UNESCO

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Posté par talos 16/03/2009 @ 19:15

Tags : unesco, onu, organisations internationales, international

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Institut de statistique de l'UNESCO

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L'Institut de Statistique de l'UNESCO est un organisme de l'UNESCO situé à Montréal. Son rôle est de compiler les statistiques globales et comparables internationalement sur l'éducation, la science, la technologie, la culture et les communications.

Thèmes principaux : éducation, alphabétisme, science et technologie ainsi que culture et communication.

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Le Courrier de l'Unesco

Le Courrier de l'Unesco est un magazine mensuel de l'Unesco, publié à partir de 1947 et actuellement supprimé, pour son édition papier, pour cause de restructurations budgétaires. Il avait neuf éditions : française, anglaise, espagnole, russe, allemande, arabe, américaine, japonaise et italienne.

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Prix UNESCO de l'éducation pour la paix

Créé en 1980, le Prix UNESCO de l'éducation pour la paix est attribué tous les ans depuis 1981.

Ce prix, doté de 60 000 dollars, a pour but de promouvoir toutes les formes d'action qui cherchent à "construire dans l'esprit des hommes les défenses de la paix" (Constitution de l'UNESCO), en récompensant un exemple particulièrement significatif d'action destinée à alerter l'opinion publique et à mobiliser la conscience de l'humanité en faveur de la cause de la paix.

Ce prix est remis à Paris, au siège de l'UNESCO, le 21 septembre, Journée internationale de la paix de l'ONU.

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Monte San Giorgio (UNESCO)

Pachypleurosaurus.jpg

Le Pachypleurosaurus, un fossile, qui a été trouvé au Monte San Giorgio.

Le Monte San Giorgio est un site naturel situé en en Suisse inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2003. Il se situe dans le canton du Tessin sur les pentes du Monte San Giorgio. Ce site paléontologique a été classé par l'UNESCO comme étant le témoin le mieux connu de la vie marine au Trias.

Le site se trouve en Suisse, dans le canton du Tessin au sud du lac de Lugano à proximité de la frontière italienne. Un autre site classé, de plus grande taille, se trouve aussi sur le Monte San Giorgio, il est classé par la Suisse à l'inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturel d’importance nationale (IFP).

Le site a été classé par l'UNESCO en 2003. Il mesure 849 ha, avec une zone tampon de 1 389 ha. Il est classé selon le critère (viii), relativement à la richesse et à la conservation des fossiles du trias présents.

Le site paléontologique est un affleurement de roches situés sur le Monte San Giorgio. Cette montagne, partie des Alpes lépontines s'est élevée au cours de l'orogénèse alpine.

Le site contient des fossiles complets et bien conservés du trias. Il y a environ 240 millions d'années ce site se trouvait dans un lagon tropical, abrité de la mer par un récif. Différentes formes de vie ont prospéré dans ce lagon, principalement marines : des reptiles, des poissons, des bivalves, des ammonites, des échinodermes et des crustacés. De part la situation proche de la cote, des formes de vies terrestres étaient présentes telles des reptiles, des insectes et des plantes.

Au milieu du XIXe siècle, le schiste bitumineux a commencé a être exploité au Monte San Giorgio dans l'idée de produire du gaz pour l'éclairage de la ville de Milan, c'est à cette époque que les premiers fossiles sont découverts. Plusieurs dizaines de milliers de fossiles ont été découverts, dont de nombreuses espèces de reptiles sous-marins (une trentaine), des poissons. Des végétaux et plusieurs centaines d'invertébrés ont été découverts..

Les fouilles non scientifiques sont interdites.

Le site naturel du Monte San Giorgio a été classé par l'UNESCO au Patrimoine mondial en 2003. Il couvre une zone de 849 ha ainsi qu'une zone tampon de 1 389 ha. Il est classé par l'UNESCO selon le critère VIII, il est considéré comme la principale référence pour les découvertes futures de fossiles marins du Trias dans le monde.

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Patrimoine mondial de l'UNESCO

Emblème du patrimoine mondial.

La liste du patrimoine mondial ou patrimoine de l'humanité est établie par le Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Le but du programme est de cataloguer, nommer, et conserver les sites dits culturels ou naturels d’importance pour l’héritage commun de l’humanité. Sous certaines conditions, les sites répertoriés peuvent obtenir des fonds de l’organisation World Heritage Fund. Le programme fut fondé avec la Convention Concernant la Protection de l’Héritage Culturel et Naturel Mondial, qui fut adoptée à la conférence générale de l’UNESCO le 16 novembre 1972. 184 États membres ont ratifié la convention (octobre 2006).

À l’issue de la 32e session du Comité du patrimoine mondial, qui s’est tenue à Québec (Canada) du 2 juillet au 10 juillet 2008, 878 biens y étaient inscrits (679 dits culturels, 174 dits naturels et 25 dits mixtes), répartis dans 145 États.

Depuis 1992, cette liste a une petite sœur appelée « Liste Mémoire du monde », qui recense les collections documentaires d’intérêt universel. Au 30 juin 2005, elle comprenait 120 éléments du patrimoine documentaire, appartenant à 56 pays.

En 1997, le concept de patrimoine oral et immatériel de l'humanité a été défini. Une proclamation des chefs-d’œuvre culturels immatériels, dont la première a eu lieu en 2001, établit une liste qui vient compléter celle du patrimoine matériel.

L’UNESCO s’efforce de respecter un équilibre entre continents dans la localisation du patrimoine mondial. À l’origine, l’Europe était surreprésentée. C'est encore le cas, mais l’apparition des sites naturels exceptionnels contribuent à une harmonisation géographique. Il existe à l’heure actuelle 878 sites répertoriés répartis dans 145 États : 679 sont culturels, 174 naturels, et 25 mixtes (culturels et naturels). Ces sites sont aussi répertoriés suivant cinq zones géographiques : Afrique sub-saharienne, États arabes (composé de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient), Asie-Pacifique (incluant Australie et Océanie), Europe et Amérique du Nord (États-Unis et Canada), et Amérique latine (incluant les Caraïbes). Notez que la Fédération de Russie, les États du Caucase et Israël sont classés comme appartenant à la zone Europe et Amérique du Nord.

1 : Le bassin d’Ubs Nuur (Mongolie, Fédération de Russie) est un site trans-régional, situé à la fois en Europe et en Asie et Pacifique selon la classification de l’UNESCO. Il est comptabilisé ici en Asie et Pacifique.

« Le patrimoine est l’héritage du passé, dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir. »     — Extrait de la convention de 1972.

Les biens et sites incombent au premier chef à l’État territorial mais l’inscription sur la liste postule aussi que ces biens et ces sites appartiennent aussi à l’"Humanité" et sont ainsi placés sous une sorte de sauvegarde internationale. Il y a donc un système de coopération et d’assistance pour aider l’État territorial du point de vue financier et matériel. La communauté n’entre pas directement dans la gestion des sites concernés, mais il y a un suivi qui est réalisé par des organismes internationaux indépendants de l’État territorial (exemple : centre mondial de surveillance continue de la conservation de la nature). Cette protection est toute relative par rapport à la puissance de l’État sur son territoire.

Le Comité du patrimoine mondial a étudié les rapports sur l’état de conservation des biens naturels et culturels inscrits sur la liste du Patrimoine mondial en péril. Il établit, met à jour et diffuse, chaque fois que les circonstances l'exigent, sous le nom de « liste du patrimoine mondial en péril », une liste des biens figurant sur la liste du patrimoine mondial pour la sauvegarde desquels de grands travaux sont nécessaires et pour lesquels une assistance à été demandée aux termes de la présente convention. Cette liste contient une estimation du coût des opérations. Ne peuvent figurer sur cette liste que des biens du patrimoine culturel et naturel qui sont menacés de dangers graves et précis, tels que menace de disparition due à une dégradation accélérée, projets de grands travaux publics ou privés rapide développement urbain et touristique, destruction due à des changements d'utilisation ou de propriété de la terre, altérations profondes dues à une cause inconnue, abandon pour des raisons quelconques, conflit armé venant ou menaçant d'éclater, calamités et cataclysmes, grands incendies, séismes, glissements de terrain, éruptions volcaniques, modification du niveau des eaux, inondations, raz de marée.

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Pourquoi UNESCO ?

Pourquoi UNESCO ? (Proč UNESCO ?) est un court métrage d'animation tchèque réalisé par Jiří Trnka, sorti en 1959.

Traitée avec humour, une réflexion métaphorique sur l'importance et le rôle de l'UNESCO pour la vie culturelle internationale.

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Île de Gorée

Senegal Gorée island harbor.jpg

Lieu chargé d'Histoire distingué par l'UNESCO, Gorée est à la fois une île de l'océan Atlantique nord située dans la baie de Dakar (Sénégal) et l'une des 19 communes d'arrondissement de la capitale.

Les Hollandais s’emparent de Gorée en 1617 et la baptisent Goede Reede, « la bonne rade », étymon du nom actuel. Les Français s'implantent sur l’île en 1677, mais les Anglais leur disputent cette position jusqu'à la paix d'Amiens en 1802.

La traite des esclaves perdure pendant trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Saint-Louis du Sénégal, Bénin, Ghana...). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique se situent surtout à Saint-Louis, point de convergence de la traite négrière arabo-musulmane et européenne. À Gorée, l'ancienne demeure d'Anna Colas Pépin, connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique. En effet, le passage des esclaves par Gorée était très minoritaire : ils embarquaient directement et discrètement dans des fortins — « les Fabriques » — répartis sur toute la côte. Néanmoins le nom de Gorée reste étroitement attaché à cette période tragique.

En parallèle, le commerce de la gomme, de l'arachide, des peaux, de l'or du Galam, des épices pauvres ainsi que la fourniture d'ouvriers qualifiés (charpentiers, maçons...) assurent la prospérité économique des signares de l'île du 18e siècle au XIXe siècle.

Avec la fondation de Dakar en 1857, à la demande des notables de l'île, signares en tête, Gorée perd progressivement de son importance. En 1872 l'administration coloniale française crée les deux communes de Saint-Louis et Gorée, les deux premières communes d'Afrique de l'ouest sur le modèle occidental, dotées exactement du même statut que les autres communes françaises. Dakar, sur le continent, fait partie de la commune de Gorée, dont l'administration se trouvait sur l'île. Cependant, dès 1887, Dakar est détachée de la commune de Gorée et devient une commune de plein exercice. La commune de Gorée en est réduite à sa petite île.

En 1891 la population de Gorée s'élève à 2 100 habitants alors que Dakar n'en compte que 8 737. Néanmoins en 1926 les Goréens ne sont plus que 700, alors que la population de Dakar atteint 33 679 personnes. C'est ainsi que la fusion de Gorée avec Dakar est décidée en 1929. La commune de Gorée disparaît et Gorée n'est plus désormais qu'une petite île sur la commune de Dakar. Le lieutenant Robert Gaffiot publie en 1933 un ouvrage dont le titre reflète bien ce déclassement : Gorée, capitale déchue.

En 1996 le Parlement se prononce en faveur d'une profonde réforme de l'organisation territoriale du Sénégal. Dans le cadre de cette politique de décentralisation, la commune de Dakar, devenue trop étendue et trop peuplée, se voit divisée en 19 communes d'arrondissement, auxquelles des pouvoirs plus grands sont conférés.

Pour la commune de Gorée c'est une sorte de résurrection. Avec le titre de "Commune d'Arrondissement de l'île de Gorée", elle reprend possession des bâtiments de l'ancien hôtel de ville au centre de l'île, un édifice qui avait hébergé la mairie de la précédente commune de Gorée entre 1872 et 1929.

Cette nouvelle orientation est l'une des réalisations majeures de l'équipe municipale, dirigée successivement par Augustin Ly, puis Urbain Diagne à partir de 1975.

Sous le mandat d'Urbain Diagne, militaire de carrière et adjoint spécial au Maire de Dakar chargé de Gorée à partir de 1980, qui s'achèvera par sa retraite politique en 2001, Gorée renaît notamment par sa classification au Patrimoine mondial de l'Unesco (1978) avec le concours de son Sécrétaire Général, le Sénégalais Amadou-Mahtar M'Bow et d'Abdou Diouf, alors Premier Ministre de Léopold S. Senghor. L'île retrouve son cachet d'antan : rénovation des bâtiments et infrastructure adaptée aux normes architecturales d'origine, re-fleurissement par l'Association des "Amis de la Nature" présidée alors par Maître Marie-Josée Crespin.

Sur le plan sanitaire, Gorée est désormais dotée d'un dispensaire rénové par l'Ordre Souverain de Malte, dont Urbain Diagne est Chevalier de grâce, membre de l'unique commanderie d'Afrique basée au Sénégal.

L'île se modernise et s'ouvre au monde par de nombreux jumelages avec d'autres villes également chargées d'Histoire : Drancy (France), Rodden Island (Afrique du Sud), Sainte-Anne (Martinique), Lamentin (Guadeloupe). Gorée est désormais un lieu de passage et de recueillement obligé pour les grands de ce monde en visite officielle au Sénégal (Jean-Paul II, Bill Clinton, Yasser Arafat...).

Elle devient également un lieu d'intense activité culturelle (festivals de jazz, expositions..) et intellectuelle (Université des Mutants, Fondation Soros, Lycée féminin d'élite Mariama Bâ..).

Gorée est alors un symbole de brassage ethnique et culturel, mêlant des habitants de toutes les régions du globe, et de tolérance religieuse, à l'image de la composition des familles multi-confessionnelles et métissées qui y vivent.

Cohabitent harmonieusement les communautés musulmane (sunnite, dont les ermites Baye Fall de rite mouride), chrétienne, bouddhiste et rasta. On peut ainsi voir, traditionnellement, l'imam assister à la messe de la fête patronale Saint-Charles Borromée ou le curé prier à la mosquée lors de la fête de l'Aïd El Kebir (Tabaski).

Désormais la commune d'arrondissement de Gorée est gérée par un Conseil municipal, démocratiquement élu tous les cinq ans et d'un maire élu par les membres de ce Conseil.

Le maire actuel est Maître Augustin Senghor, élu en 2002. Également président de l'US Gorée, c'est le premier maire écologiste du pays.

La commune est rattachée à l'arrondissement de Plateau-Gorée. Elle fait partie du département de Dakar dans la région de Dakar.

À vol d'oiseau, les localités les plus proches sont Dial Diop, Dakar-Plateau, Dakar, Bel Air, Thiaroye-sur-mer, Mbao, Diokoul, Keuri Souf, Tiawlene, Bargny Guedj, Minam, Yene Tode, Toubab Dialo, Tilène et Keur Dib.

Gorée se trouvant au centre de la rade que forme la côte sud de la presqu'île du Cap-Vert, à l'abri des vents atlantiques, elle constitue depuis longtemps un abri sûr pour le mouillage des navires. D'origine volcanique, cette île rocheuse est formée de laves refroidies, comme en témoigne l'utilisation du basalte pour diverses constructions. Elle est surplombée au sud par un plateau granitique. Dans l'anse de Gorée près du port une petite plage de sable bénéficie d'une eau claire et de vagues modérées. L'eau y est un peu plus fraîche que sur les plages du continent.

Outre les paysages, des températures variant entre 25° et 17° l'hiver et 24° à 30° l'été, une végétation constituée notamment de palmiers, de baobabs, de bougainvillées et d'hibiscus contribuent à créer un cadre naturel des plus agréables.

Cependant plusieurs bâtiments sont menacés par le lent travail de corrosion de la mer.

Comme dans la presqu'île du Cap-Vert, les premiers habitants étaient des Lébous.

La plus grande partie de la population est musulmane, mais les catholiques sont également présents.

Lors du recensement de 2002, Gorée comptait 979 habitants, 164 ménages et 84 concessions.

Fin 2007, selon les estimations officielles, la population s'élèverait à 1 102 personnes.

Les premiers occupants étaient pêcheurs. Par la suite l'île a connu une véritable prospérité économique, notamment liée au commerce. Aujourd'hui le tourisme et ses dérivés constituent ses principales ressources.

En novembre 1975 le patrimoine architectural de Gorée est inscrit sur l'inventaire des monuments historiques du Sénégal et depuis septembre 1978 il figure sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO.

Grâce au charisme et à la persévérance de son conservateur, Joseph Ndiaye, la Maison des Esclaves constitue le passage obligé de quiconque se rend à Gorée pour la première fois. Le rôle réel de la célèbre maison rose – et plus généralement de l'île – dans la traite négrière est dénoncé par quelques chercheurs. Des natifs de Gorée ont également condamné cette histoire accusée de n'avoir qu'un caractère commercial, jusqu'à ce que le Gouvernement y mette fin officiellement en 2007.

Situé sur la pointe nord de l'île, le Musée historique – rattaché à l'Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN) – occupe l'ancien Fort d'Estrées. Il est consacré à l'histoire générale du pays, des origines à l'indépendance, et tout particulièrement à celle de l'île de Gorée.

Aménagé dans l'ancienne demeure d'une riche signare, Victoria Albis, le musée a été ouvert en 1994, sous la direction de la femme de lettres Annette Mbaye d’Erneville. Également lieu de formation et d'animation, le musée rend hommage aux femmes du pays, connues ou non, et rend compte de leur vie quotidienne.

Au milieu des bougainvillées, une grande maison de la Compagnie des Indes construite au XVIIIe siècle abrite le musée ouvert en 1960 par l'IFAN et entièrement restauré en 1995. Il est réputé pour sa collection de 750 espèces de poissons et 700 espèces de mollusques. Les écosystèmes et l'habitat de la région y sont également présentés.

Les anciens commandants supérieurs de Gorée logeaient dans ce palais situé à l'ouest de l'île. La demeure achevée en 1864 est aujourd'hui laissée à l'abandon.

L'École William Ponty (du nom du gouverneur général de l'Afrique occidentale française William Merlaud-Ponty) a été de 1913 à 1937 l'école normale fédérale de l'AOF. Elle a formé de nombreux cadres africains avant d'être transférée à Sébikhotane.

Aujourd'hui désaffectée, elle se trouve sur la place du Gouvernement.

Située au centre de l'île, sur la rue du Chevalier de Boufflers, l'imposante église Saint-Charles-Borromée est l'un des deux édifices sacrés de Gorée.

Comme son homonyme autrichienne – l'Église Saint-Charles-Borromée de Vienne – elle est dédiée au cardinal italien Charles Borromée.

L'ancienne église ayant été brûlée par des soldats pendant la nuit de Noël 1799, au moment de la reprise de l'île par les Anglais, les catholiques de Gorée sont restés privés d'église jusqu'à l'achèvement de cette nouvelle bâtisse en 1830, financée par les signares de Gorée. Dans l'intervalle c'est la maison de la signare Anna Colas Pépin – fille de Nicolas Pépin et nièce de Anne Pépin –, qui a joué le rôle de lieu culte provisoire pour les catholiques de Gorée. Des mariages et des baptêmes y furent célébrés jusqu'à l'achèvement de la nouvelle église.

L’escalier en fer forgé de la tribune a été fondu dans les ateliers de la Marine française.

Chaque année la fête patronale de Gorée est célébrée dans l’église le 4 novembre, ou le dimanche suivant s’il ne s’agit pas d’un dimanche.

Gorée possède l'une des plus anciennes mosquées en pierre du pays. Celle-ci a été construite en 1890, au pied du versant ouest du Castel.

Un projet d'aménagement de l'esplanade est en cours. Il prévoit notamment des espaces de détente et l'intégration du site de commerce artisanal situé au bas du Castel.

Surplombant l'île sur sa pointe sud, le Castel constituait une position stratégique et offre aujourd'hui un large panorama sur le continent. Face à l'ouest le fort Saint-Michel y fut construit par les Français en 1892. En 1907 on y installa un télémètre permettant de mesurer l'éloignement des navires afin de régler les canons. De l'autre côté un canon d'une portée de 14 km permit à la France de Vichy de couler un bateau anglais le 23 septembre 1940. Saboté par les Français au moment de l'indépendance, il n'avait jamais resservi.

Sur le plateau se dresse un modèle réduit du futur Mémorial Gorée-Almadies, le projet d'un architecte milanais Ottavio Di Blasi retenu en 1999 et qui devrait avoir pour objectif de promouvoir l'héritage culturel et architectural du symbole de Gorée.

L'Université des Mutants est un centre international de rencontres et de conférences fondé en 1979 à l'initiative du Président Léopold Sédar Senghor et de l'écrivain et philosophe français Roger Garaudy.

L'atmosphère attachante d'une île sans voitures ni bicyclettes, les tons pastels de ses façades, son climat agréable, mais aussi la proximité de la capitale ont conduit de nombreux artistes à s'établir à Gorée, temporairement ou définitivement. Le plus connu est sans doute le peintre Fallou Dolly et ses fixés sous verre, mais on peut citer également Moussa Sakho, Gabriel Kemzo Malou ou Cheikh Keita. Beaucoup d'entre eux sont installés aux abords du Castel.

La musique n'est pas en reste. Des artistes tels que Iannis Xenakis, Kassav' ou Youssou N'Dour y ont puisé leur inspiration. Un opéra lui a été dédié en 1966 à l'occasion du premier Festival mondial des Arts nègres. La chorale de l'église Saint-Charles-Borromée bénéficie d'une certaine notoriété.

Des scènes de plusieurs films ont été tournées dans ce cadre photogénique. L'Histoire d'Adèle H. de François Truffaut montre ainsi Isabelle Adjani – dans le rôle de la fille désespérée de Victor Hugo – errant dans les rues en quête d'un amour impossible.

En 2005 a eu lieu la première édition du Gorée Diaspora Festival, une manifestation lancée par la commune et associant danses, musique, arts plastiques, conférences, sports, carnaval et spectacles sons et lumières.

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Mémoire du monde

Logo Mémoire du Monde (Unesco).gif

« Mémoire du monde » est un programme créé en 1992, sous l'égide de l' Unesco, visant à sensibiliser la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire, à la nécessité d’assurer sa conservation pour les générations futures et à le rendre accessible à un large public.

Le patrimoine documentaire déposé dans les bibliothèques et les archives représente un volet essentiel de la mémoire collective ; il reflète la diversité des langues, des peuples et des cultures. Mais cette mémoire est fragile et une partie de ce patrimoine disparaît régulièrement par accident ou vieillissement des supports.

Reconnaissant qu'une action urgente est requise pour lutter contre la disparition de vastes parties de la mémoire documentaire mondiale, l'Unesco a lancé le Programme Mémoire du monde destiné à sauvegarder et à promouvoir ce patrimoine, « afin d'éviter l'amnésie collective et de promouvoir la conservation des collections d'archives et de bibliothèque partout dans le monde et d'en assurer la plus large diffusion ».

L'idée qui a prévalu lors de la mise en œuvre du programme « Mémoire du monde » est l'affirmation solennelle que le patrimoine documentaire du monde appartient à tous et qu'il est nécessaire de favoriser sa préservation et son accessibilité. Il convient, dans un premier temps, d'identifier les éléments documentaires d'intérêt universel, de sensibiliser à l'importance de ce patrimoine, puis d'en faciliter la conservation et l'accès pour le bénéfice des populations humaines actuelles et futures. Les moyens mis en œuvre par l'Unesco pour y parvenir sont divers : ils vont de l'aide-conseil pour la conservation des collections aux encouragements à la numérisation et à la publication.

Un Comité consultatif international (CCI), dont les membres sont désignés par le Directeur général de l’Unesco, guide la conception et la mise en œuvre du programme dans son ensemble et formule des recommandations concernant la mobilisation des fonds, l’attribution des crédits et l’octroi du label « Mémoire du Monde » aux projets retenus.

La promotion des collections documentaires sélectionnées est assurée, entre autres, par la publication du registre « Mémoire du monde ».

Le programme s’est en effet doté d’un Registre mondial, liste des éléments du patrimoine documentaire identifiés par le Comité Consultatif International et approuvés par le Directeur Général de l’Unesco. Cette liste est en quelque sorte la « petite sœur » de la prestigieuse Liste du patrimoine mondial culturel et naturel de l'Unesco qui regroupe à ce jour plus de 800 sites, répartis dans 137 pays.

Le Directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura a approuvé l’inscription au Registre de 29 nouveaux éléments du patrimoine documentaire sur recommandation du Comité consultatif international, réuni du 13 au 16 juin 2005 à Lijiang (Chine).

Après ces inscriptions, la Liste du patrimoine mondial « Mémoire du monde » comprend 120 éléments du patrimoine documentaire, appartenant à 56 pays.

L’Unesco lance chaque année un nouvel appel à propositions d’inscription au Registre (pour l'année 2006-2007, celui-ci est ouvert jusqu’au 31 mai 2006), et les candidatures sont examinées par le Comité consultatif international, qui se réunit tous les deux ans.

Le Registre international « Liste Mémoire du monde » est la liste de toutes les collections du patrimoine documentaire qui ont été identifiées par le Comité consultatif international lors de ses réunions à Tachkent (septembre 1997), à Vienne (juin 1999), à Cheongju (juin 2001), à Gdańsk (août 2003), et à Lijiang (juin 2005) et approuvées par le Directeur général de l'Unesco comme répondant aux critères de sélection d'intérêt universel.

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Source : Wikipedia