Vivienne Westwood

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Posté par talos 10/03/2009 @ 20:09

Tags : vivienne westwood, paris, défilés de mode, mode, culture

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Vivienne Westwood

Vivienne Westwood DBE est une styliste anglaise, née le 16 avril 1941, connue pour être à l'origine du style punk.

Elle est l'aînée de trois enfants, élevés selon les préceptes du calvinisme et ayant tous fait des études supérieures. Elle grandit d'abord à Hollingworth puis dans les années 1950, ses parents s'installent dans un bureau de poste à Tintwistle et déménagent à Harrow.

Une fois, ses études finies, elle occupe divers emplois temporaires. Elle a déjà une manière particulière de s'habiller et aime la vie nocturne. C'est ainsi qu'elle rencontre Dereck Westwood qui dirige un night-club avec qui elle se marie en juillet 1962 et aura un fils, Benjamin Westwood, avant de divorcer en 1966.

Elle rencontre Malcolm McLaren qui vit alors en colocation avec son frère, avec qui elle a un fils, Joseph, en 1967.

En 1971, Malcolm McLaren, Vivienne Westwood et Patrick Casey s'installent au 430 King's Road à Londres dans une boutique sombre avec un juke-box du nom de Paradise Garage qui prendra plusieurs noms successifs - changeant de nom, comme d'orientation pour changer de clientèle - avant de devenir Sex, la fameuse boutique de mode punk.

Elle créera de nombreux vêtements pour cette boutique, ce qui lui permit d'exprimer et d'affirmer son style. En Novembre 1990, Vivienne Westwood contacte Prudence de chez Prudence Millinery et lui demande de confectionner les chapeaux de sa collection automne / hiver 1991 pour femmes. Devant le succès emporté par les collections pour femmes, Prudence crée ensuite les chapeaux de Vivienne Westwood pour la gamme homme ( MAN), de 1996à nos jours.

Son fils Joseph fondera en 1994 la marque de lingerie Agent Provocateur, qui rencontrera un franc succès.

Ses lignes de vêtements incluent Anglomania, Vivienne Westwood Red Label et Vivienne Westwood Gold Label. Elle y exploite son imprimé chouchou, le tartan, non sans oublier d'ajouter à chaque élement son signe distinctif : une orbe dorée, représentative de la marque. Westwood se lancera également plus tard dans la création de parfums, dont Boudoir et le plus récent Let it Rock.

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Robin Scott

M est le groupe de Robin Scott né le 1er avril 1947 A Croydon, Londres,en Angleterre. C'est un chanteur qui a connu un grand succès avec son tube Pop Muzik en 1979.

Il grandit à Croydon dans le Sud de Londres. Fin des années 60, Il entre au Croydon Art college oû il rencontre et se lie d'alitié avec Malcolm McLaren et Vivienne Westwood avec qui il collaborera 10 ans plus tard. Scott refusera de participer à l'ouverture de la boutique de vêtements SEX ouverte par Mclaren et Westwood, préférant se consacrer à ses projets musicaux. Au collège, il se montrera doué pour la création de chansons qu'il aura d'ailleurs la chance d'interpreter à la radio et télévision. Ces créations annoncent l'album " Women From The Warm Grass" sorti en 1969 sur le petit label indépendant Head records. Ensuite, il chantera de clubs en clubs des chansons folks. Dans ces clubs, il partagera l'affiche avec, entre autre, David Bowie, John Martin et Ralph McTell.

Au début des années 70, Scott conçoit un projet multimédia "The Voice". Ce projet sera diffusé sur BBC radio 3. Il abandonne ce projet pour voyager en Europe et en Amérique du Nord. À son retour, il crée des démos avec le groupe de rock progressif Camel. En 1972, il participe et gagne à l'émission "Search For A Star" un contrat d'enregistrement chez EMI. Ce contrat échouera rapidement en raison de différends musicaux avec la maison de disques. En 1973, il joue dans plusieurs groupes (dont Pete Thomas, futur Elvis Costello and The Attractions). Il écrit également la comédie musicale "Heartaches & Teardrops". Robin travaille avec le groupe Roogalator, groupe de R&B très apprécié. Il produira leur premier LP Play it By Ear sur son propre Label Do It Records. Il sortira sur ce label Cry Myself To Sleep sous le pseudo Comic Romance. Au début du mouvement Punk, fin 1976 début 1977, Adam and The Ants se présentent au studio Do It Records. En 1978, il rejoint Paris où il devient producteur pour Barclay Records. Il vit avec sa petite amie Brigitte Vinchon (Brigit Novik). Avant de quitter Londres, il produira et filmera avec Julian Temple le groupe punk féminin The Slits.

C'est à Paris qu'il enregistrera les premières versions de Modern Man/Satisy Your Lust. Ces deux morceaux se trouveront plus tard sur l'album New-York London Paris Munich. Robin Scott produira et enregistrera le hit Pop Muzik en 1979. Un groupe de musiciens qu'il nommera "M" participera à l'enregistrement : Julian Scott à la basse, le clavieriste Wally Badarou, le programmeur canadien John Lewis, Brigit Novik aux choeurs sous la supervision de l'ingénieur du son David Richards. Fort de ce succès, MCA Records demandera un à Scott de réaliser un album. New-York London Paris Munich sera aenregistré à Montreux et sortira fin 1979. Quelques musiciens supplémentaires rejoindront le groupe : le batteur Phil Goud ( qui rejoindra plus tard Level 42 ), Guy Barnacle, au saxo et à la flute et, puisqu'il y vivait à l'époque, David Bowie qui donnera un petit coup de main. Sire Records sortira l'album au Etats-Unis où il marchera bien. Le titre "Moonlight and Muzak",extrait de l'album, sort début 1980. MCA records ne sera pas très content de ce single. Avec le tube planétaire qu'il venait de produire, Scott n'en n'aura que faire. C'est au USA que ce titre prendra forme grace à la rencontre avec Muzak Organisation. Il décrira cette rencontre comme "une expérience très mystérieuse. Il y avait tous ces cols blancs réunissant consciencieusement la musique avec la précision de chimistes. Le morceau entra dans le top 40 au Royaume-Uni. "That's the Way the Money Goes" sera le troisième single. Un film de 45 minutes reprenant les vidéoclips et des extraits de concerts sortira par après.

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Mode punk

Punks dans les années 1980.

La mode punk est l'allure vestimentaire et l'apparence physique que se donnent au milieu des années 1970 certains groupes de musique anglais, en particulier les Sex Pistols.

Il s'agit d'un renversement de toutes les valeurs et de tous les codes vestimentaires issus du mouvement hippy: couleurs douces, effacement des différences sexuelles, références à la nature, vie à la campagne, motifs vernaculaires, non violence, idéalisme politique auxquels le style punk oppose tout ce qui est considéré comme laid par les babas cool : le style moderne des années 60 (The Jam), les couleurs flashy, les imprimés voyants (léopard, lamé, écossais), les tissus et les matières synthétiques (nylons, vinyl, plastique), le sexisme, le mode de vie urbain, la violence, le pessimisme, les drogues chimiques, le mépris de soi, l'inculture, le vandalisme gratuit, l'idéologie scientiste. Cette attitude, issue d'une nouvelle génération en rupture avec l'échec patent de celle de Woodstock, choisit de s'appeler « punk ». Sa musique feint d'ignorer les harmonies pour privilégier une puissance rythmique très fruste et efficace, avec des motifs et des paroles engagés ou révoltants. Elle évolue rapidement vers le mouvement skinheads, puis la new wave.

Perçue par ses détracteurs comme une recherche d'excentricité et de provocation gratuite, elle n'est plus qu'un phénomène de mode encore une source d'inspiration pour les designers et les publicitaires bobos. L'apparence vestimentaire est utilisée comme signe d'appartenance à une même communauté d'idéologie, de comportements et de goûts. Les codes qui la déterminent sont en évolution constante et se redéfinissent à mesure qu'ils sont dévoilés au grand public, popularisés par les médias et repris par la mode. L'apprentissage de ces codes est de l'ordre de l'initiation où maîtrise de sa propre image et définition de l'identité personnelle vont de pair.

L'esthétique punk est généralement jugée comme sans concession et agressive. Elle véhicule à la fois les valeurs de liberté des années 1950, l'autodestruction propre au poète maudit, le tranchant des mods des années 1960 et le refus du système en place. Puisant ses influences dans plusieurs références ou époques, elle fait largement appel au mélange de genres ainsi que l'illustre bien la première prestation des Sex Pistols où John Lydon, le chanteur, portait son célèbre tee-shirt « I hate Pink Floyd » avec un pantalon type « baggy » et des bretelles ; Steve Jones, le guitariste, ressemblait à Pete Townshend (guitariste de The Who) ; Paul Cook, le batteur, à Rod Stewart en mods et Glen Matlock, le bassiste, portait un pantalon avec des tâches de peinture et un haut de femme en cuir rose.

En 1976, l'esthétique punk se répand depuis Londres, popularisée via les médias par l'intermédiaire des Sex Pistols, groupe emblématique du mouvement.

Les origines du mouvement et donc sa mode sont intimement liées à l'histoire de ce groupe.

En 1974, aux États-Unis, toute une faune commence à émerger autour de la scène du club CBGB's dans un contexte où la fin de la guerre du Viêt Nam et le scandale du Watergate préfigurent une volonté de changement. Leur musique est puissante et agressive, leur allure de « zonards efflanqués » dénote avec tout ce qui a pu se faire avant.

Richard Hell se produit avec de grandes lunettes noires style années 1950, un blouson en cuir, un tee-shirt trop court et déchiré ainsi qu'une chevelure dont les mèches sont hérissées et de longueur variable. Dans le même temps, les Ramones se produisent avec un teint blafard, des blousons en cuir noir type « perfecto », des baskets, des jeans troués et déchirés. Alors que les nihilistes de Electric Eels s'affichent avec des tee-shirts déchirés et rafistolés avec des épingles de sûreté ou portant des inscriptions jugées insultantes comme des logos du White Power et des croix gammées.

Ce nouveau genre est remarqué par les médias et Richard Hell pose pour son groupe Television avec le photographe Robert Mapplethorpe. Sur la photo qui est publiée dans le magazine Interview d'Andy Warhol, il apparaît avec un tee-shirt déchiré et arborant une chevelure dont le look sera qualifié de « destroy ».

En 1975, le mouvement commence à être connu sous le nom de « punk » notamment sous l'impulsion du fanzine homonyme publié à partir de décembre 1975 par Legs McNeil et John Holmstrom.

Malcolm McLaren, alors manager des New York Dolls, est à New York. Il est impressionné par l'allure de Richard Hell et ramène disques, photos et articles à Londres pour les afficher dans le magasin qu'il tient alors avec Vivienne Westwood, Sex avec la ferme intention d'importer ce style en l'adaptant au public anglais.

Sex est alors, déjà un endroit alternatif prisé par une clientèle underground. La boutique en est alors à son 3e changement de nom et d'orientation mais conserve des éléments des tendances précédentes (revival années 1950, bikers) qui influenceront ce qui deviendra la mode punk. Ce dernier changement de nom amène une clientèle de jeunes banlieusards issus du milieu prolétaire qui prennent l'habitude de flâner dans la boutique et dont l'allure dénote avec la tendance de l'époque.

C'est là que, Johnny Rotten aurait vu un poster de Richard Hell et commencé à imiter la coupe et l'allure, puis à répandre cette mode autant via les Sex Pistols, le groupe qu'il fonde sous l'impulsion de Malcolm McLaren que via le Bromley Contingent, une bande de fans et d'amis qui se forme autour du groupe et de la boutique.

Sid Vicious, le bassiste du groupe de février 1977 à 1978, est souvent présenté comme incarnant le « look punk ». Il est décrit comme attentif à son allure et imaginatif dans sa tenue ; il porte des jarretières sur son jeans ou un cadenas à l'entre-jambe.

Cette mode rencontre un succès très rapide dans une Angleterre en pleine crise économique, sans politique sociale et où le seul avenir des jeunes prolétaires est le chômage : notamment, elle est facile à mettre en œuvre, bon marché (vêtements récupérés en friperie ou au surplus militaire) et répond, tout en l'exprimant, à la nécessité économique du moment.

Elle veut incarner le refus du système de l'époque en rejetant les anciens codes issus du mouvement hippie : le jeans universel de la génération « peace and love » est déchiré, les cheveux longs sont rasés, le cuir du rocker est accessoirisé d'épingles de sûreté, de chaînes, de clous, etc.

Cette boutique sera un des pôles de la culture punk à son début. Outre les vêtements fétichistes de Sex, le groupe popularise d'autres produits de la boutique comme les pantalons plissés ou en velours côtelé, les écharpes en daim, les vestes type années 1950 à cols de velours, etc.

Fin 1976, The Sun consacre au punk une double page où il les présente comme des « Hells Angels dans un cauchemar à la Orange mécanique ».

Dès 1977, le mouvement prend une ampleur telle qu'il en devient un véritable phénomène de mode. Des magasins ouvrent sur King's Road avec leur propre collection comme Boy qui présente des tee-shirts avec du sang d'animal séché ou imprimé avec des photos mortuaires de Gary Gilmore et des bijoux fait à partir de seringues ou de préservatifs.

En 1977, la créatrice anglaise Zandra Rhodes présente la première collection haute couture inspirée par le look punk - vêtements déchirés, épingles de sûreté et chaînes.

Épingle de sûreté.

Chaînes de vélo.

Cette popularité va, à terme, scinder la mode punk en deux expressions différentes qui se cotoyent jusqu'à la fin des années 1970. L'interprétation de la rue qui bricole son allure avec des éléments de récupération perpétuant l'inventivité du style originel et celle des boutiques alternatives qui lancent leurs propres collections en s'inspirant de ce que génère le mouvement.

La popularité amène aussi l'éclosion de plusieurs tendances issues des différentes interprétations de l'esprit originel tant musical que vestimentaire.

À partir de 1978, l'émergence de la coldwave fait naître des looks d'inspiration ska considérés comme « glacials » proche des mods avec costumes et chapeaux. Cette tendance est à rapprocher à la fois de l'influence de films comme Cabaret ou Les Damnés mais aussi de l'orientation des collections de la boutique Sex qui s'inspirent des différentes modes en remontant le temps depuis les années 1950. C'est aussi l'émergence du look paramilitaire, voire des tenues de survie, sous l'influence du groupe allemand Kraftwerk.

Vers 1979, c'est le début de la vague « néo-romantique » où l'apparence devient un élément essentiel et qui évolue vers une certaine préciosité, ce qui aboutira au mouvement gothique et la mode associée. Les tendances de la mode punk en 1979 peuvent se classer en trois groupes autour d'un caractère privilégié : « l'outrage » pour la tendance punk, le « clean » pour la tendance mods et « l’aspect menaçant » pour la tendance skinhead. Au début des années 1980, le look se met à suivre une tendance clochard (soit type dépression des années 1930, soit type rescapé d'une apocalypse nucléaire) qui veut se rapprocher de l'esprit originel.

Au début des années 1980, commence à apparaître des « punks bidons » ou poseurs qui s'attachent plus à l'aspect sophistiqué de l'apparence qu'à l'aspect nihiliste et revendicateur du mouvement, cet effet de mode suscitera en réaction un mouvement de contestation, notamment via le Do it yourself où les vêtements sont personnalisés sans respect pour l'objet de consommation qu'ils représentent. Ce mouvement aboutira au « zéro look » des grunges dans les années 1990. D'autres auteurs attribuent l'apparition du « zéro look » des grunges aux influences riders américains.

Veste personnalisée.

Pantalon personnalisé.

Manteau en cuir personnalisé.

Veste de surplus militaire personnalisée.

La politisation du mouvement notamment via la oi! et les influences skinheads entraîne des évolutions du look pour l'adapter à la guérilla urbaine. Ainsi, les chaussures coquées sont privilégiées afin de servir de moyen de défense ; le bomber est favorisé comme blouson parce qu'il est difficile de l'aggriper ; le crâne rasé permet de ne pas donner une prise facile, etc.

Le goût de la liberté et l'attitude jusqu'au-boutiste sont déclinés par les riders ; ce qui amènera le skate punk et le look associé (cheveux en bataille, pantalon type « baggy », etc.) popularisés dans les années 1990.

Le goût du kitsch et de l'exubérance est décliné par la mode visual Kei. La fascination pour les atmosphères post-apocalyptiques est déclinée dans certains courants techno ou cyberpunk.

Chaque sous-tendance, chaque interprétation du mouvement originel amène l'émergence d'un nouveau genre qui développe ses propres codes vestimentaires. Le terme « punkoïde » est parfois utilisé pour désigner les différents mouvements issus du mouvement punk originel.

Tendance emo.

Tendance cyberpunk.

Tendance visual Kei.

Tendance gothique.

La mode punk est régulièrement revisitée par des couturiers comme Jean-Paul Gaultier ou Martin Margiela, montrant ainsi l'importance du phénomène de société qu'elle représente. Elle inverse le sens de propagation habituel de la mode dans le sens où c'est la rue dont elle est issue qui a influencé les créateurs et non l'inverse.

Malgré la diversité des accessoires ou vêtements assimilables à l'esthétique punk, certains éléments ou certaines associations restent récurrents. Mais s'il existe des critères communs à tous les punks ; leur application est soumise à l'infini variabilité des interprétations individuelles. C'est la profusion de ces critères communs sous forme de répétition qui permet l'identification au mouvement punk. Cette répétition est moins marquée en milieu rural car il y est plus difficile de se procurer certains accessoires et la possibilité d'isolement social y est plus importante. Elle est aussi moins marquée et moins codifiée chez les filles du fait d'une sous-représentation féminine à l'image de la société.

Comme toute mode, la mode punk comporte une composante vivante qui la rend évolutive. Certaines tendances seraient liées à différents niveaux d'authenticité, par exemple. Et elle subit aussi des modes localisées dans le temps ou l'espace.

Le badge est emblématique de la culture rock. Son caractère peu onéreux et sa facilité de fabrication ou de personnalisation sont en accord avec la culture punk. Comme le t-shirt, il peut prendre une valeur symbolique d'icône s'il est orné de l'effigie, des couleurs ou du logo d'un groupe.

Les bretelles se portent généralement pendantes sur le pantalon par dérision pour leur rôle de maintien autant que par provocation vis-à-vis de la tenue correcte communément admise.

Le détournement d'objet est un élément déterminant popularisé par les collections de la boutique Sex. Ces collections utilisent des accessoires en référence au bondage ou au BDSM comme les menottes, les cadenas, les chaînes, les boucles de métal, les lacets, les sangles qui se portent pour entraver la démarche, les laisses et les colliers pour chien. Mais tout objet est susceptible d'être détourné à des fins d'accessoirisation, comme des outils dérisoires de la vie courante tels que les épingles de sûreté, les clous, etc., ou encore des objets à fonctions pratiques comme les lames de rasoirs, les fermetures à glissière, les chaînes de vélo ou triplex qui se portent en ceinture ou en collier.

Le maquillage est outrancier : les paupières sont noircies au khôl, les lèvres d'un rouge intense, le teint souvent blafard. Depuis le début des années 1970, le maquillage et le rimmel en particulier, peuvent aussi être une expression de virilité.

Les modifications corporelles, en général, appartiennent à la culture rock, mais c'est particulièrement le piercing qui est souvent associé à la culture punk. Elle est notamment à l'origine de la popularisation du piercing à la narine pendant les années 1980. Le piercing suggère non seulement la sauvagerie en rapprochant les sociétés occidentales des peuples dits « primitifs », mais est aussi considéré comme un accessoire déviant et pervers au même titre que les accessoires BDSM. Selon certains auteurs, il est possible de rapprocher les transformations faites sur les vêtements de celles faites sur le corps, notamment dans le fait que comme pour les vêtements, les modifications corporelles sont souvent mises en œuvre par les punks eux-même.

Le rat appartient aussi à la panoplie typique du punk, le plus souvent porté trottinant sur l'épaule. L'origine de cette tendance est à attribuer à une biographie à sensation de Unity Mitford parue en 1976 laquelle possédait un rat domestique qu'elle portait sur l'épaule ; tendance à rapprocher de l'usage des symboles politiques choquants.

Les symboles politiques forts sont utilisés pour leur caractère provocant plus que pour leur sens ; c'est le cas de la svastika, de l'étoile de David ou encore du keffieh (symbole du peuple palestinien), anecdotiquement les couleurs rasta (rouge, jaune, vert).

Piercing à la narine.

Oreilles avec épingle de sûreté en piercing.

Rat domestique.

Les grosses chaussures font partie des classiques. Elles sont généralement montantes et coquées. Elles peuvent être de style « chaussure de sécurité » à la Dr. Martens ou style « botte de combat » souvent appelées « Rangers ». Elles peuvent être accessoirisées ou peintes, et se portent ouvertes ou fermées.

Les creepers, emblème des Teddy Boys des années 1950, ont été remises au goût du jour par Vivienne Westwood et Malcolm McLaren qui les vendaient dans leur premier magasin londonien Let It Rock et dont la vente a subsisté malgré les changements de nom et d'orientation de la boutique. La mouvance psychobilly (mélange de punk rock et de rockabilly) les adopte comme un véritable emblème.

Les influences skate punk amènent également à utiliser des chaussures de skate (Vans, Globe, Etnies, etc).

Dr. Martens.

Chaussures de marque Vans.

La coupe « en pétard à la Sid Vicious » (appelée scum en anglais) est nettement inspirée de la coiffure originelle de Richard Hell. Cette coupe évoluera via Siouxsie Sioux jusqu'à inspirer Robert Smith et devenir une coiffure emblématique du mouvement gothique au début des années 1980. Cette coupe symbolise le rejet de la mode dont la tendance en 1976 était aux boucles et aux cheveux longs, en même temps que le rejet du mouvement hippie à l'origine de cette mode. Son côté fait-maison dénonce la crise de l'époque au Royaume-Uni en exprimant « pas d'argent, pas d'avenir ».

Dans cette attitude de rejet du cheveu long, les cheveux peuvent même être rasés, totalement ou en préservant une crête.

La crête iroquoise (ou Mohawk Hairstyle en anglais) est considérée comme la coiffure emblématique du mouvement punk : à l'époque, tous les moyens étaient bons pour la tenir droite (colle, savon, blanc d'œuf, etc) ; cela ouvrira la voie aux nouveaux cosmétiques extra-fixants. Cette coiffure facile à réaliser soi-même s'impose rapidement et dès 1977, elle est proposée et interprétée dans certains salons de coiffure, dont celui de Ray Bird, sous différents noms : « jolie punk », « tête de hérisson ». Ray Bird créé ainsi des coiffures novatrices notamment en intégrant des dessins, des sigles ou des mots, rasés dans les cheveux.

Sa facilité de mise en œuvre à partir de n'importe quelle coiffure est contrebalancée par la quasi-impossibilité de la masquer une fois réalisée, ce qui en fait un fort symbole visuel de l'attitude jusqu'au-boutiste des punks. Quant à la fin des années 1970, le punk anglais devient une sorte d'attraction touristique à Sloane Square, étant même présent sur les cartes postales des magasins de souvenirs, la crête prend des allures extravagantes (couleur, hauteur, forme, etc.) pour satisfaire les touristes et glaner les quelques 50 pences qu'ils donnent pour une photo. En réaction à cette exagération, une tendance sera de porter la crête mais de ne pas la dresser.

Crête colorée type fin des années 1970 sur Sloane Square.

Crête colorée.

Crête coiffée avec des pics (spikes).

Crête non dressée.

Cette façon de colorer les cheveux est aussi caractéristique du rejet des tendances de l'époque qui visent au naturel ; les couleurs utilisées sont volontairement artificielles pour être choquantes : fluorescentes, orange, vert, racines apparentes, etc.

Le crâne rasé apparaît avec la politisation du mouvement, dans un symbole de négation totale du système, de jusqu'au-boutisme du DIY et avec un aspect pratique puisque les cheveux ne peuvent pas être saisis en cas de bagarres.

Il existe d'autres coupes plus anecdotiques mais généralement plus extravagantes comme le fait de raser et de mettre en forme les cheveux restant afin de simuler des cornes sur le devant ou la Devilock (coiffure emblématique du groupe Misfits).

Outre les coiffures, la mode punk présente le visage masculin comme rasé. Cette tendance est autant à attribuer à la jeunesse des protagonistes originels qu'à leur façon de prendre les codes en vigueur à revers puisqu'à l'époque la barbe est plutôt en vogue.

Les matières phare de la culture rock des années 1950 sont revisitées, accessoirisées, déchirées, rapiécées mais restent d'actualité comme le cuir pour les blousons et le jeans pour les pantalons-cigarette de coupe dite « slim fits » en anglais (en forme de tube droit et fin).

Sous l'influence de Jamie Reid, le collage est largement utilisé que ce soit pour les motifs imprimés - style lettres découpées dans un journal comme une lettre anonyme - ou dans les assemblages et superposition de matières.

La maille de toutes tailles dont la résille prend une place importante, notamment dans les vêtements féminins. La dentelle et le satin sont partiellement utilisés pour jouer sur un effet de contraste entre la préciosité et la sophistication qu'induisent ce type de matières comparées à l'allure générale.

Des symboles forts de la monarchie et de la bourgeoisie au Royaume-Uni sont détournés pour se vêtir comme le drapeau du Royaume-Uni ou le tartan (tissu écossais).

Veste (type Harrington) avec intérieur type tartan.

Drapeau du Royaume-Uni.

Tenue avec du léopard.

Le goût du kitsch s'affiche par des motifs léopard, Prince de Galles, pied-de-poule, pois ou rayures.

Dans les motifs comme dans les couleurs, il s'agit d'une mode de contraste utilisant des couleurs qualifiées de violentes ou de criardes : noir, blanc, rouge vif, bleu électrique, violet flashy.

Cette volonté de contraste se retrouve aussi dans les volumes des vêtements qui sont tantôt très longs, très larges, très courts - notamment les jupes chez les femmes - ou très moulants.

D'autre part, en réaction aux codes naturels en place issus du mouvement hippie, les matériaux synthétiques, symbole de la production marchande moderne, comme le plastique ou le bakélite, sont largement utilisé pour les accessoires.

Par l'héritage Do it yourself, les vêtements s'achètent en friperie ou au surplus militaires et se personnalisent par des dessins, logos, symboles, slogans ou s'accessoirisent, se déchirent, etc.

Pour Rowland-Warne, il est possible d'interpréter cette tendance à déchirer les vêtements pour montrer le dessous comme une réminiscence de la mode des crevées. Cette façon d'exhiber les dessous se systématise dans le port de lingerie au-dessus des autres vêtements et se complète par le port des vêtements sur leur envers. Pour d'autres auteurs, le fait de déchirer les vêtements fait référence à la violence voire à la sexualité.

Dans les blousons se retrouvent le perfecto, symbole du rock, mais revisité à la mode punk pour dépasser l'image obsolète du « rocker empaté » et le bomber, en raison de la politisation du mouvement et de l'aspect pratique car il est difficile à saisir.

Du fait du détournement du tartan (tissu écossais), le kilt est aussi un vêtement emblématique, souvent porté sur un jeans.

Par le côté provocant, les femmes portent des minijupes avec de la résille ou des collants sans pied.

Tenue avec tee-shirt déchiré.

Tenue avec des vêtements de friperie ou de surplus militaire.

Vêtements accessoirisés avec des épingles de sûreté.

Tenue avec lingerie apparente.

Il s'agit de bouleverser le système vestimentaire. Pour cela, l'allure se construit avec un assemblage d'éléments disparates, généralement avec le souci de contrarier les représentations habituelles des vêtements dans la majorité de la population. Des chaussettes trouées sont portées sur des bas résille, superposition de collants troués, lingerie apparente, long pull utilisé en minirobe, vêtements portés à l'envers, bretelles portées en bas, chemise hors du pantalon, cravate trop large, etc.

Comme le badge, le tee-shirt est peu onéreux et facile à personnaliser. Outre son usage comme support promotionnel par les groupes, c'est un élément récurrent dans l'histoire du punk et de sa mode.

Lors des premiers concerts de Television, Richard Hell confectionne un tee-shirt avec une cible et écrit « Please Kill Me » mais il n'ose pas le porter et c'est Richard Lloyd qui le met.

La légende veut que Johnny Rotten se soit fait remarquer par Malcolm McLaren et Steve Jones notamment à cause de son tee-shirt Pink Floyd personnalisé dont il avait arraché les yeux et il avait ajouté « Je hais » au-dessus du logo du groupe ; tee-shirt qu'il portait lors du tout premier concert des Sex Pistols en première partie de Bazooka Joe.

Dans un documentaire de 1976, Dressing for pleasure, consacré au fétichisme du latex, Vivienne Westwood présente un tee-shirt où est inscrit « Soyez raisonnable, demandez l'impossible ».

Lors de la séparation des Sex Pistols, Johnny Rotten portait le tee-shirt de la tournée sur lequel était écrit « J'ai survécu à la tournée des Sex Pistols » et où il avait ajouté « Mais le groupe, non. ».

À la mort de Nancy Spungen, Vivienne Westwood fait un tee-shirt imprimé d'une tâche de sang et de la photo de Sid Vicious où s'inscrit « Elle est morte, je suis vivant, je suis à toi. ».

Toujours en 1978, Joe Strummer de The Clash se produit avec un tee-shirt imprimé avec le logo de la Fraction armée rouge entouré des mots « Brigate Rosse ».

Les différentes composantes de la mode punk ont largement été interprétées par de nombreux auteurs voire même par leurs investigateurs. Dans sa mise en œuvre originelle, c'est une mode porteuse de messages comme les slogans affichés sur les vêtements et dont chaque élément est chargé au moins d'une valeur symbolique reprise ou détournée par le porteur.

La mode punk est constituée de codes vestimentaires qui définissent une identité d'appartenance sans équivoque au groupe plus qu'une véritable mode. D'un point de vue socio-anthropologique, l'usage de ces codes vestimentaires appartient à la ritualisation que ce soit dans leur mise en œuvre ou dans leur sens symbolique. L'habillement tient lieu de masque ou de totem , il permet de protéger la fragilité potentielle du porteur en lui donnant une autre image. D'un point de vue psychologique, l'adoption de la mode punk structure le comportement sur des points d'ancrage comme les codes vestimentaires, dont la principale référence sont les goûts musicaux. En effet, elle a d'abord existé et a été popularisée par des groupes de musique.

La valeur symbolique du vêtement est autant destinée à autrui qu'aux autres membres du groupe. L'allure peut témoigner du degré de révolte contre la société, du degré de violence face aux autres ethnies urbaines, du type de drogue qui a la préférence, etc. Cet investissement symbolique du vêtement induit une association, de fait, entre les éléments caractéristiques du mouvement et l'appartenance à ce mouvement ce qui s'accompagne implicitement de connotations sur les goûts musicaux, l'idéologie, etc.

L'élément essentiel reste le rejet du système en place, en exploitant deux registres - dérision et provocation - qui font appel tous les deux au détournement des éléments de ce système.

Ce détournement aboutit à une apparence hors-norme qui place le porteur dans une position d'auto-marginalisation assumée. Cette marginalité est temporaire et anticipe sur un statut futur valorisé, du moins dans le groupe.

La dérision détourne, déforme, voire tourne en ridicule les codes vestimentaires admis de l'époque. Des résilles sont fabriquées avec des filets à oranges, des accessoires inutiles ou dysfonctionnels apparaissent (lunettes sans verre en fil de fer, lacets de chaussures mal noués pour entraver la marche, etc), plaquettes de médicaments vides accrochées aux vêtements, simulacre de tampon hygiénique pendant à la ceinture, t-shirt coupé dans un sac poubelle, etc.

Le jeans comme le tee-shirt perdent leur sens universel en étant déchirés, que ce soit via l'acte de renier un symbole universel en le déchirant ou le fait de porter un symbole universel dans sa version destroy. Symbolique qui se retrouve aussi dans le blouson de cuir type perfecto, symbole universel du rock dont l'acte de profanation lié à la personnalisation (accessoirisation, peinture, etc.) est aussi chargé de sens que le fait de le porter.

La fonction unisexe du jeans ou du tee-shirt est, elle aussi, tournée en dérision par l'ajout d'éléments faisant clairement référence à la sexualité.

De même, le fait d'utiliser des symboles forts de la monarchie et de la bourgeoisie pour se vêtir les ramène à leur état de pièce d'étoffe.

La provocation consiste surtout à afficher des symboles habituellement considérés comme tabous.

Elle touche ce qui est alors considéré comme des déviances dont la sexualité, l'androgynie, le BDSM, le fétichisme, le sadomasochisme, la prostitution, la toxicomanie, les modifications corporelles dont le piercing.

Mais elle touche aussi au politiquement correct en arborant des symboles politiques forts.

Provocation aussi dans les vêtements type bondage où les membres sont entravés par des sangles autant que dans les colliers de chien portés au cou, qui outre l'aspect déviant du premier niveau de lecture, symbolisent aussi le rejet d'un système vécu comme aliénant.

La plupart des ethnies urbaines transmettent une idée de violence, véhiculée par la notion de nombre due au regroupement en bande.

De par son côté provocant, la mode punk transmet une image revendicative souvent assimilée à une idée de violence. Cette violence à l'égard de la société se charge d'une dimension symbolique dans la mode punk. En effet, elle s'exprime notamment dans l'habillement où le « jeu de corps paré » permet de s'opposer voire, de se substituer à un système jugé aliénant.

Cette idée de violence se transmet aussi par l'usage d'accessoires ou de symboles associés aux attributs guerriers dans l'inconscient collectif.

C'est le cas de la crête iroquoise qui est assimilée aux guerriers amérindiens mais qui peut aussi se rapprocher des décorations qui ornaient les casques des guerriers comme ceux des gaulois ou les cimiers des heaumes. D'un point de vue psychanalytique, cette coiffure constitue, de part sa hauteur, un rite d'élévation qui peut se traduire comme une tentative d'identification au mâle dominant'.

La violence faite à soi-même est une forme de violence extrême. Elle appartient au mythe du poète maudit ainsi qu'à la symbolique associée au toxicomane.

Dans certaines religions dont la religion chrétienne, les modifications corporelles sont assimilées à l'automutilation. Cette thématique de l'automutilation peut aussi se retrouver dans les vêtements déchirés. La symbolique de l'automutilation induit aussi une idée de sauvagerie primitive qui se retrouve aussi dans la coiffure.

L'autodestruction renvoie aussi aux thèses psychiatriques de la fin du XIXe siècle interprétant la toxicomanie ; or la toxicomanie est fortement liée au mouvement punk.

Cette dimension presque poétique du désespoir dans le punk atteint son apogée lors de la tragique fin du couple Sid Vicious-Nancy Spungen qui est parfois rapprochée par certains fans du mythe de l'amour impossible.

Véhiculées par le mythe associé à James Dean, les références aux années 1950 rejoignent une idée de liberté jusqu'au-boutiste qui se retrouve aussi dans l'histoire du couple Sid Vicious-Nancy Spungen.

Cette absence de limite est symbolisée par la crête iroquoise dont la mise en œuvre a un caractère définitif. Elle appartient à l'histoire des Sex Pistols qui enchaînèrent scandale sur scandale, dûs à leur comportement sans limite.

Au début du mouvement, le fait qu'ils décolorent leurs cheveux, les coupent courts et portent des pantalons étroits, a parfois fait passer les punks pour des homosexuels, notamment aux États-Unis. D'autant que les Ramones chantaient 53rd and 3rd où Dee Dee Ramone se réfère à un lieu connu de la prostitution masculine à New York.

Les boneheads sont issus du mouvement skinhead qui est proche du milieu punk. Leur code vestimentaire comporte des points communs qui amènent parfois à des confusions.

L'usage de la croix gammée par provocation (une constante chez les punks) ajoute d'autant à la confusion. Pour éviter cette confusion, certains punks portent des symboles anti-nazi.

Entre le temps de préparation d'une coiffure ou le soin apporté à l'apparence, le punk est parfois présenté comme une sorte de dandy moderne ou « dandysme de fauchés ». Pourtant à l'inverse de l'idée de préciosité associée au dandy, les vêtements s'achètent au moins cher (puces, friperie, surplus militaire, vente au poids, etc.) avec peu de considération pour ce qu'ils sont - sauf pour des éléments kitsch (pantalon vert pomme, chemise à impression cow-boy) - puisqu'ils sont voué à être personnalisés par des dessins, des accessoires voire même des photos. Cette contradiction où le parti-pris anti-esthétique devient d'ordre esthétique, était déjà présente dans le mouvement dada.

La perception véhiculée par la culture populaire notamment via le cinéma vise à stigmatiser les côtés les plus jusqu'au-boutistes, antisociaux et violents du punk en donnant souvent une allure punk aux personnages incarnant le méchant.

Certains éléments de la mode punk peuvent, en fonction des pays, avoir un caractère illégal. Ainsi, en France, les triplex sont considérés comme des armes par destination et sont donc interdites. De même, la mode des grosses bagues en métal se serait développée suite à l'interdiction des poings américain. Certains visuels de tee-shirts de la boutique Sex ont été interdits car jugés trop choquants : ce fut le cas des tee-shirts comportant la cagoule du violeur de Cambridge ou ceux avec un visuel où deux cow-boys sans pantalon se font face avec leur sexe qui se frôlent.

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Sex Pistols

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Les Sex Pistols sont un groupe de punk rock anglais formé en 1975 à Londres, connus pour être une des formations initiatrices du mouvement punk au Royaume-Uni.

À sa formation, le quatuor se compose de Johnny Rotten au chant, Steve Jones à la guitare, Paul Cook à la batterie et Glen Matlock à la basse. Ce dernier est remplacé par Sid Vicious en 1977. Malgré une courte carrière de trois ans, un seul album studio enregistré, Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols et quatre singles, les Sex Pistols sont décrits par The British Broadcasting Corporation (BBC) comme « l'irrémédiable groupe de punk rock anglais » (the definitive English punk rock band)..

Le groupe a vu le jour alors que le rock progressif la pop sont les genres musicaux les plus dominants au milieu des années 1970. Selon les conseils de leur impresario Malcolm McLaren, le groupe a créé de nombreuses controverses qui ont fascinées l'Angleterre, mais qui ont souvent dissimulé leur musique. Leur single God Save the Queen de 1977 a été perçu comme une attaque de la monarchie et du nationalisme britanniques . Leurs concerts ont souvent, de manière récurrente, attiré des problèmes entre les autorités et les organisateurs, le public devenant violent.

En janvier 1978, après une tournée mouvementée aux États-Unis, Johnny Rotten quitte le groupe, annonçant ainsi sa dissolution. Pendant les quelques mois qui suivent, les trois membres restant enregistrent plusieurs chansons pour le film de Malcolm McLaren racontant l'histoire des Sex Pistols, The Great Rock 'n' Roll Swindle. Sid Vicious meurt un an plus tard d'une overdose à New York.

En 1996, Rotten, Cook, Matlock et Jones se réunissent à nouveau, et partent en tournée de juin à décembre 1996. La formation a également entrepris d'autres tournées en 2003, 2006, 2007 et 2008.

Les Sex Pistols sont nés de la formation de The Strand (parfois appelés The Swankers), un groupe londonien formé en 1973, avec Steve Jones au chant, Paul Cook à la batterie, et Wally Nightingale à la guitare. La bande recrute aussi Jim Mackin à l'orgue et Stephen Hayen (et plus tard Del Noones) à la basse.

Les membres du groupe fréquentent régulièrement deux magasins de vêtements sur Kings Road, dans le quartier londonien de Chelsea, Acme Attractions, tenu par Don Letts et Too Fast to Live, Too Young to Die, géré par le couple Vivienne Westwood et Malcolm McLaren. Ces derniers ont ouvert leur commerce en 1971 sous l'enseigne Let it Rock, s'inspirant du style Teddy Boys dans leurs créations. Let it Rock a été renommé en 1972. Le commerce est rapidement devenu un point de fréquention et de rencontre de la scène punk rock anglaise. Ainsi, de nombreuses personnalités se côtoient, tels que Sid Vicious, Soo Catwoman, Captain Sensible, Jah Wooble, Gene October, Mick Jones, Tony James et Marco Pirroni. Tous sont contre la mode des cheveux longs et jeans évasés qui ont dominé dans les années 1970.

Au début de l'année 1974, Jones convainc McLaren d'aider la formation The Strand. Celui-ci devient alors manager du groupe, et leur paye un premier local de répétition. Glen Matlcok, un étudiant en art qui travaille pour le commerce du couple Westwood/McLaren, est alors recruté et désigné comme bassiste régulier. En novembre de la même année, McLaren doit partir quelques temps pour New York. Parallèlement à son départ, sa boutique change à nouveau de nom devenant SEX. Vivienne Westwood abandonne la mode rétro et se concentre sur une mode sadomasochiste, dite « anti-fashion ». Bernard Rhodes, un ami de McLaren est désigné pour devenir manager du groupe, en attendant le retour de celui-ci.

Dès lors, après avoir brièvement été manager des New York Dolls, McLaren retourne à Londres en mai 1975, inspiré par la scène punk qui a débuté dans le Lower Manhattan. The Strand commencent alors à répéter régulièrement et se produisent en public pour la première fois. Après le retour de McLaren, le guitariste Wally Nightingale est renvoyé et Steve Jones prend sa place. McLaren et le reste de la formation commencent alors à chercher un nouveau membre pour assurer le chant.

En août 1975, Steve Jones et Bernard Rhodes (futur manager des Clash) aperçoivent John Lydon (qui sera connu sous le nom de scène de Johnny Rotten) à la boutique SEX. D'après Jones, « John Lydon est venu avec des cheveux teints en vert. J'ai pensé qu'il avait vraiment un visage intéressant. J'aimais bien son look. Il portait un t-shirt avec les inscriptions : Je déteste Pink Floyd. John avait quelque chose de spécial, mais quand il parlait c'était un véritable enfoiré—mais élégant. » Repéré, John Lydon est incité à chanter sur le juke-box de la boutique, un morceau d'Alice Cooper, I'm Eighteen. Malgré une interprétation risible, McLaren convainc les membres du groupe de répéter avec John Lydon.

Le journaliste de NME Nick Kent, qui répétait parfois avec le groupe, est alors contraint de s'en séparer, à cause de l'arrivée de John Lydon. Selon ce dernier, « quand je suis arrivé au sein du groupe, j'ai jeté un regard sur lui et me suis dit : Non. Ça doit partir. Il n'a jamais écrit un bon mot sur moi depuis. » Après le départ de Kent, Paul Cook commence à penser que Jones n'assure pas sa place de guitariste seul. Le groupe publie alors sur le magazine musical Melody Maker une annonce de recherche d'un second guitariste. Un musicien, Steve New, y répond, et intègre la formation, mais après quelques semaines de répétition, quitte celle-ci.

En septembre 1975, McLaren loue de nouveau un studio de répétition au groupe, qui commence à monter sur scène dans les pubs londoniens. La formation acquiert par ailleurs son nom définitif, Sex Pistols. Le nouveau quatuor s'arrange alors avec son bassiste Glen Matlock, qui étudie au Central Saint Martins College of Art and Design, pour pouvoir y jouer. Les 5 et 6 novembre 1975, les Sex Pistols s'y produisent. Puis, le groupe multiplie les concerts dans les universités aux alentours de Londres. Gagnant peu à peu de la notoriété auprès de la scène punk londonienne, les Sex Pistols se font suivre en concert par des personnalités tels que Siouxsie Sioux, Steve Severin et Billy Idol. Ces proches de la bande forment alors les Bromley Contingent. Le look provocateur et radical des Sex Pistols, issu la boutique SEX, créé une tendance que les proches du groupe adoptent.

Au début de l'année 1976, les Sex Pistols élargissent leur lieux de concert et se produisent dans d'autres clubs londoniens tels que le 100 Club, situé sur Oxford Street. Le 4 juin 1976, sur une invitation de Howard Devoto et de Pete Shelley (futur leader des Buzzcocks), la formation joue son premier concert à Manchester. Leur performance au Free Trade Hall répand le punk rock partout en ville. Par ailleurs, deux autres groupes de punk rock londoniens se forment, The Clash et The Damned . Ces derniers commencent à jouer en première partie des concerts des Sex Pistols, respectivement les 4 et 6 juillet 1976. Le 3 septembre de la même année, les Sex Pistols jouent leur premier concert en dehors de la Grande-Bretagne, à Paris, à l'ouverture du Club Du Chalet Du Lac. Puis, ils accomplissent leur première grande tournée en Grande-Bretagne, qui se déroule entre mi-septembre et début décembre.

Après le déroulement du premier festival punk au 100 Club, les 20 et 21 septembre 1976 , les Sex Pistols signent un contrat avec le label EMI. Le premier single du groupe, Anarchy in the U.K. est enregistré au cours du mois d'octobre et sort le 26 novembre 1976. Il est produit par Chris Thomas, qui a également produit Roxy Music et mixé Pink Floyd sur leur album The Dark Side of the Moon. Contredisant les rumeurs comme quoi les groupes de punk rock ne savent pas jouer de leurs instruments sur scène, la presse musicale révèle que les Sex Pistols sont un groupe capable, tendu et sauvage en concert ,,.

L'attitude et le comportement des Sex Pistols attirent davantage l'attention que leur musique. Le 1er décembre 1976, les membres des admirateurs du groupe, les Bromley Contingent, ainsi que la formation elle-même, créent une tempête publicitaire lors d'une émission de début de soirée, Today, en direct sur la chaîne Thames Television. Alors que l'émission prend fin et que le groupe Queen s'apprête à entrer sur scène, les Bromley Contingent, ivres, investissent le plateau. L'interview entre l'animateur Bill Grundy et les membres des Bromley Contingent se passe mal. Provoqués par l'animateur, Johnny Rotten utilise durant l'interview le mot « merde » (shit) et insulte Bill Grundy. Celui-ci se moque de la bande et flirte avec Siouxsie Sioux. Puis Steve Jones insulte également Grundy. Queen a ainsi dû annuler son passage à l'émission à la dernière minute.

Bien que l'émission ait été diffusée dans la région londonienne seule, cet événement a causé la fureur dans la presse populaire les jours qui ont suivis. Ainsi, The Daily Mirror a écrit son célèbre titre The Filth and the Fury (« La Répugnance et la Fureur »), tandis que le Daily Express a publié Punk? Call it Filthy Lucre (« Punk? Appelez-le Lucre Répugnante »). Thames Television suspend alors provisoirement l'animateur Bill Grundy, mais cet incident met un terme à sa carrière.

Les concerts du groupe en janvier 1977 au Paradiso d'Amsterdam sont les derniers avec son bassiste Glen Matlock. En effet, celui-ci s'en sépare au mois de févier. Selon la légende populaire, Matlock est contraint de quitter la formation parce qu'il aime et écoute les Beatles. Steve Jones explique plus tard la raison pour laquelle Matlock est parti : il ne s'est pas bien intégré au groupe. Quant à Matlock, il explique qu'il a quitté la formation volontairement, surtout à cause de ses relations de plus en plus tendues avec Johnny Rotten. Selon lui, ces tensions auraient été orchestrées par Malcolm McLaren. Après son départ, Glen Matlock forme immédiatement son propre groupe, Rich Kids, avec Midge Ure, Rusty Egan et Steve New.

Les Sex Pistols n'ont alors plus de bassiste ; c'est alors qu'ils décident d'intégrer un ami de Johnny Rotten, Sid Vicious (né John Simon Ritchie, puis connu sous le nom de John Beverley), ancien batteur de Siouxsie and the Banshees et de The Flowers of Romance. Le manager Malcolm McLaren approuve l'arrivée de Vicious, approuvant son look et son attitude punk, mais au détriment de ses capacités à jouer. McLaren déclare alors qu'au début de la carrière des Sex Pistols, sa femme, Vivienne Westwood, l'a encouragé à engager « the guy called John who came to the store a couple of times » (« le mec appelé John qui est venu au magasin deux fois »), mais en tant que chanteur. Lorsque Johnny Rotten a été pris au sein du groupe, Vivienne Westwood a annoncé à son mari qu'il n'avait pas engagé le « bon John  ». Westwood a recommandé John Beverley, futur Sid Vicious.

John Simon Ritchie a vécu une enfance et une adolescence difficiles. En effet, il ne connaît pas son père, et sa mère est toxicomane. Enfant rebelle, il délaisse ses études, provocant des bagarres à Sandown Court, l'établissement qu'il fréquente. En 1974, alors adolescent et âgé de dix-sept ans, il vit avec sa mère sur Queensbridge Road, à Haggerston, dans l'est de Londres. Il rencontre alors Jah Wobble, qui connaît également John Lydon. Les trois hommes se lient d'amitié, en raison de leur personnalité, et leur même vision du monde et des personnes. Selon Wooble, « On partageait la même frustation envers le monde et ses habitants. ».Désormais appelé John Beverley, il fréquente la boutique SEX et crée des liens avec les personnalités qui s'y côtoient. Puis, de son statut de fan punk, il devient membre de Siouxsie Sioux and the Banshees. Mais un soir de concert au 100 Club, il commet un incident en faisant perdre un œil à une spectatrice. Incarcéré pendant une semaine au Ashford Remand Centre, il est, à sa sortie, considéré comme un martyr punk, et devient aussi célèbre que Johnny Rotten pour la presse musicale. Après avoir tenté de sauver The Flowers of Romance, il intègre finalement les Sex Pistols en mars 1977.Il est alors obsédé par le paraître et l'attention que les gens lui portent .

Mais son arrivée au sein du groupe a un effet progressivement destructeur sur lui. . Au début de l'année 1977, Sid Vicous rencontre Nancy Spungen, une groupie aux sérieux problèmes émotionnelsqui suit les Sex Pistols, addicte à l'héroïne et prostituée. Elle sera tenue responsable de l'addiction à la drogue de Sid Vicious et de son éloignement progressif du groupe. Johnny Rotten déclarera après la mort de Sid Vicious : « We did everything to get rid of Nancy.... She was killing him. I was absolutely convinced this girl was on a slow suicide mission.... Only she didn't want to go alone. She wanted to take Sid with her.... » (« Nous avons tout fait pour éloigner Nancy.... Elle le tuait. J'étais absolument convaincu que cette fille était dans une lente mission suicidaire.... Seulement elle ne voulait pas mourir seule. Elle voulait prendre Sid avec elle.... ».

Le 10 mars 1977, à une cérémonie tenue à l'extérieur de Buckingham Palace, les Sex Pistols signent un contrat avec la maison de disque A&M Records. Ils retournent par la suite à leurs bureaux, afin de fêter leur contrat, mais Sid Vicious, ivre, devient violent avec le directeur des bureaux et vomit sur le sien. Après cet incident, A&M Records rompt son contrat, six jours seulement après avoir signé le groupe.

Sid Vicious débute sur scène avec le groupe au Screen on the Green, à Londres, le 3 avril 1977. Dans les mois qui suivent, les Sex Pistols signent un nouveau contrat avec la maison de disque Virgin Records, qui devient leur troisième label en un peu plus de six mois. Le second single de la formation, enregistré en février avec Chris Thomas, sort le 27 mai 1977. Bien que largement perçu comme une attaque à la reine Elizabeth II, Johnny Rotten déclare que le morceau ne la vise pas personnellement, mais établit une critique de la royauté en général. Cependant, cette attaque perçue à la monarchie britannique provoque un désarroi général de la population. Le single est par la suite interdit à la diffusion par la BBC. Rotten fera remarquer : « We had declared war on the entire country—without meaning to ! » (« Nous avions déclaré la guerre au pays tout entier - sans le vouloir ! ».

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Byblos (fashion)

Byblos est une marque de mode italienne créée en 1973 Gianni Versace en a été le directeur artistique de 1977 à 1979 et, de 1979 à 1982, c'est Guy Paulin qui occupera ce poste. Aujourd'hui, c'est Manuel Facchini, qui a travaillé chez Fendi, Vivienne Westwood et Aglomania, notamment, qui assure la direction artistique de Byblos, marquant par ses collections futuristes et sophistiquées toutes l'originalité de la marque.

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Sex (boutique)

pantalon inspiré du costume bondage.

Sex est une boutique de vêtements et d'accessoires située au 430, King's Road à Londres lancée et tenue par Malcolm McLaren et Vivienne Westwood.

Fin 1971, Malcolm McLaren, Vivienne Westwood et Patrick Casey s'installent au 430 King's Road à Londres dans une boutique sombre avec un juke-box du nom de Paradise Garage.

Ils la rebaptisent vite Let It Rock et y vendent toutes sortes d'accessoires en relation avec le rock des années 1950 des disques de l'époque en passant par des blousons en cuir d'occasion jusqu'aux vêtements confectionnés par Vivienne Westwood.

Ce qui fera notamment le succès de la boutique, outre son incroyable décoration, est qu'elle est agencée en deux parties, dont une première partie avant où les gens – clients ou non – prennent l'habitude de traîner.

Le magasin devient vite le centre du revival Teddy Boys de l'époque et fait l'objet de plusieurs articles de presse.

Cette notoriété amène une clientèle branchée à la boutique qui est éloignée des convictions personnelles de Malcolm McLaren et Vivienne Westwood alors que dans le même temps, la concurrence s'installe et que le revival Teddy Boys commence son déclin.

Ils changent alors progressivement l'orientation de leur boutique pour aller vers une tendance bikers, pourtant toujours inspirée des années 1950. Ils commencent à travailler la technologie vestimentaire et mettent au point une méthode pour fixer des paillettes sur les vêtements avec une colle spéciale afin d'y imprimer des slogans ou des logos. C'est la progression de cette idée qui les amène par la suite à utiliser des clous.

Leurs produits-phare sont des tee-shirts où s'étalent en paillette le logo de Gene Vincent, les noms d'Elvis ou de Chuck Berry ; des tee-shirts où s'inscrivent des mots-clés comme rock'n'roll avec des os de poulet bouillis maintenus avec des chaînes ; des tee-shirts coupés de deux lignes verticales sous la poitrine et recousues avec des fermetures à glissière d'où pendaient des chaînes ; des tee-shirts garnis de pneus de vélo cloutés aux épaules (dit tee-shirt pneu de moto).

La clientèle change avec ce changement d'orientation et devient plus rock. Un jeune garçon embauché à la boutique pour customiser les vêtements peint un slogan qu'il dit être un slogan de gangs américains en hommage à la mort de James Dean « Too Fast To Live, Too Young To Die ». Malcolm McLaren trouve la phrase extraordinaire, elle devient le nouveau nom de la boutique en août 1973 qui se refait un design moins kitsch et plus sombre avec des têtes de mort.

De nouveau, la boutique est au centre d'une espèce de faune underground, les musiciens en vogue du moment la fréquentent.

Les vêtements de Vivienne Westwood s'inspirent alors des années 1940 et de la mode des Zoot suits.

La boutique s'installe et de nouveau, Malcolm McLaren a la sensation de faire du surplace. Il veut quelque chose de novateur, il ne veut plus se tourner vers le passé.

En avril 1974, Too Fast To Live, Too Young To Die ferme pour plusieurs mois de travaux. Malcolm McLaren veut un magasin noir où se vendraient des vêtements sexy ou fétichistes qui se vendent habituellement par correspondance.

Ils trouvent des fournisseurs de vêtements en latex et en cuir ; ils décorent la boutique avec un matériau spongieux qui lui donne l'aspect d'un utérus et bombent des phrases trouvées dans des livres fétichistes sur les murs qui seront réutilisées pour faire des tee-shirts. La nouvelle boutique s'appelle Sex, on y trouve des vestiges des anciens stocks des boutiques précédentes, des accessoires fétichistes, des créations de Vivienne Westwood. C'est vers cette époque que Jordan (Pamela Rooke) devient vendeuse au magasin.

Cette nouvelle ambiance inspire Vivienne Westwood qui met plus l'accent sur le charnel dans ses créations et développe encore sa gamme de tee-shirts en simplifiant la coupe au minimum (deux carrés de tissu cousu ensemble) et en s'inspirant des tabous sexuels et des slogans situationnistes pour les décorer.

Avant le départ de Malcolm McLaren pour New York, il travaille avec Vivienne Westwood sur le premier tee-shirt manifeste « You're gonna wake up one morning and know what side of the bed you've been lying on! » ; ce tee-shirt sera le point de départ d'un nouveau style.

Vivienne Westwood enrichit sa gamme de tee-shirts sur lesquels elle ajoute des fermetures à glissière, du cuir clouté, des poches en plastique, des déchirures, etc. Elle utilise des visuels inspirés de la pornographie : une paire de seins placée à la hauteur de la poitrine, un footballeur noir nu avec le sexe pendant, un garçon de douze ans expirant la fumée d'une cigarette dans une attitude suggestive, la cagoule du violeur de Cambridge, deux cow-boys sans pantalon se faisant face avec leurs sexes qui se frôlent. Ces visuels sont généralement imprimés dans des couleurs criardes (marron sur rose, rouge sur vert).

Certains de ces visuels vont trop loin et sont interdits. C'est le cas du tee-shirt avec la cagoule du violeur de Cambridge que McLaren réédite à son retour de New York de manière ironique en ajoutant « A Hard Day's Night - Brian Epstein - trouvé mort le 27 août 1967 après qu'il eu pris part à des pratiques sado-masochistes / le sado-masochisme était son truc » par provocation. Ou encore le visuel avec les deux cow-boys dont les tee-shirts furent confisqués suite à une descente de police dans le magasin ce qui valu une contravention à McLaren et Westwood.

À partir de l'été 1975, une nouvelle faune fréquente la boutique dont un certain John Simon Ritchie et un certain John Lydon. Sur un coup de bluff, plus que par conviction McLaren fait passer une audition à John Lydon sur le juke-box du magasin sur Eighteen d'Alice Cooper qui se termine par des rires et sera pourtant le début des Sex Pistols dont la renommée popularisera le look inspiré par cette boutique.

À mesure que le groupe connaît du succès, la renommée et la clientèle de la boutique s'accroissent. L'investissement de McLaren dans le groupe permettra à Westwood de s'exprimer plus avant dans les vêtements et d'affirmer son style. Des chemises en toile de parachute sont confectionnées avec des légendes tirées des romans d'Alex Trocchi sur la poitrine, il y eut une série de tee-shirts et de chemises avec des cartes à jouer sexy fixées dessus dans des pochettes plastiques. Mais les éléments les plus connus de cette collection reste la chemise Anarchy et le costume bondage. La chemise Anarchy est rayée rouge, noir et brun dans une coupe années 1960, elle est couverte de slogans faits au pochoir inspirés des événements de 1968 (Seuls les anarchistes sont beaux, Prenez vos désirs pour des réalités, À bas le coca-cola, etc.), de petits portraits de Karl Marx sont placés d'un côté du torse tandis que sur l'autre côté, une croix gammée orne le col ; le tout porté avec un brassard où s'inscrit chaos. Le costume bondage est constitué d'un pantalon étroit en coton noir satiné sur lequel sont ajoutées des fermeture à glissière (derrière le genou, sous la cuisse, à l'arrière de l'entre-jambe), des sangles pour entraver les jambes et des rabats sur les fesses.

Au tout début 1977, le magasin change encore de style et de nom pour Seditionaries. L'argent issu du succès de Sex permet à Malcolm McLaren et Vivienne Westwood de développer totalement l'environnement qu'ils désirent pour la boutique : high-tech, chaotique, industriel et kitsch.

Vivienne Westwood s'investit de plus en plus tant dans la boutique que dans les collections et durant l'année 1977, ses vêtements font régulièrement la couverture des magazines. De nouvelles pièces apparaissent et cottoient toujours les anciens éléments vendus dans la boutique comme des tee-shirts imprimés avec la tête de reine fendue, une croix gammée à l'envers et Destroy en surimpression dessus tandis que les manches trop longues se ramènent en arrière par des attaches de colliers de chiens.

À partir de cette époque, d'autres magasins s'installent sur King's Road et commencent à faire de la concurrence à la boutique en présentant leur propre collection.

En 1980, la nouvelle collection de Vivienne Westwood inspirée d'une tendance pirate est l'occasion de changer décoration et nom du magasin pour devenir Worlds End. En 1983, Malcolm McLaren et Vivienne Westwood se séparent définitivement mettant un terme à leur collaboration et à la boutique, continuant chacun sur des voies différentes.

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Source : Wikipedia