Violence urbaine

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Posté par marvin 27/03/2009 @ 04:14

Tags : violence urbaine, criminalité, société

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Soleil vert (film)

Soleil vert (Soylent Green) est un film américain d'anticipation réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973.

Soleil vert se déroule en l'an 2022. Le monde baigne alors dans une étrange lumière jaune, qui a détruit la faune et la flore. Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels mangent un aliment de synthèse, le "Soleil vert" (Soylent green), produit par la multinationale "Soylent". Les émeutes sont fréquentes et sévèrement réprimées.

Après le meurtre d'un des dirigeants de la société Soylent, qui produit le Soleil vert, un policier en charge de l'affaire va découvrir que ce dernier n'est, contrairement à la publicité de la Soylent company, pas fabriqué à base de plancton ...

Soleil vert, comme 2001 : l'odyssée de l'espace, Orange mécanique ou THX 1138, fait partie de ces films d'anticipation « intellectuels », prophétiques, inspirés par un avenir lourd de menaces, en l'occurrence celle de la surpopulation et de l'épuisement des ressources naturelles. Soleil vert est, lui aussi, devenu un classique et, de surcroît l'un des films d'anticipation les plus sombres jamais réalisé. Il exprime parfaitement la peur, selon les mots de Krishnamurti, de « vivre dans un monde semblable à la mort ».

Le titre anglais Soylent green, bizarrement traduit par « Soleil vert » (peut-être un écho de greenhouse effect, effet de serre, alors que « Soylent » est la contraction de « soybean-lentil » soit soja-lentille !) est le nom d'une multinationale imaginaire, la "Soylent company", géant agro-alimentaire produisant des tablettes vitaminées sans goût ni texture, métaphore répugnante d'un progrès sans joie. Elle vient, au début du film, de lancer un nouvel « alicament », le Soylent « green », censé être à base de plancton.

Soylent green est tiré d'un roman antérieurement peu connu de Harry Harrison, publié en 1966 : Make room, make room, (en français: "dégagez, faite de la place!" ; voir Soleil vert, le roman) qui décrit un New York surpeuplé où s'entassent des millions de chômeurs, où les automobiles ne roulent plus et où règnent le rationnement et la violence. L'action se situe non pas en 2022, mais en 1999. Cette date paraissait assez lointaine en 1966 pour être crédible.

Make room make room diffère sensiblement du film. Le thème en est centré sur le risque d'explosion démographique, encore porteur à une époque où la dénatalité n'a pas encore remplacé le baby boom, et où l'opinion conservatrice (en Amérique) s'oppose au contrôle des naissances pour des raisons principalement religieuses. Le sujet était débattu à l'époque : la pilule va apparaître massivement comme moyen contraceptif et les pays en voie de développement sont encore loin de montrer le moindre signe de décollage économique : l'entassement, le manque de place (Make room!) menacent donc au nord comme au sud. Par ailleurs, la violence urbaine fait son apparition. Enfin une nouvelle culture est en train de naître dans le quartier bohème de San Francisco, résolument anti-industrielle, les hippies. C'est dans ce contexte que naît Make room make room!, un récit moins écologiste que malthusien.

Le film en revanche est tourné en 1973. Une décennie plus tard, l'air du temps a changé. Le thème de l'explosion démographique, qui s'éloigne dans les pays industrialisés, passe désormais, sans disparaître complètement, derrière une nouvelle peur millénariste : la destruction de l'environnement et la raréfaction des matières premières (nous sommes en plein premier choc pétrolier). La pollution devient un thème récurrent dans l'actualité, les partis et groupes de pression écologistes s'organisent. Les premiers producteurs de produits biologiques critiquent l'agriculture intensive, le club de Rome vient de sortir le rapport Meadows (1972) Halte à la croissance ?, puis Sortir de l'ère du gaspillage : demain ; enfin un essai terrifiant du sociologue britannique Gordon Rattray Taylor, Le jugement dernier (Calmann Levy, Paris, 1970) annonce la fin du monde si rien n'est fait pour inverser les tendances. Soleil vert arrive donc, commercialement, dans un contexte idéal.

Pourtant, comme souvent à Hollywood, Soleil vert a failli ne pas se faire. La MGM n'aime pas le scénario de départ, la seule utilisation du thème de la surpopulation leur paraît insuffisante : c'est une bonne idée, mais il faut rendre le film plus frappant. Harry Harrisson devra donc batailler pour éviter la dénaturation de son œuvre, puis reconnaîtra plus tard que les idées « imposées par le studio », étaient excellentes : à la surpopulation, seront donc ajoutées l'euthanasie des vieillards, puis une idée encore plus terrifiante : les tablettes vitaminées (le pain synthétique Soylent green) s'avèrent faites à partir de cadavres (industrialisation du cannibalisme) au lieu de plancton. (« L'océan agonise, hurle Charlton Heston, le plancton a cessé d'exister »), et surtout sera créée (presque au dernier moment, avec des stock-shots choisis par le monteur du film), la scène la plus célèbre, où E.G. Robinson, avant d'être euthanasié, se voit montré, dans une sorte de dôme imax avant la lettre, des documentaires animaliers, des films sous-marins, des paysages naturels magnifiques, images banales mais qui, après deux heures de plans généraux d'un New York à aspect de bidonville, baignant dans un smog jaunâtre, agité d'émeutes dégagées au bulldozer, prennent une tonalité bouleversante : le spectateur comprend que tout cela n'existe plus, a été détruit par la pollution et l'empoisonnement planétaire qui en résulte. Légèrement marqué à gauche (Richard Fleischer avait déjà réalisé le Génie du mal, avec Orson Welles, film anti peine de mort), le film décrit en outre des politiciens corrompus, des capitalistes cyniques, et des scènes d'émeute qui, de façon subliminale, évoquent des images de camps de concentration.

C'est encore Harry Harrison qui conseillera la réalisation du "main title" génial, qui montre en accéléré l'essor de la société industrielle moderne du XIXe siècle à nos jours et au delà, par un montage de photos fixes, et son effondrement au XXIe siècle. Le film est bien plus compréhensible grâce à cette introduction servie par une musique très réussie de Fred Myrow, sorte de blues symphonique à la Lalo Schifrin.

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Hélène et les Garçons

Hélène et les Garçons est une série télévisée française en 280 épisodes de 26 minutes, créée par Jean-François Porry, produite par AB Productions et diffusée du 25 mai 1992 au 22 novembre 1994 sur TF1. Il s'agit d'un spin-off de Premiers Baisers, centré sur le personnage d'Hélène Girard, interprétée dans les deux séries par l'actrice Hélène Rollès.

La série met en scène les aventures, principalement sentimentales, d'un groupe d'étudiants, abordant des sujets récurrents tels que la musique, les flirts et les ententes et mésententes entre les personnages.

Hélène Girard, la grande sœur de Justine (l'héroïne de Premiers Baisers), est entrée à la fac de Paris-XIV. Elle s'est liée d'amitié avec Cathy et Johanna, qui occupent la même chambre qu'elle dans la résidence universitaire. Dans le premier épisode, elles font la rencontre de trois garçons musiciens: Nicolas, Étienne et Christian. Rapidement, les couples se forment. Au fil des épisodes, ils se déferont et se reformeront, au gré des rencontres et des tromperies.

La série est diffusée quotidiennement par TF1, en quatre « saisons »: du 11 mai 1992 au 26 juin 1992 (épisodes 1 à 28), du 7 septembre 1992 au 31 décembre 1992 (épisodes 29 à 97), du 20 mai 1993 au 10 septembre 1993 (épisodes 98 à 177) et du 5 juillet 1994 au 22 novembre 1994 (épisodes 178 à 278).

La série est dérivée de Premiers Baisers (Hélène étant à l'origine un des personnages secondaires de Premiers Baisers, dont l'héroïne est sa sœur cadette Justine), elle-même étant dérivée de Salut les Musclés. L'idée de cette série serait venue à Jean-Luc Azoulay en constatant la grande popularité d'Hélène dans Premiers Baisers. Hélène et les Garçons a eu par la suite deux séries dérivées, réunissant la plupart de ses personnages importants: Le Miracle de l'amour et Les Vacances de l'amour (cette dernière série ayant pour particularité de ne pas être une sitcom, contrairement aux précédentes).

Comme pour les autres sitcoms d'AB Productions, les enregistrements d'Hélène et les Garçons se font à la chaîne, dans le but de produire environ un épisode par jour. Toutes ces sitcoms ont recours à des rires enregistrés en fond sonore (ou « rires en boîte ») lors des passages humoristiques.

Dès son apparition à l'écran, Hélène et les Garçons est la cible de violentes critiques dans la presse. Le fait que la série soit produite par AB Productions, qui produit déjà le Club Dorothée depuis 1987 sur TF1, et qui est lui-même sujet à de nombreuses critiques (notamment au sujet des dessins animés supposés violents qu'il diffuse), n'y est sans doute pas étranger.

Les principales critiques concernent l'aspect absolument irréaliste de la vie d'étudiants dépeinte dans la sitcom. On ne sait pas clairement quelles études les protagonistes suivent, et pour cause: jamais, au cours des 280 épisodes de la série, on ne les voit en cours et on les voit assez peu réviser leurs examens. Plutôt que d'étudier, les filles préfèrent se retrouver dans la salle de gymnastique, ou encore aller au garage pour écouter les garçons répéter leurs morceaux. Par ailleurs, ces étudiants ne semblent connaître aucun problème d'argent: ils passent leur vie à boire des jus de fruits aux couleurs fluo à la « cafèt' » ou en discothèque sans jamais régler leurs verres et n'ont pas besoin de travailler pour payer leurs études ou leur loyer. Les chambres des étudiants ne sont pas non plus crédibles, notamment celle des filles, avec ses lits en fer forgé ornés de dorures.

Les personnages sont jugés caricaturaux et très lisses, à l'image de l'héroïne, la bonne copine gentille qui ne s'écarte jamais du droit chemin. Aucun d'entre eux ne fume ni ne boit. Les filles sont plutôt fleur bleue, les garçons font de la musique. Tous les personnages principaux sont blancs et il n'y a presque aucun métissage. La qualité des scénarii, supervisés par le producteur Jean-Luc Azoulay, sous son pseudonyme de Jean-François Porry, est mise en cause pour leur manque d'originalité et pour la répétition d'un même schéma sentimental aseptisé. Ainsi, les personnages n'évoquent que très rarement des relations sexuelles et elles ne sont jamais montrées, ni même suggérées. D'ailleurs, le seul couple partageant une vie commune, José et Bénédicte, n'est jamais mis en scène à son domicile.

Le jeu approximatif des acteurs est également critiqué. À l'époque, la plupart des acteurs sont débutants et les impératifs de tournage (un épisode par jour ou presque) ne facilitent pas leur travail. Cet écueil se retrouve dans toutes les productions AB qui envahissent l'antenne de TF1 les mois suivants (Le Miel et les Abeilles, Les Filles d'à côté, etc.), galvaudant l'image de la sitcom, avant la diffusion française de Friends.

Passés les premiers épisodes, des faits de société sont toutefois évoqués dans certains scénarii, notamment sous l'impulsion de la scénariste Emmanuelle Mottaz. Ainsi, Christian sombre dans l'alcool (épisodes 55/56), Johanna se rapproche d'une secte new age (épisodes 83/85), Laly est dépitée d'apprendre l'homosexualité d'un garçon qu'elle convoite (épisode 133), Linda tente de se suicider en avalant un tube de somnifères (épisode 147) puis fait une fausse couche (épisode 203), Thérèse est victime de harcèlement sexuel (épisode 155), Nathalie échappe à un viol collectif (épisode 188) puis craint d'avoir été contaminée par le sida après une relation non protégée avec Thomas Fava (épisode 208), Taxi souffre de kleptomanie (épisode 262)... Tant de rebondissements qui rapprochent plutôt la série d'un soap opera.

Le problème de la drogue est quant à lui évoqué à deux reprises. Tout d'abord, dans les épisodes 105 à 109, Christian sombre au point d'être retrouvé dans le caniveau les bras pleins de traces de piqûres, avant de s'en sortir grâce au soutien de ses amis. Plus tard, lors d'une séance d'enregistrement avec le producteur Thomas Fava, Hélène est droguée à son insu, en mangeant un space cake. Pour ne pas risquer de voir l'image de son héroïne ternie, TF1 choisit de ne pas diffuser les épisodes 228 à 233, qui le sont pourtant sur les télévisions suisse et belge.

Au cours des deux derniers épisodes de la série, le personnage de Taxi est victime d'une tentative de viol en sortant de discothèque. Les garçons décident alors de la venger en allant tabasser les coupables eux-mêmes. La violence du propos incite TF1 à déprogrammer en dernière minute ces deux épisodes et à stopper la série à l'épisode 278.

En France, la série est regardée chaque jour par 4 à 6 millions de téléspectateurs, soit jusqu'à 52% de parts de marché, et permet à TF1 de rajeunir son public. Certains épisodes sont suivis par 90% des filles et des femmes de 4 à 24 ans. Hélène et les Garçons remplace ainsi le feuilleton Santa Barbara. La série est également diffusée en Belgique, en Suisse, en Espagne, en Norvège, en Russie et dans de nombreux pays de l'Est. Une version germanophone (pour la RTL+) et une version anglophone sont également un temps annoncées, avant d'être abandonnées, tout comme un projet de film.

Cette opposition entre les critiques virulentes et un succès indiscutable font d'Hélène et les Garçons un phénomène de société, présent en une de nombreux journaux à l'époque. En 1999, la sociologue Dominique Pasquier se penche sur le succès de la série, à partir de lettres écrites à ses acteurs.

Depuis la fin du Club Dorothée, la série a été rediffusée sans cesse en France, sur les chaînes du groupe AB (AB1 et NT1), mais aussi sur Filles TV ou NRJ 12. Dans chaque cas, les épisodes alors censurés par TF1 ont été intégrés à la série. Hélène et les Garçons a également été au centre d'un « buzz », courant 2008, quand les images de la bagarre du dernier épisode ont circulé sur internet sur la musique du titre Stress de Justice (dont le clip original mettait en scène la violence urbaine).

Le succès de la série permet aussi à AB Productions d'assurer à moindre coût la promotion de sa filiale AB Disques. La chanson du générique, Pour l'amour d'un garçon (qui atteint la quatrième place du Top 50 en France et reste classée dix semaines dans les dix meilleures ventes), lance la carrière de chanteuse d'Hélène, dont le premier album, sorti en 1989, n'avait pas connu le succès. De plus, à partir de Peut-être qu'en septembre, chaque nouveau single d'Hélène sert de générique de fin à la série (tout comme les chansons de Christophe Rippert dans Premiers Baisers ou celles de Mallaury Nataf dans Le Miel et les Abeilles).

Mais certains titres sont de plus inclus dans la trame de la série. Ainsi, on voit Hélène enregistrer en studio le titre Peut-être qu'en septembre, dont Christian a signé le texte (évoquant ses sentiments à l'égard de Johanna qui l'a quitté) et Nicolas la musique, ou Pour l'amour d'un garçon, écrit par Nicolas pendant son service militaire. Généralement, c'est l'une de ces chansons qui illustre les séquences où les personnages repensent au passé. Plus tard, Adeline écrit les paroles d'un titre des garçons et se produit sur scène avec eux pour chanter Parce que c'était écrit comme ça (qui lance, au même moment, la carrière musicale de l'actrice Manuela Lopez).

Enfin, pour surfer sur la popularité du personnage de « Cri-Cri d'amour », le producteur Jean-Luc Azoulay fait également enregistrer un album à l'acteur Sébastien Roch, Silences, dont le premier extrait, Au bar de Jess, reste 16 semaines au Top 50.

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Violences urbaines

Une voiture brûlée en France en 2005.

Les violences urbaines sont des troubles à l'ordre public relativement graves qui voient la violence s'exprimer dans une ou plusieurs villes d'un ou plusieurs pays.

Après que des émeutes raciales ont secoué les grandes villes américaines en 1968, le sociologue afro-américain Kenneth Clark a déclaré devant la commission Kerner réunie à la demande du Président Lyndon Baines Johnson : « Je lis ce rapport sur les émeutes de Chicago en 1919 et c'est comme si je lisais le rapport de la commission d'enquête sur les désordres à Harlem en 1935, le rapport de la commission d'enquête sur ceux de 1943, le rapport de la commission McCone sur les émeutes de Watts. Je dois sincèrement vous dire, Membres de la commission, qu'on se croirait dans Alice au pays des merveilles, avec le même film qu'on nous repasse éternellement : même analyse, mêmes recommandations, même inaction ».

Si la première caractéristique devrait aider l'historien à les définir, elles apparaissent insaisissables au regard des deux autres, leur caractère éminemment éruptif et les errements supposés des autorités publiques cherchant à les circonscrire empêchent finalement de cerner précisément le problème. Pour contourner la difficulté de délimitation de l'objet et éviter d'avoir à prendre en compte le temps long dans leurs analyses, les auteurs ont par conséquent généralement recours à une définition limitée du phénomène qui ne correspond qu'à sa forme la plus récente, celle qu'il a prise ces dernières décennies, voire ces dernières années. Ainsi en est-il de Sophie Body-Gendrot, qui affirme notamment que le terme « violence urbaine » désigne « des actions faiblement organisées de jeunes agissant collectivement contre des biens et des personnes, en général liées aux institutions, sur des territoires disqualifiés ou défavorisés ». C'est la définition que nous pouvons retenir en sachant bien qu'elle est restrictive, et qu'elle tend par exemple à naturaliser des variables lourdes pesant sur les acteurs qui agissent violemment, notamment leur jeunesse, une variable qui n'est que peu questionnée par les spécialistes. C'est toutefois une définition efficace en ce sens que l'on ne peut pas non plus, pour des raisons de concision, prendre toute action violente perpétrée dans un cadre urbain pour une « violence urbaine », même si ce glissement est parfois nécessaire.

Pour certains auteurs encore, une tentative de définition est impossible et floue.

La violence en général recouvre une diversité de comportements ou d'actes individuels, interpersonnels ou même collectifs. D'une époque comme d'une société à l'autre, comme le rappelle Yves Michaud, les formes de violence employées et leur intensité ont beaucoup varié. On parlera par exemple aujourd'hui d'une « violence routière » ou d'une « insécurité routière ». De plus, notre sensibilité à ces formes de violence elle-même a changé, toujours selon Yves Michaud, l'extension de l'incrimination dans le droit pénal. Dans un même mouvement, le droit pénal pense de plus en plus la violence comme n'étant plus de plusieurs facteurs tels que la scolarisation, la diffusion des codes de cour et, enfin, l'urbanisation. La ville est donc ici réputée à l'origine de l'intériorisation de sa violence par l'Homme : l'évolution au sein de masses lui a imposé plus de retenue dans ses actes.

À la suite de Norbert Elias, l'historien Jean-Claude Chesnais a souligné à son tour la baisse tendancielle de la violence dans les sociétés modernes en n'étudiant cependant que la violence proprement physique. Mais d'autres théoriciens sont venus contredire cette idée à la suite des travaux que l'historien américain Tedd Gurr a réalisés dans les années 1970-1980, et qui interprètent la violence en termes de privation : elle se développerait lorsque l'élévation des aspirations des individus ne s'accompagne plus d'une amélioration comparable de leurs conditions de vie. C'est ce qui se serait produit dans les sociétés occidentales à partir des années 30, décennie au cours de laquelle Ted Gurr observe un retournement de tendance complet, c'est-à-dire désormais l'augmentation durable de la violence homicide, de la criminalité, des vols ou de la délinquance, selon une courbe en J. La thèse de Ted Gurr est parfois évoquée sous le nom de « théorie de la courbe en J » pour cette raison. En France, selon Sebastian Roché, cette montée continue s'observe à partir du milieu des années 50. Elle est par conséquent indépendante, selon lui, du contexte économique : « La délinquance en particulier augmente durant les années de reconstruction et de prospérité. Depuis le milieu des années 80, elle tend à stagner, et ce malgré l'augmentation du chômage de longue durée et les phénomènes d'exclusion ». Même si ce schéma est lui-même contesté, il faut garder ces observations en tête pour l'étude des violences urbaines proprement dites, dont l'évolution est différente.

Auparavant, il nous faut rappeler qu'un des principes d'organisation de la ville a toujours été pensée comme le refoulement de la violence hors de ses murs, en opposition à la campagne alentour, une campagne considérée comme le lieu de toutes les jacqueries et de tous les pillages, une campagne où le mouvement de pacification a été très tardif, ce qui explique d'ailleurs l'exode rural massif vers « la lueur libératrice de l'anonymat » des villes, selon l'expression de l'historienne Élisabeth Claverie. Il faut bien voir cependant que cet anonymat est ambivalent car il est aussi la condition d'existence de toutes sortes de trafics qui peuvent finalement contribuer à la violence de la ville.

Quoi qu’il en soit, comme le fait par exemple remarquer Michel Foucault dans Surveiller et punir, les grands complexes industriels européens ont été construits en lisière des villes pour prévenir les révoltes ouvrières. De même, aux États-Unis, les campus ont été bâtis hors des villes pour éloigner la menace étudiante... Aussi, lorsque la violence amorce une courbe en J après-guerre, consciemment ou non, les autorités vont décider de construire les grands ensembles où loger les populations les plus démunies en banlieue. Or, dans l'inconscient collectif, la banlieue est par excellence et depuis toujours le lieu en marge, celui qui accueillerait les « marginaux », les « barbares », autrement dit les « zoulous », pour reprendre un vocable idoine, les « sauvageons », pour reprendre un mot de Jean-Pierre Chevènement, la « racaille » pour reprendre Nicolas Sarkozy : dès le Moyen-Âge, la banlieue est cet espace qui se situe à une lieue de la ville et où cesse de s'appliquer le ban, c'est-à-dire le pouvoir seigneurial, cet espace au-delà duquel on est banni, on ne fait plus partie de la Cité, et donc de la civilisation... Les violences « urbaines » ne sont donc en fait le plus souvent que des violences périurbaines, en tout cas si l'on exclut de la définition les violences perpétrées au sein des manifestations qui revendiquent quant à elles logiquement une visibilité au cœur même du centre-ville : la violence se retrouve alors au cœur même de la ville du fait que cette dernière est le cœur du pouvoir politique à abattre. Pour le politique, qui est tenté de penser la violence comme contagieuse, cette mise à l’écart pourrait finalement être heureuse.

Malgré le refoulement, de tous temps, la ville a bien été le théâtre de violences. Ainsi, dans une missive adressée au maire de Londres en 1730, l'écrivain Daniel Defoe se plaint déjà que « les citoyens ne se sentent plus en sécurité dans leurs propres murs, ni même en passant dans les rues ». Les « violences urbaines » telles qu'on les a définies apparaissent quant à elles tout à fait clairement aux États-Unis dans les années 60, en France au début des années 80, l'événement de référence demeurant, dans ce pays, les incidents de l'été 1981 aux Minguettes, un quartier de la banlieue est de l'agglomération lyonnaise à cheval sur trois communes où près de 250 voitures seront détruites par des jeunes en l'espace de deux mois. Par la suite, les autres incidents marquants en France seront ceux de Vaulx-en-Velin en 1990 et Sartrouville et Mantes-la-Jolie en 1991. Suite à ces incidents, les violences urbaines vont finir par être perpétrées de façon très régulière, à plus petite échelle, comme par exemple à Strasbourg lors des fêtes du Nouvel An dès la fin 1995 (le record sera atteint le 1er janvier 2002 ou on a dénombré 515 véhicules incendiés dans toute l'agglomération strasbourgeoise cette nuit là), ou ailleurs, en Europe, après les matches de football : le hooliganisme ne se développe véritablement en Europe qu'à partir des années 80. Devenues quotidiennes, les violences urbaines prennent alors des formes diverses ; contre les biens ou contre les personnes, elles peuvent être physiques ou symboliques. Des éruptions plus amples se produisent à l'occasion. Ainsi en est-il fin 2005 partout en France.

Selon S. Body-Gendrot, au final, « la violence urbaine s'observe dans la plupart des sociétés modernes. Cependant, les manifestations comme les causes de cette violence varient d'une société à l'autre », donc « il est faux de croire que la violence urbaine à laquelle on assiste en France ne serait que la transposition de la situation que connaissent les États-Unis ». « En France, la violence urbaine exprime davantage une perte de confiance dans les institutions », et celle-ci est d'autant plus forte que l'implication de ces institutions dans l'intégration a été traditionnellement importante. Elle vise surtout les équipements et les institutions publiques, et à travers eux, l'État et ses représentants. Comme le souligne Michel Kokoreff, les tags, par exemple, ne visent que peu les véhicules privés.

Au final, en France, selon le même auteur, « les valeurs des jeunes qui vivent dans les quartiers de relégation participent d'un syncrétisme qu'on a parfois du mal à saisir : mélange d'individualisme consumériste et de comportements grégaires et clanistes fondés sur la défense du territoire et l'honneur du groupe. Ce syncrétisme tourne le dos à la fois à la culture modeste, patiente, souvent résignée, des immigrants, notamment maghrébins, et aux valeurs anticonsuméristes, voire idéalistes, portées par une fraction de la jeunesse issue des classes moyennes ». En fait, selon d'autres auteurs, ils disposeraient bien d'une culture spécifique qui a émergé récemment, la culture hip-hop, qui dispose de ses propres codes. El le paradoxe apparent qui fait que cette culture semble s'acharner à détruire son propre cadre de vie ne serait pas insurmontable. Selon Sophie Body-Gendrot, « ce vandalisme institutionnel n'est pas nouveau. Il peut participer d'un « marchandage collectif par l'émeute », à l'image des opérations de sabotage que menaient les ouvriers au siècle passé pour faire pression sur le patronat ».

Dans la mesure où l'État se définit dans le sens weberien comme une entreprise de monopolisation de la violence physique légitime, l'irruption de « violences urbaines » est particulièrement grave du point de vue du politique : elle remet en question la capacité de l'instance étatique à défendre les citoyens, laquelle est la base du pacte social, sa promesse. Ceci est d'autant plus vrai que le monopole de la violence par l'État serait attaqué de tous les côtés. Ainsi, selon Sebastian Roché, l'augmentation de la violence que l'on connaît depuis l'après-guerre n'est pas imputable à une catégorie particulière d'individus, mais à la généralisation des comportements agressifs dans les différentes couches de la population. Selon lui, des observations ont par exemple relevé que de bons élèves pratiquent aussi le racket à l'extérieur de l'école.

Selon le politologue, l'État devrait donc apporter une réponse nette au problème de la violence des villes s'il veut rester crédible. La solution oscille tantôt entre répression et prévention, avec, en France, un accent fort sur la seconde, en tout cas jusque récemment. Elle nécessite en tout cas l'intervention d'une justice forte. Or, en France, comme le fait remarquer Yves Michaud, la violence est une notion très peu utilisée par les juristes car assez mal définie aux articles 309, 310 et 311 du Code pénal. Elle nécessite aussi, en tant que politique publique, une évaluation efficace, ce qui signifie un outil statistique efficace. Or, celui-ci poserait problème, notamment parce qu'il est utilisé par ceux-là mêmes qui ont intérêt à le manipuler, les policiers et le ministère de l'Intérieur. Il pose également un problème s'il n'est pas stable dans le temps, comme par exemple si on remplace subrepticement, comme récemment en France, l'observation du nombre de plaintes déposées par le taux d'élucidation des enquêtes qui ont suivi.

Ces problèmes peuvent être contournés par l'introduction d'analyses qualitatives des formes de violence urbaine et de leur répression, dans le cadre de programmes spécifiques. Mais toutes les violences ne sont pas quantifiables. Aussi, depuis quelques années, des enquêtes de victimisation sont réalisées pour mieux appréhender qualitativement les phénomènes de violence. Elles consistent à interroger les personnes sur les incidents dont elles auraient été victimes et qu'elles ont ou non déclarés à la police. Ces enquêtes existent de longue date aux États-Unis, et depuis peu en France, dans le cadre de l'International Crime of Victimization Survey.

En tout cas, plusieurs arguments s'opposent ici à l'idée d'une augmentation récente des violences urbaines, comme par exemple le manque de fiabilité ou l'existence de biais statistiques, le fait qu'une augmentation peut traduire une simple amélioration du recueil des plaintes par la police, ou même une sensibilité plus grande des individus à la violence, qui les inclinerait à porter plainte plus facilement. On signale aussi que les chiffres restent des moyennes qui peuvent masquer d'importantes disparités géographiques et sociales. En fait, plus qu'à une augmentation de la violence, c'est à une diversification des victimes et des institutions visées à laquelle on assisterait.

Contrairement aux autres types de violences civiles, les « violences urbaines » ont des effets au-delà de leurs victimes directes. Comme le mentionne Yves Michaud, notre relation à la réalité violente ne passe en effet que pour partie par l'expérience directe que nous en avons : elle passe aussi désormais par les témoignages et les informations que nous recevons, notamment par les médias, mais aussi par les entreprises de sécurité qui ont elles aussi grand intérêt à accentuer notre perception de la violence, car la sécurité représente un marché conséquent. Ainsi se crée cette situation paradoxale dans laquelle peu de personnes affirmant ressentir l'insécurité ambiante ont elles-mêmes été agressées. C'est ce que l'on appelle le sentiment d'insécurité. Pour les uns, un tel sentiment est d'abord le produit de fantasmes, en contradiction avec la baisse tendancielle de la violence dans les sociétés modernes. Pour d'autres, tels Sebastian Roché, il traduit au contraire une augmentation effective de la délinquance et de la criminalité, ainsi que d'un phénomène peu pris en considération il y a quelques années : les incivilités, dont l'étude n'a commencé en France que dans les années 1990, après les États-Unis dans les années 70. La difficulté vient de ce que les statistiques ignorent les incivilités légales tels que les impolitesses, etc. : elles ne s'intéressent qu'aux incivilités illicites.

Du point de vue du politique, dans la mesure où il touche les masses, le sentiment d'insécurité lié aux violences urbaines est peut-être plus important que les violences et dégradations urbaines elles-mêmes, car il est la véritable force qui détermine le vote sécuritaire, au-delà de la violence réelle. Le politique cherche donc à le mesurer, puis éventuellement à le faire reculer lui aussi, ce qui peut engendrer des problèmes complexes : faut-il placer les forces de police là où l'on en a vraiment besoin au risque de faire craindre un abandon au reste de la population, ou au contraire les concentrer là où elles ne jouent qu'un rôle symbolique au risque que la situation des quartiers abandonnés devienne incontrôlable en leur absence relative ? En bref, la lutte contre les violences urbaines engage donc deux curseurs dont les mouvements sont partiellement liés, mais partiellement seulement, le premier étant celui de la violence réelle, le second de la violence ressentie. En se fondant par exemple sur la démocratie de proximité, la politique publique de lutte contre les violences urbaines idéale serait donc un mélange d'action et de représentation qui serait condamnée à ne réussir que partiellement.

Comme l'affirme Yves Michaud, « la plupart des sociétés comportent des sous-groupes, dont le niveau de violence est sans commune mesure avec celui de la société ou, du moins, avec les évaluations communes qui y prédominent : tel est le cas des groupes militaires, des gangs de jeunes ou des équipes sportives ». Tel est aussi le cas des jeunes qui produisent la violence urbaine telle que définie plus haut. Dans les groupes que ces jeunes forment, la violence serait même la norme : il y serait bien vu d'avoir fait de la prison. Ce passage crédibiliserait un individu et, ce faisant, lui permettrait de ne plus avoir recours à la violence physique directe pour être respecté. Dans ces conditions d'inversion de la norme, même les luttes de pouvoir entre les jeunes d'un même groupe sont des luttes violentes, et cela a d'énormes conséquences sur leur espace environnant, qui est aussi celui des tiers : sur la ville, sur son mobilier urbain, sur les transports urbains, etc.

En tant que victimes directes ou indirectes de ces violences, les tiers souffrent souvent bien moins de la douleur infligée que de leur incapacité à réagir de façon appropriée à la violence qui l'inflige, c’est-à-dire en fait, le plus souvent, par la violence. Ainsi, une grande partie des traumatismes dont ils souffrent après avoir été agressés d'une manière ou d'une autre relève en fait de leur extrême loyalisme à l'égard de l'État, lequel leur enjoint de ne pas céder à la violence même quand celle-ci s'impose à eux. Ils peuvent dès lors exiger des autorités en retour à ce qu'ils ressentent comme un sacrifice une reconnaissance qui puisse les instituer en tant que victimes, victimes éventuellement qualifiées pour parler et agir contre la source de la violence qui les a atteints. Ce serait là l'ultime défi que posent les violences urbaines aux pouvoirs publics. En dégradant le cadre de vie de tous, elles transformeraient chacun en producteur de doléances auxquelles les autorités devront tôt ou tard répondre si elles ne veulent pas perdre la confiance des citoyens ou leur obéissance.

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Commission Kerner

La commission Kerner (Kerner Commission en anglais), nom usuel donné à la National Advisory Commission on Civil Disorders (« Commission consultative nationale sur les désordres civiques ») est une commission créée en juillet 1967 à l'instigation du président des États-Unis Lyndon Johnson, dans le but d'enquêter sur les origines des émeutes raciales de 1967 à Detroit (Michigan). Présidée par le gouverneur de l'Illinois Otto Kerner, Jr. (en), elle était composée de onze membres.

Le rapport de la commission, habituellement nommé « rapport Kerner », fut rendu le 29 février 1968. Ses conclusions furent que les émeutes résultaint de la frustration ressentie par la population noire devant le manque d'opportunités économiques qui lui étaient offertes. La citation la plus célèbre de ce rapport est : « Notre nation se dirige vers une société à deux faces, l'une blanche, l'autre noire – séparées et inégales ». Il postulait dans ses conclusions qu'une des principales causes de la violence urbaine était le racisme de la population blanche. Il appelait à créer de nouveaux emplois, à construire de nouveaux logements et à faire cesser la ségrégation raciale de fait, afin de mettre fin aux effets destructeurs de la ghettoïsation des Noirs.

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Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises

Lieux où l'on a constaté les émeutes les plus violentes

Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises sont des violences urbaines qui ont commencé à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 puis se sont répandues dans un grand nombre de banlieues pauvres à travers la France. L'état d'urgence a été déclaré le 8 novembre 2005, puis prolongé pour une durée de 3 semaines. Au 17 novembre, la police déclare être revenue en situation normale.

Elles ont essentiellement pris la forme d'incendies criminels et de jets de pierres contre les forces de l'ordre. Dans certains cas, ces événements se sont transformés en émeutes opposant plusieurs centaines de personnes dans des quartiers de banlieues dits "sensibles" contre les forces de police françaises, avec parfois des tirs à balles réelles contre les policiers (exemple de Grigny).

Le 3 novembre au matin, on comptabilisait 315 véhicules brûlés et 29 arrestations à Clichy-sous-Bois et d'autres quartiers proches. Au soir du 4 novembre, les affrontements continuent et le climat est toujours aussi tendu avec un certain apaisement à Clichy-sous-Bois (93), point de départ de ces émeutes. Les émeutes se sont ensuite étendues à d'autres quartiers de la Seine-Saint-Denis, puis aux autres départements de l'Île-de-France. Des actes de vandalismes puis des émeutes sont ensuite apparus dans d'autres villes du pays (Rouen, Dijon, Aix-en-Provence, Nantes, Montbéliard, Lille, Lyon, Toulouse, Strasbourg, Angers, Pau, Rennes et d'autres) et leurs banlieues. La nuit du dimanche 6 au lundi 7 novembre fut la plus active avec 1 408 véhicules brûlés, 395 personnes arrêtées et des agitations et vandalismes dans un nombre croissant d'agglomérations. À partir du mardi 8 novembre, le bilan des destructions de chaque nuit est régulièrement en baisse.

Ensemble, ces trois semaines de violence urbaine sont les plus importantes agitations en France depuis mai 1968.

L'élément déclencheur de ces événements est le décès de deux adolescents de Clichy-sous-Bois, Zyed Benna (17 ans), et Bouna Traoré (15 ans), morts par électrocution dans l'enceinte d'un poste source électrique alors qu'ils étaient poursuivis par la police, malgré les premières déclarations contraires du Ministre de l'Intérieur qui a ensuite demandé un rapport de l'IGS . À ce jour, les circonstances exactes de ce drame n'ont pas encore été éclaircies, notamment les raisons de la fuite de ces adolescents.

Vers 17:30, une dizaine de Clichois reviennent à pied du stade Marcel-Vincent de Livry-Gargan, où ils ont passé l’après-midi à jouer au football. En chemin, ils passent à proximité d’un grand chantier de construction. Un riverain signale par un appel téléphonique une tentative de vol sur une baraque du chantier au commissariat de Livry-Gargan. Celui-ci dépêche un véhicule de la brigade anticriminalité. Les jeunes s’enfuient à la vue de la police. Six adolescents seront interpellés, dont quatre très rapidement dans le parc Vincent Auriol. Deux autres dans le cimetière qui jouxte le poste de transformation EDF où se sont réfugiés trois autres fuyards : Bouna, Zyed, et Muhittin Altun, 17 ans. D'après les enregistrements des conversations radio, un gardien de la paix présent sur place, dit trois fois à ses collègues qu'il a vu les jeunes se diriger vers l'installation électrique et lance : « S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau. » À 18:12, alors que les policiers sont rentrés au commissariat, Bouna et Zyed, cachés dans un recoin du poste de transformation, décèdent, touchés par un arc électrique. Le troisième est grièvement brûlé, mais parvient à regagner le quartier .

Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin ont, dès le lendemain, parlé de tentative de cambriolage ; d'après les premières constatations, les policiers avaient été appelés pour ce type de délit, mais aucun lien n'avait pu être prouvé entre les adolescents en question et l'affaire.

Des mouvements de rue ont débuté dans la soirée du 27, s'attaquant aux forces de l'ordre et aux sapeurs-pompiers de Paris.

Une grenade à gaz lacrymogène ayant appartenu aux forces de l'ordre a ensuite été lancée, pour des raisons encore inconnues, à proximité de la mosquée de Clichy-sous-Bois, ce qui a envenimé la situation alors que la communauté musulmane était encore en période de Ramadan. L'enquête administrative tend à montrer que la grenade a bien été jetée par les forces de l'ordre mais n'aurait pas pénétré l'enceinte de la mosquée, limitant son explosion à l'extérieur du bâtiment .

S'en suivent des agitations et destructions durant cinq nuits surtout localisées à Clichy-sous-Bois, puis qui s'étendent à Montfermeil et à d'autres villes de la Seine-Saint-Denis et à Paris à partir du 1er novembre.

La plupart des premiers actes de vandalisme étaient des mouvements spontanés et isolés de jeunes désœuvrés dans les rues entourant les grands ensembles d'immeubles HLM. Ces actes se sont ensuite transformés en véritables émeutes avec notamment des combats contre les CRS.

Ce bilan concerne les atteintes aux personnes et les dégâts matériels lors des violences urbaines. Le tableau suivant montre la totalisation jour par jour du nombre de véhicules incendiés par vandalisme en France, du nombre d'interpellations procédées, du nombre de blessés parmi les forces de l'ordre et du nombre de décès directement liés aux émeutes. Ces chiffres sont issus des déclarations du Ministère de l'Intérieur au lendemain de chaque nuit d'émeutes.

Le 9 novembre, le Ministère de l'Intérieur annonce la suspension de huit policiers pour violences illégitimes sur un jeune homme interpellé le 7 novembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

Au 21 novembre, selon un total établi par la DGPN, 9 071 véhicules avaient été brûlés depuis le début des émeutes. Par comparaison, environ 28 000 véhicules avaient été détruits entre le 1er janvier et le 30 septembre. Des dizaines d'édifices publics, écoles, gymnases, entrepôts, commerces, médiathèques ont également été incendiés, plaçant des centaines de personnes en "chômage technique". Durant ces troubles, qui ont mobilisé plus de 11 000 policiers à leur pic, 2 921 fauteurs de troubles présumés ont été interpellés, dont un gros tiers de mineurs, selon des sources policières. 126 policiers et gendarmes ont été blessés durant ces affrontements. Au total, environ 600 personnes ont été écrouées, dont un peu plus d'une centaine de mineurs.

La SMACL, assureur de nombreuses collectivités locales, estimait le jeudi 10 novembre 2005 à 55 millions d'euros l'ardoise des violences urbaines pour ses seuls clients. À défaut d'intervention de l'État, elle prédit une augmentation des cotisations, voire des municipalités sans assurance.

Autre coût potentiel, le dégât causé à l'image de la France dans le monde. Certains pays ont conseillé aux touristes d'éviter la France. Certaines entreprises étrangères ont émis des doutes concernant leurs investissements en France. Ces entreprises n'ont pas pris de décision immédiate, mais l'évolution des évènements pourraient les influencer dans leurs choix futurs. Au 3 décembre 2005, les assureurs évaluent les dégâts à 200 M€.

Les violences ont eu lieu essentiellement dans les quartiers les plus défavorisés du pays qui concentrent dans de même zones urbaines, taux de chômage, de délinquance, d'échec scolaire, une grande densité de logements sociaux, de populations issues de l'immigration. Loin des centre-villes, des quartiers d'affaire et des quartiers touristiques. Ce qui n'a pas empêché certains médias étrangers, notamment américains de laisser planer la confusion en évoquant "des violences dans la plupart des grandes villes françaises". Ce qui n'est certes pas faux mais une vision partielle de la réalité. Ce facteur est également à prendre en compte pour l'analyse et la compréhension du problème des violences urbaines.

En France, ces émeutes sont d'abord évoquées avec des mots tels qu'« incidents », « mouvements de rue » et « violences urbaines ». Au contraire, la presse étrangère, francophone (Canada, Suisse) ou non, ont immédiatement parlé d'émeutes dues aux problèmes d'intégration ethnique. Les politiciens français, voire la société française, ont été parfois très durement critiqués. La chaîne de télévision LCI a été accusée de censure parce qu'elle a décidé de ne pas diffuser d'images de voitures en feu afin de ne pas faire progresser l'extrême droite grâce aux images de violence et d'insécurité.

La France est l'un des rares pays d'Europe à connaître des émeutes de cette ampleur et s'étendant sur tout le territoire. Le Royaume-Uni connaît également ce phénomène depuis au moins la fin des années 1970 mais avec parfois un caractère inter-ethnique (Jamaïcains, Pakistanais, Indiens) ou encore, sous forme d'émeutes racistes (le « Paki-Bashing » c'est-à-dire la « chasse aux Pakistanais », par exemple), comme les émeutes raciales de Brixton et de Bristol au début des années 1980, en plein mouvement skinhead. L'analyse de ces émeutes est controversée, à cause de la participation active de nombreux groupes "mixtes" - noirs et blancs ensemble - qui se battaient contre la police dans l'Angleterre de Margaret Thatcher à une époque où les conditions de vie des populations vulnérables connurent un déclin important. Un quart de la population anglaise vivait sous le seuil de pauvreté à l'époque du premier ministre John Major qui succéda à Margaret Thatcher.

Le 4 novembre, le Parti communiste, le député-maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, le député Vert de la Gironde, Noël Mamère, et le député de l'Isère et secrétaire national du PS chargé de la justice et de la sécurité André Vallini demandent la démission du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement de Dominique de Villepin a annoncé toute une série de mesures, notamment la réservation aux quartiers difficiles de 20 000 contrats d'accompagnement pour l'emploi et contrats d'avenir.

On peut consulter sur le site Web du Conseil constitutionnel la décision n° 85-187 DC du 25 janvier 1985, déclarant conforme à la Constitution la loi relative à l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie et dépendances, loi qui avait été déférée au Conseil le jour même par 67 députés (dont les anciens premiers ministres Jacques Chirac, Maurice Couve de Murville, Pierre Messmer, Michel Debré et Jacques Chaban-Delmas) et 62 sénateurs. Le Conseil constitutionnel avait à l'époque estimé que l'absence de mention de l'état d'urgence dans la constitution de 1958, jointe à diverses modifications de la loi de 1955 depuis 1958 (soit sous le régime introduit par la Constitution de 1958) et considérant qu'il appartiendrait « au législateur d'opérer la conciliation nécessaire entre le respect des libertés et la sauvegarde de l'ordre public sans lequel l'exercice des libertés ne saurait être assuré » n'impliquait pas que loi déférée devant lui puisse être non conforme à la Constitution.

Le préfet de Police de Paris a interdit tout rassemblement « de nature à provoquer ou entretenir le désordre sur la voie et dans les lieux publics » de samedi matin 10h à dimanche 8h.

Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le mardi 8 novembre, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il avait « demandé aux préfets que les étrangers, qui sont en situation régulière ou irrégulière, qui ont fait l'objet d'une condamnation, soient expulsés sans délai de notre territoire, y compris ceux qui ont un titre de séjour. Quand on a l'honneur d'avoir un titre de séjour, le moins que l'on puisse dire c'est que l'on n'a pas à se faire arrêter en train de provoquer des violences urbaines ». De nombreuses personnalités de gauche l'ont alors accusé de renier ses engagements de l'abrogation de la "double peine". Sur l'ensemble des condamnations judiciaires, suite aux "violences urbaines", les étrangers ne représenteraient que 6 % du total. Alors que M. Sarkozy lors de la première expulsion d'un étranger le 3 février parlait de "six dossiers à suivre", ce ne sont que deux personnes (un Malien et un Béninois). Pour les autres, les avis consultatifs négatifs des tribunaux ont été souvent suivis par les préfets, les intéressés n'ayant souvent aucune condamnation ni profil désocialisé. Fin août, seuls un ou deux cas resteraient en suspens.

Pour le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, « le nombre d'étrangers expulsables ne dépasse pas la dizaine ». Le lundi 14 novembre, le ministre des affaires étrangères Philippe Douste-Blazy déclarait sur Europe 1 s'opposer à l'expulsion des délinquants en situation régulière : « Il ne peut pas y avoir un Français qui a fait un crime ou un délit en France et qui serait traité d'une certaine manière et un étranger en situation régulière qui serait traité d'une autre manière. C'est pas possible ».

Lors d'un Conseil des ministres anticipé de deux jours, le lundi 14 novembre, l'état d'urgence est prolongé de trois mois par le gouvernement. Pour le président de la République Jacques Chirac « c'est une mesure de protection et de précaution nécessaire pour donner aux forces de l'ordre tous les moyens dont elles ont besoin pour ramener définitivement le calme. Bien entendu c'est une mesure strictement temporaire et qui ne s'appliquera que là où elle est strictement nécessaire et en plein accord avec les élus. » Le parti socialiste et le parti communiste (PCF) ont immédiatement protesté ; le PCF demandant le retrait de la loi de 1955 (sur l'état d'urgence) alors remplacée par « l'état d'urgence sociale ». Ces deux partis de gauche ainsi que Les Verts ont d'ailleurs annoncé qu'ils voteront contre à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Le gouvernement français doit réaliser les implications que les émeutes de 2005 auront sur les attitudes du Français vers des immigrés, particulièrement ceux d'autres religions. C'est un problème grave que le gouvernement français doit aborder comme bien que le pourcentage des immigrés ou des musulmans participant aux émeutes la perception générale soit qu'ils étaient ont fait des émeutiers. Ceci peut mener à des périodes plus difficiles pour des immigrés, non seulement à Paris, mais à travers la France. Du lieu de travail à leur temps social ils peuvent faire face au préjudice et à la discrimination. Il est donc essentiel que le governement prenne les mesures nécessaires pour faciliter les mois après les émeutes pour le tout ceux concernés. Il est également possible aux enfants et aux adultes de même dans l'éducation pour sentir le jeu de denture de ces émeutes sous forme de harcèlement et d'intimidation. Ce jeu de denture a montré des signes de l'événement déjà avec des incidents rapportés des attaques raciales et de l'intimidation vers le haut de 10%. En raison de cette évidence il peut dire que le government' ; les tentatives de s de faciliter l'intégration dans les écoles n'a pas été sucessful et ce davantage doit être inorder fait pour résoudre les problèmes du système français d'intégration. Jusqu'à la date du jour ces problèmes n'ont pas été correctement traités, de peu de succès pour la réponse rentrée par initiatives aux émeutes. Sans l'action rapid le gouvernement français pourrait relever de la critique politique dure d'autres parties politiques françaises et gouvernements étrangers - telle est l'importance du problème courant de l'intégration en France.

Dans un sondage Ipsos pour l'hebdomadaire Le Point (14 novembre 2005) ; la popularité de Nicolas Sarkozy fait un bond de onze points, pour s'établir à 63 % d'opinions favorables en novembre. Le ministre de l'Intérieur profite ainsi des événements et de ses déclarations sécuritaires. Le Premier ministre, Dominique de Villepin (+ 7 points) à 58 % et le président Jacques Chirac (+ 6 points) à 39 % bénéficient aussi de leur gestion de la crise.

Les mardi 15 et mercredi 16 novembre 2005, le ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher, et le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, affirment que la polygamie constitue l'une des causes de ces violences urbaines. Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait déjà déclaré le 10 novembre précédent qu'« il y a plus de problèmes pour un enfant d'un immigré d'Afrique noire ou d'Afrique du Nord que pour un fils de Suédois, de Danois ou de Hongrois. Parce que la culture, parce que la polygamie, parce que les origines sociales font qu'il a plus de difficultés. » Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française tient des propos similaires au journal Libération : « Tout le monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues. » Ces déclarations ont suscité un tollé chez les personnalités associatives et les personnalités politiques de gauche. Pour le député-maire socialiste d'Évry (Essonne), Manuel Valls, « donner à penser que les problèmes actuels des banlieues seraient directement liés à la polygamie est gênant, voire insupportable. » D'après le député communiste Jean-Claude Sandrier, « les autorités cherchent des boucs émissaires Le principal problème pour l'intégration c'est l'emploi. » Les Verts dénoncent carrément les « relents racistes » de la droite et du gouvernement.

Fin novembre 2005, une autre polémique concerne les propos de l'intellectuel Alain Finkielkraut, notamment ceux de l'entretien donné au quotidien israélien Haaretz.

Il a fallu plusieurs années pour réparer les équipements incendiés ou même simplement raser les ruines comme celles du garage Renault d'Aulnay.

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Menace II Society

Menace II Society est un film américain réalisé par Albert et Allen Hughes, vers la fin 1992. Le film a fait ses débuts au Festival de Cannes puis est sorti aux États-Unis le 28 mai 1993. Le film a gagné sa notoriété pour ses scènes fréquentes de violences et le franc parlé de ses personnages. On y voit les divers aspects de cette vie : trainer le soir, la déchéance des gens qui y vivent, la violence et la mort qui guette dans ces quartiers. Menace II Society a été acclamé et apprécié pour sa représentation de la violence urbaine puis surtout pour ses messages préventifs. Le film est basé sur la vie d'une jeune bande d'afro-Américains au début des années 90 à Watts, un quartier difficile de Los Angeles, en Californie et suit la vie de Kaydee Lawson, un jeune homme de 18 ans surnommé Caine. Depuis la mort de ses parents quand il était encore enfant, il vit chez ses grands-parents. Caine va au lycée et est plûtôt bon élève, lui permettant même de décrocher son diplôme. Cependant il aide financièrement une jeune femme et son enfant du même ghetto, dont le petit ami est en prison...

Caine et son ami, O-Dog, deux jeunes afro-américains entrent dans une épicerie au coin de la rue pour acheter de la bière. La commerçante vietnamienne et son mari les observent avec un malaise apparent, O-Dog est verbalement abusif envers le couple vietnamien qu'il accuse d'être méfiant parce-qu'il voit deux noirs rentrer dans leur magasin, O-Dog se montre insultant et exige alors de ne plus être surveillé comme un voleur, mais perd son sang froid suite à la résistance de l'épicier puis le tue d'une balle en pleine tête, il saute alors sur l'occasion pour vider le tiroir-caisse et tue sa femme. Son ami Caine, choqué par la scène, s'enfuit. Lui qui à l'inverse de O-Dog n'est habituellement pas un adolescent à problèmes, qui au départ était juste rentré dans l'épicerie pour prendre une bière, en sort complice d'un double meurtre avec vol à main armé...

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Un justicier dans la ville

Un justicier dans la ville (Death Wish) est un film policier américain réalisé par Michael Winner en 1974. C'est le début d'une série de plusieurs films avec dans le rôle vedette Charles Bronson.

Après l'assassinat de son épouse et l'agression de sa fille, un architecte se donne la mission de vengeur ou justicier dans la ville.

L'un des nombreux films américains sur l'insuffisance de la justice et le recours à la violence pour arrêter la violence. Ce film a suscité la polémique à cause des comportements qu'il met en exergue ; son succès commercial, ainsi que la résonance mondiale des suites témoignent d'un souci persistant de la violence urbaine dans les grandes agglomérations depuis les années 1970.

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Source : Wikipedia