Viagra

3.3974241030285 (1087)
Posté par hal 14/03/2009 @ 09:09

Tags : viagra, médicaments, santé

Dernières actualités
Le viagra en libre-service dans les pharmacies - TF1
Les hommes qui souhaiteront se procurer du Viagra devront toutefois être inscrit auprès d'un médecin référent et accepter que celui-ci soit informé par le pharmacien. La chaîne britannique de pharmacie Boots va lancer vendredi la commercialisation...
Canada: un tribunal refuse la commercialisation d'un générique du ... - Romandie.com
MONTRÉAL - Un tribunal canadien a refusé jeudi que le fabricant de génériques Novopharm puisse commercialiser une version générique du Viagra, le médicament contre l'impuissance du géant pharmaceutique Pfizer. Dans un jugement d'une cinquantaine de...
Woods a chaud à son putt - RMC.fr
Viagra et prostate au programme Depuis jeudi et le 1er tour de l'épreuve, ESPN et NBC se partagent les 12 heures de direct quotidien ici à l'US Open à Bethpage dans l'Etat de New York. Mais les deux mastodontes télévisuels américains ont aussi en...
Sildénafil (Viagra°) pour les troubles de l'érection : pas sans ... - Vie Femme
La Commission d'autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne (CHMP) a émis un avis défavorable à l'utilisation du sildénafil (Viagra°) sans prescription médicale. Fin 2008, la firme Pfizer a retiré sa demande....
••• Jake Gyllenhaal et Anne Hathaway se mettent au Viagra - ÉcranLarge.com
Edward Zwick mettra en scène cette adaptation du livre de Jamie Reidy : Hard Sell : The evolution of a Viagra salesman. Reidy était un représentant du laboratoire pharmaceutique Pfizer dans les années 1990. Il a rédigé une enquête sur les pratiques en...
Du Viagra pour oublier le chômage - Marianne2.fr
Le leader mondial de la pharmaceutique vient de lancer le programme Maintain pour les employés licenciés sans assurance : il propose de prendre en charge leurs besoins médicaux... y compris en Viagra ! Quand la crise frappe, on n'a pas toujours les...
Un des inventeurs du Viagra décède à 92 ans - Doctissimo
Le chercheur américain Robert Furchgott, co-découvreur du principe actif du Viagra, est mort mardi à l'âge de 92 ans. Prix Nobel de médecine en 1998, il avait travaillé sur l'oxyde nitrique, ce qui a le développement du célèbre médicament contre...
La sex-life de papa-maman - Tasanté.com
Avec le Viagra, la banalisation du sexe partout dans les médias, faut pas croire, mais tes parents aussi sont forcément sollicités et influencés dans leur vie sexuelle. Et avec le temps l'information circule de mieux en mieux, même celle qui était...
Du Viagra pour Jake Gyllenhaal - Toutlecine.com
Vraiment le cas de le dire puisqu'il s'agit de Love & Other Drugs, une adaptation du livre autobiographique de Jamie Reidy, Hard Sell : The Evolution of a Viagra Salesman. Ancien VRP en pharmacologie pour Pfizer, Jamie Reidy y décrit le monde du...

Sildénafil

Sildénafil

Le citrate de sildénafil (dénomination commune internationale) est un médicament de la classe des Inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 développé par la firme pharmaceutique Pfizer sous la marque Viagra®. Le médicament est indiqué dans l'impuissance sexuelle et l'hypertension artérielle pulmonaire (Revatio®).

Le sildénafil fut découvert par les laboratoires Pfizer et breveté en 1996. Il empêche la destruction du monoxyde d'azote responsable de l'érection. Son but premier était le traitement de l'angine de poitrine (une forme de maladie cardiaque). Lors des études cliniques de phase 1, il fut remarqué que l'effet sur l'angine de poitrine n'était pas celui espéré. En revanche, un des effets secondaires observés était que le sildénafil provoquait une érection. Pfizer décida donc de repositionner le sildénafil sur cette indication, alors dépourvue de médicament. L'autorisation de mise sur le marché fut accordée en 1998 aux USA et en 1999 en Europe. Le Viagra fut donc le premier médicament dans le traitement de l'impuissance et fut un immense succès commercial. La demande était telle que dans les pays où le Viagra n'était pas commercialisé, le Viagra se retrouva en vente au marché noir parfois à plusieurs dizaines de fois son prix.

Les médicaments de la même classe thérapeutique : le Tadalafil (Cialis®) , le chlorhydrate d' apomorphine(Uprima®) et le Vardénafil (Levitra®) ; on peut aussi, dans une moindre mesure, citer la Yohimbine.

En haut



Sérendipité

La sérendipité — de l'anglais « serendipity » — est la caractéristique d'une démarche qui consiste à trouver quelque chose d'intéressant de façon imprévue, en cherchant autre chose, voire rien de particulier.

Cette approche est issue d'une démarche heuristique.

En sociologie, il s'agit de l'observation d'une anomalie stratégique qui n'a pas été anticipée, et qui peut être « à l'origine d'une nouvelle théorie ».

Le terme « zadigacité », en référence au Zadig (1747) de Voltaire, serait synonyme.

Le mot anglais serendipity fut créé par Horace Walpole le 28 janvier 1754 dans une lettre à son ami Horace Mann, envoyé du roi George II à Florence. Il fait mention d'un conte persan, les Trois Princes de Serendip, publié en italien en 1557 par l'éditeur Vénitien Michele Tramezzino et traduit dès 1610 en français. Serendib ou Serendip était l'ancien nom donné au Sri Lanka en vieux persan. L'histoire raconte que le roi de Serendip envoie ses trois fils à l'étranger parfaire leur éducation. En chemin, ils ont de nombreuses aventures au cours desquelles, ils utilisent des indices souvent très ténus grâce auxquels ils remontent logiquement à des faits dont ils ne pouvaient avoir aucune connaissance par ailleurs. Ils sont ainsi capables de décrire précisément un chameau qu'ils n'ont pas vu : « J'ai cru, seigneur, que le chameau était borgne, en ce que j'ai remarqué d'un côté que l'herbe était toute rongée, et beaucoup plus mauvaise que celle de l'autre, où il n'avait pas touché ; ce qui m'a fait croire qu'il n'avait qu'un œil, parce que, sans cela, il n'aurait jamais laissé la bonne pour manger la mauvaise ». Walpole précise dans sa lettre que les jeunes princes font simplement preuve de sagacité, et que leurs découvertes sont purement fortuites.

En 1878, une lectrice demande la signification de ce mot au rédacteur de la revue littéraire Notes and Queries, Edward Sollyle. Un ancien chimiste et bibliomane répond. Le mot sérendipité était alors employé par les documentalistes et les chimistes. Walter Cannon, physiologiste et professeur à la faculté de Médecine de Harvard, utilise ce mot en 1945 dans le chapitre Gains of serendipity de son livre The Way of the Investigator. Un autre américain, Robert Merton, lance le mot en sociologie des sciences en 1957. Pour lui, il s'agit de l'observation d'une anomalie stratégique qui n'a pas été anticipée, et qui peut être « à l'origine d'une nouvelle théorie ». Et, en 1959, Alex Osborn, l'inventeur du brainstorming, lui consacre un chapitre entier dans son livre L'Imagination constructive. Mais le mot passe inaperçu. Le mot est attesté en français dès 1954 dans le Vocabulaire de la Psychologie d'Henri Piéron.

L'anglais dispose de l'adjectif serendipitous, très courant. En français, on pourrait avoir « sérendipiteux » (une découverte sérendipiteuse), « sérendipitant » (proposé par Jean-Michel Briet) ou « sérendipien » (proposé par Sylvie Catellin du CNRS, une découverte sérendipienne). D'usage plus courant est l'adjectif fortuit, du latin fors, le hasard, d'où vient aussi le substantif fortune.

Peu à peu, la sérendipité devient un concept éclairant dans de nombreuses disciplines : littérature, anthropologie, paléontologie, physique, chimie, économie, management, sciences cognitives, sociologie. Une branche de la sociologie, la sociologie de l'espace urbain, représentée par Arnaldo Bagnasco introduit la sérendipité dans son analyse. L'espace urbain fournit un cadre d'espacement social avec des interactions de communications. La sérendipité est le révélateur des synthèses personnelles et imprévisibles de lieux urbains. Elle est composée d'éléments qui ont l'apparence de l'antithèse et qui, en réalité correspondent à la révélation profonde de l'Homme, comme l'accessibilité et l'intimité, la ressemblance et la diversité.

En fait, la sérendipité est une découverte, provoquée par une attitude d'esprit, qui consiste à rebondir sur les conséquences d'une aventure, d'une rencontre, d'une recherche ou d'une expérience.

Bien souvent la sérendipité est donnée comme synonyme de la chance, de fortuité, de coïncidence ou de hasard. Par exemple, Ambroise Paré, médecin de guerre des troupes françaises au XVIe siècle, s'aperçoit durant le siège de Turin que les blessés par les coups de feu se rétablissent mieux lorsqu'on ne verse pas sur la plaie de l'huile de sureau ébouillantée. Or cette pratique était celle qui était préconisée jusqu'alors. Et cette découverte, il l'a faite précisément parce qu'il était à court d'huile de sureau.

Mais, associer la sérendipité au hasard ou à la surprise n'apporte rien à sa compréhension, sinon son côté pittoresque. Le hasard n’intervient qu’à titre mystificateur. La sérendipité est aussi l'œuvre de l'action humaine. Dans son approche moderne, et particulièrement dans les laboratoires, la notion de hasard a complètement disparu dans l'attribution des caractéristiques de la sérendipité, remplacée par la sérendipité expérimentale ou procédure d'essais et erreurs. Ainsi les travaux de Paul Ehrlich ou de Marie Curie sont considérés comme des recherches sérendipitantes. C'est leur ouverture à l’expérience, à la nouveauté, aux idées originales, différentes et inhabituelles qui leur ont apporté cette réussite.

Ehrlich testa un par un les composants arseniques organiques pour soigner la syphilis. Et il ne trouva la solution, "la balle magique", l'arsphénamine (Salvarsan), qu'au bout du 606e essais d'un travail titanesque. L'auteur Royston Roberts en conclut à la nécessaire séparation entre la sérendipité, qui garde sa partie de hasard, et la pseudo-sérendipité qui donne un résultat aléatoire à partir d'une démarche de recherche volontaire et organisée.

Certains auteurs comme Denrell, Fang et Winter introduisent la notion d'effort dans leur définition de la sérendipité. Or, bien que l'effort, le travail acharné et la ténacité peuvent certainement conduire à des résultats surprenants, il n'en demeure pas moins que la sérendipité apparait également sans effort physique prononcé. Par exemple, Galilée ou Newton étaient au bon endroit, au bon moment sans effort physique important.

Les anglo-saxons ont un terme précis pour cette « chance » et cette « surprise » de se retrouver au bon endroit au bon moment. Ils l'appellent l’happenstance. Florian Mantione illustre ce terme dans son livre "Mais qui se souvient d'Érostrate ?". Né en Tunisie puis émigré en France, Florian Mantione revient à Tunis quelques années plus tard en compagnie de sa famille. Là, il veut faire voir sa maison natale. Placé devant celle-ci, un homme se rapproche d'eux et lui demande : « Monsieur, est-ce que vous êtes à la recherche de vos souvenirs ? ». Par indices, il avait vu juste. À quatre jours de son anniversaire, il l'invita à manger chez lui car il s'agissait du nouveau propriétaire, Hédi Balegh. Homme bien connu en Tunisie : enseignant, écrivain, journaliste, animateur de télévision et professeur agrégé de français. Or, quelles que fussent ses qualités professionnelles, l'happenstance s'est réalisé dans ce cadre d'interaction sociale et cognitive parce qu'il y avait fusion de disponibilité, de convivialité et de chaleur humaine. Ces éléments là sont fortement porteurs en sérendipité.

Il reconnait à la sérendipité, la flexibilité mentale « à reconnaître immédiatement que ce qu'on a trouvé a plus d'importance que ce qu'on cherchait et à abandonner son ancien objet de recherche pour se consacrer au nouveau ».

En science, il n'existe donc pas de hasard. Comme le déclare Yoshio Bando, créateur du nanothermomètre, « Seul un chercheur avec une expérience et une connaissance appropriées peut voir au travers d'un phénomène. La capacité du chercheur doit être jugée à sa capacité à voir au travers des choses. » (JAPAN NANONET BULLETIN - 18th Issue - 13 mai 2004) Comme le note, également la revue science en 1963, la sérendipité répond à un critère de méthode. "En général, le chercheur n'obtient guère plus de ses expérimentations que ce qu'il a pu y insérer par les moyens de la pensée, de la préparation, de la performance et de l'analyse. La sérendipité est un bonus pour le scientifique préparé et perceptif, ce n'est pas un substitut pour un travail acharné". Les personnes qui sont les plus expérimentées en sérendipité (sans le savoir bien souvent), sont celles qui font preuve de curiosité constructive et celles qui se sentent gênées face à un manque de compréhension d'un phénomène. Comme le rappelle le chercheur A. Storr, il faut se retrouver dans ces cas là dans l'inconfort de la dissonance cognitive. Tous les jours, nous sommes confrontés à une masse éparpillée d'informations. Le rôle du sérendipitant est de sélectionner parmi celles-ci celles qui sont les plus importantes et de les interpréter.

En fait, la sérendipité procède en trois temps. Dans un premier temps, elle procède d'un raisonnement praxéologique, c’est-à-dire d'une logique déductive. On ne peut comprendre la sérendipité que parce qu'elle émane de l'action de l'individu. C'est parce que l'être humain agit, fait des expériences, des rencontres, etc. qu'il aboutit à des conséquences ou à des résultats particuliers. L'être humain agit parce qu'il a un but, même si celui-ci se modifie en cours de route. La sérendipité nait de l'action. Peu importe d'ailleurs les raisons de la motivation. Pour certaines inventions, comme le Polaroid, l'origine de la motivation provient d'une réflexion de la fille d'Edwin Land. Âgée d'à peine plus de 3 ans, la petite fille demanda à son père pourquoi elle devait attendre plusieurs jours avant de voir le résultat de la photo prise par son père. L'inventeur piqué au vif se lança alors dans ses recherches. Sans cette petite fille, est-ce que le développement de la photo instantanée aurait émergé ?

L'observation, l'approche empirique ou l'inflexion de celui qui découvre la sérendipité procède de l'abduction, deuxième étape de la sérendipité. L'approche abductive conduit à émettre des hypothèses à partir de l’observation de faits singuliers. Le raisonnement inductif, lui, infère des lois à partir de l’observation répétée de faits expérimentaux. Or, la sérendipité intervient à son origine d'un cas unique. La reproduction peut être réalisée dans la mesure où le chercheur analyse tous les composants de la réalisation du phénomène. L’abduction, elle, recherche des causes, émet des hypothèses, à partir de l’observation de faits isolés et surprenants. Ce n’est que dans une phase ultérieure que l’on peut tester ces hypothèses, si cela est possible, et utiliser l’induction pour en déduire des lois, dans une démarche hypothético-déductive. La répétition rigoureuse d'une première observation, aléatoire, permet d'établir qu'il s'agit d'un fait réel, puis d'en étudier les mécanismes.

En 1997, l'économiste Daniel B. Klein, analyse la liberté d'entreprendre dans une société de marché à partir de l'article de 1950, d'Armen Alchian, bien que ce dernier n'ait pas traité directement de la théorie de l'entrepreneur. Selon ce dernier, les individus tendent à s'adapter de façon adéquate aux opportunités et les survivants sur le marché « apparaissent comme ceux qui se sont adaptés à l'environnement, alors que la vérité peut bien être que ce soit l'environnement qui les ait adoptés » Armen Alchian, 1950.

Armen Alchian utilise une métaphore balistique en expliquant que le succès ne s'explique pas par une théorie de convergence de la balle vers le centre de la cible. Le tireur couvre l'ensemble de la cible. Et, certaines balles se rapprochent plus que d'autres du centre. Les individus dans la société ont des comportements d'imitation, de risque aventureux, d'innovation, de curiosité, de créativité et d'aptitude d'essais et d'erreurs. C'est pourquoi, cette approche est qualifiée de rationalité évolutionniste car elle permet aux entrepreneurs de trouver la sérendipité, c’est-à-dire une solution meilleure que la précédente sans connaître la solution idéale au départ. Comme le définit Daniel B. Klein « La sérendipité est une découverte majeure qu'une personne ne recherchait pas, qui modifie sa propre interprétation de ce qu'il était en train de faire, et qui se révèle évidente au découvreur ». Il différencie la sérendipité, de l'épiphanie de l'économiste Israel Kirzner car elle n'est pas basée sur la vigilance (alertness) préalable ni sur l'intuition. Toutefois, c'est l'audace et le sens du risque qui font des entrepreneurs sérendipitants.

Comme Israel Kirzner, Armen Alchian analyse l'erreur comme bénéfique, car un grand nombre de pionniers et de leaders ont fait des découvertes en se trompant dans leur imitation. Et Daniel B. Klein ajoute, qu'il ne s'agit pas d'un phénomène particulier et rare dans nos sociétés. « Parce que la liberté économique presse les entrepreneurs à établir des contacts et à réaliser des expérimentations avec leur environnement, elle est la meilleure pour générer la sérendipité »." S'il est certain que nombres de découvertes et d'inventions se sont produites dans un contexte d'erreur, cet aspect ne reflète pas la même attention aujourd'hui. La façon de considérer l'erreur en didactique ou dans la vie de tous les jours a fortement évolué au cours du temps. Auparavant, l'erreur était sanctionnée sévèrement. Elle était synonyme de non intelligence avec son revers de représentation négative. Aujourd'hui, les erreurs sont considérées comme des indices pour comprendre le processus d'apprentissage. Les enseignants les utilisent comme des marqueurs cognitifs afin de repérer les difficultés des élèves et leur faire comprendre leurs difficultés. En sérendipité, le chercheur peut facilement s'adonner à la production d'erreurs, rebondir sur ses expériences et découvrir quelque chose qui l’intéresse.

Dévolue, dans un premier temps au monde des laboratoires, la sérendipité intéresse de plus en plus les économistes et les managers d'entreprise. Melissa Graebner explique comment il est important de comprendre le résultat des processus de concentration et de fusion-acquisition en mettant en valeur la sérendipité. Bien souvent, les économistes ont tendance à observer un rachat d'une entreprise du point de vue de l'acquéreur. Or, il suffit de se positionner du point de vue de l'acheté pour comprendre que cette organisation révèle des aspects attendus mais également inattendus. En effet, les firmes obtiennent des gains technologiques pour les rendre plus compétitives sur le marché mondial en achetant leurs rivales. Mais les managers acquis défendent leur autonomie tout en facilitant leur intégration. Ces leaders permettent à leurs organisations d'expérimenter simultanément deux formes de changements souvent conflictuelles : l'exploration et l'exploitation sérendipitantes. Autrement dit, lorsqu'une entreprise achète une autre, elle ne fusionne pas avec un clone ou une entreprise-bébé, elle incorpore dans son organisation des sources de découvertes sérendipitantes. Et, ce sont les entreprises acheteuses, en fonction de leur qualité à faire émerger des sources de sérendipité, qui réaliseront la meilleure plus-value.

Certains coachs utilisent la sérendipité dans un cadre de développement de la créativité. L'expression « L'exploitation créative de l'imprévu » provient de Jean-Louis Swiners, en avril 2005 dans un article de Automates intelligents. Il exprime cette faculté d’exploiter de manière positive, créative et féconde qu'ont de nombreux inventeurs.

La société de coaching yellowideas, d'un autre côté, insiste sur la méthodologie à adopter afin d'inviter la surprise au sein de l'entreprise. La référence à la sérendipité est d'ordre cognitif. Le décideur économique est constamment entouré d'opportunités. Or, la plupart de celles-ci sont ignorées. Le thomisme managérial qui consisterait à s'appuyer sur ce que l'on voit pour croire en son marché risque de laisser échapper les bonnes opportunités. Ces dernières existent même si on ne les voit pas toujours. L'humilité est la deuxième qualité d'un décideur sérendipiteux. En effet, d'importantes sources de progrès proviennent des erreurs et des imprévus. Mais, pour cela, il faut remettre en question les habitudes, les certitudes et les normes usuelles. Le troisième élément, la sérendipité ne prend pas de rendez vous avant d'intervenir dans l'entreprise. Elle est soudaine et imprévisible dans son mode et sur son lieu d'intervention. Être prêt à la recevoir sans avoir une date dans son agenda ni un lieu de rendez-vous est une qualité essentielle pour un management sérendipitant. Enfin, croire en une planification dans les moindres détails avec un chiffrage très précis et une stratégie rigide n'est pas compatible avec la sérendipité.

Les entreprises construisent informatiquement des générateurs de rencontres aléatoires d'informations. L'auteur, Nathan Eagle, s'interroge sur la possibilité de planifier la sérendipité. Pourtant, certains chercheurs considèrent la sérendipité comme un bien économique rare. Par conséquent, il faut penser à sa production comme tout bien économique. L'obsolescence de la sérendipité est plus ou moins rapide en fonction des retombées économiques. Et, il est donc important de ne pas laisser pourrir le fruit de la sérendipité sur la vigne vierge. C'est pourquoi, la société DuPont a breveté un processus de création de sérendipité (un générateur de sérendipité), à partir d'une base de données, qui croisent sans cesse les technologies existantes et naissantes pour laisser apparaître des technologies qui peuvent s'adapter aux marchés économiques du moment.

Certains managers parlent de coïncidence, de contingence, d'autres de chance ou de hasard sans oublier la notion de foi. La nature joue, bien souvent son rôle (l'eau, le froid, le feu). Dans d'autres cas, la fatigue ou le manque de concentration du découvreur déclenche l'effet de sérendipité. Généralement, l'effet coïncidence est lié avec l'effet boomerang.

L'invention du Nutella est un effet de contingence en deux fois. Une première fois, les noisettes sont substituées au cacao, plus nombreuses dans sa région. La deuxième fois, l'inventeur bénéficie de la canicule qui fait fondre sa crème.

Si Francis Petit Smith ne casse pas l'hélice de bateau en faisant ses essais dans l'eau, il n'aurait pas, d'une certaine manière, déposé un tel brevet. La même chose pour le micro-ondes si Perry Spencer n'avait pas eu une barre de chocolat dans sa poche. Dans le domaine commercial, il n'est pas rare de surprendre une conversation dans les couloirs ou dans les revues donnant des informations intéressantes pour la sérendipité commerciale. Dans une bibliothèque, il arrive fréquemment de trouver un livre passionnant à proximité d'un livre recherché.

Selon la phrase célèbre de Pasteur, « le hasard favorise l'esprit préparé ». Dans ce cas, les organisations facilitent la sérendipité en implémentant dans leurs systèmes informatiques, un profil d'utilisateur de référent. C'est ainsi que de nombreux sites internet offrent la possibilité à des utilisateurs novices de faire connaissances avec de nouveaux produits ou de nouveaux artistes grâce à la lecture de fiches d'autres utilisateurs plus aguerris qui servent de référents.

Le manager est attentif à ce qui lui semble anormal. Soit, parce que tous les éléments sont présents pour la réussite, mais rien ne fonctionne. Soit, dans le cadre de l'effet Merton, tout semble a priori aller vers un échec, pourtant les résultats sont positifs. Par exemple, un commercial n'a pas le look de l'emploi ou n'est pas à l'heure à ses rendez-vous. Pourtant il fait partie des meilleurs vendeurs. Quel est son truc ? Les anomalies et les exceptions lorsqu'elles sont remarquées servent de bases d'inflexion à la réflexion de nouvelles découvertes. Généralement, les organisations essaient de découvrir ces anomalies en implémentant dans leur système d'informations un processus graduel de similarité. Ce système va analyser par comparaison les niveaux de similitude.

De nombreuses organisations sont impuissantes lorsqu'une nouvelle donnée vient réformer leur schéma tactique. Seules celles qui ont mis en place un système de réactivité par l'apprentissage de leurs collaborateurs s'en sortent le mieux.

Le manager est vigilant par rapport aux erreurs étonnantes ou aux accidents inexpliqués (Louis Pasteur, Arthur Fleming). Dans le domaine technico-marketing, la sérendipité part d'une erreur apparente technique dont la solution est d'ordre marketing. Par exemple, Arthur Fry de chez 3M s'interroge sur ce qu'il peut faire avec « une-colle-qui-ne-colle-pas », la réponse est le post-it.

L'effet rebond peut très bien s'accompagner d'une réussite première mais qui entraîne un autre effet positif. Cela exige d'être créatif face à l'imprévu et d'être flexible pour changer rapidement de cap (Pfizer se rend compte que son médicament pour soigner l'angine de poitrine est prometteur. Mais, le Viagra a des retombées financières plus importantes pour une autre application masculine). Dans le domaine commercial, la technique de la vente additionnelle est un exemple de sérendipidité positive avec effet de rebond. Le vendeur se sert de l'expérience positive récente pour entamer une nouvelle négociation commerciale.

Dans une certaine mesure, l'effet papillon ressemble à l'effet rebond. Sauf, que le deuxième y insère une part d'action humaine que le premier n'inclut pas forcément.

La sérendipité managériale exige dans certains cas que le décideur agisse ou de ne pas agir (ce qui est une action performative également). En écoutant ses collaborateurs, ses clients, ses fournisseurs et ses partenaires, le décideur se donne des éléments de veille informative. La sérendipité lui revient en écho. Comme l'explique Armen Alchian, ce ne sont pas les chefs d'entreprises qui visent le mieux la cible de marché qui réussissent, mais ceux qui se sont fait adopter par le marché.

Il arrive quelquefois que celui qui fait émerger la sérendipité à un plus large public ne soit pas celui qui l'a expérimenté. Il bénéficie de témoignages (cas de la vaccination de la variole), de révélations plus ou moins légendaires (cas de la quinine, bêtises de Cambrai, tarte Tatin) ou d'expérimentations non terminées (cas de l'oxygène avec Priestley et Lavoisier).

L'auteur, Miguel Pina E Cunha, construit son modèle de sérendipité organisationnel en mettant en valeur les points d'activation du processus de sérendipité. L'objectif est d'accroître les probabilités de découvertes. Celui-ci repose sur des conditions précipitantes : un heureux hasard temporel (temporal happenstance), un apprentissage actif et des relations. Le deuxième point repose sur une problématique : la solution à trouver et sur une méthode.

En tant que processus de créativité, la sérendipité s'associe très bien avec d'autres méthodes : le brainstorming d'Alex Osborn, la synectique de William Gordon, la pensée latérale d'Edward de Bono, la carte mentale de Tony Buzan, le « circept » ou concept circulaire de Michel Fustier, les flashs d'intuitions, les illuminations, l'analyse, l'improvisation, les démarches oniriques, l'identification, la relaxation hypnagogique, la méthode Triz qui propose, par comparaison ou benchmarking, de partir de ce qui a fonctionné ailleurs pour trouver une solution à son propre problème sans oublier les techniques projectives. Parmi les techniques projectives favorables à la sérendipité, on compte l'analogie (cas de la découverte du benzène) dont la bionique créative (transposition entre des phénomènes naturels et des mécanismes biologiques dans le monde industriel ou scientifique, cas du Velcro), l'analogie personnelle (par le questionnaire du portrait chinois), l'analogie symbolique (les métaphores) qui, outre leurs qualités heuristiques montrent des performances didactiques) et l'analogie morphologique de Fritz Zwicky avec les matrices de découvertes d'Abraham Moles. Souvent, les nouvelles inventions ne sont qu'une association de techniques déjà connues, qui intégrées l'une à l'autre en fait un nouveau produit. Le résultat d'une bissociation ou d'une multissociation, d'Arthur Koestler ou association forcée, en elle-même, n'est pas une sérendipité. C'est le processus qui peut nous permettre d'en connaître la nature séridipitante. Par exemple, le walkman est une bissociation entre un lecteur de musique et des écouteurs. L'action de l'ingénieur n'est pas un acte de sérendipité car il n'est pas surpris du résultat technologique. Par contre, le walkman est une sérendipité pour des raisons de communication et de marketing par l'effet Merton. Car, la majorité des journalistes et des observateurs économiques s'attendaient à un échec retentissant de cet alliage entre un lecteur musical avec des énormes écouteurs. Pourtant, ce fut un succès en raison même de l'échec annoncé. L'équipe marketing a tout fait pour convaincre de l'utilité du walkman en exagérant médiatiquement son usage. Ainsi, les publicitaires ont accentué à outrance la fonction mobilité de cet objet au point d'en faire un ustensile utilisable uniquement par les roller-skaters, hyperbole qui attira l'attention du grand public qui l'adopta massivement et rapidement.

Être là au bon endroit ou la synchronicité, comme la dénomme Carl Gustav Jung joue aussi favorablement pour la sérendipité. Autre élément positif, la sérendipité est le résultat de connexions et d'interactions sociales. Miguel Pina E Cunha cite l'exemple de Jes Olsen, dirigeant de la société Oticon au Danemark. Celui-ci cherchait une solution pour un microprocesseur qui soit suffisamment petit et puissant pour s'ajuster à l'intérieur de l'orifice auditif. En prenant un verre avec des amis, en ville, l'un d'entre eux lui donna une piste de recherche efficace. Il travaillait chez Microtronic, spécialisée en micro-mécanique, et il avait entendu parler d'une telle innovation au sein d'un laboratoire de recherche de son entreprise.

Comme le rappellent les chercheurs Nahapiet et Ghoshal, les rencontres ou les évènements sociaux impromptus développent le capital intellectuel et social d'une entreprise, ceci grâce à la sérendipité. Afin de faire germer la sérendipité, il est important de faire croiser les organisations et donc se faire rencontrer le personnel. L'étude des organisations les plus propices aux découvertes sérendipitantes sont celles où l'action facilite l'apprentissage et la découverte des membres de l'organisation. Comme la sérendipité ne peut pas être planifiée, les entreprises ne peuvent que créer les conditions favorables et vraisemblables à son émergence.

Selon la sociologie cognitive proactive (Albert Bandura, Austin) les organisations favorisent la chance lorsque les gens sont activement curieux (inquisitive), entreprenants (venturesome) et tenaces (persistent). Les structures trop fortement bureaucratiques inhibent la sérendipité. Selon les chercheurs Foster et Ford, l'interaction sociale entre des gens de différents types de connaissance peut être aussi nécessaire et facilitée par des relais (gatekeepers). La proximité physique, la création de moments de contacts entre des personnes aux spécialités différentes et des filtres relais efficaces facilitent les découvertes accidentelles. La compagnie aérienne Southwest Airlines, par exemple, a établi un programme "Mind the Gap" qui consiste dans la création d'équipes transfonctionnelles afin de développer l'esprit d'équipe et de renforcer les idées neuves.

L'humilité est une arme absolue dans la sérendipité, elle doit être poussée à son paroxysme. Car, le relais ou gatekeeper peut apparaître à tout moment. Une légende dans le monde des affaires présente l'histoire suivante. Les cadres marketing et commerciaux de la société Colgate Palmolive étaient réunis en séminaire spécial pour savoir comment accroître la vente des tubes de dentifrice. Plusieurs jours passèrent sans que d'idée géniale n'émerge. Puis, un soir, épuisé et désabusé, un responsable demande à la femme de ménage qui passait par là pour nettoyer les bureaux, à une heure où d'habitude plus personne ne la voit, ce qu'elle ferait, elle, à sa place. Et, là un grand tonnerre de sérendipité s'abattit. Vous n'avez qu'à élargir l'orifice d'ouverture ! Son idée permit de faire croître rapidement les ventes. En effet, les gens, habitués à une certaine pression sur le tube avait gardé leur geste quotidien et consommaient donc plus de dentifrice.

L'utilisation de la technologie, liée à la consommation des médias, est source de sérendipité : télécommande de la télévision, changement au hasard des stations de radio ou parcours de page en page sur internet. En 2005, trois chercheurs australiens, LEONG Tuck W, VETERE Frank et HOWARD Steve, ont fait une étude sur l'impact du shuffling, à partir du livre de J. McCarthy et P. Wright (Technology as Experience). Ils mettent en valeur la sérendipité et l'apprentissage qu'ont les individus à interagir avec la technologie. Certains fabricants comme Apple ont inséré dans leur produit (ipod), un procédé qui choisit au hasard des morceaux de musique sur une liste préétablie (bibliothèque musicale). Selon leur étude, le shuffling provoque chez les interviewés, l'impression de surprises auditives « comme dans une caverne d'Ali Baba ». Ces expériences ressenties reposent sur des aspects sensuels, émotionnels, de volition et d'imagination de dialogue. Ce procédé provoque ainsi plaisirs et dépendances car il met en relation le consommateur avec une découverte non anticipée et infinie.

Avec le développement des T.I.C (Technologies de l'information et de la communication), la sérendipité a pris une dimension toute particulière dans la recherche documentaire actuelle sur ordinateur et particulièrement sur Internet. JF Smith en se basant sur les travaux de K. Merton invente le terme de « sérendipité systématique » lorsqu'un chercheur utilise la découverte de la connaissance à partir de l'outil informatique. Les chercheurs d'information n'hésitent pas à naviguer, voire à se perdre au sein des liens hypertextes pour trouver au hasard d'une page, au détour d'un lien, au cœur d'un nœud, une information leur étant utile… alors même qu'ils ne savaient pas qu'ils la cherchaient vraiment. Ainsi la notion de sérendipité prend ici tout son sens comme « Découverte, par chance ou par sagacité d'informations qu'on ne cherchait pas exactement ».

Cependant, une des caractéristiques clé de la sérendipité est sa fugacité, il est quasiment impossible de retrouver le chemin qui a conduit à l'information sérendipienne (il nous reste à créer l'équivalent de l'adjectif anglais usuel serendipitous). Il faut l'enregistrer immédiatement et l'indexer en clair systématiquement.

André Tricot, spécialiste de psychologie cognitive, met en avant "la prise de conscience du besoin d'information". Il s'interroge sur les conditions et les facteurs qui poussent au besoin d'information. Pour que le processus de sérendipité se mette en place, il est nécessaire que l'acteur humain ait des connaissances préalables (méta-connaissances) et qu'il ressente une insatisfaction cognitive, c’est-à-dire qu'il doute sur le choix de sa décision. A. Fergusson, dans un article paru dans la revue Forbes en 1999, se réjouit de l'avancée des technologies, dont internet, fournissant de plus en plus d'informations. Toutefois, il met en garde sur les choix que tout individu doit réaliser. Le problème n'est pas tant ce que l'on cherche ou ce que l'on trouve mais la façon ou les chemins qui nous mènent à cette découverte. La recherche par sérendipité nous permet de prendre conscience des itinéraires pas nécessairement linéaires pour trouver une solution.

Le sociologue Albert Bandura a analysé l'impact que peut avoir dans nos vies personnelles (privée et professionnelles) une rencontre particulière. Ces évènements ou accidents de la vie nous ouvrent de nouvelles voies ou nous rappellent des éléments importants qui président à une décision de changement de cap. Le cadre qui décide de tout plaquer pour vivre à la campagne, l'étudiant qui suit les cours d'un enseignant mentor sont des déclencheurs de sérendipité sociale et professionnelle.

Dans le domaine artistique et sportif, les exemples sont légions. Les footballeurs (Zinédine Zidane), les chanteurs, les comédiens etc. Le chercheur Díaz de Chumaceiro a rassemblé un nombre important de cas de sérendipité dans la carrière de comédiens ou de chanteurs d'opéra.

La sérendipité remonte jusqu’à la création de l'humanité. La création du feu est-elle une découverte sérendipitienne ? Les témoignages ou les documents nous manquent pour l'attester. Mais, on suppose que oui, soit par l'observation de la foudre ou de l'entrechoquement de deux silex. Le pain et le vin (vinaigre de xérès, vin de madère, sont aussi caution à l'interrogation de découvertes sérendipiteuses. Sur tous les continents, le phénomène de la sérendipité est présent. Elle s'immisce là où on ne l'attend pas toujours.

Les archéologues ont bénéficié, très souvent de la sérendipité pour découvrir des témoignages du passé : les barrages qui ont eu des effets inattendus, des lacs qui se sont asséchés, l'action des bombes, le creusement de tunnels par des enfants, le terrassement pour de nouvelles constructions, l'attention de promeneurs etc.

Le 29 novembre 1947, le Professeur A. Sukenik, spécialiste de paléographie judaïque à Jérusalem fait une annonce à propos d'une découverte archéologique exceptionnelle. Le même jour, l'ONU décide du partage de la Palestine entre Juifs et Arabes. Sans réelle connexion, le professeur A. Sukenik présente ce jour les Saints Manuscrits de la mer Morte, découverts fortuitement par deux jeunes Bédouins dans la région de Qumran (désert de Judée) quelques semaines auparavant. Dans de nombreuses grottes surplombant la mer Morte, les fouilles ont révélées près de 100'000 fragments de vieux textes juifs, répartis en 870 manuscrits différents, dont 220 sont des textes bibliques de l'Ancien Testament. Les plus récents de ces écrits daterait du IIIe siècle av. J.-C.. Outre les textes bibliques, de manuels ou de livres cantiques, les manuscrits présentent des extraits de l’Ancien testament. Le Livre d’Isaïe, le plus important des rouleaux découverts, relate l’histoire du peuple juif.

En 1852, un ouvrier agricole, Monsieur Bonnemaison occasionnellement carrier, à la recherche de cailloux pour empierrer la route, découvre une cavité dans le vallon de Rodes (ou Rhodes) à Aurignac. Il retire un os assez long en plongeant le bras dans l'orifice. Il soupçonne la présence d'une cavité souterraine. Il creuse alors dans le talus pendant plusieurs heures. Il découvre un certain nombre de squelettes humains. Le géologue Édouard Lartet entreprend huit ans plus tard de montrer que cette découverte prouve l'existence de l'homme avant le Déluge.

Les polymères organiques artificiels furent utilisés depuis des siècles sous la forme de résine ou de gomme laque. Léonard de Vinci fit même des expériences à ce niveau en recouvrant différentes matières naturelles ou manufacturées. À la fin du XIXe siècle, le caoutchouc naturel, tiré de l'arbre, l'hévéa sous la forme d'une substance appelée le scrap, était largement utilisé. Finalement, les inventeurs ont appris à améliorer les polymères naturels. Le caoutchouc naturel était sensible à la température, devenait collant et exhalait une odeur désagréable dans les fortes températures et devenait friable dans le froid.

Ils n'avaient pas la moindre idée de la possibilité d'utilisation de ce déchet. Cependant, un jour, la sérendipité met en valeur ce nouveau polymère. J.N. Dean, un dirigeant de la société "British Telegraph Construction and Maintenance Company" a entendu parler de ce nouveau plastique polymère. Il le testa pour l'isolation des lignes téléphoniques. Le succès probant permit de renforcer les recherches sur ce produit.

Jusqu'en 1967, les matières plastiques étaient considérées comme des isolants. Un groupe de chercheurs japonais étudient la polymérisation de l'acétylène en plastique. C'est, au cours, d'une mauvaise manipulation, qu'un chercheur en formation se trompe dans les proportions de catalyseur. Il augmente de 1000 fois la dose idéale. Cependant, il obtient un film à reflets métalliques, de couleur argenté et brillant. Il a l'apparence du métal mais il n'est pas encore conducteur de l'électricité. Toutefois, cette sérendipité rapporta le prix Nobel de Chimie en 2000. Car, dix plus tard, la collaboration entre le physicien Alan Heeger et les chimistes MacDiarmid et Hideki Shirakawa, ont conduit à des expériences d'oxydation du film en utilisant la vapeur de diiode. À ce moment là, ce nouveau plastique est conducteur d'électricité.

William Reeves, spécialiste en épidémiologie et en virologie, explique comment, en assistant à un film dans un cinéma, il eut l'idée de marquer les moustiques avec une poudre fluorescente pour étudier leur nombre; leur durée de vie et leurs mouvements. Au cours du film, en effet, un inspecteur enquêtait sur un vol de caisse dans un magasin. Il avait rempli la caisse avec de la poudre. Puis, au moment de l'effraction de la caisse, il demanda à chaque employé de mettre leurs mains sous une lampe fluorescente. Il dévoila facilement le voleur au sein du personnel. Aussi, surprenant que cela puisse paraître le septième art s'est révélé l'élément de sérendipité pour la découverte de nombreux virus sur la planète.

William Harvey, médecin anglais du XVIIe siècle a établi une analogie entre la circulation sanguine et l'irrigation des canaux à partir de son observation fortuite du fonctionnement du drainage de l'eau dans les canaux hollandais à son époque. Le rôle du cœur dans la circulation sanguine est conçu par analogie avec l'utilisation des pompes pour capter et refouler l'eau dans les canaux.

À la fin des années 40, Christopher Polge et ses collègues de l'Université de Cambridge découvrirent accidentellement les capacités protectrices du glycérol quand ils ont utilisé des bouteilles chimiques dont les étiquettes ne correspondaient pas avec leur contenu. Cette découverte accidentelle leur permit de cryogénéiser les spermatozoïdes des poulets et du bétail.

Deux professeurs de physiologie au Collège de France, François Magendie et son étudiant Claude Bernard sont considérés comme les pères de la pharmacologie. Ils utilisèrent un émétique extrait de l'ipecacuanha afin de comprendre les mécanismes du vomissement, pratique médicale courante à l'époque. Claude Bernard étudia les effets du curare sur le système nerveux. Ceci lui permit de découvrir que les systèmes moteurs et sensoriels fonctionnent de façon indépendante.

On ne sait pas inventer une substance chimique qui ait un goût sucré. La seule solution est de découvrir les substances qui en ont. Au départ, un assistant de recherche, inconscient pour les risques sur sa santé confond l'anglais test, faites un essai et taste, goûter. En croyant obéir aux ordres, il découvre que les dérivés chlorinatés de saccharose sont plusieurs centaines de fois plus sucrés que le sucre.

La médecine fut potentiellement très importante dans la découverte sérendipitante car les expérimentations sur l'homme sont difficilement respectueuses de l'éthique. Aussi, les médecins furent obligés d'observer les maladies ou les traumatismes afin de comprendre le fonctionnement humain.

Théodore Maiman, développa ses recherches sur le LASER (light amplification by stimulated emission of radiation). Cette technique de concentration et d'amplification de la lumière monochromatique existait déjà grâce à deux équipes de recherches. Son application devint une priorité dans le domaine militaire et chirurgicale du fait de sa minutie. Un médecin hongrois, Endre Mester, suspecta que le LASER pouvait aussi détruire les tumeurs malignes. Jusqu'alors, on les traitait en coupant les tumeurs, en les brûlant par des procédés chimiques (proche du poison), par la chimiothérapie ou par la radiation. Cependant Endre Mester fut déçu par ses recherches sur les animaux. Le LASER était inefficace contre les tumeurs malignes. Mais il observa que sur de nombreux cas où il avait fait une incision pour implanter les cellules malignes, la peau guérissait plus rapidement pour ceux qui avaient eu le traitement de la lumière du laser que pour ceux qui n'en avaient pas eu. Il fit d'autres expériences sur les défauts de la peau, sur des ulcères à l'estomac, sur des brûlures et sur d'autres infections en obtenant des guérisons très rapides. Il en conclut, par analogie avec les effets des rayons du soleil, que le LASER est destructeur en forte quantité mais bénéfique dans des proportions faibles pour soigner la peau. Il adapta le lASER en lui donnant plus de puissance afin de traiter les tumeurs malignes du cancer.

Il y a beaucoup de légendes sur l'origine du frisbee. Cependant, même dans la légende, la sérendipité reste présente (effet témoignage). Des étudiants de l'université de Yale, sortant d'une boulangerie, mangent des tartes. Post-adolescents, ils jouent à lancer la boîte en forme d'une soucoupe volante. La boulangerie s'appelait Frisbie.

Un charpentier californien inventa une variation en matière plastique qu'il appela le disque de Pluton. Une société, Wham-O, célèbre pour le Hula Hoop, acheta les droits et le renomma.

Il ne faut donc pas cantonner la sérendipité au registre de la production matérielle mais l'intégrer également au niveau de la création intellectuelle. JM Opitz explique dans un article (The Brachmann-de Lange syndrome. Am. J. Med. Genet. 22: 89-102, 1985) comment le nom du chercheur Brachmann a été associé au syndrome de Lange. Cornelia de Lange avait publié en 1933 une description de la déformation physique de certains nouveau-nés. En son honneur, la maladie porta son nom. Mais, l'éponyme rencontra la sérendipité lorsqu'une bibliothécaire demanda conseil à un chercheur de ce qu'elle pouvait faire avec un ensemble de revues scientifiques détériorées par une inondation des eaux. Une canalisation fuyante avait rendu illisible et collé les unes aux autres les pages d'un volume de 1916. Cependant, à partir de la page 225, le chercheur découvrit intacte les pages de Brachmann qui décrivait, bien avant Cornelia de Lange, le syndrome qui allait fortuitement et définitivement porter son nom.

En haut



T'ai Fu: Wrath of the Tiger

T'ai Fu: Wrath of the Tiger est sorti en 1999 sur PlayStation. Développé par Dreamworks Interactive et édité par Activision. Le jeu est placé dans un paysage oriental peuplé par des clans des animaux, tels que des léopards et des serpents.

Le protagoniste du jeu, T'ai Fu, est le dernier survivant restant du clan de tigre et doit voyager pour vaincre le maître de dragon et pour venger les siens. Sur le chemin, il se renseigne sur les siens et maîtrise plusieurs techniques de kung fu, une de chaque maître de clan qu'il réussit à battre.

T'ai peut prendre les rouleaux qui lui donnent des capacités spéciales liées à ses pouvoirs de Chi. Employer ces capacités épuise l'énergie du Chi du joueur, et certaines seront rendues inutiles quand cette énergie est entièrement dépensée. Cependant, la sélection vers le haut de ces rouleaux remplit immédiatement la barre de Chi, donnant au joueur plus de viagra pour jouer.

Les niveaux sont présentés dans un modèle linéaire, mais peuvent être retournés à tout moment sur le menu de carte. Le but à chaque niveau est d'obtenir à l'extrémité où une pièce de monnaie chinoise d'or est. Le rassemblement de la pièce de monnaie finit le niveau, et permet au joueur de progresser au prochain.

Les morceaux de jade indique le chemin requis pour voyager, mais faites attention à l'herbe verte velu : c'est une saison sèche, et elles font un craquement sous les pieds qui réveillent les ennemis qui siestent.

En haut



Serge Voronoff

Serge Abrahamovitch Voronoff (Сергей Абрамович Воронов ; vers le 10 juillet 1866 – 3 septembre 1951) était un chirurgien français d'origine russe qui devint célèbre pour sa technique de greffe de tissus de testicules de singes sur des testicules d'hommes alors qu'il travaillait en France dans les années 1920 et 1930. Cette technique lui rapporta beaucoup d'argent, bien qu'il fût déjà riche. Son travail perdant de son intérêt aux yeux du public, il passa du statut de personnalité hautement respectée à celui de sujet de ridicule. D'autres médecins et, plus généralement, le public, s'éloignèrent de Voronoff, soutenant qu'ils n'avaient jamais trouvé d'intérêt à ses techniques de greffe. Lors de sa mort en 1951 à l'âge de 85 ans, peu de journaux mentionnèrent sa disparition et ceux qui traitèrent le sujet le firent comme si Voronoff avait toujours été raillé pour ses idées. En 1999, certains supposèrent que le virus du SIDA découvert dans les années 1980 avait été introduit dans des organismes humains avec les tissus de singes greffés sur des hommes par Voronoff dans les années 1920. Cependant, ses efforts ont récemment été reconnus et sa mémoire réhabilitée.

Serge (Samuel) Voronoff est né dans un village proche de Voronej, en Russie, peu avant le 10 juillet 1866, date de sa circoncision dans une synagogue. Il partit pour la France à l'âge de 18 ans, où il fit des études de médecine. En 1895, à 29 ans, Voronoff fut naturalisé français. Il fut un étudiant du chirurgien, biologiste, eugéniste et récipiendaire du Prix Nobel de médecine français Alexis Carrel, duquel il apprit les techniques de transplantation d'organes. Entre 1896 et 1910, il travailla en Égypte où il étudia les effets retardateurs de la castration sur les eunuques. Ses observations le conduiraient plus tard à un travail sur le rajeunissement.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la tendance dans le domaine de la xénogreffe était à la technique développée dans les travaux de Charles-Édouard Brown-Séquard. En 1889, Voronoff s'injecta des tissus de testicules de chien et de cobaye sous la peau. Ces expériences n'eurent pas le résultat escompté qui était une augmentation artificielle des effets des hormones afin de retarder le vieillissement.

Ce fut le point de départ des expériences de Voronoff. Il croyait que des transplantations glandulaires produiraient des effets plus soutenus que de simples injections. La transplantation de glandes thyroïdes de chimpanzés sur des humains atteints de déficience thyroïdale comptait parmi les expériences qu'il réalisa dans cette optique. Plus tard, il pratiqua la transplantation de testicules de criminels exécutés sur des millionnaires, mais quand la demande fut trop importante, il dut utiliser des testicules de singe en remplacement.

Entre 1917 et 1926, Voronoff pratiqua plus de cinq cents transplantations sur des moutons, des chèvres et aussi un taureau, en greffant des testicules d'individus jeunes sur d'autres plus vieux. Les observations de Voronoff indiquèrent que ces transplantations redonnaient aux vieux animaux la vigueur des jeunes. Il considérait aussi la transplantation de glandes de singe comme un traitement efficace contre la sénilité.

Sa première transplantation officielle d'une « glande de singe » dans un être humain eut lieu le 21 juin 1920. De fines tranches (de quelques millimètres de largeur) de testicules de chimpanzés et de babouins étaient implantées dans le scrotum du patient, la finesse des échantillons de tissus étrangers leur permettant de fusionner avec le tissu humain. En 1923, 700 des plus grands chirurgiens du monde, au Congrès International des Chirurgiens à Londres, en Angleterre, applaudirent le succès de son travail dans le rajeunissement d'hommes âgés.

Dans son livre Rajeunissement par greffe (Rejuvenation by grafting (1925) Voronoff décrit ce qu'il croit être certains effets potentiels de sa chirurgie. Bien que n'étant « pas un aphrodisiaque » (« not an aphrodisiac »), il admet que le désir sexuel peut alors être augmenté. Parmi les autres effets potentiels de sa chirurgie l'on peut compter une meilleure mémoire, la capacité de travailler durant une période plus longue, la disparition probable du besoin de porter des lunettes (due au renforcement des muscles des yeux), et l'augmentation de l'espérance de vie. Voronoff supposa aussi que la chirurgie par greffe pourrait bénéficier aux malades atteints de « dementia praecox », la maladie mentale connue de nos jours sous le nom de schizophrénie.

Le traitement aux « glandes de singe » de Voronoff était en vogue dans les années 1920. Le poète E. E. Cummings parla, dans une chanson, d'un « célèbre docteur qui insère des glandes de singe dans des millionnaires » (« famous doctor who inserts monkeyglands in millionaires ») et le chirurgien chicagoain Max Thorek, qui a donné son nom au Thorek Hospital and Medical Center, se rappela que « dans les soirées élégantes et les apéritifs chics, ainsi que lors des tranquilles rassemblements de l'élite du milieu médical, les mots « glandes de singe » étaient sur toutes les lèvres » (« fashionable dinner parties and cracker barrel confabs, as well as sedate gatherings of the medical élite, were alive with the whisper - 'Monkey Glands ») La chanson d'Irving Berlin Monkey-Doodle-Doo, qui apparaît dans la bande originale du film The Coconuts des Marx Brothers, contient le vers « Si tu es trop vieux pour danser/Cherche-toi une glande de singe » et dans l'histoire de Sherlock Holmes The Adventure of the Creeping Man par Sir Arthur Conan Doyle, toute l'intrigue a pour objet un professeur qui s'injecte des glandes de singe.

Au début des années 1930, plus de 500 hommes avaient été traités en France par sa technique de rajeunissement, et des milliers d'autres encore de par le monde, à tel point qu'une clinique dédiée fut construite à Alger. Harold McCormick, président de la International Harvester Company, et le vieillissant premier ministre de Turquie comptaient parmi les personnalités qui subirent cette chirurgie. Pour faire face à la demande d'opérations, Voronoff bâtit sa propre ferme à singes à Menton, et employa un ancien gardien de cirque pour la gérer. Lily Pons, coloratura soprano américaine née en France, visitait fréquemment la ferme. Avec sa richesse grandissante, Voronoff occupait la totalité du premier étage d'un des hôtels les plus chers de Paris, entouré d'une escorte de chauffeurs, valets, secrétaires personnels et de deux maîtresses.

Plus tard, Voronoff transplanta des ovaires de singes dans des femmes. Il essaya aussi l'expérience inverse, c'est-à-dire la transplantation d'un ovaire humain dans un singe femelle, puis il essaya d'inséminer du sperme humain dans le singe. En conséquence de la célébrité de cette expérience, un roman, Nora, la guenon devenue femme, fut écrit par Félicien Champsaur.

La pression exercée par une communauté scientifique sceptique et un revirement dans l'opinion publique mirent fin aux expériences de Voronoff. Il devint clair qu'aucune de ses opérations n'apportait les résultats annoncés.

Dans son livre The Monkey Gland Affair (L'affaire des glandes de singe), David Hamilton, un chirurgien expérimenté dans le domaine des transplantation, dit que du tissus animal inséré dans un humain ne tendrait pas à être absorbé, mais plutôt à être immédiatement rejeté. Il y aurait, dans le meilleur des cas, une cicatrice, ce qui risquerait de faire croire que le greffon est encore présent. Curieusement, cela signifierait que les nombreux patients de Voronoff, envers qui ils étaient reconnaissants pour sa chirurgie, ne durent leur rajeunissement, ainsi que tous les autres bienfaits de la greffe, qu'à l'effet placebo.

Le travail de Voronoff repose en partie sur l'idée que les testicules sont des glandes au même titre que la glande thyroïde ou la glande adrénale. Il croyait qu'un jour des scientifiques découvriraient quelle substance est sécrétée par les testicules, rendant la greffe obsolète.

Voronoff est mort le 3 septembre 1951 à Lausanne, en Suisse, des suites d'une chute. Durant sa convalescence, après une fracture à la jambe, Voronoff eut des troubles pulmonaires : l'on pensa qu'il pouvait s'agir soit d'une pneumonie, soit d'un caillot de sang qui serait remonté vers les poumons après s'être formé dans la jambe.

Étant donné Voronoff n'avait plus de crédit, peu de journaux lui consacrèrent un article et ceux qui le firent parlèrent de lui comme d'un homme toujours calomnié pour ses idées. Par exemple, le New York Times, qui l'avait auparavant soutenu, écrivit son nom de façon incorrecte et déclara que « peu prenaient ses dires au sérieux » (« few took his claims seriously" ») .

Voronoff est enterré dans la section russe du Cimetière Caucade à Nice.

Au début des années 1920, d'étranges cendriers représentant des singes protégeant leurs organes génitaux, portant la phrase « Non, Voronoff, tu ne m'auras pas ! », firent leur apparition dans des foyers parisiens. À peu près à la même époque, un nouveau cocktail contenant du gin, du jus d'orange, de la grenadine et de l'absinthe fut nommé La Glande de Singe, en référence aux travaux de Voronoff menés dans les années 1920 et 1930.

Voronoff fut le modèle pour le Professeur Prebrazhensky, dans le roman de Mikhail Bulgakov, Heart of a Dog (Cœur de chien), publié en 1925. Preobrazhensky y implante des testicules et un hypophyse humain dans un chien errant nommé Sharik. Celui-ci devient donc de plus en plus humain avec le temps, puis il se donne le nom de Polygraph Polygraphovich Sharikov, se lance dans une carrière au  « département de débarrassement de la cité des chats et des autres animaux malfaisants »  ⇔  « department of the clearing of the city from cats and other vile animals » et transforme la vie dans la maison du professeur en un cauchemar, jusqu'à ce que ce dernier n'inverse le processus.

Dans les années 1990, la mauvaise réputation de Voronoff diminua. En novembre 1991, l'un des plus vieux journaux médicaux d'experts au monde, The Lancet, suggéra que le dossier concernant Voronoff soit réexaminé et en particulier que « le Conseil de Recherche Médicale devrait approfondir l'étude des glandes de singe » (« the Medical Research Council should fund further studies on monkey glands »). En 1994, l'ordre médical orthodoxe fut appelé à s'excuser pour avoir décrié le travail de Voronoff. En 1998, la popularité croissante du Viagra fut l'occasion de références à Voronoff. Cependant, en 1999, certains supposèrent que le virus du SIDA découvert dans les années 1980 avait contaminé des humains par le biais des greffes de tissus de singe effectuées par Voronoff dans les années 1920.

En 2003, les efforts de Voronoff dans les années 1920 ont obtenu le statut de faits divers dans les journaux. Cependant, en 2005, ses travaux furent reconnus comme ayant jeté la base des techniques anti-âge modernes de remplacement des hormones – les substances sécrétées par le corps et qui disparaissent peu à peu avec l'âge – ayant pour effet un regain de vitalité et la manifestation de caractéristiques physiques relatives à la jeunesse.

Voronoff se maria en 1897 avec Marguerite Barbe (morte en 1910). Sa seconde épouse fut Evelyn Bostwick (morte en 1921), une riche mondaine new-yorkaise, avec qui il se maria en 1919. Betty Carstairs, la fille d'Evelyn Bostwick issue d'un premier mariage ,devint un célèbre pilote de  power boat  ⇔  bateau à moteur britannique. La troisième épouse de Voronoff, Gertrude, devint la Condesa da Foz à la mort de son mari.

En haut



88-Keys

Charles Misodi Njapa, mieux connu sous le nom de 88-Keys, est un producteur et rappeur américain.

Né à Long Island, New York, de parents d'origine de l'Afrique de l'Ouest, 88' commence à avoir un intérêt pour le hip-hop après avoir écouté les productions de Prince Paul pour De La Soul en 1989 sur l'album classique du groupe 3 Feet High and Rising. Au début des années 90, 88' rencontre le groupe A Tribe Called Quest avec leur leader Q-Tip et leurs producteurs Pete Rock et Large Professor qui travaillaient en studio. C'est Large Professor qui donna à Charles son pseudo 88-Keys en le voyant utiliser avec facilité du synthétiseur Ensoniq ASR-10.

Bien que, les parents de Charles soient stricte sur l'éducation et très peu enthousiaste à l'idée qu'il s'intéresse à ce mouvement culturel : le Hip-Hop. Toute la famille, qui travaille pour le domaine de la médecine pousse Charles à suivre ce courant qui est plus lucrative que le monde de la musique où on ignore ce qui va lui réserver. Après des essais pour continuer des études, 88' lache tout et poursuit son rêve de devenir producteur de musique. Sa décision a été alimentée quand il a l'opportunité de produire quelques chansons pour The Pharcyde qui enregistrait en Californie.

88' vît à New York en compagnie de sa femme et de ses deux filles. En plus de sa passion pour la musique, 88' a exprimé son amour pour la mode, avec par exemple Ralph Lauren. Dans une interview pour Metro, 88' révèle qu'il a porté du Polo Ralph Lauren depuis 16 ans.

Selon l'article, 88' commence à porter du Polo Ralph Lauren à Long Island quand il était étudiant en 1992 pour développer son penchant très classique de la mode. Sa garde de robe possède plus de 700 polos.

Depuis ses débuts en tant que producteur, 88' collabore avec beaucoup d'artiste comme par exemple Mos Def, Talib Kweli, Macy Gray, Musiq Soulchild et Consequence. Dernièrement, 88' se détache de la production en rappant directement comme par exemple dans son 1er album solo : The Death of Adam sorti le 11 novembre 2008. L'album a été entièrement produit par son amis Kanye West. Le 1er single de l'album est Stay Up! (Viagra) avec en participation Kanye West.

En haut



Problème de Scunthorpe

Le problème de Scunthorpe apparaît lorsqu'un filtre contre les obscénités exclut certains mot valides car ils contiennent une chaîne de caractères identifiée comme obscène. Par exemple, reculer pourrait se retrouver exclut car il contient le mot cul. Un tel filtre, mal conçu, peut lorsqu'il est utilisé par un client email refuser les mails entrant de certaines personnes détectés indûment positives.

L'origine de cette expression remonte à 1996 lorsqu'un client d'AOL habitant Scunthorpe s'est vu refuser son inscription (le mot cunt en anglais est extrêmement péjoratif et grossier). Après avoir contacté le service, ceux-ci lui répondirent qu'il devait utiliser Sconthorpe comme lieu de résidence. Le journal local a relaté cette affaire.

Le problème peut s'étendre aux moteurs de recherche lorsque ceux-ci proposent un contenu filtré. Google par exemple ne montrait pas les résultats de recherche vers le site PartsExpress.com (un site spécialisé dans le matériel hi-fi), car il contient le mot sex.

Les problèmes rencontrés peuvent être moins évident pour les mots indûment bloqués. Ainsi, les emails contenant le mot specialist fréquent dans les CV sont filtrés et donc dirigés vers la boite junkmail car ils contiennent la chaîne de caractère Cialis (Tadalafil), qui correspond à une marque de médicament traitant les troubles érectiles (analogue du Viagra) et dont le commerce est souvent utilisé par les spammeurs. À noter que les mots socialiste ou socialisme sont aussi bloqués par le même filtre.

En haut



Louis J. Ignarro

Louis J. Ignarro.

Louis J. Ignarro est un pharmacologiste américain, né en 1941 à Brooklyn (New York). Il a effectué des études de pharmacie à l'université Columbia et de pharmacologie à Los Angeles. Il est titulaire d'un Doctorat en pharmacologie de l’université du Minnesota (1966). Il a été professeur à la Nouvelle-Orléans, puis à Los Angeles (Département de Pharmacologie Moléculaire et Médicale de l’UCLA School of Medicine). Avec Robert Furchgott et Ferid Murad, il découvre que le monoxyde d'azote, formé dans la cellule de l'organisme, franchit les membranes et commande le fonctionnement d'autres cellules. Leurs travaux montrent le rôle essentiel de ce gaz, notamment dans le système cardio-vasculaire. Avec Robert Furchgott et Ferid Murad, il est à l'origine des découvertes qui ont mené à l'élaboration d'inhibiteurs de la 5' phosphodiestérase (Viagra). Depuis 2005 il est membre du comité scientifique d'Herbalife. Il a d'ailleurs créé pour cette société le produit Niteworks issu de ses recherches.

Louis J. Ignarro a obtenu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1998.

En haut



Source : Wikipedia