Vigne

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Posté par hal 21/03/2009 @ 12:16

Tags : vigne, vin, gastronomie, loisirs

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Vigne

Grappe de raisin

Les vignes sont des lianes de la famille des Vitaceae. Ce sont des plantes du genre Vitis largement cultivées pour leur fruit en grappes, le raisin, dont on tire un jus, le moût, qui devient du vin après fermentation.

Ce sont des arbrisseaux grimpants qui s'attachent aux supports par des vrilles. Les tiges ligneuses, appelées sarments, taillées en culture, peuvent atteindre dans la nature de très grandes longueurs en grimpant dans les arbres. Les feuilles à nervure palmée comportent cinq lobes principaux plus ou moins découpés, et sont en forme de cœur à la base. Elles connaissent une importante polymorphie selon les cépages et espèces.

Les fleurs 5-mères, sont très petites, verdâtres et regroupées en grappes composées. Les fruits mûrs sont des baies de forme et de couleur variables. Ils sont blancs, jaunâtres, violets ou noirs, et presque toujours noirs à l'état sauvage.

Une description fine des variations de forme des feuilles et des fruits est nécessaire pour identifier les cépages. C'est l'objet de l'ampélographie.

Un terrain planté de vigne s'appelle un vignoble.

Le genre Vitis comprend de très nombreuses espèces.

On considère que la principale espèce de vignes cultivée en Europe, et dans le monde, est Vitis vinifera. Cette espèce est, en effet, à l'origine de très nombreux cultivars, appelés cépages, parmi lesquels le cabernet, le chardonnay, le merlot, le pinot, le sauvignon etc.

Toutefois, il ne faut pas réduire la vigne à cette seule espèce. Certaines autres espèces peuvent être utilisées pour obtenir du jus, notamment Vitis labrusca en Amérique et Vitis coignetiae en Asie. Le goût de leurs moûts n'est pas autant apprécié que celui des cépages issus de Vitis vinifera.

Certains cépages sont issus d'hybridation entre Vitis vinifera et d'autres espèces (Vitis berlandieri, Vitis labrusca, Vitis riparia, Vitis rupestris ...). Enfin, certaines de ces autres espèces peuvent servir de porte-greffes pour des cultivars, afin de les protéger de maladies parasitaires comme le phylloxéra ou cryptogamiques comme le mildiou ou l'oïdium.

Vitis vinifera L. est une espèce cultivée depuis des temps immémoriaux en Europe, dans l'ouest de l'Asie (Moyen-Orient, Caucase), le nord et l'extrême Sud de l'Afrique, mais que l'on peut trouver à l'état subspontané, notamment dans le sud de la France.

La majorité des cépages est issue de la sous-espèce Vitis vinifera subsp. vinifera.

Des cépages ont été introduits dans tous les continents et la viticulture a pris de l'importance en Amérique du Nord (Californie), du Sud (Argentine, Chili), en Australie, en Afrique du Sud et en Chine. La viticulture occupe environ 8 millions d'hectares dans le monde et produit près de 300 millions d'hectolitres de vin.

Peu sensibles au phylloxéra, ces vignes, ainsi que leurs hybrides, sont utilisées soit comme porte-greffes, soit par croisement avec des variétés de Vitis vinifera sous forme d'hybrides producteurs (non admis dans les appellations). Le raisin de Vitis labrusca peut être vinifié mais donne un vin foxé, dont le goût rappelle la framboise. Un cépage de cette espèce, l’'Isabelle' est quelquefois cultivé en Europe centrale, notamment en Suisse sous le nom de « gros framboisé ».

Elle ne présentent pas de réel intérêt pour la viticulture, le goût du raisin étant peu apprécié.

En 2007, un premier décryptage du génome coordonné par l’INRA a permis d’obtenir une séquence d’environ 480 millions de paires de base pour un pinot noir (première plante à fruits dont le génome a été séquencé et quatrième après l’arabette, le riz et le peuplier) avec l’espoir d’amélioration plus fine de la sélection des vignes ou de création de variétés plus résistantes aux maladies (éventuellement OGM, ce qui est source de controverses).

Les vignes contiennent tanins, quercétine, quercitrine, tartrates, sucres, inosite, acides, choline, carotène.

On utiliserait la sève et les feuilles comme astringent et anti-inflammatoire au moyen de décoctions et de liparolé.

Les larmes de vignes, sécrétion obtenue lorsque une branche est cassée, sont un excellent diurétique et collyre. Les décoctions de vrilles sont constrictives dans les diarrhées.

Une variété de vigne rouge, Vitis vinifera var. tinctoria, possède quant à elle des propriétés particulières dans les taches rouges de ses feuilles. Les anthocyanes sont des facteurs vitaminiques P puissant, c'est-à-dire qu'il protègent et tonifient les capillaires et les veines et qui plus est astringente ce qui renforce cet effet. On l'utilise dans les cas de couperose, jambes lourdes, hémorroïdes, varices, ménopause et bouffées de chaleurs. Les anthocyanes se trouvent en quantités très significatives pour leurs aspects pharmaceutiques dans les peaux des raisins rouges et les vins qui en sont issus.

Le bois des ceps de vigne, d'un grain très fin, se conserve longtemps, et sert à fabriquer divers objets, notamment des cannes. Les sarments de vignes sont recherchés pour faire des grillades.

La part de l'Europe diminue (perte de 4 points depuis 1996) tandis que celle des autres continents augmente.

La production mondiale s'établit à 276 millions d'hectolitres en 2000. L'Europe représente 73,1 % du total (dont France 20,9), l'Amérique 17,8 %.

Les exportations portent sur 63 millions d'hectolitres. Les principaux exportateurs de vins sont dans l'ordre : Italie 27,1 %, France 24 %, Espagne 13,8 %, États-Unis 4,6 %, Australie 4,5 %, Chili 4,2 %.

On assiste à un développement important du tourisme vitivinicole - ou oenotourisme - qui permet la valorisation économique et culturelle des vignobles de France.

La vigne a été souvent été utilisé dans l'art, accompagnant par exemple Bacchus mais on retrouve une utilisation particulière : la feuille de vigne.

La plantation peut se faire à partir de novembre lorsque la vigne est en repos végétatif (chute des feuilles). Selon les régions, elle peut s'étaler jusqu'à mai notamment dans les régions où il peut y avoir des gels tardifs. Le réveil végétatif dépend d'un cumul de températures au dessus de 10°C pendant un certain laps de temps. On évitera donc une plantation trop précoce là où il peut faire chaud à la fin de l'hiver et où du gel est malgré tout à craindre (Provence…).

En France, celui-ci est autorisé en fonction des critères propres à l'Institut national des appellations d'origine (INAO) dans le cas d'une plantation destinée à produire du vin en appellation d'origine contrôlée.

Le choix se portera sur la variété de cep (cépage) mais surtout sur le porte-greffe. 99,99 % des vignes sont greffées pour résister au phylloxéra.

D'origine américaine, les porte-greffes étaient issus de Vitis rupestris qui ne permet pas de produire du vin mais qui résiste au phylloxéra. Depuis un siècle, une sélection a été entreprise pour produire différents types de porte-greffe afin d'influencer le comportement de la vigne et son adaptation au terroir (sol, climat, exposition). Ensuite, on peut utiliser différents clones du cépage choisi qui seront plus ou moins productifs ou dont le cycle de maturation du raisin diffèrera.

Presque toutes les techniques de greffage sont appliquées sur la vigne.

Les engins agricoles utilisés sont surtout : - la griffe (en hiver), pour « casser » les sols en profondeur et favoriser l'enracinement, - l'« Actisol », pour gratter les sols superficiellement et se débarrasser des mauvaises herbes, - l'intercep (attaché la plupart du temps à l'actisol) pour faire le même travail mais entre chaque pied (inaccessible avec les autres outils).

Face à une dégradation et à un tassement croissant des sols, les vignerons ont toutefois de plus en plus recours à l'enherbement maîtrisé qui protège mieux le sol et contribue même à le restaurer (réapparition d'humus). (On sème volontairement entre les rangs afin de préserver les sols de l'érosion et laisser libre cours à un écosystème plus naturel).

La matière organique n'est pas directement un aliment pour la plante. Elle apporte au sol des éléments indispensables à sa fertilité. Elle doit être enfouie dans les premiers centimètres du sol (mécaniquement ou par les vers de terre et micro-organismes du sol), de façon à se décomposer toujours en présence d'un peu d'oxygène. Elle peut être d'origine animale (excréments, plumes, coquilles..) ou (et surtout) végétale. La matière animale est plutôt à considérer comme un engrais apportant principalement de l'azote. Hormis dans le cas du BRF (Bois raméal fragmenté), La matière végétale doit provenir de végétaux « mûrs » (c'est-à-dire lignifiés) et fermentescibles (les feuilles de platane ou la paille de riz, par exemple, ne font pas de bons apports, car très peu fermentescibles). Autrefois les tailles de vignes étaient laissées aux pieds de la vigne où elles enrichissaient le sol, ce qui est aujourd'hui évité par crainte du risque d'entretenir une source potentielle de pathogènes à proximité des ceps.

Les besoins de restitution se calculent en fonction du type de sol, de sa richesse biologique et du climat. On donne comme moyenne, pour entretien, l'équivalent de 5 à 15 tonnes de fumier par an et par hectare.

Les besoins sont calculés en « unités » (ou kilos), qui représentent des kilos de l'élément indiqué, pour un hectare et par an. Exemple : 50 unités d'un élément « x » pourront être apportés par 100 kg d'un engrais contenant 50 % de cet élément, ou bien par 500 kg d'un engrais en contenant 10 %. Les quantités sont exprimées soit en élément pur (cas de l'azote, -N-), soit en composé, oxyde ou autre (cas des phosphates -P2O5- ou de la potasse -K2O-). Les quantités sont exprimées en grammes dans le cas des oligo-éléments, dont les besoins sont beaucoup plus réduits.

Les quatre éléments ci-dessus sont appelés éléments principaux, ou majeurs.

Les oligo-éléments peuvent être apportés sous forme de chlorure, sulfate, nitrate, chélate, ou aussi sous forme organométallique. Il faut veiller à leur assimilabilité dans le temps.

La taille de formation (ou ébourgeonnement) se pratique en automne juste après la chute des feuilles ou à la fin de l'hiver juste avant le débourrement. Elle permet de bien structurer le développement de la plante. Plus on taille court, plus le pied repoussera vigoureusement. On conserve généralement uniquement deux à trois rameaux de l'année bien lignifiés, en éliminant les autres. En dehors de cette taille, la vigne demande un palissage entre mai et Juillet (pour certains cépages), un pincement en vert au début de l'été puis selon les années un éclaircissage des grains avec effeuillage en Juillet-Août pour favoriser la maturation.

D'autres pratiques peuvent être effectuées mais elles sont rares : ciselage, incision annulaire, suppression des entre-cœurs (ramification du rameau principal).

La viticulture consomme des quantités significatives de pesticides, avec des impacts suspectés sur la santé des viticulteurs et l'environnement (intoxications accidentelles, risque accru de certains cancers, délétion de la spermatogenèse…). Un problème non résolu est posé par le cuivre, utilisé comme pesticide depuis l'antiquité, sous forme de bouillie bordelaise notamment, car il a une action toxique très importante sur les algues (mildiou) et mousses, et comme c'est un produit non biodégradable, il s'accumule dans le sol des vignes ou en aval, où il atteint déjà localement des concentrations suffisant pour tuer par exemple des moutons pâturant dans ces zones. Rien qu'en France, environ un million d’hectares de vignobles anciens sont ainsi si chargés de cuivre que d'ici quelques années ou décennies le seuil toxique pour les mammifères pourrait y être atteint selon l'IFEN. Les pesticides, associés à certaines pratiques ont contribué à l'érosion et à une diminution de la qualité pédologique des sols (perte d'humus).

Beaucoup des espèces suivantes sont toxiques. Elles n'ont de vigne que le nom.

Étymologiquement, ces noms dérivent du grec « ampelos (ἄμπελος) », la vigne, et « cissos », le lierre.

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Vigne des rivages

Vitis riparia

La vigne des rivages (Vitis riparia Michx.) est une espèce d'arbrisseaux sarmenteux de la famille des Vitaceae. Elle est cultivée pour ses fruits en grappes. Elle peut atteindre des grandes hauteurs de 10 à 20 m grâce à ses longs rameaux. C'est la vigne américaine dont la distribution géographique est la plus étendue, on la trouve aussi bien au sud du Canada qu'à Oklahoma et Arkansas.

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Vigne sauvage

Vitis vinifera subsp. sylvestris sur la Sierra Madrona

La vigne sauvage européenne ou lambrusque (Vitis vinifera subsp. sylvestris) est une sous-espèce de liane forestière de la famille des Vitaceae. Cette sous-espèce de Vitis vinifera a une longue durée de vie et colonise les lisières forestières, mais qui peut aussi avoir un comportement de pionnière aux abords d’écotones forestiers (sur sols colluvions, alluviaux, cailloutis, chablis...).

Ce sont des lianes réputées pour pousser sur les arbres mais qui semblent également adaptées à la colonisation des grandes roches et murs.

Cette sous-espèce est considérée par nombre de spécialistes comme l’ancêtre ou le plus proche parent sauvage des vignes cultivées contemporaines et anciennes.

Elle semble être surtout végétative. Les graines n’intervenant que rarement dans l’extension de cette plante si l’on en juge par la rareté des semis dans la nature. Curieusement, pour passer de la strate herbacée à la strate arborescente, la jeune vigne sauvage doit trouver un jeune arbre ne dépassant pas la taille d’un arbuste, avec lequel, elle s’élèvera, semblant incapable de grimper directement sur un arbre adulte.

Cette sous-espèce est inscrite sur la liste des espèces végétales protégées sur l'ensemble du territoire français métropolitain en Annexe I. Elle est également inscrite sur la liste des espèces végétales protégées en Alsace et en Champagne-Ardenne.

La sous-espèce a fortement régressé avec l’avancée de l’agriculture et le recul médiéval de la forêt sauvage, puis avec l'artificialisation des forêts, le drainage et la mise en culture de zones humides enforestées qui lui ont un temps servi de refuge. Cette sous-espèce joue un rôle de réservoir de gènes qui est apparu crucial après les épisodes de phylloxera et avec l'apparition de nouvelles techniques de sélection génétique et d'« amélioration » (non transgénique ou transgénique) et pour le maintien de la diversité biologique du vignoble mondial, ou son adaptation aux chocs climatiques à venir.

C’est pourquoi des évaluations des populations reliques de cette sous-espèce sont en cours dans plusieurs pays et continents, et des échantillons conservés dans des conservatoires et jardins botaniques, avec des prélèvement d'échantillons d'ADN mis dans des banques de gènes, protégées (comme le Natl. Germplasm Repository à Genève. C'est aussi pourquoi est-elle protégée dans certains pays. En France, elle est strictement protégée et sa cueillette en milieu naturel est strictement interdite.

Si ces plantes survivent à la dégradation, destruction ou fragmentation de ses habitats, certains craignent qu'elles subissent à moyen terme une pollution génétique qui pourrait compliquer sa protection en cas d'insersion de transgènes issus de vignes génétiquement modifiées.

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Edmond De Vigne

Fils du peintre Félix De Vigne et parent des sculpteurs Pierre et Paul De Vigne, Edmond De Vigne, né en 1841 et mort en 1918, est un représentant typique de l'architecture éclectique et historiciste en Belgique. Il étudie à l’académie de Gand avant de s’établir à Bruxelles. Il collabore à la revue l'Emulation, dès sa création en 1878.

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Vigne marronne

Rubus alceifolius

La vigne marronne (Rubus alceifolius) est une ronce originaire du Sud-Est asiatique. La vigne marronne ressemble beaucoup à une framboise . Envahissante à la Réunion, cette plante exotique y est qualifiée de peste végétale.

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De Vigne

Devigne, De Vigne ou de Vigne.

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Pierre Vigne

Bienheureux Pierre Vigne - (1670 - 1740) - Prêtre ardéchois - Fondateur de la Congrégation du Saint-Sacrement.

Pierre Vigne est né à Privas, dans une famille de commerçants du textile, à une époque encore profondément marquée par les séquelles des guerres de religion du siècle précédent, entre catholiques et protestants.

Il reçut une éducation et une instruction de bon niveau. À l'âge de 11 ans, Pierre fut remarqué par le curé de la paroisse pour sa piété. A la fin de l'adolescence, prenant conscience de l'importance de l'Eucharistie dans sa vie, il entra, en 1690, au séminaire sulpicien de Viviers.

Pierre Vigne fut ordonné prêtre le 18 septembre 1694 à Bourg-Saint-Andéol et fut envoyé comme vicaire à Saint-Agrève. Il s'entendait parfaitement bien avec son curé, et était très proche de ses paroissiens.

Toutefois, il se sentait appelé ailleurs, il désirait tout particulièrement être missionnaire parmi les pauvres, les modestes.

En 1700, il entra chez les Lazaristes de Lyon où il reçut une solide formation sur les missions populaires et l'accueil des pauvres. Il commença alors à parcourir villes et villages pour évangéliser les populations.

C'est de son plein gré qu'en 1706, il quitta les Lazaristes et devint missionnaire itinérant, en accord avec ses supérieurs hiérarchiques.

C'est en 1712 que Pierre Vigne arrive à Boucieu-le-Roi. Il aima tout de suite ce village dont la topographie lui faisait penser à Jérusalem.

En 1714, il y édifia un chemin de croix, appelé Le Grand Voyage, comportant 30 stations chapelles, conformément au chemin suivi par Jésus lors de sa Passion, de la Cène à Pâques. Il baptisa même un torrent du nom de Cédron un torrent qui descendait de la montagne. Ce chemin de croix est encore suivi par les habitants du lieu le Vendredi saint.

De mars à juin 1715, il prêche une mission à Burzet et en profite pour restaurer le chemin de croix qui existait déjà.

Pierre Vigne s'établit donc à Boucieu-le-Roi qui devint son lieu de résidence entre deux missions.

En 1713, une jeune fille de Nozières vint demander à Pierre Vigne des conseils sur une éventuelle vocation. C'est alors, dès 1715 qu'il regroupa d'abord sept jeunes filles, puis d'autres, qui prirent le nom de Sœurs du Saint-Sacrement.

Le 30 novembre 1715, dans l'église de Boucieu, il leur remit la croix et l'habit religieux, les invitant à se succéder pour adorer Jésus présent dans l'Eucharistie et à vivre fraternellement ensemble. Il leur confia la tâche d'enseigner les jeunes, et il créa des écoles tenues par les sœurs. Elles eurent aussi pour tâche d'accompagner les pélerins sur le chemin de croix nouvellement créé afin qu'elles puissent les aider à prier et à méditer.

Très vite la petite congrégation s'agrandit et s'installe dans le château de Boucieu, une ancienne maison forte qui dominait le village.

Les premières Sœurs du Saint Sacrement avaient prononcé leurs vœux le 8 septembre 1722. A partir de là, la congrégation s'est développée jusqu'à atteindre la Provence et le Dauphiné.

La Révolution française dispersa les sœurs, mais elles poursuivirent clandestinement leurs œuvres de charité. C’est d'abord à Romans qu'en 1804 la congrégation peut se réorganiser. Toutefois, dès 1901, les sœurs durent se retirer des écoles et des hôpitaux où elles exerçaient leur ministère.

En 1906, les Sœurs du Saint-Sacrement quittent Romans pour aller à Valence où elles sont toujours.

Malgré une vie fort remplie au service de Dieu et de son prochain, le Père Vigne a écrit de nombreux ouvrages : des règlements de vie, des ouvrages de spiritualité, ainsi que les méditations sur le plus beau livre qui est Jésus Christ souffrant et mourant sur la Croix.

Le Père Vigne avait coutume de se rendre régulièrement à Lyon afin de se rendre chez ses anciens maîtres de Saint-Sulpice et d'y rencontrer son confesseur et son directeur spirituel. Attiré par la spiritualité eucharistique des Prêtres du Saint-Sacrement, il fut admis dans cette société sacerdotale le 25 janvier 1724 à Valence et bénéficia de leur aide, tant spirituelle que temporelle.

Au cours d'une dernière mission dans le Vercors, à Rencurel, alors qu'il était malade, il ne parvint pas à achever sa prédication et s'éteignit en priant. C'était le 8 juillet 1740. Son corps fut ramené à Boucieu-le-Roi où il fut inhumé dans une chapelle de l'église.

Pierre Vigne a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 3 octobre 2004.

Le 8 juillet.

Un musée à Boucieu-le-Roi présente l'histoire de Pierre Vigne et des Sœurs du Saint-Sacrement. Il expose divers objets témoins de la foi et de la vie quotidienne à diverses époques.

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Source : Wikipedia