Washington

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Posté par marvin 04/03/2009 @ 03:13

Tags : washington, etats-unis, amérique, international

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George Washington

Lawrence Washington, demi-frère de George Washington

George Washington (22 février 1732 - 14 décembre 1799) est le chef d’état-major de l’Armée continentale pendant la guerre d’Indépendance (1775-1783) avant d'être le premier président des États-Unis d'Amérique (1789-1797). Né à Pope's Creek dans la colonie britannique de Virginie, il est l'un des planteurs les plus riches de la région sur son domaine de Mount Vernon. Grâce à sa participation à la guerre de Sept Ans (1754-1763), il devient rapidement célèbre des deux côtés de l'Atlantique et s'intéresse aux questions politiques. Son engagement dans la Révolution américaine ainsi que sa réputation le portent au poste de commandant des troupes américaines, qu'il organise et mène à la victoire finale sur la métropole, avec l'aide des Français. Après le conflit, il participe à la rédaction de la Constitution américaine et fait l’unanimité lors de la première élection présidentielle. Pendant ses deux mandats, George Washington montre ses qualités d'administrateur habile, malgré les difficultés internes et la guerre en Europe. Il a laissé son empreinte sur les institutions du pays et sur l’histoire nationale.

Considéré comme l'un des Pères fondateurs des États-Unis par les Américains, George Washington a fait l'objet de nombreux hommages depuis la fin du XVIIIe siècle : son nom a été donné à la capitale des États-Unis, à un État du nord-ouest de l'Union, ainsi qu'à de nombreux sites et monuments. Son effigie figure sur le billet et la pièce d'un dollar de même que sur la pièce de 25 cents. Son anniversaire est un jour férié fédéral aux États-Unis.

George Washington descend en droite ligne du premier émigré français en Virginie en Amérique, un huguenot originaire de l'île de Ré, nommé Nicolas Martiau (1591-1657), qui débarqua du Francis-Bonaventure, le 11 mai 1620, cinq mois avant l'arrivée des Pères pèlerins du Mayflower. Cet ancêtre français avait exercé la fonction d'ingénieur militaire, de juge de paix et de député à l'assemblée locale de Jamestown, où il fut élu représentant de la presqu'île de Pamunkey. En 1631, 150 ans avant la bataille décisive de Yorktown pendant la guerre d'indépendance américaine Nicolas Martiau avait acquis un terrain sur lequel son descendant allait s'illustrer en 1781 à « York-town » contre les troupes britanniques.

George Washington est né le 22 février 1732, sur le domaine de Pope's Creek, sur les rives du fleuve Potomac, au sud-est de l’actuelle Colonial Beach, dans le comté de Westmoreland en Virginie. Ses parents, Augustine Washington et Mary Ball, faisaient partie de l’élite économique et culturelle des planteurs de Virginie, dans le sud des treize colonies. Le père était un planteur mais aussi un juge à la cour du comté de Westmoreland ; il fut d’abord marié à Janet Butler qui décéda en 1729 et dont il eut trois enfants : Lawrence, Augustine Jr. et Jane. Il épousa Mary Ball en 1731 qui lui donna plusieurs enfants, dont George Washington était l’aîné. En 1735, la famille s’installa dans une maison sur la plantation de Little Hunting Creek, qui allait par la suite devenir Mount Vernon. Trois ans plus tard, elle déménagea une nouvelle fois à Ferry Farm, une plantation située sur le fleuve Rappahannock : c'est ici que George Washington passa la plus grande partie de sa jeunesse.

Il reçut une éducation soignée, celle du milieu des riches planteurs du Sud et apprit les bonnes manières, la morale et les connaissances qu’un gentilhomme de cette époque pouvait recevoir. Il a sans doute fréquenté une école locale ou bien il a pu recevoir l’enseignement d’un précepteur. Il était doué pour les mathématiques et se familiarisa avec les rudiments de la topographie. En revanche, il n’apprit ni le latin et ni le grec ancien, ni même de langue étrangère. Il quitta l’école vers l’âge de 15 ans sans faire d'études supérieures.

Il n’avait que 11 ans lorsque son père mourut ; ses demi-frères héritèrent de la plupart des terres. Son frère aîné, Lawrence Washington, s'occupa de la plantation de Little Hunting Creek qu'il rebaptisa par la suite « Mount Vernon » en l'honneur de l'amiral britannique Edward Vernon. Il prit en charge l'éducation de George et c'est grâce à lui qu'il s’intéressa à la compagnie de l’Ohio qui revendiquait les territoires à l’Ouest des Appalaches. George Washington hérita de la plantation du Rappahannock où il vécut avec sa mère, ses frères et ses sœurs, mais les revenus de cette exploitation ne permettaient pas de maintenir un train de vie aristocratique.

Vers l’âge de 16 ans, George Washington devint arpenteur sur les propriétés de Lord Fairfax,, et cartographia les terres à l’ouest des Blue Ridge Mountains. La rémunération de ce travail lui permit d'acquérir des biens fonciers dans la Vallée de Shenandoah.

En 1751, il accompagna son demi-frère Lawrence à la Barbade, où ce dernier espérait que le climat tropical l'aurait soulagé de la tuberculose qu'il avait contractée. George Washington attrapa la variole pendant son voyage et la maladie marqua son visage.

En décembre 1752, après la mort de Lawrence Washington, George hérita du domaine de Mount Vernon ; il remplaça aussi son demi-frère dans la milice de Virginie au poste de commandant. Le 4 novembre 1752, à l’âge de 21 ans, il devint maître des francs-maçons de la loge de Fredericksburg.

À l’automne 1753, George Washington fut envoyé par le gouverneur de Virginie, Robert Dinwiddie dans la vallée de l’Ohio, qui était alors le théâtre de rivalités coloniales entre les Britanniques et les Français. Il était chargé d'apporter un message au Fort Le Boeuf, exigeant le retrait des Français de la région de l'actuelle Pittsburgh. Confronté à un refus, Washington attaqua et tua un groupe de 30 éclaireurs menés par Joseph Coulon de Jumonville (bataille de Jumonville Glen). Le 27 mai 1754, il laissa exécuter cet officier. Les Français protestèrent d'avoir été pris en embuscade, affirmant être venus sous la protection du drapeau blanc et du statut d’émissaires, pour délivrer une sommation de retrait des terres du roi de France Louis XV. Washington se justifia par la suite en disant l'avoir pris pour un espion plutôt qu'un émissaire. Claude de Contrecœur réagit en envoyant un détachement de 500 hommes chargé de capturer Washington et en confia le commandement à Louis Coulon de Villiers, le frère de Jumonville. Celui-ci fit prisonnier Washington au Fort Necessity, mais le libéra après avoir obtenu des aveux qu’il récusa ensuite, prétextant avoir signé un papier en français, qu'il n’avait pas compris. La mort de Joseph de Jumonville fit scandale en France et le Britannique Horace Walpole évoqua même « cette décharge tirée par un jeune Virginien dans les sous-bois américains mit le Monde en feu ». Établi en terrain inondable et trop faiblement défendu, Fort Necessity se révéla inutile : le 3 juillet, Washington dut se rendre (bataille de Great Meadows) et négocia son retour en Virginie en laissant les Français maîtres de la vallée. Ces opérations constituèrent les premières escarmouches de la guerre de Sept Ans (1754-1763). Elles furent rendues célèbres à Londres et Williamsburg et contribuèrent à faire connaître George Washington.

En 1755, George Washington était l'aide-de-camp du général Edward Braddock. Il fut chargé de mener une expédition visant à déloger les Français de la région de l’Ohio. Bien que n'ayant aucune fonction officielle dans la chaîne de commandement, Washington parvint à maintenir un certain ordre dans l'arrière-garde pendant la bataille de la Monongahela. Selon le biographe Joseph Ellis, Washington aurait montré son courage pendant la bataille et permit d'éviter un désastre. Il vit trois chevaux tués sous lui et son manteau fut percé de quatre balles. Il montra son sang-froid en transformant une débâcle en retraite organisée. Cela lui valut plus tard le surnom de « Hero of the Monongahela ».

À partir de l'automne 1755, Washington reçut la mission de défendre la frontière occidentale avec une troupe réduite, ce qui lui permit de renforcer son expérience de commandant. En 1758, il participa à l'expédition menée par le général John Forbes qui délogea les Français de Fort Duquesne. Une fois le succès britannique assuré dans la vallée de l’Ohio, il retourna sur son domaine de Mount Vernon et fit éditer le récit de sa mission, ce qui consolida sa notoriété.

Le 6 janvier 1759, Washington épousa Martha Dandridge Custis, la veuve d’un des plus riches Virginiens. Elle avait déjà deux enfants, John Parke Custis et Martha Parke Custis, qu'il adopta et qui moururent avant la fin du siècle. La cérémonie eut lieu sur le domaine de Martha, à White House. Ce mariage permit à Washington d'accroître ses terres. Le couple n'eut jamais d'enfants , du fait de la supposée stérilité de George Washington.

Avant le début de la Révolution américaine, Washington se consacra à son domaine de Mount Vernon en cherchant à améliorer ses productions agricoles : il expérimenta de nouvelles semences, des engrais, des rotations culturales, des outils (il met au point une nouvelle charrue). Il s'employa à sélectionner les animaux et croisa des ânes et des juments, ce qui lui valut le surnom de « père des mulets américains ». Il exploita également des pêcheries sur le fleuve Potomac sur lequel il avait installé des moulins. La principale culture commerciale de son exploitation était le tabac, qui était exporté vers la Grande-Bretagne. Washington disposait de dizaines d’ouvriers agricoles et de 150 à 274 esclaves. Il étendit son domaine de façon considérable par des achats. Il maintint un genre de vie aristocratique sur sa propriété : il acheta de beaux meubles, fit venir les meilleurs vins européens pour sa cave, acquit des purs-sangs et organisa de somptueuses réceptions. Il prit part aux débats de la chambre des Bourgeois de Virginie à Williamsburg à partir de 1758,, date de sa première élection à cette assemblée. Pendant cette période, il occupa également la fonction de juge du comté de Fairfax au tribunal d’Alexandria (1760-1774).

Comme les autres planteurs de Virginie, il fut frappé par les mesures économiques imposées par la métropole britannique et supporta de moins en moins les règles imposées par Londres, ainsi que le monopole des marchands britanniques. En 1769, il présenta la proposition de son ami George Mason appelant au boycott des produits britanniques jusqu'à l'abrogation des Townshend Acts.

En 1774, George Washington fut élu par la première convention de Virginie au poste de délégué au Premier Congrès continental. Il fit partie des sept représentants de Virginie au Second Congrès continental en mai 1775. Le 15 juin, sur une proposition de John Adams, le Congrès continental le désigna de manière unanime commandant en chef de l’armée continentale créée la veille, charge qu’il devait occuper plus de huit ans. Pourtant, si Washington jouissait d’un certain prestige et d’une expérience du terrain, il n’avait jamais dirigé plusieurs milliers d’hommes. Le 2 juillet 1775, à Cambridge dans le Massachusetts, il se retrouva à la tête d'une armée mal préparée, hétéroclite, peu nombreuse et faiblement équipée. Il renforça la discipline et améliora l’hygiène des régiments. Il réorganisa le corps des officiers. Il fit lire aux soldats les pamphlets de Thomas Paine pour leur donner du courage. Il devait faire face à l’armée britannique, les fameuses « vestes rouges », composée de 12 000 soldats entraînés, ce qui l’amena à ordonner le recrutement de Noirs libres.

En mars 1776, après un long siège, les Britanniques évacuèrent Boston et se retirèrent à Halifax au Canada. Washington marcha ensuite sur New York pour se préparer à la contre-offensive britannique. Les troupes de William Howe, arrivées par l'océan Atlantique, prirent la ville après la bataille de Long Island (août 1776). Le commandant américain parvint à sauver ses forces qui se retirèrent plus au nord : il subit une nouvelle défaite à White Plains puis, le 16 novembre 1776, la reddition du Fort Washington marqua le recul de l’armée continentale qui dut se réfugier dans le New Jersey puis en Pennsylvanie.

Mais au lieu d’écraser le reste d’une armée américaine en pleine décomposition, le général William Howe décida de prendre ses quartiers d’hiver, défendus par deux postes avancés à Trenton et Princeton. Le soir de noël, les forces de Washington traversèrent le Delaware et remportèrent la bataille de Trenton, puis celle de Princeton quelques jours plus tard. Ces deux défaites, qui occasionnèrent peu de pertes du côté britannique, marquèrent pourtant un tournant, dont Washington comprit vite la portée : l’enthousiasme suscité par ces succès auprès de l’opinion américaine devait être exploité, d’autant que la France de Louis XVI venait d'entrer dans le conflit aux côtés des insurgents. En 1777, Washington ne put empêcher William Howe de s’emparer de Philadelphie, la ville où se réunissait le Congrès américain, et subit deux revers (batailles de Brandywine et de Germantown). L'armée américaine passa l'hiver 1777-1778 à Valley Forge au nord de Philadelphie, dans des conditions épouvantables : 2 500 hommes sur 10 000 moururent à cause du froid et des épidémies.

En 1778, le général britannique Henry Clinton, qui avait remplacé William Howe, évacua Philadelphie pour défendre New York contre une attaque maritime française. Lors de la bataille de Monmouth (28 juin 1778) Washington prit à revers les forces britanniques alors qu'elles quittaient Freehold Court-House. Soutenu par les renforts français, il écrasa l'armée de Charles Cornwallis à la bataille de Yorktown en 1781. En 1782, Washington créa la médaille du « Purple Heart » qui est, encore de nos jours, la distinction remise aux militaires américains blessés au combat. En 1783 était signé le traité de Paris qui rétablissait la paix et reconnaissait l'indépendance des États-Unis.

En mars 1783, Washington empêcha un complot militaire préparé par des officiers qui menaçaient le Congrès d’instaurer une dictature (conspiration de Newburgh). Le 2 novembre, Washington prononça un discours d’adieu éloquent devant ses soldats. Le 23 décembre 1783, il présenta officiellement sa démission en tant que général devant le Congrès réuni à Annapolis et abandonna toute ambition d’accéder aux affaires publiques, comme l'avait fait Lucius Quinctius Cincinnatus dans l'Antiquité : il préféra se consacrer à sa plantation de Mount Vernon.

George Washington devint président de la Potomac Company, chargée d’améliorer la navigation sur le fleuve Potomac. Il constata le blocage des nouvelles institutions américaines et évoqua dans sa correspondance avec James Madison la nécessité d’une Constitution solide. Il mit en avant les rivalités entre la Virginie et le Maryland au sujet de la navigation sur le Potomac pour réunir une convention à Annapolis en 1786. Il fut choisi comme délégué de la Virginie puis comme président de la Convention de Philadelphie de 1787, réunie pour réformer les Articles de la Confédération. Il présida à cette occasion la commission de rédaction de la Constitution. Il ne participa pas vraiment aux débats mais intervint pour emporter la ratification de certains États fédérés, dont la Virginie. Une fois la constitution votée, il fut élu le 4 mars 1789 à l’unanimité par le collège électoral comme premier Président des États-Unis. Le 30 avril 1789, depuis le Federal Hall de New York, ville choisie pour servir de capitale provisoire, il prit officiellement ses fonctions de chef du pouvoir exécutif,. En prêtant serment de fidélité sur la Bible, il inaugurait une tradition qui existe encore aujourd'hui, même si elle n'est plus pratiquée le 30 avril mais le 20 janvier suivant l'élection. Washington était alors au sommet de sa popularité et devint président d'une association d'anciens combattants, la société des Cincinnati.

George Washington fut le président des États-Unis pendant deux mandats soit une durée de pouvoir de huit ans. Il dut faire face aux difficultés financières nées de la guerre d'indépendance et dut affirmer la position de la nouvelle nation dans les relations internationales. Au cours de son premier mandat (1789-1793), le président œuvra pour rendre le pouvoir exécutif et l’administration fédérale plus solides. Pour cela, il rassembla autour de lui une équipe d'hommes qui s'étaient illustrés pendant la révolution : Alexander Hamilton s'occupa du département du Trésor, Thomas Jefferson fut son secrétaire d'État, Henry Knox son secrétaire de la guerre, Edmund Randolph à la justice et John Adams son vice-président. James Madison fut l’un de ses principaux conseillers.

Dans le domaine des affaires intérieures, le secrétaire au Trésor Alexander Hamilton s'efforça de résoudre la crise budgétaire et de réduire la dette du pays. Le 25 février 1791, Washington signa le décret instituant une banque fédérale. C'est également à cette époque que l'on choisit de construire la capitale fédérale dans le District de Columbia : le président sélectionna un site sur le Potomac et confia le soin de dessiner les plans de la ville au Français Pierre Charles L'Enfant. Pendant les travaux, le gouvernement déménagea de New York à Philadelphie en 1790. Washington posa la première pierre du Capitole en 1793. Mais il mourut avant la fin des travaux.

Les guerres indiennes se poursuivirent après l'indépendance : l'armée américaine affronta les Miamis, au début des années 1790 et les Amérindiens des territoires du Nord-Ouest. Les Britanniques et les Espagnols entravaient l’expansion américaine vers l’Ouest. Madison et Jefferson contestaient la politique menée par Hamilton. Devant ces difficultés, Washington souhaita d'abord se retirer des affaires politiques. Cependant, sous la pression de son cabinet et de Thomas Jefferson qui vint le convaincre à Mount Vernon, il finit par accepter de se présenter pour un second mandat (1793-1797).

Lorsque la guerre éclata entre la France révolutionnaire et la Grande-Bretagne (1793), le président décida de rester neutre (neutrality proclamation, 22 avril 1793) en attendant le renforcement du pays. Selon lui, l’entrée des États-Unis dans le conflit aurait été un désastre pour le commerce et les finances. L’avenir du pays reposait sur la croissance économique et l’expansion vers l’ouest. Le principe de neutralité devait marquer la politique étrangère américaine pour de nombreuses décennies. George Washington n’écouta ni Thomas Jefferson qui était francophile, ni Alexander Hamilton qui était favorable aux Britanniques.

En 1794, le président fut confronté à la Révolte du Whisky qui grondait parmi les producteurs de l'ouest, mécontents des taxes levées sur les spiritueux. Washington mena lui-même la milice armée qui arrêta la rébellion. Il n'y eut pas d’affrontements violents et le pouvoir exécutif sortit renforcé de cette crise.

Avec la signature du traité de Greenville en 1795, onze nations amérindiennes abandonnèrent leurs droits sur l'Ohio et l'Indiana. La même année, la navigation commerciale sur le Mississippi fut finalement ouverte aux Américains.

En 1794, George Washington envoya John Jay, président de la Cour Suprême en Grande-Bretagne afin de régler les derniers contentieux nés de la guerre d'indépendance. Le traité de Londres ratifié en 1795, permit d'apaiser les tensions avec l'ancienne métropole et de jeter les bases de nouvelles relations commerciales entre les deux pays. Le traité mécontenta pourtant les républicains de Jefferson et une partie de la population américaine. La presse critiqua John Jay et le président après la signature de l’accord. Ces critiques l'incitèrent à ne pas briguer un troisième mandat.

En septembre 1796, avec l’aide d’Alexander Hamilton, Washington écrivit son discours de fin de mandat qu'il adressa à la nation américaine et dans lequel il avertit des dangers des divisions partisanes. Publié dans un journal de Philadelphie, le document préconisait la neutralité et l’union du pays et annonçait la doctrine Monroe. Sur le plan institutionnel, il appelait au strict respect de la Constitution. Washington quitta la présidence en mars 1797 et fut remplacé par John Adams. Il établissait ainsi la coutume d’un maximum de deux mandats qui devint une règle constitutionnelle par le 22e amendement voté en 1947. C'est sous la présidence de Washington que naquirent le parti fédéraliste et le Parti démocrate-républicain.

Après son second mandat présidentiel, George Washington se retira sur ses terres de Mount Vernon. Il continua de faire prospérer son exploitation et fit aménager une grande distillerie qui produisait du whisky et du brandy. En 1798, le deuxième président américain John Adams le nomma lieutenant-général à la tête d’une armée provisoire qui serait levée en cas d’invasion française. Pendant plusieurs mois, Washington se consacra à l’organisation du corps d’officiers. Mais il refusa d’assumer un rôle public et rejeta la proposition de devenir à nouveau Président.

Le 12 décembre 1799, Washington prend froid dans ses vêtements mouillés. Une infection bactérienne de l'épiglotte va lentement l'étouffer sous l'enflure croissante à l'intérieur de sa gorge ; il mourut deux jours plus tard en présence de sa femme, de ses médecins et de son secrétaire personnel Tobias Lear. Il avait alors 67 ans. Il fut enterré à Mount Vernon quatre jours après son décès. Son épouse Martha Washington brûla toute la correspondance du couple sauf trois lettres. Après la mort de George Washington, la jeune nation américaine porta le deuil pendant plusieurs mois,.

Les médecins pensent aujourd’hui que le traitement qu’il a subi, une saignée, des incisions au cou et des purges, a entraîné un choc, une asphyxie et une déshydratation. Il est enterré dans le cimetière familial de Mount Vernon.

Aujourd'hui, il est possible de connaître la physionomie de Washington grâce au masque réalisé par le sculpteur français Jean-Antoine Houdon en 1785 à Mount Vernon. Le masque servit ensuite à sculpter un buste en terre cuite destiné à la rotonde du capitole de Virginie. Washington avait alors 53 ans et la statue était la plus réaliste selon son entourage.

Comme beaucoup d’aristocrates, Washington avait des caries à cause d’une consommation excessive de sucre de canne. Il perdit sa première dent à l'âge de 22 ans et n'en avait plus qu'une seule en 1789 lorsqu'il devint président. Selon John Adams, il les perdit parce qu'il s'en servait pour casser des noix du Brésil ; mais pour les historiens, c'était probablement à cause du traitement qu'il avait reçu contre la variole et la malaria. Il possédait plusieurs dentiers, dont un, selon une légende populaire, aurait été en bois. Il s'agissait plutôt d'ivoire. Ces problèmes dentaires génèrent fortement le président, ce qui le poussait à prendre du laudanum.

Dans sa jeunesse, Washington avait les cheveux roux. Contrairement à la légende populaire, il ne portait pas de perruque mais il se poudrait les cheveux, comme on peut le voir sur de nombreux portraits, dont celui de Gilbert Stuart.

Washington a toujours regretté de ne pas avoir fait d’études supérieures, c’est pourquoi il a beaucoup lu et appris par lui-même dans sa vie d’adulte. Il constitua notamment une bibliothèque qui rassemblait de nombreux livres sur l’élevage, l’agronomie et fut abonné à plusieurs journaux. Dans son testament, il légua une partie de sa fortune pour fonder une école à Alexandria et une université.

Par ailleurs, Washington appréciait les courses de chevaux, les jeux de cartes et le billard.

Contrairement aux autres Pères fondateurs américains, Washington s’exprima peu sur la religion et ses croyances dans ses écrits. Dans sa jeunesse, il fut baptisé dans la foi anglicane, qui était la religion officielle de la colonie de Virginie. Après la Révolution américaine et l’indépendance, il rejoignit les rangs des épiscopaliens, héritiers de l’anglicanisme. Mais les historiens débattent toujours de son engagement chrétien ; certains pensent qu'il était déiste. Quoi qu’il en soit, il fut un partisan convaincu du principe de la tolérance religieuse et de la liberté de culte, en premier lieu au sein de l’armée continentale qu’il dirigea pendant plusieurs années.

Le père et le frère de Washington avaient acheté des esclaves, deux d’entre-eux s’appelaient Mary Bowden (née en 1730) et Patty Bowden (née en 1750) ; leurs descendants ont organisé des commémorations pour leurs ancêtres en 1999 devant la plantation des Washington. En 1754, lorsque George Washington épousa Martha, il possédait 28 esclaves et elle 109. Le nombre d'esclaves travaillant sur le domaine de Mount Vernon augmenta par la suite. Pendant la guerre d'indépendance, il avait d'abord interdit les Noirs dans l'armée continentale ; lorsque le 7 novembre 1775, le gouverneur royal de la Virginie annonça l'affranchissement des esclaves combattant pour la Grande-Bretagne, Washington revint sur sa position et autorisa l'engagement des Noirs libres puis des esclaves.

Pourtant, Washington milita dès les années 1780 contre le maintien de l’esclavage, dans lequel il voyait déjà les problèmes pour l’avenir du pays. Il milita au Congrès américain pour son abolition. Washington considérait que la liberté ne pouvait être donnée qu’aux personnes capables de l’assumer. Dans une lettre adressée à son ami La Fayette en 1786, il exprimait son souhait de prendre des mesures permettant « d'abolir l'esclavage par degrés, de manière lente, sûre et imperceptible » . Il était ainsi partisan d’une phase transitoire pendant laquelle les esclaves noirs seraient sous tutelle. Lorsqu’il écrivit son testament, il décida d’affranchir ses esclaves après sa mort et celle de sa femme,.

Il est possible qu’il ait eu un fils appelé West Ford avec une esclave nommée Vénus . Ses descendants tentent toujours de démontrer que cet enfant était bien le fils de Washington.

Washington est l’un des personnages les plus importants de l’histoire des États-Unis. À ce titre, il a reçu de nombreux hommages : son anniversaire, célébré le troisième lundi de février, est un jour férié fédéral. Le Washington Monument State Park, dans le comté de Washington (Maryland), abrite le premier monument érigé en sa mémoire (1827). Le Washington Monument est l’un des lieux les plus célèbres dédiés au premier président américain : ce grand obélisque de 169 mètres de hauteur se dresse dans la capitale fédérale et fut construit entre 1848 et 1884 grâce à des fonds privés, pour remplacer une statue équestre représentant George Washington. À New York, un arc de triomphe lui est dédié depuis 1895 dans le Washington Square. Le George Washington Masonic National Memorial dans la ville d’Alexandria fut construit uniquement avec les contributions volontaires des membres de la fraternité maçonnique. Washington est l’un des quatre présidents dont le visage est sculpté dans le mont Rushmore, un mémorial national terminé en 1941. À l’occasion du bicentenaire de la Déclaration d’Indépendance (1976), George Washington fut élevé de façon posthume au grade de General of the Armies par une résolution du Congrès américain approuvée par le président de l’époque Gerald Ford.

L’image de George Washington est souvent utilisée comme symbole du pays et constitue une icône de la nation américaine, au même titre que le drapeau et le grand sceau. Son portrait est dessiné sur le billet d'un dollar américain ainsi que sur la pièce de 25 cents (appelée aussi « quarter ») qui a été mise en circulation en commémoration de son deux-centième anniversaire. Il figure aussi sur la pièce d'un dollar mise en circulation en 2007. Il est représenté sur de nombreux timbres d’usage courant, dont l’un des deux premiers des États-Unis, le dix cents noir.

Le nom de George Washington a été donné à de nombreux lieux : tout d'abord, la capitale des États-Unis : créée officiellement par la Constitution des États-Unis (1787), la capitale fédérale américaine fut fondée ex nihilo en 1800. George Washington et Thomas Jefferson souhaitaient qu'elle fût la capitale idéale de la nouvelle nation. Le Congrès américain vota le Residence Act en 1790 précisant que George Washington, devait en dessiner les limites et mettre en place une administration provisoire, aidé par des commissaires qui décidèrent d'appeler la cité du nom du président. Le site retenu par Washington se trouvait dans une région qui lui était familière, dans la vallée du Potomac, à proximité de sa plantation de Mount Vernon. Le plan de la nouvelle ville fut l'œuvre de Pierre Charles L'Enfant, un ingénieur militaire français engagé dans la guerre d'indépendance durant laquelle il fit la connaissance de George Washington. Ensuite, il fut le seul président à posséder un État des États-Unis à son nom : celui-ci fut proposé par le représentant Richard H. Stanton pour nommer le territoire situé au nord-ouest des États-Unis. Il prit le nom d'État de Washington lors de son rattachement à l'union en 1889. En outre, un palmier (le Washingtonia), de très nombreux comtés, l'une des subdivisions administratives du pays (voir l'article Comté de Washington), de nombreux sites portent le nom de Washington : parmi les plus importants, on peut noter Mont Washington (New Hampshire) (1 917 mètres), Mont Washington (Oregon) (2 316 mètres), Lac Washington (dans l'État de Washington, 87,6 km²). Le pont George Washington, inauguré le 30 avril 1889 relie la ville de New York à ses banlieues du New Jersey. Le nom du commandant de l'Armée continentale fut choisi pour le premier sous-marin lance-missiles américain (USS George Washington (SSBN 598)) et un porte-avions nucléaire (USS George Washington (CVN-73)). Plusieurs établissements d’enseignement supérieur ont été baptisés en son honneur (Washington and Lee University, George Washington University, Trinity Washington University, université de Washington, université Washington à Saint Louis, etc.).

Dès les années 1770, George Washington fut célébré comme le « Père de Son Pays » (en anglais : Father of His Country) et fut considéré comme le plus important des Pères fondateurs des États-Unis (en anglais : Founding Fathers of the United States). Benjamin Franklin fut l'un de ses plus proches amis et lui offrit dans son testament la canne avec laquelle il marchait. L'écrivaine afro-américaine Phillis Wheatley lui dédia une ode en 1776. En France, Washington était également très connu. Il était proche du marquis de La Fayette, qui après la guerre d’indépendance, continua de lui écrire et de lui envoyer des cadeaux. Ce dernier baptisa son fils du nom de George Washington Lafayette. Lorsqu’il revint en Amérique en 1824, La Fayette alla se recueillir sur la tombe de son héros et père adoptif.

Devenu héros national après sa mort, ses admirateurs firent circuler rapidement des récits apocryphes sur ses vertus, en particulier sur son honnêteté légendaire. Dès l’année qui suivit sa mort, Mason Locke Weems écrivit une véritable hagiographie qui l’érigea au rang de mythe national ; c’est à lui que l’on doit l’anecdote du cerisier : cette histoire rapporte qu’il voulait essayer une nouvelle hache et qu’il a abattu l’un des arbres de son père. Interrogé par ce dernier, Washington aurait déclaré : « Je ne peux pas mentir, c’est moi qui ai abattu le cerisier. » Cette histoire fut publiée pour la première fois dans un livre écrit par Mason Locke Weems, un pasteur épiscopalien et destiné à être un modèle pour les enfants. Le même auteur a aussi fait de Washington un bon chrétien, un homme qui avait réussi parce qu’il était pieux.

De nos jours, les Américains affirment « vénérer Washington, aimer Lincoln et se rappeler Jefferson ». Selon un classement dressé par des historiens pour le magazine The Atlantic Montly, il est le deuxième Américain le plus influent de l'Histoire, derrière Lincoln et devant Jefferson.

Il existe de nombreuses représentations artistiques de George Washington, aux États-Unis comme en Europe. Dès 1786, le Français Jean-Antoine Houdon (1741-1828) avait réalisé un buste de George Washington, d’après un masque et une terre cuite faits en 1785 à Mount Vernon. Elle donna lieu à 36 répliques d'Hiram Powers (1805-1873). Giuseppe Ceracchi (1751–1802) travailla un autre buste en marbre en 1795, conservé au Metropolitan Museum of Art. Mais l'une des statues les plus grandes et les plus célèbres est celle élevée dans Federal Hall à New York, où le personnage avait prononcé son premier discours présidentiel en 1789. L'œuvre en bronze, installée devant l'entrée, regarde vers Wall Street. À Chicago, un groupe en bronze de Lorado Taft (1941), représente George Washington, Robert Morris et Hyam Salomon à l'angle de North Wabash Avenue et d'East Wacker Drive. À l’étranger, il existe de nombreuses statues de Washington, comme celle de la place d'Iéna à Paris.

Les plus célèbres portraits de George Washington sont l'œuvre du peintre américain Gilbert Stuart (1755-1828) : ce dernier en exécuta une centaine durant sa carrière. Toutes ces copies découlent de trois portraits effectués du vivant de George Washington : celui de 1795 (type Vaughan, exposé au Metropolitan Museum of Art) ; le portrait dit « de l'Athenaeum » (1796) ; enfin le portrait dit « de Lansdowne » (1796), conservé à la National Portrait Gallery à Washington. Le second portrait (Athenaeum Portrait) a été réalisé à Philadelphie et reste inachevé : le visage de Washington est tourné vers la gauche. Acquis par la bibliothèque de Boston après la mort du peintre, il inspira la figure du billet d’un dollar.

D'autres peintres représentent George Washington en commandant de l'armée continentale : Charles Peale Polk (1767-1822), par exemple. Emanuel Gottlieb Leutze (1816-1868) a choisi de peindre un épisode héroïque de la guerre d'indépendance, George Washington traversant le Delaware (1851, Metropolitan Museum of Art) (MET). Charles Willson Peale (1741-1827) montre George Washington à Princeton, Tompkins H. Matteson (1813-1884) à Valley Forge. Sur le tableau de John Trumbull (1756-1843), La reddition de Cornwallis à Yorktown (1797), Washington se trouve à droite à la tête d'un régiment. Rembrandt Peale (1778-1860) a réalisé quelque 75 répliques du Porthole Portrait entre 1823-1860 qui montrent Washington en costume militaire (voir l'illustration de l'infobox).

George Washington a également été représenté en modèle de vertu, en héros ou en père fondateur des États-Unis : Frederick Kemmelmeyer (vers 1755–1821), The American Star (George Washington), (vers 1803, MET), Rembrandt Peale, George Washington (Patriae Pater) (1824) en sont quelques exemples. Constantino Brumidi (1805-1880) exécuta la fresque de la coupole du capitole fédéral par une apothéose de Washington (1865).

Enfin, les peintres étrangers se sont également intéressé à George Washington : Jean-Baptiste Le Paon a peint un Georges Washington, Président des États-Unis d'Amérique et General en Chef dès 1779, d’après un tableau de Charles Willson Peale.

Le plus ancien film mettant en scène George Washington est Washington Under the American Flag réalisé en 1909 par J. Stuart Blackton. Il apparaît également dans de nombreux films consacrés à la guerre d’indépendance comme The Patriot, le chemin de la liberté (2000) où il est incarné par l’acteur Terry Layman.

George Washington est aussi un des dirigeants de la civilisation américaine dans le jeu Civilization IV.

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Washington (District de Columbia)

Washington vu par le satellite SPOT

Washington (District de Columbia) ((en) Washington, District of Columbia), écrit le plus souvent Washington, DC, est la capitale fédérale des États-Unis. On y trouve la Maison Blanche, résidence officielle du président, le Capitole, siège du Congrès (deux chambres, celle des Représentants et le Sénat), ainsi que le siège de la Cour suprême et d'autres organismes fédéraux, comme la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed).

On y trouve également quantité de grands musées, notamment le long du National Mall, et la bibliothèque nationale des États-Unis, la Bibliothèque du Congrès.

La ville de Washington est située à l'est des États-Unis et se confond avec le district de Columbia. Elle marque l'extrémité méridionale de la mégalopole américaine, appelée également BosWash. Ses coordonnées géographiques sont 38°53′42″N 77°02′12″O / 38.895, -77.03667. La ville se trouve sur la limite des États de Virginie (sur son côté sud-ouest) et du Maryland (au sud-est, au nord-est et au nord-ouest). Elle interrompt la frontière entre ces deux États, qui est la rive sud du Potomac à l'amont et à l'aval du District. La partie du Potomac qui traverse Washington est entièrement comprise dans le District de Columbia.

Le territoire de la ville est divisé en quadrants qui servent à situer un lieu par un système de coordonnées cartésiennes : Northwest (NW), Northeast (NE), Southeast (SE), et Southwest (SW). Le point origine de ce système de coordonnées est le capitole. L'adresse d'une rue est donc toujours suivie de la mention du secteur : par exemple le centre géographique de la ville se trouve à proximité de la 4e rue NW, de L Street NW et de New York Avenue NW.

Selon le Bureau du recensement des États-Unis, la superficie de Washington est de 177 km², dont 18 km² (10,16%) sont occupés par des plans d'eau ou des cours d'eau, comme le Potomac, l'Anacostia et le Rock Creek. Il existe aussi plusieurs réservoirs artificiels : Dalecarlia Reservoir, qui traverse le coin nord-ouest du District depuis le Maryland, McMillan Reservoir près de Howard University et Georgetown Reservoir en amont de Georgetown. Washington compte également deux îles : Theodore Roosevelt Island et Columbia Island.

Le point culminant du District de Columbia se trouve à Tenleytown; il s'élève à 125 mètres. Les rives de l'Anacostia et du Potomac se situent au niveau moyen de la mer.

Le climat de Washington est typique de façade orientale de continent. C'est un climat subtropical humide avec de notables variations entre l'été et l'hiver. Le total annuel moyen des précipitations est de 800 mm. L'été tend à être très chaud et humide avec des températures élevées (environ 30°C, avec des pointes fréquentes au delà des 38°C). La température la plus chaude jamais enregistrée à Washington est de 41°C le 20 juillet 1930 et le 6 août 1918). Les orages sont alors fréquents. Le printemps et l'automne sont doux avec des températures moyennes d'environ 20°C. L'hiver, qui arrive souvent brutalement, apporte en général des températures froides (en moyenne 6°C en janvier, record : -26°C le 11 février 1899) et de la neige (en moyenne 38 cm par an, avec des chutes parfois abondantes de plusieurs dizaines de cm), bien que des journées chaudes (plus de 20°C) ne soient pas rares en janvier. La temperature moyenne à Washington est de 12°. Alors que les ouragans passent parfois dans la région, ils se sont généralement très affaiblis avant d'atteindre la ville : l'ouragan Isabel en septembre 2003 avait fait un mort à Washington.

Washington, DC tient une place particulière parmi les villes américaines : son statut de capitale d'abord, mais surtout son paysage et son organisation urbaine font d'elle une ville à part. Tout d'abord, il n'existe aucun quartier de gratte-ciel si caractéristique des métropoles américaines. La hauteur des constructions a en effet été limitée en 1899 à celle du sommet du Capitole.

Ensuite, le plan orthogonal, conçu par l'architecte et urbaniste français Pierre Charles L'Enfant, trace des axes obliques qui contrarient la structure en damier. Son projet d'urbanisme pour la ville de Washington avait d'abord été refusé, entre autres parce qu'il était jugé trop ambitieux. Puis, après avoir été oublié, il a finalement été utilisé pour organiser la capitale.

À la fin du XVIIIe siècle, L'Enfant remporte le concours pour construire la capitale fédérale (Federal City) sur les rives du Potomac. Le projet est lancé en 1791, mais ses plans ne sont que partiellement exécutés durant sa vie. Le projet lui est retiré et, par colère, il emporte ses plans avec lui. Cependant, ces derniers sont en grande partie reconstitués de mémoire par le mathématicien afro-américain Benjamin Banneker. Au tournant des XIXe et XXe siècles, les tenants du mouvement City Beautiful rêvent de réaliser des villes néoclassiques en créant un cadre harmonieux et monumental. Plusieurs villes voulurent appliquer ce concept, mais Washington, DC semble la plus aboutie et la plus homogène, avec ses constructions de couleur blanche.

Le paysage urbain est aéré grâce à l'absence de constructions très hautes, mais aussi grâce à de larges avenues (le National Mall en particuliers) et de nombreux parcs, dont Rock Creek Park, Theodore Roosevelt Island Memorial Park et le National Arboretum. La densité du District est relativement faible par rapport à d'autres villes américaines, les bâtiments officiels et les monuments tiennent une place importante par rapport aux bâtiments destinés à l'habitat.

Le recensement de 2000 faisait état de 572 059 habitants, de 248 338 foyers et de 114 235 familles résidant dans la ville. La densité de population était de 3 597,3 habitants par km², la présence de nombreux espaces verts et de bâtiments administratifs non résidentiels expliquent ce chiffre relativement faible par rapport à New York (10 292 hab./km²) ou San Francisco (6 212 hab./km²).

L'aire métropolitaine du Grand Washington (Greater Washington Metropolitan Area) comprend les secteurs urbanisés des États voisins du Maryland et de Virginie ; la population totale de cette agglomération est estimée à 5,8 millions d'habitants en 2003. La conurbation Washington-Baltimore concentre 8 026 607 habitants, ce qui en fait la quatrième du pays.

Comme de nombreuses autres villes-centres américaines, le district de Columbia connait un déclin démographique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Entre 1950 et 2000, il a perdu plus de 230 000 habitants, soit une baisse de près de 30 % en cinquante ans. Depuis 2005, il semble que cette tendance s'inverse, puisque la ville a attiré 10 000 habitants en cinq ans. Les migrations pendulaires sont particulièrement intenses à Washington : on estime en effet à 410 000 le nombre de travailleurs qui viennent travailler chaque jour de la semaine, ce qui accroît de 72% la population résidente. Enfin, étant donné la présence des 180 ambassades et de centaines d'organisations internationales, Washington accueille un nombre important d'étrangers. La ville compte une importante population étudiante, qui se répartit dans les différentes universités du district.

D'après les données de 2005, le revenu par foyer est de 43 215 USD. Le taux de pauvreté est supérieur à la moyenne nationale (17,5 % de la population contre 12,5 % pour les États-Unis). Cependant, le revenu par habitant se situe nettement au-dessus de la moyenne américaine (51 155 dollars par habitant contre 33 050 dollars par habitant). Bien qu'un grand nombre de fonctionnaires, d'avocats et d'autres professionnels hautement qualifiés travaillent à Washington, la plupart n'y habitent pas, préférant notamment les quartiers résidentiels du nord-est de la Virginie voisine, du Maryland au nord-ouest (Bethesda, Potomac).

Selon une enquête effectuée en 2001, près d'un résident sur trois du district se réclame du christianisme. Les catholiques sont les plus nombreux.

La composition ethnique de Washington fait de cette ville un cas particulier aux États-Unis. La proportion d'habitants afro-américains est importante : alors que les Noirs comptent pour 12,8 % de la population nationale, ils sont majoritaires à Washington, DC. Une partie des Afro-Américains vivant à Washington est pauvre et peu qualifiée, occupant des emplois subalternes et souffre de la délinquance. On peut distinguer les quartiers du nord-ouest, résidentiels à majorité blanche, des quartiers pauvres, à majorité noire du nord-est ou sud-ouest. On note par ailleurs la présence historique d'une bourgeoisie noire dans certains quartiers du nord-ouest (comme Adams Morgan, aujourd'hui plutôt latino, ou U Street).

La répartition ethnique et les caractéristiques sociologiques des quartiers évoluent assez rapidement à Washington : au début du XXe siècle, les Blancs étaient largement majoritaires dans la ville, représentant 80 % de la population totale. Les familles riches ou des classes moyennes ont commencé à partir du centre-ville après la Seconde Guerre mondiale pour fuir les problèmes sociaux : dans les années 1970, Washington était surnommée (en) Chocolate City (« ville chocolat »), car les Noirs comptaient pour les deux tiers de la population. Mais au début du XXIe siècle, leur part était de 58 %. Par un processus de gentrification, la part des Blancs augmente et plusieurs quartiers, comme Columbia Height ou Capitol Hill, changent rapidement. Le ghetto afro-américain d'Anacostia subit cette transformation qui passe par l'implantation d'une bourgeoisie noire et une hausse des prix de l'immobilier. La municipalité encourage ce processus, à condition de faire une place au logement social. La proportion de Latinos est plus faible que la moyenne nationale. Au sein de cette communauté, les Salvadoriens sont les plus représentés. Quant à la communauté asiatique, son dynamisme se manifeste dans le chinatown de la ville.

Créée officiellement par la Constitution des États-Unis (1787), la capitale fédérale américaine naît de rien au tout début du XIXe siècle. Son plan est l'œuvre de Pierre Charles L'Enfant, un ingénieur militaire, fils d'un peintre de la cour de France qui propose ses services à George Washington, dont il a fait la connaissance durant la guerre d'Indépendance alors qu'il s'était engagé en 1777, à l'âge de 23 ans, aux côtés des insurgés américains.

Pendant la guerre de 1812, les forces britanniques et canadiennes reçoivent l'ordre de brûler les édifices publics de Washington, DC. La ville comptait alors 8 000 habitants environ. Les Britanniques souhaitaient se venger de la destruction de la capitale du Haut-Canada (aujourd'hui Toronto) par les Américains après la bataille de York (1813). La destruction de la capitale des jeunes États-Unis devait démoraliser l'ennemi.

Le 24 août 1814, le général britannique Robert Ross remporta la bataille de Bladensburg, qui lui ouvre le chemin de Washington. Cela provoque la retraite du président James Madison dans les montagnes de Virginie. La plupart des habitants de la ville s'enfuient également devant l'avancée britannique. Le 25 août, les troupes britanniques marchent sur Capitol Hill. Ne pouvant occuper la ville, Robert Ross veut la détruire. Les bâtiments du Sénat, de la Chambre des représentants et du Trésor sont détruits, de même que l'intérieur de la Bibliothèque du Congrès. Des témoins ont rapporté que l'incendie était visible depuis Baltimore. L’amiral Cockburn voulut brûler le siège du National Intelligencer, un journal antibritannique. Mais quelques femmes l'en dissuadèrent en arguant que l'incendie risquait de se propager à leurs maisons. Les Américains brûlèrent les chantiers navals de Washington pour éviter qu'ils soient utilisés par les Britanniques. L'occupation de Washington prit fin lorsque les troupes britanniques furent envoyées contre Baltimore. La reconstruction du capitole commença en 1815 et fut achevée quinze ans plus tard.

La croissance de la ville est très modeste au cours des premières décennies du XIXe siècle. C'est la guerre de Sécession (1861-1865) qui lui donne sa légitimité de capitale fédérale. Dés le début du conflit, des esclaves noirs s'enfuient des plantations des États du Sud, vers le Nord, certains d'entre eux s'installent dans des baraques à Washington. Cet exode s'amplifie avec la fin de la guerre et l'abolition de l'esclavage. Lorsque la guerre s'achève, Washington a gagné des habitants, mais aussi une place à part dans le cœur des Américains. Elle est le symbole de l'unité retrouvée.

La croissance de la ville se poursuit alors, aidée par les deux conflits mondiaux qui renforcent sa puissance nationale et internationale, et lui apportent davantage d'habitants. La population, qui atteint un sommet historique (pratiquement 900 000 habitants) pendant la Seconde Guerre mondiale, perd ensuite des habitants au profit de la banlieue. En 1957, la majorité de la population est noire. Aujourd'hui, la proportion d'habitants noirs est stable autour de 65%.

Washington, DC ne fait partie d'aucun des États fédérés américains (son territoire originel a été pris aux États de Virginie et du Maryland). Administrativement, il dépend directement de l'État fédéral américain, et le Congrès fédéral y définit la loi. Cependant, une certaine autogestion locale a été graduellement permise.

Cas unique pour une capitale fédérale moderne, les habitants de Washington, DC n'ont pas de représentation dotée de droit de vote auprès du pouvoir législatif national (le Congrès des États-Unis) : ils élisent un représentant n'ayant qu'un rôle d'observateur et n'élisent personne au Sénat. Depuis 1961, ils ont cependant le droit de vote aux élections présidentielles, grâce au XXIIIe amendement : le district envoie 3 grands électeurs. C'est pourquoi se développe au XXIe siècle un mouvement souhaitant le remplacement du District of Columbia par un État à part entière, communément appelé New Columbia. Bien qu'il ne soit pas représenté au vote du budget fédéral, le district paye les impôts fédéraux, une situation résumée avec amertume et humour par la formule Taxation without representation (« des impôts sans représentation électorale ») des plaques d'immatriculation du district, faisant un parallèle entre la situation actuelle du district et la situation qui perdurait avant la Révolution américaine.

Le district est le principal bastion démocrate du pays, puisque ce parti y rafle généralement 80% des voix, contre un peu plus de 10% au parti républicain. Ce résultat est peu surprenant au vu de la composition démographique de la ville. La peine de mort n'y existe pas contrairement au deux états voisins (Maryland et Virginie) et bien que la ville détienne des records de criminalité. Le District est divisé politiquement en 8 wards et 37 Advisory Neighborhood Commission.

Longtemps dépendante à près de 50% des activités gouvernementales pour son économie, la ville de Washington est désormais une ville dynamique, notamment dans le secteur de l'armement (Northrop Grumman…) et de l'informatique. En 2002, le gouvernement fédéral représente 27% des emplois à Washington. De plus en plus d'entreprises s'installent dans la capitale américaine afin d'être proches des décideurs politiques auprès desquels elles peuvent faire du lobbying. Les grands employeurs non-gouvernementaux sont les principales universités et les hôpitaux, dont l'Université George Washington, l'Université de Georgetown et le Washington Hospital Center. L'Université Howard et la Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) font aussi partie des cinq grands employeurs.

Le National Symphony Orchestra est l'orchestre national des États-Unis. Il se produit au Kennedy Center.

Les écoles publiques sont gérées par le District of Columbia Public Schools (DCPS), qui regroupe 101 écoles primaires, 10 collèges, 12 junior high schools, 15senior high schools, 2 centres d'enseignement et 40 écoles spéciales. Le DCPS regroupait 58 000 élèves lors de l'année scolaire 2005-2006, soit une baisse de 7 099 élèves par rapport à l'année 2003. Un nombre important a choisi de suivre les cours des écoles privées.

Plusieurs universités, colleges, et autres institutions d'enseignement supérieur publiques ou privés se trouvent à Washington. L'Université du District de Columbia est l'université publique de la ville. La Département de l'Agriculture des États-Unis propose des filières variées ayant toutes des liens avec l'agriculture. Le Département de la Défense des États-Unis gère la National Defense University à Fort Lesley J. McNair. Parmi les institutions privées, on peut citer l'Université de Georgetown, laquelle a été fondée en 1789, soit avant la fondation du District : c'est la plus ancienne université catholique du pays. Les autres universités principales sont Howard University, l'Université George Washington, The Catholic University of America, Trinity Washington University, la American University et la Gallaudet University.

Washington est l'une des destinations touristiques les plus populaires des États-Unis. La ville accueille un grand nombre de musées et de bâtiments remarquables. La plupart d'entre eux sont situés près du National Mall, un grand parc situé au centre de la ville dédié aux anciens leaders du pays, qui connecte la Maison Blanche au Capitole. Au centre du parc se trouve le Washington Monument, un grand obélisque dédié au premier Président des États-Unis. On y trouve aussi le Jefferson Memorial, le Lincoln Memorial, le Franklin Delano Roosevelt Memorial, le National World War II Memorial, le Vietnam Veterans Memorial, le District of Columbia War Memorial et le Albert Einstein Memorial. La Bibliothèque du Congrès est la plus grande bibliothèque du monde, avec 29 millions de livres, soit trois fois les réserves de la Bibliothèque nationale de France.

La ville de Washington est aussi riche de nombreux musées, dont la plupart, situés eux aussi sur le National Mall, appartiennent à la Smithsonian Institution. Elle regroupe dix-huit musées (dont deux à New York) et 140 millions d’œuvres : Anacostia Museum, Arthur M. Sackler Gallery, Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, National Air and Space Museum, National Museum of American History, National Museum of the American Indian, National Museum of Natural History, National Portrait Gallery, National Postal Museum, Smithsonian American Art Museum, Renwick Gallery, et le National Zoo. Le National Air and Space Museum est le musée le plus visité des États-Unis. Ouvert au milieu des années 1950, il a accueilli 14,5 millions de visiteurs en 2001. On y trouve notamment le Spirit of Saint Louis (avion de Charles Lindbergh), et l'appareil sur lequel les frères Wright ont effectué le premier vol en 1903.

On compte aussi de nombreuses galeries d'art, dont la National Gallery of Art, le National Museum of Women in the Arts, la Corcoran Gallery of Art, et la Phillips Collection (art moderne, 180 289 visiteurs en 2001).

Depuis les années 1960, la ville compte par ailleurs une salle de spectacles, le Kennedy Center, qui abrite une compagnie résidente d'opéra, sous la direction de Plácido Domingo.

La Carnegie Institution est une fondation qui finance la recherche scientifique.

Les Nationals de Washington sont les anciens Expos de Montréal.

Les principales autoroutes sont la Interstate 495 (Capital Beltway), la Baltimore-Washington Parkway du Maryland et les interstate highways 270, 66, 95, 395, et 295. Les autres axes routiers majeurs sont : la Whitehurst Freeway et la Anacostia Freeway dans le District de Columbia, la George Washington Parkway en Virginie, la Suitland Parkway dans le District de Columbia et dans le Maryland, la U.S. Route 50, la Clara Barton Parkway et la Virginia State Route 267 en Virginie.

Washington possède son réseau de métro, l'un des plus modernes du pays, inauguré en 1976. Le réseau, qui s'étend vers la banlieue, dans le Maryland et en Virginie, compte 5 lignes et 86 stations. Il est centré sur le cœur de ville, où les stations sont très proches les unes des autres. Dès lors qu'on s'éloigne de ce centre, les stations sont éloignées.

La Washington Metropolitan Area Transit Authority gère également le réseaux des bus. Un réseau de tramway est en projet.

Depuis juin 2008, les habitants de Washington peuvent utiliser des vélos en libre service (Smartbikes de Clear Channel Outdoor).

Les trois aéroports principaux de la ville sont l'Aéroport international de Dulles, le Ronald Reagan Washington National Airport, situé à Arlington en Virginie et le Baltimore-Washington International Thurgood Marshall Airport. Plusieurs aéroports plus petits sont voués à l'aviation générale, dont le Montgomery County Airpark (Gaithersburg (Maryland), le College Park Airport (College Park (Maryland)), le Potomac Airfield et le Manassas Regional Airport (Manassas (Virginie). Depuis 2003, plusieurs de ces aéroports ont vu leur accès strictement limité par la création de la Air Defense Identification Zone (ADIZ), visant à empêcher la reproduction d'attentats similaires à ceux du attentats du 11 septembre 2001 dans la capitale.

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Traité de Washington de 1922

Le traité naval de Washington limita les armements maritimes de ses cinq signataires : les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon la France et l'Italie.

Le traité fut développé à la conférence navale de Washington qui se tint à Washington DC de novembre 1921 à février 1922 sous la présidence de Warren Gamaliel Harding et fut signé par les représentants des pays membres le 6 février.

Les termes du traité furent modifiés par le traité naval de Londres de 1930 et le Second Traité naval de Londres de 1936. Lors de ce dernier, le Japon avait publiquement déclaré ne plus compter obéir aux limitations imposées par le précédent, et l'Italie l'ignorait secrètement. L'Allemagne ne fut jamais concernée par les traités de Washington et de Londres, ses constructions navales étaient contrôlées par le traité de Versailles.

De ce fait, plusieurs vieux bâtiments ont été mis hors service ou ont subi des modifications majeures.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale l'Empire britannique avait la marine la plus grande et la plus puissante du monde, suivie de près par les États-Unis, puis, de plus loin, par le Japon. Tous les trois se lancèrent dans de vastes programmes de construction de nouveaux navires principaux (cuirassés et croiseurs de bataille). En 1920, les États-Unis avaient déclaré l'objectif de construire une marine « qui ne soit dépassée par personne » et avaient déjà mis sur cale cinq cuirassés et quatre croiseurs de bataille. Le Japon démarrait un projet "8:8" (huit cuirassés et autant de croiseurs). Au début de 1921 les Britanniques commandèrent quatre très grands croiseurs de bataille d'un type nouveau et prévoyaient quatre cuirassés correspondants. Cette éclosion de nouveaux navires majeurs alimenta la peur d'une nouvelle course à l'armement naval, similaire à la compétition des "Dreadnought" entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne qui mena, en partie, à la Première Guerre mondiale.

À cette époque, la puissance économique des États-Unis était considérablement supérieure à celle de leurs rivaux potentiels. Son produit intérieur brut valait environ trois fois celui de la Grande-Bretagne et six fois celui du Japon. Même si les États-Unis avaient la faculté économique de dépasser les autres puissances navales en terme de construction, la montée de l'isolationnisme impliquait que le soutien politique interne pour quelque chose d'aussi ambitieux manquait. Les empires japonais et britannique étaient liés par l'Alliance anglo-japonaise qui incluait une défense mutuelle. La perspective d'un traité de limitation navale offrit au gouvernement américain une chance de satisfaire le sentiment isolationniste dans son pays tout en offrant aux gouvernements japonais et britannique un équilibre des forces (face aux États-Unis) plus favorable que celui qu'ils auraient pu obtenir par leurs chantiers navals.

Ce que les participants à la conférence ne surent pas, c'était que la Black Chamber, unité d'espionnage américaine spécialisée dans la cryptanalyse, dont le siège était à New York, et sous la direction de Herbert Yardley, interceptait et déchiffrait quelques unes des lettres des délégations vers et depuis leur capitale. La délégation japonaise fut parmi les plus espionnées, et les négociateurs américains ont pu connaître le prix minimum qu'ils pouvaient accepter, et au-dessous duquel ils quitteraient la conférence. De ce fait, le prix choisi ne satisfera pas la marine impériale japonaise, ni d'ailleurs les groupes ultra-nationalistes émergents au Japon. Le prix qu'accepta le gouvernement japonais fut la cause de beaucoup de suspicions et d'accusations entre les politiciens et les officiers de la marine de ce pays bien qu'une marine militaire partie de quasiment rien soit officiellement acceptée au troisième rang mondial devant les grandes puissances d'Europe continentale en une trentaine d'années d'expansion.

Après avoir stipulé quelques exceptions pour les navires déjà en service et ceux en construction, le traité limitait le tonnage total de grands navires de bataille pour chacun des signataires aux valeurs indiquées à droite. Pour l'Empire britannique, il s'agissait de la somme de ses flottes : celle du Royaume-Uni et les flottes australienne, canadienne, indienne et néo-zélandaise. De plus, aucun navire ne devait dépasser un déplacement de 35 000 tonnes (métriques), ou porter un canon d'un calibre dépassant 16 pouces (406 mm).

Le tonnage fut définit dans le traité comme excluant le carburant (et l'eau des chaudières), le Royaume-Uni argumentant que la nature globale de ses activités exigeait plus de carburant dans les soutes de ses navires et qu'elle ne devait pas en être pénalisé.

Les porte-avions furent traités à part par le traité. En plus d'une limitation en tonnage global, des règles fixant la taille maximum de ces navires furent fixées. Chaque pays n'avait droit qu'à deux porte-avions de plus de 27 000 tonnes, lesquels ne devaient pas dépasser 33 000 tonnes chacun - cette exception était en fait pensée pour permettre de convertir certains croiseurs en cours de construction en porte-avions, elle donnera naissance à l'un des plus célèbres porte-avions de l'Histoire, le CV-2 USS Lexington. Le nombre de canons de gros calibre portés par chaque porte-avions était sévèrement limité, empêchant qu'un cuirassé soit doté d'un petit avion et désigné comme porte-avions.

En ce qui concernait les croiseurs, leur tonnage ne devait pas dépasser 10.000 tonnes et leur artillerie principale le calibre de 8 pouces (203 mm). Toutes les marines se mirent à construire des croiseurs dits « Washington » en fonction de ces limites. La France mit ainsi sur cale en 1925 le Duquesne et le Tourville. Ils seront suivis de cinq autres croiseurs « de 1e classe », les Dupleix et Colbert, Suffren, Foch et Algérie. L’Angleterre en réalisera 13, dont deux pour le compte de l’Australie (classe County), les États-Unis 18, le Japon 8 et l’Italie 7 ( Trieste, Trento, Zara, Fiume, Pola, Gorizia et Bolzano). Tous ces bâtiments étaient pratiquement dépourvus de blindage, à tel point qu’ils se virent qualifiés de « tinclad battleships », c’est à dire navire de guerre en fer blanc. Seuls les derniers, comme l’Algérie se virent dotés d’une protection digne de ce nom. Toutefois, le coût élevé de ces unités devait rapidement amener, dans le même temps, la réalisation de croiseurs plus modestes. Dans ce domaine, la France devait montrer l’exemple, en mettant en chantier en 1924 trois croiseurs dits de 8.000 tonnes (en fait, 7.300). Sous les noms de Dugay-Trouin, Lamotte-Piquet et Primauguet, ils étaient armés de huit pièces de 155 mm en quatre tourelles doubles. Après le York et l’Exeter de 8.300 tonnes, l’Angleterre entreprend, à partir de 1929, la construction de huit unités de 7.000 tonnes (classe Leander), armés de huit pièces de 6 pouces (152 mm). L’Italie mettra sur cale en 1928 les quatre premiers «Incrociatori legeri » de la série des douze « condottieri ». Ceux-ci déplaçaient 5.200 tonnes et étaient armés de huit pièces de 152 mm. Devant cette situation, les signataires du traité de Washington estimèrent nécessaire d’apporter à ce traité un complément plus spécifiquement adapté au problème des croiseurs. Signé le 22 avril 1930, le Traité de Londres définira deux types : le type « A » dont les limites du tonnage et du calibre de l’artillerie étaient celles définies en 1922 à Washington, à savoir 10.000 tonnes et 203 mm, et un type « B » dont l’artillerie ne devait pas dépasser le calibre de 155 mm. Cette valeur avait été choisie en fonction des croiseurs français de la classe Duguay-Trouin, afin que ceux-ci puissent entrer dans cette catégorie. Aucune limite de déplacement n’était toutefois fixée pour ces croiseurs dits « légers », et on vit leur tonnage augmenter régulièrement pour atteindre les 10.000 tonnes, comme par exemple pour le Belfast britannique lancé en 1938 et armé de 12 pièces de 152 mm et d’autant de 102 mm antiaériens.

S'agissant des fortifications et des bases navales, les États-Unis, l'Empire britannique et le Japon convinrent de maintenir le statu quo existant au moment de la signature. Aucune nouvelle fortification ou nouvelle base ne pouvait être établie, et les bases et défenses existantes ne pouvaient plus être améliorée dans les territoires et possessions listées. En règle générale, les aires spécifiées autorisaient la construction sur les côtes principales des pays, mais pas sur de petites îles. Par exemple, les États-Unis pouvaient construire à Hawaii et en Alaska mais pas aux îles aléoutiennes. De même l'Empire britannique, « considéré par le traité comme une seule entité », pouvait améliorer les bases en Grande-Bretagne, Australie, etc., mais pas celle de Hong Kong. Le Japon pouvait construire sur son propre archipel, mais pas à Taiwan.

Les signataires du traité étaient autorisés à remplacer ou construire des navires dans la limite des termes de celui-ci, mais toute construction ou remplacement devait être directement communiqué aux quatre autres signataires pays.

Le 29 décembre 1934, le gouvernement japonais signala qu'il comptait mettre fin au traité. Ses dispositions restèrent en vigueur jusque fin 1936, et il ne fut pas renouvelé.

En Europe, le traité changea les programmes de construction de la plupart des signataires. Les Britanniques abandonnèrent les cuirassés N3 et croiseurs de bataille G3. Presque toutes les puissances construisirent de nouveaux modèles dans la nouvelle catégorie des "croiseurs lourds", mais dans le même temps peu de nouveaux cuirassés virent le jour. À la place, d'importantes modifications furent effectuées sur les cuirassés et croiseurs de bataille existant, si bien que certaines flottes de la Seconde Guerre mondiale consistèrent principalement en des navires mis sur cale avant la fin de la Première Guerre mondiale. Les États-Unis ne construisirent aucun nouveau cuirassé avant la mise sur cale du North Carolina en 1937, après un arrêt de presque 20 ans.

Nombre de tentatives furent effectuées pour construire de nouveaux cuirassés dans les limites du traité. La nécessité d'améliorer la puissance de feu et le blindage tout en limitant le tonnage résulta dans des conceptions innovantes comme celle de la classe Nelson britannique (basée en partie sur le G3) et des deux Richelieu français.

De façon générale l'efficacité des navires dérive de la vitesse, le blindage et la puissance de feu. Le tonnage est lié à la longueur du navire qui permet de le rendre plus rapide. Chaque pays procéda différemment pour contourner le traité. Les États-Unis utilisèrent des chaudières à haute résistance pour rendre plus rapide des petits navires. L'Allemagne utilisa de meilleurs aciers pour améliorer la défense tout en réduisant le tonnage. La Grande-Bretagne construisit des navires prévus pour que du blindage puisse être ajouté après le début d'une guerre éventuelle, et dans le cas du Rodney et du Nelson des espaces entre coques pouvaient être remplis d'eau pour fournir une défense supplémentaire. L'Italie a tout simplement menti sur le tonnage de ses navires. Le Japon se retira du traité en 1936, permettant de continuer les projets qui avaient déjà été lancés, ce qui comprenait l'armement du Yamato par de monstrueux canons de 18,1 pouces.

La plupart des pays européens ne s'intéressaient pas aux opérations militaires loin de leur territoire, et donc à la construction de porte-avions. Les Allemands et les Italiens ne se soucièrent pas de construire des porte-avions, la France se contentant de transformer un seul cuirassé en porte-avions, le Béarn, avant que la 2e Guerre mondiale s'annonce, et à ce moment ils commencèrent à en construire un petit nombre. Mais la Royal Navy, qui avait en charge des opérations à travers le monde, avait un besoin évident de porte-avions et en continua donc la construction. De 1920 à 1939, la Grande-Bretagne lança six nouveaux porte-avions, chacun en modèle unique après une longue pause entre 1922 et 1935. Les États-Unis en avaient six au début de la guerre, sans compter l'antique CV-1 Langley, qui avait été converti en porte-hydravions pour permettre la construction du nouveau CV-7 Wasp. Après la fin du traité, ils lancèrent six nouveaux porte-avions, les premiers étant le Hornet (une copie du Yorktown), et l'Essex, premier d'une classe qui allait devenir légendaire. Le Japon convertit des navires inachevés (le cuirassé Kaga et le croiseur de bataille Akagi) en porte-avions pour se plier au traité. Les concessions fournirent une expérience grandement nécessaire et aidèrent à construire les futures classes de porte-avions. Le Japon en avait dix au début de la guerre.

Les Français étaient mécontents du traité. Ils déclarèrent qu'ils devaient avoir droit à une flotte plus grande que celle de l'Italie, puisque la France se devait de maintenir une flotte à la fois dans l'Atlantique et la Méditerranée, tandis que les Italiens n'avaient à être présents que dans la seconde - ce qui clairement leur permettait d'avoir une présence en Méditerranée surpassant celle de la France. Néanmoins, ils signèrent le traité, partiellement rassurés par leur alliance avec les Britanniques.

L'effet du traité pour les États-Unis fut opposé. Le traité, combiné avec l'attaque de Pearl Harbor qui détruisit plusieurs des cuirassés américains, fut une raison majeure de la conversion de l'US Navy d'une flotte reposant sur les cuirassés vers une flotte reposant sur les porte-avions.

Les États-Unis dépassaient la limite de tonnage de navires principaux (cuirassés et croiseurs de bataille) quand le traité fut ratifié et durent démanteler ou désarmer plusieurs vieux bâtiments pour s'y plier. En revanche, le seul porte-avions dont disposait la flotte américaine quand le traité fut signé était le CV-1 Langley (11.700 tonnes), un vraquier converti. Non seulement les porte-avions avaient une limite de tonnage à part, mais le Langley, en tant que vaisseau expérimental, ne comptait pas pour la valeur de tonnage. L'US Navy avait ainsi le champ libre pour construire des porte-avions.

Dans les années 1920 le département de la Marine avait une opinion négative sur le concept d'aéronavale malgré (ou peut être du fait de) la démonstration de force de Billy Mitchell en 1921, qui utilisa des bombardiers de l'armée pour couler le cuirassé allemand capturé Ostfriesland. Cependant, pour satisfaire au traité, deux croiseurs de bataille de la classe Lexington (44 200 tonnes) encore en cours de construction, le Lexington et le Saratoga, devaient être utilisés autrement. Ils furent convertis en porte-avions (avec un tonnage réduit à 33 000 tonnes), même si ce choix ne fut préféré que de justesse à la ferraille. Cependant ils possédaient aussi des canons de 8 pouces, le calibre maximal autorisé par le traité pour des porte-avions de plus de 27 000 tonnes. Les porte-avions furent l'objet de quantité de méthodes de calcul inventives de leur tonnage, et étaient en réalité beaucoup plus près de 40 000 tonnes lors de leur mise en service.

En 1931, les États-Unis étaient encore bien en dessous de la limite du traité sur les porte-avions. Le Ranger fut le premier porte-avions américain conçu comme tel, aucun autre type de navires principaux ne pouvant être construit, et la Marine commença à intégrer les leçons des quatre premiers porte-avions dans la conception de deux nouveaux. En 1933, le Congrès vota le New Deal de F.D. Roosevelt, qui comprenait un budget de près de 40 M$ pour deux nouveaux porte-avions, qui seront le Yorktown (20 000 tonnes avec les méthodes de calcul appliquées, mais plutôt 25 000 en réalité) et l’Enterprise (identique). Toujours sous la limite des 135 000 tonnes, la coque du dernier porte-avions américain d'avant guerre construit dans le cadre du traité, le Wasp (15 000 tonnes, plutôt 20 000 en réalité), fut posée en 1936. La flotte américaine de porte-avions atteignait maintenant les 135 000 tonnes et ne changea plus jusqu'à ce que le Japon dénonce le traité en 1936.

Le traité naval eut un profond effet sur les Japonais, dont beaucoup virent le rapport 5:5:3 comme une autre façon d'être mis en infériorité par rapport à l'Occident. Il contribua aussi à un schisme dans l’état-major de la Marine japonaise; d'un côté se trouvait la faction d'officiers soutenant le traités, de l'autre les opposants qui trouvaient leurs alliés dans les éléments ultra-nationalistes de l'armée et d'autres corps du gouvernement. Pour les opposants au traité, celui-ci fut l'un des facteurs qui contribuèrent à la dégradation des rapports entre les États-Unis et l'Empire du Japon. Son injustice, du moins aux yeux des Japonais, est aussi ce qui mena à la dénonciation de ses limites par le Japon en 1936. Isoroku Yamamoto, qui fut plus tard l'architecte de l'attaque de Pearl Harbour, soutint que le Japon devrait rester dans le Traité et fut regardé comme membre de la faction pro-occidentale. Son opinion était plus complexe, en réalité, et il comprenait que sans le traité les États-Unis pourraient surclasser le Japon par un rapport bien plus grand que 5 contre 3 en utilisant leur énorme capacité de production, qu'il connaissait pour avoir servi à l'ambassade du Japon à Washington. Il comprenait aussi que des « autres moyens » devraient être employés pour rééquilibrer les chances, ce qui pourrait l'avoir mené à défendre le plan d'attaque sur Pearl Harbor. Cependant, il n'avait pas assez d'influence sur la marine ni sur le gouvernement, et le Japon quitta le traité en 1936.

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Métro de Washington

station Howard University, forme classique dans le métro de Washington

Le métro de Washington est un système de transport en commun de Washington, DC et de ses banlieues du Maryland et de la Virginie. Depuis son ouverture en 1976, le réseau s'est agrandi à cinq lignes, comprend 86 stations et possède 171 km de voies. C'est le deuxième métro le plus utilisé du pays après New York, avec environ 700 000 voyages par semaine.

Le métro de Washington a célébré son 25e anniversaire en 2001. Par rapport aux anciennes lignes de métro d'autres villes , les stations de métro de Washington sont spacieuses géneralement construites avec des toits voûtés. La plupart des lignes extérieures au centre ville se déplacent sur la surface. la ligne orange par exemple émerge du sol au milieur d'une autoroute. Hormis la ligne rouge, les autres lignes partagent leurs voies entre elles et se divisent en dehors du centre ville. Le réseau de Washington à été inspiré de constructions de métropolitains européen comme ceux de Moscou et de Munich.

Actuellement, le système comprend 169,5 km (83 km en souterrain) et 89 stations (52 souterraines). 61 km et 43 stations se trouvent à Washington DC, 61 km (26 stations) sont dans le Maryland et 47 km (20 stations), en Virginie.

En matière de kilométrage, il restera troisième réseau le plus étendu derrière Chicago et New-York jusqu'à l'ouverture en 2013 de la nouvelle Silver line jusqu'a l'aeroport Dulles.

Il est géré par la Washington Metropolitan Area Transit Authority, ou WMATA.

Le Metro Transit Police Department est chargé de la sécurité des utilisateurs et des employés du métro. C'est la seule agence de police qui a autorité sur trois juridictions différentes, à savoir les états du Maryland et de la Virginie et le District de Columbia.

Le réseau comporte 5 lignes différenciées par des couleurs et 86 stations. La ligne Silver est en construction et ouvrira ses portes en 2013. La Ligne Purple en est toujours au stade de l'étude.

Dans les années 1960, un système important d'autoroutes est prévu à Washington. Cependant, les habitants s'opposent à un tel projet, et les fonds qui y sont accordés sont alloués à la construction du système de métro. En 1966, une loi du gouvernement fédéral, du District de Columbia, de la Virginie et du Maryland crée la WMATA. L'agence approuve les plans en 1968 et la construction des lignes commence le 9 décembre 1969. Le système ouvre le 27 mars 1976(soit le jour anniversaire des 200 ans de la création des Etats-unis) avec 7,4 km de la Ligne Rouge et cinq stations, toutes situées dans le District de Columbia. Le métro est l'oeuvre de l'architecte chicagoan Harry Weese qui a notamment dessiné les voûtes de style arts modernes que l'on retrouve dans toutes les stations soutérraines de Washington. Arlington est reliée au système le 1er juillet 1976, le Maryland le 6 février 1978 et la Virginie le 17 décembre 1983.

WMATA s'attend à une moyenne de un million de voyageurs quotidiens d'ici à 2030 sur le métro rail. La nécessité d'augmenter la capacité du réseau à déjà conduite à l'acaht de 220 voitures de métro pour remédier à la congestion et assurer une meilleure fréquence dans certaines stations. La croissance de la population dans la région a aussi relancé les efforts visant à étendre le service, la construction de nouvelles stations, et de construire d'autres lignes de métro.

Phase 2 se déroulera de Wiehle avenue Ashburn dans l'est du comté de Loudoun. A la date de construction n'a pas été fixée pour l'extension qui servira Town Center Reston, Herndon, l'aéroport de Dulles, Route 606 et Ashburn mais elle devrait être terminée en 2015.

La Blue Line partage aujourd'hui un tunnel à voie unique avec la Orange Line pour traverser la rivière Potomac.

Ce tronçon limite les possibilités de service dans chaque directionau point de poser problème lors des heures de pointes ou de grandes manifestations. La proposition faite en 2001 et représentée le 30 avril 2008 propose le détournement de la Ligne bleue entre la station Rosslyn et la station Armory Stadium par la construction d'un pont ou un tunnel parrallèle à celui existant et la création d'une nouvelle station à Georgetown. La proposition a ensuite été rejetée en raison de coûts. En Octobre 2008 , le WMTA a publié une étude sur la possibilité de détourner certains trains de la blue line vers la 1'éme rue, actuellement utilisée par les trains de la Yellow Line. Le réalignement de cette ligne augmenterait le service directement au centre-ville et permettrait de soulager la congestion du Rosslyn tunnel et de la station Rosslyn. Si ce projet est mis en œuvre, le nouveau service entre Franconia-Springfield et de la ceinture de stations devrait être appelée Brown Line. Après avoir croisé la red Line à Union Station, la blue line récupererait "sa branche" vers son terminus actuel.

Comparativement, si la ligne Silver est déjà en travaux, la ligne bleue dont le projet semble très couteux, rencontre plus d'opposants et aucune décision n'a encore été prise quant à son futur.

Au nord de la ville, le WMTA étudie la possibilité d'utiliser des voiries de chemain de fer existante mais peu ou inutilisées et de la transformer en une ligne de métro sous la dénomination Purple Line (25 Km et 12 stations. Déjà dessinée dans les années 80 sur base d'une ligne circulaire qui aurait fait le tour de Washington DC, cette version allégée du projet original aurait pour but de relier les 2 branches de la red line à l'université du Maryland (Green line) et au terminus de l'orange Line à l'est. Cette Ligne est toujours à l'étude également car même si son cout de construction est (plus) faible (car peu de souterrains seraient nécessaires), elle devrait traverser plusieurs zones boisées et les habitants proches en craignent les effets. Afin d'en diminuer la portée, cette ligne pouurait être construite sur base d'un Tramway péri-urbain rabide (comme à Paris par exemple) Elle pourrait néanmoins, selon les experts, voir le jour entre 2015 et 2017.

Tenant compte des trois projets ci-dessus mais aussi de la création d'une station dans la région d'Alexandria entre les stations National Airport et Braddock Road (projet à l'étude). Voici le projet global présenté le 30 avril 2008 par le WMTA au DC council dans le cadre de son plan directeur de 2008 à 2030.

Associée de longue date aux bonnes causes, les responsables du WMTA s'associent de manière originale au WWF en utilisant pour chaque pictogramme des animaux commme sur ses titres de transport.

Comme sur le Bart à San Fransisco, la carte doit être chargé et chaque sortie de Station décompte le trajet réalisé sur le réseau.

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Source : Wikipedia