Varicelle

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Posté par marvin 19/04/2009 @ 03:07

Tags : varicelle, maladies infantiles, maladie, santé

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Varicelle

Éruption varicelleuse typique chez un enfant, montrant des vésicules et pustules diffuses du tronc.

La varicelle est une maladie infantile éruptive fréquente, caractérisée par sa très grande contagiosité. Elle traduit la primo-infection par le virus varicelle-zona ou VZV, virus de la famille Herpesviridae. Dans plus de 90 % des cas elle survient chez l'enfant entre 1 et 15 ans. Sa période d’incubation est de 14 jours en moyenne (de 10 à 21 jours).

Bénigne chez l'enfant bien portant, elle peut être redoutable et mortelle chez l'adulte non immunisé, l'immunodéprimé, la femme enceinte et le nouveau-né.

Le virus de la varicelle-zona, comme son nom l'indique, est à l'origine de la varicelle et du zona. Il fait partie du groupe des Herpesviridae. La première infestation entraîne le tableau de la varicelle puis le virus se réfugie dans les ganglions nerveux sensitifs où il peut rester latent durant des décennies. Sa réactivation secondaire est responsable du zona.

Le virus est présent dans le nez et la gorge avant l'éruption et dans les vésicules au cours de cette dernière. La contagiosité débute entre un et deux jours avant l'éruption. Elle se termine lors de la guérison complète (perte de toutes les croûtes résultant de la cicatrisation des vésicules). Elle peut être prolongée dans les formes graves.

Le virus pénètrerait dans l'organisme à travers les voies respiratoires, rejoignant les ganglions lymphatiques pour s'y multiplier, puis se disséminerait après la période d'incubation, dans la gorge et la peau.

Dans les pays tempérés, plus de 90 % des adultes ont eu la varicelle durant l'enfance ou l'adolescence (le plus souvent entre 1 et 9 ans). La maladie se déclare souvent plus tard dans les pays tropicaux.

L'incidence est plus élevée en hiver et au printemps. La surveillance de l'évolution de l'incidence en France est effectuée par le réseau Sentinelles de l'Inserm.

Les formes les plus tardives sont sensiblement plus graves.

Il est le plus souvent évident devant l'aspect de l'éruption et la notion d'un contact dans les deux semaines qui précèdent avec un autre malade.

A titre exceptionnel, le diagnostic peut être confirmé par la recherche du virus dans les vésicules.

La recherche d'anticorps contre la varicelle (sérologie) peut être faite mais il existe quelques réactions croisées avec les anticorps dirigés contre les autres herpèsvirus. Cette recherche peut être utile afin de cibler les personnes à vacciner (absence d'anticorps).

Bien que bénigne dans la très grande majorité des cas, la varicelle peut se compliquer, en particulier chez les sujets immunodéprimés, les nourrissons, les adultes, les femmes enceintes.

Chez la femme enceinte, le risque, dans les 20 premières semaines, est de contaminer le fœtus qui peut développer une varicelle congénitale. Après la 20ème semaine, si l'enfant est contaminé, il est susceptible de présenter un zona dans les premières semaines ou mois de sa vie.

Chez les formes banales de l'enfance, la maladie n'est pas grave et ne relève que de la prise en charge des symptômes : fièvre, démangeaisons.

Éviter le contact avec immunodéprimés, femmes enceintes et adultes n’ayant pas été infectés lors de leur enfance. En France, l’éviction scolaire légale, ou de collectivité, a été supprimée. La contagion commence deux à quatre jours avant l'éruption et jusqu'au stade de croûtes. La durée d'incubation totalement silencieuse dure de quatorze à seize jours.

Dans les formes graves, un traitement antiviral est prescrit : l'aciclovir est régulièrement efficace, avec des résistances exceptionnelles.

Elle se fait en une injection unique chez l'enfant de moins de 12 ans, et en deux injections espacées d'un à deux mois, chez l'enfant plus âgé. Elle peut être faite de manière isolée, ou groupée (vaccination anti-varicelle, rubéole, oreillons et rougeole).

L'efficacité atteint près de 90 %, et en cas de varicelle, cette dernière est sensiblement moins grave. L'efficacité de la vaccination semble cependant sensiblement diminuer avec le temps. Le risque de zona n'a pas été démontré comme diminué.

La vaccination reste sûre avec moins de 3 accidents pour 100 000 doses, ces derniers survenant essentiellement chez l'enfant immunodéprimé.

Une vaccination faite précocement après un contact avec une personne porteuse du virus peut diminuer sensiblement le risque de développer la maladie et faire en sorte que cette dernière soit moins grave.

En cas d’anamnèse incertaine, une sérologie peut être obtenue, mais on peut aussi procéder directement à la vaccination.Dans les indications ci-dessus, le coût de la vaccination est pris en charge par les caisses dans le cadre de l’assurance maladie obligatoire.

Dans d'autres pays, la vaccination est beaucoup plus systématique (États-Unis, Canada, Taiwan...), entraînant une forte diminution de la maladie et des formes graves de celle-ci ainsi qu'une diminution sensible en termes de coût (médicaments, absentéisme, garde d'enfant...).

Dans certains cas, l'injection d’immunoglobulines spécifiques peut prévenir l'apparition de la maladie ou en réduire la gravité. Elles sont essentiellement utilisées en cas de contre-indication à la vaccination (immunodépression).

L'aciclovir a également démontré une certaine efficacité lorsqu'il est donné tôt après le contage.

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Varicelle (South Park)

Varicelle (Chickenpox en version originale) est le dixième épisode de la deuxième saison de la série animée South Park.

Kenny a attrapé la varicelle, les parents de South Park décident alors d'infecter leurs enfants pour éviter qu'ils ne l'attrapent en étant plus vieux.

L'intrigue de la varicelle met en avant le protectionnisme excessif des parents qui les pousse à aller à l'encontre des choix de leurs enfants. De plus, le père de Kyle Broflovski lui explique que dans le système capitaliste américain, il doit y avoir des pauvres et des riches (« gods and clods »), ce qui semblerait justifier que la famille de Kenny soit pauvre. Mais quand le père de Kyle lira le devoir de son fils à propos de ce qui pourrait être fait pour rendre le monde meilleur, il se rend compte de sa prise de position trop radicale (Kyle écrit que l'on devrait tuer tous les pauvres). Plus généralement, cet épisode montre l'exploitation des pauvres dans un pur but "utilitaire" : les parents prennent contact avec ceux de Kenny pour que leurs enfants aillent le voir et soient infectés par la varicelle, alors qu'ils ne leur parlent jamais en d'autres circonstances.

Kenny meurt, à la fin de l'épisode, foudroyé par la varicelle (ou meurt de rire lors d'un classique gag de fin d'épisode).

Dans l'hôpital, lors de la fuite de Stan et de ses amis, le docteur explique à ses parents qu'il doit absolument prendre des antibiotiques. Or les antibiotiques sont inefficaces contre les virus.

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Médecine dans la civilisation islamique

Avicenne, considéré comme le prince des médecins, a introduit la Recherche médicale, l’expérimentation systématique et la quantification en Physiologie, il a découvert la nature contagieuse de certaines maladies, et décrit de nombreux traitements médicaux, y compris l’ Anesthésie et les thérapeutiques médicamenteuses, dans le Canon de la médecine .

En histoire de la médecine, le terme médecine islamique ou médecine arabe fait référence à la médecine développée pendant l’âge d'or de la civilisation islamique médiévale et consignée dans des écrits en langue arabe, la lingua franca de la civilisation islamique. En dépit de ce que ces deux termes accolés pourraient le laisser croire, un grand nombre de scientifiques de cette période ne sont pas arabes. Certains considèrent l’expression "arabo-islamique" comme historiquement inexacte, faisant valoir que cette locution ne rend pas compte de la richesse et de la diversité des chercheurs orientaux qui ont contribué au développement de la science islamique à cette époque.les traductions latines du XIIe siècle d’ouvrages médicaux écrits en arabe ont eu une influence significative sur le développement de la médecine moderne.

Les écrits de médecine de l’âge d’or de la civilisation islamique ont été influencés par plusieurs systèmes médicaux, dont celui de la médecine traditionnelle de l’Arabie de l'époque de Mahomet, celui de la médecine de la grèce antique ainsi que par la médecine yunâni, la médecine ayurvédique de l'Inde ancienne et la médecine de l’Iran antique de l’Académie de Gundishapur .

La croyance qu'il existe un remède à chaque maladie a encouragé les premiers musulmans à se livrer à la recherche médicale et à chercher un remède pour toutes les maladies qu’ils connaissaient. Toutefois, un grand nombre des premiers auteurs de la médecine islamique, étaient habituellement davantage des clercs que des médecins et l’on sait qu’ils préconisaient les pratiques médicales traditionnelles de l’époque du prophète Mahomet, comme celles qui sont mentionnées dans le Coran et les hadiths. Par exemple, la thérapeutique de l'époque ne prévoyait pas la nécessité pour le patient de se soumettre à une quelconque intervention chirurgicale.

A partir du IXe siècle, Hunayn ibn Ishaq a traduit de nombreuses œuvres de Galien en arabe et a continué ses travaux par la traduction des Sushruta Samhita , des Charaka Samhita et des œuvres de Gundishapur en langue pehlevi. Bientôt les médecins musulmans ont commencé à faire eux même des progrès importants et ont apporté des contributions personnelles à la médecine, notamment dans les domaines qui seront plus tard ceux de l’allergologie, l’anatomie, la bactériologie, la botanique, l’odontologie, l’embryologie, l’écologie, l’étiologie, l’immunologie, la microbiologie, l’obstétrique, l’ophtalmologie, l’anatomo-pathologie, la pédiatrie, la périnatalogie, la physiologie, la psychiatrie, la psychologie, la cardiologie, la chirurgie, la thérapeutique, l’urologie, la zoologie et les sciences pharmaceutiques telles que la pharmacie et la pharmacologie, entre autres.

La médecine a été un élément central de la culture islamique médiévale. En réponse à des circonstances de temps et de lieu, les chercheurs et les médecins islamiques ont élaboré une littérature médicale vaste et complexe pour explorer et synthétiser l’ensemble des théories et des pratiques de la médecine. La médecine islamique a été construite initialement sur la tradition, principalement à partir des connaissances théoriques et pratiques développées en Arabie, en Perse, en Grèce, à Rome, et en Inde. Galien et Hippocrate ont été pour eux des autorités pré-éminentes, ainsi que les médecins de l’Inde ancienne Sushruta et Charaka ainsi que les chercheurs de l’époque hellénistique d’Alexandrie. Les érudits musulmans ont traduits leur volumineux écrits du grec et du sanskrit en arabe, puis ont ajouté de nouvelles connaissances médicales sur la base de ces textes. Afin de rendre les traditions grecques et indiennes plus accessibles, plus faciles à comprendre et à enseigner, les érudits musulmans les ont classées et ont présenté d’une manière plus systématique et cohérente les connaissances médicales gréco-romaines vastes et parfois contradictoires, en écrivant des encyclopédies et des résumés. C'est par le biais des traductions arabes que l'Occident a pris connaissance des œuvres de la médecine hellénique, notamment des travaux de Galien et d’Hippocrate. Ces œuvres systématiques et globales comme le Canon de la médecine d’ Avicenne ont été traduites en latin, puis diffusées sous forme de manuscrits d’abord avant d’être imprimés dans toute l'Europe Occidentale où ces livres ont eu une influence égale, sinon plus importante, à celle des originaux de l’antiquité grecque. Rien qu’au cours des seuls quinzième et seizième siècles, le Canon de la Médecine a été réédité plus de trente-cinq fois.

Les médecins musulmans ont été les premiers à mettre en place des hôpitaux au sens moderne du terme, connus sous le nom de Bimaristans. Il s’agissait d’établissements où les malades étaient accueillis et pris en charge par un personnel qualifié et qui se distinguaient clairement des anciens temples de guérison ou temple de sommeil (nommés Asklepieions en Grèce antique en l'honneur d’Asclépios le dieu grec de la Médecine), hospices, Asiles, Lazarets et léproseries qui ont été davantage conçus pour isoler les malades et les fous de la société "plutôt que de leur offrir l’espoir d’une véritable guérison".Les Bimaristans fonctionnèrent plus tard comme les premièrs hôpitaux publics, les premiers Hôpitaux psychiatriques ainsi que des écoles de médecine et des Universités délivrant des Diplômes.

Dans le monde islamique médiéval des hôpitaux ont été construits dans toutes les grandes villes, au Caire par exemple l'hôpital Qalawun pouvait donner des soins à 8000 patients et le personnel comprenait des médecins, des pharmaciens et des infirmières. On pouvait également accéder à un dispensaire et les médecins disposaient de moyens de recherche qui les ont conduit à la découverte de la nature contagieuse de certaines Maladies et à la conduite de travaux sur l’Optique ainsi que les mécanismes de la vision. Les Médecins musulmans opéraient la cataracte avec des aiguilles creuses plus de 1000 ans avant que les médecins occidentaux aient osé tenter une telle intervention. Des hôpitaux ont été construits non seulement pour les personnes atteintes de maladies physiques, mais aussi pour les malades mentaux. L'un des premiers Hôpitaux psychiatrique jamais construit pour donner des soins à des malades mentaux a été bâti au Caire. Les hôpitaux qui ouvriront plus tard en Europe au moment des Croisades ont été inspirés par les hôpitaux du Moyen-Orient. Le premier hôpital de Paris, Les Quinze-vingts, a été fondé par Louis IX après son retour de la Septième croisade entre 1254 et 1260.

Les hôpitaux du monde islamique étaient en avance dans le domaine de l'évaluation des compétences des médecins et des infirmières, ainsi que dans celui de la vérification de la pureté des médicaments et l’amélioration des procédures chirurgicales. Les hôpitaux ont également été créés avec des quartiers séparés pour certaines maladies spécifiques, afin que les personnes porteuses d’une maladie contagieuse puissent être isolées des autres patients.

L'une des caractéristiques des hôpitaux musulmans de l’époque médiévale qui les distinguait de leurs prédécesseurs et de leurs équivalents contemporains était le respect de règles d’éthique médicale sensiblement plus avancées. Les hôpitaux du monde islamique traitaient des patients de toutes les religions, de toutes les ethnies et de tous horizons, alors que les hôpitaux eux-mêmes employaient souvent un personnel composé de chrétiens, de juifs et d’autres minorités. Les médecins musulmans devaient respecter des obligations envers leurs patients, quelle que soit leur richesse ou leur niveau social. Les règles éthiques des médecins musulmans ont d'abord été fixées au IXe siècle par Ishaq Ali bin Rahawi qui a écrit le Adab al-Tabib (conduite du médecin), le premier traité consacré à l'éthique médicale. Il considérait les médecins comme les "gardiens des âmes et des corps"et il a écrit vingt chapitres sur divers sujets liés à l'éthique médicale.

Une autre caractéristique unique des hôpitaux musulmans de l’époque médiévale était le rôle du personnel féminin qui avait rarement été employé dans les temples de guérison durant l'Antiquité ou le Moyen Age, ailleurs dans le monde. Les hôpitaux musulmans médiévaux employaient couramment du personnel infirmier de sexe féminin, notamment des infirmières venant de pays aussi éloignés que le Soudan, ce qui témoignait d’une grande tolérance. Les hôpitaux musulmans ont également été les premiers à employer des femmes médecins, les plus célèbres étant deux femmes médecins de la famille d’Avenzoar qui ont servi Abu Yusuf Ya'qub al-Mansur sous la loi des Almohades au XIIe siècle. Plus tard au XVe siècle, des femmes Chirurgiens ont été mentionnées pour la première fois dans le Cerrahiyyetu'l-Haniyye de Şerafeddin Sabuncuoğlu ( Chirurgie Impériale ).

La première Encyclopédie de médecine en langue arabe a été le Firdous al-Hikmah ( "Paradis de la Sagesse) d’Ali Ibn Sahl Rabban al-Tabari, écrit en sept parties en 860. Il a été le premier livre à traiter de la Pédiatrie et du développement de l'enfant, ainsi que de la Psychologie et de la Psychothérapie. Dans les domaines de la médecine et de la psychothérapie, cet ouvrage a été influencé principalement par la pensée islamique et les médecins de l’Inde ancienne comme Sushruta et Charaka. Contrairement aux médecins précédents, Al-Tabari a toutefois souligné l’existence de liens solides entre la Psychologie et la médecine ainsi que la nécessité de la psychothérapie et du soutien psychologique dans la prise en charge thérapeutique des patients.

Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi (Rhazes) a écrit son traité de médecine au IXe siècle. Ce traité est la plus connue de toutes ses œuvres. Rhazes y avait consigné les cas cliniques rencontrés au cours de son expérience presonnelle et des informations très utiles sur diverses Maladies. Le traité de médecine, avec sa description de la Rougeole, de la Varicelle et de la Variole, a eu une grande influence en Europe.

Le Kamil Kitab as-sina'a à tibbiyya (Livre Royal de l’Art médical), d’Ali ibn Abbas al-Majusi (Haly Abbas) vers 980, est plus connu sous le nom de Kitab al-Maliki ('Livre Royal' en Latin : Liber Regalis) en l'honneur de son mécène royal Adud Al-Dawla. En vingt chapitres, dix de théorie et dix de pratique, il était plus systématique et plus concis que le Hawi de Razi, mais plus pratique que le Canon d’Avicenne, par lequel il a été remplacé. Avec de nombreuses interpolations et substitutions, il a servi de base au Pantegni de Constantin l'Africain (vers 1087), le texte fondateur de la Schola Medica Salernitana de Salerne.

Abu al-Qasim al-Zahrawi (Abulcasis), considéré comme le père de la Chirurgie moderne, a grandement contribué à faire de la Chirurgie une discipline médicale par son Kitab al-Tasrif -"La Pratique"- ("Book of Concessions"), une encyclopédie médicale en 30 volumes publiée en 1000 qui a par la suite été traduite en latin et utilisée dans les écoles de médecine européennes pendant des siècles. Il a inventé de nombreux instruments chirurgicaux qu’il décrit dans son Al-Tasrif.

Avicenne (Ibn Sina), un philosophe et médecin Hanbaliste et motaziliste du début du XIe siècle, est une autre figure marquante. Il est considéré comme le père de la médecine moderne, et un des plus grands penseurs et chercheurs en médecine de l'histoire. Son encyclopédie médicale, le Canon de la médecine (vers 1020), est resté un manuel de référence en Europe pendant des siècles jusqu'à ce que la tradition musulmane soit supplantée par la médecine scientifique. Il a également écrit Le Livre de la guérison de l’âme (en fait une encyclopédie plus générale de la science et de la philosophie), qui est devenu un autre manuel réputé en Europe. Entre autres choses, les contributions d’Avicenne à la médecine sont notamment l'introduction systématique de l’expérimention et de la quantification dans l'étude de la Physiologie, la découverte de la nature contagieuse des maladies infectieuses, l'introduction de la Quarantaine pour limiter la propagation des maladies contagieuses, l'introduction de la médecine expérimentale, de la Médecine fondée sur les faits, des Essais cliniques,des essais controlés randomisés, des Tests d’efficacité, de la pharmacologie clinique, de l’analyse des facteurs de risque, et le concept du Syndrome dans le diagnosic des maladies spécifiques, les premières descriptions des bacteries, des Virus et des Organismes vivants, la distinction entre la médiastinite et la Pleurésie, la nature contagieuse de la phthisie (Tuberculose), la transmission des maladies par l’Eau et le sol et la première description minutieuse des maladies de la Peau, des maladies sexuellement transmissibles, des Perversions et des maladies du Système nerveux, ainsi que l'utilisation de la Glace pour traiter la Fièvre et la séparation de la médecine de la Pharmacologie qui fut importante pour le développement des sciences pharmaceutiques.

Le Kitab-al-Saidana d’Al-Biruni est une vaste encyclopédie médicale qui faisait la synthèse entre la médecine islamique et la médecine Indienne. Ses investigations médicales comportent une des plus anciennes descriptions de Frères siamois.Ibn al-Thahabi était célèbre pour avoir écrit la première encyclopédie alphabétique de médecine.

Ibn Nafis (1213-1288) a écrit Al-Shamil fi al-Tibb (Encyclopédie médicale), une somme volumineuse qui devait à l'origine comprendre 300 volumes, mais il n'a pu achever que 80 volumes avant son décès en 1288. Toutefois même incomplet, ce livre est une des plus grandes encyclopédies médicales connues dans l'histoire, mais seule une petite partie de Encyclopédie médicale a survécu. Après sa disparition, Encyclopédie médicale a finalement remplacé le Canon de la Médecine d’Ibn Sina comme autorité médicale de référence à l’âge d'or du monde islamique médiéval. Les biographes arabes à partir du XIIIe siècle considéraient Ibn al-Nafis comme le plus grand médecin de l'histoire, certains se référant à lui comme au "deuxième Ibn Sina", et d'autres le considérant comme plus important qu'Ibn Sina.

La dernière grande encyclopédie médicale du monde Islamique fut l’Atlas chirurgical Cerrahiyyetu'l-Haniyye ( Chirurgie Impériale ) de Şerafeddin Sabuncuoğlu . Bien que son travail soit principalement basé sur le Al-Tasrif d’Abu Al-Qasim, il a également introduit de nombreuses innovations personnelles.

Comme dans d'autres domaines de la science islamique, les médecins musulmans ont été les premiers à développer la Méthode scientifique dans le domaine de la médecine avec notamment, l'introduction de la mathématisation, la quantification, l’expérimentation, la Recherche médicale, la Médecine fondée sur les faits, les essais cliniques, la Dissection, l’Expérimentation animale,l’expérimentation humaine et l’examen post-mortem (Autopsie) par les médecins musulmans, tandis que les hôpitaux du monde islamique inventaient les premiers essais thérapeutiques, veillaient à la pureté des médicaments, et pratiquaient l’évaluation des compétences des médecins.

Au IXe siècle, al-Kindi (Alkindus), dans De Gradibus , a décrit l'application des Mathématiques arabes et de la quantification à la médecine, en particulier dans le domaine de la Pharmacologie. Il citait notamment l'élaboration d'une échelle mathématique pour quantifier l’effet des médicaments, et un système qui permettrait à un médecin de déterminer à l'avance, pour une maladie donnée, la plupart des jours critiques pour le patient, sur la base des phases de la Lune.

Au Xe siècle, Razi (Rhazes) a introduit le contrôle scientifique et l’Observation clinique dans le domaine de la médecine et a rejeté plusieurs théories médicales de Galien non vérifiées par l’expérimentation. Les plus anciennes expériences médicales connues on été effectuées par Razi pour trouver l’endroit le plus hygiénique pour construire un hôpital. Il a accroché des morceaux de viande dans toute la ville de Bagdad au Xe siècle et répertorié l’endroit où la viande se décomposait le moins vite et c'est là qu’il a construit l'hôpital. Dans ses traité de médecine, Razi rapportait des cas cliniques tirés de sa propre expérience et de très utiles observations sur diverses maladies. Dans son doutes sur Galien, Razi a également été le premier à prouver à partir des données de l'expérimentation que la Théorie des humeursde Galien et la théorie des Quatre éléments d’Aristote étaient toutes les deux fausses. Il a également introduit l'analyse d'urines et l’examens des selles.

Avicenne (Ibn Sina) est considéré comme le père de la médecine moderne, pour son introduction systématique de l’expérimentation et de la quantification dans l'étude de la Physiologie, l’introduction de la Recherche médicale, des essais cliniques,de l’analyse des facteur de risque et du concept de Syndrome pour le diagnostic spécifique de certaines maladies, dans son encyclopédie médicale, le Canon de la médecine(vers 1025) qui était également le premier livre traitant de la médecine fondée sur des preuves, et d’essais cliniques randomisés, et de tests d’éfficacité.

L'un des premiers médecins connus pour avoir réalisé une Dissection sur l'homme et un examen post-mortem du corps (Autopsie) pour des expériences médicales était Ibn Zuhr (Avenzoar), qui a introduit la méthode expérimentale en Chirurgie, pour cette raison il est considéré comme le père de la chirurgie expérimentale. A cette époque un certain nombre d'autres praticiens ont été également des pionniers de la dissection et de l'autopsie, notamment Ibn Tufayl, al-Shayzari médecin de Saladin, Ibn Jumay, Abd-el-latif, et Ibn al-Nafis.

La méthode expérimentale a été introduite en Botanique, en matière médicale et en Agronomie au XIIIe siècle par le botaniste arabe et andalous Abou al-Abbas al - Nabati, le professeur d’Ibn al-Baitar. Al-Nabati a introduit des méthodes d'essai empiriques, a descrit et identifié de nombreuses substances entrant dans la matière médicale et il fait le tri entre les effets non vérifiés et ceux qui ont été démontrés par des essais et des observations.

La première description d’un processus précurseur de ce qu’on nommera plus tard un Comité de lecture figure dans l’éthique du médecin, œuvre d’ Ishaq Ali bin al-Rahwi (854-931) d'Al-Raha en Syrie qui décrit le premier comité de lecture de médecins (examen par des pairs). Son travail, ainsi que les manuels de médecine arabe plus tardifs, prescrivent qu’un médecin qui examine un patient doit toujours rédiger en double une note sur l'état de santé du malade mise à jour à chaque visite. Lorsque le patient est guéri ou est décédé, les notes du médecin sont examinées par un conseil médical local composé d'autres médecins qui font un examen de la pratique du médecin d’après ces notes pour déterminer si ses prescriptions ont respecté les règles des soins médicaux. Si ces conclusions étaient négatives, le médecin praticien pouvait faire l’objet d’un Procès intenté par un patient victime d’un traitement inadapté.

En Anatomie et Physiologie, le premier médecin à réfuter la théorie des humeurs de Galien est Muhammad ibn Zakarīya Rāzi (Rhazes) dans ses doutes sur Galien au Xe siècle. Il a critiqué la théorie de Galien selon lesquelles il existait dans l'organisme quatre "humeurs" (des substances liquides), dont l'équilibre était la clé de la santé et de la température naturelle du corps. Razi a été le premier à prouver que cette théorie était fausse en utilisant une Méthode expérimentale. Il a effectué une expérience qui perturbait ce système par l'introduction dans l'organisme d'un liquide à une température différente de celle du corps, entraînant une augmentation ou une diminution de la température corporelle qui se rapprochait de la température de ce fluide. Razi a noté en particulier qu’une boisson chaude réchauffait le corps à un niveau beaucoup plus élevé que la température naturelle, donc que la boisson déclenchait une réponse de l'organisme, supérieure à ce qui relevait du seul transfert de la chaleur ou du froid vers le corps. Cette critique a été la première réfutation expérimentale de la théorie des humeurs de Galien et de la théorie des Quatre éléments d’Aristote sur laquelle elle était fondée. Les expériences Alchimiques de Razi lui-même ont suggéré l’existence d'autres qualités de la matière, telles que " son caractère Huileux" et " sulfureux", ou son Inflammabilité et sa Salinité qui ne s'expliquent pas facilement par la traditionnelle division en quatre éléments comme le feu, l'eau, la terre et l’air.

Les contributions d’Avicenne à la Physiologie comprennent l'introduction systématique de l’expérimentation et de la quantification pour l'étude de la physiologie dans le Canon de la médecine. La contribution d’ Ibn al-Haytham (Alhacen) à l’Anatomie et à la physiologie est principalement l’explication correcte du processus de la vision et de la perception visuelle pour la première fois dans son Traité d’optique , publié en 1021. Les autres innovations introduites par les médecins musulmans dans le domaine de la physiologie à ce moment-là sont également l'utilisation de l’Expérimentation animale et de la dissection du corps humain.

Avenzoar (Avenzoar) (1091-1161) a été un des premiers médecins connu pour avoir effectué des Dissections et des examens post-mortem Autopsies chez l'homme. Il a prouvé qu’une maladie de peau, la Gale était causée par un parasite, une découverte qui allait bouleverser la théorie des humeurs prônée par Hippocrate et Galien. L'élimination du parasite du corps du patient n'impliquait pas de Purge, de saignée ou tout autre traitement traditionnellement associé à la théorie des quatre humeurs.

Au XIIe siècle, les médecins de Saladin al-Shayzari et Ibn Jumay ont été également parmi les premiers à entreprendre la dissection du corps humain et ils ont appelé explicitement d'autres médecins à en faire autant. Au cours d'une famine en Égypte en 1200, Abd-el-Latif a observé et examiné un grand nombre de Squelettes et il a découvert que Galien avait formulé des conclusions erronées sur l’anatomie de l 'Os du maxillaire inférieur et du Sacrum.

Ibn al-Nafis, le père de la Physiologie circulatoire, fait partie des autres précurseurs de la dissection humaine. En 1242, il a été le premier à décrire la circulation pulmonaire, les Artères coronaires et la Circulation capillairequi forment la base du système circulatoire, découvertes pour lesquelles il est considéré comme l'un des plus grands physiologistes de l'histoire. Les premières descriptions Européennes de la circulation pulmonaire n’ont été faites que plusieurs siècles plus tard, avec Michel Servet en 1553 et William Harvey en 1628. Ibn al-Nafis a également décrit le premier concept du Métabolisme et développé de nouveaux systèmes Nafisiens d’anatomie, de physiologie et de Psychologie pour remplacer les doctrines d’ Avicenniennes et Galéniques, après avoir discrédité un grand nombre de leurs théories erronées sur les quatre humeurs, le Rythme cardiaque, les os, les Muscles, les Intestins, le Système sensoriel, les canaux biliaires, l’Œsophage, l’Estomac et l’Anatomie de presque toutes les autres parties du Corps humain.

Le médecin arabe Ibn al-Lubudi (1210-1267), originaire également de Damas qui a écrit le Recueil des discussions à propos de cinquante questions d’ordre psychologique et médical , dans lequel il rejette la théorie de quatre humeurs défendue par Galien et Hippocrate, a découvert que la préservation du corps dépend exclusivement du sang et rejeté l'idée de Galien selon laquelle les femmes peuvent produire la semence et a également découvert que la pulsation des Artères n’est pas tributaire des battements du cœur, que le cœur est le premier organe à se former dans l’organisme du fœtus (et non le cerveau comme le pensait Hippocrate) et que les os formant le crâne peuvent former des tumeurs. Dans les cas de fièvre élevée, il conseille également à un patient de ne pas sortir de l'hôpital.

Au XVe siècle, le Tashrih al-Badan (Anatomie du corps) écrit par Mansour ibn Ilyas contenait des schémas représentants la structure globale du corps, le système nerveux et le système circulatoire.

Les médecins musulmans ont été pionniers dans l’étude du Rythme cardiaque. Dans les temps anciens, Galien ainsi que les praticiens de la médecine traditionnelle chinoise ont cru à tort qu'il y avait un type unique de rythme cardiaque pour chaque organe du corps et pour chaque maladie. Galien pensait également à tort que "chaque partie d'une artère bat en même temps" et que la perception d’une impulsion était due à des mouvements naturels (les artères se dilatant et se contractant naturellement), par opposition aux pulsations forcées (le cœur provoquant la dilatation et la contraction des artères ). La première explication correcte des pulsations a été donnée par les médecins musulmans.

Avicenne est aussi un pionnier de la conception moderne de la prise du pouls grâce à la palpation du poignet qui est encore pratiquée à l’époque moderne. Ses raisons de choisir le poignet comme endroit idéal est dû au fait qu'il soit facilement accessible et que le patient n'ait pas besoin d’exposer son corps ce qui peut être une difficulté pour lui ou pour elle. La traduction latine de son Canon a aussi jeté les bases nécessaires à l’invention plus tardive du sphygmographe (tensiomètre).

Cela a finalement abouti à la théorie des maladies contagieuses qui a été bien assimilée par Avicenne au XIe siècle. À ce moment-là, les risques de contagion ont été bien pris en compte et, par conséquent, les hôpitaux ont été créés avec des quartiers séparés pour certaines maladies spécifiques, de sorte que les personnes atteintes de maladies contagieuses puissent être tenues à l'écart des autres patients indemnes de l’infection et hospitalisés pour une autre pathologie. Dans le Canon de la médecine (1020), Avicenne a découvert la nature contagieuse de certaines maladie infectieuses comme la phthisie (Tuberculose), la transmission des maladies par l’ eau et les sols et bien compris la nature contagieuse des maladies sexuellement transmissibles. En épidémiologie, il a présenté la méthode de la Quarantaine comme un moyen de limiter la propagation des maladies contagieuses et introduit la méthode de l’analyse des facteurs de risque et le concept de Syndrome pour le diagnostic de certaines maladies.

Afin de trouver l’endroit le plus hygiénique pour construire un hôpital, Muhammad ibn Zakarīya Rāzi (Rhazes) a procédé à une expérimentation au cours de laquelle il a accroché des morceaux de viande dans différents lieux de la ville de Bagdad au Xe siècle et répertorié les endroits où la viande se décomposait le moins rapidement. Razi a également écrit un traité de médecine au IXe siècle. Le Grand traité était la plus recherchée de toutes ses oeuvres, celle oû Razi avait noté les cas cliniques tirés de sa propre expérience et de très utiles observations sur diverses maladies, ainsi que la découverte de la Rougeole de la Variole et de la Varicelle. Le Grand traité a également critiqué les vues de Galien, après que Razi eut observé de nombreux cas cliniques qui ne correspondaient pas aux descriptions des Fièvres de Galien. Par exemple, il a déclaré que les descriptions par Galien des maladies urinaires étaient inexactes, parce qu’elles étaient basées sur trois cas seulement, alors que Razi avait étudié des centaines de cas dans les hôpitaux de Bagdad et de Ray. Le Traité de médecine, en particulier avec la description de la variole de la varicelle et de la rougeole, a eu une grande influence en Europe.

Ibn Zuhr (Avenzoar) a été le premier médecin à découvrir une étiologie réellement scientifique des maladies inflammatoires de l’Oreille et le premier à exposer clairement les causes du Stridor (dyspnée laryngée). Il a également été le premier à donner des descriptions précises de certaines maladies neurologiques, comme la Méningite, la thrombophlébite intracrânienne et les tumeurs médiastinales. Averroès a entrevu l'existence de la Maladie de Parkinson et a découvert les propriétés des Photorécepteurs de la Rétine. Maïmonide a écrit sur les troubles neuropsychiatriques et décrit la Rage et l’intoxication par la Belladone.

L'étude de allergologie et de l’Immunologie trouve son origine dans la civilisation du monde islamique. Muhammad ibn Zakarīya Rāzi (Rhazes) est responsable de la découverte de l’ "Asthme allergique ", et il a été le premier médecin connu pour avoir écrit des articles sur l’ Allergie et le Système immunitaire. Dans le sens de l’odorat, il explique la survenue d’une Rhinite après avoir respiré l’odeur d’une rose au printemps. Dans l'article intitulé la raison pour laquelle Abou Zayd Balkhi souffre d’une rhinite lorsqu’il sent le parfum des roses au printemps, il décrit la rhinite saisonnière, dont le mécanisme est le même que celui de l'asthme allergique ou du rhume des foins. Al-Razi a été le premier à comprendre que la Fièvre était un mécanisme de défense naturel, un moyen pour l'organisme de lutter contre la maladie.

La distinction entre la Variole et la Varicelle remonte également à Al-Razi. La procédure médicale de la variolisation a été pratiquée dans le monde islamique médiéval afin de traiter la variole. Cette méthode fut ensuite suivie par la première vaccination contre la variole par l’inoculation d’une forme atténuée de la Variole, inventée en Chine et transmise à l’Occident par l’intermédiaire de la Turquie au début du XVIIIe siècle.

En Hématologie, Abu Al-Qasim (Abulcasis) a donné la première description de l’ Hémophilie (ou du moins d’une maladie de la coagulation) dans son livre Al-Tasrif , dans lequel il rapporte le cas d’une famille andalouse dont les hommes mourraient d'hémorragie après des blessures légères.

Les médecins musulmans ont spéculé sur l'existence des bactéries et des Micro-organismes, si ces théories anciennes n'ont pas été démontrées ou observées avant le XVIIe siècle, lorsque des investigations dans le domaine de la Microbiologie ont été rendues possibles par l'invention du Microscope. Ces premières idées ont cependant, influencé Girolamo Fracastoro.

Avicenne a émis l'hypothèse que les Sécrétions corporelles étaient contaminées par de la terre souillée par des organismes étrangers putréfiés avant qu’apparaisse l’infection.

En Parasitologie Avenzoar, par le biais de la dissection, a été en mesure de prouver que la gale est provoquée par un parasite, une découverte qui allait bouleverser la théorie des humeurs défendue par Hippocrate, Galien et Avicenne. L'élimination du parasite du corps du patient ne nécessite pas de Purge, de saignée ou tout autres traitements traditionnellement associés à la théorie des quatre humeurs.

Les dentistes musulmans ont été des pionniers en Odontologie, notamment en chirurgie dentaire et Odontologie conservatrice . Le premier texte médical décrivant la chirurgie dentaire en détail est le Al-Tasrif d’ Abulcasis. Il a préconisé des méthodes détaillées pour assurer le succès de la reimplantation des dents arrachées.

Al-Gazzar a également recommandé un composé d’Arsenic dans ses Prescriptions pour combler les trous des Dents, ainsi que pour les caries dentaires et pour le relâchement des nerfs lorsqu’il en résulte un excès de Fluides.

Avicenne a consacré de nombreux chapitres du Canon de la médecine à l'art dentaire, en particulier à la restauration dentaire. Influencé par Al-Gazzar, il a proposé son propre traitement de la carie dentaire, en précisant que la dent cariée doit être remplie de cyprès, d’ herbes médicinales, de pâte de Pistachier lentisque, de myrrhe, ou Styrax, entre autres, avec de la noix de galle, du Soufre jaune, du Poivre, du Camphre et des drogues pour la douleur, comme l'arsenic ou le Lait de louve. Il a en outre déclaré que l'arsenic bouilli dans l’Huile devait être introduit dans l’orifice de la carie.

Avicenne et al-Gazzar, toutefois, estiment tous deux que les caries dentaires sont provoquées par les " vers de dents " comme le croyaient les anciens. En 1200 cela s’est révélé faux et la preuve en a été apportée par un autre médecin musulman nommé Gaubari dans son Book of the Elite concerning the unmasking of mysteries and tearing of veils (Livre des Elites concernant la révélation des mystères et le dévoilement des secrets) qui consacre un chapitre à l'art dentaire. Il fut le premier à rejeter l'idée que les caries dentaires étaient provoquées par des vers et il a déclaré que les vers de dent, en fait, n'existaient même pas. La théorie du vers de la dent n'était donc plus acceptée dans la communauté médicale islamique du XIIIe siècle.

Les médecins musulmans ont fait de nombreux progrès en Obstétrique, notamment en périnatalogie. Dans l'Antiquité grecque et hellénistique des auteurs tels qu’Hippocrate, Galien, Ptolémée et Paul d'Egine estimaient à tort que les contractions utérines étaient seulement une indication de l'imminence de l’Accouchement et que le Fœtus devait par la suite nager vers la sortie de l 'Utérus et le Vagin. Au Xe siècle, Ali ibn Abbas al-Majusi a prouvé que cette théorie était fausse lorsqu’il a découvert que les contractions utérines sont en fait la cause de l’expulsion du fœtus. Abu al-Qasim al-Zahrawi a donné des conseils aux sages-femmes sur l'accouchement et les complications de l’obstétrique dans son Al-Tasrif (1000) et a fait un certain nombre de progrès dans ce domaine. Il a été le pionnier de la méthode de la craniotomie du foetus pour la délivrance en cas de présentation dystocique et il a introduit les instruments chirurgicaux destinés à cette opération. La Césarienne a été décrite en détail par Ferdowsi dans le Shâh Nâmeh (1010) et par Al-Biruni dans son livre Al-Athar al-Baliyah .

L’Embryologie a été étudiée dans une certaine mesure, dans les premiers textes de la littérature islamique, y compris le Coran et les hadiths.

Il montre ensuite que, lorsque le sperme de l’homme et la semence de la femme sont réunis dans l'utérus, la semence de la femme tempère le feu du sperme de l’hommes par sa nature fraiche et humide.

Al-Kindi est un célèbre médecin arabe du IXe siècle qui a écrit de nombreux livres sur la médecine. Son ouvrage le plus important dans ce domaine est De Gradibus , dans laquelle il montre l'application des Mathématiques arabes à la médecine, en particulier dans le domaine de la Pharmacologie. Il inclut l'élaboration d'une échelle mathématique pour quantifier la puissance des drogues et un système qui permettrait à un médecin de déterminer à l'avance la plupart des jours critiques de la maladie d’un patient, en fonction des phases de la Lune.

Dans son Traité de médecine, Razi Rhazes) rapporte des cas cliniques inspirés de sa propre expérience et des observations très utiles sur diverses maladies. Le Traité de médecine, avec une introduction sur la rougeole, la variole et la Varicelle, a eu beaucoup d’influence en Europe. Razi a également procédé à une expérimentation afin de trouver l’endroit le plus hygiénique pour construire un hôpital. Il a accroché des morceaux de viande dans des différents lieux à Bagdad au Xe siècle et observé à quel endroit la viande se décomposait le moins vite et c'est là qu’il a construit son hôpital.

Au Xe siècle, Abu Mansur al-Muvaffak mentionne pour la première fois des méthodes alchimiques pour distinguer certains médicaments.

Dans le domaine de la Pharmacie, la première officine a été ouverte par des pharmaciens musulmans à Bagdad en 754, quand la première officine était fondée par des praticiens musulmans.

Les progrès réalisés au Moyen-Orient par les alchimistes musulmans en Botanique et en Chimie ont conduit les médecins musulmans à développer la pharmacologie de façon importante. Muhammad ibn Zakarīya Rāzi (Rhazes) (865-915), par exemple, a pris des mesures pour promouvoir l’utilisation médicale des composés chimiques. Abu al-Qasim al-Zahrawi (Abulcasis) (936-1013) fut un pionnier de la préparation des médicaments par Sublimation et Distillation. Son Liber servitoris est d'un intérêt particulier, car il fournit au lecteur des recettes et explique comment préparer les simples à partir desquels sont venus s'ajouter des composés médicamenteux complexes qui sont des produits généralement utilisés en seconde intention. Ibn Sahl Shapur (d 869) a été toutefois, le premier médecin à rédiger une Pharmacopée décrivant une grande variété de drogues et les mesures à prendre pour traiter différents maux. Al-Biruni (973-1050) a écrit un des plus précieux ouvrages islamiques sur la pharmacologie intitulé Kitab al-Saydalah (Le Livre des drogues) où il a fait preuve d’une connaissance approfondie des propriétés des médicaments et souligné le rôle de la pharmacie ainsi que les fonctions et les tâches du pharmacien. Ibn Sina (Avicenne) a également décrit au moins 700 préparations, leurs propriétés, leur mode d'action et leurs indications. Il a consacré un volume entier aux drogues simples dans le Canon de la médecine . D'autres œuvres ont également eut un grand impact comme celles d'al-Maridini de Bagdad et du Caire et celles d’Ibn al-Wafid (1008-1074) qui ont été imprimées en Latin et rééditées plus de cinquante fois, sous le titre De Medicinis universalibus et particularibus par Mesue le jeune et de Medicamentis simplicibus par Abenguefit. Pierre de Abano (1250-1316) l’a traduit et ajouté en complément au travail d'al-Maridini sous le titre De Veneris. Al-Muwaffaq est également un pionnier pour ses contributions dans ce domaine. Vivant au Xe siècle, il a écrit Les fondements des véritables propriétés des remèdes, décrivant entre autres l’Anhydride arsénieux et mentionnant l’acide silicique. Il a fait clairement la distinction entre le Carbonate de sodium et le carbonate de potassium, et a attiré l'attention sur la nature toxique des composés du Cuivre, notamment les sels de cuivre de l’Acide sulfurique et les composés du Plomb. Pour la petite histoire, il a également mentionné la distillation de l'eau de mer pour obtenir de l’eau de boisson.

Pendant l’âge d'or de la civilisation islamique médiévale, les médecins arabes ont découvert les propriétés Diurétiques, Antiémétiques, Antiépileptiques, Anti-inflammatoires, Analgésiques ( anti douleur) et Antipyrétique du Cannabis médical, notamment cannabis sativa, largement utilisé comme médicament du 8ème au 18ème siècles.

Razi au (Xe siècle) a utilisé les composés du mercure comme Antiseptique local. A partir du Xe siècle, les médecins et les chirurgiens musulmans ont pratiqué l'application d’alcool purifié sur les blessures comme agent antiseptique. Les chirurgiens de l'Espagne islamique ont utilisé des méthodes spéciales pour maintenir l'antisepsie avant et pendant l’intervention chirurgicale. Ils ont également inventé des protocoles spécifiques pour préserver l’Hygiène durant la période postopératoire. Leur taux de réussite était si élevé que des dignitaires venaient de toute l'Europe à Cordoue en Espagne, pour se soigner dans ce qui était, toute proportion gardée, la "Mayo Clinic "du Moyen-Age.

Razi, Avicenne, al-Kindi, Ibn Rushd, Abu al-Qasim, Ibn Zuhr, Ibn al - Baitar, Ibn Al-Jazzar, Ibn Juljul, Ibn al-Quff, Ibn an-nafs, Al-Biruni, Ibn Sahl et des centaines d'autres médecins musulmans ont développés la Pharmacologie et les thérapeutiques médicamenteuses pour le traitement de divers symptômes et de certaines maladies. Le mot "drogue" est dérivé de l'arabe. Leur utilisation pratique et l'observation minutieuse de leurs effets étaient très répandus.

Les traitements médicamenteux ont d'abord été développés dans le monde musulman. Les médecins musulmans ont utilisé une grande variété de substances spécifiques pour détruire les Micro-organismes. Ils ont appliqué le Soufre en topique pour tuer électivement les acariens responsables de la gale.

De nombreux Chimistes musulmans ont produit de l’alcool de qualité médicinale par Distillation dès le Xe siècle et fabriqué sur une grande échelle les premiers dispositifs de distillation pour une utilisation en Chimie. Ils ont utilisé l'alcool comme Solvant et antiseptique.

Abu al-Qasim al-Zahrawi (Abulcasis) considéré comme le père de la Chirurgie moderne, a contribué grandement à l’essor de la Chirurgie en tant que discipline médicale avec son Kitab al-Tasrif (Book of Concessions ou La Pratique en médecine), une Encyclopédie médicale en 30 volumes publiée en 1000 qui a ensuite été traduite en latin et utilisée dans les écoles de médecine européennes pendant des siècles. Le célèbre al-Tasrif a présenté une collection unique de plus de 200 instruments chirurgicaux. Beaucoup de ces instruments n'avaient jamais été utilisés auparavant par un autre chirurgien. Hamidan par exemple, énumère au moins vingt six instruments chirurgicaux révolutionnaires qui n'étaient pas connus avant Abulcasis. Parmi les instruments chirurgicaux qu’il a inventé figurent les premiers instruments destinés à la chirurgie gynécologique, ainsi que le Catgut et différents type de Forceps, de ligatures, aiguilles à suture, Scalpels, curettes, écarteurs, Pinces chirurgicales, sondes, crochets, spéculums, Scie à os et les Plâtres. Son travail comportait également des descriptions anatomiques et des articles sur la chirurgie orthopédique et la chirurgie ophtalmologique. L'influence du Al-Tasrif a finalement conduit au déclin des barbiers chirurgiens qui étaient très nombreux auparavant et qui ont été remplacés plutôt par des médecin-chirurgiens dans le monde islamique.

Ibn al-Haytham (Alhacen) a fait faire des progrès importants à la Chirurgie oculaire, lorsqu’il a étudié et correctement expliqué le processus de vision et de la perception visuelle pour la première fois dans son Traité d’optique , publié en 1021. Avicenne a été le premier à décrire la procédure de l’intubation dont le but est de faciliter la Respiration et il a également décrit les " éponges soporifiques ", des éponges imprégnées de substances aromatiques et Narcotiques, qui devaient être placées sous le nez du patient pendant les interventions chirurgicales. Il a également décrit le premier traitement chirurgical du Cancer, indiquant que l'exérèse devait être radicale et que tous les tissus malades devraient être retirés, allant jusqu’à recommmander l’Amputation ou l’ablation des Veines irriguant la Tumeur. Ammar ibn Ali al- Mawsili est aussi connu pour l'invention de la Seringue à injection et de l’Aiguille hypodermique pour l'extraction de la cataracte qui a renu possible la première opération de la cataracte.

Ibn al-Nafis a consacré un volume du Traité de médecine à la chirurgie. Il a décrit les trois stades d'une intervention chirurgicale. La première étape est le stade pré-opératoire qu'il appelle le temps de présentation lorsque le chirurgien effectue un diagnostic sur la zone du corps du patient atteinte par la maladie. La deuxième étape est l'opération elle-même qu'il appelle le "temps du traitement" quand le chirurgien répare les Organes malades du patient. La troisième étape est la période post-opératoire qu'il appelle le "temps de conservation" lorsque le patient doit prendre soin de lui et être pris en charge par des infirmières et des médecins jusqu'à ce qu'il recouvre une bonne santé. Le Traité de médecine était également le premier livre traitant du Décubitus d'un patient.

L’Anesthésie moderne a été développée par les anesthésistes musulmans. Ils ont été les premiers à utiliser les anesthésiques par inhalation ou par voie orale. Dans l’Espagne islamique Abu al-Qasim et Ibn Zuhr, parmi d’autres chirurgiens musulmans, ont effectué des centaines d’interventions sous anesthésie par inhalation avec l'utilisation d’éponges trempées dans un Narcotique et placées sur le visage. Les médecins musulmans ont également utilisé au cours du Moyen Âge le pouvoir anesthésique des dérivés de l’Opium. Ibn Sina (Avicenne) a écrit sur ces utilisations médicales dans ses œuvres qui ont plus tard influencé les travaux de Paracelse.

Ibn Zuhr (Avenzoar) est considéré comme le père de la chirurgie expérimentale pour avoir introduit la méthode expérimentale en chirurgie dans son Al-Taisir. Il fut le premier à employer l’Expérimentation animale afin de mettre au point des interventions chirurgicales avant de les appliquer à des patients humains. Il a également réalisé la première Dissection et le premier examen post-mortem (Autopsie) sur l'homme aussi bien que chez l’animal.

La technique chirurgicale de la Trachéotomie a été inventée par Ibn Zuhr (Avenzoar) au XIIe siècle.

Abu al-Qasim al-Zahrawi (Abulcasis), dans son Al-Tasrif (1000), a décrit la technique moderne du plâtre et des Pansements qui sont encore utilisés dans les hôpitaux à travers le monde. L'utilisation de plâtres pour les fractures est devenue une pratique courante pour les médecins arabes, bien que cette pratique n'ait été largement adoptée en Europe qu’au XIXe siècle.

Abu al-Qasim a également inventé le forceps pour l'extraction d'un fœtus mort, comme en témoigne le Al-Tasrif .

Un instrument médical particulier appelé cautère, utilisé pour la Cautérisation des Artères, a été décrit pour la première fois par Abu al-Qasimdans son Kitab al-Tasrif. .

Dans son Al-Tasrif, Abu Al-Qasim a préconisé l'utilisation de la ligature des artères en lieu et place de la Cautérisation.

Al-Zahrawi a été le premier chirurgien à utiliser du Coton (dont le nom est lui-même dérivé du mot Arabe qutn ) comme compresse pour le contrôle des Hémorragies.

L’aiguille à Suture a été inventée et décrite par Abu Al-Qasim dans son Al-Tasrif .

Le chirurgien Irakien Ammar ibn Ali al- Mawsili a inventé la première aiguille creuse et la première Seringue à injection vers 1000 fabriquée avec un tube en Verre creux et utilisant l’aspiration pour extraire la cataracte de l’œil d’un patient au cours d’une intervention chirurgicale.

Les autres instruments chirurgicaux inventés par Abu Al-Qasim et décrits pour la première fois dans son Al-Tasrif (1000) sont le Scalpel, la curette, les écarteurs, les pinces chirurgicales, les sondes, les crochets et les Spéculums, ainsi que les Scies à os.

La Distillation a été inventée par Avicenne au début du XIe siècle pour la production d’huiles essentielles, utilisées en Aromathérapie. En conséquence, il est considéré comme un pionnier de l’Aromathérapie.

Dans le domaine des traitements à effet non démontré du cancer, Avicenne a décrit les premièrs traitements connus du cancer dans le Canon de la médecine : une méthode chirurgicale impliquant l’Amputation ou l’ablation des Veines et une autre utilisant des drogues à base d’un mélange de plantes appelé "Hindiba" qu’Ibn al-Baitar a plus tard identifié comme ayant des propriétés "anticancéreuses" et qui pourrait aussi traiter d'autres Tumeurs et affections néoplasiques. Après que son utilité dans le traitement des troubles néoplasiques ait été admise (bien que contestée), l’Hindiba a été Breveté en 1997 par Nil Sari, Hanzade Dogan et John K. Snyder.

Al-Razi (Rhazes) a été un pionnier des traitements médicamenteux au Xe siècle, lorsqu'il a introduit l'utilisation des substances chimiques et des drogues comme Médicaments. Ces produits chimiques comprenant l’Acide sulfurique, le Cuivre, les sels de mercure, d’Arsenic, les sels d’ammoniac, l’Or , les scories, la Craie, l’Argile, le Corail, les Perles, le Goudron, le Bitume et l’alcool.

Les médecins musulmans avaient développé une stratégie thérapeutique qui commencait par la Diète et la Physiothérapie, si cette première étape n’avait pas d’effet bénéfique pour le patient, ils prescrivaient ensuite des Drogues et des Médicaments et en l’absence de résultat, ils avaient alors recours à la Chirurgie. La physiothérapie prescrite par les médecins musulmans comprenait en général de l’exercice physique et des Bains. Les médecins musulmans et arabes ont développé un système élaboré de régime qui partait du constat qu’une prise de conscience des carences alimentaires et une bonne Nutrition étaient des éléments importants du traitement. Les médicaments ont été divisés en deux groupes : les drogues simples et les médicaments composés. Comme ils connaisaient les risques d'interaction entre les médicaments, ils utilisaient les drogues simples en premier lieu, en l’absence d’effet, les médicaments composés étaient alors utilisés, (produits fabriqués à partir de deux ou plusieurs composés) et en cas d’échec de ces méthodes conservatrices, la chirurgie était alors envisagée en dernier recours.

En Phytothérapie, Avicenne a introduit l’utilisation en médecine de l’If (Taxus baccata L.) dans le Canon de la médecine . Il a donné à cette plante médicinale le nom de "Zarnab" et l'a utilisée comme remède pour le Cœur. Ce fut la première utilisation connue d'un médicament Antagoniste du calcium qui n'a été utilisé en Occident qu’à partir des années 1960.

Les médecins du monde islamique ont fait de nombreux progrès dans le domaine de l’Urologie. Muhammad ibn Zakarīya Rāzi a introduit les méthodes d'analyse d'urines et de selles, alors que d'autres médecins s’interressaient à la prise en charge médicale et au traitement des calcul rénaux, des Inflammations, des infections et des dysfonctionnements sexuels. Ils ont inventé de nouvelles techniques chirurgicales pour le traitement des calculs de la vessie ainsi que pour les anomalies du Pénis et du Scrotum, en utilisant des techniques qui sont encore pratiquées par les médecins modernes. Ils ont également été les premiers à expérimenter des Médicaments pour le traitement de nombreux troubles urologiques.

Dans le domaine de la Lithotomie, Abulcasis a effectué avec succès la première d'extraction d’un calcul de la Vessie en utilisant un nouvel instrument qu’il avait inventé un Scalpel à lithotomie à double tranchant et une nouvelle technique de son invention -la cystolithotomie périnéale- qui lui permettait d'écraser un gros calcul dans la vessie avant de le retirer, avec pour conséquence une baisse significative du taux de mortalité précédemment observé au cours de tentatives antérieures de cette opération par les anciens.

Dans le domaine de la santé sexuelle, les médecins et les pharmaciens musulmans ont identifié les questions de dysfonction sexuelle et d’Impuissance sexuelle, et ils ont été les premiers à prescrire des médicaments pour traiter ces problèmes. Ils ont mis au point plusieurs méthodes de traitement pour ces troubles, notamment une méthode où seul un médicament est prescrit et une "méthode combinant un médicament et un régime." Ces drogues sont également utilisées occasionnellement comme drogues récréatives pour améliorer la sexualité masculine et utilisées en général par ceux qui ne souffrent pas de dysfonctions sexuelles. La plupart de ces médicaments ont été utilisés par voie orale, même si un petit nombre de patients étaient également traités par des topiques locaux et par voie transuréthrale. Les dysfonctions sexuelles sont traitées avec des médicaments expérimentés dans le monde islamique depuis le IXe siècle jusqu'au XVIe siècle par un certain nombre de médecins et de pharmaciens musulmans, notamment al-Razi, Thabit bin Qurra , Ibn Al-Jazzar , Avicenne (Le Canon de la médecine), Averroès, Ibn al-Baitar et Ibn al-Nafis (Le traité de médecine). ).

Les musulmans ont développé une approche scientifique de la Botanique et de l’Agriculture sur la base de trois éléments majeurs : systèmes sophistiqués de rotation des cultures, techniques très développées d’Irrigation et introduction d'une grande variété de cultures qui ont été étudiées et cataloguées en fonction de la Saison, du type de terrains et de la quantité d’Eau dont elles avaient besoin. De nombreuses Encyclopédies sur la Botanique ont été écrites, avec une grande Précision dans les détails. Al-Dinawari (828-896) est considéré comme le fondateur de la botanique arabe avec son Livre des plantes, dans lequel il décrit au moins 637 plantes et retrace l’évolution des plantes de la naissance à la mort, décrivant les phases de la croissance des plantes et la production des fleurs et des fruits.

Au début du XIIIe siècle, le biologiste Andalous originaire d’Arabie Abou al-Abbas al-Nabati a développé la première Méthode scientifique en botanique, avec l'introduction des techniques empiriques et l’expérimentation pour la description et l'identification de nombreuses matières medicales, en séparant les connaissances non vérifiées de celles dont l’effet était démontré par des Observations et de véritables expérimentations. Son élève Ibn al-Baitar a publié le Kitab al-Jami fi al-Adwiya al-Mufrada qui est considéré comme l'une des plus grandes compilations botaniques de l'histoire et a fait autorité dans le domaine de la botanique pendant des siècles. Il répertorie au moins 1400 Plantes différentes, utilisées pour la Nourriture et la thérapeutique, dont 300 étaient des découvertes originales de l’auteur. Le Kitab al-Jami fi al-Adwiya al-Mufrada a également eu une grande influence en Europe après avoir été traduit en Latin en 1758.

Les premiers ouvrages connus traitant de l’écologie et des sciences de l'environnement, notamment de la Pollution, ont été écrit en arabe par al-Kindi, Qusta ibn Luqa, al - Razi, Ibn Al-Jazzar, al-Tamimi, al-Masihi, Avicenne, Ali ibn Ridwan, Ibn Jumay, Isaac Israeli ben Solomon, Abd-el-Latif, Ibn al-Quff, et Ibn al-Nafis. Leurs travaux ont porté sur un certain nombre de sujets liés à la pollution tels que la Pollution de l'air, la Pollution de l'eau, la Contamination des sols, la mauvaise gestion des déchets ménagers et leur impact sur l'environnement de certaines localités. Cordoue, en al-Andalus a aussi inventé les premières Poubelles ainsi que la Gestion des déchets.

Ali Ibn Sahl Rabban al-Tabari a été un pionnier de la Pédiatrie et des recherches dans le domaine du développement de l'enfant qu’il a évoqué dans son Firdous al-Hikmah.

Son élève Muhammad ibn Zakarīya Rāzi (Rhazes) est considéré comme le père de la Pédiatrie pour avoir écrit Les maladies de l'enfant, le premier ouvrage à considérer la pédiatrie comme un domaine indépendant de la médecine.

Dans le domaine de l’Endocrinologie, Avicenne (980-1037) à présenté une description détaillée du Diabète sucré dans le Canon de la médecine , "décrivant l'appétit anormal et l'effondrement des fonctions sexuelles et il a remarqué le goût sucré de l'urine des diabétiques. " Tout comme Arétée de Cappadoce avant lui, Avicenne a identifié un diabète essentiel et un diabète secondaire. Il a également décrit la Gangrène diabétique et traité le diabète en utilisant un mélange de graines de Lupin, de Trigonella (Fenugrec) et de Zédoaire qui provoquent une réduction considérable de l'excrétion de sucre, un traitement qui est encore prescrit à l’époque moderne. Avicenne a aussi " décrit très précisément pour la première fois le diabète insipide ", même si ce n’est que beaucoup plus tard que Johann Peter Frank (1745-1821) a fait la distinction entre le diabète sucré et le diabète insipide.

Au XIIe siècle, al-Jurjani a apporté la première description de la Maladie de Basedow après avoir noté l'association d’un Goitre et d’une Exophtalmie dans son Thesaurus of the Shah of Khwarazm (Thésaurus du Roi de Khwarazm), Le dictionnaire médical de référence de l’époque. Al-Jurjani a également établi une association entre le goitre et les Palpitations.

De toutes les branches de la médecine islamique, l’Ophtalmologie a été un des domaines les plus avancés. Ils ont expérimenté des instruments spéciaux utilisés pour les opérations dans cette chirurgie spécialisée. Leurs innovations ont été très nombreuses parmi elles on compte " la Seringue à injection ", inventée par le médecin Irakien Ammar ibn Ali, de Mossoul qui a été utilisée pour l'extraction par aspiration douce de la cataracte. Dans la chirurgie de la cataracte, Ammar ibn Ali a tenté la première extraction de la cataracte par aspiration. Il a introduit une Aiguille hypodermique montée sur une seringue métallique creuse à travers la sclérotique et a extrait avec succès des cataractes par aspiration.

Ibn al-Haytham (Alhacen) a apporté des contributions importantes à l'ophtalmologie et à la Chirurgie oculaire, car il a étudié et correctement expliqué le processus de la Vision et de la perception visuelle pour la première fois dans son Traité d’optique , publié en 1021. Il a également été le premier à faire allusion à la Rétine et à son implication dans le processus de formation de l’Image.

Ibn al-Nafis, dans son Précis d’ophtalmologie expérimentale, a révélé que les Muscles oculo-moteurs situés derrière le globe oculaire ne sont pas en contact avec le Nerf ophtalmique et que le Nerf optique passe à proximité, mais n’est en contact avec aucun d’eux. Il a également découvert de nombreux traitements nouveaux pour le Glaucome et les troubles de la vision d'un œil lorsque l'autre oeil est affecté par la maladie.

Les premiers hôpitaux psychiâtriques et asiles d'aliénés ont été construits dans le monde islamique dès le VIIIe siècle. Les premiers hôpitaux psychiatriques ont été construits par les musulmans arabes à Bagdad en 705, à Fès au début du VIIIe siècle et au Caire en 800. D’autres hôpitaux psychiatriques célèbres ont été construits à Damas et Alep en 1270. Contrairement aux médecins chrétiens médiévaux qui s'appuyaient sur des explications démonologiques de la maladie mentale, les médecins musulmans médiévaux se basaient principalement sur la psychiatrie clinique et leurs observations cliniques sur les malades mentaux. Ils ont fait faire des progrès significatifs à la psychiatrie et furent les premiers à proposer une Psychothérapie et un traitement moral pour les malades mentaux, en plus d'autres nouvelles formes de traitement comme les Bains, les traitements Médicamenteux, la Musicothérapie et l’Ergothérapie.

Le concept de Santé mentale et «d’hygiène mentale» a été introduit par le médecin musulman Ahmed Ibn Sahl al-Balkhi (850-934). Dans son Masalih al-Abdan wa al-Anfus (Soutien du Corps et de l’Ame), il a été le premier à rechercher avec succès les maladies liées à la fois au corps et à l'esprit et à faire valoir que «si le psychisme tombe malade, le corps peut également ne plus trouver aucune joie à la vie et peut finalement développer une maladie physique ». Al-Balkhi a également été un pionnier de la psychothérapie, de la Psychophysiologie et de la médecine psychosomatique. Il a reconnu que le corps et l’Âme peuvent être en bonne santé ou malades, ou encore "en équilibre ou en déséquilibre" et que la maladie mentale peut avoir à la fois des causes psychologiques et / ou physiologiques. Il a écrit que ce déséquilibre du corps peut entraîner de la Fièvre, des Céphalée et d'autres maladies physiques, alors que le déséquilibre de l'âme peut se traduire par la Colère, l’Anxiété, la tristesse et d'autres symptômes mentaux. Il a reconnu deux types de dépression: une forme provoquée par des raisons connues comme la Perte ou l’Echec qui peuvent être traités psychologiquement et une autre provoquée par des raisons inconnues, peut-être par des raisons physiologiques qui peuvent être traitées par le biais de la médecine physique.

Najab ud-din Muhammad (Xe siècle) a décrit un certain nombre de maladies mentales en détail. Il a mis beaucoup de soins dans ses Observations de malades mentaux qu’il a compilées dans un livre qui constituait "la classification la plus complète des maladies mentales connue jusqu’alors". Les maladies mentales décrites pour la première fois par Najab sont notamment la dépression agitée, la Névrose, le Priapisme et l’Impuissance sexuelle (Nafkhae Malikholia), la Psychose ( Kutrib), et la Manie (Dual-Kulb). Des symptômes ressemblant à la Schizophrénie ont également été signalés dans la littérature médicale arabe plus tardive.

Muhammad ibn Zakarīya Rāzi (Rhazes) et al-Balkhi ont été les premiers médecins à étudier la psychothérapie. Razi en particulier a fait réaliser d'importants progrès en psychiatrie dans son texte historique El-Mansouri et Al-Hawi au Xe siècle qui a présenté des Définitions, des Symptômes et des Traitements pour les problèmes liés à la Santé mentale et à la Maladie mentale. Il a également dirigé le service psychiatrique d'un hôpital de Bagdad. A l'époque aucune institution de ce type ne pouvait exister en Europe, par crainte de la possession démoniaque.

En al-Andalus, Abu al-Qasim (Abulcasis) le père de la Chirurgie moderne, a développé du matériel et des techniques qui sont encore utilisés en Neurochirurgie. Ibn Zuhr (Avenzoar) a donné les premières descriptions précises des troubles neurologiques, notamment la Méningite, la thrombophlébite intracrânienne et les tumeurs médiastinales et apporté des contributions à la neuropharmacologie moderne. Averroès a suggéré l'existence de la Maladie de Parkinson et attribué à des Photorécepteurs les propriétés de la Rétine. Maïmonide a écrit un article sur les troubles neuropsychiatriques et décrit la Rage et l’intoxication à la Belladone.

Ibn al-Haytham est considéré par certains comme le fondateur de la Psychologie expérimentale et de la Psychophysique, pour son travail de pionnier sur la Psychologie, la perception visuelle dans le Traité d’optique . Dans le livre III du Traité d’optique , Ibn al-Haytham a été le premier Scientifique à avancer l’idée que la vision se produisait davantage dans le cerveau que dans les yeux. Il a fait observer que l'expérience personnelle a un effet sur ce que les gens voient et comment ils le voient, et que la vision et la perception sont subjectives. Avec al-Kindi et Ibn al-Haytham, al-Biruni a été également un pionnier de la psychologie expérimentale et il a été le premier à décrire Empiriquement le concept du temps de réaction.

Avicenne a été un pionnier de la psychophysiologie et de la médecine psychosomatique. Il a introduit la "psychophysiologie" dans le traitement des maladies impliquant des Émotions et développé un système d'association des variations du Rythme cardiaque avec les sentiments qui est considéré comme le précurseur du test d’association des mots attribué à Carl Jung. Avicenne fut aussi un pionnier de la Neuropsychiatrie. Il fut le premier à décrire un grand nombre d’affections neuropsychiatriques, notamment les Hallucinations, l’Insomnie, la Manie, les Cauchemars, la Mélancolie, la Démence, l’Épilepsie, la Paralysie, l’Accident vasculaire cérébral, les Vertiges et les tremblements.

En Zoologie dans le champ de la Biologie, les biologistes musulmans ont développé des théories sur l’évolution et la Sélection naturelle qui ont été largement enseignées dans les écoles islamiques médiévales. John William Draper, un contemporain de Charles Darwin, a considéré que la " théorie mahométane de l'évolution" allait "beaucoup plus loin encore que nous sommes disposés à le faire, en étendant même cette théorie aux composés inorganiques ou au monde Minéral. " Selon al-Khazini, ces idées sur l'évolution ont été largement diffusées parmi les "gens ordinaires" dans le monde islamique à partir du XIIe siècle.

Le premier biologiste musulman à développer une théorie sur l'évolution a été Al-Jahiz (781-869). Il a évoqué les effets de l'environnement sur les probabilités de survie d'un animal et il a décrit pour la première fois L'Origine des espèces, il a pressenti l’idée de la Sélection naturelle. Al-Jahiz a aussi été le premier à parler de la Chaîne alimentaire et a été l'un des premiers partisans d’un déterminisme environnemental en faisant valoir que l'environnement peut déterminer les caractéristiques physiques des habitants d'une communauté et que les origines des différences de couleur de peau chez l’homme sont le résultat de facteurs d'environnement.

Ibn al-Haytham a écrit un livre dans lequel il a plaidé en faveur de l’évolutionnisme (mais pas de la sélection naturelle) et de nombreux autres érudits et scientifiques musulmans tels que Ibn Miskawayh, Ikhwan al-Safa, al-Khazini, Abū Rayhān al-Bīrūnī, Nasir al-Din Tusi et Ibn Khaldun, ont discuté et développé ces idées. Traduits en latin, ces travaux ont commencé à circuler en occident après la Renaissance et semblent avoir eu un impact sur la science occidentale.

Le al-Fawz al-Asghar d’Ibn Miskawayh et l’Encyclopédie des Frères de la Pureté d’Ikhwan al-Safa (les épîtres d’ Ikhwan al-Safa) expriment l'évolution des idées sur la façon dont les espèces ont évolué à partir de la Matière, de la vapeur, puis de l’Eau, vers les minéraux, puis les Plantes , les animaux, les hominidés et les humains. Ces travaux ont été connus en Europe et ont probablement eu une influence sur le darwinisme.

Après le XVe siècle, il y eu très peu de contributions médicales de scientifiques musulmans jusqu’aux 20 ème et 21 ème siècles où des scientifiques Pakistanais, turcs, Iraniens, séoudiens, yéménites, malaisiens et américains musulmans ont apporté d'importantes contributions à la médecine moderne et à la Recherche médicale.

Au XXe siècle, un scientifique pakistanais Salimuzzaman Siddiqui a été chef de file dans le domaine de la Chimie des produits naturels. Il est le pionnier de l'extraction des composés chimiques du Margousier et de la Rauwolfia et est également connu pour avoir isolé de nouveaux composés chimiques de diverses autres plantes du Sous-continent indien. Comme directeur du H.E.J. Research Institute of Chemistry, il a effectué de nombreux travaux avec une équipe de scientifiques sur l’action pharmacologique de diverses plantes pour en extraire un certain nombre de substances chimiques d’importance médicinale.

La Maladie de Behçet a été nommée ainsi en hommage à Hulusi Behçet (1889-1948), dermatologue et Scientifique turc qui a identifié pour la première fois le syndrome chez un de ses patients en 1924 et a écrit un article relatant ses recherches sur la maladie dans le Journal of Skin and Venereal Diseases (Journal des maladies de la peau et des maladies vénériennes) en 1936.

En 1991 des chercheurs séoudiens ont découvert la "maladie de Behcet neurologique ", liée à des complications neurologiques de la maladie de Behcet, considérée comme l'une des manifestations la plus dévastatrice de la maladie. En 1989, des neurologues séoudiens ont également découvert la "neurobrucellose", une affection due à des complications neurologiques de la Brucellose.

Un scientifique iranien Samuel Rahbar a été un pionnier en Hématologie et dans le domaine de la compréhension du Diabète sucré. En 1969, il a découvert l’Hémoglobine glyquée (HbA1c), une forme d’Hémoglobine utilisée initialement pour suivre la concentration en Glucose du plasma au fil du temps. Il a également été le premier à décrire l'augmentation de son taux dans le Diabète sucré.

Le médecin et ingénieur iranien Toffy Musivand a inventé de nombreux appareils dans le domaine de la technologie médicale, notamment le coeur artificiel pour le traitement de l’Insuffisance cardiaque terminale, des systèmes de transfert d’énergie pour des dispositifs médicaux implantables, des systêmes de suivi des patients à distance (Télémédecine), la biodynamique des fluides pour réduire ou éliminer les thromboses dans les dispositifs de circulation du sang, la simulation des soins aux patients, les dispositifs et les méthodes de détection, la stérilisation In situ, les processus de régulation des dispositifs médicaux et les Capteurs pour les soins médicaux .

Le Dr B. Muhammad Yunus est un médecin américain musulman qui pratique la Médecine interne et la Rhumatologie. En 1981 il a publié la "première étude contrôlée des caractéristiques cliniques de la Fibromyalgie", raison pour laquelle il est considéré comme le "père de notre vision moderne de la fibromyalgie." Son travail a été le "premier Essai clinique contrôlé " de la fibromyalgie avec "validation des Symptômes connus et des points douloureux" et il a également proposé les premiers "critères diagnostiques." En 1984 il a proposé un concept important selon lequel il existait une relation entre la fibromyalgie et d'autres affections. Il a montré en 1986 que les Médicaments sérotoninergiques et adrénergiques étaient efficaces, a publié les critères diagnostiques de la fibromyalgie en 1990 et travaillé sur des mécanismes de sensibilisation neurohormonale centrale dans les années 1990.

Aucune vérification de ces proclamations n’a été faite depuis 2005, date à laquelle elles avaient été faites pour la premières fois et selon des médecins d’Arabie saoudite, les patients qui ont été déclarés libres de toute infection virale ont été testés positifs pour le VIH.

En 2007, le scientifique Malais Sheikh Muszaphar Shukor qui est à la fois Spationaute et chirurgien orthopédiste, a été le premier à effectuer des Recherches médicales dans l’espace. Ses expériences médicales à bord de la Station spatiale internationale sont liées aux caractéristiques et à la croissance des cellules du Cancer du foie et de la Leucémie et à la cristallisation de différentes Protéines et de différents Micro-organismes dans l’espace. Ses expériences relatives au cancer du foie, aux cellules leucémiques aux micro-organismes bénéficieront à la science et à la recherche médicale, tandis que ses expériences relatives à la cristallisation des protéines, des lipases dans ce cas, bénéficieront directement aux industries de Malaisie.

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Histoire de Sydney

L'Histoire de Sydney remonte aux temps préhistoriques. La zone entourant Port Jackson (Sydney Harbour) était le territoire de tribus aborigènes pendant plus de 40 000 ans. Bien que l'urbanisation ait détruit la majorité de ces implantations, il reste encore des centaines d'outils en pierre dans certains endroits, attestant de l'ancienneté de la présence aborigène. Sydney est réputée pour avoir la collection d'outils anciens la mieux conservée au monde car elle est faite principalement à partir de grès, matière idéale et très approprié pour tailler des outils.

A la fin des années 1800, le creusement d'un canal à Alexandria (au sud-est de la ville) a mis en évidence les vestiges d'un campement aborigène estimé à au moins 7 000 ans; des découvertes plus récentes dans des grottes près de Glenbrook dans la partie basse des Montagnes bleues, à l'ouest de Sydney, montrent des traces d'occupation aborigènes datant de plus de 20 000 ans.

L'intérêt des européens pour l'Australie a augmenté avec la découverte de Botany Bay (un actuel quartier sud de Sydney) en 1770 par le capitaine James Cook. Sur instructions du gouvernement britannique, un point de peuplement fut créé par Arthur Phillip en 1788. Au départ, Phillip s'installa d'abord à Botany Bay,mais très rapidement ne fut pas satisfait par son choix. Après un court voyage en bateau vers le nord, Phillip mit pied à terre à Sydney Cove dans Port Jackson (le vrai nom du port de Sydney).

Phillip appela d'abord l'endroit la "Nouvelle Albion" mais pour des raisons qui ne sont pas très claires l'endroit prit le nom de "Sydney", du nom du Secrétaire d'État à l'Intérieur en 1789, Thomas Townshend, 1er Vicomte de Sydney. Ce choix est peut-être du au fait que c'est lui qui signa l'acte autorisant Phillip à créer une colonie.

L'installation d'européens dans la région eut un effet désastreux sur la population locale aborigène. Dans les premiers jours d'installation de la colonie, les aborigènes furent contaminés par des maladies comme la rougeole, la varicelle ou la variole, maladies contre lesquelles ils ne possédaient pas d'immunité. Contrairement à ce qui se passa pour les autres expéditions qui suivront, le gouverneur Phillip avait voulu développer des relations très étroites entre colons et aborigènes, suivant ainsi les règles des standards de l'époque.

Cependant en 1789, peu après l'arrivée à Botany Bay de l'expédition française conduite par La Pérouse, une épidémie catastrophique de variole et probablement aussi de varicelle éclata dans le peuple Eora et les peuples voisins ce qui entraina la mort de milliers d'aborigènes et dont les corps pouvaient parfois être trouvés en train de flotter dans les eaux du port de Sydney.

L'historien colonial et premier officier Watkin Tench, dont les écrits sont les seules sources des premières années de la colonie, suggéra que l'épidémie aurait été due au fait que les aborigènes auraient déterré un marin français qui serait mort de la varicelle peu après son arrivée en Australie et qui aurait été enterré à Botany Bay. Cependant, les coutumes très strictes des aborigènes concernant les tombes et les cadavres rendent cette hypothèse très peu vraisemblable. Une autre possibilité suggérée par Tench est que l'un des médecins de l'expédition avait ramené avec lui une fiole contenant le virus de la varicelle et qu'il aurait inoculé la maladie à titre expérimental à des colons et à des aborigènes pour les immuniser contre la maladie et que c'est ainsi que les aborigènes auraient été contaminés.

Quelle que soit la cause de la situation, le résultat fut catastrophique pour le peuple Eora et leurs descendants et au début des années 1800, on estime que la population aborigène de la région avait été ramenée à 10% de la population de 1788.

Le premier Sydney fut l'oeuvre du travail harassant des premiers colons. Dans les premières années, la sècheresse et les maladies ont causé de graves problèmes aux colons mais la situation s'améliora rapidement. Le gouvernement militaire colonial était confiant dans son armée, le corps de Nouvelle-Galles du Sud, surnommé le "Rhum Corps" parce qu'il avait le monopole de l'importation de l'alcool.

Des conflits éclatèrent parfois entre les gouverneurs et les officiers, beaucoup de ces derniers étant propriétaires de terrains comme John Macarthur. En 1808 ces heurts se transformèrent en une rébellion ouverte avec la "rébellion du Rhum" dans laquelle l'armée chassa le gouverneur William Bligh (affaire connue à l'heure actuelle sous le nom de la mutinerie du Bounty).

Le premier journal de Sydney fut la "gazette de Sydney" (the Sydney Gazette) créée par George Howe. Elle parut de façon irrégulière entre 1803 et 1842 mais néanmoins constitue une source de renseignements sur les débuts de développement de Sydney.

The Sydney Morning Herald rejoignit la Sydney Gazette comme quotidien en 1831; il continue toujours à paraître.

L'Australie connut bon nombre de ruées vers l'or dans le milieu des années 1800, la première commençant avec la découverte d'or à Bathurst ( à 150 km à l'ouest de Sydney) en 1851. Un grand nombre d'immigrants débarquèrent à Sydney et la population passa de 39 000 à 200 000 habitants en vingt ans. Les besoins en infrastructures pour faire face à une telle croissance de la population et l'activité économique qui en résulta conduisirent à des investissements massifs entre 1850 et 1860 pour les chemins de fer et le matériel portuaire. Après une période de forte croissance, la découverte d'or dans l'état de Victoria commença à drainer les habitants de Sydney vers Melbourne et une forte rivalité commença à se développer entre les deux villes. Cette rivalité arriva à son apogée quand les deux villes s'affrontèrent pour être capitale fédérale, dispute qui s'acheva par la création de Canberra.

Avec le développement industriel Sydney s'étendit rapidement et au début du XXe siècle, la ville possédait plus d'un million d'habitants. La grande dépression frappa sévèrement Sydney et l'un des souvenirs les plus voyants de cette crise est le pont de Sydney (the Sydney Harbour Bridge) en 1932.

Pendant tout le XXe siècle, la ville de Sydney continua à se développer avec différentes vagues de colons d'abord européens puis asiatiques ce qui donne à la ville sonaspect cosmopolite qu'on lui connait aujourd'hui.

La majorité des habitants de Sydney sont d'origine britannique ou irlandaise. Puis sont arrivés des colons de toutes origines notamment italiens, grecs, juifs, libanais, Sud-Africains, asiatiques du sud (notamment indiens, sri-lankais et pakistanais), soudanais, turcs, macédoniens, croates, serbes, sud-américains (brésiliens, chiliens et argentins), européens de l'est (tchèques, polonais, russes, ukrainiens et hongrois et Asie de l'est (notamment chinois, coréens et vietnamiens).

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Zona

Zona cervical. Notez les vésicules, typiques.

Le zona est une dermatose virale fréquente, due au virus de l'herpès zoster, le même virus que la varicelle.

L'adjectif s'y rapportant est zostérien.

L'affection se complique essentiellement de douleurs qui peuvent devenir chroniques et invalidantes par névrite post-zostérienne.

Le zona est une maladie virale due à une réactivation du virus varicelle-zona ou VZV, pour Varicella Zoster Virus, appartenant à la famille des herpes virus, qui est le virus responsable de la varicelle.

L'incidence annuelle est comprise entre 1,5 et 4 nouveaux cas pour mille. Elle est beaucoup plus fréquente chez la personne âgée ainsi que chez le patient immunodéprimé (dont SIDA). La surveillance de l'évolution de l'incidence en France est effectuée par le réseau Sentinelles de l'Inserm.

La fréquence des douleurs post-zostériennes atteint près de 40 % chez la personne âgée.

Le virus VZV, après la guérison de la varicelle, reste quiescent dans les ganglions nerveux, sans s'intégrer aux chromosomes hôtes. Le plus souvent à l'occasion d'une baisse de l'immunité (âge avancé, mononucléose, simple stress, SIDA déclaré, certains cancers, etc.), le virus se réactive dans un ou plusieurs ganglions nerveux. De là, il remonte par les fibres nerveuses jusqu'à la peau (ou les muqueuses selon les nerfs touchés), provoquant une éruption caractéristique de la varicelle. Cependant, à la différence de la varicelle, la topographie de l'éruption est limitée aux métamères des ganglions dans lesquels le virus s'est réactivé (c’est-à-dire dans une région de peau et/ou de muqueuse bien caractéristique, correspondant au territoire d'innervation du ou des nerfs correspondant aux ganglions nerveux infectés).

Les lésions microscopiques au niveau de la peau sont identiques à celles de la varicelle (présences de cellules géantes multinucléées avec infiltration de mononucléaires). Le diagnostic étant habituellement aisé, il n'est cependant pas besoin d'analyse histologique.

Les trois principales formes de zona sont la forme intercostale, notable par sa fréquence, et les formes ophtalmique et otitique, remarquables par le risque important de complications.

Contrairement à la varicelle où le prurit est prédominant, le zona est plus souvent marqué par des douleurs, pouvant même se montrer invalidantes dans les territoires atteints (territoire radiculaire), même après la guérison : on parle alors de douleurs post zostériennes, qui sont à classer dans les douleurs de type neurologique (douleur de désafférentation). Les douleurs sont aussi décrites comme une sensation de brûlure.

Tout comme pour la varicelle, les lésions apparaissent par poussées successives, mais limitées au territoire sensitif touché (topographie radiculaire dans le territoire du ganglion sensitif où la réactivation du virus s'est produite) : il en résulte ainsi des lésions d'âges différents, mélangeant ainsi des microvésicules, vésicules et pustules avec des croûtes sur des placards érythémateux. Ces vésicules ont des parois flasques et se remplissent d'un liquide purulent. Les croûtes tombent au bout de sept jours.

Le cas le plus fréquent est celui du zona intercostal, qui correspond à la réactivation du VZV au niveau d'un ganglion sensitif d'un nerf intercostal. Il arrive que plusieurs racines nerveuses soient touchées simultanément. Citons aussi les territoires abdomino-lombaires et pelviens, ainsi que la région cervicale (territoire d'Arnold, C2 et C3) comme régulièrement touchés, avec palpation d'adénopathies satellites.

Le traitement de cette forme de zona.

C'est une forme très particulière, due à la réactivation du VZV dans le ganglion géniculé et qui touche par conséquent le nerf facial (VIIe paire crânienne), un nerf essentiellement moteur avec donc un risque de paralysie faciale. Ce type de zona débute généralement par une douleur dans la région d'une oreille puis une éruption, inconstante, se produit dans le conduit auditif externe (correspondant à la zone de Ramsay-Hunt (seul territoire d'innervation sensitive cutanée du nerf facial). Il peut par ailleurs exister des acouphènes (perception de sons qui n'ont pas d'existence réelle) et des vertiges, ainsi qu'une baisse de l'audition. La classique paralysie faciale peut survenir dès le stade douloureux ou dans les jours suivant l'éruption, avec un risque de persistance, plus ou moins importante.

Le traitement de cette forme de zona.

La majorité des atteintes par le zona sont tout à fait banales et guérissent spontanément, mais contrairement à la varicelle, le corps ne peut s'immuniser contre les récurrences sous forme de zona et la complication la plus fréquente est donc tout simplement la récidive (qui est cependant loin d'être systématique).

Il peut cependant survenir des complications plus ou moins graves, dans l'immédiat ou ultérieurement.

Des sensations de brûlure peuvent apparaître.

Le traitement antiviral, qui agit directement sur l'agent infectieux responsable du zona, est en théorie réservé aux cas pour lesquels des complications sont à craindre. Cela concerne donc essentiellement les patients immunodéprimés et la forme ophtalmique du zona.

Quand il est indiqué, le traitement doit être mis en route le plus précocement possible.

Les molécules disponibles susceptibles d'êtres actives sur le VZV sont l'aciclovir (Zovirax®), le valaciclovir (Zelitrex®) et le famciclovir (Oravir®).

Le traitement antiviral est systématique, faisant classiquement appel à l'aciclovir par voie intraveineuse, au minimum une semaine. Le valaciclovir et le famciclovir par voie orale sont parfois utilisés.

L'efficacité du traitement étant plus marquée s'il est débuté dans les trois premiers jours, l'idéal serait qu'un patient immunodéprimé connaisse les premiers signes d'apparition du zona, afin de démarrer le traitement le plus précocement possible.

Le traitement antiviral est systématique. L'aciclovir ou le valaciclovir, utilisés par voie orale sur une durée d'au moins une semaine, sont indiqués pour éviter les complications oculaires.

Le zona ophtalmique doit être systématiquement pris en charge en urgence par un spécialiste, qui jugera de l'opportunité de traitement complémentaire (aciclovir en pommade opthalmique, corticothérapie locale et/ou générale) selon le type d'atteinte oculaire.

Les corticoïdes sont formellement contre-indiqués car susceptible de provoquer une flambée de la maladie.

Là encore, du fait du risque de persistance d'une paralysie faciale, le traitement antiviral est systématique. Malgré ce traitement, le risque persiste cependant. À noter que la corticothérapie est contre-indiquée pour certains en début de traitement.

Le traitement antiviral est proposé aux sujets de plus de 50 ans, pour prévenir les douleurs post zostériennes plus fréquentes à partir de cet âge. Il fait appel au valaciclovir ou au famciclovir par voie orale pendant 7 jours.

Chez l'adulte de moins de 50 ans, et dans le même but, certains proposent aussi le même traitement en cas d'éruption très floride, ou de douleurs intenses lors de la phase prodromique ou de la phase éruptive. En France, le traitement antiviral du zona chez les sujets immunocompétents de moins de 50 ans ne fait pas l'objet d'une prise en charge par l'Assurance maladie.

Les principales molécules utilisées, outre les antalgiques usuels, sont l'amitriptyline (Laroxyl® Elavil®), la gabapentine (Neurontin®) et la carbamazépine (Tegretol®). L'amitriptyline entraine une diminution de moitié de l'intensité des douleurs chez 50% des patients, avec une moindre fréquence des paroxysmes douloureux. Il existe aussi des traitements faisant appel à des techniques physiques, comme la neurostimulation transcutanée, ou l'injection intrathécale hebdomadaire de méthylprednisolone + lidocaïne.

Le vaccin habituel contre la varicelle chez le nourrisson n'a pas démontré actuellement une efficacité sur la prévention du zona (essentiellement en raison du manque de recul, la vaccination ayant lieu dans l'enfance et le zona survenant après la soixantaine).

Un vaccin contre le zona, plus fortement dosé et proche de celui utilisé pour les enfants contre la varicelle, est en cours de développement. Destiné à être injecté chez la personne âgée, il permet de diminuer de près de 50 % le risque de développer un zona, et de 65 % la survenue des douleurs post-zostériennes. Cette efficacité diminue cependant avec l'âge.

La vaccination n'est logiquement pas recommandée chez la personne immunodéprimée, alors que le risque d'infection par le virus est réel. En cas de greffe de moelle ou chez les malades du sida, l'aciclovir en traitement continue est une prévention possible et démontrée.

Étant donné que les vésicules et les croûtes du zona, de la même façon que celles de la varicelle, contiennent le VZV, il existe un risque contagieux pour les personnes non immunisées (c’est-à-dire celles qui n'ont jamais contracté la varicelle) : ces personnes peuvent alors développer une varicelle (et non un zona qui est une réactivation interne d'une varicelle ancienne). Pour un malade atteint du zona, les personnes à éviter sont donc les très jeunes enfants et les femmes enceintes, ainsi que les personnes immuno-déprimées chez qui une varicelle pourrait avoir de graves conséquences.

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Source : Wikipedia