Potassique).

Le 1er janvier 2004, après dissolution de la CCBP, Wittenheim intègre la Communauté d'Aglomération Mulhouse Sud-Alsace (CAMSA).

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Canton de Wittenheim

Le canton de Wittenheim est une division administrative française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace. Le canton de Wittenheim fait partie de la sixième circonscription du Haut-Rhin.

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Quatrième circonscription du Haut-Rhin

Ancienne possession de la famille impériale Habsbourg le Sundgau rhénan reste très largement catholique, aussi bien à Sierentz, Huningue qu'à Habsheim. La part des populations protestantes est ici, comme dans les circonscriptions voisines d'Altkirch et Guebwiller, l'une des plus faibles d'Alsace. La pratique religieuse garde par ailleurs ici un bon niveau.

Historiquement dialectophone, une très large part de la population de la circonscription déclare comprendre et parler l'Alsacien, cela dans l'ensemble des cantons. Le Français n'a ici été utilisé couramment qu'à partir de la fin de la seconde guerre mondiale, auparavant seule une minorité de la population déclarait le comprendre, établissant ici l'un des niveaux les plus bas de compréhension du Français du Haut-Rhin.

Ancienne circonscription de « Mulhouse-Campagne », qui alors regroupait aussi les cantons actuels de Wittenheim et lllzach, l'arrondissement avait été l'un des fief du parti catholique Union populaire républicaine durant l'entre-deux-guerres, représenté ici par Médard Brogly, défenseur ardent des particularismes alsaciens. Il s'agissait d'un des bastions les plus solides du catholicisme politique, M.Brogly étant réélu très facilement en 1932, et son successeur s'imposant facilement en 1936. Ici, comme dans l' "autre" Sundgau, la domination de la démocratie-chrétienne régionaliste ne fut pas réellement menacée avant les débuts de la Ve république.

En effet, le MRP dépassait ici en 1946 et 1956 la majorité absolue, menacé de façon épisodique par le mouvement gaulliste RPF. Il disposait de plus d'une implantation plus solide qu'ailleurs, incarnée par le député Henri Ulrich, très présent dans le canton d'Habsheim. Celui-ci fut le seul « rescapé » MRP de la vague gaulliste qui toucha le département en 1958, il triompha en effet d'une courte tête du gaulliste Kroepflé et du chrétien-social Moser de Sierentz. H.Ulrich fut cependant battu à son tour en 1962 par Kroepflé, ne devancant celui-ci qu'à Habsheim. La circonscription fut depuis lors représentée par des élus gaullistes : Kroepflé jusqu'en 1967, R.Schouler de 1967 à 1968, Antoine Gissinger, soutenu par le CDS après 1973, la détenant de 1968 à 1986. Si la circonscription accordait donc des résultats impressionnants au gaullisme lors des élections nationales - le général de Gaulle y recueillait 74% des voix en 1965 - les élus locaux restaient démocrates-chrétiens, à l'image des conseillers généraux Ulrich, Weber et Moser. A partir de 1986, J.Ueberschlag, « dauphin » de A.Gissinger et maire de Saint-Louis, représenta la circonscription, celle-ci ayant par ailleurs été considérablement modifié par la création d'une nouvelle circonscription en 1986, lui ôtant les cantons de Wittenheim et Illzach.

La 4e Circonscription présente une relative hétérogénéité entre le canton rural de Sierentz et les cantons urbains de Habsheim (orienté vers Mulhouse) et Huningue (très orienté vers la ville voisine de Bâle). Cette circonscription reste très largement orientée à droite, et cela dans l'ensemble des cantons. Le député J.Ueberschlag a été élu au 1er Tour en 1988, réélu en 1993 et 1997 contre le candidat du FN avec des majorités très larges (76% en 1993 et 74% en 1997). En 2002 la gauche (13% des voix pour la candidate socialiste) a été présente pour la première fois depuis 1981 au 2e Tour face au député sortant. Celui-ci, malgré une concurrence interne à droite du conseiller général de Huningue, a cependant été très largement réélu au 2e Tour (71%). La gauche ne dispose pas de véritables points de force dans cette circonscription. Le FN y réalise des scores plus faibles qu'ailleurs en Alsace, ceux-ci restant tout de même au-dessus de sa moyenne nationale. Une particularité de la circonscription réside dans le poids important des regroupements de travailleurs frontaliers (20% de la population active) qui présente un candidat, J.L Johanneck, lors des législatives: en 1997 et 2002 celui-ci a réalisé plus de 10% des voix.

L'orientation à droite de la circonscription est visible lors des élections nationales. En 1988 J.Chirac y réalisait 54,2% des voix. En 1995 elle plaçait E.Balladur en tête (26,6%) devant J.M Le Pen (23%), J.Chirac (18% en dépit du soutien de J.Ueberschlag à sa candidature) et L.Jospin (15,5%). Elle accordait de plus 61,2% des voix à J.Chirac au 2e tour. En 2002 J.M Le Pen arrivait en tête (22,8%) devant J.Chirac (19,8%), F. Bayrou (9,86%) et L.Jospin (9,84%).

Les échéances présidentielle et législatives de 2007 ont ici, comme dans le reste de l4alsac, été marquée par une forte baisse de l'extrême-droite, renforçant largement l'ancrage à droite de la circonscription. C'est en effet dans le Sundgau Rhénan que N.Sarkozy réalisait son meilleur score alsacien le 22 avril, dépassant 40% (41,1%). et cela dans chacun des trois cantons composant l'arrondissement. Il faisait plus que doubler le résultat de J.Chirac en 2002, et s'approchait du score de V.Giscard d'Estaing en 1981.Face à ce très fort résultat du candidat UMP, F.Bayrou arrivait en seconde position, avec 20,5% des voix, un score légèrement inférieur à sa moyenne régionale, mais doublait lui aussi son score de 2002. Il réalisait son meilleur score à Habsheim (21,3%) dont le conseiller général, C.Buttner, s'était prononcé pour lui. S.Royal arrivait en troisième position, obtenant 14,8% des voix, en léger retrait du score de L.Jospin en 1995, dépassait 15% à Huningue et Habsheim, mais n'atteignait que 12,4% à Sierentz. Enfin, J-M Le Pen, qui s'était placé en tête des candidats en 2002, perdait plus de 10 points au profit de N.Sarkozy, voire de F.Bayrou, n'obtenant que 12,7% et ne dépassant 15% dans aucun canton. Le second tour des élections profitèrent très largement à N.Sarkozy, réalisant avec 70,2% des voix le meilleur score d'un candidat de droite depuis V.Giscard d'Estaing en 1974. Il dépassait 73% à Sierentz, 70% à Hunigue, et réalisait 68% à Habsheim et avait très nettement bénéficié de très bons reports des électorats UDF (C.Buttner s'était prononcé pour lui durant l'entre-deux-tours) et FN. La candidate PS était largement dominée dans l'ensemble des communes de la circonscription, ne dépassant pas 38% à Saint-Louis et Hunigue, et 32% à Riedisheim, commune proche de Mulhouse.

Les élections législatives de juin confirmèrent cette large domination des candidats de droite dans la circonscription, permettant à J.Ueberschlag d'être réélu au premier tour avec son meilleur score (58,8%). Critiqué jusque peu avant les élections pour sa longévité - il occupe le siège depuis 1986 - le député sortant infligeait ainsi un démenti important à ceux qui dénonçait son usure. Il est vrai qu'il avait sans doutes bénéficié par ailleurs du retrait de C.Buttner, en désaccord avec la nouvelle ligne de F.Bayrou, et de la non-candidature de J-L Johanneck. J.Ueberschlag dépassait 60% à Sierentz, et s'approchait de 58% à Hunigue et Habsheim, confirmant l'homogénéité certaine des comportements électoraux de la circonscription. Face à lui, la candidate PS, peu connue, M.Raber arrivait en seconde position, avec 13,9% elle améliorait légèrement le score de 2002, ne dépassant 15% qu'à Habsheim, et réalisant 12,7% à Sierentz. La faiblesse de la gauche était cependant largement confirmée par ce score. A l'image de l'ensemble des candidats présentés par le Modem en Alsace, P.Stirby, fils du conseiller général et candidat malheureux F.Striby, perdît à l'occasion de ces élections plus de la moitié des voix réalisées par F.Bayrou, sans doutes opposées à la position "ni droite ni gauche" adoptée par le candidat, au profit du député sortant. Il ne réalisait que 9,7% des voix, Ses scores variaient de 7,7% à Sierentz à 12% à Huningue. Enfin, la chute du FN se confirmait très largement, son représentant, R.Curan pourtant déjà candidat en 2002, n'obtenait plus que 6,6% des voix, là encore parties vers le député sortant et l'abstention.

Au sortir des élections présidentielle et législatives de 2007, la circonscription s'affirme plus nettement encore ancrée à droite, comme l'ont montré les résultats de N.Sarkozy au premier et deuxième tours de la présidentielle, puis la réélection très facile de J.Ueberschlag le 10 juin, en dépit d'une longévité politique importante. La géographie électorale de l'arrondissement reste très homogène, les écarts entre les trois cantons étant minimes et affirmant tous une nette orientation à droite. Tout juste peut-on dire que le canton de Sierentz reste le plus largement ancré à droite, c'est ici que N.Sarkozy et J.Ueberschlag ont obtenu leurs meillleurs résultats, mais les cantons d'Huningue et Habsheim sont tout aussi largement favaorables aux candidats de droite, le rapport de force s'établissant à 69-70% en faveur de ceeux-ci. Le succès relatif de la candidature de F.Bayrou s'ancrait ici, comme dans l'ensemble de la région, dans une dynamique de centre-droit, à l'image de la prise de position de C.Buttner favorable à Bayrou au premier tour puis a Sarkozy au second, qui n'a pas accepté le non-positionnement du candidat UDF au second tour. Le candidat Modem aux législatives, bénéficiant pourtant d'un nom connu, n'a pas pu empêcher ici, plus qu'ailleurs en Alsace, la perte de la moitié des électeurs UDF, partis vers le député sortant en raison du positionnement de F.Bayrou. La gauche n'a pas progressé, régressant même assez nettement par rapport à 1995, et ne dispose pas de points d'ancrage dans la circonscription, même si sa candidate aux législatives a pu dépasser 13% aux législatives. Enfin, l'extrême-droite, certes moins forte ici que dans le reste de l'Alsace depuis son émergence, est tombée à un niveau très faible, ne dépassant plus 15% à la présidentielle, et n'atteignant que 6,6% aux législatives.

Jean Ueberschlag se bat contre la suppression de sa circonscription. En effet, la 4ème circonscription du Haut-Rhin devrait disparaître d'après une déclaration du secrétaire d’État à l’Intérieur, Alain Marleix.

Jean Ueberschlag (UMP) est réélu dès le 1er tour avec 58,84 % des votants exprimés.

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Antoine Gissinger

Antoine Gissinger était un homme politique français, député du Haut-Rhin de 1968 à 1986.

Il est né le 4 juin 1914 à Waldighofen d'une famille ouvrière, d'origine modeste, dont il a été très fier durant toute sa vie et qui l'a conduit à être un ardent défenseur de l'apprentissage et de la formation professionnelle.

C'est le directeur de l'école de Waldighoffen qui lui permet de continuer ses études et de rentrer à l'école préparatoire à l'école normale d'instituteurs.

Au début de la Seconde Guerre mondiale il est mobilisé sur les bords du Rhin à Kembs et fait prisonnier lors de la débâcle de l'armée française. Il est fait prisonnier à Rouge-Gazon. Après l'armistice de 1940 il a été envoyé dans un camp d'officier à Lübeck d'où il est revenu pour être envoyé dans un village au bord du lac de Constance pour y enseigner. Déserteur, il rejoint l'Alsace et se fait cacher par un viticulteur de Berrwiller avant de rejoindre la 1re armée française dans la brigade Alsace-Lorraine d'André Malraux.

Après la guerre il entreprend une formation pour devenir chef d'établissement scolaire. Il prend ensuite la direction du centre d'apprentissage des mines de potasse à Pulversheim, poste qu'il occupe jusqu'en 1968, date de son élection à la députation.

Au niveau politique il est entré au conseil municipal de Wittenheim en 1959. En 1968 il est élu député du Haut-Rhin. Il devient premier adjoint de la mairie de Wittenheim de 1971 à 1977, avant d'être maire de cette commune de 1983 à 1987. Il conserve son mandat de député de 1968 à 1986.Il décide de ne pas se représenter en 1986 et laisse place à son dauphin Jean Ueberschlag, actuel député du Haut-Rhin et maire de la ville de Saint-Louis depuis 1989. Il a été secrétaire de l'Assemblée nationale pendant un mandat, et vice-président de la commission sociale. Antoine Gissinger a aussi siégé au conseil régional d'Alsace de 1970 à 1988.

Il était commandeur de la légion d'honneur et commandeur des palmes académiques. Le journal l'Express lui a également décerné le titre de meilleur député de France, en raison de son assiduité aux séances et aux questions écrites. C'était un grand admirateur du président de la république Jacques Chirac, qui l'a d'ailleurs appelé pour son 90e anniversaire.

Il est mort en 2005 à l'âge de 91 ans d'un arrêt cardiaque à l'hôpital de Pfastatt.

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Kingersheim

Carte de localisation de Kingersheim

Kingersheim est une commune française située dans la banlieue nord de Mulhouse. Elle fait partie du département du Haut-Rhin et de la région Alsace. D'un village minuscule il y a quelques siècles, Kingersheim est devenue la huitième commune du Haut-Rhin. Très résidentielle, elle offre néanmoins des visions inattendues.

Ses habitants sont appelés les Kingersheimois et les Kingersheimoises.

Kingersheim est située dans la plaine d'Alsace. La ville ne possède donc quasiment pas de reliefs. Elle connait un fort accroissement de sa population depuis 1999, dû à la proximité de Mulhouse. Les statistiques tablent sur 14 000 habitants en 2008. « Coincée » entre Wittenheim et Mulhouse, Kingersheim subit des transits automobiles importants notamment au niveau du Kaligone (2e zone commerciale d'Alsace). La ville attend avec impatience l'arrivé de la ligne 1 du tramway de Mulhouse qui doit se prolonger en traversant la ville, puis rejoindre Wittenheim dès 2010. Depuis une dizaine d’années, la ville ne cesse de gagner en zone urbaine avec notamment plusieurs pôles de constructions d'habitats de types individuels ou HLM.

Kingersheim apparaît pour la première fois en 1195 sous la dénomination de Kemingsen et doit son origine une légende , à un pavillon de chasse érigé probablement dans le centre historique. La chronique de Schoenensteinbach parle de l'état des paroisses de Wittenheim et Kingersheim au cours des XII et XIIe siècle. cette chronique relate qu'en l'an 1199, l'évêque Lüthold de Bâle, ordonne que la chapelle de Kinsgersheim soit rattachée à la paroisse de Wittenheim. En 1202, le pape Innocent III, confirma les lettres d'ordonnance des deux évêques. En 1216, l'abbaye de Neuwiller fit don au couvent de Schoenensteibach d'une relique de Saint Adelphe qui fut déposée dans la chapelle de Kingersheim.

Les nobles de Hus Wittenheim en étaient les seigneurs dès le XIVe siècle et, par la suite, leurs successeurs, les nobles d'Andlau. De nombreux titres ou chartes d'investiture ont été rédigés, parmi lesquels le titre de 1351. Il y est écrit que Therry de Hust est investi du quart du château de Wittenheim ainsi que du village de Kingersheim. Le village de Wittenheim constitua jadis dans le régime féodal le corps d'un bourg ayant reçu une charte qui donnait aux seigneurs le droit de régir plusieurs villages entre autres celui de Kingersheim. En 1473, Lazare d'Andlau fut à son tour investi du village de Kingersheim par Pierre de Hagenbach, grand bailli de Charles le téméraire. Lazare eut de son mariage avec Judith de Ramstein un fils nommé Louis (1474-1509). Chevalier, il fut le fondateur de la branche des Andlau de Kingersheim.

L'autonomie du village apparaît donc à la fin du XVe siècle. Louis d'Andlau de Kingersheim fut le premier des Andlau à construire le château de Kingersheim et à y habiter.

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Source : Wikipedia