Vaucluse

3.4112081513559 (1374)
Posté par rachel 07/03/2009 @ 16:10

Tags : vaucluse, provence-alpes-côte d azur, france

Dernières actualités
Pape Diouf viendra en Vaucluse... présenter son livre - La Provence
Les 18 et 19 juillet auront lieu à Sablet, à côté d'Orange, les 22e Journée du livre. Un évènement au cours duquel le public peut rencontrer une centaine d'auteurs de tous horizons. Cette année, Franz-Olivier Giesbert, Max Gallo, Daniel Picouly,...
Le sommelier David Ripetti met en avant les vins des Femmes Vignes ... - Néorestauration
Les 18 femmes et domaines cités sont : domaine Saladin, Marie-Laurence et Elisabeth Saladin (Ardèche) ; Château La Canorgue, Nathalie Margan (Vaucluse) ; Château Unang, Joanna King (Vaucluse) ; Domaine La Millière, Irène Bonnot (Vaucluse) ; Domaine...
L'usine de Malaucène en justice - 20minutes.fr
La direction et les salariés de l'usine de papier à cigarettes de Malaucène comparaissaient hier devant le tribunal de grande instance de Carpentras (Vaucluse). Le comité d'entreprise avait assigné en référé la société des papeteries, propriété du...
Vaucluse : deux ados volent un 4X4 et blessent une mère et ses enfants - La Provence
Tarek et Sofian, 15 ans, avaient passé l'après-midi à se baigner à l'Isle-sur-Sorgue mais n'avaient pas prévu le moyen de rentrer chez eux, dans la cité du Dr Ayme, à Cavaillon. Alors, "conduits par un souci d'immédiateté", comme l'expliquait hier le...
Vaucluse : les dirigeants d'une papeterie séquestrés - Le Parisien
Des responsables de la papeterie de Malaucène dans le Vaucluse ont été retenus toute la nuit par des salariés alors que les négociations sur la fermeture de l'usine spécialisée dans le papier à cigarettes sont dans l'impasse. «L'usine est bloquée,...
FAITS DIVERS Lamotte-du-Rhône (Vaucluse) Deux morts et deux b - Midi Libre
Une manoeuvre de dépassement qui n'aurait pas été assurée a coûté la vie à deux jeunes bollènois, lundi soir, sur la commune de Lamotte-du-Rhône, sur la départementale 994 reliant Pont-Saint-Esprit à Bollène. Leur voiture, une Ford Escort,...
VAUCLUSE - Cet été, le centre d'Avignon se met au vélo et à la navette - Midi Libre
Tous en selle. Courant juillet, 200 vélos en libre-service seront disponibles 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 dans 17 stations réparties dans Avignon, en connexion avec les transports en commun. Autre nouveauté estivale, un service de navettes pour...
VAUCLUSE - 250 places de parking gratuites en plus à Avignon - Midi Libre
Moins de voitures en ville, moins de places de stationnement le long des remparts, mais plus de navettes et 250 places de stationnement gratuites en plus au parking des Italiens. Tout ceci s'inscrit dans le projet du Grand Avignon " La ville en...
Patrick Fiori en concert - viaFrance
Pays des santons, du soleil et de la lavande, le Vaucluse est durant toute la période estivale un haut lieu culturel et patrimonial. Limitrophe des Bouches-du-Rhône et des Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse est un des six départements de la région...
Faut-il interdire le port du voile islamique intégral dans les ... - La Provence
Le député UMP de Vaucluse est l'un des cosignataires, avec d'autres élus dont des socialistes, d'une demande de création d'une commission d'enquête parlementaire sur le port de la burqa, déposée par le député communiste de Vénissieux André Gérin....

Sorgue (Vaucluse)

Le réseau des Sorgues représenté sur la carte du Comtat Venaissin gravée par Stephano Ghebellino (vers 1580)

La Sorgue est une rivière française. Elle prend sa source dans la commune de Fontaine-de-Vaucluse (Vaucluse) en sortant de la Fontaine de Vaucluse qui est la plus grosse résurgence de France et la cinquième plus grosse du monde.

La Sorgue se partage d’abord en deux en aval de L'Isle-sur-la-Sorgue au niveau du partage des eaux. Elle crée dès lors le « bassin des Sorgues » à partir de deux grands bras, la Sorgue de Velleron et la Sorgue d'Entraigues. Ceux-ci se subdivisent en plusieurs dizaines de cours aux noms différents : Sorgue de Monclar, Sorgue du Pont de la Sable, Sorgue du Travers, Sorgue du Moulin-Joseph, Sorgue de la Faible, Sorgue des Moulins, Sorgue du Trentin, etc.

Tous s’écoulent dans la plaine des Sorgues (entre L'Isle-sur-la-Sorgue et Avignon). Les bras principaux d'Entraigues et de Velleron se rejoignent et se jettent dans l’Ouvèze à Bédarrides. Le Canal de Vaucluse (3e bras principal), se sépare de la Rode, déviation de la Sorgue d'Entraigues, au lieu-dit « Les Sept Espassiers » pour se diriger vers Avignon. Il entre dans la ville où il reprend son nom de Sorgue dans la rue des Teinturiers et se jette ensuite dans le Rhône.

Quelques 10 000 ans avant notre ère, la Durance se jetait dans le Rhône, non pas en aval mais en amont d'Avignon. Son cours partait de Cheval-Blanc pour se diriger vers Vedène, coupant le lit de la Sorgue et rejoignait le fleuve au nord du rocher des Doms. Seuls émergeaient alors la colline de Thouzon et l'oppidum d'Entraigues. Cela a été mis en évidence par des forages à Saint-Saturnin-lès-Avignon, Jonquerettes et Entraigues-sur-la-Sorgue qui ont révéle un épandage alluvial typiquement durancien sur plusieurs mètres d'épaisseur dans toute la plaine de la Sorgue.

La Sorgue, en grec ancien, était donc appelée Σούλγασ. Son nom varia peu sous les Romains puisque Pline l'ancien cite la résurgence en la désignant comme la nobilis fons Sorgæ.

La colonisation romaine permit la construction d'aménagements durables. Le premier fut l'aqueduc dont on voit encore des vestiges près de la source et qui devait se continuer jusqu'aux portes d'Avenio. Des travaux furent entrepris en plaine afin de drainer les zones marécageuses et de répartir l'eau pour son utilisation tant sanitaire (thermes) qu'agricole (irrigation).

L'importance du débit de la rivière et de ses différents bras incita des villes à protéger leurs fortifications par des douves alimentées par ces eaux. Ce fut le cas d'Avignon, dès le Xe siècle avec le Canal de Vaucluse, puis de l'Isle, au XIIe siècle, dont la première enceinte fut cernée par la Sorgue.

Le droit de pèche étant libre dans les rivières publiques, c’est-à-dire navigables, comme le Rhône, la Durance et la Sorgue quand, en 1271, Giraud IV Amic, seigneur du Thor, fit dresser l'inventaire de ses droits, il avait trois pêcheries sur la Sorgue dont il se réservait la moitié des poissons.

Sur l'actuelle commune du Pontet, à Réalpanier, dès 1296, furent installées des blanchisseries puis des moulins à partir de 1317.

« La très illustre source de la Sorgue, fameuse par elle-même depuis longtemps, est devenue plus célèbre encore par mon long séjour et par mes chants. »     — Pétrarque, Senil, X, 2.

Ce fut là, que son serviteur, Raymond Monet, lui apprit l’art de pêcher les écrevisses, les ombles et les truites.

Lors du premier retour de la papauté en Italie, afin d'éviter la récession économique, une bulle pontificale daté du 18 mars 1368 et signée Rome par Urbain V. Le pontife conseillait à Philippe de Cabassolle, recteur du Comtat Venaissin et gouverneur d'Avignon, d'accorder libertés et privilèges aux meuniers s'installant sur les rives de la Sorgue et de la Durance.

Si le droit de pèche était libre, celui d'avoir des moulins, était plus restrictif. En 1404, Odon de Villars, lors de son acquisition du fief du Thor, se fit confirmer son monopole sur « les molins tant à bled que foulons » et l'interdiction qu'avaient tous « autres d'en faire construire au même endroit » ou d'en dériver les eaux.

Les eaux de la Sorgue, à l'intérieur d'Avignon, permirent à partir de 1440, de travailler la soie. Plusieurs ateliers sont connus dont ceux des Catalani, des Gilardi et de Jacques Rovago qui pratiquaient filage et tissage. Cet artisanat prit une ampleur « nationale » au siècle suivant.

Dès le début du XVIe siècle, « l'art de la soie » devint la grande affaire à Avignon. Mais la cité papale, ville étrangère au royaume de France, devait payer des droits de foraine pour toutes marchandises exportées hors de ses murs. François 1er, qui appréciait cette production et qui avait emprunté 25 000 livres à la ville, donna d'abord aux Avignonnais le statut de « régnicoles », en 1535, puis les exempta de la foraine en 1544 pour le prix de sa créance. Six ans plus tard, la ville comptait 57 ateliers de soierie et de velouterie. Seule la peste de l'été 1580 put mettre un terme provisoire à cet essor.

Il retrouva pourtant tout son lustre au XVIIe siècle puisque le travail de la soie (passementiers, veloutiers, taffetassiers) devint l'activité essentielle dans Avignon avec 31% des métiers recensés. D'autant qu'à cette manne vint s'ajouter la fabrication d'indiennes et que les ateliers d'indienneurs et teinturiers se multiplièrent.

Lors des guerres de religion, le Comtat Venaissin fut ravagé par le baron des Adrets. En septembre 1562, les Islois parèrent à la menace qu'il faisait planer sur leur ville en creusant des fossés qui permirent d'inonder la campagne environnante « à portée de canon par le moyen de l'eau de Vaucluse ».

Ces chicaneries nobiliaires restaient étrangères à Avigon, qui grâce aux eaux pures de la Sorgue, avait continué à developper son industrie de la soie pour arriver à une « trop grande prospérité » jugèrent alors les soyeux de Lyon. Il faut souligner qu'en 1715, année de la mort de Louis XIV, il y avait 1 600 métiers battants. La pression qu'ils exercèrent au niveau du pouvoir royal fut telle qu'en 1732, le nombre de métiers chuta à 415 et deux ans ans plus tard, il n'en était plus dénombré que 280. À la vindicte des Lyonnais, s'était ajoutée celle des soyeux de Nîmes puis de Tours. La concurence entre ces grands centres de la soie fut réglée par le Concordat du 11 mars 1734. Ce qui permit à Avignon de voir son industrie se maintenir avec 467 métiers en 1746, puis 550 en 1755. Puis elle put retrouver son plus haut niveau en 1786 avec 1 605 métiers battants.

En 1767, Philippe-Guillaume de Grammont, nouveau seigneur du Thor, voulut empêcher les Thorois d'user de leur droit de pèche dans le réseau des Sorgues. Les consuls l'assignèrent devant le Parlement d'Aix qui le débouta de ses prétentions. Au cours du dernier quart du XVIIIe siècle, les mêmes consuls firent réaliser une prise en maçonnerie sur le bras de la Sorgue de Monclar pour alimenter en eau le Réal de Monclar. Celui-ci s'était substitué à un ancien canal d'irrigation, puisque le Réal de Monclar arrose un quartier dénommé « la Garonne » qui nomme en occitan un canal d'assèchement ou d'irrigation.

Mais, à la veille de la Révolution, des aléas climatiques s'accumulèrent. Ce fut d'abord une pénurie de cocons de vers à soie en 1787, suivie d'une récolte de blé déficitaire l'année suivante, puis d'une hiver glacial en 1788-1789. Avignon vit alors s'effondrer son industrie de la soie. Les fermetures d'ateliers, filatures et manufactures réduisirent les métiers à 473. L'activité repris pourtant dès 1803 année où furent comptablisés 1 000 métiers. L'apogée fut atteinte en 1830 avec 7 000 métiers recensés. Puis ce fut l'irrémédiable agonie à partir de 1848. En 1856, il ne restait plus que neuf fabriques employant 318 ouvriers et seulement deux en 1875 faisant travailler 67 personnes dont 50 enfants.

Pourtant tout au long du XIXe siècle, près de cent cinquante manufactures exploitaient toujours l’énergie motrice fournie par la Sorgue tant en zone rurale qu'en ville (Avignon, le Thor et l'Isle-sur-la-Sorgue ). Les roues à aubes actionnaient différents appareillages. dont des moulins à foulon ou à farine, des machines à triturer la garance, à moudre le marc de colza, à filer la laine ou la soie. Elles servaient aussi à l'irrigation des cultures. Et lors de l'apparition du phylloxéra, le docteur Seigle, qui avait introduit au Thor la culture du chasselas, put sauver une partie de ses vignes en les inondant avec l'eau de la Sorgue.

La force hydraulique fut même transformée en force électrique. Ce fut le cas sur la commune du Thor quand au cours du mois d'octobre 1889, la municipalité, qui avait acquis l'ancienne usine Lajard qui traitait la garance, y fit installer une turbine actionnée par une chute d'eau de 1, 30 mètre pour alimenter en électricité la ville.

Une des plus anciennes installations sur la Sorgue est, sans conteste, le moulin Reydier sur la commune du Thor. En fonction depuis 1595, il a eu maintes addectations jusqu'au milieu du XXe siècle. Tout d'abord, moulin à draps au XVIe siècle, il fut ensuite affecté au triturage de la garance, le 30 janvier 1819, puis il devint un moulin à farine en 1860, avant d'être transformé en tannerie et enfin en une usine de foulage et de tissage de la laine. Sa dernière affectation fut celle d'usine à carrelages et à ciment juste après la seconde guerre mondiale.

À Fontaine-de-Vaucluse, les eaux de la résurgence firent d'abord mouvoir des moulins à foulon ou à farine. Puis, les roues à aubes furent utilisées pour fournir de l'énergie à des usines, en particulier des papeteries. La dernière ferma en février 1968 et les municipalités successives firent démolir les bâtiments abandonnés jugés ruineux et hideux. Sur l'emplacement d'une de ces usines désaffectées, a été créé, en 1975, le site de « Vallis Clausa ». C'est la reconstitution d'un moulin à papier du XVe siècle mû uniquement par la force hyraulique.

Rivière des égards au songe, rivière qui rouille le fer, Où les étoiles ont cette ombre qu'elles refusent à la mer. Rivière des pouvoirs transmis et du cri embouquant les eaux, De l'ouragan qui mord la vigne et annonce le vin nouveau. Rivière au coeur jamais détruit dans ce monde fou de prison, Garde-nous violent et ami des abeilles de l'horizon.

Il serait abusif de proposer une origine latine venant de surgere (sourdre, jaillir). Cet hydronyme a particulièrement été étudié par Charles Rostaing dans son Essai sur la toponymie provençale. Il propose, en fonction des formes anciennes employées par Strabon et Pline, puis des graphies médiévales Sorgilio (907), fluvium Sorgia (1008) et Sorga (1094), une racine pré-indo-européenne *sul-/*sur- avec le suffixe -ga. Cette dénomination se retrouve dans le domaine de la langue d'oc avec Sorga, la rivière Sorgues qui passe à Saint-Affrique, la Fontaine de Sorp (Sorbo, 1270), à Bauduen, aujourd'hui Fontaine-l'Évêque, ainsi qu'en langue d'oïl dans la Nièvre et le Maine-et-Loire.

La source de la Sorgue est la résurgence de la Fontaine de Vaucluse, la plus grosse de France et la cinquième du monde.

Ce site est situé sur la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue. C'est le lieu où la Sorgue se sépare en deux bras qui prennent le nom de Sorgue de Velleron et Sorgue d'Entraigues.

Ce bras, entre le partage des eaux et Velleron, se subdivise en Sorgue du Pont de la Sable, puis en Sorgue du Moulin-Joseph qui communique avec la Sorgue de Velleron par la Sorgue du Travers. Après Velleron, nouvelle subdivision avec le canal de Ginestou qui encercle le canal du Moulin de la Ville. Un peu en amont du Pont de l'Avocat, la Sorgue de la Faible, se dirige vers la Sorgue d'Entraigues qu'elle rejoint à Trévouze.

Elle prend d'abord le nom de Sorgue de L'Isle au partage des eaux, et se divise en trois bras à l'entrée de l'Isle-sur-la-Sorgue. Les deux premiers encerclent la ville, le troisième ou Sorgue de Monclar devenu Réal de Monclar après le pont de la Départementale 31 passe au pied de Thouzon avant de rejoindre la Sorgue d'Entraigues. Celle-ci, avant Le Thor, s'est subdivisée en Sorgue des Moulins puis à la sortie de la ville en Réal des Dominicains et Sorgue du Trentin. Sur son cours, à la Prise du Prévôt (ou Prise des Dames), une nouvelle déviation, la Rode, qui rejoint cette Sorgue juste en aval du pont de la départemental 38.

Sorgue de Velleron et Sorgue d'Entraigues confluent peu avant Bédarrides pour se jeter dans l'Ouvèze.

Ce canal, qui fait partie du réseau des Sorgues, prend son cours aux « Sept Espassiers », sur la Rode. Il est doublé, peu après la sortie du Thor, par le Canal de Gadagne, qui le rejoint en amont de Saint-Saturnin-lès-Avignon. La branche principale se dirige vers Avignon, pénètre à l'intérieur des remparts, longe la rue des Teinturiers ou rue des Roues, puis se jette souterrainement dans le Rhône. Une autre branche traverse Sorgues avant de rejoindre l'Ouvèze.

C'est le nom que donne tous les Avignonnais à cette artère où coule la Sorgue tant la mémoire collective à gardé le souvenir des 23 roues à aubes qui y furent en activité. Entre le XVe siècle et le XIXe siècle, elles fournirent en énergie toute une industrie textile liée à la soie et à la laine. Son nom récent de rue des Teinturiers est dû à l'installation de cette profession qui utilisait l'eau pure de la Sorgue pour laver ses étoffes.

Le débit de la rivière est de type pérenne, régime atypique en zone méditerranéenne. Sa moyenne est de 18, 3 m³/s et sa variation n'est que de + 5, 09 m³/s pour les plus hautes eaux, en mai, pour atteindre - 9, 82 m³/s pour les plus basses au mois de septembre.

Elles restent exceptionnelles tant par la géographie du bassin des Sorgues que par le régime de la rivière et de ses bras. Il existe toutefois diverses occasions ou l'on peut parler d'inondations pour la Sorgue. Ce sont des montées des eaux de type fluvial, avec des vitesses d'écoulement faibles qui mettent plus en danger les biens que les personnes. Elles se différencient totalement des crues de type torrentiel qui affectent les autres rivières méditerranéennes.

Les communes ont confié la gestion de ce cours d'eau non domanial à trois syndicats de rivière locaux, qui sont fédérés au sein du Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues.

Actuellement, sur la rivière se développe de nombreuses activités sportives, touristiques et artistiques. Sur son parcours, surtout vers ses débuts, l'on trouve plusieurs centres de canoé-kayak. L'embarcation traditionnelle des pêcheurs des Sorgues a profité, quant à elle, de ce renouveau. Des circuits de découverte sont régulièrement organisés et, pour les passionnés, chaque année, est même organisé un championnat du monde.

Chaque année, au mois de juillet, lors de la fête votive, les l'Islois organisent un corso nautique sur la Sorgue, le long des quais.

Historiquement, il y avait de nombreuses roues à aube pour les minoteries, les usines à garance et les moulins à papier sur son trajet.

De nos jours, sur son parcours, plus d'une centaine d’ouvrages hydrauliques. Leur usage peut aller de l'irrigation à l'alimentation d'une centrale hydro-électrique, les plus importants ont un rôle structurant pour la rivière.

Parmi la faune, l'on trouve poissons (carpes, ombles, truites, brochets...), castors, cent cinquante-huit espèces d'oiseaux dont le martin-pêcheur d’Europe, le cincle plongeur, le percnoptère d'Égypte, des rapaces forestiers, etc. et une grande variété d'insectes terrestres et aquatiques.

La végétation, le long des rives, est atypique en région méditerranéenne. Cette ripisylve, grâce au débit important de la rivière, présente une croissance rapide jointe à une grande variété des espèces et des essences. Le long des berges, l'on trouve : l’aulne glutineux, le frêne oxyphile, l'orme, l’ormeau, le peuplier blanc et le peuplier noir, les saules blancs, cendrés et pourpres, le noyer, le chêne pédonculé et le noisetier. Cette variété arbustive n'est rencontrée, généralement, qu'à des latitudes plus élevées. Si elle existe ici c'est que l'importance de la résurgence amortit les variations climatiques extrêmes (orages/sécheresse) et permet la croissance d'essences à « bois durs » comme ormes, frênes et aulnes.

Dans le lit se trouvent diverses variétés de plantes aquatiques dont la berle (berula eructa), l'ache nodiflore (apium nodiflorum), le potamot pectiné (potamogeton pectinatus) et la renoncule aquatique (ranunculus flutantis).

Par sa présence massive, c'est la plus importante essence « artificielle » des berges des différentes Sorgues. Il est aujourd'hui atteint par le chancre coloré, un champignon qui attaque les platanes locaux et qui est apparu pour la première fois à Marseille, en 1944, lors du débarquement en Provence, à partir des caisses de munitions venues des États-Unis, dont le bois transportait ce champignon.

Provoquant une maladie jusqu'à maintenant incurable, le chancre coloré est apparut dans le bassin des Sorgues au tout début des années 1980. De progression lente, il a été apporté par des engins de terrassement et une première campagne d'abattage des arbres atteints fut entreprise en 1985 à Bédarrides, Monteux et Entraigues-sur-la-Sorgue. Elle ne fut pas suffisante puisque depuis 1998, le Syndicat mixte a dû faire abattre 15 000 platanes infectés au rythme de 1 500 à 2 000 par an.

Cette hécatombe a contraint à mettre en place une politique de reboisement très différenciée selon les milieux. En milieu rural, le chois s'est porté sur une régénération naturelle des espèces. Cela a permis de voir se développer une grande diversité d'essences ert d'assister à la croissance rapide d'une nouvelle végétation. En milieu urbain c'est le reboisement qui a été choisi permettant une revégétalisation plus rapide et sélective.

La Sorgue est inscrite dans le réseau européen Natura 2000.. Le site couvre 2 500 hectares et s'étant sur 15 communes.

En haut



Vaucluse (département)

Localisation de Vaucluse en France

Le département de Vaucluse (84) est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Vauclusiens.

Le département de Vaucluse fait partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, région située au sud-est de la France. Il est limitrophe des départements du Gard à l'ouest, de l'Ardèche au nord-ouest, de la Drôme au nord, des Alpes-de-Haute-Provence à l'est, du Var (sur quelques centaines de mètres à peine) et des Bouches-du-Rhône au sud.

Le relief du Vaucluse présente une alternance de montagnes (le Massif des Baronnies et ses dentelles de Montmirail, le Massif du Luberon, les Monts de Vaucluse), de plateaux et de plaines parsemées de collines.

La plus importante de ces plaines, située au sud et à l'ouest du Mont Ventoux, est la plaine du Comtat, au sein de laquelle est concentrée une majorité de la population. Elle s'étend entre le Rhône à l'ouest, la Durance au sud et les Monts de Vaucluse dont le point culminant est le Signal de Saint-Pierre (1 256 mètres) à l'est. La zone est extrêmement fertile et abrite une grande partie de la culture de primeurs français. La plaine du Comtat est bordée au nord-est par des reliefs calcaires qui sont le prolongement du massif alpin dans son extrême sud-ouest.

Le Mont Ventoux, le « Géant de Provence », qui culmine à 1 912 mètres, domine le paysage vauclusien. Sa flore particulière (flore du mont Ventoux) et sa biodiversité ont amené l'Unesco à l'inscrire comme réserve de biosphère en 1990. Les massifs abritent une végétation essentiellement de résineux. Le Luberon au sud abrite un écosystème diversifié, qui a notamment conduit à la création du Parc naturel régional du Luberon. Son point culminant est le Mourre Nègre à 1 125 mètres.

Les cours d'eau ont taillé dans les roches calcaires des paysages variés tels les gorges de la Nesque ou la combe de Lourmarin.

Malgré des étés secs et des plans de sécheresses qui reviennent chaque année, l'eau est assez présente dans le département.

Le Rhône à l'Ouest et la Durance au Sud délimitent le département.

Le département de Vaucluse est soumis à différents types de climats. En effet, son emplacement géographique particulier le place à un point de rencontre entre trois des quatre climats majeurs de France : le climat méditerranéen pour sa partie sud, le climat montagnard pour sa partie nord-est avec le relief élevé des Monts de Vaucluse et du massif des Baronnies et enfin une influence toute relative du climat semi-continental pour sa partie nord-ouest. Toutefois, cette proximité des trois grands types de climat a pour effet de les niveler avec une nette prédominance du climat méditerranéen. C'est pourquoi pour la partie au nord-ouest l'on parle de climat « méditerranéen à influence semi-continentale ».

La dénomination officielle est « département de Vaucluse ». En effet le département tient son nom du village du même nom, Vaucluse, qui s'appelle aujourd'hui Fontaine-de-Vaucluse. Le village lui-même doit son nom à une profonde vallée très pittoresque, Vaucluse (étymologiquement vallée close : Vallis Clausa en latin).

Les Conventionnels (1793) ont constaté une homogénéité topographique autour de l’intense réseau de sorgues qui s’articule à partir de la vallée close (Vallis Clausa en latin) de la commune de « Vaucluse ».

Afin de faciliter le fonctionnement institutionnel, cette commune est dénommée officiellement « Fontaine-de-Vaucluse » depuis 1945.

Cette dénomination fait donc référence au territoire historique originel et non pas à un élément naturel (cours d’eau, montagnes). Cette règle est à rapprocher de la terminologie de « Royaume de France ». Cette exception issue d’une commune éponyme remarquable se retrouve dans l’appellation du « Territoire de Belfort » et du Département unicommunal « de Paris ».

Remarque: en usage courant on dit : le Vaucluse, ou le département de Vaucluse (et non du).

Précédemment possessions pontificales, Avignon et le Comtat Venaissin furent rattachés à la France le 14 septembre 1791. Le 28 mars 1792, ces territoires formèrent deux nouveaux districts, Avignon dans les Bouches-du-Rhône et Carpentras dans la Drôme. Puis, le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes. En 1800, une dernière modification des limites départementales rattacha Suze-la-Rousse à la Drôme, ce qui eut pour conséquence d'enclaver entièrement le canton vauclusien de Valréas dans la Drôme.

L'histoire du territoire du département de Vaucluse est ancienne avec de nombreuses traces d'occupations préhistoriques.

Avant l'arrivée de Jules César, la territoire est occupé par plusieurs tribus celto-ligures. On retrouve des traces de Cavares, Voconces et Méminiens... mais aussi de Dexsiviates, Menlini, Tricastini, Vordenses et Vulgientes.

Avec l'occupation romaine du territoire, de nombreux monuments sont créés. Des théâtres comme le Théâtre antique d'Orange, des routes et des ponts comme le pont Julien, etc.

Liée aux territoires qui la composeront, c'est-à-dire la Provence, le Comtat Venaissin et le comté d'Orange (fondé par Charlemagne, il deviendra Principauté d'Orange en 1181), la suite de son histoire se mêle de guerres (massacre des Vaudois du Luberon...), de maladie (pestes, choléra…) et de religion (Papauté d'Avignon...).

Son histoire est aussi fortement liée au développement des cultures dont la sériciculture ou la culture de la garance, à l'exploitation de mines et de carrières (mines ocrières, carrières de pierres, etc.).

Les communes sont nombreuses et ont toutes leur blason.

Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI.

Les habitants de Vaucluse sont les Vauclusiens.

Un demi million de personnes habitent le Vaucluse dont la grande majorité est concentrée autour du pôle urbain et économique qu’est l’agglomération d’Avignon.

En 2005, l'Insee a estimé à 529 000 le nombre d'habitants dans le département de Vaucluse.

Depuis plusieurs décennies, la population a beaucoup augmenté : entre 1975 et 1999, elle est passée de 381 912 à 499 685 habitants, soit une hausse de 31 %. Cette augmentation s'est faite principalement par les flux migratoires, et - toujours en 1999 - 97 821 Vauclusiens venaient d'un autre département ou d'un autre pays. Cette croissance se ralentit.

Près de 43 % de la population vauclusienne est active.

Le Vaucluse aujourd'hui, c'est plus de 15 000 commerces, entreprises industrielles et de service, plus de 10 000 artisans et plus de 8 000 exploitations agricoles.

Le Vaucluse a longtemps été un département profondément rural, dont l'économie était marquée par l'agriculture pastorale et l'industrie centrée sur la transformation des produits agricoles. L'existence de la zone fertile est historiquement un catalyseur du développement local, avec la persistance d'un secteur maraîcher encore dynamique, puisqu'il fournit l'essentiel de la production française en fruits (melons, cerises, fraises, raisin de table...) et légumes (tomates...). Toutefois, le secteur est soumis à des problèmes de compétitivité liés à la concurrence de l'Espagne notamment.

Le secteur tertiaire est de loin le plus dynamique dans le département: sur la base de la production importante de primeurs en Vaucluse, le M.I.N. est devenu le pôle structurant de l'activité commerciale dans le département, prenant le pas sur les marchés locaux (notamment celui de Carpentras). Dans les années 1980-1990, le développement des échanges de marchandises entre le Nord et le Sud de l'Europe ont renforcé la position d'Avignon comme carrefour logistique, et favorisé la création d'entreprises de transport et de stockage dans l'habillement et l'alimentaire.

Le commerce de détail sur le modèle de la grande distribution s'est développé et imposé dans toutes les villes moyennes (Orange, Cavaillon, Carpentras...), avec une concentration importante sur l'agglomération avignonnaise.

L'activité agricole s'articule autour de trois productions majeures : vins, fruits et légumes qui assurent 90 % du chiffre d'affaires.

Le Vaucluse est le premier producteur de cerises (qu'elles soient destinées à la consommation directe ou à la transformation), de pommes golden et de raisin de table et le deuxième de tomates et de melons.. Parmi les autres productions de fruits et légumes, l'on peut noter l'olive, la fraise avec diverses variétés et spécialités locales ou encore la poire.

Le secteur viticole jouit d'une bonne réputation grâce aux Côtes du Rhône produits principalement sur les côteaux de Châteauneuf-du-Pape, Gigondas ou Vacqueyras ...). Les vins du Luberon et du Ventoux tendent à se développer sur une gamme de produits élargie (rosés), davantage associée aux vins provençaux.

L'élevage, qui a longtemps été le socle d'une économie montagnarde de subsistance sur les versants des reliefs, est une activité marginale.

Les cultures spécialisées (lavande sur les plateaux des Monts de Vaucluse, herbes aromatiques...) se développent grâce à un marché en expansion.

Le secteur industriel, historiquement fondé sur la transformation de la production agricole, a connu une extension vers des secteurs plus spécialisés au cours du XIXe siècle (manufactures de garance). Malgré l'installation au XXe siècle de pôles de production majeurs, notamment au nord de l'agglomération avignonnaise (Electro-Réfractaire - devenu tour à tour SEPR, puis Saint-Gobain -, poudrerie SNPE, Isover Orange etc.), le tissu industriel reste peu dense, subissant également des vagues des réductions importantes d'effectifs à partir des années 1980.

Le maillage industriel local reste ainsi assuré par les PME, souvent familiales et d'implantation historique, dans les secteurs de la transformation agricole. La construction reste un pourvoyeur important d'emploi salarié et d'artisanat, compte tenu du dynamisme du secteur résidentiel (sous le double effet de l'arrivée de migrants et de la pression touristique).

Extraction de gypse, de pierre blanche (calcaire), d'ocres.

Le tourisme occupe directement (hôtellerie, camping, gîtes, restauration, loisirs, etc.) ou indirectement (artisanat culinaire, etc.) une part importante de l'économie du département de Vaucluse.

Le département accueille quelque 3 500 000 touristes chaque année. Les principales destinations sont le Luberon (repos, randonnées, festivals...) avec 27,5 % des nuitées, Avignon (Palais des Papes, festival...) avec 26 % des nuitées et le secteur du Mont Ventoux (cyclisme...) avec 15,4 % des nuitées. Le reste se réparti plus ou moins sur tout le Vaucluse. Les Français sont majoritaires et en progression (83 % des nuitées en 2003 contre 69 % en 1997) mais le tourisme international progresse.

Selon le site officiel, le tourisme génère un chiffre d'affaires annuel de plus de 610 millions d'euros..

Commerces d’antiquités, de décoration, des galeries d’art se sont développés et sédentarisés. Les marchés à la Brocante dont ceux de L'Isle-sur-la-Sorgue (un des centres européens de la brocante et des antiquaires) attirent des revendeurs d'outre-Atlantique. Il remplissent alors des conteneurs et expédie tout cela par bateau. Cependant, cette activité c'est vu ralentie avec les écarts important de taux d'échange dollars-euros.

Le réseau de voie ferrée du département de Vaucluse est surtout concentré à l'ouest du département où se situent les anciennes voies (TGV, trains de marchandises, etc.) ainsi que les nouvelles (LGV Méditerranée) dédiées uniquement aux TGV.

Les gares principales du département sont celles d'Avignon TGV, d'Avignon Centre et d'Orange.

L'Avignon - Caumont, Carpentras, Valréas - Visan, Saint-Christol…

Nombre de maisons et de terres ont été rachetées par des gens en quête d'une résidence secondaire ou pour leur retraite. Un réel engouement s'est répandu depuis les années 1970, d'abord pour le Luberon, puis pour le reste du département, attirant des investisseurs lassés du surpeuplement estival et du bétonnage de la Côte d'Azur. Notamment des Européens comme les Suisses, les Allemands, les Belges, les Hollandais et les Britanniques. Même si un temps la région attira aussi des Nord-Américains, le taux de change dollar-euro a fortement amenuisé le phénomène.

En 2006, 98 % de la population vauclusienne peut-avoir accès à une connexion haut débit parmi l'ADSL, le câble, le satellite, la boucle locale radio (BLR) ou encore le Wi-fi.

Le département est divisé en 3 arrondissements et 24 cantons.

Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 309 337 inscrits, 226 725 ont voté, ce qui représente une participation de 73,29% du total, soit une abstention de 26,71%. Il y a eu une victoire du non avec 124 907 voix (56,83%) contre 94 871 voix (43,17%) prononcées oui et 6 947 (3,06%) de votes blancs ou nuls.

Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 350 503 inscrits, 251 325 ont voté, ce qui représente une participation de 71,70% du total, soit une abstention de 28,30%. Il y a eu une victoire du non avec 154 004 voix (62,69%), 91 639 voix (37,31%) ayant votées oui et 5 682 (2,26%) étant des votes blancs ou nuls.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 32,63%, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 21,71 % et François Bayrou (UDF) avec 21,45 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 16,55 %, puis François Bayrou (UDF) avec 15,46%. Aucun autre candidat ne dépassant les 4 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 60,72 % (résultat national : 53,06 %) contre 39,28 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94 %).

Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs de la première circonscription de Vaucluse, ont élu Marie-Josée Roig (UMP). Les électeurs de la deuxième circonscription de Vaucluse, ont élu Jean-Claude Bouchet (UMP). Les électeurs de la troisième circonscription de Vaucluse, ont élu Jean-Michel Ferrand (UMP). Enfin, les électeurs de la quatrième circonscription de Vaucluse, ont élu Thierry Mariani (UMP), soit quatre sur quatre pour l'UMP.

De fait, si l'on prend l'histoire récente, on peut en conclure que les électeurs de Vaucluse ont donc une tendance de vote qui se situe vers la droite de l'échiquier politique.

Mais l'histoire politique du département est plus contrastée, d'autant que la gauche exerce encore aujourd'hui la présidence du Conseil Général.

L'origine historique différente des arrondissements du département, regroupant l'ancien Comtat Venaissin, avec le pays d'Orange et le pays d'Apt, a justifié pendant longtemps des différences de comportement politique.

De manière générale, Apt et Avignon, dans une moindre mesure, penchaient plutôt vers la gauche, tandis que Carpentras était plutôt favorable à la droite.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

En haut



Orange (Vaucluse)

Blason ville fr Orange (Vaucluse).svg

Orange, surnommée la Cité des Princes, (Aurenja en occitan provençal, Auranjo dans la norme mistralienne, du latin Arausio) est une commune française, située dans le département du Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Orangeois. Elle était la capitale de la principauté d'Orange. En s’appuyant sur la température moyenne à l’année, la ville d’Orange est la plus chaude de France.

La ville d'Orange est située dans la vallée du Rhône, au nord-ouest du département de Vaucluse.

À vol d'oiseau la ville est située à 21 kilomètres d'Avignon. Environ 600 km de Paris et 100 km de Marseille.

La route nationale 7 passe par Orange en venant du Nord depuis Piolenc et partant au sud vers Courthézon. À l'est, la route départementale 975 vers Camaret-sur-Aigues. À l'ouest, les routes départementales 976 et 17. Toujours à l'ouest, à proximité, les autoroutes A7 (ou E714) dite l'autoroute du Soleil et A9 (ou E15) dite la Languedocienne.

Gare SNCF en centre ville avec, entre autres, un TGV Paris-Orange centre ville, 2 allers et 2 retours par jour (3h20 de trajet).

NB : Un protocole fut signé à Breda (Pays-Bas) le 28 août 1963 réunissant Orange, Breda, Diest et Dillenburg, mais officialisé depuis le 28 juin 1964.

L'Aigues ou Eygues passe au nord de la ville et va, à l'ouest de la commune, se jeter dans le Rhône.

En 105 av. J.-C., des hordes de Teutons et de Cimbres y écrasent les légions romaines dans la bataille appelée, Bataille d'Orange.

La ville est fondée en 35 av. J.-C. par les vétérans de la deuxième légion gallique sous le nom de Colonia Julia Secundanorum Arausio dans le territoire de la tribu gauloise des Tricastini.

La ville est influencée par la culture gallo-romaine et l'on voit s'élever de grands monuments tels que le Théâtre antique et l'arc de triomphe.

Au Moyen Âge, la cité est le siège d'une principauté, fief du Saint Empire romain germanique, car faisant partie du royaume de Bourgogne. Celle-ci bénéficiait donc des droits féodaux et de la souveraineté propre aux terres d'Empire. Par les hasards des mariages, elle échoit en 1173 à la maison des Baux, puis en 1388 à la maison de Châlon, et enfin 1544 à la maison de Nassau.

1163, l'Empereur Frédéric Barberousse élève Orange au rang de principauté et en 1184 les princes d'Orange battent monnaie.

1208, consécration de la cathédrale Notre-Dame de Nazareth en présence du prince Guillaume des Baux.

La peste noire arrive dans la ville en 1348. Elle fera disparaître près de la moitié de la population de l'époque.

1365, création de l'université d'Orange.

En 1393, la principauté d'Orange passe à la famille de Châlon.

1471, instauration d'un parlement de la Principauté.

En 1544, Guillaume Ier de Nassau, dit le Taciturne, prince d'Orange devient Stathouder des Pays-Bas.

En 1562 (première guerre de religion), les protestants brûlent les reliques de saint Eutrope, outragent l’évêque et abattent le clocher de la cathédrale. Peu après, les troupes papales venues d’Avignon et commandées par Fabrizzio Serbelloni prennent la ville, massacrent les protestants et un millier de travailleurs saisonniers venus des alentours, pillent et violent. Le récit de ces tueries provoque une colère et des massacres par le baron des Adrets. En 1562, les protestants d’Orange sont massacrés par Sommerive, lieutenant général du roi.

En 1571, les troupes catholiques pillent à nouveau la ville.

En 1572 (quatrième guerre de religion), Hugues de Lères, capitaine huguenot, prend la ville et la rançonne.

1620, Maurice de Nassau érige une grande forteresse sur la colline Sainte-Eutrope. Louis XIV vient en personne assiéger la ville, avec le ban et l’arrière-ban de la noblesse provençale, alors peuplée de 12 000 habitants, et ne le lève que quant le gouverneur en fait démolir les murs. Ensuite, à chaque guerre entre la Hollande et la France, la ville est occupée avec le reste de la principauté (1673, 1679, 1690, 1697 et 1702-1713).

1702, à la mort de Guillaume III de Nassau, la principauté échoit au prince François Louis de Bourbon, de la maison de Conti.

Louis XIV, en guerre contre les Provinces-Unies dirigées par des stathouders, issus de la Maison d'Orange-Nassau, fait main basse sur la ville dont l'annexion au royaume de France est reconnue par le traité d'Utrecht en 1713.

En 1720, la peste frappe Orange et y fait 550 victimes .

Le 12 août 1793 est créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Durant la Révolution française, le tribunal révolutionnaire fait exécuter 332 personnes à Orange. Les 5 juges et les deux accusateurs membres de cette commission révolutionnaire furent à leur tour jugés après le 9-Thermidor, et guillotinés le 8 messidor An IV.

En 1924, 1,50 m d'eau (inondations) dans le centre ville.

Sous le Second Empire (1852-1870), le maire était nommé par le Ministre de l'Intérieur.

Plusieurs écoles, collèges et lycées.

Le lycée de l'Arc d'Orange offre à ses étudiants la possibilité de s'exprimer par l'intermédiaire d'une radio associative, Mix la radio étudiante, et de son blog..

Le lycée privé Saint-Louis est implanté sur la colline Saint-Eutrope, proche des fameux vestiges romains.

La commune bénéficie également d'un lycée viticole au sud de la commune, près du lieu dit Boisfeuillet. Ce lycée peut accueillir près de 280 élèves et possède un internat d'environ 180 lits. Il organise des stages de dégustation et des repas à thèmes pour les amateurs.

Le théâtre antique accueille chaque été depuis 1971 les nouvelles Chorégies, un festival lyrique particulièrement renommé. Mais la renommée du site est bien plus ancienne, grâce à des artistes internationaux comme Sarah Bernhardt qui joue Phèdre au théâtre antique en 1903.

Les premières Chorégies datent de 1869 et ont fait leur apparition sous le nom de "fêtes romaines".

En 2008, il y a eu "Faust" avec Roberto Alagna.

Cette foire existe depuis plus de 50 ans (créée en 1955) elle se déroule à la deuxième semaine d'octobre.

En juin des matchs de beach volley devant le théâtre antique.

Début juin, la commune organise une fête médiévale.

Le marché de noël en décembre.

La mairie vue de nuit.

Orange, un terroir lié au vin.

En haut



Pertuis (Vaucluse)

Pertuis (Vaucluse)#Héraldique

Pertuis (en provençal Pertús selon la norme classique ou Pertus selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Au cœur de la Provence, en bordure de la vallée de la Durance et aux portes du Luberon, Pertuis est située en pays d'Aigues, dont elle est la capitale. Elle se situe à une vingtaine de kilomètres au nord d'Aix-en-Provence et est entrée depuis le 1er janvier 2001 dans la Communauté du Pays d’Aix, créant ainsi une communauté de communes inter-départementale. De par sa position géographique, Pertuis ou pertus en latin qui veut dire « passage », a toujours été un carrefour de communication entre la mer et la montagne. La commune est membre du Parc naturel régional du Luberon.

Aux carrefours de plusieurs routes, Pertuis se trouve sur l'itinéraire de nombreux transits. La route départementale 973 pour le voyageur qui viendra d'Avignon ou de Cavaillon et qui se rendra vers les Alpes, traverse la commune sur un axe est-ouest. La départementale 119 arrivant du nord relayée par la route 956, passant par l'unique pont sur la Durance de la ville allant vers la côte méditerranéenne.

Enfin, l'autoroute A51 venant de Marseille via Aix-en-Provence et allant vers Gap et Sisteron a une sortie sur la commune voisine au sud, (Meyrargues), à quelques centaines de mètres de la limite de la ville.

Gare SNCF vers Aix-en-Provence et Marseille.

Aux allures d'un plateau aux abords de la Durance, la pente se fait plus marquée à la lisière de la ville. Pertuis est sur les contreforts du massif du Luberon comme en témoignent les collines au nord-ouest et celles venant mourir sur le village depuis la Bastidonne à l'est. Lorsque l'on arrive du sud par Aix-en-Provence, peu après Venelles, on voit Pertuis en contrebas blotti au cœur de la vallée d'Aigues, et juste derrière, en fond de décor, les pentes abruptes et toujours lumineuses (versant sud) du massif du Luberon dominées par le Mourre Nègre qui culmine à 1 125 m.

Géologiquement, l'on retrouve principalement des dépôts alluvionnaires (sols du quaternaire) dans la zone autour du lit de la Durance au sud et de celui de l'Èze. On trouve des marnes et calcaires avec des argiles sableuses sur le relief (Éocène - Oligocène) à l'est du bourg. Le reste, autour du bourg et au nord de la route départementale 973, est essentiellement composé de molasses calcaires, sables et marnes du Miocène avec tout de même, au nord-ouest, un autre relief avec des congloméras du Pliocène et du Miocène.

L'Èze traverse la commune dans le sens nord-est/sud-ouest et va se jeter dans la Durance qui passe au sud de la commune, en bordure. Ce cours d'eau d'apparence plutôt modeste a fait l'objet de nombreuses polémiques au sein de la commune et a été l'un des enjeux électoraux entre les prétendants à la mairie. En effet lors des périodes d'automne ou à la fonte des neiges, celui-ci se transformait en véritable torrent créant des inondations dévastatrices dans Pertuis. Depuis, le lit de la rivière a été « canalisé ».

Il existe de nombreux canaux d'irrigation.

Pertuis bénéficie d'un climat méditerranéen qui se caractérise essentiellement par sa douceur et par des précipitations généralement faibles,mais parfois très violentes.

Pertuis vient du latin pertus et désigne une trouée, un passage.

La ville est citée en 981 : Pertusum. Un prieuré de l’abbaye de Montmajour y est établi. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté dès le XIe siècle, et faisait partie des plus fréquentés : il éclipse même les bacs voisins du Puy et de Meyrargues au XVe siècle. Au XIIe siècle, construction d'un château seigneurial.

En 1460, le roi René fait don de la ville à Jeanne de Laval, sa seconde femme.

En 1493, rattaché à la France, Pertuis reçoit de Charles VIII, roi de France, comte de Provence et de Forcalquier le privilège d'inaliénabilité à la Couronne et la fleur de lys sur son blason, privilège rare pour une ville.

En 1560, Pertuis résiste au siège de Paulon de Mauvans, capitaine protestant.

En 1590, le duc d’Épernon, lieutenant général du roi de France Henri III, convoque le Parlement à Pertuis. Majoritairement ligueur, le parlement d’Aix ne se déplace pas et convoque une assemblée des communes à Marseille. Des magistrats royalistes, minoritaires, constituent cependant un parlement rival de celui d’Aix, à Pertuis. À la mort d’Henri III, le parlement de Pertuis reconnaît Henri IV, celui d’Aix le cardinal de Bourbon. Ces divisions sont l’occasion pour le comte de Savoie de pénétrer en Provence et, victorieux à Riez, de se voir confier les pouvoirs civils et militaires dans la province par le Parlement d’Aix.

En 1596, le château est détruit.

Du XVIe au XVIIIe siècle, les bastides se développent sur et autour de la commune en même temps que l'économie locale. C'est entre autre la culture des muriers pour les vers à soie.

Un pont suspendu est construit en 1835 (sixième pont sur la Durance), et 1880, d'une voie de chemin de fer, puis des canaux d’irrigation peu après, mais c'est le barrage de Serre-Ponçon en 1952 qui permet de limiter ses crues et faciliter ainsi une utilisation plus importante de la partie alluvionnaire des terres qui bordent la Durance.

« En considération de la bonne et ancienne fidélité de ces habitants », Charles VIII, roi de France, comte de Provence et de Forcalquier, leur accorda ces armoiries par lettre patente d'octobre 1493.

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu. Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872. Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.

Économiquement, l'agriculture et le tourisme sont les principales activités de Pertuis et ses environs. Longtemps connu comme une capitale de la pomme de terre, cette activité est maintenant en déclin. La vigne est très présente avec la production d'un vin avec Appellation d’Origine Contrôlée « Côtes du Luberon ». On trouve aussi des producteurs de miel, de fromage de chèvre, de melons, ou encore de cerises. Le tourisme, beaucoup plus récent, s'est plus ou moins développé en même temps que celui du Luberon et continue de se développer (Office De Tourisme, hotels, camping, chambres d'hôtes, gites, etc.). On trouve également dans la région l'asperge de Pertuis. Aujourd'hui Pertuis est en pleine mutation économique avec l'arrivée de nombreuses industries qui s'implantent sur le parc d'activités de Saint-Martin qui ne cesse de se développer entre la Durance et le centre ville, proposant des activités de hautes technologies comme l'informatique ou les techniques de recyclage automatisés.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse.

Pertuis bénéficie d'un réseau communautaire de bus par la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix avec des liaisons en Bus avec Aix-en-Provence, et d'un réseau urbain de bus avec 4 lignes régulières intra-Pertuis.

Comme beaucoup de villes qui ont subi une croissance rapide, Pertuis accuse de sérieux problèmes de circulation, dans le centre ville ainsi qu'aux principales entrées de la commune.

Un parking à grande capacité aménagé en contrebas du centre ville ainsi que l'instauration d'une zone limitée à 30km/h devrait inciter les usagers à ne pas circuler dans le centre. A terme, il est question d'interdire cette zone à la circulation.

Un bureau d'études a recensé entre 20 mille et 25 mille véhicules par jour sur l'entrée sud (venant d'Aix et Marseille), entre 15 mille et 20 mille véhicules aux entrées est et ouest et plus de 5 mille sur les autres axes venant des villages avoisinnants. La toute nouvelle déviation innaugurée le 25 juillet 2007, contournant la ville par le sud ouest sur 3 kms devrait en partie améliorer la situation.

Les pertuisiens peuvent bénéficier des équipements et services d'un centre de loisirs Multisports, complexe Verdun, d'un boulodrome, de cours de tennis, d'un skate park, de l'école Municipale des Sports, de la piscine communautaire, des Gymnases du Tourrier et de Saint-Roch.

Les nombreuses associations sportives, en majorité regroupées au sein du Club Sportif Pertuisien (CSP), utilisent ses équipements qui permettent de pratiquer des sports tels que : aquagym, athlétisme, badminton, basket-ball, canoé, chasse, course à pied, cyclisme, danse classique, danse de compétition, équitation, escalade, football, gymnastique, handball, kayak, marche, moto-cross, musculation, natation, pêche, pétanque, polo, rugby, tennis, tennis de table, tir, tir à l'arc, trampoline, vol, voile, volley-ball, yoga, water-polo et arts martiaux.

Pour ses seniors, la commune a le foyer 3e âge Emile Martin, le foyer-logement "Les maisons du soleil", les maisons de retraite publique "Albrecht et privée "Saint-Roch".

Le marché paysan chaque mercredi et samedi et le traditionnel marché provençal le vendredi permettent de profiter des produits du terroir.

En haut



Source : Wikipedia