Victor Hugo

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Posté par talos 27/02/2009 @ 16:01

Tags : victor hugo, auteurs, littérature, culture

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Victor Hugo

Victor Hugo en 1883.

Victor-Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon, mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français considéré comme le plus important des écrivains romantiques de langue française et un des plus importants écrivains de la littérature française.

Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante.

Il a contribué, tout comme Baudelaire, au renouvellement de la poésie et de la littérature.

Victor Hugo est né le 26 février 1802 à Besançon dans le Doubs, en Franche-Comté, où son père est en garnison, puis passe son enfance à Paris. Victor est le fils du général d'Empire Joseph Léopold Sigisbert Hugo (1773–1828) - créé comte, selon la tradition familiale, par Joseph Bonaparte, roi d'Espagne - et de Sophie Trébuchet (1772–1821) et le dernier de trois enfants après Abel Joseph Hugo (1798–1855) et Eugène Hugo (1800–1837). De fréquents séjours à Naples et en Espagne, à la suite des affectations militaires de son père, marqueront ses premières années. Ainsi, en 1811, il est, avec son frère Eugène, pensionnaire dans une institution religieuse de Madrid, le Collège des Nobles. Vers 1813, il s'installe à Paris avec sa mère qui s'est séparée de son mari, car elle entretient une liaison avec le général d'Empire Victor Fanneau de la Horie. Âgé de quatorze ans à peine, Victor, en juillet 1816, note sur un journal : « Je veux être Chateaubriand ou rien ». Sa vocation est précoce et ses ambitions sont immenses. Peu de carrières ont été conduites avec une volonté aussi précoce et lucide. On ne sait pas grand-chose de ses débuts puisque l'auteur a brûlé ses 10 premiers cahiers d'école. Qui a initié l'enfant à la technique du vers ? A-t-il été encouragé ou a-t-il travaillé seul ? En faisant quelles lectures ?

En 1817, il participe à un concours donné par l'Académie des jeux floraux de Toulouse. Le jury est à deux doigts de lui adresser le prix mais le titre de son poème (Trois lustres à peine) suggère trop son jeune âge et l'Académie en est effrayée. Le prix est donc attribué à quelqu'un d'autre. Il sera lauréat de cette même académie deux années de suite. En 1819, il obtient un Lys d'or pour l'Ode sur le rétablissement de la Statue d'Henri IV, et en 1820, il reçoit un Œillet comme prix d'encouragement pour une autre ode: Moïse sur le Nil.

Également primé par l'académie, Victor Hugo délaisse les mathématiques, pour lesquelles il a un goût marqué (il suit les cours des classes préparatoires), et embrasse la carrière littéraire. Avec ses frères Abel et Eugène, il fonde en 1819 une revue, « Le Conservateur littéraire », qui attire déjà l'attention sur son talent. Son premier recueil de poèmes, Odes, paraît en 1821 : il a alors dix-neuf ans et ses études au lycée Louis-le-Grand lui permettent de faire connaître rapidement cet ouvrage. Il participe aux réunions du Cénacle de Charles Nodier à la Bibliothèque de l'Arsenal, berceau du Romantisme, qui auront une grande influence sur son développement. Dès cette époque, Hugo est tout à la fois poète, romancier, dramaturge et même journaliste : il entreprend tout et connait une grande réussite dans tout ce qu'il fait.

C'est avec Cromwell, publié en 1827, qu'il fera éclat. Dans la préface de ce drame, Victor Hugo s'oppose aux conventions classiques, en particulier à l'unité de temps et à l'unité de lieu. Il met véritablement en pratique ses théories dans la pièce Hernani (1830), pièce qui inaugure le genre du drame romantique. Cette œuvre est la cause d'un affrontement littéraire fondateur entre anciens et modernes, ces derniers, au premier rang desquels Théophile Gautier, s'enthousiasmant pour cette œuvre romantique — combat qui restera dans l'histoire de la littérature sous le nom de « bataille d'Hernani. » Dès lors, la production d'Hugo ne connaît plus de limites : romans (Notre-Dame de Paris, 1831) ; poésie (Les Chants du crépuscule, 1835) ; théâtre (Ruy Blas, 1838).

De 1826 à 1837, il séjourne fréquemment au Château des Roches à Bièvres, propriété de Bertin l'Aîné, directeur du Journal des débats. Au cours de ces séjours, il y rencontre Berlioz, Chateaubriand, Liszt, Giacomo Meyerbeer et rédige des recueils de poésie dont le célèbre ouvrage des Feuilles d'automne.

Il aura, jusqu'à un âge avancé, de nombreuses maîtresses. La plus célèbre sera Juliette Drouet, actrice rencontrée en 1833, qui lui consacrera sa vie et le sauvera de l'emprisonnement lors du coup d'état de Napoléon III. Il écrira pour elle de nombreux poèmes. Tous deux passent ensemble l'anniversaire de leur rencontre et remplissent, à cette occasion, année après année, un cahier commun qu'ils nomment tendrement le « Livre de l'anniversaire ».

Hugo accède à l'Académie française en 1841, après trois tentatives infructueuses. Il est le premier académicien né au XIXe siècle.

En 1843, Léopoldine meurt tragiquement à Villequier, noyée avec son mari Charles Vacquerie dans le naufrage de leur barque. Hugo sera terriblement affecté par cette mort qui lui inspirera plusieurs poèmes des Contemplations — notamment, son célèbre « Demain, dès l'aube... ».

Élevé par sa mère vendéenne dans l'esprit du royalisme, il se laisse peu à peu convaincre de l'intérêt de la démocratie (« J'ai grandi », écrit-il dans un poème où il s'en justifie). Son idée est que « là où la connaissance n'est que chez un homme, la monarchie s'impose. Là où elle est dans un groupe d'hommes, elle doit faire place à l'aristocratie. Et quand tous ont accès aux lumières du savoir, alors le temps est venu de la démocratie ».

Au début de la Révolution de 1848, il est élu député de la deuxième République en 1848 et siège parmi les conservateurs. Il soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte élu Président de la République en décembre, avec qui il rompt en 1849 et il se bat progressivement contre ses anciens amis politiques dont il réprouve la politique réactionnaire. Hugo s'exile après le coup d'État du 2 décembre 1851 qu'il condamne vigoureusement pour des raisons morales (Histoire d'un crime). Sous le Second Empire, opposé à Napoléon III, il vit en exil à Bruxelles, puis à Jersey et enfin à Guernesey. Il fait partie des quelques proscrits qui refusent l'amnistie décidée quelque temps après (« Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là » ). Pendant ces années difficiles, il publiera notamment Les Châtiments (1853), œuvre en vers qui prend pour cible le Second Empire ; Les Contemplations, poésies (1856) ; La Légende des Siècles (1859), ainsi que Les Misérables, roman (1862). Le souvenir douloureux de Léopoldine sa fille — ainsi que sa curiosité — le pousse à tenter, à Jersey, des expériences de spiritisme consignées dans Les Tables tournantes de Jersey.

Pendant les années 1860, il traverse plusieurs fois le Grand-Duché de Luxembourg comme touriste, alors qu'il se rend sur le Rhin allemand (1862, 1863, 1864, 1865). En 1871, après la Commune de Paris, tandis qu'il est expulsé de Belgique pour y avoir offert asile aux communards poursuivis dans la capitale française, il trouve refuge pendant trois mois et demi dans le Grand-Duché (1er juin–23 septembre). Il séjourne successivement à Luxembourg, à Vianden (deux mois et demi), à Diekirch et à Mondorf, où il suit une cure thermale.

Après la chute du Second Empire consécutive à la guerre franco-prussienne de 1870, c'est l'avènement de la Troisième République : Hugo peut enfin rentrer après vingt années d'exil. Jusqu'à sa mort, en 1885, il restera une des figures tutélaires de la république retrouvée — en même temps qu'une référence littéraire incontestée. Il décède le 22 mai 1885, dans son hôtel particulier « La Princesse de Lusignan », qui était situé à la place de l'actuel 124 avenue Victor-Hugo. Selon la légende, ses derniers mots furent : « Ceci est le combat du jour et de la nuit. » Conformément à ses dernières volontés, c'est dans le « corbillard des pauvres » qu'eut lieu la cérémonie. Il est d'abord question du Père Lachaise mais le premier juin, suite au décret du 26 mai 1885, il sera finalement conduit au Panthéon, la jeune Troisième République profitant de cet évènement pour retransformer l'église Sainte-Geneviève en Panthéon. On considère que trois millions de personnes se sont déplacées alors pour lui rendre un dernier hommage. Il est alors l'écrivain le plus populaire et est considéré comme l'un des monuments de la littérature française.

L'ensemble de ce qui a survécu des écrits de Victor Hugo (plusieurs lettres personnelles ont été volontairement détruites par ses exécuteurs testamentaires Paul Meurice et Auguste Vacquerie) a été publié chez Jean-Jacques Pauvert et représente presque quarante millions de caractères.

À travers ces mots, on devine une volonté farouche de pratiquer tous les genres : roman, poésie, théâtre, essai, etc. — autant qu'une passion du Verbe, à condition toutefois que ce dernier soit ancré dans l'Histoire. Par conséquent, distinguer la fiction proprement dite de l'engagement politique est, chez Hugo plus que chez tout autre écrivain, une gageure.

Hugo a laissé neuf romans. Le premier, Bug-Jargal a été écrit à seize ans ; le dernier, Quatrevingt-treize, à soixante-douze. L'œuvre romanesque a traversé tous les âges de l'écrivain, toutes les modes et tous les courants littéraires de son temps sans jamais se confondre totalement avec aucun. En effet, on trouve toujours chez Hugo une volonté de parodie et de décalage : Han d'Islande en 1823, Bug-Jargal publié en 1826, Notre-Dame de Paris en 1831 ressemblent aux romans historiques en vogue au début du XIXe siècle mais n'en sont pas vraiment ; c'est que Hugo n'est certainement pas Walter Scott ; chez lui en effet, les temps modernes pointent toujours derrière l'Histoire.

Le Dernier Jour d'un condamné en 1829 et Claude Gueux en 1834 ne sont pas plus aisés à définir. Ce sont des romans à la fois historiques et sociaux qui sont, surtout, engagés dans un combat — l'abolition de la peine de mort — qui dépasse de loin le cadre de la fiction. On pourrait en dire autant des Misérables qui paraît en 1862, en pleine période réaliste, mais qui lui emprunte peu de caractéristiques. Ce succès populaire phénoménal embarrassera d'ailleurs la critique car il louvoie constamment entre mélodrame populaire, tableau réaliste et essai didactique…

De la même façon, dans Les Travailleurs de la mer (1866) et dans L'Homme qui rit (1869), Hugo se rapproche davantage de l'esthétique romantique du début du siècle, avec ses personnages difformes, ses monstres et sa Nature effrayante.

Enfin, en 1874, Quatrevingt-treize signe la concrétisation romanesque d'un vieux thème hugolien : le rôle fondateur de la Révolution française dans la conscience littéraire, politique, sociale et morale du XIXe siècle.

Le roman hugolien n'est pas un « divertissement » : il est presque toujours au service du débat d'idées. On l'a vu avec les romans abolitionnistes de sa jeunesse, on le voit encore dans sa maturité à travers de nombreuses et parfois envahissantes digressions sur la misère matérielle et morale dans Les Misérables . Toutefois, dans ce dernier roman commencé en 1845 et 1848, on a détecté l'influence de Balzac, notamment celle du Curé de village avec lequel Monseigneur Myriel a des points communs. Et la parenté entre Vautrin et Jean Valjean (le second étant l'envers positif de l'autre) est assez évidente, le monde et les coutumes des bagnards étant décrit dans Splendeurs et misères des courtisanes. et voir aussi : Hugo lecteur de BalzacSes héros sont, comme les héros de tragédie (le dramaturge n'est pas loin), aux prises avec les contraintes extérieures et une implacable fatalité tantôt imputable à la société (Jean Valjean ; Claude Gueux ; le héros du Dernier jour d'un condamné), tantôt à l'Histoire (Quatrevingt-treize) ou bien à leur naissance (Quasimodo). C'est que le goût de l'épopée, des hommes aux prises avec les forces de la Nature, de la Société, de la fatalité, n'a jamais quitté Hugo ; l'écrivain a toujours trouvé son public sans jamais céder aux caprices de la mode : qui s'étonnera qu'il ait pu devenir un classique de son vivant?

À vingt-six ans, dans la célèbre préface de Cromwell, Victor Hugo jette les bases d'un genre nouveau : le drame romantique. Dans ce texte, le jeune homme ambitieux remet en cause les règles bien établies du théâtre classique, et introduit les thèmes romantiques sur la scène : multiplication des personnages, des lieux, mélange des registres — le vulgaire et le recherché, le sublime et le grotesque – et met ainsi davantage de vie dans un théâtre trop compassé. Revers de la médaille : Cromwell, pièce aux 6 000 vers et aux innombrables personnages n'est pas jouée — « injouable » disent certains…

C'est grâce à Hernani que le dramaturge accède véritablement, en 1830, à la célébrité et prend une place déterminante parmi les modernes. Les années suivantes, Hugo se heurtera aux difficultés matérielles (scène à l'italienne, peu propice aux spectacles d'envergure) et humaines (réticences des Comédiens Français devant les audaces de ses drames). Il alternera triomphes (Lucrèce Borgia) et échecs (Le Roi s'amuse), avant de décider, avec Alexandre Dumas, de créer une salle dédiée au drame romantique : ce sera le Théâtre de la Renaissance où il fera donner, en 1838, Ruy Blas.

En 1843, l'échec des Burgraves l'affecte durement. Hugo désespère de parvenir à un théâtre à la fois exigeant et populaire. Le dramaturge, frappé en outre par le deuil (Léopoldine meurt cette même année), délaisse la scène.

Victor Hugo marquera son retour au théâtre avec l'écriture, à partir de 1866, de plusieurs pièces, dont la série du Théâtre en liberté.

À vingt ans, Hugo publie les Odes, recueil qui laisse déjà entrevoir, chez le jeune écrivain, les thèmes hugoliens récurrents : le monde contemporain, l'Histoire, la religion et le rôle du poète, notamment. Par la suite, il se fait de moins en moins classique, de plus en plus romantique, et Hugo séduit le jeune lecteur de son temps au fil des éditions successives des Odes (quatre éditions entre 1822 et 1828).

Puis Hugo s'éloigne dans son œuvre des préoccupations politiques immédiates auxquelles il préfère — un temps — l'art pour l'art. Il se lance dans les Les Orientales (l'Orient est un thème en vogue) en 1829, (l'année du Dernier jour d'un condamné).

Le succès est important, sa renommée de poète romantique assurée et surtout, son style s'affirme nettement tandis qu'il met en scène la guerre d'indépendance de la Grèce (l'exemplarité de ces peuples qui se débarrassent de leurs rois n'est pas innocente du contexte politique français) qui inspira également Lord Byron ou Delacroix.

Dès les Feuilles d'automne (1832), les Chants du crépuscule (1835) Les Voix intérieures (1837), jusqu'au recueil les Rayons et les ombres (1840), se dessinent les thèmes majeurs d'une poésie encore lyrique — le poète est une « âme aux mille voix » qui s'adresse à la femme, à Dieu, aux amis, à la Nature et enfin (avec les Chants du crépuscule) aux puissants qui sont comptables des injustices de ce monde.

On le voit, Hugo s'applique d'emblée à ancrer le poète dans l'Histoire. Il ne l'en fera jamais sortir, tout au long de son œuvre.

À partir de l'exil commence une période de création littéraire qui se caractérise par sa richesse, son originalité et par sa puissance. C'est alors que naîtront certains des plus fameux poèmes de la langue française (l'Expiation dans les Châtiments, Booz endormi dans la Légende des siècles, pour ne citer que ces deux exemples).

Les Châtiments sont des vers de combat qui ont pour mission, en 1853, de rendre public le « crime » du « misérable » Napoléon III : le coup d'État du 2 décembre. Prophète des malheurs qui attendent Napoléon III, exécuteur du neveu honni, Hugo s'y fait cruel, satirique, voire grossier pour châtier « le criminel ». Mais Hugo se fait aussi poète de temps meilleurs comme par exemple dans Stella ; le poète prend alors des tons quasiment religieux. Quant à la forme des Châtiments, elle est d'une extrême richesse puisque Hugo recourt aussi bien à la fable, qu'à l'épopée, à la chanson ou à l'élégie, etc.

Quelques années plus tard, Hugo déclare, à propos des Contemplations qui paraissent en 1856 : « Qu'est-ce que les Contemplations ? — Les mémoires d'une âme » Apothéose lyrique, marquée par l'exil à Guernesey et la mort (cf. Pauca Meae) de la fille adorée : exil affectif, exil politique : Hugo part à la découverte solitaire du moi et de l'univers. Le poète, tout comme dans les Châtiments, se fait même prophète, voix de l'au-delà, voyant des secrets de la vie après la mort et qui tente de percer les secrets des desseins divins. Mais, dans le même temps, les Contemplations, au lyrisme amoureux et sensuel, contient certains des plus célèbres poèmes inspirés par Juliette Drouet. Les Contemplations : œuvre multiforme donc comme il convient aux « mémoires d'une âme ».

Enfin, la Légende des siècles, son chef-d'œuvre, synthétise rien moins que l'histoire du monde en une immense épopée parue en 1859 ; « L'homme montant des ténèbres à l'Idéal », c'est-à-dire la lente et douloureuse ascension de humanité vers le Progrès et la Lumière.

En juin 1878, Hugo fut victime d'une congestion cérébrale qui mit pratiquement fin à son activité d'écriture. Toutefois de très nombreux recueils, réunissant en fait des poèmes datant de ses années d'inspiration exceptionnelle (1850-1870) continuaient de paraître régulièrement (La Pitié suprême en 1879, L'Âne, Les Quatre Vents de l'esprit en 1881, la dernière série de la Légende des siècles en 1883...), contribuant à la légende du vieil homme intarissable jusqu'à la mort.

Tantôt lyrique, tantôt épique ; combattant infatigable et père vaincu ; tour à tour classique et audacieux, Hugo est tout cela à la fois et davantage : celui qui a profondément ému ses contemporains (qui ne connaît le très célèbre « Demain, dès l'aube... » ?), exaspéré les puissants et inspiré les plus grands poètes de son temps et des temps à venir.

À partir de 1849, Victor Hugo consacre un tiers de son œuvre à la politique, un tiers à la religion et le dernier à la philosophie humaine et sociale. La pensée de Victor Hugo est complexe et parfois déroutante. Il refuse toute condamnation des personnes et tout manichéisme, mais n'en est pas moins sévère pour la société de son temps. Au fur et à mesure, sa pensée politique va évoluer, quitter le conservatisme et se rapprocher du réformisme.

Dans sa jeunesse, Victor Hugo est proche du parti conservateur. Pendant la restauration, il soutient Charles X de France. En cela, il s'inscrit dans la ligne politique de Chateaubriand.

Lors de la Révolution française de 1848, Victor Hugo, pair de France, prend d'abord la défense de la monarchie (le président du Conseil Odilon Barrot, le charge de défendre l'idée d'une régence de la Duchesse d'Orléans). La république étant proclamée, Lamartine lui propose un poste de ministre (Instruction publique) dans le gouvernement provisoire de 1848, il refuse. Aux élections d'avril 1848, bien que non candidat il obtient près de 55 500 voix à Paris mais n'est pas élu. Par contre aux élections complémentaires du 24 mai, il est élu à Paris avec près de 87 000 voix. Il siège avec la droite conservatrice. Pendant les Journées de Juin 1848, il mène des groupes de force gouvernementales à l'assaut des barricades dans la rue Saint-Louis. Il vote la loi du 9 août 1848, qui suspend certains journaux républicains en vertu de l'état de siège. Ses fils fondent le journal L'Évenement qui mène une campagne contre le président du conseil le républicain Cavaignac, et soutiendra la candidature de Louis Napoléon Bonaparte à l'élection présidentielle de 1848. Étant contre le principe de l'assemblée législative unique, il ne vote pas la Constitution de 1848. Au début de la présidence de Louis Napoléon Bonaparte il fréquente le nouveau président. En mai 1849, il est élu à l' Assemblée législative. C'est à l'été 1849, que progressivement il se détourne de la majorité conservatrice de l'Assemblée législative dont il désapprouve la politique réactionnaire. En janvier 1850, Victor Hugo combat la loi Falloux réorganisant l'enseignement en faveur de l'Église catholique, en mai il combat la loi qui restreint le suffrage universel et en juillet il intervient contre la loi Rouher qui limite la liberté de la presse. En juillet 1851 il prend position contre la loi qui propose la révision de la constitution afin de permettre la réélection de Louis Napoléon Bonaparte. En juin 1851, au palais de Justice de Paris il défend son fils qui est poursuivi pour avoir publié un article contre la peine de mort dans son journal l'Évènement. Au soir du coup d'État du 2 décembre 1851 avec une soixantaine de représentants il rédige un appel à la résistance armée. Poursuivi, il parvient à passer en Belgique le 14 décembre. C'est le début d'un long exil.

Réformiste, il souhaite changer la société. S'il justifie l'enrichissement, il dénonce violemment le système d'inégalité sociale. Il est contre les riches qui capitalisent leurs gains sans les réinjecter dans la production. L'élite bourgeoise ne le lui pardonnera pas. De même, il s'oppose à la violence si celle-ci s'exerce contre un pouvoir démocratique mais il la justifie (conformément d'ailleurs à la déclaration des droits de l'homme) contre un pouvoir illégitime. C'est ainsi qu'en 1851, il lance un appel aux armes — « Charger son fusil et se tenir prêt » — qui n'est pas entendu. Il maintient cette position jusqu'en 1870. Quand éclate la guerre franco-allemande, Hugo la condamne : guerre de « caprice » et non de liberté. Puis, l'Empire est renversé et la guerre continue, contre la République ; le plaidoyer de Hugo en faveur de la fraternisation reste sans réponse. Alors, le 17 septembre, le patriote prend le pas sur le pacifiste : il publie cette fois un appel à la levée en masse et à la résistance. Les élections du 8 février 1871 portent au pouvoir les monarchistes partisans de la paix avec Bismarck! Le peuple de Paris, quant à lui, refuse la défaite et la Commune commence le 18 mars ; l'on s'arrache les Châtiments.

Victor Hugo a pris des positions sociales très tranchées, et très en avance sur son époque. Son chef d'œuvre, Les Misérables est un hymne à la misère et aux plus démunis.

Dénonçant jusqu'à la fin la ségrégation sociale, Hugo déclare lors de la dernière réunion publique qu'il préside : « La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas ! ». Il s'agissait précisément de récolter des fonds pour permettre à 126 délégués ouvriers de se rendre au premier Congrès socialiste de France, à Marseille.

Victor Hugo ne cesse d'insister sur le fait que le commerce remplacera la guerre. Dans cette vision de l'ordre commercial remplaçant l'ordre militaire, il annonce en germe le philosophe Alain.

Victor Hugo s'est peu exprimé sur la question de la colonisation de l'Algérie, qui a constitué pourtant la principale aventure coloniale de la France de son époque. Ce silence relatif ne doit pourtant pas être trop rapidement assimilé à un acquiescement de la part de l'auteur des Misérables. En effet, si Hugo a été sensible aux discours légitimant la colonisation au nom de la « civilisation », une analyse attentive de ses écrits - et de ses silences - montre qu'à propos de la « question algérienne » ses positions furent loin d'être dénuées d'ambiguïtés : sceptique à l'égard des vertus civilisatrices de la « pacification » militaire, il devait surtout voir dans l'Algérie colonisée le lieu où l'armée française s'est « faite tigre », et où les résistants au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte ont été déportés.

Sur la question de l'esclavage, celui qui, dans les années 1820, montrait à travers Bug-Jargal qu'il partageait dans sa vision des peuples noirs les mêmes préjugés que ses contemporains, et qui garda un silence étonnant lors de l'abolition de l'esclavage en 1848, devait intervenir pour demander la grâce de l'abolitionniste américain John Brown.

Hugo entretient des relations d'estime et d'admiration mutuelles avec Balzac (un peu de méfiance, l'ego des grands créateurs y pourvoit) ou Nerval. Relations d'amitié avec Dumas, son compagnon de romantisme, qui dureront, avec beaucoup de hauts et quelques bas, toute la vie. La rivalité est plus exacerbée avec Lamartine, auquel Hugo ne cesse de proclamer son admiration mais ne lui concède plus, le succès venant, de réelle prééminence artistique.

Devant le talent d'Hugo, son originalité et sa brillante ascension, il est cependant difficile de ne pas s'incliner. De plus, sa grandeur d'âme et son intégrité forcent l'admiration : vingt années d'exil, en partie volontaire, ce n'est pas rien et fait taire bien des détracteurs.

À partir des années d'exil, et plus encore à son retour, Hugo devient une sorte de statue du commandeur : populaire, admiré par ses pairs et craint par les politiques, Victor Hugo est incontournable. Que l'on soit romancier, poète ou dramaturge, on se définit par rapport à lui – pour ou contre cette figure décidément trop imposante.

Hugo, on le voit, a trop de pouvoir pour n'être pas haï par certains. Quant à la politique, les républicains les plus à gauche doutent de sa conversion, tandis que les monarchistes ne pardonnent pas facilement à celui qui a trahi son milieu. Le public, lui, voue déjà un culte au vieil homme et les jeunes poètes continuent de lui envoyer leurs vers – tandis que d'autres se montrent volontiers irrévérencieux.

Baudelaire admire éperdument Hugo, mais éprouve parfois de l'irritation devant ce poète qui fait des vers « politiques » : cet agacement traduit la relation ambiguë qui sera celle, au fond, de bien des écrivains de la fin du XIXe. Zola lui reprochera sa tiédeur à l'égard des communards – il ne sera pas le seul – comme d‘autres lui reprocheront au contraire ses positions trop sociales. De plus, Baudelaire ne pense pas vraiment que Victor Hugo soit un bon poète. Il trouve que ses poèmes sont niais. À l'inverse, en lisant Les Fleurs du Mal, Victor Hugo a senti que c'était un bon recueil. Baudelaire écrit plus de mal de Victor Hugo dans ses lettres que dans ses articles, et Victor Hugo ne le sait pas.

Flaubert, s'il admire le romantique de 1830, se méfie du « vieux crocodile » dont il juge les digressions philosophiques, dans les Misérables notamment, indigestes. Baudelaire et Verlaine partagent ce point de vue comme tous ceux qui pensent que l'art et l'engagement politique ne doivent pas être mêlés.

En fin de compte, Hugo est un homme capable d'exaspérer ses admirateurs et d'être admiré de ses ennemis. Quoi de plus naturel pour un maître de l'antithèse.

Aux nombreux talents de l'écrivain, il faut ajouter le dessin. L'artiste n'a certes pas éclipsé le poète, mais on continue néanmoins de redécouvrir le travail pictural de Victor Hugo – auquel on a consacré de nombreuses et prestigieuses expositions au cours des vingt dernières années (lors du centenaire de sa mort, en 1985, « Soleil d'Encre » au Petit Palais et « Dessins de Victor Hugo » place des Vosges dans la maison qu'il habita sous la Monarchie de juillet ; mais aussi, plus récemment, à New York, Venise, Bruxelles, ou Madrid).

En bon autodidacte, Hugo n'hésite pas à utiliser les méthodes les plus rustiques ou expérimentales : il mélange à l'encre le café noir, le charbon, la suie de cheminée, peignant du bout de l'allumette ou au moyen des barbes d'une plume.

Ses œuvres sont, en général, de petite taille et il s'en sert tantôt pour illustrer ses écrits (Les Travailleurs de la mer), tantôt pour les envoyer à ses amis pour le jour de l'an ou à d'autres occasions. Cet art, qu'il pratiquera toute sa vie, le divertit.

Au début, ses travaux sont de facture plutôt réaliste ; mais avec l'exil et la confrontation mystique du poète avec la mer, ils acquerront une dimension presque fantastique.

Cette facette du talent d'Hugo n'échappera pas à ses contemporains et lui vaudra les louanges, notamment, de Charles Baudelaire : « Je n'ai pas trouvé chez les exposants du Salon la magnifique imagination qui coule dans les dessins de Victor Hugo comme le mystère dans le ciel. Je parle de ses dessins à l'encre de Chine, car il est trop évident qu'en poésie, notre poète est le roi des paysagistes ».

Les œuvres d'Hugo ont donné lieu à d'innombrables adaptations au cinéma, à la télévision ou au théâtre. Les plus grands acteurs se sont battus pour incarner les héros hugoliens, en tête desquels Jean Valjean, interprété, en France, par Harry Baur, Jean Gabin, Lino Ventura ou Gérard Depardieu.

Près d'une centaine d'adaptations au total dont plus d'une quarantaine pour Les Misérables, suivi de près par Notre-Dame de Paris. L'universalité d'Hugo s'y manifeste de façon éclatante car les cinémas les plus divers se sont emparés de son œuvre : américain (1915, Don Caesar de Bazan, tiré de Ruy Blas) ; anglais, indien (Badshah Dampati, en 1953, adaptation de Notre-Dame de Paris) ; japonais (en 1950 Re Mizeraburu : Kami To Akuma : adaptation dans un cadre japonais, sous l'ère Meiji) ; égyptien (ex :1978, Al Bo'asa adaptation des Misérables) ; italien (1966, L'Uomo che ride, adaptation de L'Homme qui rit), etc.

On y ajoutera les films inspirés de la vie de Victor Hugo, L'Histoire d'Adèle H. de François Truffaut étant l'un des plus connus.

Un nombre très important d'adaptations, plus ou moins fidèles. En France, on retiendra le succès considérable des Misérables de Robert Hossein (1985) avec Lino Ventura, Jean Carmet et Michel Bouquet.

Contrairement a ce que l'on a souvent prétendu, Victor Hugo n'était pas hostile à la mise en musique de ses poèmes ni aux opéras inspirés par ses œuvres sauf quand on ne signalait pas qu'il était l'auteur de l'œuvre adaptée.

Son ami Franz Liszt compose plusieurs pièces symphoniques inspirées de ses poèmes : Ce qu'on entend sur la montagne, tiré des Feuilles d'automne, et Mazeppa, tiré des Orientales. Bien d'autres compositeurs mettront ses poèmes en musique, de Bizet à Wagner en passant par Camille Saint-Saëns ou Fauré.

Plusieurs succès, dont Le Bossu de Notre-Dame (1996) (The Hunchback of Notre Dame, par les studios Disney) ou Les Misérables (1979), film d'animation japonais.

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Víctor Hugo Peña

Víctor Hugo Peña Grisales est un coureur cycliste colombien né le 10 juillet 1974 à Bogotá. Il mesure 1,78m pour 67 kg. Il fait ses débuts professionnels en 1997. Il est le premier et à ce jour le seul coureur cycliste colombien à avoir porté le maillot jaune sur le Tour de France.

Víctor Hugo Peña totalise 6 victoires dans sa carrière professionnelle, la plupart ayant été remportées lors de contre-la-montre.

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Victor Hugo Montaño

Victor Hugo Montaño Caicedo est un footballeur colombien, né le 1er mai 1984 à Cali en Colombie. Il joue au poste d'attaquant.

Il mesure 1m77 et pèse 76 kg.

Après des débuts assez discret dans un club colombien, il arrive en France lors de la saison 2004-2005 pour jouer au FC Istres, club fraichement promu en Ligue 1. Son efficacité est assez limité, avec seulement 2 buts, mais il dispute néanmoins 33 matches durant lesquels il peut démontrer sa capacité à peser sur les défenses grâce à son gabarit imposant. Suite à la relégation du FC Istres, il est recruté par le Montpellier HSC, club de Ligue 2.

Ses statistiques avec ce club sont moyennes, avec 0,20 buts par match, mais il montre une progression constante au cours des saisons (1 buts la première saison, puis 5, 6 et enfin 9 après la première moitié de la saison 2008-2009).

Sa position de meilleur buteur de Ligue 2 lui vaut des convoitises de nombreux clubs de Ligue 1 ainsi que certains clubs étrangers.

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Ampère - Victor Hugo (métro de Lyon)

Ampère - Victor Hugo est une station de la ligne A du métro de Lyon.

Station ouverte le 2 mai 1978, c'est l'une des plus anciennes du métro de Lyon.

Située en partie sous l'étroite rue Victor Hugo, c'est une station très étroite, où les quais ont une largeur ne dépassant parfois guère plus d'un mètre. Cette station peut néanmoins, comme toutes les stations de la ligne A, accueillir une rame de quatre voitures. Elle est équipée d'un escalier mécanique à la descente (pour les voyageurs allant en direction de Vaulx-en-Velin - La Soie), et d'un ascenseur pour les voyageurs venant de la direction Vaulx-en-Velin - La Soie. Elle a été l'une des dernières à bénéficier d'un tel équipement, du fait de son exiguïté, compliquant les travaux.

La station est située dans le deuxième arrondissement de Lyon et dessert le quartier d'Ainay.

Cette station est située sur la Presqu'Ile de Lyon, où est situé le centre-ville ; mais sa proximité avec les deux stations encadrantes, Bellecour et Perrache, fait que le quartier desservi est relativement restreint.

La place Carnot, également située à proximité, est un grand square très fréquenté l'été, et qui accueille le marché de Noël en décembre.

Mais cette station reste de faible importance ; l'unique correspondance, avec la Navette Presqu'Île dans un seul sens, ne renforce pas la fréquentation de la station.

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Source : Wikipedia