Waldemar Kita

3.3790901835239 (2506)
Posté par seb 04/04/2009 @ 06:07

Tags : waldemar kita, dirigeants, football, sport

Dernières actualités
Violences : Kita impuissant - L'Equipe.fr
Waldemar Kita en a assez. Assez qu'une «minorité de supporters prenne en otage» le FC Nantes. Assez aussi que les actions de ces mêmes fans ne soient pas condamnées par la justice. Le président des Canaris nous a confié avoir «déposé plusieurs...
Quel avenir pour le FC Nantes avec le duo Rohr-Kita ? - FCNhisto
Gernot Rohr est un pion, il est venu répondre aux exigences de Waldemar Kita. Son discours à propos de la gestion de l'effectif montre à quel point il ne maîtrise pas la situation. Son rôle se réduit uniquement à diriger l'équipe, sans décider du...
KITA OPTE POUR ROHR - Sport365.fr
Le président du club, Waldemar Kita, l'a engagé pour deux ans avec pour mission de faire remonter l'équipe en Ligue 1 dès la saison prochaine. Un challenge d'envergure pour l'ancien entraîneur de Bordeaux et de Nice notamment, tant l'atmosphère est...
La phrase du jour de... Waldemar Kita - Foot Mercato.net
Et à en juger par les propos du président Waldemar Kita, qui a intégré la valse des entraîneurs avec un temps de retard, l'affaire s'annonce plus difficile que prévu. « Il n'ya pas beaucoup de solutions. Si je ne trouve pas un entraîneur en France,...
Rohr s'écrase devant Kita - SoFoot
Le président du FC Nantes Waldemar Kita a annoncé qu'une flopée de départs allaient survenir du côté de la Jonelière. Parmi eux, Frédéric Da Rocha, meneur de jeu historique de Nantes. Le nouvel entraineur Gernot Rohr devra composer avec les volontés...
Kita : «On s'est quitté bons amis» - Foot01.com
On s'est quitté bons amis », a expliqué Waldemar Kita, qui n'a rien dit de l'identité du successeur d'Elie Baup. Les deux parties semblent s'être mis d'accord pour que cette rupture se passe dans la discrétion, histoire d'éviter de mettre de l'huile...
FC Nantes. Kita : « Nous savons où nous voulons aller et avec qui » - Ouest-France
Waldemar Kita le sait, le nom de l'entraîneur sera déterminant dans la reconquête du public nantais. A fortiori depuis que celui de Christian Gourcuff a filtré... Photo : Ouest-France Le FC Nantes est en L 2. Il n'a plus d'entraîneur....
L1 - Nantes: "Si on est des perdants, Kita l'est lui aussi", estime Da - Le Monde
Le capitaine emblématique de Nantes, Frédéric Da Rocha, qui a sans doute disputé samedi son dernier match sous les couleurs nantaises, a estimé après la relégation en L2 de son club, que si le président Waldemar Kita pensait que ses joueurs étaient des...
Nantes-Kita: "Je ne comprends pas les insultes" - Sports.fr
A ce sujet, Waldemar Kita, le Président nantais, cible de toutes les critiques, s'est exprimé au micro de Canal+: "Je comprends quand les gens ne sont pas contents mais je ne comprends pas les insultes et la venue des policiers et des CRS"....

Waldemar Kita

Waldemar Kita, (né le 7 Mai 1953), est un homme d'affaires franco-polonais.

Opticien de formation, Waldemar Kita a fait fortune en créant, en 1986, la société Cornéal devenue 20 ans plus tard le n° 1 français et le quatrième groupe européen pour la conception et la fabrication de lentilles intraoculaires destinées à la chirurgie de la cataracte et dans le traitement du glaucome.

En plus de l'ophtalmologie, Cornéal (56 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005) s'est aussi imposé dans la médecine esthétique grâce à la production d'acide hyaluronique (Juvederm®, Surgiderm®) destiné à atténuer les rides du visage.

Waldemar Kita a vendu Cornéal en Décembre 2006 à la société américaine Allergan pour 180 millions d'euros.

Ancien joueur de football, Waldemar Kita a été propriétaire du club suisse du FC Lausanne-Sport de 1998 à 2001. Il avait tenté de racheter le FC Nantes en 1998 mais le conseil d'administration de l'époque lui avait préféré la Socpresse. Il devient finalement propriétaire et Président du Nantes FC Nantes en août 2007 en le rachetant à Serge Dassault. Il le fit remonter en L1 en mai 2008. Son fils Franck Kita est aussi un dirigeant du club.

En haut



Histoire du Football Club de Nantes

Le WM.

Cet article présente l’histoire du Football Club de Nantes depuis sa création. Fondé en 1943, le FCN doit attendre vingt ans avant d'accéder, sous l'impulsion de son entraîneur José Arribas, au Championnat de France de première division, qu'il remporte deux fois dans la foulée (1965 et 1966), grâce au jeu offensif, collectif et agréable de ses « Canaris », salué par la France entière. Grâce à cette école de jeu, à la stabilité de son effectif et de son encadrement et à son centre de formation, l'un des premiers et des plus performants, le FCN maintient ses résultats, sous Jean Vincent, puis sous Jean-Claude Suaudeau, disciple d'Arribas, et sous Raynald Denoueix, disciple des deux précédents. Toujours réputé pour son jeu surnommé le « jeu à la nantaise » par les journalistes et les supporters, le FC Nantes, qui devient FC Nantes Atlantique de 1992 à 2007, se forge, malgré quelques périodes délicates, l'un des plus beaux palmarès de France, le deuxième en nombre de championnats (huit titres étalés de 1965 à 2001), auxquels il faut ajouter trois coupes de France.

Moins performant sur le plan européen où il ne dépasse pas les demi-finales en 1980 et 1996, le FC Nantes est toutefois réputé pour la qualité de ses équipes à la fois sur le plan collectif et sur le plan individuel, avec quelques vedettes (Henri Michel, Vahid Halilhodzic, Jorge Burruchaga) et de très grands joueurs formés au club (Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu, Claude Makelele).

Après le renvoi de Raynald Denoueix en 2001, le club connaît une nette décadence sur le plan du jeu et des joueurs qui l'amène à retrouver la Ligue 2 pour une saison en 2007. Devenu un club de second rang dans le football français, le FC Nantes voit son avenir compromis et n'est plus habitué à la lutte pour les premières places depuis près de dix ans.

Les circonstances de la création du club alors que la ville de Nantes est occupée par l'armée allemande, restent entourées de mystère que la municipalité comme le club ne font rien pour dissiper. Les faits sont pourtant assez clairs : les dirigeants de plusieurs clubs nantais se réunissent à plusieurs reprises au printemps 1943 (le 11 mars, le 24 mars, le 5 avril, et le 21 avril) dans des cafés du centre-ville (le café Morice, place du Commerce et le café des Alliés, rue de la Fosse) pour créer un nouveau club. En fait, c'est l'équipe première de la Saint-Pierre de Nantes (le principal club amateur de la ville qui évolue en division d'honneur) qui prend son autonomie sous le nom de Football Club de Nantes. À l'origine, deux projets concurrents s'opposent, le premier mené par le Stade nantais université club (SNUC), le second par Marcel Saupin, dirigeant du club de la Mellinet : la participation de la Saint-Pierre au second fait pencher la balance en sa faveur. Le comité directeur du nouveau club comprend d'ailleurs six membres de la Saint-Pierre, dont son président Marcel Braud. Les autres clubs de la ville (en particulier des associations ouvrières) ont soit un seul représentant (Ateliers et Chantiers de la Basse-Loire, Association Sportive Ouvrière Nantaise, Société de Construction des Batignolles, la Mellinet), soit deux (SNUC). Deux représentants de la Fédération Française de Football Association en font également partie.

Deux hommes de ce comité directeur en particulier attirent l'attention. Marcel Saupin d'une part, artisan principal de la création du FCN et président du club quelques années plus tard (le stade de Malakoff, au cœur de la ville, est baptisé de son nom après sa mort). Saupin est une figure de la collaboration qui participe notamment au Groupe Collaboration antisémite dirigé par Alphonse de Châteaubriant. Jean Le Guillou, d'autre part, qui n'est pas impliqué dans le milieu sportif nantais mais devient pourtant le premier président du club. Propriétaire d'une entreprise de bâtiment (qui a notamment construit le marché de Talensac et le stade de Malakoff,), Le Guillou est une autre figure du collaborationnisme nantais, un profiteur de guerre à l'enrichissement rapide, propriétaire de bijouteries, de boutiques de mode, et d'une écurie de pur-sang dont le meilleur, Ali Pacha, monté d'un jockey jaune et vert, donne ses couleurs au nouveau club. Tout cela grâce à une collusion totale avec l'occupant : les entreprises Le Guillou travaillent pour l'Organisation Todt, la Luftwaffe, la Kriegsmarine et sont associées avec la firme berlinoise de BTP Walter dans une co-filiale GWL. À la Libération, Jean Le Guillou est d'ailleurs arrêté le 9 septembre 1944, démis de ses fonctions et remplacé par Marcel Saupin. Exilé en Suisse, Le Guillou reviendra cependant après l'amnistie de 1951,.

Les vraies raisons de la création du club restent finalement troubles même si la collaboration et les idées associées n'y sont certainement pas étrangères. Le principe fondateur adopté le 21 avril 1943 proclame que le FCN est créé « pour développer, par la pratique du football, les forces physiques et morales des jeunes gens et pour créer entre tous les membres, des liens d’amitié et de solidarité ». Un programme somme toute classique pour une association sportive mais qui ne doit pas faire oublier le rôle du sport dans l'idéologie pétainiste et l'endoctrinement qu'il véhicule dans le régime nazi. D'ailleurs, selon la presse locale, « le FCN sera constitué par les meilleurs joueurs nantais et nazairiens, renforcés naturellement par plusieurs autres éléments de classe », sous la direction d'un entraîneur expérimenté, Aimé Nuic. Les ouvriers des Chantiers ou des Batignolles peuvent rêver de gloire sportive. Retenir et endoctriner la jeunesse (alors que les réfractaires au STO sont de plus en plus nombreux à prendre le maquis), voilà peut-être le but caché de cette création, selon l'historien Louis Oury. La Libération, l'année suivante, change la donne, et le sport est bien dès lors la raison d'être du FC Nantes.

En 1944, en raison des combats de la Libération, Nantes ne peut pas profiter de sa promotion en deuxième division après avoir terminé 2e de Division d'Honneur Ouest. Les compétitions sont bouleversées et celles qui peuvent être organisées ne sont pas officiellement reconnues. Nantes réalise donc un triplé « officieux » en 1944-1945, en remportant le championnat d'Anjou amateurs (en ligue de National II, contre le SCO Angers, le SO Cholet et le RC Ancenis), le championnat de l'Ouest (victoire 5-0 en finale contre la Tour d'Auvergne de Rennes) et la coupe de l'Ouest, une compétition amicale qui regroupe les principaux clubs de la région (victoire 7-1 en finale contre le SO Cholet),.

Quelques mois plus tard, le FC Nantes intègre la deuxième division de la zone nord, pour la saison 1945-1946. Le FCN entre donc dans l'ère du professionnalisme deux ans après sa création, toujours avec des joueurs issus pour la plupart de la Saint-Pierre (Gergotich, Kerdraon, Crépin) et renforcés de quelques joueurs expérimentés comme Antoine Raab ou les frères Abautret. Le premier match officiel, disputé le 26 août 1945, voit les Nantais battre le CA Paris à l'extérieur, 2-0 (buteurs : Crépin, Ruffin) tandis que le premier match de D2 à Malakoff se solde par une défaite 2-0 face à Troyes. Pour cette première saison les Nantais se classent 5e de leur groupe.

En 1946-1947, le championnat de D2 retrouve une organisation à poule unique et l'entraîneur Aimé Nuic est remplacé en début de saison par Raab, comme entraîneur-joueur. Pendant plusieurs saisons, l'équipe se classe en milieu de tableau : 9e en 1947, 11e en 1948 puis 9e en 1949. Les performances en Coupe de France ne sont pas des plus brillantes et se résument en des éliminations assez rapides. 1949-1950 débute par contre de manière catastrophique et Antoine Raab est remplacé par Antoine Gorius, gardien de l'équipe, toujours dans un rôle d'entraîneur-joueur. À l'issue de la saison, Nantes, 17e, est voué à la relégation avant d'être finalement repêché. En 1951, après une nouvelle saison décevante où le club termine 10e du championnat, la municipalité verse une coquette subvention au club, qui peut recruter un entraîneur prestigieux, Émile Veinante.

L'arrivée d'Émile Veinante à la tête de l'équipe est le signe d'un changement de la politique du club : avec l'ancien international qui vient d'obtenir la montée pour le FC Metz, Nantes vise une promotion rapide en D1. La saison 1951-1952 débute bien pour le FCN qui reste longtemps deuxième mais manque son objectif en fin de saison en terminant 4e du championnat. L'un des matches les plus marquants de l'année, une rencontre décisive dans la course à la troisième place qualificative pour les barrages, a lieu à Monaco. Au cours d'une partie engagée, le FCN vite réduit à dix par la blessure de Baumann tient un score nul (1-1), mais à 10 minutes de la fin Monaco inscrit un but validé malgré un hors-jeu évident. Remontés, les joueurs nantais égalisent mais l'arbitre refuse cette fois le but au motif d'un hors-jeu. En signe de protestation, les Nantais s'accroupissent et arrêtent de jouer : Monaco l'emporte par 8-1 et le rêve de montée s'effondre, le président Saupin félicitant toutefois ses joueurs à leur retour.

Veinante ne parvient jamais à décrocher la montée (6e en 1953 et 9e en 1954) et démissionne au printemps 1955 avant la dernière journée. Il est remplacé par Antoine Raab qui retrouve le poste d'entraîneur. Toutes les conditions semblent pourtant réunies pour réussir cette montée, à commencer par des joueurs talentueux et expérimentés comme les Hollandais Gerrit Vreken et Jan van Geen, première véritable vedette du club et un public de plus en plus nombreux (record d'affluence le 9 novembre 1953 avec 10 000 spectateurs pour la réception d'Angers, 4-2). Pourtant, avec Raab, la situation empire : 10e en 1955 (tandis que la réserve de Albert Heil remporte le championnat amateur de l'Ouest, en DH), Nantes semble plonger tout droit vers la relégation en 1955-1956. Raab est à nouveau démis de ses fonctions à deux journées de la fin du championnatet l'équipe, sous les ordres du capitaine Stanislas Staho, parvient in extremis à se maintenir en terminant à la dernière place de non-relégable (17e).

Louis Dupal, qui a notamment officié à Monaco, est recruté en 1956, avec l'espoir pour le club d'obtenir grâce à lui une place en D1. L'équipe est renforcée de joueurs expérimentés comme Jean De Cecco, Roger Gabet, Erich Habitzl (arrivés en 1956) ou encore Guelzo Zaetta prêté par Angers en 1957 et qui deviendra une grande figure nantaise. Si l'objectif clairement affiché est la montée, les résultats ne suivent pas. Le club est 13e en 1956-1957 et en 1957-1958. D'autres renforts arrivent en décembre 1958, Raymond Wozniesko en provenance de Bordeaux ou Ernest Bodini, de Monaco, mais en 1958-1959, le club ne termine que 14e. Cette saison est aussi l'époque de remaniements au sein de la direction en raison d'un grave déficit et Jean Clerfeuille devient président. Dupal, faute de résultat, est remplacé au début de la saison 1959-1960 par Karel Michlowski, l'ancien entraîneur du Racing Club de Lens. Celui-ci bénéficie aussi de renforts tels les internationaux Daniel Carpentier et René Dereuddre. Les résultats s'améliorent alors très vite et Nantes est champion d'automne en décembre 1959, battant dans le même temps des records d'affluence à Malakoff (15 912 spectateurs le 15 octobre pour Nantes-Nancy). La saison est marquée par le scandale qui éclate dans le football français lorsque le gardien nantais Lehel Somlay prêté par Le Havre révèle une tentative de corruption de la part des dirigeants du Red Star à l'occasion de la réception de celui-ci (une victoire par 5-1). Cette affaire entraîne l'exclusion du club de Saint-Ouen du monde professionnel. Malheureusement pour Nantes, la fin de saison voit encore la montée échapper au FCN qui ne se classe que 8e. Michlowsky estime ne pas avoir les moyens dont il a besoin et s'engage à Angers, ce qui oblige le Président Clerfeuille à chercher une nouvelle solution pour le club.

Les candidats au poste d'entraîneur ne manquent pas mais le président Clerfeuille reste dubitatif car tous ces entraîneurs à la compétence incertaine et aux prétentions financières démesurées, l'effraient. Finalement, une candidature retient son attention. Il s'agit d'un ancien joueur de l'US Le Mans, réfugié basque de la guerre d'Espagne, qui entraîne les amateurs de Noyen-sur-Sarthe. Il ne réclame pas grand-chose et ne parle que de football et de plaisir de jouer. Cet homme s'appelle José Arribas : un complet inconnu, du moins pour Clerfeuille. Celui-ci se renseigne et obtient deux avis positifs. Albert Heil, l'entraîneur de la réserve, a fait son stage d'entraîneur avec lui et le connaît. Henri Guérin, l'entraîneur de Rennes, est quant à lui un ami d'Arribas et le recommande chaudement. Le 14 juillet 1960, Clerfeuille le reçoit et le contrat est signé en dix minutes.

Modeste dans sa mise comme dans ses propos, le verbe toujours mesuré (il vouvoie toujours ses joueurs), Arribas révolutionne pourtant le club par le message qu'il véhicule. Pédagogue, il expose ses options et ses choix. C'est avant tout un technicien et un autodidacte avoué qui aime tester différents systèmes, ce qui va permettre à Nantes de prendre une bonne longueur d'avance tactique sur ses concurrents. Nantes adopte ainsi très vite une défense en zone alors que le marquage individuel reste partout ailleurs la règle. Puis, au lendemain d'une déroute à Boulogne (10-2), Arribas, en qui Clerfeuille fait réellement confiance, choisit une nouvelle évolution : l'abandon du WM pour le 4-2-4, une innovation brésilienne observée lors de la précédente coupe du monde en 1958. Ce choix est avant tout défensif, puisqu'il permet d'ajouter un deuxième arrière central pour couvrir les montées de Gabriel Caullery et des deux latéraux, Maurice Baloche et Daniel Carpentier. Enfin, Arribas oriente son équipe, constituée de bons techniciens plus que de grands gabarits, vers un jeu court et rapide. Surtout, Arribas importe un plaisir de jouer inconnu jusqu'ici à Nantes, grâce auquel tous les joueurs adhèrent immédiatement à son discours. Les résultats s'améliorent très vite, pour la première saison de l'entraîneur basque, en 1961, le FCN termine à une honorable 11e place en D2.

Le rôle d'Albert Heil n'est pas à négliger non plus car en plus de plaider en faveur de l'arrivée d'Arribas, il supervise de nombreux jeunes joueurs souvent recalés par des clubs plus prestigieux et il est à l'origine du recrutement de futures stars : Gilbert Le Chenadec en 1958, Philippe Gondet et Jean-Claude Suaudeau en 1960, Bernard Blanchet en 1962 puis Robert Budzynski en 1963. Dans l'immédiat, Arribas bénéficie de la présence de joueurs expérimentés, voire de grandes vedettes en fin de carrière comme René Dereuddre (1959-1961) et surtout cinq recrues majeures en 1961 : Pancho Gonzales en défense (1961-1963), Jean Guillot (1961-1965) et Pierre Grillet (1961-1962) en provenance du RC Paris et un duo d'attaquants de grande classe : André Strappe (1961-1963) et Thadée Cisowski (1961-1962). Malheureusement cette politique ne porte pas immédiatement ses fruits et le FC Nantes ne termine que 6e en 1961-1962. La saison 1962-1963 commence moyennement et il faut que plusieurs cadres de l'équipe (Strappe, Gonzales, Guillot) fassent pression sur la direction et menacent de partir pour éviter le renvoi d'Arribas (alors qu'Antoine Raab, conseiller technique, réclame la fin des expériences du Basque). Clerfeuille confirme finalement l'entraîneur dans ses fonctions et bien lui en prend. Nantes caracole bientôt en tête du championnat, est champion d'automne en décembre 1962 et si Saint-Étienne finit par passer devant les jaunes, ceux-ci ne ratent pas la montée pour autant. La promotion est obtenue le 1er juin 1963, au soir d'une victoire contre Sochaux par 3-1 (avec deux buts de Jean Guillot et un but de Sadek Boukhalfa), devant l'affluence record de 16 959 personnes. Les principaux artisans de cette montée sont les expérimentés Strappe, Gonzales et Guillot, Raymond Fiori et Yves Jort, mais aussi les jeunes Le Chenadec, Suaudeau ou Gondet, déjà indispensables ainsi que Rafael Santos, recruté à la mi-saison pour suppléer Gondet, qui souffre d'une amibiase.

La transition vers l'élite se révèle réussie malgré plusieurs changements importants dans l'effectif, notamment le départ à la retraite de Pancho Gonzales, et celui d'André Strappe pour Bastia. De jeunes joueurs habilement repérés renforcent heureusement l'effectif au-delà de toutes les espérances, notamment Jacky Simon, jeune attaquant venu de Cherbourg, Robert Budzynski, un défenseur prometteur mis à la porte par le RC Lens ou encore Gabriel De Michèle, arrière gauche amateur venu de Jarny sur les conseils d'Aimé Nuic, son entraîneur en Lorraine. Le 1er septembre 1963 voit le FCN jouer sa première rencontre en D1, contre Sedan. Si Nantes est tenu en échec (2-2), Jacky Simon ouvre le score à la 11e minute, ce qui fait de lui le premier buteur nantais parmi l'élite. Cette saison 1963-1964 reste une réussite puisque Nantes assure largement son maintien (8e au classement) et parvient également jusqu'en demi-finale de Coupe de France.

Le travail de José Arribas aboutit enfin en 1964-1965 lorsque Nantes surprend la France du football en remportant le titre. Le 30 mai 1965, plus de 20 000 personnes sont rassemblées pour la dernière journée du championnat au stade de Malakoff (rebaptisé Stade Marcel-Saupin en fin de saison, en l'hommage du fondateur mort en janvier 1963). Face à Monaco, le FCN conquiert le titre par une victoire sur le score de 2-1 grâce aux deux vedettes de l'équipe, Jacky Simon (9e minute) et Ramon Muller (14e minute). Simon, meilleur buteur du championnat avec 24 buts est élu meilleur joueur de la saison par la presse et devient surtout le premier joueur nantais appelé en équipe de France, le 24 mai 1965. Muller, de son côté, est le véritable meneur de jeu de l'équipe, admiré du public pour son inspiration et ses gestes hors du commun comme par exemple la reprise de volée de trente mètres qui offre le titre au FCN. Cette saison parfaite est complétée par une victoire en Coupe de la Ligue, ainsi qu'au Challenge des Champions contre Rennes (4-2). José Arribas est élu meilleur entraîneur de première division.

La saison 1965-1966 voit Nantes confirmer sa domination de belle manière. Les Nantais terminent cette fois meilleure attaque (84 buts) et meilleure défense (36 buts). Le retour en forme de Philippe Gondet, meilleur buteur du championnat avec 36 buts en 37 matches n'y est pas pour rien. La solide défense emmenée par Daniel Eon dans les buts et la charnière Gilbert Le Chenadec - Robert Budzynski non plus. Les autres joueurs essentiels des deux premiers titres sont Sadek Boukhalfa (ailier gauche parti en 1965 pour rejoindre Bastia), Gabriel De Michèle (arrière gauche surnommé Jaïr par Ramon Muller), Bernard Blanchet (« ailier moderne, capable aussi bien de déborder que de centrer, ou de se faufiler au centre, remarquable dans le jeu aérien », et souvent décisif), Rafael Santos toujours disponible pour pallier les blessures ou encore Jean-Claude Suaudeau (véritable relais d'Arribas au milieu, « parfait relayeur entre la défense et l'attaque ». De Michèle, Gondet et Budzynski participent tous trois à la Coupe du monde de football 1966 mais ne suffisent pas sauver la performance française (élimination au premier tour).

Deux déceptions toutefois sont à noter. D'abord, le FC Nantes se laisse surprendre par le Racing Club de Strasbourg en finale de la coupe de France (0-1), un match qui laisse bien des regrets aux Nantais qui jouent la majeure partie de la rencontre à dix en raison de la blessure de l'indispensable Muller avant la mi-temps. L'autre déception est l'élimination au premier tour de la coupe d'Europe par le Partizan Belgrade. Une défaillance renouvelée en 1966-1967 au cours de laquelle Nantes est éliminé par le Celtic Glasgow, futur vainqueur de la compétition, en 1/8e de finale.

Les deux premiers titres sont suivis d'une période plus difficile. Celle-ci est notamment liée aux départs de Boukhalfa, Guillot (1965), Muller, Santos et Bako Touré (le père de José Touré), qui affaiblissent une équipe vieillissante. Les recrues sont insuffisantes malgré les arrivées, en 1966, du Yougoslave Vladimir Kovacevic et de deux futurs cadres de l'équipe, Michel Pech et Henri Michel. La défense est particulièrement fragile du fait de la longue indisponibilité de Daniel Eon, du départ pour Metz de Le Chenadec en 1967, de la fracture tibia-péroné de Budzynski en 1968 (qui ne lui permettra jamais de retrouver le terrain malgré deux ans de convalescence) et du départ de Claude Robin en 1969. Les remplaçants ne sont pas à la hauteur, notamment Roger Lemerre, qui malgré sa valeur ne s'adapte pas à la défense en zone prônée par Arribas. Seconds en 1967, les Nantais descendent à la 7e place en 1968 et finissent deux fois 10e en 1969 et 1970. Cette saison semble d'ailleurs celle du renouveau puisque le FCN se hisse en finale de Coupe de France mais la surprise se transforme en déroute le 31 mai, au Stade de Colombes lorsque les Nantais sont balayés (5-0) par les Verts, alors au sommet du football français.

Les années 1970 commencent avec la domination de l'AS Saint-Étienne d'Albert Batteux et d'un Olympique de Marseille emmené par son canonnier Josip Skoblar. Du côté des Canaris, José Arribas prépare la relève. Du côté des structures d'abord, et ce dès les jours qui suivent la débâcle de la finale de coupe 1970. Robert Budzynski, après sa retraite forcée, se voit confier la fonction de directeur sportif, une première dans le football français. Jean-Claude Suaudeau ensuite prend sa retraite de joueur professionnel mais ne raccroche pas les crampons. Il accepte en effet de devenir entraîneur-joueur de l'équipe réserve, en troisième division, aux côtés de Zaetta. Arribas confie aux deux techniciens la mission claire d'apprendre aux plus jeunes joueurs de l'effectif à assimiler les principes de jeu qui ont fait le succès de Nantes. L'apprentissage est une préoccupation majeure du Basque et sous son impulsion s'ouvre peu après l'embryon d'un centre de formation, en fait un simple « foyer des jeunes » en centre-ville.

Dans le même temps, le club renoue avec le recrutement de jeunes prometteurs : des défenseurs solides comme Patrice Rio ou Bernard Gardon ainsi que Raynald Denoueix, le jeune gardien prometteur Jean-Paul Bertrand-Demanes qui a déjà fait quelques apparitions dans l'équipe première dès 1969, Gilles Rampillon, un jeune attaquant de dix-sept ans qui, entre les entraînements, prépare les concours de Normale Sup au Lycée Clemenceauou encore René Donoyan, Omar Sahnoun et Claude Arribas (le fils de José).

La tactique du FCN évolue vers un 4-3-3 devenu plus courant sur les terrains européens. Arribas préfère aussi faire évoluer sa défense en ligne vers un partage de la couverture entre un stoppeur et un libéro. Le FCN termine 3e en 1971 et 7e en 1972.

Les joueurs sont désormais rares à avoir connu les deux premiers titres. À l'orée de la saison 1972-1973, on ne compte plus que Bernard Blanchet et Gabriel De Michèle parmi ces vétérans. Les nouveaux cadres de l'équipe sont Henri Michel (capitaine depuis 1971), Michel Pech, Jean-Claude Osman et Gardon, Bertrand-Demanes, Rampillon se sont imposés progressivement comme titulaires. Enfin, quelques recrues de poids ont leur rôle à jouer tels Didier Couécou, attaquant expérimenté du championnat, l'Allemand Erich Maas, ailier gauche venu du Bayern Munich en 1970, ainsi que deux Argentins recrutés par Budzynski. Angel Marcos d'abord, buteur efficace venu en 1971 pour succéder à son compatriote Hugo Curioni et pour enfin occuper un poste orphelin de Gondet. Angel Hugo Bargas ensuite, élu sportif de l'année 1972 en Argentine devant Carlos Monzón, qui rejoint Nantes à la mi-saison après quelques péripéties de procédure qui mènent notamment à la démission du président de l'AFA. Le FC Nantes parvient grâce à cette équipe solide à se hisser à la première place au mois de février et à enlever son troisième titre national devant l'OGC Nice. Une nouvelle fois cependant, le doublé est manqué, les Canaris sont battus au Parc des Princes par l'Olympique lyonnais de Fleury Di Nallo, Serge Chiesa et Bernard Lacombe.

Les saisons suivantes voient Saint-Étienne revenir au premier plan, le FCN est 2e en 1974, 5e en 1975, 4e en 1976 et ne dépasse pas les 1/4 de finale en Coupe de France. Nantes déçoit également, encore, en compétitions européennes : 1/8e de finale (contre Cardiff City) en Coupe des coupes en 1971, 1/16e de finale (contre Tottenham) en Coupe UEFA en 1972, 1/16e de finale encore (contre les amateurs de Vejle BK) en Coupe des champions en 1974, 1/16e de finale toujours (contre le Banik Ostrava) en Coupe UEFA en 1975. En 1976, les dirigeants nantais ne proposent qu'un prolongement de contrat d'un an à José Arribas, arguant qu'ils souhaitent désormais que les techniciens du club soient en fin de contrat chaque saison. Tenant de la stabilité, Arribas préfère quitter le FCN, et signe à Marseille où il sera renvoyé après quelques matches. Il aura passé seize ans d'affilée dans le même club, un record absolu dans le championnat de France de football.

Un temps pressenti pour succéder à Arribas, Jean-Claude Suaudeau est finalement jugé trop jeune et trop proche des joueurs par la direction qui préfère recruter un entraîneur expérimenté. Les candidats ne manquent pas, Ferenc Puskás lui-même est candidat, mais les dirigeants nantais se tournent finalement vers un autre nom bien connu, Jean Vincent. L'ancien attaquant du Lille OSC et du Stade de Reims, quarante-cinq fois international, arrive avec la mission d'étoffer le palmarès nantais notamment en coupe de France et en coupe d'Europe. Les dirigeants du club ne veulent plus de déceptions, d'éliminations prématurées, de finales ratées.

Pourtant, c'est en championnat que Jean Vincent relance le FCN avec une méthode surprenante. Dès son arrivée il écarte Robert Gadocha et Yves Triantafilos, les deux vedettes incontestables de l'équipe, qu'il juge en méforme, et préfère faire confiance à un trio d'attaquants formés au club et alignés quelques semaines plus tôt par l'équipe de France olympique aux J.O. de Montréal : Loïc Amisse, Bruno Baronchelli et Éric Pécout, « l'attaque olympique » qui va marquer la saison. Poursuivant sur cette lancée, Vincent fait confiance à d'autres jeunes issus de l'apprentissage de Suaudeau comme Thierry Tusseau, Omar Sahnoun, Georges van Straelen, Gilles Rampillon et Oscar Muller. Cette équipe de jeunes ambitieux et virtuoses démarre la saison sur les chapeaux de roue en l'emportant à Metz (1-2) lors de la première journée puis, quelques semaines plus tard, à Sochaux (2-6). Le 15 octobre, les Canaris montrent leurs ressources : menés 0-3 à Saupin par le PSG, ils remontent au score et finissent à 3-3. Nantes fait la course en tête avec Lyon et Bastia : battus à Saupin au printemps, les deux rivaux sont écartés et la jeune garde nantaise est championne de France. Elle parvient aussi en demi-finale de coupe de France, un grand moment de suspense qui tourne en faveur de Saint-Étienne : si le FCN l'emporte 3-0 à Nantes, les Verts remontent au score à Geoffroy-Guichard et, en prolongation, malgré un coup-franc de Henri Michel (3-1), parviennent à l'emporter (5-1).

Pendant ce temps le club continue de se structurer : en 1978 ouvre le centre d'entraînement nantais de La Jonelière, loin du centre-ville. Les Nantais y trouvent tranquillité, sérénité mais aussi de grands espaces pour bâtir un véritable complexe sportif et notamment un centre de formation comme il n'en existe pas encore en France.

En 1977-1978, le FC Nantes présente une équipe championne inchangée mais se fait surprendre comme tout les autres engagés du championnat par Monaco : les Canaris sont deuxièmes. En coupe d'Europe aussi, ils se laissent surprendre. Après être venus à bout du Dukla Prague, ils sont accrochés à domicile par l'Atlético de Madrid (1-1). Buteur à l'aller, le jeune Guy Lacombe ouvre le score au stade Vicente Calderon mais les Madrilènes l'emportent finalement (2-1). En coupe de France, Nantes est éliminé par Nice en quarts de finale.

La saison 1978-1979 est toute différente. Elle commence pourtant mal car malgré l'arrivée de Victor Trossero en attaque, le jeu nantais s'étiole et le rendement offensif de l'équipe déçoit. Les Nantais sont rapidement éliminés de la coupe UEFA par le Benfica Lisbonne et comptent jusqu'à neuf points de retard sur Strasbourg en championnat. Jean-Claude Suaudeau est alors promu au rang de « conseiller » de Jean Vincent qui accepte de collaborer plus étroitement avec le disciple d'Arribas. Le travail paie et le jeu s'améliore. En championnat, il est trop tard et Nantes termine à deux points des Alsaciens, mais en coupe de France, les Canaris réalisent enfin ce que l'on attend d'eux. Après un parcours difficile (notamment Marseille en quart de finale) les Nantais se présentent sur la pelouse du Parc-des-Princes pour la finale. Alors qu'on attendait une finale Nantes-Strasbourg, le champion s'est fait surprendre par Auxerre, une surprenante équipe de deuxième division emmenée par un jeune entraîneur qui séduit les médias, Guy Roux. Le public parisien est entièrement derrière le « David » et siffle les Canaris tout au long du match. Les jaunes ne se laissent pas surprendre bien que tenus en échec à la fin du temps réglementaire (1-1). Ils plient le match en prolongation (4-1), notamment grâce à Pécout auteur d'un triplé, exploit unique en finale de coupe. Jean Vincent a rempli sa mission, Nantes a enfin remporté le trophée national qui lui manquait tant.

La saison 1979-1980 est d'abord celle du retour au sommet en championnat. Renforcés par la venue de l'Argentin Enzo Trossero (sans lien familial avec Victor) venu pallier le départ de Sahnoun à Bordeaux, les Nantais bénéficient aussi d'évolutions tactiques (Henri Michel passant en défense après la retraite de Bargas), de la confirmation de certains talents (Bossis, Tusseau, Baronchelli) et de l'éclosion de nouveaux jeunes, notamment l'attaquant José Touré, fils de Bako Touré et deux latéraux, Michel Bibard et William Ayache. Le titre est remporté avec trois points d'avance sur Sochaux et Saint-Étienne mais la vraie surprise de la saison est européenne : les Nantais s'expriment enfin au niveau continental en Coupe des coupes. Ils éliminent le Steaua Bucarest puis le Dynamo de Moscou. En demi-finale, Nantes a ses chances face au Valence CF d'Alfredo Di Stéfano emmené par Mario Kempes et Rainer Bonhof. À l'aller, à Saupin, le festival offensif nantais est hélas mal reflété par le score d'autant que Kempes parvient à inscrire un but sur sa seule occasion (2-1). Nantes garde toutes ses chances au retour. Mais à l'aéroport, alors qu'ils embarquent pour Valence, les Canaris apprennent une bien triste nouvelle : leur ami Omar Sahnoun vient de mourir d'une crise cardiaque, à l'entraînement de Bordeaux. Cet événement pèse sur le moral et la concentration des Nantais qui sont sèchement battus à Valence (4-0). Il faut aussi dire que Nantes n'a pas un attaquant de la trempe de Kempes, encore deux fois buteur au retour. La déception de la défaite ne doit pourtant pas masquer la réussite que constitue cette demi-finale : Nantes existe désormais au niveau européen, parmi les grands. Un fait anecdotique marque d'ailleurs l'été 1980 : venu pour un concert, Bob Marley et les Wailers participent à un petit match à cinq contre cinq à la Jonelière, face à quelques Nantais.

La saison suivante est moins glorieuse. Pécout est longtemps blessé, Victor Trossero est parti et le seul renfort tangible est Fabrice Poullain, issu du centre de formation. Nantes compte sur ses qualités et son jeu mais en coupe UEFA, cela ne suffit pas face à l'Inter Milan, qui élimine les Canaris en 1/8e de finale (1-2 à Nantes, 1-1 à San Siro). Puis en coupe de France, Bordeaux met un terme au parcours nantais (1-4 à Nantes, 4-6 à Bordeaux). Saupin n'est plus une forteresse imprenable. Invaincus à domicile en championnat depuis le 15 avril 1976 (défaite contre le PSG), avec une série inégalée de 92 matches sans défaite (80 victoires et 11 nuls, 237 buts marqués contre 52 encaissés), les Nantais sont finalement battus par Auxerre et un but de Patrick Remy. Tenus en échec à domicile par Saint-Étienne (1-1), les Nantais perdent le titre au profit des Verts. Jean Vincent est de plus en plus contesté à la tête d'une équipe surnommée « l'Inter de Nantes ». Pourtant, à l'été 1981, Nantes parvient à recruter un joueur d'exception en la personne du Yougoslave Vahid Halilhodzic, l'un des meilleurs attaquants européens. Cependant l'adaptation de ce dernier est difficile. De son propre aveu, il met du temps à s'intégrer au jeu en mouvement du FCN. Vite lâché en championnat, éliminé par Lokeren en 1/32e de finale de coupe UEFA et par Noeux-les-Mines en 1/32e de coupe de France, Nantes va mal. Jean Vincent est devenu indésirable et avant même la fin de saison, il quitte le club pour devenir sélectionneur du Cameroun pour la Coupe du monde de football 1982. Jean-Claude Suaudeau reprend naturellement les rênes pour terminer la saison, Nantes se classant sixième. Bossis est le seul Canari qui participe à la coupe du monde en équipe de France. À l'entame de la saison 1982-1983, beaucoup d'interrogations entourent Nantes.

Le changement d'entraîneur accompagne une fin de cycle évidente. Henri Michel prend sa retraite cet été là et Gilles Rampillon rejoint l'AS Cannes : les deux leaders de l'équipe, les deux relais préférés de Jean Vincent sur le terrain aussi quittent donc Nantes. Changement d'ère mais comme au précédent changement d'entraîneur, ces ajustements permettent au club de retrouver un succès immédiat. Aucun renfort extérieur n'est recherché mais l'équipe arrive à maturité sous les ordres de « Coco » Suaudeau et est souvent considérée comme la meilleure de l'histoire du club notamment par l'entraîneur lui-même. Vahid Halilhodzic trouve enfin ses marques, Loïc Amisse et Bruno Baronchelli brillent de mille feux sur les ailes, José Touré devient un atout majeur dans un rôle d'attaquant de soutien si brillant qu'il est surnommé Le Brésilien et, au milieu, l'infatigable Oscar Muller bénéficie de l'apport de Seth Adonkor, aux moyens physiques hors du commun, qui préfigure le poste de milieu défensif récupérateur qui se généralisera dans le football des années 1990. Devant l'éternel Jean-Paul Bertrand-Demanes, la défense trouve également son équilibre autour de Maxime Bossis, replacé comme libéro et promu capitaine, aux côtés de l'inusable Patrice Rio et, sur les côtés, de Thierry Tusseau à gauche et de William Ayache à droite. Peu nombreux, les remplaçants ont également leur rôle à jouer, notamment Michel Bibard et Fabrice Poullain. Nantes termine champion de France en surclassant notamment Bordeaux et le PSG, avec des statistiques impressionnantes : 58 points, meilleure attaque (77 buts marqués), meilleure défense (29 buts encaissés) et 27 réalisations pour le seul Halilhodzic, meilleur buteur de D1. Pourtant, une nouvelle fois, Nantes manque le doublé. La rencontre face au PSG, malgré le handicap du stade (la rencontre est jouée au Parc des Princes), les Canaris survolent la première mi-temps et mènent 2-1 à la pause grâce à Baronchelli et à un but d'anthologie de José Touré, mais ils ne parviennent pas à concrétiser leurs nombreuses occasions en seconde mi-temps. Les Parisiens sont relancés par Safet Susic avant que Nabatingue Toko n'enterre les espoirs nantais.

D'autres espoirs sont déçus la saison suivante. Le départ de Thierry Tusseau à Bordeaux contre la volonté du club trouble la sérénité nantaise,. L'équipe déçoit en championnat (6e, à neuf points de Bordeaux) mais aussi en coupe d'Europe. Les Canaris sont piégés dès le premier tour par le Rapid de Vienne d'Antonin Panenka, 0-3 à l'extérieur, 3-1 à domicile. Débute alors une période nouvelle pour le club, dans des conditions plus difficiles, sur sa nouvelle pelouse du Stade de la Beaujoire, écrin qui fait la fierté du FCN mais dont les tribunes souvent à moitié vides n'ont pas la même chaleur que celles du vieux Stade Saupin.

Pourtant revenu à la deuxième place en 1985, toujours derrière Bordeaux, le club ne peut plus rivaliser financièrement avec ses concurrents et Suaudeau doit se résigner à voir partir ses meilleurs joueurs année après année. En 1985 le FCN perd Bossis (Matra Racing), Bibard et Poullain (PSG) et les recrutements sont de moins en moins à la hauteur. En 1985, le club recrute le solide Yvon Le Roux en défense et l'excellent meneur Argentin Jorge Burruchaga, peut-être le plus talentueux de l'histoire du club, champion du monde un an plus tard. Le club demeure deuxième, derrière le PSG cette fois, et effectue un excellent parcours en coupe UEFA, en éliminant notamment le Partizan Belgrade (1-1 à l'extérieur, puis un festival offensif et un score de 4-0 au match retour) et le Spartak Moscou (0-1 à l'extérieur, 1-1 à domicile) avant d'être éliminé avec les honneurs par l'Inter (0-3 à San Siro et 3-3 à domicile, après avoir longtemps tenu un score de 3-1.

Le problème s'aggrave surtout la saison suivante : en 1986, le FCN perd Touré (Bordeaux), ainsi qu'Halilhodzic et Ayache (PSG) et les recrues ne sont pas du même ordre (Philippe Anziani, Patrice Garande, Julio Olarticoechea). Cette politique désastreuse s'accélère cependant avec le nouveau président Max Bouyer, nommé en décembre 1986 et à l'origine d'autres recrutements tout aussi inadéquats, en particulier Mo Johnston et Frankie Vercauteren en 1987, recrutés à prix d'or avec un statut de vedettes, et qui déçoivent chacun à leur manière. L'intégration de jeunes talentueux depuis plusieurs saisons (Michel Der Zakarian, Antoine Kombouaré, Didier Deschamps ne suffit pas à équilibrer les départs. La malchance s'y ajoute : Burruchaga est également écarté des terrains presque constamment sur blessure à partir de 1987.

Nantes plonge donc brutalement au classement. Ces bouleversements permanents empêchent à l'équipe de conserver son jeu léché et Suaudeau n'y peut rien : le FCN est 12e en 1987 et 10e en 1988. Le président Bouyer fait peser toutes les responsabilités sur les épaules de l'entraîneur et le démet de ses fonctions : Nantes vit la première vraie rupture de son histoire depuis 1960.

Max Bouyer nomme au poste d'entraîneur un étranger, Miroslav Blazevic, un yougoslave passé par le Grasshopper-Club Zurich et le Dinamo Zagreb. Les changements sont immédiats : Blazevic aligne dès le début du championnat ses recrues, Boris Diecket, Joël Henry, Jean-Claude Milani dans les buts et William Ayache revenu de Marseille. Les départs les plus notables sont ceux de Michel Der Zakarian et de Jean-Pierre Bade qui n'a pas convaincu. Cette première saison de Blazevic est plutôt positive : bien accepté par les vedettes Vercauteren et Mo Johnston, il profite de la révélation de l'année, Didier Deschamps auquel il confie le brassard de capitaine à seulement vingt ans. L'équipe termine à la septième place.

La spirale positive fait cependant long feu. Plusieurs facteurs entrent en jeu. Le recrutement d'abord : si Nantes bénéficie de l'arrivée de Paul Le Guen la plupart des recrues du tandem Bouyer-Blazevic se révèlent de coûteux échecs comme Diecket ou Milani dès 1988-1989 puis de Dragan Jakovljevic, choisi par Blazevic mais décevant en attaque et bientôt supplanté par le jeune Patrice Loko ou encore de Claude Lowitz, Patrice Eyraud, Thierry Fernier, Jean-Louis Lima, sans parler du retour médiatisé mais inutile de Max Bossis après un an de retraite. Un autre feuilleton déstabilise le club, celui du départ de Didier Deschamps. Le talentueux espoir est naturellement convoité notamment par l'OM de Bernard Tapie. D'abord annoncé partant pour l'intersaison 1989, Deschamps reste finalement mais signe précipitamment au mois de novembre : Bouyer et Tapie s'entendent à l'occasion du match France-Chypre (2-0), auquel participe Deschamps, le 18 novembre. Quelques jours plus tard, Marseille rend visite à Nantes (0-0) et le joueur n'est pas aligné. D'autres soupçons entourent le match et certaines opérations financières ne sont toujours pas élucidées. Les relations entre Blazevic et l'OM sont d'ailleurs l'objet d'un mystère tenace. Le 28 avril 1990, Nantes reçoit Bordeaux et les Canaris vivent une scène surréaliste dans les vestiaires, avant la rencontre. L'entraîneur leur annonce en effet qu'il s'est entendu avec Bernard Tapie pour que l'OM, au coude-à-coude avec Bordeaux pour la première place, verse aux joueurs nantais une prime en cas de victoire. Paul Le Guen, capitaine, refuse au nom de ses coéquipiers : le FCN s'impose tout de même, 2-1, grâce aux buts de Loko et Christophe Robert.

Le public, déçu par les résultats et le niveau de jeu, délaisse la Beaujoire : le 14 avril 1990, seulement 4 000 spectateurs assistent à un match contre Toulon. La saison 1990-1991 signe l'échec du tandem Bouyer-Blazevic : les résultats empirent à l'automne et le FCN ne parvient plus à gagner à partir de la 18e journée (Nantes 2-2 Nice). La 24e journée est une catastrophe : le 27 janvier Nantes est balayé au Vélodrome, 6-0. Marseille, qui suscite tant de questions autour de la personne de Blazevic, provoque le renvoi de ce dernier dès le lendemain. Jean-Claude Suaudeau retrouve immédiatement le poste d'entraîneur. N'ayant reçu aucune proposition intéressante à la suite de son renvoi de 1988, il avait en effet accepté de rejoindre l'encadrement du centre de formation. Il parvient à arracher le maintien et les Canaris terminent à la quinzième place, la pire de leur histoire depuis la montée en D1. L'espoir est pourtant présent grâce au retour de Suaudeau et à l'émergence de joueurs formés par ce dernier et Raynald Denoueix : Desailly, Patrice Loko, Nicolas Ouédec ainsi que Stéphane Ziani, Christian Karembeu et Japhet N'Doram, intégrés à l'effectif au début de la saison 1991-1992. Le joueur tchadien en particulier montre un immense talent d'attaquant qui lui vaut bientôt son surnom trouvé par Joël Henry : « le Sorcier ».

Le FC Nantes n'est cependant pas encore épargné par les tourments. L'épilogue de la présidence de Max Bouyer est en effet à la hauteur des errements de ce dernier, un déficit de 36 millions de francs ayant été révélé en janvier 1991, le club ne parvient pas à rétablir l'équilibre financier malgré la vente des meilleurs joueurs (Paul Le Guen au PSG, Christophe Robert à Monaco), le club doit rendre des comptes en fin de saison devant la DNCG : le déficit s'élève cette fois à plus de 60 millions de francs. Rétrogradé administrativement en D2, le club est repêché quinze jours plus tard grâce à un plan de sauvetage présenté par la mairie avec la collaboration du département et de la région. Le club est scindé en deux entités, l'association FC Nantes d'une part (encadrant le centre de formation) et une SAOS d'autre part (pour le club professionnel proprement dit). Le président Bouyer doit présenter sa démission et est remplacé par Guy Scherrer, dirigeant de la Biscuiterie nantaise. Le FCN est maintenu en D1 sous conditions : il doit donc se séparer de ses meilleurs éléments pour renflouer les caisses. Thierry Bonalair, Jorge Burruchaga enfin rétabli, Marcel Desailly, Jean-Jacques Eydelie, Joël Henry, Johnny Mølby et Jean-Louis Lima quittent le club : c'est le prix à payer pour que le sport retrouve enfin ses droits.

La saison 1992-1993 se déroule sous le signe du renouveau : l'équipe nantaise met en avant de jeunes joueurs formés au club (Patrice Loko, Reynald Pedros, Christian Karembeu, Nicolas Ouédec, Laurent Guyot, Jean-Michel Ferri) et des recrues embauchées pour leur potentiel afin qu'elles se révèlent sous le maillot nantais (Japhet N'Doram, Claude Makelele, Serge Le Dizet). Les résultats répondent aux attentes, en championnat d'abord grâce à une cinquième place qualificative en coupe UEFA, en coupe de France ensuite puisque le FCN parvient en finale. Malheureusement, face au PSG, dix ans après la précédente et somptueuse finale entre les deux clubs, les jeunes Canaris sont victimes de leur inexpérience en seconde mi-temps : les événements s'emballent lorsque l'arbitre siffle un penalty généreux pour les Parisiens. Les Nantais subissent trois expulsions (Karembeu, Vulic et Lima) et sont largement battus 3-0. Le bilan de saison est toutefois positif, avec quelques matches survolés (5-2 contre Le Havre, 4-0 contre Lille, 6-0 contre Montpellier). La seule fausse note est une défaite à domicile contre Marseille (0-2), un match par ailleurs entouré de soupçons, une rumeur insistante affirmant pendant le match que Vulic, d'ailleurs transparent et sorti à la mi-temps, aurait été soudoyé par des émissaires de l'OM. Des doutes renforcés quelques temps plus tard, lorsqu'éclate l'affaire OM-VA et par certains éléments de l'enquête. Vulic quitte discrètement le club en fin de saison pour le Hadjuk Split un an avant la fin de son contrat. Le FCN fête dans la joie ses cinquante ans d'existence en rencontrant Botafogo lors d'un match amical qui se solde par une victoire 2-0,.

La saison 1993-1994 est envisagée sans grand changement : les recrues sont jeunes, recrutées pour leur potentiel et sans dépense majeure. Noureddine Naybet est recruté au Wydad de Casablanca en remplacement de Vulic (premier contrat professionnel), de même que le latéral gauche Christophe Pignol formé à Saint-Étienne et l'attaquant nigérian Samson Siasia. Suffisant pour confirmer les performances nationales, avec une cinquième place en championnat (comme l'année précédente qualificative en coupe UEFA), et une demi-finale de coupe de France. Cependant, l'élimination face à Auxerre à domicile (0-1) comme celle face au FC Valence en coupe UEFA (1-1 à domicile, 1-3 à l'estadio de Mestalla), révèle encore un certain manque d'expérience. En fin de saison, Naybet quitte déjà le club pour un grand club européen, le Sporting Portugal. Nantes recrute de nouveau au compte-gouttes : le Lillois Éric Decroix pour renforcer la défense, le Caennais Benoît Cauet, passé par l'ASPTT Nantes pendant sa formation, avant un début de carrière à l'OM et un gardien de but remplaçant, Dominique Casagrande. Une nouvelle fois Suaudeau fait confiance à sa jeune équipe et le club en sera bientôt récompensé car la saison 1994-1995 est une année de records : 32 matches sans défaite, meilleure attaque (71 buts marqués), meilleure défense (34 buts encaissés), deux places sur le podium des meilleurs buteurs (Patrice Loko premier avec 22 buts, Nicolas Ouédec troisième avec 18 buts, derrière le Lyonnais Alain Caveglia, 20 buts) et meilleur entraîneur élu en la personne de Suaudeau. Les supporters nantais s'habituent au « tarif maison », c'est à dire à voir les Canaris marquer trois buts par match à la Beaujoire, ce qui se produit à dix reprises en dix-neuf matches (dont quatre fois 3-0). Parmi les moments forts de l'année, la leçon donnée à Saint-Étienne (3-0), une autre leçon donnée sur le même score au Parc des Princes, le match du titre contre Cannes (2-1) et surtout la victoire contre le PSG, champion en titre, le 19 août 1994. Le seul but de la partie est inscrit par Loko à la conclusion d'un mouvement rapide et instinctif, révélateur du travail collectif de l'équipe. « Sur le magnétoscope de nos souvenirs, il convient d'appuyer sur la touche « Stop », à la 18e minute. Sur un long dégagement de Karembeu qui finit en touche, Cauet s'empare du ballon et l'offre vivement à Pedros qui le réclame. Le double une-deux qui s'ensuit avec Loko, le dernier ne touchant même pas le sol, suppose des heures de travail les yeux fermés, aboutit à cette reprise de volée du droit qui finit sur la gauche de Lama. » Ce collectif se travaille notamment pendant des heures d'efforts dans la « fosse », terrain en dur installé à la Jonelière et entouré de trois murs bétonnés « qui favorisent le jeu rapide, court, à une touche. » L'équipe nantaise s'appuie alors sur des éléments novateurs. D'abord, la présence de milieux récupérateurs comme Jean-Michel Ferri, un profil de joueur qui va se généraliser dans le football des années suivantes, et surtout le travail collectif qui ne laisse pas à un seul joueur la responsabilité de la tâche de récupération. Suaudeau l'affirme : « Je conçois le jeu d'attaque à travers la récupération, voilà un des grands principes du club. » Ensuite, la rapidité, destinée notamment à compenser certaines faiblesses notamment techniques : « techniquement, elle était très moyenne, moins forte que 83 par exemple. Et l'option que j'avais choisie, c'était : bon, techniquement, on a des lacunes, mais il faut qu'on surprenne. Et alors, on allait à mille à l'heure. Et ça, c'était très spectaculaire. En 95, techniquement, on était loin du compte, il y en avait quelques-uns qui étaient limités, mais bon, on a joué sur cette vitesse. Dans la pensée, ils ont adhéré à 150%, et dans le domaine athlétique, ce sont des gens qui allaient très vite. » La saison n'est toutefois pas parfaite. En coupe de France les Canaris sont défaits de manière surprenante par Saint-Leu (National 1), aux tirs au but et en coupe UEFA, handicapés par la blessure de leurs trois gardiens de but (David Marraud, Dominique Casagrande et Éric Loussouarn) remplacés par l'entraîneur des gardiens Jean-Louis Garcia, ils perdent à Leverkusen (5-1) sur un score trop lourd pour être rattrapé à domicile (0-0). Des faux-pas qui n'entachent pas le succès national.

De fait, Cauet, Kosecki, Ouédec, Pedros et Renou quittent le navire en plus de quelques joueurs remplaçants. Les recrues sont encore une fois discrètes, sinon de seconde zone : l'attaquant marseillais Nenad Bjekovic Jr., le milieu lorientais Christophe Le Roux le jeune attaquant argentin Javier Mazzoni, d'Independiente et l'attaquant tunisien Adel Sellimi (Club africain). Le début de saison est catastrophique avec dix matches sans victoire à l'entame du championnat. Le public furieux se retourne contre la direction du club et le recrutement de Robert Budzynski. Le réveil a pourtant enfin lieu le 5 octobre contre Nice. Les Canaris signent un carton (7-0) avec sept buteurs différents. Dès lors, la tendance s'inverse et le FCNA demeure invaincu pendant 30 journées (à deux matches du record de 1995), Japhet N'Doram inscrit 21 buts, juste derrière le meilleur buteur du championnat Stéphane Guivarc'h (22 buts). Malheureusement, Nantes manque une nouvelle qualification en Ligue des champions : lors de la dernière journée les Canaris sont battus à Monaco (2-1) après un but refusé à Le Roux pour un hors-jeu inexistant alors qu'un nul aurait suffi à terminer à la seconde place à la place du PSG. Cette saison se termine toutefois par une qualification en coupe UEFA. Autre satisfaction, l'émergence du jeune Mickaël Landreau (17 ans). Contre Bastia, à l'automne, alors que Nantes est au plus mal, pour sa première titularisation (sur blessure de Casagrande et Loussouarn), il permet de conserver un score nul (0-0) en arrêtant un penalty de Lubomir Moravcik. Rassurant et travailleur, il est maintenu dans les buts par Suaudeau tout le reste de la saison. Par ailleurs, ébranlé par le début de saison, le président Guy Scherrer démissionne le 30 octobre 1996, remplacé par Jean-René Toumelin.

Enfin et surtout, une page se tourne à l'intersaison. En pleine préparation et à une semaine du début du championnat, Jean-Claude Suaudeau, une nouvelle fois confronté au départ de plusieurs cadres (Japhet N'Doram, Claude Makelele et Christophe Pignol) décide de passer la main. Raynald Denoueix, directeur du centre de formation destiné à lui succéder (et préparé à cela depuis 1995), et finaliste de la coupe Gambardella avec les jeunes en 1996, lui succède. Suaudeau demeure au club pour une ultime saison afin de faciliter la transition et de participer à la supervision de l'entraînement.

Raynald Denoueix, présent au club depuis l'âge de dix-huit ans, est préparé à succéder à Suaudeau depuis deux ans et n'a pas de mal à relever le défi puisqu'il a formé plusieurs des joueurs de l'équipe tels Mickaël Landreau, Jean-Michel Ferri, Frédéric Da Rocha, Nicolas Savinaud et les néo-professionnels Éric Carrière, Olivier Monterrubio, Salomon Olembe, Medhi Leroy et Nicolas Gillet. L'équipe n'en est pas moins affaiblie par les vagues de départs depuis des années, toujours mal compensés. Si Stéphane Lièvre se révèle être un solide défenseur gauche, Samba N'Diaye, David Andréani et Gaetano Giallanza arrivé en janvier ne se mettent pas en valeur. La saison 1997-1998 est décevante dans toutes les compétitions (11e en championnat, 1/16e de finale en coupe de France et en coupe de la Ligue, 1/32e de finale en coupe UEFA). Le recrutement se veut plus ambitieux à l'été 1998 avec trois arrivées notables : Néstor Fabbri, qui reste en France après sa participation à la Coupe du monde avec l'Argentine, Antoine Sibierski qui souhaite se relancer après des soupçons de dopage infondés lors de son passage à AJ Auxerre et enfin le jeune attaquant argentin Diego Bustos qui impressionne en début de saison mais dont l'élan est arrêté par une blessure qui l'empêchera de retrouver ce niveau. Parmi les départs notables, Jean-Michel Ferri rejoint Istanbulspor et Jocelyn Gourvennec tente un pari marseillais. Kléber Bobin remplace également Jean-René Toumelin à la présidence du club. Le FCNA du néo-capitaine Mickaël Landreau se porte mieux, termine 7e du championnat et remporte la coupe de France après une finale sans gloire contre Sedan, sur un pénalty litigieux (simulation) transformé par Monterrubio (58e). Ces résultats sont prometteurs et l'équipe voit émerger de jeunes joueurs talentueux comme Éric Carrière et le gaucher Charles Devineau à l'animation au milieu, Sébastien Piocelle comme milieu défensif (qui entraîne le départ de Christophe Le Roux au mercato d'hiver) et enfin Olivier Monterrubio, élu meilleur espoir du championnat.

La saison 1999-2000 se révèle plus compliquée : le FCNA connaît un championnat difficile. La saison n'est pourtant pas médiocre, le jeu reste séduisant mais la finition est défectueuse. Emmenée par Sibierski, brillant n°10 qui inscrit 13 buts en championnat et 23 toutes compétitions confondues, l'équipe connaît quelques sommets. En coupe UEFA, Nantes passe deux tours et rencontre l'Arsenal FC d'Arsène Wenger. Les « Gunners » ne font qu'une bouchée des Canaris à l'aller à Highbury mais ceux-ci font bonne figure au match retour : Sibierski ouvre le score, Gilles Grimandi égalise, puis Thierry Henry donne l'avantage aux siens et Marc Overmars fait le break, avant que Sibierski et le jeune Marama Vahirua, avec son premier but chez les pros, n'égalisent (3-3). Plus tard dans la saison, les Nantais étonnent face à l'Olympique lyonnais qu'ils balaient 6-1. En coupe de France, les Canaris conservent leur titre lors d'une finale tendue face aux amateurs de Calais soutenus par tout le stade de France. Un penalty de Sibierski (auteur d'un doublé) à la de dernière minute, libère le FCNA, encore une fois de façon litigieuse puisqu'Alain Caveglia subit une faute à la limite de la surface,. Nantes termine finalement douzième du championnat mais ne sauve en fait sa place qu'après la dernière journée, quelques jours après les lumières de Saint-Denis, au Havre, lors d'un match tendu conclu par une victoire grâce au premier but de Vahirua en D1.

Fort de sa double victoire en coupe de France, Nantes se renforce malgré quelques départs dont le plus handicapant est celui d'Antoine Sibierski parti à Lens pour satisfaire ses exigences salariales. L'intersaison est pour une fois fructueuse sur le plan des arrivées : les latéraux Nicolas Laspalles (Paris-SG) et Mário Silva (Boavista FC) viennent pallier les départs de Stéphane Lièvre et Jean-Marc Chanelet, le jeune gaucher Sylvain Armand arrive de Clermont Foot, Stéphane Ziani, formé au club, est prêté par Bordeaux et enfin l'attaquant Viorel Moldovan est recruté au Fenerbahçe SK pour le montant de transfert record du club (40 millions de francs). Ces investissements sont facilités par la vente du club. Les finances ayant été apurées depuis 1992, la mairie cède le FCNA à la Socpresse (issue du groupe Hersant et propriétaire notamment du journal régional Presse-Océan). L'équipe aborde la nouvelle saison avec détermination mais alterne coups d'éclat (5-2 chez le champion en titre AS Monaco, 3-2 contre Marseille grâce à un but de Moldovan en fin de match tout juste entré pour la première fois sur la pelouse) et dérapages, notamment à domicile (0-2 pour Lens lors de la 1e journée, puis une déroute 0-5 contre Bordeaux avec un quadruplé de Pedro Miguel Pauleta pour son premier match en France, ou encore 0-1 contre Lyon). Mais les ajustements qui s'ensuivent permettent à l'équipe de se stabiliser. Le jeune Sylvain Armand se révèle comme arrière gauche à la place de la recrue Mário Silva, Mathieu Berson se révèle incontournable au poste de milieu défensif, à ses côtés Éric Carrière qui a récupéré le n°10 laissé par Sibierski devient l'animateur du jeu dans un poste de relayeur qu'il maîtrise parfaitement, Ziani et Frédéric Da Rocha animent les ailes, Moldovan approche de son meilleur niveau physique et Monterrubio profite de la présence du roumain dans la surface pour jouer dans les espaces. Lancés par un carton à Strasbourg (5-0), notamment grâce à un doublé de Marama Vahirua, les Canaris enchaînent peu après cinq victoires au mois de novembre qui les portent en tête du championnat. Le FCNA passe les fêtes à la première place après avoir effacé l'humiliation subie face à Bordeaux (victoire 2-0 au Parc Lescure). L'hiver est plus tendu mais les Nantais achèvent l'exercice par une nouvelle série, enchaînant cette fois huit victoires. Parmi celles-ci on retient un festival offensif face à Sedan (4-1), mais aussi plusieurs succès dûs à l'éclosion de Vahirua, irrésistible joker (7 buts), qui offre au club son huitième titre à l'avant-dernière journée face à Saint-Étienne (1-0), le 12 mai, jour de son 21e anniversaire. Le club n'est pas loin de faire un doublé coupe-championnat, arrêté à la fois en demi-finale de coupe de France par Strasbourg et en demi-finale de coupe de la Ligue par Lyon. Enfin, en coupe UEFA, les Canaris sont éliminés de justesse par le FC Porto (3-1 à l'Estádio das Antas, 2-1 à la Beaujoire, score cumulé 4-3) en 1/8e de finale. Quatre compétitions menées de front grâce à un savant turnover au sein de l'effectif qui permet à quelques jeunes de s'illustrer (Hassan Ahamada, champion d'Europe des moins de 19 ans l'été précédent, ou encore l'international camerounais Salomon Olembe, tous deux formés au club). Le sacre nantais est complet : meilleur passeur du championnat (11 passes décisives), Éric Carrière est élu meilleur joueur du championnat et Raynald Denoueix meilleur entraîneur, lors des Oscars du football. Enfin, trois Nantais sont sélectionnés en équipe de France à l'occasion de la coupe des Confédérations 2001 : Éric Carrière (n°10 en l'absence de Zidane), Mickaël Landreau et enfin Nicolas Gillet, complément solide de Fabbri en défense centrale tout au long de la saison.

Ce que les Canaris ignorent alors, c'est que le club va passer de la gloire au désespoir en seulement six mois. L'intersaison qui se voulait ambitieuse (recrutement de Pierre-Yves André, Olivier Quint et finalisation de l'arrivée de Stéphane Ziani encore sous contrat à Bordeaux) voit cependant partir Olivier Monterrubio et surtout Éric Carrière qui s'était engagé à rester, quitte le club alors que le championnat est déjà commencé, le 28 août. Privé de son meneur de jeu, sans véritable solution de rechange, le FCNA ne remporte sa première victoire qu'à la 11e journée mais reste en position de relégable jusqu'à la trêve. Pourtant toute qualité n'a pas disparu de l'équipe. En première phase de Ligue des Champions, Nantes est le seul club français à se qualifier, en particulier grâce à de belles victoires contre le PSV Eindhoven (4-1 à la Beaujoire) et contre la Lazio Rome (1-3 au Stadio Olimpico, 1-0 à la Beaujoire). Les résultats de championnat prévalent cependant et le 22 décembre, bien que l'équipe remporte une victoire sur Troyes à domicile, Raynald Denoueix vit son dernier match à la tête du club. Le FC Nantes, dirigé depuis quelques semaines par Jean-Luc Gripond nommé en remplacement de Kléber Bobin par la Socpresse, se sépare de Denoueix, champion en titre, héritier d'une tradition sportive entretenue depuis 1960. Le FC Nantes n'a remporté depuis aucune compétition.

Lorsqu'Angel Marcos, ancien attaquant du club, prend les commandes du FCNA, aucun délai ne lui est laissé pour redresser la situation. L'Argentin bénéficie tout de même de l'arrivée de deux recrues importantes, Mario Yepes, solide défenseur colombien venu de River Plate et Mauro Cetto, jeune défenseur de Rosario Central et champion du monde avec les moins de 20 ans argentins tandis que plusieurs remplaçants s'en vont. Pascal Delhommeau, Salomon Olembe, Wilfried Dalmat sont prêtés et enfin Victor Bonilla recruté librement en septembre, sans succès, est libéré à l'amiable. Ces bonnes nouvelles permettent un spectaculaire retournement des résultats en début d'année 2002 : le dernier match de Raynald Denoueix aura été le premier d'une série de six rencontres sans défaite, soit seize points pris sur dix-huit possibles. Les Canaris se classent troisièmes des matches retour du championnat, avec quelques belles victoires offerts au public de la Beaujoire : 3-0 contre Lyon, 3-1 contre Marseille, 2-1 contre Bordeaux à la dernière journée. Mais le match le plus intense de la saison demeure le match nul contre le Manchester United de David Beckham, Ryan Giggs et Ruud van Nistelrooy (1-1), en seconde phase de Ligue des champions : les Canaris mènent tout le long du match, Landreau multipliant les exploits, et Van Nistelrooy n'égalisant qu'en toute fin de rencontre sur penalty, après une main de Mario Yepes. Nantes, concentré sur le championnat, termine en dernière position de son groupe (complété par Boavista et le Bayern Munich, avec deux points seulement et après avoir reçu une gifle au retour à Old Trafford (5-1).

La saison 2002-2003 confirme la perte de vitesse rapide du club. Le recrutement se veut sage malgré plusieurs départs, dont celui de Néstor Fabbri, figure historique du FCNA, mais le club investit tout de même sur un jeune attaquant portugais d'origine congolaise, Ariza Makukula, le plus gros transfert de l'histoire du club (6 millions d'euros). Ce dernier se révèle une déception complète pour sa seule saison au club (18 matches, 1 but). Mais la principale déception est ailleurs car l'équipe n'affiche plus la santé du printemps 2002, elle offre un jeu offensivement appauvri et joue les seconds rôles en championnat, avec une neuvième place au classement final. Les performances ne sont pas meilleures en coupes. En coupe de la ligue pourtant, Nantes élimine le PSG au Parc-des-Princes en 1/16e de finale (2-3), en particulier grâce à un arrêt sur penalty du spécialiste Mickaël Landreau : face à Ronaldinho, le gardien se tient nettement excentré sur la gauche, l'attaquant, perturbé, hésite avant de tirer sur Landreau. Mais le FCNA est éliminé en quarts et, en coupe de France, en 1/16e. Angel Marcos, en rupture avec les joueurs qui composent l'équipe, est démis de ses fonctions en fin de saison. Loïc Amisse, entraîneur de l'équipe réserve et figure historique du club, prend la relève. L'équipe est affaiblie par plusieurs départs, en particulier Viorel Moldovan (peu utilisé par Marcos et en fin de contrat) et Éric Djemba Djemba, révélé au milieu du terrain cette saison-là et rapidement cédé à Manchester United. La première partie de saison 2003-2004 est donc logiquement timide (27 points à mi-parcours, 9e place). Deux renforts hivernaux permettent au FCNA d'effectuer une deuxième partie de meilleure tenue. Moldovan revient au club après avoir résilié son contrat à Al Wahda Abu Dhabi et l'Ivoirien Gilles Yapi-Yapo vient épauler Stéphane Ziani à l'animation offensive tandis que Mathieu Berson et les jeunes Jérémy Toulalan et Emerse Faé assurent la récupération. Moldovan effectue un retour impressionnant et inscrit onze buts en douze matches de championnat. Le FCNA progresse, termine 6e du championnat et réussit de bons parcours en coupes avec une finale de coupe de la ligue et une demi-finale coupe de France. Les deux sont malheureusement perdues aux tirs aux buts où le FCNA excelle d'habitude grâce à Landreau. Au stade de France ce dernier est pourtant le premier à incarner la défaite. Lors des tirs aux buts, il s'avance lui-même comme septième tireur nantais et tente une panenka mal négociée qui finit entre les gants de Teddy Richert. Une nouvelle fois Nantes manque la qualification européenne.

L'intersaison 2004 est décisive dans la détérioration du club. Alors que la reprise de la Socpresse par Serge Dassault fait de l'industriel le nouveau propriétaire du FCNA, le président du club Jean-Luc Gripond décide de mener lui-même l'activité sur le marché des transferts et entérine la vente de sept joueurs titulaires : Mario Yepes (PSG), Sylvain Armand (PSG), Marama Vahirua (Nice), Stéphane Ziani (Servette FC), Mathieu Berson (Aston Villa) ; ainsi que le départ en fin de contrat de Nicolas Gillet (RC Lens) et Viorel Moldovan (Servette FC). Ces départs ne sont guère compensés, les recrues n'étant pas à la hauteur (notamment en attaque, avec Mamadou Bagayoko et Florin Bratu, ce dernier étant qualifié de « mélange de Djibril Cissé et de David Trezeguet » par Amisse, pour 2 buts en 13 matches lors de sa seule saison au club. Gripond est naturellement en première ligne des critiques et contesté au sein même de l'équipe. À Noël, alors que le club est dix-septième du championnat, la contestation est rendue publique à travers des déclarations fracassantes du capitaine Mickaël Landreau : il accuse Gripond d'avoir opéré « une démolition en règle » et explique qu'il y a au club « un véritable rejet à son encontre. » Il étend ses critiques à Loïc Amisse, « totalement sous la coupe du président. » La seule conséquence est le renvoi de l'entraîneur, remplacé par Serge Le Dizet, directeur du centre de formation et entraîneur de la réserve. Ce dernier veut s'affirmer comme l'héritier de l'école nantaise et revendique la filiation de Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix lors de son entrée en fonction ; mais Le Dizet est pourtant le premier entraîneur du FCNA depuis Blazevic à n'avoir pas connu José Arribas et omet d'ailleurs de le citer. Le reste de la saison reste très difficile, malgré des satisfactions réelles comme le titre de meilleur espoir de Toulalan et les débuts du jeune attaquant roumain Claudiu Keserü, auteur de ses trois premiers buts. Avant-dernier du classement à une journée de la fin, le club sauve sa place en L1 grâce à une victoire contre Metz (1-0, Diallo 40e) combinée aux défaites de Caen et Bastia. Il s'agit du pire classement depuis l'accès du club à la première division en 1963, la saison se termine dans une ambiance délétère et l'actionnaire Serge Dassault scelle le sort de Jean-Luc Gripond avant même le dernier match, Rudi Roussillon, bras droit de l'industriel (et ancien gardien de but amateur du Red Star et d'Auxerre) devenant le nouveau président du FCNA, au sein d'une SASP dotée d'un conseil d'administration,. Jean-Luc Gripond reste cependant au club comme président délégué et la mise à la retraite d'office de Robert Budzynski, prévue par Gripond, n'est pas annulée : son départ est effectif en octobre. Cette figure historique du club, comme joueur à partir de 1963 puis, à partir de 1970, comme directeur sportif, est remplacée par Japhet N'Doram, l'ancien « sorcier » reconverti comme recruteur à l'AS Monaco. Pour le reste, plusieurs joueurs sont vendus ou prêtés pour alléger le groupe (notamment les décevants Cacéres et Viveros ainsi que Pujol) et les quelques renforts sont appréciables, notamment Franck Signorino assez en vue sur le flanc gauche. Mais les résultats ne s'améliorent pas. Passée la 10e journée, Nantes stagne et ne dépassera plus la douzième place malgré les renforts de Julio Hernan Rossi et de Dennis Oliech en janvier. En coulisses, l'agitation règne toujours puisque de graves difficultés financières sont annoncées : les deux précédents exercices ont accumulé un déficit de 16 millions d'euros, dont 9 pour le seul exercice 2004-2005. Le déficit est couvert par le groupe Dassault, désormais maison-mère, mais le club semble enfermé dans une spirale négative. L'équipe termine quatorzième du championnat, est sortie en demi-finale de coupe de France. Plus grave, le capitaine Mickaël Landreau, dont le contrat se termine faute de n'avoir pas été renouvelé par l'ex-président Gripond à la suite du « putsch » de Noël 2004, refuse de prolonger et annonce dès le mois de mars son départ pour le Paris-SG à la fin de la saison. Une page se tourne, l'ambiance est morose : avec le départ de Pascal Delhommeau, Nicolas Savinaud et Frédéric Da Rocha sont les deux seuls joueurs du titre de 2001 à demeurer au club, seulement cinq ans après et Jérémy Toulalan, devenu le point fort de l'équipe depuis deux saisons, est transféré à l'Olympique lyonnais.

Pour la saison 2006-2007, Rudi Roussillon annonce donc des ambitions en hausse : il fixe la sixième place pour objectif et finance pour cela un recrutement prestigieux, avec les milieux offensifs Nourdin Boukhari (Ajax Amsterdam) et Christian Wilhelmsson (Anderlecht), ainsi que le jeune gardien serbe Vladimir Stojkovic, jugé prometteur. Les deux derniers reviennent tout juste du Mondial qu'ils ont joué, respectivement avec les équipes de Suède et de Serbie-Monténégro. Mais le début de saison est calamiteux. Après six journées, trois défaites et trois matches nuls pour une dix-neuvième place, Le Dizet est remplacé par Georges Eo, éternel entraîneur adjoint (depuis 1987) et vieille connaissance de Rudi Roussillon, candidat déclaré deux semaines plus tôt. Mais les choses ne s'arrangent pas malgré un sursaut contre Marseille (2-1) lors du premier match d'Eo et malgré le recrutement de Luigi Pieroni et surtout du médiatisé Fabien Barthez en janvier, en raison des performances médiocres de Stojkovic. Au lendemain de la vingt-quatrième journée (victoire de Valenciennes à la Beaujoire, 2-5) Georges Eo est à son tour démis de ses fonctions au profit de son propre adjoint Michel Der Zakarian, ancien joueur dans les années 1980, placé en tandem avec N'Doram. Rien n'y fait : alors que l'ambiance autour du club reste explosive, entre critiques d'anciens du club, pression de l'actionnaire, critiques sur la gestion et rumeurs persistantes de vente, le club reste coincé à la dernière place à partir de la 30e journée de championnat. Le 9 mai 2007, malgré une victoire à Bordeaux (0-1, Oliech 79e) pour le compte de la 36e journée, le FC Nantes Atlantique est relégué après quarante-quatre saisons d'affilée dans l'élite du football français, record à battre.

Conséquence immédiate de la relégation, Rudi Roussillon démissionne et est remplacé par Luc Dayan, ancien président de Lille. Ce dernier confirme Michel Der Zakarian dans ses fonctions et s'appuie sur Xavier Gravelaine pour préparer l'équipe à la Ligue 2, à la place de Japhet N'Doram dont Dayan se sépare. Le défi est rude car la plupart des titulaires quittent le club pour rester en Ligue 1 (Dimitri Payet, Mauro Cetto, Luigi Pieroni) ou rejoindre l'étranger (Alioum Saidou, Franck Signorino, Emerse Faé). L'équipe est presque entièrement renouvelée pour la saison 2007-2008 (dix-huit départs et onze arrivées à l'intersaison, sans les retours de prêt) en privilégiant des joueurs habitués à la L2, comme David De Freitas, Nicolas Goussé ou Harlington Shereni. Avec le départ de Nicolas Savinaud (fin de contrat), seul Frédéric Da Rocha incarne encore la tradition, lui qui a commencé sous Jean-Claude Suaudeau. Mais le nouveau président, officiellement chargé de « rechercher des partenaires capitalistiques » prépare en réalité la revente rapide du club, dont Dassault ne veut plus. L'homme d'affaires franco-polonais Waldemar Kita est officiellement propriétaire dès le 2 août. Jusqu'ici surtout réputé dans le football pour avoir amené le Lausanne-Sport à la faillite, Kita se présente toutefois comme « un passionné de football » qui va « donner tout coeur et savoir-faire pour l'avenir de ce club ». Il révèle cependant ne pas vouloir renouer avec l'identité nantaise : « Arribas, Suaudeau, Budzynski ont fait un super boulot. On ne refera pas la même chose. » Au contraire, il montre sa volonté de rupture et s'entoure de nouveau venus : Christian Larièpe, passé par Saint-Étienne et Marseille, est directeur technique, l'ex-journaliste Pascal Praud est conseiller à la communication et Claude Robin, ancien défenseur du club et proche de Kita à Lausanne, est directeur général délégué. La saison débute très bien sur le terrain (7 victoires et une seule défaite sur les dix premières journées, avec un 5-0 contre le Stade de Reims et un 3-0 contre le Stade Brestois), mais l'équipe laisse finalement échapper le titre au profit du Havre. Cela ne semble pas inquiéter le président Kita. Alors que le retour en Ligue 1 se profile, ce dernier s'efforce de ne jamais rester inactif. Outre de nombreux recrutements à la fin de l'été et durant l'hiver (notamment les Serbes Stefan Babović et Filip Djordjevic), les annonces se succèdent, comme l'adoption d'un nouveau blason nettement inspiré du FC Barcelone, après un vote internet, l'installation de bancs chauffés au stade, la tenue d'un audit puis un projet de plan social, un changement d'équipementier ou encore un projet de remplacement de la Beaujoire. Le public local, lui, vibre moins au parcours en Ligue 2 qu'aux exploits des amateurs de Carquefou qui atteignent les 1/4 de finale de coupe de France en éliminant notamment Nancy puis Marseille avant d'être écartés par le PSG : ces deux derniers matches se jouent à la Beaujoire, à guichets fermés,, tandis que pour le FCN l'affluence est la plus faible depuis plus de dix ans,.

En haut



Football Club de Nantes

Logo

Le Football Club de Nantes (abrégé en FCN et dont les joueurs sont surnommés les Canaris) est un club de football français, fondé à Nantes en 1943, dont l'équipe première évolue actuellement dans le championnat de Ligue 1. Le club est présidé par Waldemar Kita tandis que l'équipe première est entraînée par Élie Baup.

Le FCN détient l'un des plus beaux palmarès du football français avec huit titres de championnat de France et trois coupes de France. Ses équipes sont connues pour avoir développé, sous l'égide de José Arribas et de ses disciples Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix et grâce au talent de joueurs comme Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, José Touré ou encore Japhet N'Doram, un jeu vif et technique fondé sur le mouvement collectif et la rapidité d'exécution surnommé « jeu à la nantaise » par la presse et le public. Le FCN est également réputé pour son centre de formation dont sont issus de nombreux internationaux français tels les champions du monde Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu ou encore Claude Makelele.

Le FC Nantes est fondé au printemps 1943 par fusion de plusieurs clubs locaux avec pour ambition de rejoindre l'élite nationale. Après les troubles de la guerre, le FCN dispute le championnat de deuxième division mais peine à accéder au plus haut niveau, malgré des entraîneurs réputés comme Émile Veinante ou Karel Michlowski. C'est finalement un inconnu, José Arribas qui y parvient. En appliquant à l'équipe des principes de jeu simples mais tournés résolument vers le collectif et l'offensive, dans une configuration en 4-2-4, il obtient la promotion en 1963. Il offre ensuite au club deux titres de première division en 1965 et 1966. De jeunes joueurs se révèlent alors sous le maillot des Canaris : Jacky Simon, Ramon Muller, Philippe Gondet, Robert Budzynski ou encore le gardien Daniel Eon. Le FCN devient dès lors un club de premier rang en France, redouté sur sa pelouse de Malakoff et ailleurs et conquiert un nouveau titre national en 1973, avec une équipe dont le jeune capitaine Henri Michel côtoie les vétérans Bernard Blanchet et Gabriel De Michèle et les vedettes étrangères Erich Maas, Hugo Bargas ou Angel Marcos.

Malgré le départ de José Arribas en 1976, la réussite du club se poursuit sous Jean Vincent qui met en avant une nouvelle génération de joueurs, premiers fruits de l'initiative de formation : le jeune trio offensif Loïc Amisse-Bruno Baronchelli-Éric Pécout, soutenu par l'expérience de Henri Michel et par le talent de Gilles Rampillon, remporte le quatrième championnat du FCN en 1977. Le stade Marcel-Saupin demeure imprenable pendant une série de quatre-vingt-douze matches de championnat, de 1976 à 1981 : les Canaris dominent alors le football français en compagnie des Verts de Saint-Étienne et remporte la coupe de France 1979, très attendue après trois finales perdues, et de nouveau le championnat en 1980. Nantes se hisse également en demi-finale de coupe des coupes 1980 mais est éliminé par le FC Valence de Mario Kempes.

Jean-Claude Suaudeau, ancien joueur du club, proche d'Arribas et entraîneur de l'équipe réserve depuis 1969, prend la relève en cours de saison 1981-1982 en appliquant les mêmes principes de jeu qui ont fait le succès de l'équipe des années 1960. Le Football Club de Nantes repose en particulier sur une défense solide et vive en contre, dirigée par le capitaine Maxime Bossis, sur l'apport physique de Seth Adonkor qui préfigure les milieux récupérateurs modernes, sur Vahid Halilhodzic, buteur de renommée mondiale, entouré de Baronchelli et Amisse, ainsi que sur José Touré, auquel sa technique et son style valent le surnom du « Brésilien ». Le FCN est de nouveau champion en 1983 mais manque le doublé en coupe de France, malgré un match exceptionnel, finalement remporté par le PSG (3-2).

Le FCN continue de jouer les premiers rôles dans son nouvel écrin de la Beaujoire mais ne remporte pas de nouveau titre dans les années qui suivent. Victime de nombreux départs de joueurs importants, l'équipe perd en efficacité et le jeu collectif s'étiole. Le nouveau président Max Bouyer décide de changer d'entraîneur, au profit de Miroslav Blazevic, et finance une politique de recrutement coûteuse visant des vedettes souvent décevantes (Mo Johnston, Frankie Vercauteren, ou encore Maxime Bossis qui fait son retour à 35 ans), tandis que les jeunes joueurs sont vendus dès qu'ils représentent une valeur marchande, comme dans le cas de Didier Deschamps. Cette période se conclut par de graves difficultés financières. En 1992, le FC Nantes frôle la rétrogradation administrative et est finalement sauvé après une restructuration, illustrée par un changement de nom (FC Nantes Atlantique).

Suaudeau retrouve le poste d'entraîneur à partir de 1991 et, étant donné les difficultés financières du club, décide de faire confiance aux jeunes joueurs formés sous sa direction et celle de Raynald Denoueix, directeur du centre de formation depuis 1982. Marcel Desailly quitte le FC Nantes mais l'équipe connaît pour le reste une vraie stabilité qui lui permet de développer de nouveau un jeu séduisant reposant sur les automatismes et l'entraînement collectif. Le « jeu à la nantaise » comme on l'appelle bientôt, est caractérisé ces années-là par son aspect direct et la rapidité de transmission, notamment grâce aux passes sans contrôle. Cette équipe surtout forte sur le plan athlétique, avec Patrice Loko, Christian Karembeu, Claude Makelele et éclairée par l'apport technique de Japhet N'Doram et Reynald Pedros parvient en finale de coupe de France 1993 (de nouveau perdue contre le PSG), domine le championnat de France 1995 et remporte le septième titre du club grâce à un record de trente-deux matches d'affilée sans défaite et à l'application du « tarif maison» (au moins trois buts marqués lors de dix matches à domicile sur dix-neuf). Cette même équipe, hormis Karembeu et Loko vendus dès l'été, parvient en demi-finale de Ligue des champions l'année suivante mais perd face à la Juventus (4-3 sur les deux rencontres).

Vexé par les départs successifs, chaque année, de ses meilleurs joueurs, Suaudeau quitte le club en 1997, et laisse la place à Raynald Denoueix. Sous ce dernier, le Football Club de Nantes Atlantiques et son équipe de jeunes joueurs en grande partie formés au club remportent successivement deux coupes de France et le championnat de France 2001, son huitième titre et dernier à ce jour. Des résultats obtenus grâce aux mêmes principes de jeu, appliqués dans un style proche du toque colombien, avec des joueurs techniques et au gabarit souvent léger (Olivier Monterrubio, Éric Carrière, Stéphane Ziani).

Raynald Denoueix est cependant renvoyé après le rachat du club par la Socpresse, en raison d'un automne difficile. Les résultats du club stagnent dès lors, hormis une finale perdue de coupe de la ligue (2004). Plus grave, la stabilité qui avait permis le développement d'une école de jeu originale est mise à mal et le football dit « à la nantaise » rejoint bientôt le rang des souvenirs. Le club est revendu en 2008 à l'homme d'affaires Waldemar Kita ; l'effectif est bouleversé année après année ; enfin alors que le club n'a connu que cinq entraîneurs de 1960 à 2000, Élie Baup, nommé à l'automne 2008, est le neuvième de la décennie. La succession d’entraîneurs, la relégation subie en 2007, malgré la remontée immédiate, semblent un signe de décadence durable.

Le palmarès du Football Club de Nantes est le deuxième de France en termes de titres de champion de France professionnel remportés (8), derrière l'AS Saint-Étienne (10) et à égalité avec l'Olympique de Marseille, devant l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais (tenant du titre depuis 2002), qui ont remporté sept titres chacun. On peut y ajouter trois coupes de France, pour cinq finales perdues. Nantes a à ce propos manqué le doublé coupe-championnat à trois reprises, en perdant en finale en 1966, en 1973 et en 1983. Le FCN a également remporté une coupe de la ligue en 1965, ainsi que trois challenges ou trophées des champions. Les méthodes de classement historique par points ne placent cependant le FC Nantes qu'entre la dixième place et la treizième place, ce qui s'explique essentiellement par la relative jeunesse du club dans le football français. Une méthode par classements place Nantes en troisième position, le club n'ayant fini que quatre fois sous la quatorzième place en D1/L1.

Les performances du FC Nantes ont toutefois été bien moins remarquables sur le plan européen, où le club n'a jamais dépassé les demi-finales, atteintes en coupe des vainqueurs de coupe en 1980, et en coupe des champions en 1996. Les classements historiques placent ainsi le FCN entre la cinquième et la septième place des clubs français en compétitions européennes. Enfin, le classement mondial perpétuel des clubs, en fonction des résultats depuis 1991, place le FCN à la cinquante-septième place (septième club français).

Le record d'apparitions en championnat de D1/L1 sous le maillot nantais est établi par Henri Michel le 3 mars 1982, face à Metz, son cinq cent trente-deuxième et dernier match,. Ce record est égalé par Jean-Paul Bertrand-Demanes le 18 juillet 1987, sa seule apparition de la saison : blessé au tendon d'Achille, le gardien nantais est contraint de mettre fin à sa carrière. Ils sont suivis de Loïc Amisse (cinq cent trois apparitions).

Le meilleur buteur du club en championnat de D1/L1 est Bernard Blanchet avec cent onze réalisations sous le maillot jaune et vert, son dernier but ayant été marqué le 9 avril 1974 à Nice (1-1),. Il est suivi par Philippe Gondet (quatre-vingt-dix-huit buts) qui reste le meilleur buteur nantais sur une saison (trente-six buts en 1965-1966), puis par Gilles Rampillon et Vahid Halilhodzic (quatre-vingt-treize buts ex aequo). Le meilleur buteur de l'équipe actuelle est Frédéric Da Rocha, avec quarante-quatre réalisations en D1/L1 depuis son premier but.

Le record d'affluence du FC Nantes à domicile est de 44 297 spectateurs, le 27 janvier 1985 contre Bordeaux (0-1). Ce record ne peut plus être battu à l'heure actuelle, le stade de la Beaujoire ayant vu sa capacité réduite depuis. Le record en coupe d'Europe s'élève à 40 259 spectateurs contre le Spartak Moscou, le 11 décembre 1985 (1-1). Le record de l'ancien stade Marcel-Saupin a été établi le 18 avril 1970 avec 29 504 spectateurs face à Angers, en coupe de France (2-0).

Le FC Nantes détient également plusieurs records nationaux, en particulier le record d'invincibilité à domicile avec quatre-vingt-douze matches consécutifs sans défaite au stade Marcel-Saupin, du 4 juin 1976 (Nantes-Nice, 1-1) au 7 avril 1981 (Nantes-Auxerre, 0-1), et le record d'invincibilité en championnat avec trente-deux matches consécutifs sans défaite lors de la saison 1994-1995. Nantes occupe d'ailleurs également la deuxième place de ce classement d'invincibilité en championnat, avec trente matches consécutifs sans défaite en 1996-1997.

Les couleurs du club sont depuis l'origine le jaune et le vert, et valent aux joueurs nantais le surnom de « Canaris », venu de Norwich City, club aux mêmes couleurs, dont le canari est l'emblème depuis le début du XXe siècle pour des raisons liées à l'histoire de la ville. De nombreux joueurs utilisant des couleurs identiques ou proches partagent ce surnom, comme la Jeunesse Sportive de Kabylie ou Fenerbahçe.

À partir de 1943, le maillot nantais est traditionnellement jaune à parements verts, avec diverses variantes (scapulaire, fines rayures horizontales). Le short, blanc à l'origine, devient noir de 1973 à 1976. Les parements du maillot sont bleu-blanc-rouge en 1973-1974 à la suite du troisième titre national. Le short devient vert à partir de 1976 (avec des chaussettes jaunes). Le maillot nantais est alors reconnaissable en raison de son principal sponsor Europe 1, dont le chiffre forme une large bande verte oblique. Le FCN est ensuite équipé par Patrick, qui fournit des tenues entièrement jaunes, à parement verts. Après un détour chez Adidas, Diadora fournit à partir de 1992 des maillots à bandes verticales, devenus le symbole du titre de 1995. Les rayures sont reprises par Adidas (1995-2000). Le Coq Sportif équipe Nantes de 2000 à 2005, et abandonne les rayures pour des tenues entièrement jaunes avec des parements verts parfois rares, ou encore une bande verticale unique au milieu du maillot (2004-2005). Airness qui fournit les équipements à partir de 2005 revient au maillot vert (avec des chaussettes vertes) à partir de 2006. Le contrat est unilatéralement rompu en 2008 par le club, et le club se lie à l’équipementier Kappa, qui revient à une dominante jaune.

Les maillots extérieurs du club ont été le plus souvent blancs à parement verts ou jaunes, mais des variantes ont été expérimentées, le rouge dans les années 1970, le bleu nuit en 2000-2001. Le FCNA a également utilisé un maillot vert bouteille pour disputer la Ligue des champions en 2001-2002.

Apparu sur le maillot nantais en 1996, Synergie est le sponsor maillot principal du FCN depuis 1998, soit depuis onze saisons saisons consécutives. Notable par son placard rouge souvent décrié, Synergie a dépassé le nombre de saisons effectuées comme sponsor principal par Europe 1 (1976-1986).

Un premier blason, rond, goélette jaune sur vert surmonté des initiales « FCN » et de 5 hermines vertes sur bande jaune (reprises du blason de la ville) est utilisé de la saison 1976-1977 (introduction dans l'hiver) à 1987. De légères variantes sont parfois utilisées (bateau vert sur fond jaune et nom du club en toutes lettres en 1980-1981, version originale aux couleurs inversées — bateau vert sur jaune — entre 1982 et 1986). Le blason est remplacé par un logo calqué sur celui de la municipalité en 1987, auquel sont ajoutées des étoiles symbolisant les titres de champion de France ainsi que le A du nouveau nom en 1992. Le retour à un blason plus traditionnel, avec la goélette, cette fois verte sur fond jaune, est décidé en 1997. Ce même blason est revu par une agence de communication en 2003, pour un résultat légèrement épuré. À l'initiative de Waldemar Kita, un nouveau blason nettement inspiré du FC Barcelone, est adopté en octobre 2007 après un vote internet. Les cinq hermines y font leur retour ainsi que la date de création du club, et des bandes verticales sont ajoutées pour rappeler l'équipe de 1995.

D'autres variantes ont été utilisées pour les documents officiels du club (affiches, courriers), mais n'ont jamais été arborées sur les maillots.

Le FC Nantes a connu vingt entraîneurs différents à travers vingt-deux mandats successifs. Le premier entraîneur du FC Nantes, à sa création en 1943, est Aimé Nuic, dans un rôle d'entraîneur-joueur. Le premier entraîneur professionnel et à temps plein est Émile Veinante, recruté en 1951. L'entraîneur resté le plus longtemps à la tête du FC Nantes est José Arribas, de 1960 à 1976 soit seize saisons complètes. Il est également le plus titré avec trois titres de champion de France (1965, 1966, 1973) sur les huit remportés par le club. Les autres entraîneurs titrés sont Jean Vincent (deux championnats, une coupe de France), Jean-Claude Suaudeau (deux championnats) et Raynald Denoueix (un championnat, deux coupes de France).

Robert Budzynski a exercé la fonction de directeur sportif de 1970 à octobre 2005,. Si l'on y ajoute sa présence en tant que joueur à partir de 1963, Robert Budzynski est resté quarante-deux ans impliqué au sein du club, un record. En le nommant directeur sportif, Louis Fonteneau et José Arribas innovent en France où ce type de poste n'existe presque pas. Son poste est proche de celui de « manager général » courant en Angleterre : il effectue le lien entre les joueurs salariés et les dirigeants bénévoles, et supervise le recrutement, avec des feuilletons mouvementés à l'occasion de certains transferts comme pour Hugo Bargas ou Robert Gadocha. La politique de recrutement nantaise reste tout de même traditionnellement sage, en partie par choix afin de privilégier la formation, en partie par un manque de moyens financiers qui empêche d'ailleurs l'équipe de retenir ses meilleurs éléments, notamment à partir du départ de Thierry Tusseau en 1983,.

Avant Budzynski, une fonction comparable est occupée par Antoine Raab de sa démission du poste d'entraîneur en mars 1956 jusqu'en 1962,.

Depuis octobre 2005, la direction sportive a d'abord été confiée à Japhet N'Doram en tant que responsable du recrutement. Celui-ci est remplacé par Xavier Gravelaine à l'arrivée de Luc Dayan, en juin 2007, en tant que conseiller sportif, poste qu'il quitte six semaines plus tard, en août 2007. Enfin, le nouveau président Waldemar Kita nomme Christian Larièpe au poste de directeur technique, qu'il occupe depuis octobre 2007.

Le tableau suivant donne une liste de joueurs qui ont marqué le club par le nombre de matchs qu'ils ont disputés, par les titres qu'ils ont obtenus ou pour leurs performances individuelles. Les statistiques indiquées (années d'activité au club, matches, buts) concernent le championnat de D1/L1 uniquement.

Le FC Nantes joue ses premiers matches au stade du Vivier, terrain du club de la Saint-Pierre, au stade de la Contrie, terrain de la Mellinet, et au stade du parc de Procé, avant d'obtenir l'autorisation de jouer au stade municipal de Malakoff (9 000 places, dont 3 000 assises). Mais la pelouse de ce dernier est utilisée comme parc automobile par la Wehrmacht, puis subit les bombardements meurtriers des 16 et 23 septembre 1943. Le stade est rouvert le 15 octobre 1944, mais les compétitions sont suspendues : le FCN ne s'y installe donc réellement qu'en septembre 1945, pour ses débuts en D2. Le FCN y demeure au fur et à mesure de sa montée en puissance, et grâce à des agrandissements en 1951 et en 1955, puis à une rénovation complète en 1968-1969, le stade, devenu stade Marcel-Saupin en mars 1965 en hommage au fondateur du club, atteint près de 30 000 places, dont 13 000 assises.

La situation du stade Saupin en centre-ville limite cependant tout nouvel agrandissement, et à la faveur de l'organisation française de l'Euro 1984, est bâti à la périphérie nord de la ville un stade flambant neuf à l'architecture futuriste, le stade de la Beaujoire, inauguré le 8 mai 1984 lors d'un FCN-Roumanie et baptisé en 1989 du nom du président Louis Fonteneau. D'une capacité maximale de 52 923 places (record d'affluence : 51 359, pour France-Belgique, pendant l'Euro 84), il bénéficie d'une rénovation à l'occasion de la coupe du monde 1998 : les grillages sont supprimés (une première en France), les tribunes debout sont converties en places assises (pose de 15 000 sièges), la pelouse est remise à neuf, de nouvelles loges sont installées. La capacité est alors de 38 285 places. Il ne subit pas de modification majeure par la suite, hormis l'installation d'une nouvelle pelouse en 2001, et l'ajout d'écrans géants à l'occasion de la coupe du monde de rugby 2007.

Le président Waldemar Kita affirme en 2008 souhaiter un projet d'agrandissement, voire de remplacement du stade de la Beaujoire qu'il décrit comme « vétuste. » Il souhaite bénéficier du projet d'organisation de l'Euro 2016 par la France pour augmenter la capacité, notamment en loges. Le nombre de places pourrait être porté à 57 000, si le stade est finalement retenu dans le dossier de candidature.

Le stade Saupin, lui, est dévolu à partir de 1984 aux matches de la réserve, avant d'être en grande partie démoli à partir de 2007. L'équipe réserve emménage alors au stade Michel-Lecointre.

Le FC Nantes s'entraîne dans un premier temps dans les installations de la Saint-Pierre de Nantes (château du Vivier) ou de la Mellinet (stade de la Contrie, doté d'un éclairage à partir de 1953), au parc du Grand-Blottereau ou encore le plus souvent au parc de Procé. Les conditions s'améliorent dans les années 1970 puisque le FCN fréquente essentiellement, outre Procé, le centre sportif des Basses-Landes récemment aménagé par la municipalité, à l'écart du centre-ville. Mais cela ne suffit toujours pas et sous l'impulsion du président Louis Fonteneau est lancé le projet de centre d'entraînement à la Jonelière : les travaux débutent en 1976 et le centre est inauguré en septembre 1978. Les lieux accueillent également le siège du club et le centre de formation et sont baptisés « centre sportif José Arribas » après la mort de ce dernier, en 1989.

Constamment amélioré (comme après le titre en 2001), le centre d'entraînement de la Jonelière compte sur quatorze hectares sept terrains (trois gazonnés, deux synthétiques, un stabilisé, un synthétique sablé), la fameuse « fosse » bien connue pour les entraînements collectifs que Jean-Claude Suaudeau aimait y diriger (à l'époque en dur et désormais en synthétique), une salle de musculation et une balnéothérapie.

Le FC Nantes est une SASP, au capital de 2 575 725 euros, et au budget de 20 millions d'euros pour la saison 2007-2008,. Waldemar Kita est depuis le 2 août 2007 le propriétaire unique du FC Nantes, et assume à ce titre les fonctions de président et de directeur général de la SASP.

Le FCN est géré exclusivement sous forme associative de sa création en 1943 jusqu'en 1992. Présidé successivement par ses sulfureux fondateurs Jean Le Guillou et Marcel Saupin jusqu'en 1958, puis par Jean Clerfeuille de 1959 à 1968, et par Louis Fonteneau de 1969 à 1986, le club connaît une fragilité financière chronique qui le plonge dans de de graves difficultés en 1992, avec un déficit de 61,5 millions de francs qui le contraint, sous peine de rétrogradation en deuxième division, à se scinder en deux parties. Une SAOS (société anonyme à objet sportif) est créée pour la section professionnelle et porte le nom de « FC Nantes Atlantique », et l'association (majoritaire dans la SAOS) gère les sections amateurs et jeunes. Le rétablissement financier est la cause directe de la vente de nombreux joueurs dans les années 1990.

En 2001, le FCNA toujours contrôlé par la municipalité de Nantes par le biais de l'association, est cédé à la Socpresse, qui effectue une transformation de la SAOS en SASP (société anonyme sportive professionnelle). Le rôle de l'association se réduit en quasi-totalité, le centre de formation passant sous le contrôle de la SASP, et la gestion de la SASP passant à un conseil d'administration, en remplacement des anciennes instances (directoire et conseil de surveillance de l'association).

Le FC Nantes a connu treize présidents, dont six présidents de l'association jusqu'en 1992, trois présidents de la SAOS de 1992 à 2001, et quatre présidents de la SASP depuis 2001. Quatre présidents seulement ont remporté des titres (championnat ou coupe de France), le plus titré étant Louis Fonteneau (quatre championnats, une coupe), suivi de Jean Clerfeuille (deux championnats), Kléber Bobin (un championnat, deux coupes) et Guy Scherrer (un championnat).

Comme beaucoup de clubs de football professionnel, le FC Nantes dispose de groupes de supporters (une vingtaine de groupes selon le club). Le plus ancien est le groupe « Allez Nantes Canaris », en fait résultat de la fusion en 1976 de deux clubs : « Allez Nantes », fondé en 1946 et longtemps le seul club de supporters, proche de la direction, et « Les Canaris » fondé en 1972. ANC réside dans la tribune Erdre, tandis que la tribune Loire est animé par la « Brigade Loire » apparue en 1998-1999, avec pour référence le mouvement ultra.

L'ambiance des matches à Nantes est souvent qualifiée de timide, déjà au stade Marcel-Saupin, comportement qui correspond aussi à une certaine exigence de la part de spectateurs réclamant du beau jeu. Cette attitude, qui permet des matches de très haute intensité dans les tribunes dans les saisons de réussite, mène cependant une partie des spectateurs à dénigrer ses propres joueurs à d'autres périodes, parfois de manière injuste, y compris en leur temps pour des joueurs comme Jean-Claude Suaudeau, Henri Michel, Omar Sahnoun, et plus récemment pour des recrues, voire des jeunes joueurs, jugés décevants dès leurs premiers matches.

Les supporters nantais ne sont pas réputés pour leur violence, malgré quelques épisodes dans les années 1980 avec le « Loire Side » dissoute en 1990, et surtout dans les années 1990, notamment du fait du groupe « Urban Service » qui se réclame du mouvement hooligan.

Grâce à des efforts de la direction du club, le public du FC Nantes est aujourd'hui réputé pour son fair-play. Sa fidélité est également démontrée par l'affluence moyenne de 22 771 spectateurs par match lors de la saison de Ligue 2 en 2007-2008, ce qui aurait constitué la huitième affluence de Ligue 1, et représente la deuxième affluence saisonnière de l'histoire de la deuxième division française, derrière Saint-Étienne en 1998-1999.

Parmi les rivalités les plus marquantes, le « derby » contre le SCO Angers a longtemps été le plus important (notamment avant la montée en première division de 1963), ainsi que la rivalité sportive contre Saint-Étienne, surnommée le « derby de la Loire ». La rivalité la plus forte et la plus durable est cependant le « derby de l'Atlantique » entre Bordeaux et Nantes. Le « derby » avec le Stade Rennais est quant à lui relativement récent, notamment en raison d'un enjeu sportif souvent assez faible : les publics des deux clubs bretons sont au contraire historiquement assez proches.

Le Football Club de Nantes connaît dès sa naissance l'attention de la presse locale. Le quotidien Le Phare en fait mention dès le 6 avril 1943, avant même la finalisation de la création, et L'Ouest-Éclair évoque le club et le nom de son premier entraîneur, Aimé Nuic, le 30 avril. Le FC Nantes intéresse en revanche peu la presse nationale, même spécialisée. Il fait la « une » de France Football pour la première fois le 4 juin 1963 à l'occasion de la montée en première division,, et est ainsi affiché sur de nombreuses couvertures de presse dans les années 1960 à 1990 en raison de ses nombreux succès. Le jeu séduisant de l'équipe de José Arribas séduit notamment très vite la presse qui voit en Nantes le « printemps du football français » et le successeur du Stade de Reims des grandes années. Le fameux magazine britannique World Soccer affiche même Philippe Gondet en jaune et vert sur sa « une » de février 1986. La rivalité entre les Canaris et les Verts est un peu plus tard un des thèmes récurrents du championnat. Pourtant, on perçoit encore à la fin des années 1970 combien le FCN intéresse peu la presse plus habituée aux transferts spectaculaires ou aux crises répétées de clubs plus médiatiques (Marseille en tête), mais aussi aux succès européens de Saint-Étienne. Seuls le recrutement de quelques stars passionne les journalistes : Hugo Bargas, Robert Gadocha, Vahid Halilhodzic, Jorge Burruchaga ou plus récemment Fabien Barthez, ou encore le feuilleton du transfert raté de l'Israélien Mordechai Spiegler en 1970,.

Du fait de ses bons résultats, le FCN connaît de nombreuses retransmissions télévisées. Le 20 février 1965, le match Nîmes-Nantes (0-3) est le premier match télévisé de l'histoire du football français. La rencontre commentée par Thierry Roland et suivie par la France entière grâce à trois caméras, montre l'envol des Canaris vers leur premier titre : pour Miroir Sprint, « Nantes a crevé l'écran ». Nantes participe également à un autre événement lorsque le 9 novembre 1984, Canal+ diffuse son premier match de D1, Nantes-Monaco (1-0), commenté par Charles Biétry et Michel Denisot, et suivi grâce à cinq caméras,.

Le recul des résultats du FCN entraîne une plus grande discrétion encore dans les médias nationaux, même si la majorité des matches décalés au lundi pour être retransmis sur Eurosport implique le FCN, ce qui entraîne des contestations de supporters d'autres équipes. La couverture médiatique locale reste quant à elle importante. La télévision locale Nantes 7, lancée en 2004 par la Socpresse alors actionnaire du club, consacre quotidiennement son Journal des Canaris à l'actualité du FCN, qui finance lui-même l'émission,, et consacre une bonne place au FCN dans ses autres émissions sportives. Les matches sont couverts de façon détaillée par la presse locale et ses sites internet (Presse-Océan, Ouest-France, maville.com), et les matches sont retransmis en direct commenté par deux radios locales (Hit West et France Bleu). Enfin, depuis 2004, Nantes bénéficie d'une édition locale de l'hebdomadaire But!, comme pour six autres clubs français. Le club édite également son magazine distribué les soirs de matches à domicile, et titré FCNantes magazine depuis 2008, ainsi que son site internet, créé en 2000 (fcna.fr) et devenu fcnantes.com fin 2007, qui diffuse également des reportages quotidiens sous le nom « FC Nantes TV ».

Sous l'impulsion de José Arribas, le FC Nantes fait étalage d'un jeu offensif et collectif, que l'entraîneur préfère décrire comme un « état d'esprit » ou une « conception » plutôt qu'un système ou une organisation. Ce jeu séduit les spectateurs, les médias et même les adversaires témoignent de leur admiration : « Jamais nous n'avions vu ici une formation pratiquer un football d'une telle qualité cette saison » déclarent ainsi les observateurs valenciennois après un match de Nantes dans le Nord au début de la saison 1964-1965. Le jeu particulier du FC Nantes est surnommé jeu « à la nantaise » au début des années 1990.

Le jeu nantais, tel qu'il a été défini par José Arribas, puis par Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix qui se placent dans sa filiation, met en avant le mouvement,,, la disponibilité des joueurs pour proposer des solutions au porteur du ballon, ce qui passe notamment par l'anticipation, l'usage des espaces et la multiplication des courses et des appels, ou encore la recherche de la vivacité et des changements de rythme. Le jeu en passes courtes est généralement privilégié pour réduire l'engagement physique (défavorable au mouvement) et accélérer la remontée du ballon.

D'autres aspects correspondent plus spécifiquement aux qualités propres aux différentes équipes de l'histoire du club : attaque autour d'un pivot (Angel Marcos), en 1973, accélération de la transmission grâce aux passes sans contrôle à partir de 1983, jeu direct réduisant le nombre de passes et appuyant sur les qualités plus physiques que techniques des joueurs en 1995, ou encore à l'inverse multiplication des passes courtes et rapide pour remonter le ballon ligne après ligne sur le mode du toque sud-américain.

Terme souvent galvaudé, le jeu dit « à la nantaise » est considéré comme disparu depuis le début des années 2000. Alors qu'un Denoueix insiste sur le caractère intemporel de tels moyens pour assurer le succès, l'idée d'un style de jeu particulier et axé sur l'offensive est critiquée comme ne convenant plus au football moderne, ce qui fait abstraction du contexte dans lequel Arribas l'a imposé, le football des années 1960 où la notion de réalisme prenait le pas sur la créativité.

La popularité du FC Nantes semble en recul, si l'on se fie aux trois sondages successifs organisés à ce sujet pour les clubs français. Un sondage d'août 2004 place le club en quatrième position avec 6% de réponses spontanées et 7% chez les personnes intéressées par le football (le FCN est en revanche loin en première position chez les « habitants du grand Ouest » avec 23% de réponses spontanées). Un sondage comparable effectué en mars 2006 montre un net recul en huitième position, avec 3% de réponses spontanées et 4% chez les amateurs de football. Le FCN demeure en huitième place dans un sondage de février 2007 pour l'hebdomadaire France Football, mais avec un score plus réduit encore : 2% de réponses spontanées, 2,1% dans un échantillon large d'amateurs de football, 2,8% dans un échantillon de plus passionnés. Par ailleurs, malgré la tradition du club, le FC Nantes est placé dixième du classement des clubs ayant le plus beau jeu. Les scores sont toujours très légèrement meilleurs chez les amateurs de football.

Le FC Nantes est évoqué dans différents contextes culturels, notamment dans ses périodes de succès sportifs. En 1977, dans un fameux sketch sur la télévision, l'humoriste Coluche se moque du journal de 20 heures : « "En football, Nantes-Nice, match nul 6-4..." Ça veut dire que le match était sans intérêt, "Comment t'as trouvé le match ?" "Nul. bof..." ».

Dans la littérature on note le roman Jouer Juste de François Bégaudeau (2003) qui imagine le discours d'un entraîneur à ses joueurs, à la mi-temps d'une finale de coupe d'Europe, et fait clairement référence au FC Nantes, dont l'auteur est admirateur, notamment par le biais des prénoms (Marama, Viorel, etc.). Autre roman à l'allusion moins voilée : The FC Nantes Experiment, du britannique Simon Rance (2006) qui raconte son immersion parmi les supporters nantais pendant une saison complète, avec son regard d'étranger, sur un mode proche d’Une saison de Vérone de Tim Parks. Ce roman n'a toutefois pas été traduit en français pour le moment.

Au cinéma, la référence la plus nette est faite par Un dérangement considérable, film de Bernard Stora (2000), dans lequel Jalil Lespert incarne un jeune footballeur amateur qui signe un contrat au FC Nantes. On peut remarquer d'autres allusions plus anecdotiques, comme avec le personnage de Paul Gatineau, quincailler nantais qui porte le maillot du FCNA, dans le film Camping de Fabien Onteniente (2006), ce dernier étant connu comme amateur de football.

L'entraînement de l'équipe réserve du FC Nantes et la direction du centre de formation sont assurés depuis 2005 par Laurent Guyot. Le centre de formation, né de la volonté de José Arribas, mène à la création d'un pensionnat de jeunes en 1972, puis à la construction de structures intégrées dans le centre d'entraînement de la Jonelière inauguré en 1978. On compte notamment parmi les titres remportés par les jeunes Canaris trois coupes Gambardella.

De nombreux internationaux français et étrangers en sont issus, et le FC Nantes est le seul club à avoir formé trois des joueurs composant l'équipe de France victorieuse de la coupe du monde 1998 : le capitaine Didier Deschamps, Marcel Desailly et Christian Karembeu. L'objectif du centre de formation est cependant avant tout de préparer des joueurs pour l'équipe première du FC Nantes. L'équipe championne de France en 1995 est ainsi composée pour moitié de joueurs formés au club, et celle de 2001 à 80%.

L'association « Ex-Canaris Nantais » est fondée en 1999 pour encadrer l'équipe des vétérans du FC Nantes, dont l'équipe est active depuis des années. Ils sont présidés par Jean-René Toumelin, ancien président du club. Les Ex-Canaris jouent divers matches de bienfaisance, essentiellement dans la région nantaise, mais se sont également élevés en 2007 contre la politique de la direction du club, à l'époque présidé par Rudi Roussillon.

En haut



Michel Der Zakarian

Michel Der Zakarian, né le 18 février 1963 à Erevan (Arménie), est un footballeur franco-arménien. Il a effectué sa carrière de joueur au poste de défenseur et fut international arménien. Aujourd'hui il est entraîneur mais depuis son licenciement du football club de Nantes en août 2008 il est désormais sans club .

Arrivé très jeune à la Jonelière, il mettra plusieurs années à s'imposer au sein de la défense des canaris. Ainsi il a pu apprendre énormément dans l'ombre du taulier Henri Michel. Barré par Maxime Bossis et Patrice Rio, il fit quelques essais en milieu défensif. Avec la mort de Seth Adonkor (le frère de Marcel Desailly) et le départ de la vieille garde nantaise, il eut enfin sa chance en défense centrale, au début de la saison 1984-85. Nantes était abonné à la seconde place du classement, malgré une très belle équipe, avec des joueurs comme William Ayache, Vahid Halilhodzic ou encore Jorge Burruchaga. Michel forme avec Yvon Le Roux une des défenses les plus imperméables du championnat. Las à partir de 1986, Nantes peine à jouer le haut de tableau, orphelin de son buteur bosniaque parti au PSG.

Ainsi, Michel part pour Montpellier en 1988 après 10 ans passés en jaune et vert. Il va rapidement connaître le succès du côté de l'Hérault avec une Coupe de France 1990. Figure de proue de la défense montpelliéraine, avec Pascal Baills il sera, tout au long des années 90, le porte-drapeau de la faction arménienne du championnat de France, avec les Eric Assadourian, Pascal Bedrossian, Alain Boghossian et autres Frédéric Tatarian. Ainsi, il deviendra international sur le tard, avec la création de l'équipe nationale d'Arménie en 1996. En club, Michel n'a pas fait un choix forcément fabuleux puisque la formidable génération de 1990, a fait comme la Mosson : inondation vers des clubs plus prestigieux. Après 10 ans à Montpellier, Michel raccrocha en 1998 pour préparer sa reconversion...

Adjoint de Georges Eo à la tête de l'équipe fanion du FC Nantes depuis octobre 2006, Michel Der Zakarian a remplacé ce dernier le 12 février 2007, en compagnie de Japhet N'Doram, responsable du recrutement. Malgré quelques bons résultats, il ne pourra empêcher la relégation du club, qui terminera bon dernier.

Malgré la relégation du club en Ligue 2, les dirigeants (Rudy Roussillon puis Luc Dayan) lui font confiance pour continuer à entraîner l'équipe première. Lors du changement de propriétaire du club, Waldemar Kita envisage de le remplacer avant de se raviser.

Il fait remontée le club dès la première saison en le classant à la seconde place de la Ligue 2 Orange.

Il débute alors la saison 2008-2009 avec l'objectif principal de maintenir le club dans l'élite, mais est remercié le 26 Août 2008, après seulement trois journées de championnat (2 défaites et 1 match nul).

En haut



Luis Fernandez

Luis Fernandez, né le 2 octobre 1959 à Tarifa (Espagne), est un ancien footballeur français qui acheva sa carrière en 1993. Il a grandi dans la cité des Minguettes, à Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Milieu défensif, il devint ensuite entraîneur et consultant sportif.

Luis Fernandez fait partie de la Dream Team RMC depuis 2003 et anime avec Karim Bennami Luis Attaque de 16 h à 18 h du lundi au jeudi sur RMC. Il est actuellement entraîneur du Stade de Reims.

C'est au Paris Saint-Germain que Luis Fernandez signe son premier contrat professionnel, à l'âge de 19 ans. Rapidement, il s'affirme comme un solide milieu de terrain défensif, une condition physique exceptionnelle le rend redoutable dans la récupération du ballon, mais également capable de relances précises.

Au même rythme que le club de la capitale, il connaît une progression linéaire qui lui permet d'être appelé en équipe de France à la fin de l'année 1982. À seulement 23 ans, Luis Fernandez s'impose immédiatement comme un titulaire indiscutable au sein de la formation pourtant demi-finaliste de la Coupe du monde 1982 quelques mois plus tôt. Au milieu de terrain, il forme aux cotés de Tigana, Giresse et Platini un milieu de terrain de rêve surnommé le "carré magique". Avec les Bleus, Fernandez remporte l'Euro 1984 en France, puis atteint la demi-finale de la Coupe du monde 1986 au Mexique. Lors de ce tournoi, Fernandez se distingue notamment par son égalisation face à l'URSS au premier tour, mais également en inscrivant à Guadalajara le tir au but victorieux contre le Brésil en quart de finale, match rentré dans la légende du football français.

Au lendemain de la Coupe du monde, et alors qu'il vient de décrocher le titre de champion de France avec le Paris Saint-Germain, Fernandez rejoint le Matra Racing de Jean-Luc Lagardère, l'autre club résident du Parc des Princes.

Fernandez rejoint en 1989 le club de l'AS Cannes, formation modeste, qui mise essentiellement sur la formation. Cannes est le seul club à croire qu'il est définitivement guéri de sa blessure au genou. Il dispute le coupe d'Europe la saison suivante mais descend en deuxième division à l'issue de la saison 1991-92. Il ne perd pas le contact avec l'équipe de France. Son expérience et son leadership naturel plaisent au nouveau sélectionneur Michel Platini. Luis n'est plus titulaire chez les Bleus, mais Platini l'utilise comme le joueur qui peut faire la différence. Luis Fernandez participe ainsi aux éliminatoires de la France pour l'Euro 1992.

Après la remontée de l'AS Cannes en première division, Luis Fernandez poursuit son travail en hissant le club azuréen jusqu'en Coupe UEFA. Élu meilleur entraîneur de Ligue 1 par ses pairs à l'issue de la saison 1994, il séduit notamment par le jeu offensif qu'il fait pratiquer à ses joueurs (Madar, Micoud...). Le profil de Fernandez intéresse tout particulièrement le Paris Saint-Germain de Canal+, dont il devient l'entraineur, remplaçant ainsi le technicien portugais Artur Jorge.

La première saison de Luis au Paris Saint-Germain est un succès. Il s'offre la coupe de France, la première édition de la coupe de la ligue, une troisième place en championnat ainsi qu'une formidable épopée en Ligue des Champions, conclue par une élimination en demi-finale face au Milan AC. Mais le temps fort de la compétition pour Fernandez et le PSG aura été la qualification en quart de finale contre le grand FC Barcelone de Johan Cruyff.

La seconde saison, Luis décroche le trophée de la coupe d'Europe des vainqueurs de coupe contre le Rapid de Vienne en mai 1996, et devient le premier entraîneur français victorieux d'une coupe d'Europe avec un club français (il est toujours le seul) et le deuxième victorieux d'une coupe d'Europe (aprés Helenio Herrera vainqueur de la coupe d'Europe des champions avec l'Inter Milan en 1964 et 1965).

Fernandez quitte le Paris Saint-Germain à l'issue de la saison 1996. Il est contacté par l'Athletic Bilbao, une formation du championnat d'Espagne. Malgré un effectif limité par rapport aux champions de la Liga espagnole (par tradition, l'Athletic Bilbao ne recrute que des joueurs basques), Fernandez parvient à faire jouer à son club les premiers rôles du championnat, le hissant même jusqu'en Ligue des Champions. L'aventure durera au total quatre saisons.

En 2000, Fernandez revient en France. Rapidement pressenti pour prendre place sur le banc de touche de l'Olympique de Marseille alors en crise, il signe finalement son retour au Paris Saint-Germain en décembre 2000 en remplacement de Philippe Bergeroo. Mais durant deux saisons et demi, et malgré des joueurs de premier plan (citons notamment Okocha, Anelka et surtout Ronaldinho) Fernandez n'obtiendra jamais de résultats à la hauteur des ambitions du club. Malgré le soutien des supporters auprès desquels sa popularité est toujours resté très forte, Luis est poussé dehors à l'issue de la saison 2003.

Six mois plus tard, on retrouve Luis en Espagne. Appelé le 4 novembre 2003 pour sauver l'Espanyol Barcelone d'une relégation quasi-certaine, il se lance dans cette aventure qui se traduit par le maintien du club catalan dans l'élite espagnole en fin de saison. Après une année d'inactivité, Luis débarque en juin 2005 dans le club qatari d'Al Rayyan Club, qu'il décide de lui-même de quitter au mois de novembre de la même année afin de rejoindre le club israélien du Betar Jérusalem en qualité de manager général. Peu après, Luis démissionne de son poste sous la pression des supporters jaunes et noirs et revint en France avec bon espoir d'entraîner à nouveau le PSG.

Cependant, Luis ne reste pas longtemps inactif. Lors de l'été 2006, Marcel Salerno, président de l'AS Cannes se retire du club et Luis monte un dossier de reprise avec Lahiner au poste de président et Michel Dussuyer en tant qu'entraîneur. Il sauve ainsi le club du dépôt de bilan.

Après un passage à la radio, il reprend sa carrière d'entraîneur en décembre 2006 au Betis Séville, sa région d'origine dont il sera démis de ses fonctions le 10 juin 2007 lors de l'avant dernière journée, en quinze ans de carrière c'est le premier limogeage qu'il subit. Au cours de l'été 2007, il avoue etre en contact tres avancés avec l' AS Saint-Etienne, une affaire qui échouera suite au conflit entre les deux co-présidents du club. Son nom circule dans le meme temps du coté du FC Nantes suite au rachat du club par Waldemar Kita qui ne souhaite pas conserver Michel Der Zakarian, mais une victoire 5-0 des canaris lors de la première journée enterre les projets du nouveau patron nantais.

Le 29 Décembre 2008, Luis Fernandez a officiellement accepté le poste d'entraîneur du Stade de Reims. Il s'est engagé pour un an et demi.

Luis Fernandez a débuté sa « carrière » de consultant sur Canal+, pendant la période où il n'avait pas de club, juste après son aventure à l'Athletic Bilbao mais cette aventure s'arrête quand il devient entraîneur au Paris SG en décembre 2000.

En septembre 2003, toujours sans club il fait alors de la radio sur RMC Info pour présenter une émission hebdomadaire nommée Luis Attaque qu'il continue toujours à présenter bien qu'il ait pu être entraîneur à l'Espanyol Barcelone, à Al Rayyan, au Betar Jerusalem et au Betis Séville.

En septembre 2004, il a intègré TF1 comme consultant pour Téléfoot et a commenté des matches pour la coupe du monde 2006 avec Christian Jeanpierre, ainsi que pour l'Euro 2008 avec Christophe Jammot.

Depuis la rentrée 2007, il est consultant pour Eurosport où il est un des consultants de l'émission 22h30, C l'Heure du Foot et où il commente des matches de Coupe de France de football. Cependant, l'émission 22h30, C l'Heure du Foot s'arrête en mai 2008.

En haut



Source : Wikipedia