Verdon

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Posté par rachel 24/03/2009 @ 18:07

Tags : verdon, dordogne, aquitaine, france

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Verdon (Dordogne)

Carte de localisation de Verdon

Verdon est une commune française, située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.

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Verdon (rivière)

Gorges du Verdon River from Bottom 0364.jpg

Le Verdon (Verdoun en occitan provençal de norme mistralienne) est une rivière française qui prend sa source au pied de la Tête de la Sestrière (altitude 2 572 mètres), entre le col d'Allos et le Pic des Trois-Évêchés (altitude 2 819 mètres), et se jette dans la Durance, près de Vinon-sur-Verdon, après avoir parcouru environ 175 kilomètres et collecté les eaux d’un bassin de 2 218 km².

Le vert profond des eaux du Verdon est probablement à l'origine de son nom, formé à partir du latin viridum, « lieu verdoyant ».

Dans son cours supérieur, le Verdon a l'allure d'un torrent et présente une pente importante : à Saint-André-les-Alpes, à 45 kilomètres de sa source, la rivière est déjà à 900 mètres d'altitude. En aval de ce point, progressivement grossi par ses affluents, le Verdon franchit plusieurs chaînons montagneux par des gorges imposantes, les gorges du Verdon, dont plusieurs ont été équipées de barrages hydroélectriques.

Le Verdon est une rivière fort abondante, comme tous les cours d'eau issus des régions alpestres. Son débit a été observé sur une période de 38 ans (1969-2006), à Vinon-sur-Verdon, au niveau de son confluent avec la Durance . Le bassin versant de la rivière y est de 1 820 km², c'est à dire sa totalité.

Le débit moyen interannuel ou module de la rivière à Vinon-sur-Verdon est de 26,8 m³ par seconde. Pour les chiffres qui vont suivre, il est nécessaire de garder à l'esprit que le profil de la rivière a été modifié par la série de barrages-réservoirs construits sur son cours.

Le Verdon présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime hydrologique à dominante nivale ou régime nivo-pluvial. On y distingue en effet deux périodes de crue. La moins importante est celle des hautes eaux d'automne causées par les pluies de cette saison. Le débit mensuel moyen monte alors à 30,9 m³ par seconde, en novembre. Cette période est suivie d'une légère baisse de débit jusqu'à 26,2 m³ par seconde en décembre et 27,4 en février, une bonne partie des précipitations étant retenue dans la haute montagne sous forme de neige. Suit alors une deuxième montée du régime aboutissant à un second sommet — le plus important — en avril (38,9 m³) et surtout en mai (47,5 m³).

Il est dû à la fonte des neiges associée aux pluies de printemps. Dès lors, dès le mois de juin, s'amorce la décrue suivie des basses eaux d'été qui se déroulent de juillet à septembre inclus et mènent le débit moyen à son plancher du mois d'août avec une moyenne mensuelle de 10,2 m³ par seconde. Au total, les oscillations saisonnières paraissent ainsi peu importantes, puisque les débits mensuels moyens se situent tous dans la fourchette comprise entre 10 et 48 m³, mais les fluctuations sont bien plus prononcées observées sur de plus courtes périodes, et aussi selon les années.

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,060 m³, en cas de période quinquennale sèche, soit seulement 60 litres par seconde, ce qui est extrêmement bas. Le VCN3 est la quantité minimale écoulée ou débit minimal sur trois jours consécutifs.

Quant aux crues, elles ne sont généralement guère importantes, et surtout sans commune mesure avec celles de la Durance ou du Var voisins. La rivière est désormais puissamment régularisée grâce à la série de barrages dont elle est dotée. Les crues millennales sont estimées à 1200 m³/s au confluent de la Durance ; cependant, on a relevé une crue de 1650 m³/s le 1er novembre 1843.

Ainsi les QJ 2 et QJ 5 ou débits journaliers calculés de crue biennale et quinquennale valent respectivement 110 et 160 m³ par seconde. Le QJ 10 ou débit journalier calculé de crue décennale est de 200 m³ par seconde, le QJ 20 de 230 m³, tandis que le QJ 50 se monte à 280 m³ par seconde (voir note ). Ces débits de crue sont plus ou moins trois fois plus faibles que ceux de la Sèvre nantaise par exemple, alors que les deux bassins sont de dimension fort proche. Mais cela signifie cependant que, par exemple, tous les deux ans on doit s'attendre à une crue de l'ordre de 110 mètres cubes, et que tous les cinq ans, une crue de 160 mètres cubes doit statistiquement se produire.

Le débit journalier maximal enregistré a été de 668 m³ par seconde le 6 novembre 1994. En comparant cette valeur à l'échelle des QJ de la rivière, il apparaît que cette crue était plus de deux fois plus importante que la valeur calculée pour une crue cinquantennale, et donc fort improbable et certainement très exceptionnelle.

Au total, le Verdon est une rivière abondante, alimentée par les précipitations elles aussi abondantes qui prévalent dans la région, et surtout dans la partie supérieure de son bassin. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 466 millimètres annuellement, ce qui est élevé, largement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus (plus ou moins 320 millimètres), et aussi à la totalité du bassin de la Durance (479 millimètres à Jouques-Cadarache). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint ainsi le chiffre solide de 14,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

La couleur verte prononcée du Verdon est due au fluor et aux micro-algues qu'il contient. Toutefois, dans les lacs de barrage (lacs de Sainte-Croix ou retenue de Quinson, notamment), ses eaux présentent une couleur turquoise due aux fonds argileux.

Le Verdon, dont le cours est surtout marqué par l'existence d'étroites et profondes gorges, a généralement joué un rôle de frontière plutôt que de voie de communication au cours de l'histoire, à l'instar de la Durance dont il est un affluent. À ce titre, aujourd'hui encore la rivière marque la limite entre les départements des Alpes-de-Haute-Provence et du Var. Enfin, il est notable qu'une partie du Grand canyon du Verdon n'ait été explorée qu'au XXe siècle seulement.

Néanmoins, comme nombre de rivières le Verdon a attiré l'Homme dès la préhistoire : si des traces d'occupation humaine existent dès le paléolithique sur le bas Verdon, c'est surtout le néolithique qui a livré en importantes quantités un matériel aujourd'hui principalement conservé au Musée de la préhistoire des Gorges du Verdon, à Quinson.

Durant la protohistoire, le haut Verdon fait partie de l'aire alpine tandis que le moyen et le bas Verdon font partie de l'espace méditerranéen provençal.

Quelques noms de peuples de cette période sont connus : les Gallitae ou Gallites (littéralement « petits Gaulois ») à Allos (aux sources du Verdon), sont vraisemblablement des Gaulois de Cisalpine – des Ombriens – ; les Suètres peuplent la vallée du Verdon dans les Alpes-de-Haute-Provence ; les Reii, qui ont donné leur nom à Riez, leur « capitale », sont quant à eux l'ethnie la plus importante au nord du bas Verdon.

C'est surtout sur le cours du Colostre, affluent du Verdon, et à partir de ce dernier oppidum que semble alors s'être développée une importante occupation humaine : en aval de Riez, Le nom du village d'Allemagne-en-Provence conserve le souvenir d'une déesse gauloise et, non loin de Saint-Martin-de-Brômes, l'oppidum de Buffe-Arnaud domine le confluent stratégique du Colostre et du Verdon. Ce dernier site a été fouillé à l'occasion de la rectification de la route départementale 952 en 1992 et a notamment livré un fragment de bracelet laténien de style plastique.

Riez demeure une ville importante à l'époque romaine et paléochrétienne : les ruines d'un temple romain et d'un baptistère octogonal témoignent de la splendeur passée de cette cité qui est alors reliée à Aix-en-Provence par la via sextiana.

Au Moyen Âge, les familles nobles provençales de Simiane, Pontevès et Sabran se partagent la propriété des villages du Verdon avec les évêques de Riez.

Les gorges du Verdon sont un haut-lieu touristique provençal. Son parcours le plus intéressant, le « Grand canyon », se trouve entre Castellane et le lac de Sainte-Croix.

Le Verdon est aujourd'hui qualifié de « château d'eau » des départements des Bouches-du-Rhône et du Var par Électricité de France : en effet, cinq barrages ont été construits sur son cours pour alimenter en eau la basse Provence pour l'irrigation et la production d'eau potable.

Le Haut Verdon correspond à l'actuel canton de Colmars-Allos (et Communauté de communes du Haut Verdon-Val d'Allos) ; le Verdon prend sa source sur la commune d'Allos, et jusqu'à Thorame-Haute limite du Haut Verdon, en traversant Villars-Colmars, Colmars-les-Alpes, Beauvezer, les aménagements hydrauliques sont restés modestes, au regard de ceux mis en place en aval. On trouvait principalement quelques scieries qui servaient aussi à produire de l'électricité à certaines époques ou encore à entrainer un moulin à grain. Ces installations ont totalement disparues avec l'apparition de l'entreprise de service public nationalisée EDF.

Le Moyen Verdon commence sur les commune d'Allons et de la Mure-Argens (canton de Saint-André-les-Alpes) et correspond à la Communauté de communes du Moyen Verdon.

L'aménagement du moyen Verdon est le premier à avoir lieu : il est fait progressivement.

Entre 1928 et 1932, la Société hydroélectrique du Verdon (SHV) est responsable des chantiers de Castillon et de Chaudanne et bénéficie pour cette tâche des réparations dues par l'Allemagne au lendemain de la Grande Guerre. Suite à la faillite de la société en 1932, les travaux sont interrompus jusqu'en 1938, date à laquelle ils reprennent, d'abord temporairement sous la houlette de l’Énergie électrique du littoral méditerranéen (EELM), puis définitivement à partir de 1942.

Finalement, le barrage de Castillon, le plus en amont, est mis en eau au printemps 1949 : il donne naissance à une retenue de 5 kilomètres carré et de 150 millions de mètres cubes, dont 85 sont réservés à l'agriculture.

En aval, le barrage de Chaudanne, moins important, est mis en eau durant l’hiver 1952 par Électricité de France (EDF) : situé dans un verrou du massif de la Victoire, il sert surtout à réguler le flux d'eau.

Sur le bas Verdon, la phase d'études démarre dès 1926. L'aménagement de la rivière y est indissociable de celui de la Durance dans laquelle le Verdon achève sa course.

En 1957, la Société du Canal de Provence (S.C.P.) est créée : à partir de 1963, une centrale est construite par E.D.F. à Vinon-sur-Verdon et un barrage est édifié en amont de la commune de Gréoux-les-Bains. Le barrage de Gréoux est utile à la production hydroélectrique, mais aussi à l'alimentation en eau du Canal de Provence.

Il donne naissance à la retenue de Gréoux communément appelée « Lac d'Esparron », qui sera mise en eau dès 1967.

Enfin, construction à partir de 1970 du barrage de Sainte-Croix, dans la gorge de Baudinard-sur-Verdon : la retenue du même nom (le « lac de Sainte-Croix ») est mise en eau en 1975 et couvre une surface de 22 kilomètres carré pour stocker 760 millions de mètres cubes d'eau, dont 140 sont réservés à l'agriculture.

Sainte-Croix forme le deuxième plus grand lac artificiel de France (après celui de Serre-Ponçon) avec 22 km² et 760 millions de m³ stockés. Sous ses eaux se trouvent la source de Fontaine-l'Evêque (première source de France), nombre de sites archéologiques (les résultats des fouilles d'urgence entreprises avant la mise en eau sont visibles au Musée de la préhistoire des Gorges du Verdon, à Quinson) et le village des Salles-sur-Verdon, reconstruit plus haut. 25 kilomètres supplémentaires de route et deux ponts ont dû être réalisés pour assurer la circulation de part et d'autre de la retenue.

En 1975 également, un dernier barrage est achevé à Quinson : il remplace un précédent ouvrage de 15 mètres de haut qui avait été construit en 1868 pour irriguer la plaine d'Aix-en-Provence par l'ancien canal du Verdon et donne naissance à la retenue de Quinson, parfois nommée « lac de Montpezat ». Le rôle principal de cette dernière est celui de bassin de compensation du barrage de Sainte-Croix.

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Gorges du Verdon

Gorges du Verdon from North Rim 0251.jpg

En France, en Provence, les Gorges du Verdon sont un canyon creusé par la rivière le Verdon.

Pendant la période du Trias, la Provence s’affaisse et la mer la recouvre, déposant d’épaisses couches de calcaires divers.

Pendant la période Jurassique, la Provence est recouverte d’une mer chaude et peu profonde, facilitant la multiplication des coraux.

Au Crétacé, la Basse Provence se rehausse et la mer atteint l’emplacement actuel des Alpes. L’ère Tertiaire voit l’édification des Alpes. La fracture des calcaires jurassiques façonne les reliefs et les vallées. C’est à cette époque que le Verdon trace son cours. Au Quaternaire, les glaciations transforment les cours d’eau et les lacs en redoutables fleuves de glace, qui modèlent les reliefs en taillant et striant le paysage. À la fin de ces glaciations, les eaux des rivières continuent leur érosion et notamment, le Verdon, en creusant son lit dans les sédiments calcaires coralliens accumulés au secondaire, avec un débit d’eaux tumultueuses avoisinant 2 000 à 3 000 mètres cubes par seconde.

Le Verdon prend sa source tout près du col d'Allos, dans le massif des Trois Evêchés (2819 m). Il va se jeter dans la Durance, près de Vinon-sur-Verdon après avoir parcouru près de 175 kilomètres. Son parcours le plus intéressant se trouve entre Castellane et le Pont du Galetas, sur le lac de Sainte-Croix. Ce lac était il y a quelques dizaines d’années la grande plaine des Salles-sur-Verdon, avant la mise en eaux du lac artificiel créé par l’édification du barrage de Sainte-Croix. Lors de la montée des eaux en 1973, le vieux village des Salles a été évacué (de force), détruit et noyé. Son église a été dynamitée, tout comme le village, qui est reconstruit plus haut et plus moderne, au grand dam de ses habitants. C’est maintenant le plus jeune village de France.

Les Gorges du Verdon constituent sur une bonne distance, la frontière entre les départements du Var au sud et les Alpes-de-Haute-Provence au Nord, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Les Gorges du Verdon sont étroites et profondes : de 250 à 700 mètres de profondeur, pour 6 à 100 mètres de large au niveau de la rivière du Verdon, et 200 à 1500 mètres d’un versant à l’autre au sommet des gorges.

Les gorges du Verdon n’attirent l’attention des voyageurs que tardivement. Les premières descriptions imprimées datent du tournant des XVIIIe et XIXe siècles, mais restent rares (une en 1782, une autre en 1804). Malgré le développement de la sensibilité aux beautés naturelles et la vogue du romantisme, ils ne remarquent qu’une coupure et ne s’attardent pas à la description d’un site accessible uniquement par des sentiers muletiers. Les gorges ne deviennent connues qu’avec la description qu’en fait Élisée Reclus en 1879, et la diffusion des guides touristiques (guides Joanne notamment à partir de 1877, Guide touristique de la Provence, guide Baedeker) à la Belle Époque.

Les gorges sont cartographiées par les Cassini (années 1770) et les ingénieurs géographes du roi, en 1778.

Dans les années 1890 (et jusqu’aux années 1920), des projets de retenues rendant le canyon navigables voient le jour. Le premier aménagement date de 1906 : le Touring Club de France (TCF) trace un sentier qui permet de descendre dans les gorges. Le premier essor touristique des gorges date de la fin des années 1920 et des années 1930, sous l’impulsion du TCF : campagne de presse à partir de 1928, voyages de découverte, reportage diffusé au cinéma, visite de journalistes britanniques. Cette promotion est complétée par de nouveaux travaux en 1929 et 1930 : amélioration de la viabilité de la route, à l’initiative et en partie sur les fonds du TCF, aménagement de belvédères (Point Sublime), incitation aux compagnies de transport local pour multiplier les dessertes, aménagement de nouveaux sentiers inaugurés en juin 1930, enfin création du refuge de Malines en 1936. Ces efforts attirent quelques milliers de touristes chaque année.

Le site est devenu un site naturel protégé depuis le 7 mai 1990.

Remarque: le pont romain est l'ancien pont d'Aiguines, le pont de Garuby était un autre pont.

Le Styx du Verdon, nommé ainsi par référence au Styx de la mythologie grecque, est une sorte de mini canyon dans le canyon.

L’Imbut est un passage reserré par où le Verdon disparaît sous terre, sous un énorme chaos rocheux (embut signifie entonnoir en occitan provençal).

Les Gorges du Verdon sont réputées pour former le plus beau canyon d’Europe, et attirent de nombreux touristes, surtout pendant la période estivale.

Deux itinéraires routiers permettent de visiter les Gorges du Verdon, l’un par la rive droite, au nord, allant de Castellane à Moustiers-Sainte-Marie par la route D952 et l’autre par la rive gauche, au sud, allant d’Aiguines à Castellane par la D71, D90 et D995.

On peut faire le tour complet, en partant de Moustiers, suivant la D957 jusqu’au pont de Galetas, en partant à gauche dans la direction d’Aiguines. Puis la D71 monte à flanc de coteau sur l'ubac du Grand Margès (1577m), c’est-à-dire la rive gauche du Verdon, jusqu’au Col d'Illoire où l’on bénéficiera d’une vue splendide sur une partie de la rive droite du Canyon, avec en toile de fond les sommets de Plein Voir, le Pavillon (1624 m), la cime de Barbin (1560 m) le Mourre de Chanier (1930 m). Sur l’arrière, une belle vue sur le lac artificiel de Sainte-Croix. La route continue en lacets étroits et croisements difficiles, jusqu’à l’Auberge des Cavaliers. Cet hôtel est sur la falaise dominant le Verdon de plus de 300 mètres. Cet endroit est le départ de la randonnée dite « Sentier de l’Imbut ». La route continue en s’éloignant des Gorges, puis se rapprochant à nouveau, à l’arrivée aux tunnel du Fayet (tunnels taillés dans la roche, avec quelques ouvertures permettant la vue sur l’autre rive). On continue ensuite sur le pont de l’Artuby qui traverse les gorges du même nom. Ce pont dont la dénomination exacte est « pont de Chaulière » est long de 110 mètres.

D’une seule arche, il domine l’Artuby d’une hauteur de 180 mètres et a été construit entre 1938 et 1947.

On arrive ensuite au relais des Balcon. D’ici, deux belvédères dominent la Mescle (qui signifie mélange en provençal), lieu où l’Artuby se jette dans le Verdon. En face, vue sur la Brèche Imbert et les falaises de l’Escalès sur la droite. Ensuite, on bifurque sur la D90, direction Trigance et son château médiéval, on traverse le pont qui enjambe le Jabron (qui se jette dans le Verdon à la hauteur du pont de Carejuan) et on part à gauche, direction pont de Soleils. À cet endroit, on peut aller à droite, sur Castellane par la D952 ou revenir à Moustiers, à gauche, en passant par le tunnel de Gloige, le Point Sublime, juste en dessous de Rougon, qui permet une vue imprenable sur le Couloir Samson, qui est l’entrée de la partie dite des « Gorges ». Un bout de route, juste après le tunnel de Gloige, permet de descendre à un parking-belvédère, d’où il est très facile de descendre au bord du Verdon, à l’entrée du Couloir Samson. Cet endroit est le point d’arrivée du célèbre sentier Martel. On continue ensuite la D952, en s’éloignant à nouveau des Gorges, on passe par La Palud-sur-Verdon (haut lieu du tourisme des Gorges du Verdon, musée et maison du Verdon, bureau des guides, etc.). Depuis ce village, il est possible de prendre la route des Crêtes (D23). Cette route part de La Palud et y revient en passant par les plus beaux belvédères de la région. Il faut prendre cette route dans le sens des aiguilles de la montre si l’on veut faire le tour complet. En effet, une partie de cette route étant à sens unique, il faut la prendre avant La Palud, et non depuis La Palud. En la parcourant, on passe devant le châlet de La Maline, maison du Club alpin français, qui est le départ principal du sentier Martel. La route continue sa descente sur Moustiers-Sainte-Marie en passant par le Col d’Ayen, le Col de l’Olivier, les cascade de Saint-Maurin et le belvédère du Galetas avec vue sur le lac de Sainte-Croix, le barrage du même nom, au fond et le plateau de Valensole en face. Quelques kilomètres après, on se retrouve à Moustiers. Ce circuit représente plus de 100 kilomètres de routes pas toujours faciles et très encombrées pendant la saison touristique.

Les Gorges du Verdon sont une destination appréciée des grimpeurs : elles comportent plus de 1 500 voies d’escalade sur du bon rocher calcaire. Les diverses falaises autour des gorges en font l'un des plus beaux sites d’escalade de France. Certaines voies sont interdites pour protéger les vautours récemment réintroduits.

Les Gorges du Verdon et le Verdon sont des destination privilégiées par les pêcheurs notamment à la mouche.

Les randonnées, le canoë-kayak, le parapente, le rafting, le saut à l'élastique et bien sur le canyonisme sont quelques uns des nombreux sports pratiqués dans la région.

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Télé Verdon

Télé Verdon est une web tv locale associative concernant les Pays du Verdon et la Haute-Provence.

Télé Verdon est une web tv c'est à dire une télévision qui diffuse ses programmes au moyen de vidéos sur Internet. Malgré son statut de télévision locale, elle émet partout dans le monde, gratuitement.

Télé Verdon diffuse donc ses programmes sous formes de vidéos accessibles à tous moments sur Internet.

C'est une chaine de proximité qui a pour but de faire découvrir ou re-découvrir ce patrimoine naturel.

Télé Verdon s'étend sur les Pays du Verdon mais également la Haute-Provence et une partie du Luberon.

La Web TV a été créée en mars 2008 mais le projet Télé Verdon existe depuis longtemps.

Une version de Télé Verdon avait été mise en ligne courant 2007 mais cette version n'a duré qu'une semaine, fautes de moyens.

Depuis, de nombreux partenaires ont rejoint l'association Télé Verdon pour lui permettre de continuer d'exister.

Télé Verdon propose des programmes variés toujours aussi proches du Verdon et sa zone de couverture.

Les programmes de Télé Verdon sont entièrement produits par Télé Verdon.

Les programmes diffusés sont des reportages, documentaires, magazines sur le terrain ou en plateau.

Télé Verdon diffuse ses programmes sur Internet, sur sa plate-forme vidéo et également depuis son site Internet Officiel.

Le siège social de Télé Verdon est situé à Régusse (Var) dans le Parc Naturel Régional (PNR) du Verdon.

Le président de l'association Télé Verdon est Matthieu Castelle.

Télé Verdon étant une association elle reçoit l'aide de nombreux partenaires locaux ou nationaux.

Après avoir mis en ligne une première version d'un site Internet sous forme de blog, Télé Verdon àamis en ligne en mars 2008 un tout nouveau site Internet hébergé par la Société Free SAS.

De plus, la plate-forme vidéo a elle aussi évoluée. Tout d'abord hébergée par la société Kewego, Télé Verdon change en mars 2008 pour la société Daily Motion tout d'abord en tant que utilisateur standard et ensuite en juin 2008 en tant que Official User, ce qui permet à Télé Verdon de passer en qualité supérieure.

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Parc naturel régional du Verdon

Gorges du Verdon

Le Plateau de Valensole est étendu sur 800 km² d'une moyenne de 500 mètres. Il est occupé depuis les Romains (Riez), il est considéré comme le "Grenier de la région" car le plateau concentre une importante culture de céréales mais aussi de lavandin et de la récolte de truffes. Commune principale: Valensole.

Le Lac de Sainte-Croix fut aménagé en 1974. Englobant 2 200 hectares, il a englouti la plaine et le village des Salles. De nos jours, ce lac est devenu un lieu touristique important.

Le Haut-Var est la région varoise occidentale du Parc. Il est étendu de vastes plaines et collines forestières. Le Haut-Var vit essentiellement de la viticulture, de l'oléiculture et de la truffe. Commune principale: Aups.

La zone alpine du parc: Les Préalpes de Digne, à la rive droite du Verdon, dominent le plateau de Valensole et les Gorges du Verdon, avec le Mourre de Chanier à 1930 m suivi du Mont Chiran (1905 m) et du Montdenier (1750 m). Les Préalpes de Castellane sont à la rive gauche du Verdon avec la montagne de Lachens à 1715 m et le Grand Margès à 1577 m. Cette région montagneuse vit essentiellement du pastoralisme. Commune principale: Castellane.

Les Gorges du Verdon situées entre Moustiers-Sainte-Marie et Castellane délimitent les deux départements du Parc régional sur 50 km. Elles sont les gorges les plus profondes d'Europe allant jusqu'à 700 m de profondeur. C'est le point touristique le plus important de la région, attirant plus d'un million de touristes par an.

Les Basses Gorges du Verdon sont situées entre le lac de Sainte-Croix et la Durance. Elles sont moins abruptes que le grand canyon et sont composées de lacs artificiels (lac de Montpezat, Quinson et Esparron), pour alimenter en eau la région notamment Aix-en-Provence. Depuis la préhistoire, l'homme s'est installé dans les grottes des basses gorges. Le musée de la Préhistoire à Quinson recueille les résultats des fouilles archéologiques de la région. Commune principale: Gréoux-les-Bains.

L'Artuby et le Plan de Canjuers sont dans la partie varoise du Parc, à la rive gauche du Verdon. L'Artuby est une rivière affluente qui serpente dans des collines de plus de 1000 m d'altitude allant jusqu'au Mont Lachens. Le Plan de Canjuers est un plateau aride et désertique situé entre le lac de Sainte-Croix, les Gorges du Verdon et l'Artuby est aujourd'hui intégré dans le camp militaire de Canjuers et donc interdit au public. Commune principale: Comps-sur-Artuby.

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Source : Wikipedia