Versailles

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Posté par hal 30/04/2009 @ 12:21

Tags : versailles, yvelines, île-de-france, france

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Versailles

Position de Versailles dans les Yvelines

L'hôtel de Ville de Versailles.

Versailles est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. Ville artificielle, créée de toutes pièces par la volonté du roi Louis XIV, elle a été le siège du pouvoir politique français pendant un siècle, de 1682 à 1789, avant de devenir le berceau de la Révolution française. Après avoir perdu son statut de ville royale, elle devient le chef-lieu d’un département, celui de Seine-et-Oise en 1790 puis celui des Yvelines en 1968, et d'un évêché. Au XXIe siècle, c'est une ville résidentielle et tertiaire de la proche banlieue parisienne, connue surtout pour son château et ses jardins, musée national, monument classé dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco et destination touristique de premier plan.

La commune de Versailles se trouve à dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris. Bien qu'elle en soit le chef-lieu, elle est totalement excentrée par rapport au département des Yvelines, puisqu'elle est en fait limitrophe du département des Hauts-de-Seine.

Les communes limitrophes sont Vaucresson, Marnes-la-Coquette et Ville-d'Avray au nord-est (toutes trois communes des Hauts-de-Seine), Viroflay à l'est, Vélizy-Villacoublay et Jouy-en-Josas au sud-est, Buc au sud, Guyancourt au sud-ouest, Saint-Cyr-l'École à l'ouest, Bailly et Rocquencourt au nord-ouest et Le Chesnay au nord.

Le territoire communal se trouve sur un plateau calcaire, marécageux à l'origine du fait du couvert de limon argileux, situé entre 100 et 150 mètres d'altitude, bordant au sud la vallée relativement encaissée de la Bièvre, entouré de hauteurs vers le sud-ouest et le nord-est et se prolongeant vers l'ouest par la plaine de Versailles.

Ce site ne dispose d'aucun cours d'eau important, caractéristique assez rare pour une ville de cette importance. Il est drainé par deux ruisseaux, le ru de Marivel, qui coule vers l'est et rejoint directement la Seine à Sèvres, et le ru de Gally qui rejoint vers l'ouest la Mauldre à Beynes. Ces cours d'eau ont été modifiés par l'urbanisation : le cours du ru de Gally a été amputé lors de la construction du château et du creusement du Grand Canal dont il est l’émissaire naturel, le ru de Marivel est aujourd'hui devenu un égout entièrement couvert ...

Un des quartiers historiques, reliant en plein centre ville celui de Notre-Dame et celui de Saint-Louis et dont le nom a aujourd'hui disparu est le quartier Montbauron ou quartier du Mont-Bauron (allant de la Place d'Armes au « Mont Bauron » et compris entre l'avenue de Paris et celle de Saint-Cloud). C'est le coeur de la ville, un lien entre les rives.

Il faut citer en outre les quartiers de Jussieu - Petits-Bois - Picardie et celui de Satory.

La zone urbanisée se poursuit à nord et à l'est vers les communes du Chesnay et de Viroflay, formant une agglomération continue, mais est relativement isolée des autres communes, notamment par le parc du château à l'ouest, qui se prolonge par la plaine de Versailles , site classé et protégé de l'urbanisation.

La commune comprend un site recensé dans la base de données du ministère de l'écologie relative aux sites et sols pollués (ou potentiellement pollués) appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif (BASOL). Il s'agit de l'ancienne usine à gaz de Versailles, mise en service en 1875 et fermée en 1954, dont l'emplacement est partiellement occupé depuis par les installations du Centre d'études et de formation de Gaz de France. Le site, situé dans une zone urbanisée, a été dépollué en 2003 à l'occasion de la construction d'un parc de stationnement souterrain et n'est plus l'objet de surveillance particulière.

Sur le plan ferroviaire, la commune est desservie par cinq gares de voyageurs (Versailles - Chantiers, Versailles - Rive Droite, Versailles - Rive Gauche, Montreuil et Porchefontaine). Ces gares assurent une très bonne desserte avec la capitale donnant accès directement à différents quartiers de Paris (Montparnasse, Saint-Lazare, RER C) ainsi qu'à La Défense. La plus importante est la gare des Chantiers qui se trouve au centre d'une étoile ferroviaire importante vers Mantes, Dreux, Chartres... Celle-ci pourrait encore être renforcée avec la réouverture programmée au trafic de la ligne de Grande Ceinture entre Versailles et Saint-Germain-en-Laye.

Le nom de « Versailles » apparaît pour la première fois dans une charte, datée de l'an 1038, de l'abbaye de Saint-Père de Chartres dans laquelle est cité le nom d'un seigneur local, Hugo de Versaillis. L'origine de ce nom n'est pas connue. L'hypothèse la plus vraisemblable consiste à le rattacher à « versail », qui en vieux français désignait une terre défrichée. Ce terme vient probablement du latin, versare, verser, retourner. Le terme, daté du XIe siècle, aurait désigné à l'origine des terres labourées (retournées).

À l'époque de sa création au XVIIe siècle, la cité nouvelle, qui correspond à l'actuel quartier Notre-Dame, fut parfois appelée « La Villeneuve Saint-Louis » en hommage à son créateur, mais c'est finalement le nom du château, Versailles, qui a prévalu.

À l'époque de la Révolution, la commune avait proposé à la Convention de rebaptiser Versailles en « Berceau de la Liberté » mais a dû se rétracter devant les réticences d'une grande partie de la population.

Le site de Versailles n'était probablement pas habité à l'époque préhistorique dans la mesure où on n'y a retrouvé aucun vestige archéologique, cependant comme les terrains ont été fortement bouleversés lors des travaux de construction du château et de l'aménagement du parc, certaines traces ont pu être détruites. Dans les environs immédiats, des allées couvertes de l'époque néolithique, appartenant à la civilisation « Seine-et-Marne-Oise » ont été retrouvées à L'Étang-la-Ville et à Marly-le-Roi.

Au temps des gallo-romains, le site se trouvait sur le tracé de la voie menant de Paris à la Normandie via Villepreux et Neauphle-le-Château.

La première mention attestée de Versailles date de l'an 1038. Un certain Hugues de Versailles (Hugo de Versalliis) est cité dans une charte de l'abbaye Saint-Père de Chartres. Ce serait le premier seigneur connu de Versailles. Une deuxième allusion apparait en 1065 dans un acte par lequel un certain Geoffroy de Gometz fonda à cette date le prieuré de Bazainville, non loin de Houdan, qu'il donna à l'abbaye de Marmoutier de Tours. Pour assurer des ressources régulières et suffisantes, il lui accorde plusieurs terres et privilèges, avec en particulier « trois prébendes à Versailles dont l'une se trouve in domino ». De ces trois prébendes canoniales, on peut émettre l'hypothèse que celle in domino relevait du seigneur de Versailles, les deux autres de l'abbaye tourangelle. Le village de Versailles serait donc né vers le milieu du onzième siècle d'une double initiative seigneuriale et religieuse.

Dans le système féodal de la France médiévale, les seigneurs de Versailles étaient subordonnés directement au roi, sans suzerain intermédiaire entre eux et le roi. Ils n’étaient pas alors d’un rang très important. À la fin du XIe siècle, le premier village s’était établi auprès d’un manoir médiéval et autour de l’église Saint-Julien. La paroisse Saint-Julien de Versailles est citée dans une charte de 1084. Son activité agricole et sa position sur la route de Paris à Dreux et à la Normandie en firent un village prospère, surtout à la fin du XIIe siècle connu comme le « siècle de saint Louis », qui fut une période de prospérité dans le nord de la France, marquée par la construction des cathédrales gothiques. Le XIVe siècle apporta la peste noire et la guerre de Cent Ans, avec leurs cortèges de mort et de destruction. A la fin de la guerre de Cent Ans, au XVe siècle, le village commença à se reconstruire avec une population de seulement 100 habitants. A cette époque deux autres villages existaient dans le territoire de la commune actuelle : Choisy-aux-Bœufs et Trianon. Ils disparurent par la suite englobés dans le parc du château. Le nom de Choisy-aux-Bœufs rappelle que ce village se trouvait sur le chemin par lequel les troupeaux de bœufs venant de Normandie étaient conduits à Paris.

Au XIVe siècle, Gilles de Versailles exerce la charge de bailli du roi.

En 1561, Martial de Loménie, secrétaire d’État aux finances du roi Charles IX, devint seul seigneur de Versailles. Il obtint l’autorisation d’établir quatre foires annuelles et un marché hebdomadaire le jeudi. La population de Versailles atteignait alors 500 habitants. Château et terre ne ressemblaient guère à ce qu'ils devinrent plus tard sous Louis XIV. Ils n'en excitèrent pas moins la jalousie et la convoitise de la famille de Retz. Le 6 avril 1571, Martial, poursuivi sous couleur de protestantisme, en réalité, à cause de son attachement au jeune Henri IV et à sa famille, fut privé de ses charges par arrêt et emprisonné. Le duc de Retz Albert de Gondi, originaire de Florence arrivé en France avec Catherine de Médicis (qui devint plus tard le maréchal de Retz) alla le trouver dans sa prison. Au cours d'une scène dramatique, "usant d'atroces menaces", il lui fit signer la vente à vil prix de la Seigneurie de Versailles à son profit. Martial n'en fut pas moins égorgé dans sa prison le jour de la Saint-Barthélémy (24 août 1572). Dès lors, Versailles fut la propriété des Gondi, une famille de juristes riches et influents au « Parlement » de Paris. Le petit-fils d’Albert, Henri de Gondi, qui devint cardinal, reçut à plusieurs reprises le roi Henri IV dans son manoir de Versailles. Dans les années 1610, les Gondi invitèrent plusieurs fois le jeune roi Louis XIII à des parties de chasse dans les vastes forêts de Versailles.

En 1623, le roi Louis XIII fait construire un rendez-vous de chasse sur un terrain de sept cent dix-sept arpents (soit environ 350 hectares) acheté à divers propriétaires. C'est dans ce premier château que se déroula la journée des Dupes le 10 novembre 1630.

Le 8 avril 1632, Louis XIII achète la totalité de la seigneurie de Versailles à son dernier seigneur, Jean-François de Gondi, archevêque de Paris pour la somme de 66000 livres. C'est le tournant décisif dans l'installation de la royauté à Versailles. Cette même année, il nomme son valet de chambre, Arnault, comme gouverneur de Versailles, dont la fonction était d'administrer le domaine, c'est-à-dire tant la ville que le château.

En 1634, sont achevés les travaux confiés à l'architecte Philibert Le Roy. Le premier manoir est reconstruit et agrandi sur place dans le style « Louis XIII ».

À la mort du roi, en 1643, le village de Versailles avait encore peu changé.

Pour favoriser la construction de la ville, le roi Louis XIV prit deux importantes décisions, le 22 mai 1671, en faisant don de terrains à bâtir contre l'engagement de construire et le paiement d'un droit, modeste, de cinq sols par arpent et le 24 novembre 1672 en rendant insaisissables les immeubles construits.

En 1673 est décidée la destruction du vieux village de Versailles. Une nouvelle église Saint-Julien, destinée à remplacer celle de l'ancien village, est édifiée en 1681-1682 près du nouveau cimetière de la Ville-Neuve. Dès 1684, commencent les travaux de construction de la nouvelle église Notre-Dame destinée à la remplacer. Située dans l'axe de la rue Dauphine, elle est consacrée en 1686 et devient la paroisse royale de Versailles.

En 1682 sont achevées la Petite Écurie et la Grande Écurie destinées à abriter les chevaux de selle et les carrosses royaux. Construites par Jules-Hardouin Mansart, de part et d'autre de l'avenue de Paris, elles complétent la place d'Armes face au château.

En 1694 sont élus pour la première fois des représentants des habitants, les quaterniers, avec à leur tête un syndic.

En 1713, le privilège d'insaisissabilité des immeubles instauré en 1672, est révoqué pour mettre fin aux abus.

Avec l'installation du roi Louis XIV et de sa cour, le 6 mai 1682, la petite cité va connaître une destinée flamboyante pendant le règne de ce dernier avec une population d'environ 30 000 habitants à sa mort et continuera de grossir sous ses successeurs jusqu'à atteindre 50 000 âmes lorsque arrive la Révolution.

À la mort de Louis XIV, le 1er septembre 1715, le Régent, Philippe d'Orléans, décide de transférer la Cour à Paris. Commence alors une phase de déclin pour la ville qui voit sa population diminuer rapidement de moitié. le marché immobilier s'effondre.

La situation se rétablit sept ans plus tard, le 15 juin 1722, avec le retour du roi Louis XV, alors âgé de douze ans.

En 1737, l'étang de Clagny, situé au nord de la Ville Neuve, qui était alors devenu un cloaque recevant tous les égouts, fut comblé et permit de récupérer vingt-quatre hectares immédiatement ouverts à la construction.

En 1740, une émeute se produisit dans le magasin des farines du marché de la Ville Neuve, appelé le « Poids le Roi ». Dans un contexte de mauvaise récolte, des Versaillaises, voulant s'opposer à l'enlèvement de farines par les boulangers parisiens, furent réprimées par les gardes suisses.

En 1743 commencèrent, sous la direction de Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, les travaux de construction de l'église Saint-Louis qui s'achevèrent neuf ans plus tard, et contribuèrent avec la création du marché des « Carrés Saint-Louis » à l'urbanisation du quartier Saint-Louis.

En 1759, pour accueillir les services de l'État, notamment des ministères des Affaires étrangères et de la Guerre, le roi fit construire par l'architecte Jean-Baptiste Berthier d'une part l'hôtel de la Marine et des Affaires étrangères et d'autre part celui de la Guerre. De nombreux hôtels particuliers sont également construits à cette époque.

Le 18 novembre 1777, est inauguré, rue des Réservoirs, le théâtre de Versailles, l'un des plus anciens de France, à l'initiative de mademoiselle Montansier.

Un des premiers vols de ballon à air chaud eut lieu à Versailles le 19 septembre 1783. Un ballon, préparé par Étienne de Montgolfier, transportant un mouton, un coq et un canard, s'éleva de la place du château pour se reposer trois kilomètres plus loin.

En 1787, le faubourg de Montreuil est annexé à Versailles, tant pour des raisons fiscales que pour améliorer la sécurité publique en étendant le domaine d'intervention de la police.

La première municipalité de Versailles, créée par ordonnance de Louis XVI, se réunit pour la première fois le 4 janvier 1788. Elle comprenait trente-deux élus, sous la direction du syndic, Marc-Antoine Thierry, baron de la Ville-d'Avray, premier valet de chambre du roi. Sa principale mission était de voter le budget de la ville. La police restait l'apanage du bailli.

Siège du pouvoir politique, Versailles devint naturellement le berceau de la Révolution française. Les États généraux se réunirent à Versailles le 5 mai 1789 à l'hôtel des Menus Plaisirs et le 17 juin 1789, sur proposition de l’Abbé Sieyès, ils prennent le titre d’« Assemblée nationale ». Le roi ayant fait fermer l'hôtel des Menus Plaisirs, les membres du tiers état occupèrent la salle du jeu de paume le 20 juin 1789, où il prononcent le célèbre serment. Après la prise de la Bastille, les premiers nobles émigrés, parmi lesquels le comte d'Artois, futur Charles X, frère de Louis XVI quittent Versailles. L’Assemblée constituante abolit le féodalisme le 4 août 1789. Finalement, les 5 et 6 octobre 1789, une horde venue de Paris envahit le château et força la famille royale à revenir à Paris. Peu après, l’Assemblée constituante suivit le roi à Paris et ce fut la fin du rôle de capitale de Versailles.

Versailles fut rebaptisée par les révolutionnaires « Berceau de la Liberté ».

La ville perdit alors une bonne partie de ses habitants. De 50 000, la population descendit à 28 000 habitants en 1824.

Le 8 février 1791, la ville élit son premier maire, Jean-François Coste. Le 9 septembre 1792, des prisonniers d'Orléans qui devaient être conduits à Paris sont massacrés par des émeutiers étrangers à la ville, malgré le comportement courageux du nouveau maire, Hyacinthe Richaud.

Le château, dépouillé de ses meubles et de ses ornements pendant la Révolution, fut laissé à l’abandon. Il n'est toutefois pas détruit. Sous le Directoire, on y installe un musée spécial de l'École française. Napoléon y séjourna brièvement, n’y passant qu’une seule nuit, avant de l’abandonner pour de bon.

Le 3 janvier 1805, le pape Pie VII, venu à Paris pour couronner Napoléon, est invité à Versailles. Il fut reçu par le premier évêque de Versailles, Mgr Charrier de la Roche, à la cathédrale Saint-Louis puis bénit la foule rassemblée devant le château.

Le 31 mars 1814, l'armée prussienne occupe la ville, qui est à nouveau envahie en 1815, jusqu'au 28 décembre.

Le 10 juin 1837, le roi des Français, Louis-Philippe, inaugure dans le château le musée d'histoire de France, musée de peintures et de sculptures consacré aux « Gloires de la France ».

En 1839 et 1840 sont mises en services les chemins de fer de « rive droite » et de « rive gauche » qui relient Versailles , respectivement, à la gare Saint-Lazare et à la gare de Paris-Montparnasse.

En 1858, une nouvelle machine hydraulique, pouvant élever 20 000 m³ par jour, due à l'ingénieur Dufrayer, remplace la machine de Marly.

L'importance de cette grande ville va dès lors décliner, alors qu'elle est abandonnée par le pouvoir. Ce déclin va cesser après 1871, à la suite de l’insurrection de la Commune de Paris, date à laquelle le gouvernement de Thiers s'installe à Versailles, situation qui perdurera jusqu'en 1879.

La ville est à nouveau occupée par les troupes prussiennes à partir du 19 septembre 1870, tandis que Paris est assiégée. L'occupation durera 174 jours jusqu'au 12 mars 1871. Versailles doit faire face à de lourdes réquisitions. S'opposant à des demandes excessives, le maire, Charles-Victor Chevrey-Rameau, et trois de ses conseillers sont incarcérés le 31 décembre 1870 et libérés le 6 janvier suivant après que les commerçants aient payé la rançon. Le roi de Prusse, Guillaume Ier s'installe dans le château de Versailles et se fait proclamer empereur d'Allemagne le 18 janvier 1871 dans la Galerie des Glaces.

Lors de la Commune, le gouvernement de Thiers fuit l'émeute à Paris et s'installe à Versailles le 18 mars 1871, suivi par une foule de Parisiens dont le nombre fut estimé à plus de 70 000 par le maire alors que la ville ne comptait que 44 000 habitants au recensement de 1866. Un hémicycle est construit en 1875 dans l'aile du Midi du château pour accueillir la Chambre des Députés tandis que le Sénat siège à l'Opéra. Les deux chambres votent le 19 juin 1879 leur transfert à Paris.

Dès lors, Versailles va évoluer comme une ville de province avec, cependant, tout le faste d'une ville touristique importante. Elle connaîtra même un regain de célébrité à la fin de la première Guerre mondiale, lors de la signature des différents traités.

Il fallut attendre 1901 pour que Versailles retrouve son niveau de population de 1790, avec 54 982 habitants au recensement de 1901.

En 1919, à la fin de la Première Guerre mondiale, Versailles fut à nouveau en vedette lorsque les différents traités mettant fin à la guerre furent négociés et signés dans le château lui-même ou au Grand Trianon ; notamment, le 28 juin 1919, eut lieu la signature du Traité de Versailles dans la galerie des Glaces du château.

Dans les années 1923-1932, un industriel américain, John D. Rockefeller, fit des dons d'un montant total de 23 millions de dollars qui contribuèrent grandement à la restauration du château et du parc, notamment la réfection des toits.

En 1932, eut lieu l'inauguration de la gare des Chantiers par Raoul Dautry.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Versailles est occupée par les troupes allemandes du 14 juin 1940 au 24 août 1944, date de l'entrée des premiers blindés de la 2e DB du général Leclerc. Elle subit, notamment en février et juin 1944, d'importants bombardements visant la gare des Chantiers et le camp de Satory et qui firent plus de 300 victimes.

Deux faits ont marqué la Résistance à Versailles. Le 27 août 1941, au cours d'une cérémonie dans la caserne Borgnis-Desbordes (dans laquelle se trouvait la Légion des volontaires français) le jeune Paul Collette tenta d'abattre Pierre Laval et Marcel Déat en tirant cinq balles de revolver. Cet événement n’eut pas de conséquences politiques. Le 13 mai 1944, de jeunes Versaillais incendient le fichier du recensement dans les services du STO, place Hoche. Arrêtés par la suite sur dénonciation, ils sont morts en déportation.

Le 3 mars 1957, le réseau des Tramways de Versailles fut fermé et remplacé par des autobus. La même année est achevée après six ans de travaux la restauration de l'Opéra royal, qui sert également d'assemblée au Sénat.

Le 25 février 1965, un décret fixa à Versailles le chef-lieu du nouveau département des Yvelines, créé officiellement le 1er janvier 1968 en application de la loi n° 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne.

En 1966, la restauration et le remeublement du château du Grand Trianon, à l'instigation d'André Malraux, ministre de la culture, est achevée. Le Grand Trianon est à la fois musée et résidence des hôtes officiels de la France.

Les 17 et 19 février 1986, le premier sommet de la Francophonie s’est tenu à Versailles, dans le château, sous la présidence de François Mitterrand. Il réunissait, outre la France, des représentant de 42 pays, dont seize chefs d’État et dix chefs de gouvernement.

La grande tempête du 26 décembre 1999 ravagea les plantations du parc et permit, en contrepartie, la mise en place d'un important programme de replantation des essences originelles dans leurs alignements d'époque.

En 2002, est créée la communauté de communes du Grand Parc qui regroupe sept communes de la plaine de Versailles auxquelles s'adjoignent par la suite Bois-d'Arcy et Bièvres, soit une population totale de plus de 160 000 habitants (Versailles représente 56 % de la population totale).

Aujourd'hui, avec la croissance de la banlieue de Paris, Versailles, qui a connu une forte expansion économique et démographique, se trouve englobée dans l’agglomération parisienne. Le rôle de Versailles comme centre administratif et judiciaire s’est renforcé dans les années 1960 et 1970 et la ville est devenue le principal centre de la banlieue ouest de Paris.

Le 25 juin 2007 est inaugurée la Galerie des Glaces, restaurée après quatre ans de travaux ].

Ses habitants sont appelés les Versaillais,.

Versailles n'était à la fin de la guerre de Cent Ans, sous le règne de Charles VII le Victorieux, qu'un petit village d'une centaine d'âmes. Sa population est évaluée à la fin du XVIe siècle à environ 500 habitants, puis à un millier vers 1632 quand Louis XIII rachète la Seigneurie aux Gondi. La population fait un bond à partir de 1662 quand Louis XIV engage les travaux de transformation du château qui se traduisent par l'arrivée de milliers d'ouvriers, souvent saisonniers, logés dans des baraquements, puis à partir de 1682, année de l'installation de la Cour à Versailles. A la fin du XVIIe siècle, Versailles devait atteindre 20 000 habitants et était devenu une des villes importantes du royaume (Paris comptait alors environ 500 000 habitants).

La ville continua à se développer jusqu'à la fin du règne de Louis XIV pour atteindre environ 25 000 habitants, mais la mort de Louis XIV en 1715 et la décision du Régent Philippe d'Orléans, de transférer la Cour à Paris provoqua une récession et un reflux de la population de l'ordre de 50 %, provoquant un effondrement du marché immobilier. Le retour de la Cour de Louis XV en 1722 provoqua un nouvel afflux de population et de grands travaux d'urbanisme. La ville s'agrandit encore en 1787 en annexant le village de Montreuil. Elle comptait environ 60 000 habitants à la veille de la Révolution. La Révolution provoqua à nouveau une chute de moitié de la population qui régressa entre 1790 et 1800 de 60 000 à 25 000 habitants, la ville perdant l'essentiel de ses fonctions politiques et administratives, partiellement compensées par la création de la préfecture de Seine-et-Oise. Par la suite, la population continue à croître régulièrement au fur et à mesure que l'urbanisation s'étend. Ainsi les quartiers de Clagny et Glatigny se complètent vers la fin du XIXe siècle. La crise de la Commune en 1871, suivie de l'installation du gouvernement à Versailles, provoque un afflux de Parisiens et une pointe transitoire de population qui augmente brusquement de 40 % pour dépasser 60 000 habitants au recensement de 1872 avant de retomber à 48 000 en 1881.

Après une croissance continue qui culmine à 73 000 habitants en 1936, la guerre de 1939-1945 provoque une nouvelle crise démographique. En 1946, la ville ne compte plus que 70 000 habitants. Elle s'était littéralement vidée en juin 1940, tombant à environ 10 000 personnes au moment de l'exode. Par la suite, du fait de l'intense effort de construction des années 1950-1970, la population a de nouveau sensiblement augmenté, atteignant son maximum historique de 94 000 habitants en 1975. Depuis lors, on constate un tassement, l'urbanisation ne pouvant guère progresser davantage et la densité par logement ayant tendance à diminuer.

La pyramide des âges de Versailles se caractérise par sa base relativement étroite, signe d'un vieillissement de la population, un peu plus marqué qu'au niveau régional. Les moins de 15 ans représentent 17,9 % de la population contre 18,8 % au niveau régional, toutefois, contrairement à la moyenne régionale, cette tranche d'âge est en légère progression entre 1990 et 1999 (de 0,6 points contre une baisse de 0,4 points sur la région). La tranche des 15-29 ans est en revanche en légère progression passant de 24,8 % à 26,1% entre 1990 et 1999. Les plus de soixante ans représentent 38,9 % de la population totale (36,7 % en 1990), contre 35,8 % en moyenne régionale (32,2 % en 1990), suivant la même tendance au vieillissement. Les tranches intermédiaires (30-59 ans) représentent 39,5 % de la population, en légère progression, contre 43 % en moyenne régionale.,.

Le niveau d'éducation à Versailles est élevé, nettement plus que dans le reste du département des Yvelines. En effet, la part dans la population totale des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 ou supérieur est, dans la commune, de 45,3 %, contre 29,7 % en moyenne yvelinoise, tandis que seulement 9,2 % de la population n'est titulaire d'aucun diplôme (contre 13,6 % au niveau départemental). Entre 1990 et 1999, l'évolution a été très marquée avec une croissance de près de 30 % des titulaires de diplômes de niveau Bac+2 et de 41 % pour les titulaires de diplômes supérieurs. En 1999, la ville comptait 13 828 personnes relevant de la catégorie « cadres et professions intellectuelles supérieures », soit 16 % de la population totale et plus de 30 % de la population active.

Versailles est le siège de la préfecture des Yvelines, de la sous-préfecture de Versailles et de trois cantons. Versailles fut désignée comme préfecture de la Seine-et-Oise dès la création des départements en mars 1790. Lors de la réforme qui a conduit à l'éclatement de la Seine-et-Oise en janvier 1968, elle a conservé ce rôle pour le département des Yvelines qui représente environ 40 % en superficie de l'ancien département. Versailles est, depuis 2002, la ville centre de la communauté de communes du Grand Parc, en référence au grand parc de Louis XIV, qui regroupe environ 150 000 habitants des Yvelines et, depuis 2003, ceux d'une commune de l'Essonne, Bièvres.

Depuis 1972, Versailles est le siège d'une des trente académies, circonscriptions administratives du ministère chargé de l'éducation, couvrant l'ouest de l'ancienne Seine-et-Oise, c'est-à-dire l'Essonne, les Hauts-de-Seine, les Yvelines et le Val-d'Oise.

En 1975, Versailles est devenue le siège d'une cour d'appel dont la circonscription s'étend sur les départements d'Eure-et-Loir, des Hauts-de-Seine, du Val-d'Oise et des Yvelines.

Versailles est également un diocèse de l'Église catholique, créé en 1790, et rattaché à l'archidiocèse de Paris.

Le conseil municipal compte actuellement 53 membres, 44 élus de la majorité, 6 élus de liste "Versailles autrement" classée à gauche et 3 élus de la liste "Union pour le renouveau de Versailles" classée extrême droite.

Depuis 1977, la municipalité a institué huit « conseils de quartier » (Chantiers, Clagny-Glatigny, Jussieu-Petit-Bois-Picardie, Montreuil, Notre-Dame, Porchefontaine, Saint-Louis et Satory) en vue de favoriser la concertation entre l'équipe municipale et les habitants. Les comptes rendus de ces conseils de quartiers sont publiés sur le site officiel de la ville.

La part communale des trois principale taxes locales est relativement modérée avec les taux suivants en 2006 : 10,85 % pour la taxe d'habitation, 13,30 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et 11,38 % pour la taxe professionnelle. A ces taux s'ajoutent, respectivement, 0,23 %, 0,27 % et 0,20 % pour les charges d'intercommunalité . La part départementale s'élève respectivement à 4,8 %, 4,6 % et 4,53 %. La taxe professionnelle, acquittée par les entreprises, représentait en 2002, avec 1279 € par habitant, 25 % du produit total des quatre taxes locales, contre près de 46 % pour la taxe d'habitation.

La ville est la 12e de France, et la première des Yvelines devant Saint-Germain-en-Laye, pour le nombre d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui s'élève à 3861 déclarant un patrimoine moyen de 1 628 518 euros. Rapporté à la population totale, le taux d'assujettis à l'ISF est de 45 pour 1000 habitants, ce qui classe Versailles au troisième rang, derrière Neuilly-sur-Seine et Saint-Cloud, des villes (de plus de 20 000 habitants) les plus riches de France au regard de l'ISF.

En 2006, le budget de fonctionnement dégageait un excédent de 72 326 000 euros pour des charges totales se montant à 510 517 000 euros (soit 1376 euros par habitant). Les dépenses d'investissement s'élevaient à 251 583 000 euros et la capacité d'autofinancement à 87 158 000 euros.

Versailles est une ville qui a une longue tradition politique bien ancrée à droite. Le maire actuel, François de Mazières, qui était dans l'équipe municipale sortante maire-adjoint chargé de la culture, l'a emporté en 2008 contre le candidat officiellement investi par l'UMP. Il est classé « divers droite ».

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 27,86 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 12,8 %, Lionel Jospin avec 11,89 %, puis François Bayrou avec 11,37 %, Christine Boutin avec 7,51 %, Alain Madelin avec 6,35 %, Jean-Pierre Chevènement avec 5,86 %, Noël Mamère avec 4,07 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 84,42 % pour Jacques Chirac contre 15,58 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 17,47 %, résultat légèrement plus contrasté qu'au niveau national (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%).

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Versaillais ont très nettement approuvé la Constitution européenne, avec une majorité de 68,87 % de oui contre 31,13 % de non et un taux d’abstention de 24,44 % (France entière : non à 54,67 % ; oui à 45,33 %). Ces chiffres amplifient nettement la tendance départementale des Yvelines (oui à 59,53 % ; non à 40,47 %) et celle de la région Île-de-France (oui 53,99 % ; non 46,01 %).

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu Nicolas Sarkozy arriver en tête avec 47,06 %, suivi par François Bayrou avec 22,01 %, Ségolène Royal avec 15,57 %, Jean-Marie Le Pen avec 7,58 % et Philippe de Villiers avec 3,18 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu Nicolas Sarkozy arriver en tête à une très large majorité de 70,80 % contre 29,20 % pour Ségolène Royal (résultat national : respectivement 53,06 et 46,94 %).

La ville de Versailles, née de la volonté d'un roi, est une création artificielle. Il ne subsiste rien du village ancien qui a été détruit pour permettre l'aménagement de la ville. Son plan s'articule autour de la place d'Armes, située devant le château, et d'où rayonnent trois larges avenues bordées de platanes et disposées en éventail : l'avenue de Paris au centre, dans l'axe du château, l'avenue de Saint-Cloud au nord et l'avenue de Sceaux au sud (cette dernière étant interrompue par les installations ferroviaires de la gare des Chantiers). Entre ces avenues se trouvent les bâtiments des Écuries royales. De part et d'autre de cet axe central sont les deux quartiers créés sous Louis XIV, le quartier Saint-Louis, et le quartier Notre-Dame, organisés en damier autour d'un « carré » central.

Versailles était au XVIIIe siècle, selon les normes de l'époque, une ville très moderne, qui servit de modèle pour la construction de Washington.

Aujourd'hui, la commune est soumise à des contraintes d'urbanisme particulières, dues à l'existence d'un « secteur sauvegardé » qui couvre une grande partie des quartier saint-Louis et Notre-Dame. Par ailleurs, deux tiers de la commune sont gérés par des organismes étatiques (Établissement public du musée et du domaine national de Versailles, Office national des forêts, armée), si bien que la municipalité n'a la pleine responsabilité de la politique d'urbanisme que sur 728 hectares (sur 2618 ha).

La Ville de Versailles compte quatre cimetières : le cimetière Notre-Dame, le cimetière Saint-Louis, le cimetière des Gonards et le cimetière de Montreuil.

Versailles est l'une des villes les plus riches de France. Avec un revenu annuel médian par unité de consommation de 25 281 euros en 2004, elle se place au 131e rang des communes de plus de 1000 habitants, toutefois derrière Saint-Germain-en-Laye (124e) mais bien au dessus de la moyenne nationale, 15 849 € .

Avec 45 623 emplois en 1999 pour une population de 85 726 habitants, soit près d'un emploi pour deux habitants, Versailles est un pôle d'emploi important qui représente 9 % des emplois offerts dans les Yvelines. C'est un pôle tertiaire consacré au commerce, au tourisme, à l'éducation et à l'administration.

Le secteur tertiaire, soit 40 880 sur 45 623, représente près de 89,6 % des emplois, dont près d'un tiers (27 %) dans les services aux entreprises et aux particuliers (chiffre 1999). Les autres secteurs totalisent légèrement plus de 10 % : l'industrie, 7,4 %, la construction, 2,6 % et l'agriculture 0,4 %. Versailles, qui n'a jamais été une ville industrielle, est à ce titre peu représentative des Yvelines qui comptent globalement plus de 20 % d'emplois industriels.

Les principales activités pourvoyeuses d'emplois sont l'administration publique (28,1 %), l'éducation (9,2 %), la santé et l'action sociale (8,6 %), le conseil et assistance (7 %) le commerce de détail et réparations (5 %), les hôtels/restaurants (4,3 %), les activités financières (4 %), les services opérationnels (3,5 %), les services personnels et domestiques (3,4 %), les activités récréatives, culturelles et sportives (2,9 %), les transports (2,9 %).

La population active représente 39 654 personnes (1999) dont 6,9 % étaient chômeurs et 92,8 % avaient un emploi, soit un taux d'activité de 56,3 %. Elle comprend notamment 36,1 % de cadres et professions intellectuelles supérieures, 28,7 % d'employés et 22,6 % de professions intermédiaires. Un peu plus d'un tiers (35,8 %) des personnes ayant un emploi travaillaient dans la commune même. Il en résulte que chaque jour ouvrable environ 24 000 Versaillais quittent la ville pour aller travailler, notamment à Paris et dans les Hauts-de-Seine, tandis que 28 000 personnes viennent de l'extérieur travailler à Versailles.

En 2005, le taux de chômage était de 6 % , un chiffre inférieur à la moyenne des Yvelines ( 7,1 %), ainsi qu'à la moyenne nationale (8,6 %).

Versailles est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Versailles-Val-d'Oise-Yvelines qui gère notamment le port de Cergy, l'ESSEC et 15 autres centres de formation. Versailles est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Paris – Île de France.

Il rassemble les monuments gérés par l'établissement public du château de Versailles et comprend principalement le château de Versailles, monument classé dans la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il fut le siège de la cour des rois de France sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. L'Angleterre y reconnut l'indépendance des États-Unis (1783), l'unification du IIe Reich (1871) y fut proclamée et on y signa le traité de Versailles (1919), dans la galerie des Glaces et c'est toujours au château que se réunissent en Congrès députés et sénateurs pour y ratifier toute modification de la constitution.

Outre le fait que Versailles possède cinq gares : Versailles-Rive-Droite, Versailles-Rive-Gauche, Versailles-Chantiers, Montreuil et Porchefontaine, divers matériels ferroviaires sont également conservés au camp des Matelots, base du 5è Régiment du Génie, notamment un engin poseur de travures pour voies ferrées dit « diplodocus », pesant 218 tonnes et classé en 2005, ainsi que divers types de wagons et voitures.

La ville participe au Concours des villes et villages fleuris et possède 2 fleurs en 2009.

La municipalité organise tous les ans en juin le Mois Molière pendant lequel sont jouées dans les rues de la ville des scènes des pièces de l'auteur.

La saison du centre de musique baroque de Versailles (dont le siège se trouve à l'Hôtel des Menus Plaisirs, lieu ayant accueillit les États généraux de 1789) propose concerts, opéras, spectacles de danse...

Versailles n'a pas établi de jumelages à proprement parler, mais entretient des relations avec des villes royales ou impériales. C'est le cas de Nara, ancienne ville impériale du Japon et de Pouchkine, ancienne résidence d’été des tsars de Russie. La ville pratique par ailleurs des actions ciblées de solidarité internationale avec des pays en voie de développement.

Les transports en commun urbains sont assurés principalement par la société versaillaise de transports urbains (groupe Keolis), qui exploite 25 lignes sous la marque « Phébus ». Ces lignes, qui transportent aussi 50 000 voyageurs par jour, desservent les divers quartiers de la commune ainsi que les communes voisines entre Saint-Cyr-l'École, Louveciennes et Saclay. Versailles est aussi desservie par la ligne 171 (RATP) du Château de Versailles au Pont de Sèvres (Ligne 9 du métro parisien Pont de Sèvres - Mairie de Montreuil). Versailles est également desservie par trois lignes du réseau Sqybus (groupe RATP) qui relient la gare de Versailles-Rive-Gauche à Saint-Quentin-en-Yvelines, ainsi que par une ligne du réseau Traverciel (groupe Veolia) qui relie la gare de Versailles-Rive-Droite à Saint-Cloud. Des liaisons interurbaines sont assurées également par bus de Versailles-Chantiers vers Buc et Saint-Rémy-lès-Chevreuse par la SAVAC, vers Saint-Germain-en-Laye et Poissy (CSO (Courriers de Seine-et-Oise), groupe Veolia) et depuis le 1er décembre 2007 vers Les Mureaux (ligne inscrite dans le réseau Mobilien).

Versailles est le siège d’une académie, dont la compétence s'étend aux quatre départements de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, du Val-d’Oise et des Yvelines, qui totalisent plus de six millions d’habitants.

Les écoles de la commune sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale des Yvelines, circonscription de Versailles (qui se limite à la seule commune de Versailles).

Versailles compte quarante-huit établissements scolaires de l'enseignement élémentaire (écoles maternelles et élémentaires), dont trente-sept publics et onze privés, qui accueillent environ 10 000 élèves (2007).

Les établissements publics d'enseignement primaire se répartissent en dix-sept écoles maternelles, dix-sept écoles élémentaires (dont cinq d'application ) et deux groupes scolaires primaires.

La ville compte dix établissements secondaires publics, cinq collèges (Pierre-de-Nolhac, Raymond-Poincaré, Jean-Philippe-Rameau, Hoche et collège de Clagny) et cinq lycées (Hoche, La Bruyère, Jules-Ferry, Marie-Curie et le lycée professionnel Jacques-Prévert).

Elle compte également plusieurs établissements privés sous contrat, trois collèges (Notre-Dame, Saint-Jean-Hulst, Sacré-Cœur) et quatre lycées (Notre-Dame-du-Grandchamp, Saint-Jean-Hulst, Saint-Vincent-de-Paul et lycée polyvalent « Les Châtaigners »), ainsi que des établissement hors contrat (Institut Jeanne-d'Arc, Cours versaillais, École technique d'informatique, comptabilité et secrétariat).

Selon le palmarès 2007 de L'Express, les lycées d'enseignement général Notre-Dame-du-Grandchamp, Hoche et Saint-Jean-Hulst, sont classés respectivement 2e, 14e et 15e pour leurs résultats au baccalauréat.

Outre les classes préparatoires aux grandes écoles présentes dans l'école Sainte Geneviève (« Ginette »), les lycées publics Hoche, La Bruyère, Jules-Ferry, et le lycée privé Notre-Dame du Grandchamp, Versailles est le siège d'une université et de plusieurs écoles spécialisées.

Les écoles spécialisées sont l'école d’architecture de Versailles, installée dans la Petite Écurie face au château, l'école nationale supérieure du paysage, installée sur le site du Potager du roi, le Centre régional de formation professionnelle des avocats du ressort de la cour d'appel de Versailles (CRFPA de Versailles), l'Institut supérieur international du parfum, de la cosmétique et de l'aromatique alimentaire (ISIPCA), et un centre d'enseignement du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) qui s'adresse aux adultes ayant déjà une activité professionnelle. L'institut de formation en soins infirmiers (IFSI), établissement dépendant du centre hospitalier de Versailles, forme des infirmiers et des aides-soignants.

La ville de Versailles dispose de nombreux équipements sportifs, dont une piscine, cinq stades, treize gymnases, neuf salles de sports et cinq espaces sportifs.

88 clubs sportifs regroupent plus de 16 000 licenciés dans quarante disciplines. Les plus notables sont la Société de natation de Versailles, le Club hippique de Versailles, le Tennis club du Grand Versailles, la Gymnastique volontaire de Porchefontaine, l'Entente Le Chesnay-Versailles et l'Union athlétique de Versailles.

Versailles a été 16 fois ville étape du Tour de France entre 1958 et 1989, dont trois fois, en 1961, 1972 et 1973, à l'occasion d'une étape contre la montre en boucle. En 1989, la dernière étape, un contre-la-montre reliant Versailles à Paris, est restée célèbre pour avoir vu la défaite finale du Français Laurent Fignon, parti en jaune, face à l'Américain Greg LeMond, pour 8 secondes après plus de 3 000 km de course.

Le Cercle nautique est l’une des plus anciennes sociétés sportives versaillaises : l'association « Cercle Nautique de Versailles » a été créée en 1908. Elle exerce son activité depuis l’origine sur le Grand Canal du château de Versailles et a pour but le développement de l’aviron sous toutes ses formes. Le Grand Canal accueille régulièrement de grandes compétitions nationales ou internationales, organisées par le CN Versailles.

La pratique du ballon ovale démarre en 1893, lorsque des élèves du lycée Hoche se réunissent au sein de l’Association athlétique du lycée Hoche pour pratiquer le « football-rugby », comme l'on dit encore à l'époque. Plus d'un siècle après, le sport est toujours pratiqué à Versailles, au sein du Rugby Club de Versailles, mais aussi dans les équipes scolaires (notamment à Saint Jean Hulst). Depuis 2003, chaque samedi, des papas et leurs garçons se retrouvent pendant pour jouer ensemble au rugby au sein de « Père et Fils Rugby ».

Fort de ses 1 000 adhérents, le Club hippique de Versailles est vieux de plus de cinquante ans et accueille chaque année un concours national, mais également des concours régionaux et départementaux. La ville de Versailles accueille également l'Académie équestre de Bartabas, installée dans la Grande Écurie et qui est en même temps un centre de formation et un lieu où sont données des représentations de spectacles équestres.

A plusieurs reprises, Versailles a été ville de départ du rallye Paris-Dakar, les concurrents démarrant de la place d'Armes, devant le château.

Fort de sa cinquantaine d'adhérents, le Friselis Club est le premier club d'Ultimate-Frisbee des Yvelines. (Champion d'Europe en 2003).

Le centre hospitalier de Versailles comprend trois établissements dont deux sont situés dans la commune, l'hôpital Richaud et la maison de retraite Despagne. Le troisième, qui accueille aussi le siège de l'établissement est l'hôpital André Mignot, construit en 1981 dans la commune voisine du Chesnay. Il compte plus de 700 lits.

La ville possède également deux cliniques privées, la clinique des Franciscaines et la polyclinique de Versailles. La maison de santé « Claire demeure » est un centre de gériatrie et de soins palliatifs géré par la communauté religieuse protestante des diaconesses de Reuilly.

Versailles dispose d'un commissariat de la police nationale rattaché au district de Versailles, d'une police ferroviaire (SNCF) basée à la gare des Chantiers et depuis les années 1980 d'une police municipale forte de 61 policiers municipaux. En février 2005 a été mis en place un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), destiné notamment à assurer une meilleure coordination des acteurs.

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Versailles (Versailles, Le Chesnay, Buc, Les Loges-en-Josas et Rocquencourt, soit 125 348 habitants) est de 64,30 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005), ce qui le situe légèrement au dessus de la moyenne française (62,30), mais inférieur à la moyenne des circonscriptions de la strate démographique (100 000 à 250 000 habitants). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 24,96 %, légèrement inférieur à la moyenne du département de 26,24 %.

Versailles est le siège d'un diocèse catholique dont le territoire coïncide avec celui du département des Yvelines depuis 1966. La ville compte neuf paroisses : Notre-Dame, Sainte-Jeanne-d'Arc (rattachées au doyenné de Versailles-Nord), Cathédrale Saint-Louis, Sainte-Élisabeth, Sainte-Bernadette, Saint-Symphorien, Saint-Michel de Porchefontaine, Chapelle Notre-Dame des Armées, Chapelle Saint-Maurice de Satory (rattachées au doyenné de Versailles-Sud).

La ville possède également une mosquée (rue Jean Mermoz) construite sous le mandat de maire d'Étienne Pinte, un temple protestant (rue Hoche) et une synagogue (rue Joly), construite en 1886 grâce à la générosité d'une philanthrope, Cécile Furtado-Heine.

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Gare de Versailles - Chantiers

Gare Chantiers Versailles.JPG

La gare de Versailles-Chantiers, ou gare des Chantiers, est la principale gare de Versailles. Elle est située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France.

Cette gare appartenant au réseau Transilien de la SNCF accueille essentiellement un trafic de banlieue et TER. Le trafic « grandes lignes » en direction de l'Ouest de la France a en effet été détourné par la LGV Atlantique depuis sa création en 1989. Seuls les trains à destination de Granville, les TGV Marseille-Saint-Charles - Le Havre, ainsi que les TER Centre transitent par Versailles-Chantiers. L'été et en période de pointe, il n'est pas rare d'observer des trains supplémentaires.

Son nom de « Chantiers » vient du fait que lors de la construction du Château au XVIIe, le quartier dans lequel elle se trouve était composé essentiellement de chantiers voués au taillage des pierres.

La première gare des Chantiers fut édifiée en 1849. La nouvelle gare, dont les plans sont signés André Ventre est achevée en 1932.

Elle se caractérise par une façade convexe s'inscrivant dans la tradition architecturale classique avec baies cintrées, pilastres et corniche. Quelques touches de modernité se lisent dans les ailes basses qui flanquent symétriquement le corps de bâtiment central. Les bâtiments situés à l'arrière sont traités dans le style des années 1930.

Une passerelle enjambe les voies ferrées pour aboutir au poste d'observation. Elle renferme les escaliers qui desservent les quais. L'ensemble est en béton armé recouvert, pour les façades du bâtiment des voyageurs, de plaques de pierre de Ladoix, polies ou adoucies selon les endroits. Une décoration de panneaux de pierre de Corrigny rose gravée scande chaque espace. L'éclairage originel en pavés de verre des voûtes couvrant les différents halls a disparu.

A l'inauguration des bâtiments, en 1932, la presse déborde d'enthousiasme, les journalistes écrivent : « c'est la plus moderne et la plus audacieuse de toutes les grandes gares de France par sa conception ».

Elle est inscrite aux Monuments Historiques en 1998.

La ville de Versailles est par ailleurs desservie par deux gares terminus : Versailles-Rive-Droite et Versailles-Rive-Gauche, reliées respectivement à Paris-Saint-Lazare et à Paris-Austerlitz (RER C).

A l'avenir, la gare de Versailles - Chantiers sera en correspondance avec une ligne de transport en commun en site propre reliant Pont Colbert (Versailles) à l’Hôpital Mignot (Le Chesnay), et passant par les gares de Versailles-Rive-Gauche et Versailles-Rive-Droite.

La gare des Chantiers est une gare de passage disposant de huit voies à quai. Un hall voyageurs surplombant les voies transversalement permet d'accéder aux différents quais.

Le projet de restructuration de la gare de Versailles-Chantiers inscrit au CPER 2007 - 2013, doit intervenir en 2011 .

La gare de Versailles - Chantiers accueille plus de 75 000 voyageurs par jour. En termes de fréquentation, et hors de Paris, c'est la 2e gare d'Île-de-France après celle de La Défense.

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Parc de Versailles

Le domaine royal de Versailles tel qu’il figure sur la carte de Cassini

Le parc du château de Versailles s'étend sur 815 hectares dans la commune de Versailles dans les Yvelines (France). C'est une partie, environ un dixième, de l'ancien domaine royal appelée le Grand Parc, dont l'emprise a été sensiblement réduite à la Révolution, actuellement gérée par l'établissement public du château et du domaine de Versailles. Dans ce parc entièrement clos, se trouvent plusieurs monuments, le château de Versailles, le Petit Trianon et le Grand Trianon, le Hameau de la Reine, les jardins à la française du château de Versailles, créés par Le Notre , les jardins des Trianons, dont le jardin de style anglo-chinois de Marie-Antoinette, le potager du roi et deux grandes pièces d'eau, le Grand Canal et la pièce d'eau des Suisses.

Le reste du parc est occupé par des parcelles forestières ou agricoles, parcourues par de grandes allées rectilignes. C'est dans ce parc que prend naissance le ru de Gally qui draine le Grand Canal et s'écoule vers l'ouest. Le parc est limité à l'est par les parties urbanisées de Versailles et du Chesnay, au nord par l'arboretum de Chèvreloup (commune de Rocquencourt) et à l'ouest par la plaine de Versailles qui est un site classé. Au sud, adossées au bois de Satory, qui appartient à la forêt domaniale de Versailles, se trouvent diverses implantations, le centre de recherche de l'INRA qui occupe les terrains de l'ancienne ferme de la Ménagerie, la résidence de la Lanterne et le camp militaire des Matelots.

Au XVIIe siècle, le roi Louis XIV souhaite s’installer à l’écart de Paris : il cherche pour cela un vaste espace pour construire un château à la mesure de son pouvoir : il choisit Versailles et le jardinier André Le Nôtre pour aménager un jardin à son goût. Ce dernier impose un style qui se diffuse en Europe : le jardin à la française. Mêlant buis, fleurs et gazons, les parterres de broderies, comme on les nomme, offrent au regard des courbes et des dessins qui rappellent des pavages de mosaïque. Le terrain étant marécageux, les travaux d’assèchement et de plantation d’arbres durent plusieurs années. Le Nôtre, dès le début des années 1660, fait venir des arbres adultes de la France entière. C'est ainsi que les ormes et les tilleuls proviennent de la forêt de Compiègne, les hêtres et les chênes du Dauphiné. De nombreux plants viennent des pépinières du domaine de Vaux-le-Vicomte. Dans les jardins de Versailles, la nature est apprivoisée : les parterres de fleurs sont géométriques, les allées rectilignes et les bassins symétriques. Les progrès des sciences et des mathématiques (René Descartes) se reflètent dans le parc de Versailles. Le Nôtre conçoit les bassins et les terrasses selon les règles de l’illusion d’optique : le Grand Canal semble proche lorsque le visiteur se trouve au pied du château. À l’époque de Louis XIV, plusieurs centaines d’ouvriers et de jardiniers (on parle de plus de mille; aujourd'hui, ils sont soixante-dix) devaient entretenir le parc.

Le roi joue sur le jardin qui est vivant pour l’inspirer de sa vie afin de mieux s’y sentir et de s’y délasser. Il le façonne à son image en retouchant au fil des années celui-ci mais il y travaille également dans le but d’impressionner les ambassadeurs et tente d’en faire une symbolique de la France glorieuse et triomphante à cette époque.

La tempête de 1999 a abattu un grand nombre d’arbres centenaires (voir La tempête de 1999 ci-dessous). Grâce aux archives, on tente aujourd’hui de restaurer les jardins tels qu’ils étaient au XVIIe siècle.

Pièce d’eau en croix de 23 hectares et de 5,5 km de périphérie. Sa particularité est d’offrir un effet d’optique. Les bassins sont de tailles différentes, mais depuis le château, on les voit de la même taille.

Lors de sa création par Le Nôtre en 1665, ce bosquet est d’abord conçu comme un simple labyrinthe, traditionnel dans le jardin à la française. Quelques années plus tard, il est enrichi d’un décor inspiré par Charles Perrault sur le thème des fables du conteur grec Ésope dont la statue posée sur un piédestal de rocailles encadrait avec celle de l’Amour qui lui faisait face (et qui tenait dans sa main le fil d’Ariane) l’entrée de ce bosquet « éducatif » ; en effet, les 39 fables illustrées par des fontaines disséminées dans le Labyrinthe étaient destinées à l’éducation du dauphin et choisies pour représenter chacune une étape vers la sagesse dont la forme du labyrinthe était le symbole de la recherche. D’un entretien difficile (les quelques 333 sculptures animalières étaient en alliage métallique peint "au naturel"), le Labyrinthe de Versailles fut supprimé en 1778 pour laisser place à un jardin à l'anglaise en l’honneur de Marie-Antoinette, l’actuel bosquet de la Reine.

Ce bosquet est certainement le plus connu. Des gradins de verdure rappelant les déclinaisons des 100 marches encerclent une piste de danse. Des pierres meulières d’Île-de-France attachées sur les parois de ces gradins servent de cascades, accompagnant ainsi la musique par la mélodie de l’eau. Ce bosquet est décoré par des incrustations de coquillages et de lapis-lazuli en provenance de Madagascar. Après la mort de Le Nôtre, son successeur Jules Hardouin-Mansart remplace la piste de danse par une petite île. Le roi âgé de près de 70 ans ne danse plus.

Lors de sa restauration, les techniques anciennes ont été respectées. Ainsi les soudures ont été faites au plomb, à la louche, comme les artisans de l’époque de Louis XIV.

C’est une partie du château où l’on rentre les arbres et les arbustes l’hiver . Cette orangerie a été construite avant même le château.

Les statues et sculptures du parc contribuent à la propagande monarchique : les thèmes antiques sont repris (Apollon, Latone, Titans) afin de magnifier Louis XIV et ses œuvres. Le Soleil et sa course donnent lieu à des représentations sculptées dans les bassins et dans les allées.

Parsemant les allées, décorant les bassins et même les toitures, les statues (signées Coysevox, François Girardon, Marsy) font du parc un véritable musée de sculpture en plein air.

La tempête qui a traversé la France, le 26 décembre 1999 fut une catastrophe pour une partie de la forêt française et en particulier pour les arbres du parc du château de Versailles. Ce jour-là, plus de dix mille arbres furent touchés sur les quelque deux cent mille du domaine, parmi eux, quelques vénérables arbres prestigieux, dont les deux tulipiers de Virginie de la Reine Marie-Antoinette, plantés en 1783, et le pin de Corse de Napoléon Ier. Les deux tiers d'entre eux furent soit cassés, soit déracinés, et les arbres du dernier tiers durent être coupés en raison du danger qu'ils représentaient désormais. De plus ces arbres ont causé de nombreux autres dégâts sur les bancs, les parterres, les sculptures, treillages, murets, canalisations, rocailles.

Dans les bosquets du parc du château, il a été déploré les dégâts suivants : le Jardin anglais (1 348 arbres), l'Étoile royale (1 030 arbres), la Glaisière (977 arbres), le Fer à cheval (764 arbres), les Sabotiers (632 arbres), le Sous-Bois Trianon (525 arbres), la Sablière (459 arbres), l'INRA (423 arbres), l'Avant-Cours (418 arbres), le Rond vert (325 arbres), Choisy (319 arbres), Matelots sud (234 arbres), l'Étoile (231 arbres), Pièce d'eau des Suisses (221 arbres), le Flotille (204 arbres), Châteauneuf (172 arbres), l'Obélisque (149 arbres), les Bains d'Apollon (144 arbres), le Jardin du Roy (132 arbres), le Miroir (109 arbres), les Parterres de Trianon (105 arbres), l'Ermitage (98 arbres), la Petite Venise (72 arbres), le Hameau de la Reine (53 arbres), la Salle de bal (37 arbres, dernier bosquet composé par Le Nôtre), la Ménagerie (18 arbres).

En 1990, une tempête beaucoup plus faible avait fait tomber mille huit cents arbres, ce qui à l'époque avait révélé la vétusté forestière du domaine. La dernière regénération d'importance avait eu lieu sous Napoléon III et la forêt avait au moins trente ans de trop. Depuis 1992, une politique de replantation avait permis de couper trois cents arbres chaque année, mais se heurtait trop souvent aux réticences des familiers du parc qui acceptaient mal de voir couper les arbres les plus majestueux. Cette politique de regénération et de plantation — en moyenne, pour un arbre coupé, dix étaient replantés — a permis d'éviter une catastrophe encore plus grande, car si le parc était resté en l'état, la tempête de 1999 aurait abattu près de quarante mille arbres, et des bosquets comme celui du Pavillon de la Reine ou celui de l'Enfilade auraient été entièrement dévastés.

Un des intérêts de cette tempête réside dans le fait que certaines parties des abords du Trianon ont pu être replantées selon les plans de 1783 dessinés par Richard Mique, le premier architecte de Louis XVI de France. Il réalisa notamment le hameau de Marie-Antoinette et la décoration intérieure du Petit Trianon — ces jardins, laissés à l'abandon lors de la Révolution française, avaient été modifiés sur ordre de Napoléon Ier. Cependant, il faudra plus d'un siècle avant que le domaine retrouve son aspect d'avant la tempête.

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Source : Wikipedia