Turquie

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Posté par marvin 02/03/2009 @ 04:40

Tags : turquie, europe, international

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Équipe de Turquie espoirs de football

L'équipe de Turquie espoirs de football est une sélection des meilleurs jeunes footballeurs turcs, constituée sous l'égide de la Fédération de Turquie de football. Elle prend part au championnat d'Europe espoirs, organisé tous les deux ans par l'UEFA. L'âge limite pour participer au tournoi est de 21 ans au début de la phase de qualification.

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Turquie

Drapeau de la Turquie

La Turquie (en turc Türkiye), ou la République de Turquie ( ? Türkiye Cumhuriyeti Fiche) pour les usages officiels, est un pays eurasiatique : elle est en effet située en Asie (Anatolie) à 97 % et en Europe (Trakya, soit la Thrace orientale) à 3 %. La Turquie a des frontières avec Chypre, la Grèce, la Bulgarie, la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan (Nakhitchevan), l'Iran, l'Irak et la Syrie. C’est une république parlementaire dont la langue officielle est le turc. La Turquie est bordée au nord par la Mer Noire, à l'ouest par la Mer Egée et au sud par la Mer Méditérrannée. La Thrace (Europe) et l'Anatolie (Asie) sont séparés par la Mer de Marmara et les détroits du Bosphore au nord et des Dardanelles au Sud.

La Turquie est considérée comme faisant partie parfois de l'Europe, parfois de l'Asie. Par sa localisation géographique unique, à cheval sur deux continents, au carrefour des axes Russie - Méditerranée et Balkans - Moyen-Orient, sur l'antique route de la soie,aujourd'hui sur le tracé d'oléoducs d'importance stratégique, la Turquie à toujours été un carrefour d'échanges économiques, culturels, religieux,... Elle a fait le lien entre l'Orient et l'Occident, d'où sa position géostratégique de premier plan qui se renforce au vu des évènements politiques qui secouent tant le Moyen-Orient que le marché des hydrocarbures ou les tensions liées au problème de l'eau.

La Turquie moderne, fondée sous l'impulsion de Mustafa Kemal en 1923 sur les ruines de l'Empire Ottoman défait par la Première Guerre mondiale, est une république démocratique, unitaire, constitutionnelle et laïque. Depuis lors elle n'a eut de cesse de se rapprocher de l'Occident en se joignant par exemple à des organisations de coopération : l'OTAN, l'OCDE, l'OSCE, le Conseil de l'Europe ou le G20 ... La Turquie est officiellement candidate à l'entrée dans l'Union européenne depuis 1963 où elle est associée à l'UEE, elle rejoindra l'union douanière en 1995. Néanmoins, parallèlement la Turquie a su conserver en tant que pays à population majoritairement musulmane, des liens privilégiés avec le monde musulman, l'ensemble du Moyen-Orient et l'Asie Centrale en participant notamment à l'organisation du Conseil Islamique.

La péninsule Anatolienne (ou Asie Mineure), qui représente aujourd'hui 95% de la Turquie moderne est parmi les régions du globe qui furent continuellement habités tout au long de l'histoire de l'humanité. Les premières implantations comme celles de Çatalhöyük, Çayönü, Nevali Cori, Hacilar, Göbekli Tepe et Mersin sont considérés être parmi les premières au mondes. A travers les ages, les anatoliens ont parlé des langues diverses et variés telles que les langues sémitiques, hittite, grecque, arabe, perse, ...

Le premier empire à émerger sur ces terres fut sans nul doute l'empire Hittite, du XVIIIe s av Jc au XIIIe s av JC. Par la suite un peuple indo-européen, les Phrygiens règnèrent sur ces terres jusqu'à leur anéantissement par les Cimmeriens au VIIe s av Jc. D'autres peuples indo-européens se succédèrent là : Les Lydiens et les Lyciens. Vers 1200 av JC, la cote ouest de l'Anatolie subit l'invasion des grecs Éoliens et Ioniens. Puis l'empire perse Achéménide, domina toute l'Asie mineure aux VIe et Ve s av JC. En 334 av JC, Alexandre le Grand, dans sa grande conquête, envahi l'Anatolie et la divise en royaumes grecques (la Bithynie, la Cappadoce, les royaumes de Pergame et du Pont). Ces derniers furent submergés par l'invasion romaine. En 324 av JC, l'empereur romain Constantin Ier choisit Byzance pour nouvelle capitale de l'empire romain. La Nouvelle Rome qui sera plus tard Constantinople, la capitale de l'empire romain d'orient à la chute de Rome. Puis à l'invasion par le sultan Mehmed II elle deviendra Istanbul.

Les turcs à l'origine peuple nomade originaire d'Asie, des plaines de Mongolie au plaines de l'Asie Centrale, ont connu un vaste et continu mouvement d'émigration vers l'ouest. Organisés en tribus et en fédérations de tribus non-exclusivement turques, ils ont constitué dans le temps des royaumes (par exemple le royaume des göktürk ou turques célestes )plus ou moins vastes et plus ou moins éphémères. La première fois que l'histoire retiens le nom des turcs au moyen orient c'est en tant que mercenaires des califes abassides qu'ils dirigeront de fait dès le Xe siècle. Les Seldjoukides, des turcs Oghouzes, fondèrent un empire qui s'étend de l'Anatolie jusqu'aux plaines d'Asie Centrale. Les invasions mongoles de Gengiz Khan finirent d'achever l'Empire Seldjoukide déjà mis à mal par ses luttes internes et les croisades.

En 1299, le sultan oghouze Osman Ier conquiert la ville byzantine de Mocadène. Cet événement est considéré comme le début de l'Empire ottoman. Dès lors l'empire ne va cesser d'accroître son territoire et atteint son apogée au XVIe siècle sous le règne de Soliman le Magnifique.

Les Balkans sont conquis dès la fin du XIVe siècle et la Serbie est entièrement annexée en 1459. 1453 voit la prise de Constantinople par les troupes du sultan Mehmet II. C'est la fin de l'Empire byzantin.

C'est à cette époque que de nombreux chrétiens slaves, grecs ou arméniens, pauvres et démunis, se convertissent à l'islam pour ne pas payer le haraç (impôt sur les non-musulmans) et deviennent Ottomans.

Au XVIe siècle, l'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François Ier.

L'Empire décline à partir du XVIIIe siècle. La défaite à la bataille de Vienne de 1683 marque le début du déclin effectif et des premières pertes territoriales. Au XIXe siècle, l'Empire désagrégé tente de se reconstruire en se modernisant par de nombreuses réformes. Mais cette période de réformes, appelée Tanzimat, s'achèvera en 1876 sans empêcher la perte de la Grèce, de l'Égypte ou de l'Algérie. À la fin du siècle, ce sont les Balkans qui retrouvent leur liberté. Dans le même temps, les populations arméniennes se révoltant pour obtenir d'avantage de droits et de libertés deviennent un véritable problème au sein de l'empire. Le sultan Abdülhamid II ordonna de les massacrer entre 1894 et 1896. Les massacres hamidiens feront deux-cent mille victimes arméniennes.

En 1913, la défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes-Turcs (Parti Union et Progrès) au pouvoir.

Entre 1915 et 1917 le noyau dur du parti, et notamment Talaat Pacha, met en place et organise le génocide arménien qui coûta la vie, selon la majorité des historiens, à un million deux cent mille Arméniens d'Anatolie. Les deux tiers de la population arménienne d'Anatolie furent exterminés sans que les puissances occidentales n'interviennent. Le génocide arménien est considéré comme le premier du XXe siècle.

Le 10 août 1920, à la fin de la Première Guerre mondiale, le traité de Sèvres partage l’Empire ottoman ; il prévoit un Kurdistan et une Arménie indépendants, attribue la Thrace orientale et la région de la mer Égée à la Grèce et met les territoires arabes sous contrôle de la France et de la Grande-Bretagne.

Entre 1920 et 1923, Mustafa Kemal Atatürk mène la guerre républicaine destinée à récupérer une grande partie des territoires perdus par le traité de Sèvres. Finalement, le 24 juillet 1923, le traité de Lausanne revient sur le traité de Sèvres en attribuant toute l’Anatolie et la Thrace orientale à la Turquie ; les minorités grecque et arménienne résiduelles sont chassées, sauf à Istanbul.

La Turquie est située pour sa majeure partie (97 %) en Asie (Anatolie), où se trouve sa capitale Ankara, mais une partie du pays se trouve en Europe (3 %), la Thrace.

La principale ville, İstanbul (qui s’est auparavant appelée Byzance, puis Constantinople jusqu'à la conquête ottomane au XVe siècle), est située à cheval entre la Thrace et l’Anatolie, les deux parties de la ville étant séparées par le détroit du Bosphore. C’est avec Çanakkale l'une des rares villes au monde a être à cheval sur deux continents.

La Turquie se compose de deux chaînes de montagnes, les monts Taurus et la chaîne pontique, qui enserrent le haut plateau anatolien et le plateau arménien. Ce sont des formations géologiques jeunes, toujours actives, comme l'indiquent les nombreuses failles et plissements. Environ 80 % du pays se trouve dans une zone tectonique extrêmement active. La Turquie possède huit principaux bassins hydrographiques dont les plus importants sont ceux de l'Euphrate (Firat) et du Tigre (Dicle). Environ un quart du pays est couvert de forêts — pins, épicéas, cèdres et arbres à feuilles caduques.

Dans le nord du pays, la chaîne Pontique voit se succéder d'ouest en est le massif schisteux de l'Istranca Dai (Thrace orientale), les plateaux de Bithynie et la série des chaînons montagneux de plus en plus élevés dominant la mer Noire. Les deltas du Kizil Irmak et du Yesil Irmak forment les deux seules plaines littorales.

Au sud, le Taurus, second grand ensemble montagneux, dessine deux grands arcs séparés par le rentrant du golfe d'Antalya et de la plaine de Pamphylie.

Taurus et chaîne Pontique se rejoignent en Anatolie orientale (Arménie occidentale) où le mont Ararat (5 165 m), sur lequel l'arche de Noé se serait échouée après le Déluge, constitue le point culminant du pays.

Par sa position au nord-est du Bassin méditerranéen, la Turquie appartient, globalement, au domaine climatique méditerranéen : l'hiver est doux, tandis que l'été est chaud et sec. Toutefois, la position périphérique des principaux reliefs introduit de profondes perturbations dans ce schéma. Ainsi toutes les régions intérieures sont-elles marquées par la continentalité : hivers plus froids, total de précipitations plus faible, maximum pluviométrique décalé vers le printemps. Inversement, la région pontique, abordée de plein fouet par des masses d'air humidifiées au-dessus de la mer Noire, reçoit des précipitations abondantes et régulières.

La capitale de la Turquie est Ankara. Le territoire national est divisée en 81 provinces (en turc il). Les provinces sont organisées en 7 régions (bölge) instituées pour procéder au recensement national ; cependant, elles ne représentent pas une structure administrative. Chaque province est elle-même découpée en districts (ilçe), soit un total de 957 districts.

Les provinces et les arrondissements sont administrés respectivement par des préfets (vali) et des sous-préfets (kaymakam) nommés par l’État. La province est la circonscription électorale pour l’élection des députés au parlement. Les maires de commune (belediye başkanı) sont élus au suffrage universel, en même temps que les maires de quartier ou de village (muhtar). Dans certaines grandes villes, il existe un niveau administratif regroupant plusieurs communes, la « métropole » (büyükşehir).

Les provinces ont le même nom que leur capitale provinciale, aussi appelée district central ; la seule exception est Hatay (capitale: Antakya). Les provinces les plus peuplées sont Istanbul (+12,6 millions), Ankara (+4,5 millions), Izmir (+3,7 millions), Bursa (+2,5 millions), Adana (+2 millions) et Konya (+1,9 million). Dix-neuf provinces ont des populations de plus d'un million habitants, vingt provinces entre 500 000 et un million et seulement deux provinces ont des populations moins de 100 000.

La plus grande ville et la capitale pré-républicaine Istanbul est le cœur financier, économique et culturel du pays. Les autres villes importantes sont Izmir, Bursa, Adana, Trabzon, Malatya, Gaziantep, Erzurum, Kayseri, Kocaeli, Konya, Mersin, Eskişehir, Diyarbakır, Antalya et Samsun.

Environ 75 % de la population turque est citadine.

La République de Turquie comptait 70 586 256 habitants au 31 décembre 2007, soit environ 1 % de la population mondiale. La population urbaine représente 70,5 % de la population.

La croissance démographique turque a quelque peu diminué ces dernières années mais est toujours assez élevée : le taux de fécondité est de 2,53 enfants par femme (2,43 pour les femmes turques et 4,61 pour les femmes kurdes). Selon le World Population Prospects, Nations unies, en 2007 le taux de fécondité aurait atteint 2,13. En 2006, environ 1 700 000 naissances ont été enregistrées en Turquie (1 424 000 pour les femmes turques et 260 000 pour les femmes kurdes) avec une mortalité infantile de 43 ‰ (39 ‰ pour les enfants nés de parents turcs et 52 ‰ pour les enfants né de parents kurdes). La croissance démographique s'établit à 1,43 % par an.

D’après l’article III de la Constitution de 1982, la Turquie a une seule langue officielle qui est le turc écrit en alphabet latin depuis 1928. Parmi les autres langues parlées, on trouve notamment l'arabe (dans le sud-est et dans la région de Hatay (Antakya, ex-Antioche et Siirt), le kurde (Kurmandji et zazaki) (est et sud-est de la Turquie), le laze (nord-est), etc. On dénombre en Turquie une cinquantaine de langues et dialectes différents et neuf alphabets. Depuis 2002, d’autres langues minoritaires sont reconnues et autorisées, y compris à l’enseignement et comme langues de diffusion audiovisuelle.

La religion de la population est en très large majorité l'islam, avec, en fonction des références, 70 à 85 % sunnite hanafite (branche de l'islam) et entre 15 et 25% d'alévis. Il est difficile de quantifier le nombre d'alévis en Turquie : les responsables d'associations parlent de 25 millions d'alévis, les démographes expriment le chiffres de 8 millions (soit 11% de la population) à 12 millions (17% de la population turque) . Si on se réfère aux différents pourcentages des différentes élections qui se sont déroulées en Turquie pour faire une estimation des alévis, et en particulier à Sivas, la ville qui compte le plus de villages alévis dans toute la Turquie, les trois partis ayant une politique ouvertement pro-sunnite ou plus ou moins hostile aux alévis et donc pour lesquels les alévis ne devraient pas voter, atteignent 63,75 % en 1999, 72,16% en 2002 et 79,96% en 2007 avec des taux de participations dépassant les 85% à chaque fois.

Au début du XXe siècle, des Arméniens chrétiens vivaient en Turquie orientale et des Grecs orthodoxes sur la côte de la mer Égée ainsi que sur les côtes septentrionales et méridionales (Trébizonde, Antalya, Smyrne...). Au cours de la Première Guerre mondiale, la plupart des Arméniens ont été tués, déportés ou ont fui lors du génocide arménien. Les Grecs ont d'abord fui pendant la guerre gréco-turque de 1920-1922, ensuite ont été sujet à un échange de populations entre la Grèce et la Turquie entre 1923 et 1927, avec un transfert de populations grecques d'Anatolie vers la Grèce et des populations turques de la Grèce vers la Turquie.

L'Asie mineure est l'un des berceaux du christianisme. Selon les actes des Apôtres, c'est à Antakya que les disciples reçurent pour la première fois le nom de chrétiens. Saint Paul est originaire de Tarse et il voyagea beaucoup en Turquie : Antakya, Konya, Ankara (capitale des Galates), Éphèse. Cette dernière ville est attachée à la mémoire de saint Jean. Selon la tradition, la Vierge Marie passa ses dernières années près d'Éphèse, à Selçuk. La grotte des Sept Dormants d'Éphèse se situe près d'Éphèse comme son nom l'indique. Six des sept conciles œcuméniques se rassemblèrent en Turquie actuelle (Éphèse, Nicée, Constantinople, Chalcédoine). On trouve des vestiges du christianisme primitif en Cappadoce et dans la région de Trabzon.

Le nombre des chrétiens en Turquie ne dépasse pas à ce jour les cent mille, bien que la plus grande ville du pays, Istanbul, soit le siège de deux patriarcats prestigieux : celui des Grecs et des Arméniens. Les Arméniens constituent la plus grande communauté chrétienne du pays (60 000 environ, répartis en trois communautés : apostoliques (57 000), catholiques (3 000) et protestants (500) à Istanbul, Antakya et Kayseri). On peut également citer les Syriaques (15 000 dont 2 000 catholiques, à Istanbul et Mardin), les Chaldéens (10 000, pour la plupart de nationalité irakienne), les Latins (5 000, concentrés à Istanbul et Izmir ; de petites communautés à Bursa, Konya, Mersin, Tarsus, Antakya, Iskenderun, Samsun, Trabzon), les orthodoxes grecs (3 000, à Istanbul, Antakya, Gökçeada et Bozcaada). Il convient aussi d'ajouter les « nouveaux » protestants, soit les musulmans convertis au protestantisme évangélique, qui sont au nombre de 5 000.

Les juifs (25 000) sont concentrés à Istanbul (22 000), İzmir (2 500), Bursa (env. 500) et Çanakkale ).

On trouve également des bahais (dont Edirne est la ville sainte) et des yézidis (d'origine kurde) en nombre réduit.

Une enquête publiée en décembre 2004 dans le Wall Street Journal, version européenne, annonce que 95 % des Turcs se définissent comme musulman et 72 % observent les prescriptions de l’islam. Deux tiers des femmes turques portent le voile islamique.

Alors que la constitution du 20 janvier 1921 ne mentionnait pas la religion, la loi constitutionnelle du 29 octobre 1923 modifie l’article 2 en indiquant que « la religion de l'État turc est l’islam » (Türkiye Devletinin dini, Dîn-i İslâmdır). Cette mention est conservée dans la constitution du 20 avril 1924 (dont l’article 75 proclame pourtant la liberté de conscience et de culte - à condition qu’elles ne s’opposent pas aux lois), supprimée le 11 avril 1928 et remplacée le 10 décembre 1937 par « l’État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur » (Türkiye Devleti, Cumhûriyetçi, Milliyetçi, Hâlkçı, Devletçi, Laik ve İnkılâpçı’dır), les « six principes d’Atatürk ».

Certaines de ces mesures ont été abolies lors de l’accession au pouvoir du Demokrat Parti (Parti démocrate) d’Adnan Menderes en 1950, mais la religion est restée sous contrôle de l’État.

Bien que des réformes allant dans le sens de la laïcité aient été accomplies sous Atatürk (abolition du califat, etc.), la Turquie n’est pourtant pas un état strictement laïc dans le sens où il n’y a pas de séparation entre la religion et l’État, mais plutôt une mise sous tutelle de la religion par l’État ; chacun reste cependant libre de ses croyances.

C’est ainsi que la religion est mentionnée sur les papiers d’identité et qu’il existe une administration dite « Présidence des affaires religieuses » (diyanet) qui instrumentalise parfois l’islam pour légitimer l’État et qui gère les 77 500 mosquées du pays. Seul le culte musulman est financé, les autres cultes devant au contraire assurer un fonctionnement financièrement autonome, quand ils ne rencontrent pas d'obstacle administratif à ce même fonctionnement. À certaines périodes de la République turque (sous Turgut Özal), l’enseignement religieux dans le secondaire est même devenu obligatoire. Malgré la mise en place de la politique laïque en Turquie, la proportion de la population chrétienne est passée de 10% en 1920 à 0,3% au début du XXIe siècle et a déjà subi des agressions en raison de la religion. En février 2008, le Parlement turc a voté une loi autorisant les femmes à porter le voile dans les universités ; cette loi fut annulée par la Cour constitutionnelle en juin 2008.

Pour les écoles francophones voir : Lycée Français Charles-de-Gaulle, Lycée français Pierre-Loti, Lycée Saint-Benoît, Lycée Tevfik Fikret, Lycée Notre-Dame de Sion, Lycée Sainte-Pulchérie, Lycée Saint-Michel, Lycée Saint-Joseph (un à Istanbul et un autre à Izmir), Lycée de Galatasaray, l'Université Galatasaray et le Lycée Burak Bora.

Le football est très probablement le sport le plus populaire ; la vie s’arrête pratiquement lors des rencontres entre Galatasaray, Fenerbahçe, Beşiktaş et Trabzonspor. La Turquie participe au Championnat d'Europe de football. Elle est également membre de l'uefa (Union des associations européennes de football).

La Turquie a de bons joueurs de basket-ball avec comme Hidayet Türkoglu, premier turc sélectionné pour le All Star de la NBA en 2007, ou Mehmet Okur, premier joueur né en Turquie à jouer dans la NBA, réalisant deux triple double lors de la saison 2007-2008.

Le volley-ball et le beach-volley sont très appréciés par les femmes comme par les hommes. L'équipe de volley-ball féminine turque a fait de grands progrès depuis quelques années et est devenue l'une des équipes les plus fortes d'Europe.

En 2007, Kenan Sofuoglu est devenu le premier turc champion du monde d'un sport mécanique : il a remporté le championnat de Mondial Supersport, une compétition de moto réservée aux 600 cm³.

La lutte gréco-romaine est le sport national en Turquie. Les Turcs pratiquent ce sport depuis le IVe siècle. Les combats les plus importants ont lieu durant le Kirpinar Yagli Guresi qui se déroule dans la province d'Edirne.

Le pays compte beaucoup de médailles et de records en haltérophilie, notamment grâce à Naim Süleymanoğlu et Halil Mutlu.

Semih Saygıner a apporté de nombreuses médailles à la Turquie]. Après ses performances, la Turquie s'est doté d'une fédération.

La protection sociale en Turquie s’articule entre différents mécanismes dont l’ensemble ne couvre pas l’intégralité de la population turque (67,3 millions d’habitants en 2000). Quatre systèmes publics de protection sociale coexistent en Turquie : le Memur Saglik est destiné aux actifs de la fonction publique et leurs ayants droits directs ; l’Emekli Sandigi concerne les retraités de la fonction publique, ainsi que leurs ayants droits directs ; la SSK couvre les employés du secteur privés et les ouvriers du secteur public ; le Bag-Kur assure les artisans, les commerçants et les membres des professions libérales.

Il existe une forme d’assurance personnelle qui permet d’adhérer volontairement à la SSK. Cette adhésion est individuelle ou collective, volontaire ou obligatoire. Individuellement, toute personne peut volontairement adhérer à la SSK en échange du versement d’une prime d’assurance. Collectivement, l’assurance est soit volontaire, soit collective. Volontaire, elle concerne des groupes exclus du bénéfice automatique de la SSK et qui négocient librement leur affiliation contre versement d’une cotisation ; obligatoire, le dispositif est identique mais les groupes choisissent de contraindre leurs membres à l’affiliation.

On compte une trentaine de sociétés d’assurances privées regroupant 300 000 personnes ; elles offrent leurs services aux personnes ne disposant pas de couverture sociale et ne pouvant financièrement assumer le coût de l’adhésion. Le nombre de leurs adhérents a augmenté durant les années 1990.

Ces différents mécanismes ne couvrent pas la totalité de la population turque. Sont exclus, en particulier, les agriculteurs et les pauvres urbains, dont le niveau de revenu exclut tout recours à des assurances complémentaires privées. La réforme de la SSK, (qui couvre la moitié de la population turque), imposant une durée de cotisation minimale de 120 jours avant toute prise en charge, a renforcé cet état de fait. Pour pallier les carences de la couverture sociale, plusieurs dispositifs ont été mis en place : la carte verte ; le fonds d'aide sociale ; les systèmes municipaux ; les fondations.

Pour plus de renseignements voir : Robert Holcman, «Atomisation de la protection sociale et fractionnement de l’offre hospitalière en Turquie», Revue internationale de Sécurité sociale, vol. 57, n° 2, avril-juin 2004, p. 183-108, disponible sur .

Deux grandes catégories se distinguent : les hôpitaux privés et les hôpitaux publics, et – au sein de ces derniers – les hôpitaux d’État et ceux de la SSK. Les hôpitaux de l’État se répartissent à leur tour entre hôpitaux du ministère de la Santé, hôpitaux dépendant de tel ou tel ministère (Défense, Police, Intérieur…), et hôpitaux universitaires.

Au total, la Turquie compte 1 256 établissements hospitaliers publics regroupant 176 121 lits, auxquels il faut ajouter le réseau des dispensaires. Ces derniers sont au nombre de 5 700 environ, ils couvrent une population de 7 500 personnes et contrôlent plusieurs sous-unités (trois à quatre en moyenne).

L’étanchéité initiale entre les hôpitaux publics – particulièrement entre hôpitaux d’État et de la SSK – cède peu à peu la place à une forme d’intégration, encore très parcellaire et incomplète. À elle seule, la métropole d’Istanbul dispose de 39 hôpitaux du ministère de la Santé, 3 hôpitaux universitaires, 16 hôpitaux de la SSK ; elle regroupe 234 dispensaires, dont 220 reliés au ministère de la Santé.

On compte environ 150 hôpitaux privés qui regroupent 11 500 lits. Ce secteur de la santé est en plein développement, en particulier à l’incitation des grands organismes financiers internationaux qui exigent des autorités turques une libéralisation de l’offre de soins. Comme exemples d’institutions privées, on peut citer la chaîne d’hôpitaux Acibadem, l’Universal Vatan (52 établissements). À Istanbul, les hôpitaux « nationaux » sont très présents : français, américain, allemand, italien, bulgare, arménien, grec…

Les hôpitaux privés sont souvent particulièrement bien dotés en personnel et très bien équipés : le premier TEP Scan installé dans le monde par la société Siemens l’a été dans un hôpital d’Acibadem. Ils disposent de l’ensemble des outils de diagnostic et de traitement : laboratoires, centre de transfusion sanguine, services d’urgence…

Pour plus de renseignements voir : Robert Holcman, «Atomisation de la protection sociale et fractionnement de l’offre hospitalière en Turquie», Revue internationale de Sécurité sociale, vol. 57, n° 2, avril-juin 2004, p. 183-108, disponible sur .

La Turquie a une culture très diverse qui est un mélange des éléments des cultures et traditions oghouzes, anatoliennes (arméniennes, grecques, kurdes, lazes...), ottomanes (qui elles-même sont une continuation des cultures gréco-romaines et islamiques) et occidentales, qui a commencé avec l'occidentalisation de l'Empire ottoman et continue encore aujourd'hui. Ce mélange a commencé par la rencontre des Turcs et leur culture avec celles des peuples qui étaient sur le chemin de leur migration d'Asie centrale vers l'ouest,. Avec la transformation progressive d'un Empire ottoman fondé sur la religion en un état-nation moderne, avec une séparation forte de l'État et de la religion, les méthodes d'expression artistique se sont développées. Pendant les premières années de la république, le gouvernement investit beaucoup de ressources dans les beaux-arts, les musées, les théatres, les opéras et l'architecture. Les différents facteurs historiques jouent un rôle important dans la définition de l'identité turque contemporaine et la culture turque est le produit des efforts pour être « moderne » et occidental avec la nécessité éprouvée de maintenir des valeurs traditionnelles, religieuses et historiques.

La musique pop de Turquie a fait une croissance après l'ouverture de nouvelles chaînes de télévision dès le début des années 1990. Pour citer quelques artistes turcs, il y a Sezen Aksu (très aimée pour les chansons qu'elle compose et chante elle-même), Tarkan (avec un album qui l'a rendu très célèbre en Europe), Sertab Erener qui a gagné le grand prix de l'Eurovision en 2003, Mihrali Kahriman (avec l'album kara basma iz olur qui l'a rendu très célèbre en Turquie). Il existe plusieurs instruments typiquement turcs, tels que le saz, le ney qui sont toujours pratiqués dans la vie moderne turque. Le rap et le rock sont surtout appréciés par les jeunes.

Les différentes influences culturelles que subit la Turquie se retrouvent au cœur de sa musique, mêlant sonorités traditionnelles et occidentales.

La Turquie est une république parlementaire.

Le président est le chef de l’État et le premier ministre est le chef du gouvernement. Le président est élu par l’assemblée nationale pour un mandat de sept ans. Le président choisit le premier ministre.

Le pouvoir législatif est exercé par la Grande assemblée nationale de Turquie composée de 550 sièges renouvelés tous les cinq ans.

La constitution en vigueur date de 1982.

La Turquie fait partie de l’OTAN depuis le 18 février 1952. Elle est membre fondateur de l'OSCE et membre (non fondateur) du Conseil de l'Europe. Elle abrite des bases américaines à İncirlik, Izmir et Ankara. La Turquie est un allié historique important des États-Unis depuis la guerre froide du fait de sa position par rapport à l'URSS. Cette entente a néanmoins faibli durant la dernière guerre d'Irak, où les deux pays se sont opposés sur la question kurde, la Turquie craignant qu'un pouvoir kurde trop fort en Irak ne favorise les prétentions indépendantistes des Kurdes de Turquie. La Turquie tient une position proche de l'Iran sur cette question.

La Turquie accueille le récent oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan conjointement avec l'Azerbaïdjan et la Géorgie. Ces trois pays sont les principales nations pro-occidentales dans le Caucase, opposées à l'axe Russie-Arménie-Iran. L'intérêt de cet oléoduc pour les occidentaux est d'accéder au pétrole de la mer Caspienne en contournant la Russie et l'Iran.

Après les premières victoires de l'armée arménienne sur l'armée azérie lors de la guerre du Haut-Karabagh, le président turc Süleyman Demirel décrète en 1993 un embargo contre l’Arménie. La Turquie est solidaire avec les Azéris, un peuple turc, et a toujours maintenu des relations houleuses avec les Arméniens (notamment la diaspora arménienne) sur la question du génocide. L'embargo est aujourd'hui toujours en vigueur, les deux pays n'entretiennent aucune relation diplomatique officielle et la frontière reste fermée. Cependant, le 6 septembre 2008, à l'occasion d'une rencontre entre les deux équipes nationales de football comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde 2010, le président turc se rend à Erevan pour assister au match au côté de son homologue arménien.

La Turquie est le seul État à majorité musulmane à avoir de bonnes relations avec Israël. Elle fut le premier pays à majorité musulmane à reconnaître l’État d’Israël dès 1949. Elle ravitaille Israël en eau. Les deux États ont ainsi signé un accord portant sur 50 millions de mètres cubes d'eau douce par an pendant vingt ans, pour une valeur d'environ un milliard d’euros. Une coopération militaire très étroite se développe entre Israël et la Turquie depuis 1996, avec plusieurs accords sur la défense et l’échange de haute technologie. Les deux États entreprennent également des manœuvres militaires conjointes, épaulées par les États-Unis.

La Turquie ne reconnaît pas la République de Chypre, dont elle a occupé la partie nord du territoire, mais est le seul État à reconnaître la République Turque de Chypre du Nord créée après l’intervention en 1974 par l’armée turque.

Des tensions apparaissent sporadiquement avec la Grèce au sujet de la mer Égée.

Pendant des décennies, l'armée turque a pesé très lourd en tant qu'acteur de la vie politique. La séparation entre l'État démocratique et les généraux était floue, au point que la notion de démocratie pouvait s'effacer devant la tentation du nationalisme. À ce niveau, l'appartenance à l'OTAN et les interminables négociations imposées par l'Union européenne ont permis une séparation plus nette, mais hélas, la guerre intérieure contre les rebelles du PKK et la frontière commune avec l'Irak n'ont pas permis un changement vraiment révolutionnaire.

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Histoire de la Turquie

Armoiries de la république de Turquie

L'Histoire de la Turquie proprement dite, concerne le début de la République turque de Mustafa Kemal Atatürk en 1923 jusqu'à aujourd'hui. Cet article ne parle que de cette période, et non des évènements antérieurs.

Les Turcs, venus d'Asie centrale, sont arrivés en Asie mineure pendant le Moyen Âge, alors principalement habitée par des Arméniens et des Grecs. De 1299 au début du XXe siècle règne l'Empire ottoman, un état extrêmement puissant, multiethnique et multiconfessionnel. Mais les aléas de l'histoire feront que cet immense empire se disloquera aux lendemains de la Première Guerre mondiale pour donner naissance à la Turquie moderne, laïque.

À la fin de la première guerre mondiale, et après le génocide arménien, l'Empire ottoman, qui appartenait au camp des puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie, Bulgarie) est démantelé. La France et le Royaume-Uni se partagent les provinces du proche-orient (Syrie, Irak, Liban, Palestine, Jordanie, côtes de l'actuelle Arabie Saoudite, Yémen). La Thrace (sauf Istanbul) et les côtes égéennes sont attribuées à la Grèce, tandis qu'à l'est, une république arménienne est proclamée sous la conduite du parti Dachnak. Le reste de l'Empire (alors monarchie constitutionnelle) est lui-même divisé en « zones d'influence » italiennes, françaises et anglaises, et les Turcs craignent de se voir bientôt réduits à l'état de colonie.

Le mouvement nationaliste, mené par Mustafa Kemal, avait dès juin 1919, défini dans la déclaration d'Amasya les raisons pour lesquelles le gouvernement impérial ottoman, considéré comme illégitime, devait être remplacé pour que les interêts nationaux des Turcs soient défendus. Il obtint un soutien important de la population et de l'armée. Lors du congrès de Sivas, un gouvernement provisoire fut élu. Définies par le traité de paix de Sèvres, signé le 10 août 1920 par le gouvernement impérial, les frontières de l'Empire Ottoman sont dénoncées par le nouveau gouvernement provisoire du mouvement nationaliste.

Le gouvernement provisoire conduit par Mustafa Kemal tenta de récupérer une partie des territoire cédés par le traité de Sèvres.

À l'est, il signa un autre traité avec le gouvernement bolchevik russe : le Traité de Kars (1921). Par ce traité, la Russie soviétique rend à la Turquie un territoire pris à l'Empire ottoman en 1878, peuplé de tribus arméniennes et kurdes, et les deux partis turc national et russe bolchévique s'entraident pour mettre fin aux velléités d'indépendance des peuples du Caucase, et pour chasser les Anglais des pétroles de Bakou.

À l'ouest, le mouvement nationaliste engagea la guerre gréco-turque pour récuperer les côtes ouest de l'Anatolie. Au sud, en Cilicie (Tarsus) il empêcha la constitution d'une région autonome arménienne sous protectorat français, prévue par le traité de Sèvres.

Conformément aux demandes des alliés, les membres du gouvernement impérial ottoman impliqués dans la déportation des arméniens d'Anatolie vers le Liban et dans le génocide arménien avaient été traduits en justice et condamnés, mais le gouvernement provisoire n'accepte pas d'être tenu pour responsable d'un crime commis sous le régime précédent. C'est le début d'une controverse historique et politique qui dure encore aujourd'hui.

Le 24 juillet 1923, le traité de Lausanne, signé entre le gouvernement provisoire de Mustafa Kemal et le Royaume Uni, la France, l'Italie, le Japon, la Grèce, et la Yougoslavie, redéfinit les frontières de la Turquie et annule le traité de Sèvres. Ce traité renonce à créer le Kurdistan, qui était prévu par le traité de Sèvres. De plus, les restictions imposées par le traité de Sèvres, tel que le contrôle par les alliés de l'armée, sont levées. Bien que Mustafa Kemal ait proclamé la laïcité du futur état turc, le traité de Lausanne prévoit une "purification ethnique" pour "éviter de futurs conflits": environ trois millions de personnes, les habitants de Turquie de religion chrétienne orthodoxe doivent rejoindre la Grèce, tandis qu'un demi-million d'habitants de la Grèce de religion musulmane doivent rejoindre la Turquie sans considération ethnique (la plupart étaient des Pomaks de langue bulgare). Sur les trois millions de "Roumis" (nom turc des orthodoxes), la moitié rejoignit en fait non la Grèce, incapable d'en accueillir tant, mais les États-Unis.

Finalement, le sultanat est aboli le 1er novembre 1922.

Enfin, clef de voûte du processus initié par Mustafa Kemal, 29 octobre 1923, la République de Turquie est proclamée: il est aussitôt élu président.

Mustafa Kemal avait appartenu au mouvement des Jeunes-Turcs. Il était partisan d'un nationalisme restrictif (modèle de la Petite Turquie) et anticlérical. Son modèle de référence restait ancré dans la France des Lumières. Il avait l'ambition de modeler une civilisation turque moderne, souhaitant pour cela la « Révolution à toute vapeur ». Ses méthodes restaient fondées sur le volontarisme et un populisme : « malgré le peuple, pour le peuple » ; une société unie/unique, sans lutte des classes, mais turque avant tout (Jacobin, il se méfiait des différences régionales depuis le Traité de Sèvres).

L'armée reste un pilier de la nation ; l'école laïque, gratuite et obligatoire, le modèle d'école républicaine de Jules Ferry est instaurée, une forte action culturelle est entreprise avec les « maisons du peuple » (la Turquie restera un « État papa » jusque dans les années 1980). Une nouvelle capitale, Ankara, est choisie, au détriment d'Istanbul, la capitale historique deux fois impériale (Empire romain d'Orient et ottoman. La langue est remaniée, une politique nationale est alors appliquée par Mustafa Kemal, qui remplace par exemple l'alphabet ottoman d'origine arabe par l'alphabet latin en 1928. L'histoire turque est réecrite afin de donner des racines à cette nation, à l'instar des États occidentaux au XIXe siècle. Le problème est pour eux de localiser la mère patrie, puisque l'on trouve des turcs de la Grèce à l'Afghanistan. Ils y sont aidés par de nombreux conseillers étrangers.

En politique étrangère, Atatürk tient fermement au principe de neutralité. À part un contentieux difficilement réglé avec la Grèce en 1933, et l'affaire du Sandjak d'Alexandrette, donné en 1938 à la Turquie par le Mandat français en Syrie, la Turquie se garde d'intervenir dans les conflits régionaux.

Dès la Révolution de 1908, les femmes émergent sur la scène politique. En 1919, suite à de grandes manifestations, des mesures sont prises visant à faire évoluer le statut de la femme : égalité avec les hommes reconnue dans le code civil, mariage civil obligatoire, interdiction de la polygamie, de la répudiation, du port du voile à l'école, scolarisation des filles, embauche de femmes dans l'administration... En 1930, elles votent et sont éligibles aux élections locales et en 1934 aux élections nationales (1945 en France et 1971 en Suisse).

La Turquie kémaliste se veut résolument laïque. Le califat est abandonné le 3 mars 1924. C'est alors largement perçu comme un sacrilège par le monde-arabo musulman. En 1928, l'islam cesse d'être la religion d'État, puis, en 1937, la laïcité est inscrite dans la Constitution. Le Calendrier grégorien est adopté, et le dimanche devient le jour de repos hebdomadaire. Poursuivant la laïcisation du droit entamée dès 1839 par les Tanzimat (réformes) de l'empire ottoman, le régime kémaliste adopte, en 1926, un code civil inspiré du code suisse, un code pénal inspiré du code italien, et un code commercial inspiré du code allemand. Mais c'est plus qu'une laïcité, car elle est dynamique et autoritaire. L'anticléricalisme est prononcé, mais le spiritualisme musulman n'est pas pour autant abandonné. La laïcité turque et kémaliste se distingue de la laïcité française et jacobine par le contrôle exercé par l'État sur les religions, et surtout la tendance majoritaire de l'islam, via la direction des Affaires religieuses, créée en 1924. Ce mouvement laïc sera surtout efficace dans les grandes villes de l'ouest du pays.

En 1925, 1930 et 1937, des révoltes kurdes sont séverement réprimées. Le 8 juillet 1937, la Turquie, l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan signent le traité de Sa'dabad qui prévoit entre autres une coordination de la lutte contre la « subversion » kurde.

Le souhait du gouvernement kémaliste était d'avoir une Turquie homogène ethniquement et religieusement, car il voyait l'addition de différentes nationalités en Turquie comme une faiblesse, dont se serviraient les Britanniques pour diviser et détruire la Turquie. Dans les régions et les grandes villes côtières, les Turcs étaient en minorité, que ce soit à Istanbul, en Thrace ou dans les provinces orientales. La Turquie possédait de nombreuses minorités héritées de l'Empire romain d'Orient dit byzantin : des Arméniens, des Juifs, des Albanais, ainsi que des Grecs ottomans dits en turc roumis (à la différence des Grecs de Grèce dits yunan). Bien que d'origine indo-européenne, les Kurdes ne sont pas considérés comme une minorité mais comme des Turcs des montagnes. Les Kurdes parlent une langue de type perse et sont musulmans sunnites comme la plupart des Turcs, à la différence des Iraniens.

Mais les Kurdes acceptaient mal d'obéir au gouvernement d'Ankara qui décida de mettre fin à leur mode de vie patriarcal, féodal et religieux. Ils se trouvaient dans un état de tension voire d'insurrection incessante de 1921 à 1926. Le Royaume-Uni encourageait de son côté les rebelles kurdes à la révolte pour mettre en difficulté le gouvernement kémaliste. Il fournissait aux insurgés des armes et des subsides.

Une grande révolte kurde menée par le Cheikh Saïd éclate en 1924. Il lança les tribus kurdes sur Elazığ, Maras et Bitlis et fit placarder sur les murs de Diyarbakır des affiches où l'on lisait : « À bas la République ! Vive le Sultan-Calife ! » Mais la révolte était également soutenue par des sociétés secrètes islamiques et des journalistes. Mustafa Kemal décide alors d'envoyer neuf divisions dans le Kurdistan et donna l'ordre à ses soldats de réprimer les insurgés. Puis il y envoya des tribunaux, dits Tribunaux d'indépendance. Des cours martiales exécutèrent ou emprisonnèrent tous les Kurdes reconnus coupables d'atteinte à la sûreté intérieure de l'État. Quarante-six meneurs furent pendus sur la grande place de Diyarbakir. Le but du gouvernement d'Ankara était de faire d'eux des exemples et de dissuader les Kurdes de la révolte.

Il décide par la même occasion de supprimer les derviches tourneurs, les sectes religieuses, les couvents et les confraternités qu'il accuse d'avoir soutenu la révolte kurde.

Le traité de Lausanne inclut également un échange démographique : un million et demi de Grecs de Turquie sont échangés contre 385 000 musulmans de Grèce (turcophones et bulgarophones), bien malgré la volonté de ces populations. Seuls les Grecs d'Istanbul (environ 100 000 personnes) et les musulmans de Salonique (environ 5 000 personnes) sont exemptés. Mais depuis quatre-vingt ans, les tensions nationalistes ont poussé même ces exemptés à émigrer, et en 2006 il reste environ 50 000 musulmans en Grèce et 3 000 orthodoxes grecs en Turquie.

Des minorités sont donc encore présentes en Turquie : Arméniens et Grecs d'Istanbul, Juifs, Assyro-chaldéens et Kurdes. Mis à part ces derniers, elles représentent cependant un très faible pourcentage de la population.

Restée sur la leçon de la Première Guerre mondiale, la Turquie choisi la neutralité lors du deuxième grand conflit du XXe siècle. Avec l'accord de la France, puissance mandataire de la Syrie, la Turquie a récupéré le 23 juin 1939 le sandjak d'Alexandrette, peuplé majoritairement de Turcs. Ce territoire de près de 4 700 km² est peuplé d'environ 200 000 habitants. Alexandrette prend alors le nom d'Iskenderun. La France voyait dans cette cession territoriale un moyen d'écarter la Turquie de son traditionnel allié allemand. La Turquie signe un traité de non agression avec l'Allemagne en 1941, mais lui déclarera la guerre en février 1945, condition posée pour participer à la conférence de San Francisco marquant la naissance de l'ONU.

La Convention de Montreux confie à la Turquie la responsabilité des détroits de la mer Noire (Bosphore et Dardanelles), convoités par Staline : les Russes ont toujours voulu un accès à la Méditerranée pour leur flotte de la mer Noire). Face à cet accord international, Staline revendique des territoires à l'ouest de la Turquie, en reprenant l'argumentation des Tzars: Constantinople était la capitale de la chrétienté orthodoxe, religion majoritaire en Russie. Les États-Unis soutiennent alors la Turquie, définitivement perdue pour le Bloc de l'est.

En effet, la Turquie signe des accords de coopération militaire et économique avec les États-Unis en 1947-1948, bénéficie du plan Marshall, entre au Conseil de l'Europe en 1950 et dans l'OTAN en 1952. La Turquie est aussi le seul pays laïc à majorité musulmane qui a reconnu Israël et a même des accords militaires avec ce pays. Les juifs de Turquie n'ont jamais été inquiétés, et la Knesset, dans la crainte d'une éventuelle crise politique avec la Turquie, a plusieurs fois refusé le débat sur une journée de commémoration - donc une reconnaissance implicite - du génocide arménien dont la dernière fois le 14 mars 2007,.

La Turquie abrite toujours des bases américaines, et a maintenu avec les Etats-Unis une alliance étroite, au moins jusqu'au début de 2003 et de la guerre en Irak, lorsque la Turquie fut le seul pays candidat à l'UE qui se déclara contre une intervention anglo-américaine.

En décembre 1945, la création de nouveau partis politiques est autorisée. Ce même mois, est fondé le Parti démocrate, mouvement conservateur modéré. En juillet 1946, ont lieu les premières élections pluralistes. Aux élections suivantes, le Parti démocrate accède au pouvoir, avec 53,6 % des voix, contre 40 % au Parti républicain du peuple. C'est la première alternance politique depuis 1923.

L'économie se libéralise, et bénéficie d'une forte aide américaine. Le laïcisme kémaliste est partiellement remis en cause, avec, notamment, la réapparition de manuels coraniques en arabe, le retour de l'éducation religieuse dans les écoles publiques, ou l'assouplissement des normes vestimentaires.

Le Parti démocrate est accusé de violer la Constitution pour rester au pouvoir. Une partie des militaires, déjà opposés à la remise en cause du kémalisme, trouvent inacceptables les méthodes employées par les dirigeants. Le 27 mai 1960, un coup d'État renverse le gouvernement au nom de l'armée, installe un gouvernement provisoire et porte à sa tête le général Gürsel. Le 17 septembre 1961, le Premier ministre Adnan Menderes est exécuté pour violation de la constitution, ainsi que deux autres de ses ministres, Fatin Rüstü Zorlu et Hasan Polatkan. Les militaires restent au pouvoir un an et font approuver une Constitution garantissant les libertés démocratiques (liberté d'expression, de réunion, d'association, droit de grève). İsmet İnönü redevient premier ministre de novembre 1961 à février 1965.

La situation politique se dégrade au cours des années 1970. Un nouveau coup d'État a lieu en 1971 ; les militaires, constatant que leur action n'a en rien amélioré la situation, retournent dans leurs casernes l'année suivante. La guerre froide s'intensifie, l'extrême gauche et l'extrême droite se radicalisent, des groupes terroristes se forment, notamment le Devrimci Sol, en 1978. Les kurdes subissent l'influence de formateurs trotskystes et maoïstes, et le Parti des travailleurs du Kurdistan met en place des groupes de guerilleros marxistes en Anatolie orientale. Enfin, La guerre civile au Liban commencée en 1975 provoque l'arrivée de nombreux réfugiés libanais en Turquie.

Cette situation provoque le 12 septembre 1980 un nouveau coup d'État militaire suivi d'une forte répression. Tous les partis sont dissous, les militaires prennent la tête des nouvelles organisations. À la différence des deux interventions précédentes de l'armée, ce coup d'État se traduit par un net recul de la démocratie. Les militaires se donnent un rôle important dans la Constitution, et mettent en place un Conseil national de sécurité pour préparer le retour des civils au pouvoir.

Celui-ci est mis en place par Turgut Özal, Premier ministre en 1984, président en 1989, qui tente de concilier la nature démocratique du régime, les principes fondateurs de la République et l'islam. Il tente également de donner une réponse culturelle à la question kurde. L'état de siège est levé dans treize provinces dès 1984. Un moratoire sur les exécutions est voté par le Parlement la même année, et reconduit l'abolition de la peine de mort (voir ci-dessous). La Turquie, qui avait perdu son droit de vote au Conseil de l'Europe suite au coup d'État militaire, le retrouve.

À partir de 1991, la Constitution est réformée pour satisfaire aux critères démocratiques exigés par la candidature à la CEE, puis à l'UE.

En 2000, le Parti des travailleurs du Kurdistan proclame un cessez-le-feu suite à l'arrestation de son chef, Abdullah Öcalan.

En janvier 2002, un nouveau code civil, remplaçant celui de 1926, est instauré. La peine de mort, supprimée pour les crimes de droit commun en 2001, est abolie en temps de paix, puis en toute occasion, lors d'une réécriture du code pénal.

En novembre 2002, le parti AKP remporte nettement les élections législatives. C'est un parti considéré comme « islamiste modéré », il revendique « une démocratie musulmane comme d'autres se disent de démocratie chrétienne ». Les militaires disparaissent petit à petit des institutions gouvernementales où leur place était prépondérante. Ainsi, le Conseil national de la sécurité (MGK, créé en 1961, transformé en véritable instance de contrôle par la Constitution de 1982) est-il devenu, à partir de 2003, essentiellement consultatif, cependant que son secrétaire, autrefois un militaire, est désormais un civil. De même, les juges militaires sont retirés des Tribunaux de sécurité de l'État (DGM) en 1999, puis les DGM sont supprimés en 2004.

Le 1er janvier 2005, la Nouvelle livre turque est adoptée : une NLT vaut 1 million d'anciennes livres turques. Cette réforme monétaire est lancée, après des décennies d'inflation galopante et plusieurs dévaluations, grâce à un relatif assainissement du budget de l'État (qui s'exprimait en quadrillions). Elle permet aussi d'éviter nombres d'erreurs de comptes. De 2001 à 2005, l'inflation passe ainsi de à 8,2 %, ce qui permet aux taux d'intérêts de passer de 50,5 à 20,4 % pendant la même période. Cet assainissement permet un enrichissement du pays : le Produit national brut (PNB) fait plus que doubler entre 2001 et 2005, passant de 167,34 à 342 milliards de $ ; le PNB par habitant double presque, passant de 2 420 à 4 710 $. De 2002 à 2004, les investissements étrangers font plus que doubler : 2,73 milliards de $, contre 1,06 deux ans plus tôt.

La Turquie fait partie de toutes les institutions européennes depuis 1945 : Conseil de L'Europe, Organisation européenne de coopération économique, Organisation du traité de l'Atlantique nord, Banque de développement du Conseil de l'Europe. Elle s'est soumise à la juridiction européenne suprême de La Haye. Elle pose de façon attendue sa candidature pour devenir membre associé de la CEE en 1959, et soutenue par les Dirigeants Français et Allemands De Gaulle et Adenauer, elle obtient satisfaction en 1963. L’accord d’association Turquie-CEE est gelé à la suite du coup d’Etat militaire du général Kenan Evren de 1980. La Turquie est donc logiquement candidate à l'entrée dans l'Union européenne en 1987. Dix-sept ans après sa première demande, le Conseil Européen a approuvé en décembre 2004 l'ouverture de négociations avec la Turquie, qui ont débuté le 3 octobre 2005. L'avenir proche de la Turquie tout comme de l'Europe se joue dans cette adhésion devenue brutalement un sujet de polémique en France, en Autriche et en Allemagne, la question de l'identité de la Turquie, réputée asiatique et musulmane quoique membre fondateur d'organisations européennes et laïque , ayant été reprise par un certain nombre de partis politiques.

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Équipe de Turquie de basket-ball

L'équipe de Turquie de basket-ball est la sélection des meilleurs joueurs turcs de basket-ball. Elle est placée sous l'égide de la Fédération turque de basket-ball.

La Turquie participe pour la première fois en 1936 à un tournoi international, les Jeux olympiques de Berlin. Battue par le Chili au premier tour, la Turquie termine 19e. En 1952, l'équipe participe à nouveau aux Jeux olympiques et termine 17e.

Le meilleur résultat de l'équipe est la médaille d'argent obtenue lors du championnat d'Europe de 2001, disputé en Turquie.

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Source : Wikipedia