Wimax

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Posté par hal 12/03/2009 @ 12:07

Tags : wimax, réseaux sans fils, réseaux, informatique, high-tech

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WiMAX

Couverture WiMAX dans l'Orne (env. 5000 km2); les zones en vert sont couvertes, les zones blanches sont non couvertes

WiMAX (acronyme pour Worldwide Interoperability for Microwave Access) est une famille de normes, certaines encore en chantier, définissant les connexions à haut-débit par voie hertzienne. C'est également un nom commercial pour ces normes, comme l'est Wi-Fi pour 802.11 (la Wi-Fi Alliance est en cela comparable au WiMAX Forum).

WiMAX regroupe des standards de réseaux sans fils auparavant indépendants : HiperMAN, proposé en Europe par l'ETSI (European Telecommunications Standards Institute), et 802.16 proposé par l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers).

WiMAX utilise des technologies hertziennes destinées principalement à des architectures point-multipoint : à partir d'une antenne centrale, on cherche à toucher de multiples terminaux.

WiMAX promet des débits de plusieurs dizaines de mégabits/seconde sur des rayons de couverture de quelques dizaines de kilomètres. WiMAX s'adresse notamment au marché des réseaux métropolitains, le MAN (metropolitan area network) de HiperMAN.

Plusieurs standards relèvent du terme WiMAX : les plus avancés concernent les usages en situation fixe (le client ne bouge pas), mais une version mobile (connexion à haut-débit en situation de mobilité) est également prévue un peu plus tard.

Un des objectifs fondateurs du WiMAX Forum est la recherche de l'interopérabilité : elle est obtenue par les voies de la normalisation et de la certification, et est un des enjeux majeurs du WiMAX, comme elle l'a été, avec un assez bon succès, pour le Wi-Fi. C'est un enjeu d'autant plus important que WiMAX est défini pour une large bande de fréquences, de 2 à 66 GHz, dans laquelle on trouve des technologies existantes, comme le Wi-Fi, et qui autorise des débits, des portées et des usages très variés.

Cette multiplicité des bandes de fréquences visées, des débits, portées et usages possibles, est d'ailleurs le principal écueil qu'affronte le commentateur : selon l'angle choisi, WiMAX est tour à tour un simple prolongement du Wi-Fi, le cœur de réseau du Wi-Fi, ou mieux, la convergence du Wi-Fi et du réseau cellulaire de troisième génération (UMTS, dite « la 3G »).

WiMAX réunit donc plusieurs standards, tous à des états d'avancement différents, qui sont autant d'axes de travail du groupe IEEE 802.16.

Les principales normes citées dans la presse début 2005 sont celles indiquées en gras : a, d et e.

D'abord conçu pour la partie 10-66 GHz en 2001, 802.16 s'est intéressé par la suite aux bandes 2-11 GHz pour donner naissance en 2003 à 802.16a. En Europe, c'est autour des 3,5 GHz que 802.16a peut se déployer ; aux États-Unis, c'est dans des bandes proches de celles utilisées par le Wi-Fi, 2,4 et 5 GHz. Cette partie de la bande est celle qui a le plus d'activités au sein du WiMAX Forum aujourd'hui.

802.16a a été amendé depuis, par 802.16-2004, et en toute rigueur on ne devrait plus parler de cette version a. Conduite par le groupe de travail IEEE 802.16d, cette version amendée est parfois également appelée 802.16d.

À côté de 802.16-2004, qui est le WiMAX de ce début d'année 2005, on trouve également 802.16.2, standard qui définit l'interopérabilité entre toutes les solutions 802.16 et les solutions (comme Wi-Fi) qui sont présentes sur les mêmes bandes de fréquence.

Deux autres standards viennent également de paraître : « e », le plus avancé et le plus intéressant, apportant la mobilité (à la fois le passage d'une antenne à l'autre sans problème, et le déplacement en véhicule), et « f », plus secondaire, doit spécifier une MIB pour la gestion des couches MAC et physiques.

À ces standards on doit ajouter des tests de conformité dont certains ont déjà été publiés. Ceux des fréquences entre 10 et 66 GHz le sont, ceux des fréquences entre 2 et 11 GHz sont en cours d'élaboration à la date de publication de ce dossier.

Des contraintes techniques, inhérentes aux technologies radio, limitent cependant les usages possibles.

La portée, les débits, et surtout la nécessité ou non d'être en ligne de vue de l'antenne émettrice, dépendent de la bande de fréquence utilisée. Dans la bande 10-66 GHz, les connexions se font en ligne de vue (LOS, line of sight), alors que sur la partie 2-11 GHz, le NLOS (non line of sight) est possible notamment grâce à l'utilisation de la modulation OFDM. Ceci ouvre la voie à des terminaux d'intérieur, facilement installables par l'utilisateur final car ne nécessitant pas l'installation d'antennes extérieures par un technicien agréé.

Le tableau ci-dessous — non exhaustif — donne quelques exemples de débits possibles selon les cas, sachant qu'une antenne a plusieurs secteurs (6, par exemple) pour couvrir tout son périmètre. Ces débits sont à partager entre utilisateurs, et les modèles économiques aujourd'hui envisagés tablent sur des offres symétriques entre 1 et 10 Mbit/s pour les entreprises, c'est-à-dire comparables au DSL, mais avec la mobilité en plus.

Par ailleurs, entre 10 et 66 GHz WiMAX se déploiera sur des sous-bandes de fréquences soumises à licences, tandis que sur 2-11, et selon les pays, les bandes WiMAX sont soit libres soit soumises à licence.

WiMAX est envisagé à la fois pour les réseaux de transport et de collecte, et pour les réseaux de desserte. Dans le cas de la collecte, il s'agit du backhauling de hotspots, c'est-à-dire la liaison des hotspots Wi-Fi à Internet non pas par des dorsales filaires (ADSL notamment), mais par une dorsale hertzienne. Dans le cas de la desserte, c'est l'idée, et notamment pour les aspects mobilité de WiMAX, que des hotspots (des hotzones, en fait) soient déployées sous technologie WiMAX.

Dans le premier cas (collecte), seuls les équipements de réseau sont WiMAX, et le marché est orienté vers les opérateurs. Dans le deuxième cas, on doit imaginer des terminaux (ordinateurs, PDA, téléphones) WiMAX, et en particulier des puces à la fois Wi-Fi et WiMAX. Fin 2004 des annonces ont déjà été faites en ce sens...

En Wi-Fi, la couche MAC (Media Access Control) est basée sur la méthode d'accès CSMA/CA, qui a l'inconvénient de ne pas pouvoir garantir de QoS. En effet, le trafic de chaque station peut être perturbé par les autres stations, qui peuvent prendre la main sur la voie radio de façon aléatoire. Cela pose problème pour les applications temps-réel comme la Voix sur IP (VoIP).

La couche MAC du WiMAX résout ce problème par un algorithme d'ordonnancement qui alloue des ressources d'accès à chaque station. Ainsi, le réseau peut contrôler les paramètres de QoS en répartissant dynamiquement l'allocation des ressources radio entre les stations, en fonction des besoins des applications. La bande passante offerte à chaque station peut être réduite ou augmentée, mais elle reste attribuée à la station. Cela permet à la fois de garantir la stabilité de l'accès en cas de surcharge, et d'optimiser la bande passante disponible.

Dans sa version 802.16e, le WiMAX utilise la modulation SOFDMA (Scalable Orthogonal Frequency-Division Multiple Access), qui permet de partager la ressource radio à la fois en temps et en fréquence, en utilisant un nombre de porteuses simultanées compris entre 128 et 2048.

Le standard 802.16e prévoit aussi l'utilisation da la technologie MIMO.

Le fournisseur d'accès américain ClearWire, propose déjà des accès WiMAX dans plus de 30 villes aux États-Unis, ainsi que certaines villes au Danemark, en Irlande et en Belgique.

Le 6 avril 2006, le fournisseur d'accès Internet français Free, filiale de Iliad, a annoncé la disponibilité imminente d'une offre WiMAX pour le grand public. Cette disponibilité se fera via IFW (Iliad Free Wimax anciennement Altitude SA), filiale de Iliad, qui possède une licence WiMAX valable sur l’ensemble des régions métropolitaines dans la bande de fréquences 3,5 GHz. Une option WiMAX devrait ainsi apparaître dans l'offre de Free, certainement comme dans son offre Wi-Fi, à l'aide d'un composant optionnel connecté à la Freebox. À l'heure actuelle le réseau IFW est basé sur la norme 802.16d mais son réseau se rend compatible avec la norme 802.16e. Toutefois Neuf Cegetel attaque la licence d'IFW devant le Conseil d'État après qu'une demande similaire a été déboutée par l'Arcep. Le Conseil d'État a le 30 juin 2006 rejeté le recours de Neuf Cegetel, validant la décision de l'ARCEP.

Le 7 juillet 2006, l'ARCEP donne la liste des candidats retenus pour les licences régionales en France. Trois acteurs obtiennent des licences dans plus de dix régions (TDF, via sa filiale HDRR ; Bolloré (via Bolloré telecom, HDRR et Maxtel), six conseils régionaux ou collectivités locales sont retenus, tandis que France Télécom n'obtient que deux licences en Outre-Mer, et Clearwire aucune. ANTALIS-TV, diffuseur technique TNT, est obligé de quitter le consortium Bolloré telecom, dont il était actionnaire à hauteur de 2 000 euros, lorsque qu'il est vendu à son principal concurrent : TDF, lequel est également concurrent de Bolloré telecom avec sa filiale HDRR.

Le WiMAX français passe la deuxième. Après quelques déploiements locaux, sous l'impulsion des collectivités, Axione, filiale de Bouygues, SFR et Neuf Cegetel sont les premiers à exploiter les licences régionales attribuées en juillet 2006.

Au sein de la société SHD (la Société du Haut Débit), les deux opérateurs annoncent le déploiement de ses 10 premiers sites en Île-de-France.

Ces derniers sont répartis sur les quatre départements de la grande couronne de l'Île-de-France (Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val-d'Oise). Ils couvriront Épône ; Auvernaux-Auxonnette ; Méry-sur-Oise ; Belloy-en-France ; Le Thillay ; Soignolles-en-Brie ; Moissy-Cramayel ; Brie-Comte-Robert ; Mitry-Mory et Trappes.

Il s'agit ici d'offrir le haut débit dans des villes et villages peu ou mal couverts par l'ADSL notamment grâce à la haute couverture du WiMAX, technologie sans fil dédiée notamment à cette problématique. Et on a beau être à quelques dizaines kilomètres de Paris, les zones blanches ou grises sont encore très nombreuses.

Axione, a travers ses filiales qui créent et exploitent des réseaux hauts débits dans le cadre de délégations de service public, exploite et commercialise actuellement des services Wimax sur plusieurs départements (Sarthe, Creuse, Haute Vienne, Corrèze, Maine et Loire, Charente Maritime, Nièvre et dans les agglomérations de Tours et de Quimper. Axione exploite en mode commercial plus de 80 stations de base et poursuit son déploiement pour constituer un réseau qui atteindra environ 150 stations dès 2008.

SHD annonce que le déploiement se déroulera progressivement pour atteindre 443 sites d'ici six ans. On comptera 306 sites en région Île-de-France et 137 sites en région Provence-Alpes-Côte d'Azur où SHD peut également opérer grâce à une seconde licence.

SHD ne donne néanmoins pas de date précise de l'ouverture commerciale de ces réseaux de boucle locale radio. L'entreprise commune explique qu'elle proposera sur le marché des offres de gros permettant des offres de détail pour le grand public et les entreprises.

On peut alors se demander si Neuf Cegetel ou SFR (qui est devenu fournisseur d'accès Internet en 2007) seront clients de SHD.

Rappelons que Bolloré telecom (entreprise commune composée du groupe Bolloré et de Hub télécom) ont obtenu la deuxième licence francilienne. Ses ambitions seront bientôt connues.

Iliad (Free) de son côté possède la seule licence nationale de WiMAX. Le trublion de l'Internet mise sur le nomadisme, deuxième application possible de cette technologie. Objectif : permettre à ses abonnés de téléphoner ou de surfer à haut débit dans des zones couvertes, principalement dans les grandes villes. Le calendrier n'a pas été précisé.

Actuellement HDRR et Motorola ont signé un accord pour implanter le WiMAX mobile 802.16e à travers la France. Plusieurs fabricants comme Lucent, Alvarion ou Cisco, ont pour le moment décidé de ralentir les développements pour le 802.16e.

Entre juin 2007 et janvier 2008, le consortium Bolloré Telecom consulte des équipementiers WiMAX. Ils installent des sites pilotes et leur trial permet à Bollore Telecom de juger des technologies. Motorola, Alcatel-Lucent, Samsung et récemment (Janvier 2008) Huawei ont participé à cette opération. Le choix d'un ou deux équipementiers ne saurait tarder, en sachant que la première phase d'ouverture du réseau WiMAX en France est prévue pour Juin 2008. Il va sans dire que les opérateurs ont attendu la disponibilité des équipements WiMAX dernier cri avant de se lancer corps et âme dans un déploiement national.

Free/IFW, détenteur de la seule licence nationale, ne devrait pas tarder à lancer la première offre WiMAX. Tout en sachant que le FAI déposera à nouveau un dossier lors du second appel d'offre pour la 4e licence 3G.

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Nortel

Nortel est l'un des principaux fournisseurs d'équipements de réseaux haut débit optiques, en particulier WDM métropolitains[72], marché qui est actuellement porté par le développement des services Gigabit Ethernet et triple play. La société propose des solutions de réseau Ethernet de classe opérateur, et a développé une approche de transport Ethernet originale appelée PBT.

Nortel Networks Corporation (ou Nortel) est une entreprise dont le siège social se trouve à Toronto au Canada, active dans le secteur des télécommunications. Elle fournit des matériels, des logiciels et des services pour les réseaux de télécommunications des opérateurs et les réseaux informatiques des entreprises dans plus de 150 pays.

La société est cotée en bourse à Toronto (TSX : NT) et à New York (NYSE : NT). En 2007, elle a enregistré un chiffre d'affaires de 10,948 milliards de dollars US, ce qui la situe tous segments confondus parmi les dix premiers équipementiers à l’échelle mondiale. Ses principaux concurrents économiques sont Cisco Systems, Ericsson, Alcatel Lucent, Nokia Siemens Networks, Motorola, Huawei et NEC.

Aujourd'hui, selon son rapport d'activités, la société mère s'appelle formellement "Nortel Networks Corporation", ou NNC. Elle a été constituée juridiquement au Canada le 7 mars 2000. Il est parfois fait référence à "Nortel Networks Limited", ou NNL, société canadienne constituée en 1914 (ex "Northern Electric Company Limited"), qui est sa principale filiale en exploitation. Le groupe est aussi connu sous sa marque commerciale, qui a suivi une évolution similaire et qui est aujourd'hui simplement "Nortel".

Au sein du secteur des télécommunications, Nortel est un fournisseur d'équipements de réseaux, activité également appelée équipementiers ou constructeurs.

Les clients de Nortel sont des opérateurs de réseaux fixes, de réseaux mobiles et des opérateurs multiservices ("MSO") sur accès haut débit câble et ADSL notamment. Les clients de la société incluent également des entreprises au sens large : PME, grandes entreprises et administrations.

Il s’agit d’équipements pour les réseaux locaux, métropolitains et étendus, les réseaux haut débit sur fibres optiques et sans fil, la sécurité et les réseaux VPN en entreprise, les centres de contact, la téléphonie sur IP et les communications unifiées, les solutions de convergence fixe mobile (architecture standardisée "IMS"), ainsi que des solutions pré-intégrées permettant de fournir des services avancés de vidéo sur les réseaux à haut débit ("IP TV").

Une filiale séparée Nortel Government Solutions ("Solutions Nortel pour les administrations") regroupe toutes les activités d'exploitation sensibles liées aux technologies et aux prestations de services destinées aux institutions publiques (ministères et grandes administrations gouvernementales, secteur de la défense) sur le territoire américain et ailleurs dans le monde.

Selon son rapport d'activités, les ventes de Nortel sur le marché des solutions d’entreprise étaient en 2007 de 2,620 milliards de dollars US, soit environ 23,9% de son chiffre d’affaires total (10,948 milliards de dollars US). Le marché, porté par le mouvement de transformation des réseaux vers le protocole IP ainsi que par la mise en place de nouvelles applications (gestion de la relation client, messagerie unifiée, travail collaboratif, mobilité,…), est l’un des principaux moteurs de croissance du groupe. Ce marché connait depuis 2006-2007 d'importantes évolutions, notamment avec un mouvement vers les applications, l'intégration sur le poste de travail et l'entrée en scène de grands éditeurs de logiciels comme IBM et Microsoft avec qui Nortel a signé des accords de partenariat.

Ses principaux concurrents comprennent Cisco Systems, Avaya, Alcatel-Lucent, Siemens Enterprise Networks et NEC sur le segment de la téléphonie et des communications unifiées. Cisco Systems est son principal concurrent sur le segment des réseaux convergents de données.

Les produits et services du groupe canadien intéressent une clientèle dont la taille va de la petite et moyenne entreprise (PME) aux grandes compagnies multinationales. Les ventes sont assurées de manière indirecte via un réseau de partenaires locaux (opérateurs, grossistes, revendeurs, VAR, intégrateurs système, etc.) et dans certains cas en direct aux grands comptes.

Le catalogue entreprise couvre à la fois la téléphonie, les réseaux de données et la sécurité, ce qui permet à l’équipementier de fournir des solutions de bout en bout pour l’évolution vers les réseaux convergents IP et de satisfaire les exigences de certains clients qui souhaitent n’avoir qu’un seul fournisseur pour l’ensemble de leur réseau. Il existe très peu de constructeurs sur le marché ayant une offre globale équivalente « sous le même toit ».

Sur le marché de la commutation LAN et du routage, le groupe canadien revendique le deuxième parc installé data entreprise avec plus de 50 millions de ports Ethernet en commutation LAN et plus de 50 millions de clients VPN IP déployés à l’échelle mondiale. Depuis l’acquisition de Tasman Networks, Nortel propose différents produits sur le marché des routeurs WAN sécurisés d’entreprise, en particulier un produit appelé "Nortel Unified Communications Integrated Branch". Il s’agit d’un boîtier réalisant l’intégration des services voix/données au niveau des sites des clients entreprises. Il a pour particularité d’embarquer la technologie Microsoft, ce qui permet de déployer l’offre Microsoft Converged Office dans les sites distants.

Nortel fonde une partie de sa croissance sur le développement des communications mobiles et sans fil d'entreprise. La société propose des solutions WLAN aux normes 802.11 a/b/g depuis 2003, basée notamment sur des solutions OEM d’origine Trapeze. Avec l’arrivée de la nouvelle norme 802.11n, il devient envisageable de concevoir une entreprise entièrement équipée d’une infrastructure sans fil, capable de répondre à tous les besoins de communications (internet, téléphonie, communications unifiées et autres flux temps réel), et permettant de s’affranchir du coût et des contraintes liés au câblage traditionnel. C’est l’initiative « Unwired Enterprise » annoncée en juillet 2007. La société investit fortement en R&D pour mettre au point en interne un système complet de communication sans fil de nouvelle génération. Il comprendra notamment des points d’accès et de contrôleurs WLAN 802.11n offrant des débits de trois à six fois supérieurs aux débits possibles avec les technologies actuelles, une gamme de commutateurs d'entreprise et de routeurs avec des fonctionnalités sans fil intégrées, ainsi qu’un système unifié de gestion de réseau permettant de gérer le réseau de l'entreprise de bout en bout à partir d'une seule et même plate-forme. Selon l’institut Dell’Oro Group, les réseaux sans fil WLAN pour les entreprises représenteront un marché de 2,9 milliards de dollars US en 2009 et plus de la moitié du chiffre d’affaires sur les points d’accès sera réalisé avec la technologie 802.11n.

Depuis Juin 2006, Nortel propose des systèmes pour la continuité de services au niveau des succursales (Nortel BCS 3000) qui simplifient et consolident les applications d’interconnexion et d’informatique des sites distants en s’appuyant sur la technologie "Wide area file services (WAFS)". Ces boîtiers permettent de réduire les coûts informatiques et de gestion des fichiers ainsi que la complexité inhérente à l’administration de data centers et de succursales distribuées géographiquement.

Nortel possède des positions historiques fortes dans le domaine de la téléphonie d’entreprise, où il revendique la première base installée au niveau mondial (plus de 50 millions d'utilisateurs). L’offre de PABX IP est articulée autour des systèmes voix & données « tout en un » Nortel BCM sur le segment des PME, et des serveurs Nortel CS 1000 et CS 2100 sur le segment des entreprises moyennes à grandes. Ils supportent le protocole de contrôle de session standardisé SIP, aussi bien pour les liaisons intra-entreprise que pour le raccordement aux réseaux de nouvelle génération (NGN) des opérateurs ("SIP trunking").

Nortel est présent sur les trois marchés clés que sont l’Amérique du nord, l’Europe et l’Asie. L’institut Gartner évalue périodiquement un ensemble de fournisseurs en mesure de satisfaire les exigences en communications des entreprises suivant sept segments de marché (« magic quadrants ») couvrant la téléphonie, les centres de contact et les communications unifiées. Nortel est positionné par Gartner en 2006 dans la section "leader" sur chacun de ces sept segments. A l’échelle mondiale, le groupe canadien est le premier fournisseur d’applications de messagerie aux entreprises, le premier fournisseur de lignes téléphoniques pour entreprises, le deuxième fournisseur de solutions de téléphonie IP d’affaires et le deuxième fournisseur de centres de contact.

Nortel a signé certains des plus importants contrats de téléphonie sur IP dans le monde, incluant notamment en Europe un contrat de 150.000 lignes, entièrement basé sur des solutions IP, pour le compte du ministère britannique de la défense sous la maîtrise d’œuvre de BT, et un contrat aux États-Unis de 300 millions de dollars US avec la Sécurité Sociale en partenariat avec AT&T et General Dynamics.

Cette unité d'affaires a en charge les solutions destinées aux fournisseurs de services de télécommunications et multimedia, qu'ils soient cablo-opérateurs, opérateurs fixes, opérateurs mobiles, en phase de transition ou d'intégration. Selon son rapport d'activités, elle a généré en 2007 un chiffre d’affaires d’environ 4,493 milliards de dollars US, ce qui représente 41% du chiffre d’affaires total de la société (10,948 milliards de dollars US). Ses principaux concurrents sur ce segment de marché comprennent Ericsson, Alcatel-Lucent, Motorola, Samsung, Nokia Siemens Networks, Huawei, ZTE, NEC et Cisco Systems.

Le portefeuille de produits comprend notamment des équipements pour les réseaux mobiles, avec des solutions pour l'évolution cœur de réseau et accès GSM, ainsi que les technologies GPRS et EDGE. Nortel est par exemple le fournisseur de l’infrastructure GSM de France Telecom, de Bouygues Telecom ou de l’opérateur allemand T-Mobile aux USA.

Avec la couverture de plus de 60.000 km de voies ferrées, Nortel est l’un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions GSM-R, évolution du GSM qui prend en compte les exigences en termes de fiabilité et de qualité de service, ainsi que les spécificités d’usages propres aux besoins des entreprises d’exploitation des chemins de fer. Nortel a été choisi pour déployer des réseaux GSM-R sur trois continents et dans dix pays, y compris les déploiements nationaux pour les trois plus importants opérateurs ferroviaires en Europe – fournisseur exclusif de Réseau Ferré de France (RFF),, Network Rail au Royaume-Uni,, par la Renfe en Espagne et Deutsche Bahn en Allemagne. Nortel a également été choisi récemment par la société algérienne SNTF pour le premier contrat GSM-R sur le continent Africain et par TP Ferro Concesionaria SA pour la ligne Perpignan-Figueres à grande vitesse entre l'Espagne et la France.

Selon l’institut Dell’Oro Group, Nortel est le deuxième fournisseur mondial de solutions 3GPP2/CDMA2000 avec environ 26% de part de marché. Au 28 décembre 2006, Nortel a fourni des équipements EV-DO (Evolution-Data Optimized) à 21 des 37 réseaux commerciaux des principaux opérateurs mondiaux, notamment Verizon Wireless et Sprint Nextel aux États-Unis, Bell Mobility et TELUS, au Canada. Nortel a été le premier à mettre sur le marché la technologie EV-DO en Amérique du Sud avec Embratel (Brésil), en Amérique centrale avec Telefónica Guatemala, et la technologie EV-DO à 450 MHz en Europe centrale avec Telefónica O2 Czech Republic,.

Nortel a aligné sa stratégie de R&D de façon à se concentrer sur un certain nombre de segments de marchés considérés comme porteurs. La société fonde une partie de sa croissance sur le développement des technologies mobiles large bande de quatrième génération (4G) qui comprennent WiMAX et Long Term Evolution (LTE), ainsi que dans la téléphonie sur IP et les autres applications autour de l’architecture standardisée IP Multimedia Subsystem (IMS).

Dans le domaine des réseaux mobiles de quatrième génération 4G, WiMax est très prometteur et sera vraisemblablement la première technologie haut débit mobile 4G disponible commercialement. WiMax basé sur la norme IEEE 802.16-2004 peut fournir des services fixes de collecte au sein des réseaux cellulaires ou être employé à l’accès en remplacement de l’ADSL ou du câble dans certaines régions. Avec son évolution (IEEE 802.16-2006), il peut de plus permettre de fournir des services haut débit mobiles complémentaires ou alternatives aux offres 2G/3G, sur de grandes étendues, avec beaucoup moins d'infrastructure (entendre avec un coût moindre) que ce qui est nécessaire aujourd'hui. Depuis une dizaine d’années, Nortel a acquis une forte expertise dans le domaine des réseaux maillés radio (mesh) Wi-Fi et des technologies d'accélération des performances comme le MIMO ou l'OFDM, utilisées par le WiMax et pour lesquelles le groupe canadien détient de nombreux brevets technologiques clés. Nortel est l'un des principaux contributeurs aux normes IEEE 802.16 et investit fortement sur ce marché (plus de 100 millions de dollars en recherche et développement). Un accord technologique a été annoncé avec Toshiba portant sur le développement en commun de stations de base pour les réseaux WiMAX, qui seront proposées au Japon et à l'étranger. En avril 2006, Nortel a également annoncé la mise sur le marché de ses propres produits basés sur la technologie WIMAX mobile MIMO. Les produits seront disponibles dans les bandes de fréquence allant du 1,5 Ghz au 3,5Ghz, et pourront être commercialisés dans le monde entier.

WiMAX convient bien en tant que technologie 4G pour les opérateurs qui souhaitent construire de nouveaux réseaux maintenant. Pour les autres, l’évolution des besoins les conduit à atteindre les limites des technologies 3G actuelles. Afin de permettre de meilleures performances, Nortel investit dans l’intégration de technologies OFDM et MIMO dans les réseaux CDMA et GSM. Dans le cadre du projet de norme LTE (Long Term Evolution), Nortel contribue au sein du 3GPP à accroître le débit et la capacité des réseaux UMTS, à l'aide de technologies telles que l'accès en mode paquets en liaison descendante haut débit HSDPA et l'accès en mode paquets en liaison montante haut débit HSUPA.

Nortel doit une grande partie de sa notoriété à ses centraux téléphoniques numériques DMS (voir le chapitre histoire de la société) utilisés par les opérateurs de réseaux fixes et mobiles, avec plus de 220 millions de ports installés dans 73 pays. Depuis 1997, la société a fait évoluer ces systèmes vers l’IP et s'est s'imposée sur le marché en pleine expansion des équipements pour la téléphonie sur IP et les communications unifiées. Au début de 2007, le groupe canadien annonçait avoir mis en service plus de 430 commutateurs logiciel ou « softswitches », 34 millions de lignes IP (class 5) et 13 millions de « trunks » (Class 4) dans 55 pays. La société possède un catalogue de produits complet permettant l’évolution des réseaux vers le modèle de réseau NGN, notamment des « softswitches » (Nortel CS 1500 et CS 2000), des passerelles media (Nortel MG 3000, 4000, 9000 et 15000), des serveurs pour le contrôle de bordure des réseaux (Nortel BCP 7100 et 7200). Le groupe canadien a également développé des solutions pour les communications unifiées en mode ASP ou SaaS qui s’articulent autour des serveurs Nortel AS 5200 et des solutions Hosted Messaging & Collaboration (HMC) de Microsoft. Cette combinaison permet aux opérateurs de proposer aux entreprises des services de raccordement de PABX IP, des services Centrex IP couplés avec des applications avancées hébergées, dans le domaine du travail collaboratif comme Sharepoint, Exchange et Office Live Communication Server (LCS/OCS). Tous les serveurs de communications unifiées pour opérateurs de Nortel proposent le multimédia IP et le contrôle de session standardisé SIP. Ils sont conçus pour faciliter la transition vers l’architecture standardisée 3GPP IP Multimedia Subsystem (IMS).

Les solutions pour les applications de convergence fixe-mobile (FMC) Nortel IMS, basées sur la norme ouverte AdvancedTCA, sont actuellement testées par des opérateurs majeurs sur les marchés du fixe, du câble et du mobile, avec un certain nombre de services comme la messagerie instantanée, la présence, la téléphonie sur IP, la vidéoconférence, le partage de vidéo, PoC (Push-to-Talk over Cellular), le partage de fichiers, le travail collaboratif, la télévision sur IP (IPTV), la continuité d’appel vocal (en anglais « Voice Call Continuity » ou VCC), la vidéosurveillance, la messagerie unifiée et les jeux interactifs à plusieurs. Les terminaux peuvent être aussi divers qu'un mobile, un PC, la TV (Pour une explication du principe de fonctionnement, voir par exemple ).

Nortel investit également dans des technologies émergentes comme les architectures orientées services (SOA) en travaillant directement avec des fournisseurs d'infrastructure SOA comme IBM et Microsoft, ce qui permet d’accueillir au sein d’un écosystème élargi des développeurs tiers afin de mettre au point de nouvelles applications composites (dites "mash-up").

Selon son rapport d'activités, cette division a réalisé en 2007 un chiffre d’affaires d’environ 1,525 milliards de dollars US, soit environ 13,9% du chiffre d’affaires total de la société (10,948 milliards de dollars US).

Ses principaux clients sont des fournisseurs de services de télécommunications, des centres de stockage, des collectivités locales, des grandes entreprises. Par exemple, Nortel a été retenu par Boeing pour la construction d’un réseau optique privé dédié reliant différents sites industriels distribués géographiquement sur près de 5.600 Km. On trouve également des communautés d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche, comme le réseau national pour la recherche néerlandais "SURFnet", le réseau scientifique canadien géré par le consortium CANARIE, le réseau scientifique Australien et le réseau américain "Internet2".

L'année 2007 aura été marquée par l'annonce d'un important contrat avec Verizon Business. Pour son réseau paneuropéen à ultra longue portée (ULH), l'opérateur de services aux entreprises a retenu les solutions adaptatives tout-optique de Nortel, qui supportent aussi bien des services 10 Gigabit/s que les nouveaux services 40 Gigabit/s. Il a retenu sa solution OME 6500 afin d’assurer le transport optique convergent dans 17 pays européens et 13 pays d’Asie. Un autre évènement important en 2007 aura été l'annonce faite par BT en début d'année du choix de Nortel et de Nokia Siemens Networks comme fournisseurs de solutions Ethernet de classe opérateur basées sur la technologie PBT pour son réseau de nouvelle génération "21st Century Network". Des contrats de fourniture d'équipements de réseaux ont par ailleurs été annoncés avec les opérateurs australiens Powertel et Silk Telecom, avec l'opérateur canadien MTS Allstream, avec l'opérateur principal au Danemark TDC, avec les opérateurs américains Dakota Carrier Network, WOW! et Frontier, avec l'opérateur français Prosodie, avec le FAI indonésien CBN et avec l'aéroport international de Bombay.

Ses principaux concurrents sur le marché des solutions optiques comprennent des grands groupes généralistes comme Alcatel-Lucent, Huawei, Nokia Siemens Networks, Fujitsu et Cisco Systems, ainsi que d'autres sociétés spécialisées comme Ciena, ADVA, Tellabs et Infinera. Ses principaux concurrents sur le marché des solutions Ethernet pour opérateurs sont en premier lieu Cisco Systems et Alcatel-Lucent, puis Huawei, Hitachi, Nokia Siemens Networks et Foundry Networks.

Selon son rapport d'activités, cette unité d’affaires a enregistré un chiffre d’affaires en 2007 d’environ 2,087 milliards de dollars US, soit environ 19% du chiffre d’affaires total de la société (10,948 milliards de dollars US).

De plus, il peut être selon le cas partenaire ou concurrent de grands intégrateurs systèmes internationaux comme HP, IBM ou EMC.

Environ un tiers des 33.000 employés du groupe sont dédiés à cette activité au niveau mondial, dont environ 2.200 pour les services de Support Technique et 600 professionnels employés sur un ensemble de centres de gestion de réseaux (Network Operation Center ou « NOC ») répartis sur trois plaques régionales à Raleigh (aux États-Unis), Londres (au Royaume-Uni) et à New Delhi (en Inde). En mai 2007, le groupe canadien a également annoncé l’ouverture d’un centre en Turquie et d’un autre centre prévu en Allemagne pour l’hébergement d’applications pour entreprises et opérateurs.

A partir de ces centres, Nortel propose notamment un service d'administration de téléphonie sur IP ayant pour spécificité d’inclure des options de PVQM (Proactive Voice Quality Management). Le NOC assure pour le client une surveillance 24 heures sur 24 du réseau de téléphonie IP, de la qualité de la voix, du réseau jusqu’au combiné, avec des alarmes en temps réel et une intervention rapide en cas de dégradation.

Dans le domaine des communications unifiées, Nortel a signé au cours du troisième trimestre 2006 un accord stratégique avec Microsoft, dans le cadre duquel les deux sociétés ont créé des centres de collaboration aux États-Unis et en Europe fournissant de multiples prestations d’accompagnement des enterprises. Nortel a obtenu la certification « Microsoft's Elite Gold Certified Partner », qualification accordée à ce jour à moins de 3% des partenaires de Microsoft. Le fabricant canadien a développé pour cela 11 modules spécifiques dans son offre de services qui couvrent l’ensemble du cycle de vie d’un projet: conception, déploiement, support & évolutions,.

Le groupe canadien possède plus de 15 ans d’expérience dans la gestion de réseaux clients et a signé plus d’une centaine de contrats de services managés pour des clients multi-constructeurs. Le groupe de motorisation Rolls Royce (encadré), l'équipementier automobile américain Johnson Controls, l’opérateur mobile indien Bharti Airtel (avec qui il a reçu pour ce projet un prix aux « 2007 Outsourcing Excellence Awards »), le numéro un mondial de la CAO électronique Cadence Design Systems, le groupe hospitalier Continuum Health Partners, le leader mondial de la photographie et de l’imagerie Eastman Kodak, le réseau judiciaire unifié de New York (New York Unified Court System), l’opérateur GISAD Telekom en Turquie (mai 2007), l’opérateur britannique Thus (mai 2007) sont quelques uns des clients qui utilisent les services de gestion de réseaux de Nortel afin de réduire le risque et les coûts d’exploitation et de contrôle.

En 2005, Nortel a fait l'acquisition de la société PEC Solutions, Inc. maintenant connue sous le nom de Nortel Government Solutions Incorporated, ou NGS, spécialisée dans les services informatique & télécoms à destination des administrations fédérales, collectivités locales et états sur le territoire américain. Nortel a regroupé au sein de cette filiale séparée, en propriété exclusive, toutes les activités d'exploitation sensibles liées aux technologies et aux prestations de services destinées aux institutions publiques (ministères et grandes administrations gouvernementales, secteur de la défense) sur le territoire américain et ailleurs dans le monde.

Nortel est par exemple le principal partenaire industriel de BT qui a été retenu en juin 2005 dans le cadre d’un marché de 1,5 Mds £ pour construire un nouveau réseau de communication national voix et données sécurisé destiné au Ministère de la Défense (MOD) et aux forces armées britanniques.

Aux États-Unis, l’U.S. Air Force ainsi que le Département de la Défense (DOD) utilisent de même des solutions de communications de Nortel dans plus de 50 états et à l’international.

Un consortium emmené par Nortel Government Solutions a été retenu en juillet 2007 pour remplacer le réseau téléphonique de la sécurité sociale américaine sur près de 1.600 sites et déployer un centre de contact multimédia de 55.000 agents. Ce projet de téléphonie sur IP est l'un des plus importants dans le monde (300 millions de dollars).

Afin d’accompagner les clients dans la mise en oeuvre de solutions globales, le groupe canadien investit, de manière organique ou par acquisition, dans un certain nombre d’activités où il est historiquement fort. Dans le même temps, Nortel a signé des accords stratégiques avec des sociétés ayant un savoir faire reconnu dans certaines activités complémentaires (logiciels, électronique, services) : IBM, LG Electronics, Microsoft, Dell et quelques autres.

Le partenariat peut être technologique, ce qui permet d’accélérer la mise au point de nouvelles technologies de référence. Le partenariat peut être également marketing et commercial, ce qui permet d’augmenter le portefeuille de clients et d’accéder plus facilement à certains marchés ciblés.

Ces accords sont appréciés notamment des grandes entreprises qui recherchent des solutions pré-intégrées et « plug and play » pour les data centers. Ces derniers font appel à de multiples technologies : informatique, stockage, centralisation des services de fichiers (ex. WAFS), sécurité des réseau, partage de charge, applications de travail collaboratif et de téléphonie sur IP, commutation, réseaux optiques…

IBM et Nortel ont conclu une alliance internationale qui vise à fournir de nouveaux produits et services aux entreprises et aux opérateurs de télécommunications. Cet accord, à la fois technologique et commercial, existe depuis plus de dix ans sur plusieurs segments de marché, et il a été étendu récemment à d’autres domaines.

Sur le marché des opérateurs, la relation Nortel-IBM comporte également plusieurs dimensions, autour de l’intégration d’une solution conjointe compatible avec l’architecture standardisée 3GPP IP Multimedia Subsystem (IMS) et s’appuyant sur SOA, ceci permet aux clients opérateurs de réduire de manière significative les temps de déploiements et de simplifier la mise sur le marché de nouveaux services.

Le 3 novembre 2005, Nortel a formé une coentreprise avec le groupe LG Electronics, nommée LG-Nortel, qui associe les équipements de télécommunications de LG Electronics aux activités de distribution, de marketing et de services de Nortel.

Le 18 juillet 2006, Nortel et l'éditeur de logiciels Microsoft ont annoncé la conclusion d’un accord stratégique, connu sous le nom de « Innovative Communications Alliance (ICA) », ayant pour but de développer et commercialiser ensemble de nouveaux produits destinés aux entreprises et aux opérateurs de télécommunications, en premier lieu dans le domaine des communications unifiées.

Nortel exerce ses activités commerciales, opérationnelles ou de recherche dans plus de 150 pays, par l'intermédiaire de nombreuses filiales et participations.

La société est passée d’une situation de pertes historiques (près de 25 milliards de dollars US en 2001) à une situation où ses comptes sont maintenant proches de l’équilibre. Avec l’arrivée en novembre 2005 de Mike Zafirovski à la tête de la société, un plan de transformation de la corporation a été amorcé, comportant des mesures de réduction de la structure de coûts, de recentrage de la société sur un certain nombre de marchés cléfs et d’amélioration des processus internes et de la qualité basée notamment sur la méthodologie Six Sigma mise en œuvre avec succès chez General Electric et Motorola. Selon son rapport d'activités 2006, la société a fixé 5 objectifs de progrès financiers résumés dans le tableau ci-dessous.

Résultats du premier trimestre (clos au 31 mars): Nortel a enregistré une perte de 103 millions de dollars US, contre une perte de 171 millions de dollars US sur la même période l'année précédente. Le chiffre d‘affaires s’établit à 2,483 milliards de dollars US, contre 2,088 milliards de dollars US sur la même période l’année précédente, soit une hausse de 4%. Si l’on exclut l’incidence de la cession des activités d'accès radio UMTS à la fin 2006(Pour éviter des re-dites, voir le chapitre correspondant), la hausse est de 12%. La marge brute est en hausse à 40,4%, contre 38,7% à la même période l'année précédente.

Résultats du deuxième trimestre (clos au 30 juin): Nortel a enregistré une perte de 37 millions de dollars US, qui inclut des frais liés à sa restructuration (36 millions de dollars US), une provision liée à une enquête en cours de la SEC (35 millions de dollars US), des effets favorables dans les taux de change (69 millions de dollars US) et la vente de certains actifs (10 millions de dollars US). Le chiffre d‘affaires s’établit à 2,56 milliards de dollars US, contre 2,744 milliards de dollars US à la même période l'année précédente. Le recul (-8%) est principalement imputable à la perte de revenus liés aux activités d'accès radio UMTS. Si l’on exclut l’incidence de la cession de cette activité (à périmètre constant), le chiffre d’affaires enregistre un recul de 1% au deuxième trimestre par rapport à la même période l'année précédente et il est en augmentation de 5% sur l’ensemble du premier semestre. La marge brute est en hausse à 41,1%, contre 38,4% à la même période l'année précédente.

Résultats du troisième trimestre (clos au 30 septembre): Nortel a enregistré un bénéfice de 27 millions de dollars US, contre une perte de 63 millions sur la même période l'année précédente. Le chiffre d’affaires s’établit à 2,7 milliards de dollars US contre 2,93 milliards de dollars US sur la même période l'année précédente (repli de 7,5%) et légèrement inférieur aux attentes des analystes qui prévoyaient 2,77 milliards de dollars. Si l’on exclut l’incidence de la cession des activités d'accès radio UMTS, le recul des revenus est de 2%. Sa marge d’exploitation était de 5%, niveau qui n’a pas été atteint depuis 2004. Sa marge brute ressort à 43,0%, contre 38,4% à la même période en 2006, ce qui constitue le meilleur résultat pour la société depuis neuf trimestres et l’un des meilleurs résultats du secteur des équipementiers. L'amélioration de la rentabilité du groupe intervient alors que les conditions du marché sont difficiles pour les fabricants d'équipements de réseaux d'opérateurs. Les liquidités se chiffrent à environ 3,13 milliards de dollars US.

Résultats du quatrième trimestre (clos au 31 décembre): Nortel a enregistré une perte nette de 844 millions de dollars, contre une perte de 80 millions de dollars sur la même période l'année précédente. La base de comparaison est néanmoins faussée car en 2007 la perte est en grande partie imputable à une charge exceptionnelle de 1,064 milliard de dollars que Nortel a du passer pour tenir compte de modifications du régime fiscal canadien. Il s'agit d'une opération comptable qui n'a aucune incidence sur ses données financières fondamentales, en particulier sur sa trésorerie. Celle-ci se chiffrait à 3,53 milliards de dollars en fin d'exercice. Le chiffre d’affaires était de 3,20 milliards de dollars US contre 3.32 milliards de dollars US sur la même période l'année précédente (repli de 4%). La base de comparaison est défavorable: si l’on exclut l’incidence de la cession des activités d'accès radio UMTS, les ventes du quatrième trimestre sont en fait en hausse de 2%. Le groupe continue d'améliorer sa rentabilité opérationnelle. Alors qu'il enregistre une perte nette sur le trimestre, le résultat opérationnel, calculé avant impôt, est lui multiplié par cinq au quatrième trimestre. La marge d'exploitation était de 244 millions de dollars, inférieure à l'objectif fixé, tout en étant la meilleure valeur enregistrée depuis 12 trimestres. La marge brute s'est elle aussi améliorée sensiblement, de 4,1 points à 43,7%. Suivant un plan annoncé auparavant qui fixait un objectif d'économies de 1,5 milliard de dollars en 2008, Nortel compte réduire ses effectifs d'environ 2.100 postes et délocaliser environ 1.000 postes supplémentaires vers des zones géographiques "à plus forte croissance et à coûts moins élevés".

Résultats pour l'exercice complet: Sur l'année, la perte nette du groupe était de 957 millions de dollars, contre un bénéfice net de 28 millions en 2006. Comme indiqué par ailleurs, ces chiffres intègrent des éléments exceptionnels favorables ou défavorables, ce qui fausse un peu la comparaison. Le chiffre d'affaires était de 10,948 milliards de dollars en 2007, contre 11,418 milliards de dollars en 2006, soit un repli de 4,1%. Là encore la base de comparaison est défavorable. Si l’on exclut l’incidence de la cession des activités d'accès radio UMTS, les ventes en 2007 sont en hausse de 2%.

Le chiffre d’affaires était en 2006 de 11,4 milliards de dollars US, contre 10,5 milliards de dollars US en 2005 (+9%). La société a enregistré un bénéfice de 28 millions de dollars US en 2006, comparé à une perte de 2,61 milliards de dollars US en 2005. La sortie du rouge en 2006 est due principalement à divers éléments non récurrents, comme la cession de certaines activités (notamment accès radio UMTS) et de biens immobiliers pour environ 206 millions de dollars. Les liquidités à la fin de l’exercice 2006 étaient d’environ 3,49 milliards de dollars US, contre 2,951 milliards de dollars US en début d’exercice. 2006 est la première année au cours de laquelle Nortel a dégagé des flux de trésorerie positifs depuis 1998. La marge brute était de 38,9%. Le tableau ci-dessous résume les principales données financières extraites de son rapport d'activités 2006.

Alors que pendant les années d’euphorie de 1995 à 2000 personne ou presque ne doutait qu’il fut promis à une croissance durable, le secteur des télécommunications connait à partir de mars 2000 une importante récession (pour éviter des redites, voir l'article sur la bulle technologique). Les équipementiers qui avaient un niveau d’exposition élevé sur le marché des réseaux d'opérateurs (ce qui était le cas de Nortel à hauteur de plus de 80% à cette époque) voient leur carnet de commandes rétrécir comme une peau de chagrin sous l’effet des difficultés financières des opérateurs historiques et des faillites des nouveaux entrants. Le déséquilibre des bilans est accentué par la dépréciation de nombreux actifs qui avaient été achetés au prix fort durant les années 1995-2000. Après une période de forte croissance sous l’effet de la spéculation, le titre de la société atteint son apogée en septembre 2000 à près de 124 dollars canadiens, puis effectue une chute vertigineuse pour ne valoir plus que 0,47 dollars en août 2002. L’émotion est vive au Canada où Nortel est à la fois une société technologique emblématique et où, en raison d’une législation plus restrictive vis-à-vis des plans de pension basés sur des valeurs étrangères, son titre est l'un des plus détenus. Pour donner une mesure de l’incidence du sinistre dans l’économie canadienne, Nortel représentait alors plus du tiers du total de la capitalisation boursière de toutes les sociétés cotées sur le Toronto Stock Exchange (TSX). Du niveau maximum de 398 milliards de dollars canadiens en septembre 2000, la capitalisation de Nortel tombe à moins de 5 milliards en août 2002. Ce qui signifie que les investisseurs ont perdu près de 400 milliards de dollars à cause de la déconfiture boursière de Nortel. Elle a affecté une population élargie d'épargnants notamment via les actifs détenus par les fonds de pension collectifs et les régimes individuels (REER et FERR).

En octobre 2001, un communiqué annonce que le PDG, John Roth, a décidé de prendre sa retraite, laissant la place à la tête de la société à Frank Dunn, qui était jusque là son directeur financier. Ce changement fera naitre par la suite une série de controverses d'une part sur le montant des gains perçus par John Roth avant son départ (salaires et stock options), d'autre part sur le rôle et les responsabilités de chacun dans le scandale financier qui commence à apparaitre. Des recours en nom collectif sont déposés en 2001 en Amérique du Nord. Nortel procède à une rationalisation de son exploitation et supprime plusieurs dizaines de milliers d’emplois.

En début d’année 2004, le secteur des télécoms commence à reprendre des couleurs. Les investisseurs se réjouissent de la reprise du cours de l’action Nortel, mais déchantent, après l'annonce du report du dépôt de ses résultats annuels 2003. Le groupe canadien, après plusieurs autres sociétés cotées sur le New York Stock Exchange, est à son tour atteint par de grâves irrégularités comptables sur les exercices 2000-2003. Les sanctions tombent rapidement : le PDG, Frank Dunn, et plusieurs membres de l’équipe financière sont limogés en avril 2004. Mais les conséquences pour la société, ses salariés et ses actionnaires sont lourdes. Nortel doit ré-examiner de manière exhaustive l’ensemble de ses comptes sur plusieurs années, un travail considérable pour une entreprise multinationale de cette taille. Elle n’est pas en mesure à la première échéance et ensuite pendant plusieurs mois de publier ses rapports financiers périodiques, ce qui a pour incidences de déclencher une enquête des autorités des marchés (la SEC aux États-Unis et la CVMO au Canada), d’affaiblir le titre en bourse, de générer de nouvelles plaintes en nom collectif, de distraire l’attention de la société au niveau opérationnel et stratégique alors que son secteur d’activité amorce une profonde mutation. Les déboires comptables de Nortel sont une aubaine pour les sociétés rivales qui lui savonnent consciencieusement la planche en entretenant l’incertitude et le doute chez ses clients.

Il aura fallu au canadien près de six cents personnes mobilisées à plein-temps et plus de dix-huit mois pour tourner définitivement la page des irrégularités comptables. La société a amélioré ses contrôles internes à l’égard de l’information financière et supprimé les principales faiblesses importantes de ses contrôles comptables. Dans le cadre de son processus de renouvellement organisationnel, le conseil d’administration a également désigné un nouveau cabinet d’experts-comptables indépendants (la société KPMG).

L’histoire de la société prend son origine au Canada il y a plus d’un siècle après l’invention du téléphone par Alexander Graham Bell. Celui-ci dépose son brevet mais ne parvient pas à trouver d'investisseurs prêts à acheter ses droits. Avec quelques associés, il constitue la Bell Telephone Company, ancêtre de la compagnie AT&T, pour déployer et exploiter un réseau téléphonique aux États-Unis. De même, il constitue la « Bell Telephone Company of Canada », filiale de la compagnie américaine et ancêtre de l'opérateur télécoms actuel Bell Canada. La société que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Nortel doit son existence à la législation de l’époque sur les brevêts qui obligeait à fabriquer soi-même ou à faire fabriquer sur le territoire canadien tout objet protégé par des brevets.

Durant la période précédente, le système téléphonique est rudimentaire. Les capitaux sont rares. Le téléphone est un phénomène urbain, réservé surtout aux entreprises, aux administrations et à une certaine élite. Durant la période qui commence, le téléphone atteint la maturité (automatisation des centraux, progrès dans les techniques de transmissions sur les longues distances) et devient un service public de plus en plus accessible.

Durant la période précédente, les équipements fabriqués par la société sont majoritairement basés sur des principes de conception et des procédés couverts par des licences appartenant à des sociétés américaines, notamment Western Electric la branche manufacturière de l’opérateur AT&T. A partir de 1956, sous la pression des autorités de régulation Américaines, AT&T et Western Electric revoient les conditions commerciales proposées aux entreprises partenaires. L'accès aux informations technologiques de Western Electric et des Bell Labs devient plus difficile. Northern Electric investit dans la recherche industrielle pour développer ses propres produits et réduire sa dépendance vis à vis de technologies sous licence.

Après avoir fait ses premières armes avec le commutateur SP-1, Northern Telecom lance le développement d’une gamme complète de commutateurs entièrement numériques pour les entreprises (SL-1) et pour les opérateurs (DMS). Le pari de Northern est audacieux car à cette époque beaucoup de compagnies tablent plutôt sur la technologie concurrente dite spatiale et ne voient pas l’arrivée à maturité de la technologie numérique avant les années 1980.

Le marché intérieur canadien ne suffit pas pour rentabiliser de tels investissements en R&D. Il faut désormais trouver de nouveaux marchés à l’international. Les regards se tournent naturellement en premier vers les États-Unis où se trouvent la moitié du parc mondial de lignes téléphoniques. Après avoir grandi en tant que sous-traitant docile de AT&T (ex Western Electric), Northern va prendre l’avantage sur son ancien maître sur son marché domestique. Le canadien utilise une innovation de rupture – la commutation numérique – et profite de changements réglementaires – l’ouverture du marché longue distance puis le démantèlement d’AT&T – pour devenir un acteur incontournable aux États-Unis. Le canadien se situe au premier rang dans la numérisation des réseaux, grande tendance qui va se généraliser partout à travers le monde tout au long des années 1980 et 1990.

La participation de Bell Canada dans le capital de Northern Telecom baisse graduellement : près de 100% en 1962, 90,1% en 1973, 89,9% en 1974, 69,2% en 1975, 61% en 1978, 54.5% en 1979, 53,4% en 1983. En Janvier 2000 , la holding BCE rétrocèdera une dernière participation d’environ 37% dans Nortel Networks à ses porteurs d’actions ordinaires. Au terme de cette opération, qui resemble à celle réalisée en 1996 par l’opérateur américain AT&T avec l’équipementier Lucent, BCE ne conservera qu’une participation d’environ 2% dans Nortel. 118 ans après avoir été sa branche industrielle, Nortel est ainsi devenue une entreprise multinationale totalement indépendante.

Les ventes aux États-Unis et au Canada ont longtemps représenté l’essentiel du chiffre d’affaires du groupe. Après le succès rencontré aux États-Unis, Northern Telecom poursuit son expansion internationale en Amérique Latine, en Europe et en Asie, en accompagnant les états dans leurs programmes de modernisation des réseaux (accroissement de la télé-densité, numérisation, nouveaux services) et/ou d’ouverture progressive des marchés télécoms à la concurrence. Des filiales et/ou des alliances avec des groupes locaux puissants sont créées dans les principaux pays. Le marché des centraux téléphoniques numériques ne va pas durer éternellement. Aussi, la société investit sur les marchés les plus porteurs des télécoms - les radiocommunications mobiles et les transmissions de données par paquets - avec la création de laboratoires spécialisés aux États-Unis et en France.

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IEEE 802.16a

IEEE 802.16a est un standard de communication informatique ratifié le 29 janvier 2003 et spécifiant un type de transmission de données par liaison sans fil à des débits allant jusqu'à 70 Mbits/s sur une bande de fréquences comprises entre 2 et 11 GHz. C'est aussi un amendement à la norme 802.16 (appelée aussi WiMAX) pour les réseaux sans fil métropolitains (WMAN).

IEEE 802.16a opère sur lien point à multipoint fixe (antenne fixe vers antennes fixes) et sur une distance théorique (entre station de base et terminal d'abonné) de 50 km sans « ligne à vue » (NLOS ou Non Line OF Sight), c'est-à-dire, que la transmission n'est pas interrompue par les obstacles physiques.

La modulation OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing) qui fait correspondance avec la couche physique (PHY) du modèle OSI permet, grâce à une répartition du signal transmis sur une multitude de sous-porteuses orthogonales modulées chacune à bas débit, de composer avec la présence d'obstacles entre émetteur et récepteur.

IEEE 802.16a prévu pour un usage « en fixe » permet d'opérer dans les bandes de fréquences non libres (bandes 2,56 GHz et 3,5 GHz) et libres (comme la bande 5,8 GHz).

Remarque: IEEE 802.16a est aujourd'hui obsolète et remplacé par le standard IEEE 802.16d.

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Wi-Fi

Ordinateur portable connecté au Wi-Fi sur une plage égyptienne

Wi-Fi (prononcé /wifi/) est une technique de réseau informatique sans fil mise en place pour fonctionner en réseau interne et, depuis, devenu un moyen d’accès à haut débit à Internet. Il est basé sur la norme IEEE 802.11 (ISO/CEI 8802-11).

La norme IEEE 802.11 (ISO/CEI 8802-11) est un standard international décrivant les caractéristiques d’un réseau local sans fil (WLAN). La marque déposée « Wi-Fi » correspond initialement au nom donné à la certification délivrée par la WECA (« Wireless Ethernet Compatibility Alliance »), organisme ayant pour mission de spécifier l’interopérabilité entre les matériels répondant à la norme 802.11 et de vendre le label « Wi-Fi » aux matériels répondant à leurs spécifications. Par abus de langage (et pour des raisons de marketing) le nom de la norme se confond aujourd’hui avec le nom de la certification (c’est du moins le cas en France, en Espagne, au Canada…). Ainsi, un réseau Wi-Fi est en réalité un réseau répondant à la norme 802.11. Dans d’autres pays (en Allemagne, aux États-Unis par exemple) de tels réseaux sont correctement nommés WLAN (Wireless LAN).

Grâce au Wi-Fi, il est possible de créer des réseaux locaux sans fil à haut débit. Dans la pratique, le Wi-Fi permet de relier des ordinateurs portables, des machines de bureau, des assistants personnels (PDA), des objets communicants ou même des périphériques à une liaison haut débit (de 11 Mbit/s théoriques ou 6 Mbit/s réels en 802.11b à 54 Mbit/s théoriques ou environ 25 Mbit/s rééls en 802.11a ou 802.11g et 300 Mbit/s théoriques pour le 802.11n en version draft 2.0) sur un rayon de plusieurs dizaines de mètres en intérieur (généralement entre une vingtaine et une cinquantaine de mètres). Dans un environnement ouvert, la portée peut atteindre plusieurs centaines de mètres voire dans des conditions optimales plusieurs dizaines de kilomètres (pour la variante WiMAX ou avec des antennes directionnelles).

Ainsi, des fournisseurs d’accès à Internet commencent à irriguer des zones à forte concentration d’utilisateurs (gares, aéroports, hôtels, trains…) avec des réseaux sans fil connectés à l'Internet. Ces zones ou point d’accès sont appelées bornes Wi-Fi ou points d’accès Wi-Fi et en anglais « hot spots ».

Les iBooks d’Apple, Inc. furent, en 1999, les premiers ordinateurs à proposer un équipement Wi-Fi intégré (sous le nom d’AirPort), bientôt suivis par le reste de la gamme. À partir de 2003, on voit aussi apparaître des modèles de PC portables bâtis autour de la technologie Intel Centrino, qui leur permettent une intégration similaire. Les autres modèles de PC doivent encore s’équiper d’une carte d’extension adaptée (PCMCIA, USB, Compact Flash, SD, PCI, MiniPCI, etc.).

Le terme Wi-Fi est largement connu pour être la contraction de Wireless Fidelity, mais c’est une explication erronée, comme l’explique Phil Belanger, un des fondateurs de la WECA, commanditaire de cette dénomination.

En fait le groupe avait demandé à une agence de publicité de lui proposer un nom plus facile à utiliser que « IEEE 802.11b Direct Sequence Spread Spectrum ». L’agence leur a proposé une dizaine de noms ; parmi ceux-ci, la WECA choisit celui-de Wi-Fi qui sonnait un peu comme Hi-Fi. Initialement, cela n’avait pas un sens précis ; mais pour que le grand public comprenne mieux de quoi il s’agissait, la WECA présente ce nom avec le slogan : « The Standard for Wireless Fidelity » (« le standard pour la fidélité sans-fil »).

L’idée que Wi-Fi signifie wireless fidelity est désormais répandue. Ainsi, même si associer « fidélité » à la technique de réseau sans fil n’a aucun sens, le but marketing de diffuser un terme populaire pour la norme « IEEE 802.11b » a été atteint.

Sur un équipement que l’on souhaite acheter, le logo Wi-Fi blanc et noir, ou la mention du standard « IEEE 802.11 », garantit que le matériel est compatible avec la technique de réseau sans fil « IEEE 802.11 ». Aujourd’hui, compte-tenu de l’évolution de la norme 802.11, il est prudent de vérifier quel standard respecte un équipement : 802.11b, 802.11g ou bien 802.11n. Le logo Wi-Fi avec un rond noir en arrière plan, signifie que l’on se trouve dans une zone où un réseau Wi-Fi « IEEE 802.11 » est présent.

En pratique, pour un usage informatique d’un réseau Wi-Fi, il est nécessaire de disposer au minimum de deux équipements Wi-Fi, par exemple un ordinateur, et un routeur Wi-Fi. L’ordinateur doit être équipé d’une carte Wi-Fi, qui contient une antenne, et de pilotes qui permettent de faire fonctionner cette carte. Les types, nombres, débit et distances entre les équipements varient en fonction de détails techniques, dont certains sont précisés dans cet article.

Pour la plupart des adaptateurs depuis la fin 1998. Du code pour les puces Atheros, Prism, Harris/Intersil et Aironet (constructeur Wi-Fi du même nom) est principalement partagé par les 3 BSD. Darwin et Mac OS X, en dépit de leur chevauchement avec FreeBSD, ont leur propre et unique implémentation. Dans OpenBSD 3.7, d’autres drivers pour des chipsets sans-fils sont disponibles, y compris RealTek RTL8180L, Ralink RT25x0, Atmel AT76C50x et Intel 2100/2200BG/2225BG/2915ABG. Ceci est dû, au moins en partie, à l’effort d’OpenBSD pour soutenir les drivers open source pour les composants réseau sans fil. Il est possible que de tels pilotes puissent être implémentés par d’autres BSDs s’ils n’existent pas déjà. Le NdisWrapper est aussi disponible sous FreeBSD.

Il est possible d’utiliser n’importe quel protocole de transport sur un réseau 802.11 au même titre que sur un réseau ethernet.

Le mode Infrastructure est un mode de fonctionnement qui permet de connecter les ordinateurs équipés d’une carte Wi-Fi entre eux via un ou plusieurs Point d’accès (PA) qui agissent comme des concentrateurs (exemple : répéteur ou commutateur en réseau Ethernet). Ce mode est essentiellement utilisé en entreprise. La mise en place d’un tel réseau oblige de poser à intervalle régulier des bornes (PA) dans la zone qui doit être couverte par le réseau. Les bornes, ainsi que les machines, doivent être configurées avec le même nom de réseau (SSID = Service Set IDentifier) afin de pouvoir communiquer. L’avantage de ce mode est de garantir un passage obligé par le PA, il est donc possible de vérifier qui accède au réseau. En revanche, le réseau ne peut pas s’agrandir, hormis en posant de nouvelles bornes.

Le mode « Ad-Hoc » est un mode de fonctionnement qui permet de connecter directement les ordinateurs équipés d’une carte Wi-Fi, sans utiliser un matériel tiers tel qu’un point d’accès ((en)Access Point ). Ce mode est idéal pour interconnecter rapidement des machines entre elles sans matériel supplémentaire (exemple : échange de fichiers entre portables dans un train, partage de son accès à Internet dans sa maison, dans la rue, au café, chez des amis…). La mise en place d’un tel réseau se borne à configurer les machines en mode ad hoc (au lieu du mode Infrastructure), la sélection d’un canal (fréquence), d’un nom de réseau (SSID) communs à tous et si nécessaire d'une clé de cryptage. L’avantage de ce mode est de s’affranchir de matériels tiers coûteux et de permettre une mise en œuvre simple. Des protocoles de routage dynamique (exemples : OLSR, AODV…) rendent envisageable l'utilsation de réseaux maillés autonomes dans lesquels la portée ne se limite pas à ses voisins (tous les participants jouent le rôle du routeur).

Elle propose le protocole Inter-Access point roaming protocol permettant à un utilisateur itinérant de changer de point d’accès de façon transparente lors d’un déplacement, quelles que soient les marques des points d’accès présentes dans l’infrastructure réseau. Cette possibilité est appelée itinérance ((en)roaming).

Il est possible d’utiliser, au maximum, 4 canaux non superposés (1 - 5 - 9 - 13).

Le 802.11n a été conçu pour pouvoir utiliser les fréquences 2,4 GHz ou 5 GHz. Les premiers adaptateurs 802.11n actuellement disponibles sont généralement simple-bande à 2,4 GHz, mais des adaptateurs double-bande (2,4 GHz ou 5 GHz, au choix) ou même double-radio (2,4 GHz et 5 GHz simultanément) sont également disponibles. Le 802.11n saura combiner jusqu’à 8 canaux non superposés, ce qui permettra en théorie d'atteindre une capacité totale effective de presque un gigabit par seconde.

Linksys, la division grand public de Cisco Systems, a développé la technologie SRX pour "Speed and Range Expansion" (Vitesse et Portée Étendue). Celle-ci superpose le signal de deux signaux 802.11g pour doubler le taux de transfert des données. Le taux maximum de transfert des données via un réseau sans fil SRX400 dépasse donc les capacités d’un réseau filaire Ethernet 10/100 que l’on trouve dans la plupart des réseaux.

L’accès sans fil aux réseaux locaux rend nécessaire l’élaboration d’une politique de sécurité dans les entreprises et chez les particuliers.

Il est notamment possible de choisir une méthode de codage de la communication sur l’interface radio. La plus commune est l’utilisation d’une clé dite Wired Equivalent Privacy (WEP), communiquée uniquement aux utilisateurs autorisés du réseau.

Toutefois, il a été démontré que cette prétendue sécurité était factice et triviale à violer, avec l’aide de programmes tels que Aircrack.

En attente d’un standard sérieux de nouvelles méthodes ont été avancées, comme Wi-Fi Protected Access (WPA) ou plus récemment WPA2.

Depuis l’adoption du standard 802.11i, on peut raisonnablement parler d’accès réseau sans fil sécurisé.

En l’absence de 802.11i, on peut utiliser un tunnel chiffré (VPN) pour se raccorder au réseau de son entreprise sans risque d’écoute ou de modification.

Il existe encore de nombreux points d’accès non sécurisés chez les particuliers. Plus de 20 % des réseaux ne sont pas sécurisés. Il se pose le problème de la responsabilité du détenteur de la connexion Wi-Fi lorsque l’intrus réalise des actions illégales sur Internet (par exemple, en diffusant grâce à cette connexion des vidéos volées).

D’autres méthodes de sécurisation existent, avec, par exemple, un serveur Radius chargé de gérer les accès par nom d’utilisateur et mot de passe.

Le Wi-Fi apparaît au moment où se développent des interrogations quant à l’impact des radiofréquences sur la santé de l’homme. Des débats scientifiques se sont multipliés autour du téléphone mobile, et le débat s'est étendu à l’ensemble des technologies radio reposant sur les micro-ondes, notamment les technologies GSM, Wimax, UMTS (la "3G"), ou encore HSDPA (la "3G+"), DECT, et le Wi-Fi.

Les ondes émises par les équipements Wi-Fi se diffusent dans l'ensemble de l'environnement. Toutefois, la fréquence de ces ondes est relativement élevée (2,4 GHz) et de ce fait elles traversent mal les murs. En outre, la puissance émise par les équipements Wi-Fi (~30 mW) est vingt fois moindre que celle émise par les téléphones mobiles (~600 mW). De plus, le téléphone est généralement tenu à proximité immédiate du cerveau, ce qui n’est pas le cas des équipements Wi-Fi (à l'exception des téléphones Wi-Fi) ; or, à une dizaine de centimètres, la densité de puissance du signal est déjà fortement atténuée (pour une antenne isotrope, elle est inversement proportionnelle au carré de la distance : , avec PIRE = Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente). Malgré la permanence d'exposition, les effets thermiques des ondes Wi-Fi sont donc unanimement reconnus comme étant négligeables.

Cependant, certains scientifiques font remarquer que les ondes WiFi sont des ondes pulsées qui utilisent la même fréquence que celle utilisée dans les fours à micro-ondes (qui fait rentrer en résonance les molécules d'eau). De ce fait, les risques encourus ne devraient pas être évalués uniquement selon leurs effets thermiques (proportionnés à la densité de puissance), mais également selon leurs effets non thermiques à moyen et long terme (comme les effets génotoxiques).

Par ailleurs, il a été noté que les sujets souffrants d'électro-hypersensibilité sont tout aussi incommodés, voire plus, par les ondes WiFi, malgré les faibles puissances des radiations reçues. Toutefois il n'a pas été démontré à ce jour que les symptômes des sujets dits "électro-hypersensibles" soient effectivement dûs aux ondes radio: suite à des expériences en double-aveugle, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a d'ailleurs conclu qu'il n'y avait aucune corrélation entre la présence ou non des ondes et les symptômes observés. Ces derniers sont donc dûs à d'autres facteurs (mauvaise qualité de l'air, mauvais éclairage, stress...).

Malgré ces conclusions globalement rassurantes, le WiFi a été officiellement déconseillé, voire interdit dans des écoles en Angleterre, en Allemagne et en Autriche. Au Canada, deux universités (Université de LakeHead et Université de L'Ontario) en ont interdit l'installation. En France, cinq bibliothèques parisiennes ont débranché leurs installations Wifi après que plusieurs membres du personnel se sont déclarés incommodés. La Bibliothèque nationale de France, qui a décidé d'appliquer le principe de précaution, a choisi l'alternative filaire, multipliant les possibilités de connexion par prise-broche RJ-45 dans ses salles de lecture.

Aujourd'hui, des études sont encore en cours, et s'il n'y a pas d'unanimité au sein de la communauté scientifique concernant l'innocuité du Wi-Fi, les études existantes ont montré soit une absence de danger, soit, selon les études les plus pessimistes, un risque très limité.

Le Wi-Fi utilise une bande de fréquence étroite dite « Industrielle, Scientifique et Médicale », ISM, 2,4 à 2,4835 GHz, de type partagée avec d’autres colocataires conduisant à des problèmes de cohabitation qui se traduisent par des interférences, brouillages causés par les fours à micro-ondes, les transmetteurs domestiques, les relais, la télémesure, la télémédecine,la télé-identification, les caméras sans fil, le Bluetooth, les émissions de télévision amateur (amateur TV ou ATV), etc. Inversement, certains systèmes comme la technique RFID commencent à fusionner avec le Wi-Fi afin de bénéficier de l’infrastructure déjà en place.

En Wi-Fi, il est recommandé de ne pas utiliser la même fréquence que celle utilisée par les voisins immédiats (collisions) et de ne pas utiliser une fréquence trop proche (interférences). Voir liste des canaux Wi-Fi.

Une telle technologie peut ouvrir les portes à une infinité d’applications pratiques. Elle peut-être utilisée avec de l’IPv4, voire de l’IPv6, et permet le développement de nouveaux algorithmes distribués.

Ou encore, l’Accès Sans Fil à Internet (ASFI en français ou WIA en anglais), qui est aujourd’hui l’utilisation la plus courante du Wi-Fi.

L’un des exemples les plus aboutis d’ASFI est "Ozone". Ozone déploie depuis 2003 un réseau, notamment à Paris, construit à base de technologie Wi-Fi. "OzoneParis" propose, en effet, à tous les Parisiens particuliers comme entreprises un accès à haut débit à l’Internet sans fil. Les utilisateurs peuvent se connecter au réseau d’OzoneParis, accéder à l’Internet mais aussi bénéficier de tous les services liés à l’Internet (toile, courriel, téléphonie (VoIP), téléphonie mobile (VoIP Mobile), téléchargements etc.). Cet accès est utilisable de façon fixe comme en situation de mobilité. Ce réseau est aussi appelé Réseau Pervasif.

En anglais, « pervasive » signifie « omniprésent ». Le Réseau Pervasif est un réseau dans lequel nous sommes connectés, partout, tout le temps si nous le voulons, par l’intermédiaire de nos objets communicants classiques (ordinateurs, PDA, téléphones) mais aussi, demain, grâce à des objets multiples équipés d’une capacité de mémoire et d’intelligence : baladeurs, systèmes de positionnement GPS pour voiture, jouets, lampes, appareils ménagers, etc. Ces objets dits « intelligents » sont d’ores et déjà présents autour de nous et le phénomène est appelé à se développer avec le développement du Réseau Pervasif. À observer ce qui se passe au Japon, aux États-Unis mais aussi en France, l’objet communicant est un formidable levier de croissance pour tout type d’industrie. En parallèle des accès classiques de type hotspot, le Wi-Fi peut être utilisé pour la technologie de dernier kilomètre dans les zones rurales, couplé à des technologies de collecte de type satellite, fibre optique, Wimax ou liaison louée.

Des téléphones Wi-Fi (GSM, DECT, PDA) utilisant la technologie VoIP commencent à apparaître.

À Paris, il existe aussi un réseau important de plus de 200 cafés offrant aux consommateurs une connexion Wi-Fi gratuite. Depuis juillet 2007, Paris WI-FI propose gratuitement à Paris 400 points d’accès dans 260 lieux municipaux.

Ces 2 premières descriptions, fonctionnant en polarisation V, peuvent être considérées comme des antennes station d’accueil ou de base puisque compatibles avec un environnement 360°.

Le rendement de la parabole est moyen, 45~55 %. Le volume de l’antenne, qui tient compte de la longueur du bracon, donc de la focale, est significatif.

Une parabole satellite (exemple TPS/CS sans tête 11-12 GHz) est exploitable en Wi-Fi, à condition de prévoir une source adaptée : cornet, patch ou quad mono ou double, etc.

Les antennes à gain directionnelles ou omnidirectionnelles sont destinées à la « plus longue portée », possible, quelques kilomètres.

Les antennes panneaux et paraboliques sont uniquement directionnelles, c’est-à-dire qu’elles favorisent une direction privilégiée (plus ou moins ouverte) au détriment d’autres non souhaitées.

On retient que les antennes panneaux sont souvent préférées (voire préférables) lorsque le bilan de liaison est favorable, mais, dès que le système doit être plus performant, les paraboles deviennent nécessaires. Le point d’équilibre, à 21 dBi, se fait avec d’un côté un panneau carré de 45 cm et de l’autre une parabole d = 65 cm.

En conclusion, en directionnel, ou point à point, il est plus intéressant de s’équiper d’abord d’un panneau, puis, si les circonstances l’exigent, d’une parabole.

Les antennes Wi-Fi sont généralement dotées de connecteurs SMA, RP-SMA ou N selon le constructeur.

Attention : les antennes à gain (exprimé en dBi ou en dBd) employées à l’émission (réception libre) doivent respecter la réglementation PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée Équivalente).

Il existe d’autres antennes, moins connues, et celles conçues par les wifistes, comme l’antenne cornet, les antennes 2,5 GHz de réalisation amateur, les Yagi, les cornières, les dièdres, les « discones » etc., mais seules les tiges, les panneaux et les paraboles sont significativement utilisées.

Pour améliorer les échanges, il peut être monté au plus près de l’antenne un préamplificateur d’antenne (RX) avec ou sans ampli de puissance (TX) mais toujours de type bidirectionnel.

Certains passages de cet article, ou d’une version antérieure de cet article, sont basés sur l’article Introduction au Wi-Fi (802.11) du site Web Comment ça marche ?. L’article d’origine porte la notice de copyright suivante : « © Copyright 2003 Jean-François Pillou - Hébergé par Web-solutions.fr. Ce document issu de CommentCaMarche.net est soumis à la licence GNU FDL. Vous pouvez copier, modifier des copies de cette page tant que cette note apparaît clairement. ».

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IEEE 802.16m

IEEE 802.16m est un groupe de travail chargé de développer un amendement à la norme IEEE 802.16 (WiMAX) et qui concerne les systèmes d'accès par liaison sans fil fixe et mobile à large bande de fréquences. Cette liaison est réalisée entre une ou plusieurs stations de base de transmission et des terminaux d'abonné fixes, nomades stationnaires ou mobiles.

IEEE 802.16m doit permettre la transmission de données par liaison sans fil fixe ou nomade stationnaire jusqu'à un débit de 1 Gbit/s et 100 Mbits/s par liaison sans fil mobile à grande vitesse.

Cette norme doit rendre possible la convergence des technologies WiMAX, Wi-Fi et 4G afin de réaliser des réseaux maillés, et fait place à la technologie MIMO (Multiple-Input Multiple-Output) pour augmenter la bande passante des transmissions.

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Altitude Développement

Altitude Telecom est une société française des télécommunications.

Elle est connue sous le nom commercial d'Altitude Télécom. Elle fait partie des sociétés détenues par Jean-Paul Rivière, qui en est l'actionnaire.

En tant qu'opérateur de télécommunications, elle fournit depuis plus de dix ans les solutions Internet - données - voix sur IP destinées aux entreprises, aux collectivités terrotoriales et aux adminstrations. Elle s'appuie d'une part sur son expertise technique en xDSL, en BLR-WiMAX, en fibre optique, en RNIS et en GPRS-EDGE, et d'autre part sur la performance de son réseau. Elle a construit une offre de services de réseaux privés basés sur la technologie MPLS.

Au travers de sa participation à hauteur de 100% dans Altitude Wireless, elle détient treize licences Wimax régionales, attribuées par l'ARCEP.

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Source : Wikipedia