Tsunami

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Posté par talos 04/04/2009 @ 16:09

Tags : tsunami, catastrophes naturelles, sciences de la terre, science

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Tsunami

Tsunami à Malé aux Maldives, lors du tremblement de terre du 26 décembre 2004.

Un tsunami (japonais : 津 tsu, « port » et 波 nami, « vague ») est une onde provoquée par un mouvement rapide d'un grand volume d'eau (océan ou mer). Ce mouvement est en général dû à un séisme, une éruption volcanique sous-marine de type explosif ou bien un glissement de terrain sous-marin de grande ampleur. Un impact météoritique peut aussi en être la cause, de même qu'une explosion atomique sous-marine. Ainsi, contrairement aux vagues, un tsunami n'est pas créé par le vent.

Dans certains cas assez rares, le tsunami peut prendre la forme d'une vague déferlante ou, sur un fleuve, d'un mascaret. 75 % des tsunamis se produisent dans l'océan Pacifique, la plupart des autres dans l’océan Indien, en raison de la plus forte activité tectonique et sismique.

En fonction de l'intensité de l'action mécanique qui les génère et de la géométrie de l'océan, ils se propagent sur des milliers voire une dizaine de milliers de kilomètres et peuvent toucher plusieurs continents, dans des zones où le séisme ou l'éruption volcanique n'ont pas été détectés. Lors d'un fort tremblement de terre en zone côtière, ils sont généralement plus meurtriers et destructeurs que la secousse elle-même.

Le terme tsunami (kanji : 津波) est un mot japonais composé de tsu (津), « port », « gué », et de nami (波), « vague » ; il signifie littéralement « vague portuaire ». Elle fut nommée ainsi par les pêcheurs qui, n'ayant rien perçu d'anormal au large, retrouvaient leur ville portuaire ravagée. Le mot est francisé, il prend donc un s au pluriel (des tsunamis).

Dans l'expression « raz-de-marée », le terme « raz » désigne un courant rapide. C'est un mot d'origine viking qui a été importé lors de l'invasion de la Normandie, puis est passé dans le breton avant de passer dans le français. Il a également donné le nom à la Pointe du Raz, et le mot anglais race (course), qui évoque également la rapidité, a la même étymologie.

Le raz-de-marée est un phénomène qui n'a rien à voir avec les marées, qui sont provoquées par l'attraction de la lune et du soleil ; le raz-de-marée est provoqué par des événements d'origine terrestre. L'association avec les marées fait référence à son apparence, comme une crue extrêmement rapide du niveau de la mer, plutôt que comme une vague géante. Par ailleurs, ce terme reste imprécis car il ne préjuge pas de l'origine sismique du phénomène : le passage d'un ouragan peut également élever le niveau de l'eau d'un à deux mètres et provoquer des inondations similaires (exemple, l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans); certaines baies ou certains ports ayant une configuration particulière peuvent réagir au passage d'une dépression en se vidant et/ou en se remplissant rapidement : on parlera d'un tsunami météorologique, phénomène assez fréquent en Méditerranée (Baléares, mer Adriatique) qui peut entraîner des dégâts.

Pour éviter l'association fausse avec les marées et pallier l'imprécision du terme « raz-de-marée », les scientifiques préfèrent le mot tsunami, officialisé en 1963. Le terme est passé par ailleurs dans la langue courante.

Un tsunami est créé lorsqu'une grande masse d'eau est déplacée. Cela peut être le cas lors d'un séisme important, d'une magnitude de 7 ou plus, lorsque le niveau du plancher océanique le long d'une faille s'abaisse ou s'élève brutalement (voir Fig. 1), lors d'un glissement de terrain côtier ou sous-marin, ou lors d'un impact par une météorite. Il est notable qu'un fort séisme ne produit pas nécessairement un tsunami : tout dépend de la manière dont se modifie le niveau du plancher océanique aux alentours de la faille et dont la déformation est transmise à la colonne d'eau.

Le mouvement de l'eau provoque un mouvement de grande longueur d'onde (généralement quelques centaines de kilomètres) et de grande période (quelques dizaines de minutes). Lorsque la cause du tsunami a lieu près d'une côte, celle-ci peut être atteinte en moins d'une heure ; on parle alors de tsunami local.

Certains tsunamis sont capables de se propager sur des distances de plusieurs milliers de kilomètres et d'atteindre l'ensemble des côtes d'un océan en moins d'une journée. Ces tsunamis de grande étendue sont généralement d'origine tectonique, car les glissements de terrain et les explosions volcaniques produisent généralement des ondes de plus courte longueur d'onde qui se dissipent rapidement : on parlera de dispersion des ondes.

Ce n'est pas principalement la hauteur du tsunami qui en fait sa force destructrice, mais la durée de l'élévation du niveau de l'eau et la quantité d'eau déplacée à son passage : si des vagues de plusieurs mètres de hauteur, voire d'une dizaine de mètres, sont légion sur les côtes de l'océan Pacifique, elle ne transportent pas assez d'eau pour pénétrer dans les terres. Au contraire, un tsunami d'une hauteur d'un ou deux mètres peut s'avérer ravageur, car la quantité d'eau qu'il transporte lui permet de déferler jusqu’à plusieurs centaines de mètres à l'intérieur des terres si le relief est plat et sans obstacles naturels (arbres, par exemple). On peut voir le phénomène sous un autre angle : une vague classique, d'une période d'au plus une minute, n'élève pas le niveau de l'eau suffisamment longtemps pour qu'elle pénètre profondément, tandis que le niveau des eaux s'élève au dessus de son niveau normal pendant 5 à 30 minutes lors du passage d'un tsunami.

Les dangers liés aux tsunamis sont dus à l'inondation qui en résulte, à la force du courant qu'ils engendrent tant lors du flux que du reflux et à sa capacité à happer les personnes au large.

Les victimes emportées par un tsunami peuvent recevoir divers coups par les objets charriés (morceaux d'habitations détruites, bateaux, voitures, etc.) ou être projetées violemment contre des objets terrestres (mobilier urbain, arbres, etc.) : ces coups peuvent être mortels ou provoquer une perte des capacités menant à la noyade. Certaines victimes peuvent aussi être piégées sous les décombres d'habitations. Enfin, le reflux du raz-de-marée est capable d'emmener des personnes au large, où elles dérivent et, sans secours, meurent de noyade par épuisement ou de soif.

Dans les jours et les semaines suivant l'événement, le bilan peut s'alourdir, en particulier dans les pays pauvres. L'après tsunami peut être plus mortel que la vague elle-même. Les maladies liées à la putréfaction de cadavres, à la contamination de l'eau potable et à la péremption des aliments sont susceptibles de faire leur apparition. La faim peut survenir en cas de destruction des récoltes et des stocks alimentaires.

Pour exemple, le Tsunami du 26 décembre 2004 a fait plus de 200 000 morts.

De plus, dans les régions plates, la stagnation d'eaux maritimes saumâtres peut porter un coup fatal à la faune et à la flore côtières, ainsi qu'aux récoltes. Sur les côtes sableuses ou marécageuses, le profil du rivage peut être modifié par la vague et une partie des terres, immergées.

Les récifs coralliens peuvent également être disloqués et mis à mal par le tsunami lui-même et par la turbidité de l'eau qui peut s'ensuivre les semaines suivantes, ainsi que par les polluants (engrais, pesticides..) que l'eau a pu ramener.

La présence d'un système d'alerte permettant d'alerter la population quelques heures avant la survenue d'un tsunami, la sensibilisation des populations côtières aux risques et aux gestes de survie, et la sécurisation de l'habitat permettent de sauver la plupart des vies humaines.

Au Japon, habitué à ce genre de catastrophes, les Japonais ont pris des précautions systématiques. Ils ont mis en place un système doté d'ordinateurs très performants qui peut détecter la formation d'un raz de marée, en déduire la hauteur des vagues ainsi que la vitesse de leur propagation et le moment où les vagues atteindront les côtes grâce a l'épicentre et à la magnitude du séisme. Ils transmettent aussi ces données au pays du Pacifique, même à leurs concurrents, contrairement à la surveillance de l'océan Indien.

Il suffit généralement de s'éloigner de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres des côtes ou d'atteindre un promontoire de quelques mètres à quelques dizaines de mètres pour être épargné. La mise à l'abri ne prend donc que quelques minutes à un quart d'heure, aussi un système d'alerte au tsunami permet-il d'éviter la plupart des pertes humaines.

Un système de bouées adaptées à la réception des mouvements (capteurs de pression disposés sur les fonds océaniques) peut être installé le long des côtes et ainsi prévenir du danger.

Un dispositif de surveillance et d'alerte, utilisant une maille de sondes sub-océanique et traquant les séismes potentiellement déclencheurs de tsunamis, permet d'alerter les populations et les plagistes de l'arrivée d'un tsunami dans les pays donnant sur l'océan pacifique : le Centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique, basé sur la plage d'Ewa à Hawaii, non loin d'Honolulu.

À Hawaii, où le phénomène est fréquent, les règlements d'urbanisme imposent que les constructions proches du rivage soient bâties sur pilotis.

À Malé, la capitale des Maldives, une rangée de tétrapodes en béton dépassant de 3 mètres le niveau de la mer est prévue pour diminuer l'impact des tsunamis.

La sensibilisation au phénomène et à ses dangers est également un facteur déterminant pour sauver des vies humaines, car toutes les côtes ne possèdent pas de système d'alarme - les côtes des Océans Atlantique et Indien en sont notamment dépourvues. De plus, certains tsunamis ne peuvent être détectés à temps (tsunamis locaux).

Si l'on est surpris par le tsunami, grimper sur le toit d'une habitation ou la cime d'un arbre solide, tenter de s'accrocher à un objet flottant que le tsunami charrie sont des solutions de dernier recours. En aucun cas, il n'est sûr de revenir auprès des côtes dans les heures suivant le tsunami car celui-ci peut être composé de plusieurs vagues espacées de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures.

Sources : voir Bibliographie thématique : prévention.

Un rapport publié par le PNUE suggère que le tsunami du 26 décembre 2004 a causé moins de dégâts dans les zones où des barrières naturelles, telles que les mangroves, les récifs coralliens ou la végétation côtière, étaient présentes.

Au XXe siècle, dix tsunamis par an furent enregistrés, dont un et demi par an a provoqué des dégâts ou des pertes humaines. Sur cette période d'un siècle, sept provoquèrent plus d'un millier de morts, soit moins d'un tous les dix ans.

80% des tsunamis enregistrés le sont dans l'océan Pacifique ; parmi les huit tsunamis ayant causé plus d'un millier de victimes depuis 1900, seul le tsunami du 26 décembre 2004 n'a pas eu lieu dans l'océan Pacifique.

Sources : voir Bibliographie thématique : statistiques sur les tsunamis.

En pleine mer, le tsunami se comporte comme la houle : c'est une onde à propagation elliptique, c'est-à-dire que les particules d'eau sont animées d'un mouvement elliptique à son passage. Il n'y a (presque) pas de déplacement global de l'eau, une particule retrouve sa position initiale après le passage du tsunami. La figure 2 illustre le déplacement des particules d'eau au passage de la vague.

Mais, contrairement à la houle, le tsunami provoque une oscillation de l'eau aussi bien en surface (un objet flottant est animé d'un mouvement elliptique à son passage, cf. point rouge du haut sur la Fig. 2) qu'en profondeur (l'eau est animée d'une oscillation horizontale dans le sens de la propagation de l'onde, voir le point rouge du bas sur la Fig. 2). Ce fait est lié à la grande longueur d'onde du tsunami, typiquement quelques centaines de kilomètres, qui est très supérieure à la profondeur de l'océan - une dizaine de kilomètres tout au plus. Il en résulte que la quantité d'eau mise en mouvement est bien supérieure à ce que la houle produit ; aussi le tsunami transporte-t-il beaucoup plus d'énergie que la houle.

Ces paramètres sont sensiblement constants au cours de la propagation du tsunami, dont la perte d'énergie par friction est faible du fait de sa grande longueur d'onde.

Les tsunamis d'origine tectonique ont des périodes longues, généralement entre une dizaine de minutes et plus d'une heure. Les tsunamis générés par des glissements de terrain ou l'effondrement d'un volcan ont souvent des périodes plus courtes, de quelques minutes à un quart d'heure.

Les autres propriétés du tsunami comme la hauteur de la vague, la longueur d'onde (distance entre les crêtes) ou la vitesse de propagation sont des quantités variables qui dépendent de la bathymétrie et/ou des paramètres fondamentaux E et T.

La période spatiale ou longueur d'onde est le plus souvent comprise entre 60 km (période de 10 min et profondeur de 1 km), typique des tsunamis locaux non tectoniques, et 870 km (période de 60 min et profondeur de 6 km), typique des tsunamis d'origine tectonique.

De la variabilité de cette vitesse de propagation, il résulte une réfraction de la vague dans les zones peu profondes. Ainsi, le tsunami a rarement l'allure d'une onde circulaire centrée sur le point d'origine, comme le montre la Fig. 5. Toutefois, l'heure d'arrivée d'un tsunami sur les différentes côtes est prévisible puisque la bathymétrie des océans est bien connue. Cela permet d'organiser au mieux l'évacuation lorsqu'un système de surveillance et d'alerte est en place.

Pour les tsunamis de faible période (souvent ceux d'origine non sismique) la décroissance avec la distance peut être beaucoup plus rapide.

Lorsque le tsunami s'approche des côtes sa période et sa vitesse diminuent, son amplitude augmente. Lorsque l'amplitude du tsunami devient non négligeable par rapport à la profondeur de l'eau, une partie de la vitesse d'oscillation de l'eau se transforme en un mouvement horizontal global, appelé courant de Stokes. Sur les côtes, c'est davantage ce mouvement horizontal et rapide (typiquement plusieurs dizaines de km/h) qui est la cause des dégâts que l'élévation du niveau de l'eau.

Cependant, contrairement à la propagation en haute mer, les effets d'un tsunami sur les côtes sont difficiles à prévoir, car de nombreux phénomènes peuvent avoir lieu.

Contre une falaise, par exemple, le tsunami peut être fortement réfléchi ; à son passage on observe une onde stationnaire dans laquelle l'eau a essentiellement un mouvement vertical.

Les magnitudes des séismes dans la liste ci-dessous ne sont donnés que pour les événements récents. Le nombre de victimes des tsunamis est arrondi ; il s'agit d'estimations pour les catastrophes d'avant le XXe siècle.

Sources : voir Bibliographie thématique : statistiques sur les tsunamis.

Le risque de mégatsunami reste cependant médiatisé et surévalué. Des modèles controversés prédisent en effet deux sources possibles de mégatsunami dans les prochains millénaires : sont envisagés un effondrement le long des flancs du Cumbre Vieja aux Canaries (mettant la côte est du continent américain en danger) et un autre au Kilauea à Hawaii (menaçant la côte ouest de l'Amérique et celles de l'Asie). Des études plus récentes remettent en cause le risque d'effondrement sur les flancs de ces volcans, d'une part, et le caractère non local des tsunamis engendrés, d'autre part.

Sources : Bibliographie thématique : mégatsunamis.

On ne doit pas confondre le phénomène avec celui de la vague scélérate, oscillation de période beaucoup plus courtes (de 4 à 25 secondes), et de faible durée de vie (quelques minutes au plus).

Toutefois, certains raz-de-marées causés par le creusement et l'atténuation brutale de cyclones les plus violents peuvent avoir un comportement similaire au tsunami (y compris dans son intensité, sa propagation sous forme d'onde sur de grandes distances, ou ses effets dévastateurs sur les côtes).

Dans certains cas, l'origine sismique ou cyclonique du tsunami ne peut pas être complètement déterminée avec certitude.

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Système d'alerte de tsunami

Un système d'alerte de tsunami permet de détecter un tsunami quand la vague est encore loin des rivages et d'avertir les populations concernées assez tôt pour sauver des vies (il faut préciser qu'en pleine mer, la vague d'un tsunami ne fait pas de dégats et se remarque à peine, mais ce n'est qu'à l'approche des côtes, la profondeur diminuant que le tsunami comme toute vague prend de la hauteur).

Un tel système est composé de capteurs sismiques et de marégraphes et d'un système de communication permmettant au plus vite la réception des information, leur analyse, la prise de décisions, et l'envoi de messages d'alertes aux régions concernées ; la réactivité de ce système doit être quasi immédiate, vue la vitesse de la vague (entre 500 et 1 000 km/h).

On dénombre des systèmes internationaux (échelle mondiale ou continentale) et régionaux (interfaces étatiques sur un même espace géographique).

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Tsunami Wazahari

Tsunami Wazahari, né Sylvain Dumonteil en 1981, est un musicien français.

Musicien depuis sa plus tendre enfance et actif sur la scène locale rochelaise, Sylvain Dumonteil se forge une réputation, jusqu’à prendre en main en tant que Manager et DJ le label associatif Al Dente Records, réputé sur la Rochelle pour la qualité de ses prestations et ses soirées mémorables organisées dans les clubs, bars et salles de la région.

Après la période sombre des free party, Sylvain se plonge profondément dans le dub en 2002 en créant le projet Tsunami Wazahari. Il adopte le coté positif du son roots, la puissance du sound system et les bidouillages electro.

Le bassiste Rico da Halvarez, fondateur de Dogmazic Musique-Libre, devient membre à part entière du projet en participant à la composition, aux arrangements et joue la basse sur la plupart des productions. Rico donne également cette sonorité puissante et chaleureuse en jouant live lors des prestations du groupe.

Tsunami Wazahari officie donc en Live, avec un style bien particulier oscillant entre Dub massif, electro planante et Abstract Hiphop groovy mais également en dj set avec des sets trip-hop, dub stepper ou Ragga-Jungle.

Ils militent activement pour la musique libre, dans le sens figuré comme légal du terme, c'est pourquoi Sylvain privilégie lors de ses mixes des morceaux sous licence libre, jusqu'à faire des sets entier de musique libre. Pour faire profiter au plus grand nombre et garder le contrôle de ses productions, il diffuse ses productions sous licence de libre diffusion «Creative Commons».

Tsunami Wazahari a participé à des concerts en France et en Europe aux coté de Vibronics, Gorillaz, Benga, Rusko, CLP, Uzinadub, Andy C, Ashanti 3000, Qemists, Freedub sound System ...

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Indonésie

Drapeau de l'Indonésie

L'Indonésie, officiellement la République d'Indonésie (en indonésien Republik Indonesia), est un pays transcontinental d'Asie du Sud-Est et d'Océanie. Ses 17 508 îles font d'elle le plus grand archipel au monde. Avec une population estimée à 237 millions de personnes, il s'agit du 4e pays le plus peuplé du monde et le 1e pays à majorité musulmane en termes de nombre de croyants. L'Indonésie est une république démocratique et laïque dont la capitale est Jakarta.

L'archipel indonésien a été une importante région d'échanges depuis le début du VIIe siècle, quand le royaume de Sriwijaya commerçait avec la Chine et l'Inde. Les dirigeants locaux adoptèrent petit à petit la culture, la religion et les modèles politiques indiens dans les premiers siècles de l'ère commune et que les royaumes hindous et bouddhistes se développaient. L'histoire de l'Indonésie a été influencée par les puissances étrangères attirées par les ressources naturelles qu'elle possède. Les commerçants arabes musulmans y ont introduit l'islam et les puissances européennes s'y sont battues les épices des Moluques lors de l'âge des Grandes découvertes. Après trois siècle et demi de colonisation hollandaise, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Indonésie déclara son indépendance. Depuis l'histoire indonésienne a été troublée par les catastrophes naturelles, la corruption, le séparatisme, le terrorisme, la dictature puis le processus de démocratisation ainsi que par les périodes de changements économiques rapides.

À travers ses nombreuses îles, l'Indonésie comprend de nombreux groupes distincts ethniquement, linguistiquement et religieusement. Les Javanais représente la population la plus représentée en termes de nombre et d'influence politique. En tant qu'État unitaire et que nation, l'Indonésie a développé une identité commune en définissant une langue nationale (bahasa Indonesia variante du malais) et en respectant la diversité ethnique, le pluralisme religieux au sein d'une majorité musulmane. La devise nationale du pays est Bhinneka Tunggal Ika (« Unité dans la diversité », littéralement « Plusieurs, maintenant un » ), représente la diversité qui est l'essence du pays. Néanmoins, un séparatisme parfois violent a nui à la stabilité politique et économique du pays. Malgré sa forte population et ses régions densément peuplées, l'Indonésie comporte de vastes zones sauvages ce qui donne au pays une grande biodiversité même si ce patrimoine régresse à cause d'activités humaines en forte augmentation. Le pays est richement pourvue en ressource naturelles ce qui n'empêche pas la pauvreté de faire rage.

Le nom « Indonésie » vient du latin Indus, signifiant « Inde » et du grec nesos, signifiant « île ». Ce nom date du XVIIIe siècle, bien avant la formation de l'Indonésie indépendante. En 1850, George Earl, éthnologue anglais utilise le terme « Indonésiens ». Un de ses étudiants, James Richardson Logan, utilise le nom « Indonésie » comme synonyme d'« archipel indien »,. Néanmoins, les universitaires hollandais écrivant sur les Indes orientales néerlandaises n'étaient pas très enclins à utiliser le nom « Indonésie ». Ils utlisent plus volontiers les termes d'« archipel malais » (Maleische Archipel), « Indes orientales néerlandaises » (Nederlandsch Oost Indië) ou de en raccourci par Indië, de Oost (« l'est ») ou encore Insulinde (terme introduit en 1860 dans le roman Max Havelaar de Multatuli où le colonialisme hollandais est critiqué).

À partir de 1900, le nom « Indonésie » est utilisé de manière commune par les universitaires étrangers comme hollandais ainsi que par les groupes nationalistes indonésiens. Adolf Bastian, de l'université de Berlin, popularisa le nom dans son livre Indonesien oder die Inseln des Malayischen Archipels, 1884-1894. Le premier universitaire indonésien à utliser ce nom a été Ki Hajar Dewantara lorsqu'il établit un bureau de presse aux Pays-Bas sous le nom d'Indonesisch Pers-bureau en 1913.

L'Indonésie est constituée de 17 508 îles dont environ 6 000 inhabitées,. Elle s'étend des deux côtés de l'équateur. Les cinq plus grandes îles sont Java, Sumatra, Kalimantan (partie indonésienne de Bornéo), la Nouvelle-Guinée (partagée avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'Indonésie avec des frontières communes avec la Malaisie sur les îles de Bornéo et Sebatik, la Papouasie-Nouvelle-Guinée en Nouvelle-Guinée et avec le Timor oriental sur l'île de Timor. L'Indonésie à des frontières maritimes avec Singapour, la Malaisie, les Philippines et le nord de l'Australie. La capitale du pays est Jakarta, sur l'île de Java. C'est la plus grande ville du pays suivie par Surabaya, Bandung, Medan, et Semarang.

Avec ses 1 919 440 kilomètres carrés, l'Indonésie est le 16e plus grand pays du monde en termes de superficie. Sa densité de population est de 134 habitants par kilomètre carré, la 79e plus forte du monde, Java étant l'île la peuplée du monde et a une densité de population de 940 habitants par kilomètre carré. Avec 4 884 mètres d'altitude, le Puncak Jaya en Papouasie est le point culminant de l'Indonésie. Le lac Toba, à Sumatra, est le plus large lac avec une étendue 1 145 kilomètres carrés. Les fleuves les plus longs du pays sont à Kalimantan, le Mahakam et le Barito, qui servent de moyen de communication et de transport entre les différentes installations sur les rives des fleuves. L'archipel est bordé à l'est par l'océan Indien et à l'ouest par l'océan Pacifique et comprend en son sein des mers comme la mer de Java, la mer de Banda, la mer des Célèbes ou encore la mer des Moluques.

L'Indonésie est située à la convergence de la plaque pacifique, la plaque eurasienne et de la plaque australienne. Il en résulte une très forte activité volcanique et des tremblements de terre fréquents. Le pays compte au moins 150 volcans actifs, dont le Krakatoa et le Tambora, tous les deux célèbres pour leurs éruptions dévastatrices au XIXe siècle. L'éruption du supervolcan Toba il y a 70 000 ans a été l'une des plus grandes éruptions de l'histoire humaine et une catastrophe planétaire. Les récentes catastrophes naturelles importantes ayant touché le pays sont le tsunami de 2004 dont on estime les victimes à Sumatra à 167 736 personnes et le tremblement de terre de Yogyakarta de 2004. D'autre part, les cendres volcaniques ont beaucoup contribué à la fertilité des sols, ce qui permit à l'agriculture de se développer et de maintenir possible l'alimentation des îles densément peuplées comme Java et Bali.

Par sa situation équatoriale, l'Indonésie a un climat tropical, avec alternance de la saison humide et de la saison sèche. Les précipitations annuelles moyennes varient de, à basse altitude, 1 780-3 175 millimètres jusqu'à, dans les régions montagneuses, 6 100 millimètres. Les régions montagneuses sont situées en particulier sur la côte ouest de Sumatra, l'ouest de Java, Kalimantan, les Célèbes et la Papouasie, et sont très arrosées. Le taux d'humidité est souvent très haut, avoisinnant 80%. La température moyenne varie peu au fil de l'année ; la température moyenne quotidienne à Jakarta varie entre 26 et 30°C.

Espace très étendu et aux populations très variées, l'Indonésie est un État unitaire qui, en 1999, a accordé une certaine autonomie aux kabupaten (départements), qui sont par ailleurs des subdivisions des provinces. Ces dernières sont au nombre de 33 en 2007, 7 ayant été créées depuis 2000, généralement sur la base de spécificités culturelles et historiques. Les provinces d'Aceh, de Jakarta, de Yogyakarta, de Papouasie et de Papouasie occidentale ont une plus grande autonomie législative par rapport aux gouvernement central par rapport aux autres provinces.

La taille de l'Indonésie, son climat tropical, et le fait que ce soit un archipel, donne au pays le statut de seconde zone de biodiversité du monde (après le Brésil). Sa faune et sa flore mêle espèces asiatiques et australasiatique. Anciennement reliées à l'Asie, les îles de plaque continentale de Sunda (Sumatra, Java, Bornéo et Bali) possèdent une riche faune asiatique. De grandes espèces comme les tigres, les rhinocéros, les orangs-outans, les éléphants ou les léopards étaient abondantes jusqu'à Bali à l'est du pays, mais le nombre et la répartition de ces espèces se sont fortement réduits. Les forêts couvrent environ 60 % du pays. À Sumatra et Kalimantan, les espèces prédominantes y sont asiatiques. Néanmoins, les forêts des plus petites îles ou de celles plus densément peuplées comme Java, ont été largement remplacées par des zones d'habitation et d'agriculture. Sulawesi, Nusa Tenggara et les Moluques, ayant été séparées depuis plus longtemps des continents, ont développé une faune et une flore uniques,. La Papouasie, ancienne partie de l'Australie, est lieu d'une faune et d'une flore uniques proches de celles de l'Australie, incluant notamment plus de 600 espèces d'oiseaux.

L'Indonésie est seconde après l'Australie en termes de degré d'endémisme, avec par exemple 26 % des 1 531 ou 39 % des 515 espèces de mammifères étant endémiques. Les 80 000 kilomètres de côtes de mers tropicales de l'Indonésie contribuent également au haut niveau de biodiversité du pays. L'Indonésie a une grande variété d'écosystèmes maritimes et côtiers comme des plages, des dunes de sable, des estuaires, des mangroves, des récifs coralliens ou des vasières. Le naturaliste anglais Alfred Wallace, décrivit une ligne de division entre la distribution des espèces asiatiques et australasiennes. À l'ouest de cette ligne, connue sous le nom de ligne Wallace, les espèces sont asiatiques, et à l'est, elles sont de plus en plus australiennes. Dans son livre de 1869, The Malay Archipelago, Wallace décrit de nombreuses espèces uniques à cette région. La région des îles se trouvant entre la ligne et la Nouvelle-Guinée est aujourd'hui appelée Wallacea.

La forte population et l'industrialisation rapide de l'Indonésie créent de nombreux problèmes environnementaux auxquels la priorité n'est pas donné en raison de l'instabilité politique et du niveau de pauvreté du pays. Les problèmes concernent entre autres la déforestation massive (souvent illégale) et les feux de forêt causant l'apparition de brume sèche au-dessus de l'ouest de l'Indonésie, de la Malaisie et de Singapour. Ils concernent également la surexploitation des ressources marines et les problèmes ayant trait à l'urbanisation et le développement économique rapides causant des problèmes de pollution de l'air, d'embouteillages, de gestion des déchets et de retraitement des eaux usées. La perturbation écologique menace de nombreuses espèces indigènes dont 140 espèces de mammifères répertoriées par l'UICN parmi lesquelles 15 sont en danger critique. L'Indonésie compte aujourd'hui près de 320 parcs nationaux.

Le 17 août 1945, Soekarno et Hatta, proclament l’indépendance de l'Indonésie, jusqu'alors appelée Indes néerlandaises. Après quatre années de conflit armé et diplomatique que les Indonésiens appellent Revolusi, les Pays-Bas reconnaissent l'indépendance de l'Indonésie le 27 décembre 1949, à l'exception de la Nouvelle-Guinée occidentale, dont le statut sera discuté ultérieurement.

Des restes fossilisés d'Homo Erectus, connus sous le nom d'homme de Java, suggère que l'archipel indonésien était peuplé il y entre 2 millions et 500 000 ans,,. Sur l'île de Flores fut retrouvé une espèce supposée d'hominidés aujourd'hui disparus : l'Homme de Flores (Homo floresiensis). Les Austronésiens, qui forment la majorité de la population moderne, ont migré vers l'Asie du Sud-Est à partir de Taïwan. Ils sont arrivés en Indonésie en 2000 avant l'ère commune confinant les autochtones Mélanésiens dans l'est des régions où ils s'étaient installés.

Des conditions idéales pour l'agriculture et la maîtrise de la technique des rizières dès le VIIIe siècle permit aux villages, villes et petits royaumes de croître dès le Ier siècle. La position stratégique de l'Indonésie comme carrefour maritime favorisa les liens entre les îles et le commerce international (comme par exemple les relations indo-chinoises). Le commerce a depuis cette époque fondamentalement façonné l'histoire indonésienne,.

Au VIIe siècle siècle, le puissant royaume de navigateurs Sriwijaya connaît un essor important grâce au commerce et les influences hindouistes et bouddhistes commencent à se faire sentir,. Entre le VIIIe et le Xe siècle, les dynasties Sailendra, bouddhistes, et celles du royaume de Mataram, hindouistes, propérèrent puis déclinèrent sur Java, laissant de grands monuments comme le temple bouddhiste de Borobudur et le complexe religieux hindouiste de Prambanan. Le royaume hindou Majapahit fur fondé à l'est de Java vers la fin du XIIIe siècle et, sous le règne de Gajah Mada, étendit son influence sur la plus grande partie de l'Indonésie. Cette période est souvent mentionnée comme étant « l'âge d'or » de l'Indonésie.

Si les commerçants musulmans voyagèrent très tôt vers l'Indonésie, les premières populations musulmanes s'y établirent au XIIIe siècle au nord de Sumatra. On sait que l'islam s'est développé depuis l'ouest de l'archipel, mais il ne s'est pas directement étendu aux zones adjacentes à celle de son établissement. La conversion de l'Indonésie à la religion musulmane s'est effectuée de manière plus fragmentaire, après un processus lent et complexe. La diffusion de l'islam s'accentua avec les contacts commerciaux à l'extérieur de l'archipel : les commerçants indonésiens et les dirigeants des royaumes principaux furent les premiers à adopter la religion.

À la fin du XVIe siècle, Java et Sumatra avaient pour religion dominante l'islam. Dans la plupart des cas, l'islam se superposa et se mélangea aux influences culturelles et religieuses préexistantes, ce qui définit la forme de l'islam en Indonésie et plus particulièrement à Java. Seule Bali conserva une majorité religieuse hindouiste. Dans l'est de l'archipel, les missionnaires chrétiens et musulmans furent tous les deux actifs au XVIe et au XVIIe siècle. Ainsi, ils existent encore de grandes communautés des deux religions dans ces îles.

Les premiers Européens à poser pied en Indonésie sont des commerçants portugais en 1512. Ils sont dirigés par Francisco Serrão et cherchent à monopoliser les sources de noix de muscade, de clou de girofle et de cubèbe dans les Moluques. Les Portugais tentèrent tout d'abord sans succès d'établir un traité de paix et une coalitions avec le royaume de Sunda à Kalapa,. Grâce à leurs conquêtes militaires et leurs alliances avec les dirigeants locaux, les Portugais établirent des postes de commerce, des forts et des missions dans l'est de l'Indonésie notamment sur Ambon, Ternate et les îles Solor. En 1575, ils sont exclus de Ternate par les indigènes. Les Hollandais conquièrent Ambon, les Moluques du Nord et les îles Banda. Les Portugais quittèrent la majeure partie de l'Indonésie (ils resteront durablement au Timor oriental) laissant derrière eux une influence culturelle (langue, arts) et religieuses (catholicisme).

En 1602, le parlement hollandais donne à la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) le monopole des activités commerciales et coloniales en Indonésie. En 1619, la VOC conquiert la ville de Jayakarta, à l'ouest de Java, où ils fondent la ville de Batavia (aujourd'hui Jakarta). La Compagnie prend le contrôle de la politique javanaise et combattent le sultanat de Mataram et le sultanat de Banten. Elle parvient, contrairement aux Portugais, à contrôler le commerce d'épices dans l'archipel. Elle utilisa la division des petits royaumes javanais pour s'établir de manière permanente dans ce qui devint l'une des plus riches possessions coloniales du monde.

En 1800, la VOC est dissoute pour banqueroute. De 1808 à 1811, Herman Willem Daendels devient gouverneur-général des Indes orientales néerlandaises, nommé par Louis Bonaparte, roi des Pays-Bas, et réforme l'administration coloniale. Le britannique Thomas Stamford Raffles devient lieutenant-gouverneur de Java de 1811 à 1814. En 1824, par le traité de Londres entre les Britanniques et les Hollandais, le contrôle des territoires revendiqué au sud de Singapour revient aux Hollandais. Le monde malais se retrouve divisé en deux.

Entre 1825 et 1830, les Javanais se soulèvent et la guerre de Java fait rage. Les Hollandais répriment le soulèvement et mettent en place le cultuurstelsel, un système d'agriculture orienté vers les exports. Ce système enrichi considérablement les Pays-Bas. Les paysans indonésiens sont alors obligés, 60 jours par an, de travailler pour le gouvernement. Le système sera aboli en 1870. En 1901, les Hollandais adoptent ce qu'ils nomment la politique éthique. Elle inclut des réformes politiques mineures et l'éducation des populations indigènes. En 1908, la fin de la conquête de Bali et de la guerre d'Aceh parachève la formation des Indes néerlandaises.

On considère que la création, cette même année, du Budi Utomo par de jeunes nobles javanais marque le début du mouvement national indonésien. Un « Serment de la Jeunesse » est prononcé en 1928, émettant le vœu de créer une patrie indonésienne. Le débarquement en 1942 des Japonais dans les Indes orientales néerlandaises en pleine Seconde Guerre mondiale est accueilli par la majorité du mouvement nationaliste avec l'espoir d'obtenir l'indépendance.

Durant la plus grande partie de la période coloniale, le contrôle hollandais était réduit. C'est seulement au début du XXe siècle que la domination hollandaise s'étendit dans les frontières actuelles de l'Indonésie. L'invasion du territoire puis son occupation par les Japonais lors de la seconde Guerre mondiale mit fin à cette domination et encouragea le mouvement pour l'indépendance de l'Indonésie autrefois étouffé,. Deux jours après la reddition du Japon, le 17 août 1945, Soekarno et Mohammad Hatta proclament l'indépendance du pays et deviennent respectivement le premier président et le premier vice-président du pays. Les Pays-Bas tentent alors de rétablir leur pouvoir, s'ensuit alors une lutte armée et une lutte diplomatique appelée Revolusi. Celle-ci s'achève le 27 décembre 1949 avec la création de la République des États-Unis d'Indonésie, les Pays-Bas reconnaissent l'indépendance partielle du pays. Le 17 août 1945, le gouvernement proclame le retour à l'état unitaire.La Nouvelle-Guinée occidentale ne sera incorporée à la nouvelle république d'Indonésie qu'en 1962 à la signature de l'accord de New York,.

Les années 1950 sont marquées nombreuses rébellions séparatistes : "Darul Islam" pour la création d'un état islamique en Indonésie, la constitution de la République des Moluques du Sud, les mouvements du Permesta au Sulawesi du Nord et le PRRI au Sumatra occidental. En 1955 se tiennent les premières élections parlementaires. En 1957, Soekarno dissout l'assemblée constituante issue des élections de 1955 et établit la « démocratie dirigée ». En 1955 se tient également la conférence de Bandung. L'Indonésie est un des plus fervents défenseurs du principe de non-alignement et d'indépendance du tiers monde. Soekarno est obligé de composer avec deux formations importantes dans les pays : les forces militaires et le parti communiste indonésien (PKI).

Dans les années 1960, les tensions montent dans la population, et plus encore dans l'armée entre conservateurs et pro-communistes. Lors du mouvement du 30 septembre 1965, six généraux accusés par des officiers de gauche de fomenter un coup d'état contre Soekarno sont tués. Le général Soeharto organise la répression et ordonne la dissolution du PKI, que l'armée accuse d'avoir organisé une tentative de coup d'état,,. Le nombre de victimes des massacres qui s'ensuivent est estimé entre 500 000 et 1 million de personnes,.

En mars 1966, Soeharto force Soekarno, dont la force politique est affaiblie à lui transférer le pouvoir. Celui-ci est nommé officiellement président en mars 1968 avec le soutien du gouvernement américain,,,. Pendant les trente années suivantes, Soeharto exerce un pouvoir dictatorial. Le pays connait une relative stabilité politique et amorce néanmoins un développement économique, d'abord grâce aux revenus du pétrole puis, avec la chute du prix du brut en 1986, grâce à une politique de libéralisation qui provoque un essor de l'investissement étranger.

En 1997 et en 1998, l'Indonésie et le pays le plus touché par la crise économique asiatique. Le mécontentement populaire s'amplifie et mène aux émeutes de Jakarta de mai 1998,. Soeharto démissionne et son vice-président, B. J. Habibie, devient président.

En 1999, le Timor oriental fait sécession après 25 ans d'occupation militaires par l'Indonésie qui fut marquée par la condamnation par la communauté internationale de la répression brutale qui y sévissait,. Cette même année se tiennent les premières élections démocratiques depuis 1955. Celles-ci voit la victoire d'Abdurrahman Wahid, destitué en 2001. Sa vice-présidente, Megawati Soekarnoputri, la fille de Soekarno, est élue présidente.

Depuis 2000, l'Indonésie fait face à une vague d'attentats terroristes islamistes dont l'attentat du Jakarta Stock Exchange en 2000 et l'attentat de Bali en 2002. En 2004, grâce à un amendement de la constitution, se tient la première élection présidentielle au suffrage direct. Susilo Bambang Yudhoyono est élu président.

Lors de recensement national de 2000, la population indonésienne était de 206 millions de personnes. Le Bureau Central Indonésien des Statistiques et Statistics Indonesia ont estimé la population indonésienne à 222 millions de personnes. 130 millions de personnes vivent sur Java, l'île la plus peuplé du monde.

La plupart des Indonésiens descendent des populations de langue austronésiennes originaires de Taïwan. L'autre origine majeure de la population est la Mélanésie, à l'est de l'Indonésie,,. Il y a en tout environ 300 etnies distinctes en Indonésie et 742 langages et dialectes différents,. L'ethnie la plus représentée en Indonésie et l'ethnie javanaise, qui représente 45 % de la population et qui est politiquement et culturellement dominante,. Après les Javanais, ce sont les Sundanais, les Malais et les Madurais qui sont les plus nombreux. Il existe un sentiment national indonésien qui cohabite avec des identités régionales maintenues farouchement. La société est globalement stables même si des tensions religieuses, ethniques ou sociales ont pu mener à des moments de violence intenses (notamment suite à la transmigrasi),,. Les Chinois d'Indonésie représente un minorité ethnique de 1 % mais celle-ci est très influente. Ils contrôlent la majorité des commerces privés et de la richesse du pays,. Ceci provoque un fort ressentiment envers eux et même des violences anti-chinoises,,,.

Si la liberté de religion est stipulée dans la Constitution indonésienne, le gouvernement ne reconnaît officiellement que six religions : l'islam, le protestantisme, l'Église catholique romaine, l'hindouisme, le bouddhisme et le confucianisme,. L'Indonésie n'est pas un État islamique et pourtant, il s'agit du pays du monde où il y a le plus de musulmans, avec 86,1 % d'Indonésiens déclarant l'être lors du recensement officiel de 2000. 8,7 % de la population se déclare chrétienne (dont les deux tiers protestants), 3 % hindoue et 1,8 % bouddhiste ou autre. La plupart des Indonésiens hindous sont balinais. La plupart des bouddhistes d'aujourd'hui sont des Indonésiens d'origine chinoise. Si l'hindouisme et le bouddhisme sont aujourd'hui deux religions minoritaires en Indonésie, elles ont eu beaucoup d'influence dans le passé et ont défini des aspects de la culture du pays. Ce n'est qu'à partir du XIIIe siècle que les Indonésiens ont commencé à se convertir à l'islam apporté par les navigateurs marchands arabes et celle-ci est devenu la religion dominante au XVIe siècle. L'Église catholique romaine a été importée par les premiers colons et les missionnaires portugais,. Le protestantisme a lui été apporté par les missionaires luthériens et calvinistes hollandais lors de la période coloniale,,. Une forte proportion de Javanais abangan, d'hindous balinais et de Dayas chrétiens pratiquent leur religion de manière syncrétique, influencée par les coutumes et les croyances locales,.

La langue officielle de l'Indonésie est l'indonésien, enseignée dans les écoles et parlé par presque tous les Indonésiens. C'est la langue utilisée dans le commerce, la politique, les médias nationaux, l'école et les universités. Il s'agissait d'une lingua franca dans la plupart des régions, notamment la Malaisie actuelle, dont le malais est très proche. L'indonésie a été promu par les nationalistes dans les années 1920 et a été déclaré langue officielle en 1945.

La plupart des Indonésiens parlent également l'une des langues parmi les plusieurs centaines de langues locales (bahasa daerah) existantes, souvent comme langue maternelle. Parmi ces langues, la plus parlée est le javanais, suivie par le sundanais. En Papouasie, il existe en plus de ces langues, 500 langues papoues ou austronésiennes parlées. Suite à la période coloniale, des Indonésiens parlent encore aujourd'hui le néerlandais. En Papouasie, l'unserdeutsch est parlé par une minorité de personnes.

Les jours fériés en Indonésie, en dehors de la fête de l'Indépendance, reflètent la diversité religieuse et ethnique du pays et le respect des coutumes de celles-ci, indépendamment de la taille de la population concernée.

Il n'y a pas de crèches publiques en Indonésie. Les écoles maternelles (taman kanak-kanak) existent et accueillent les enfants à partir de 5 ans. Les enfants y restent 2 ans mais celles-ci sont très rares. L'école primaire (sekolah dasar) commence à l'âge de 6 ans et dure 6 ans. Les cours ont généralement lieu le matin. À l'école primaire succède un premier cycle secondaire de 3 ans dans les sekolah menengah pertama. L'instruction est obligatoire jusqu'à la fin de ce premier cycle. Le deuxième cycle en sekolah menengah atas, également d'une durée de 3 ans, s'atteint après le passage d'une examen. Les élèves peuvent y suivre différents cursus : cours préparatoires pour l'université, formation professionnelle ou formation d'instituteur.

Avant le début crise économique asiatique, le taux de scolarisation dans les écoles primaires était de 90 % mais il a chuté depuis. L'école a beau être obligatoire, elle est payante (notamment l'uniforme), ce qui empêche les plus pauvres d'y accéder. Moins de la moitié des jeunes Indonésiens accèdent au cycle secondaire. L'accès à l'université, publique ou privé , nécessite le passage d'un examen difficile. Peu d'Indonésiens y accèdent. Les femmes représentent environ la moitié de la population universitaire. Les frais de scolarité étant très élevées, celles-ci sont globalement concentrée sur Java.

Les cours de religion (agama) sont obligatoires dès l'école primaire. Ils correspondent à la religion de chacun, les Musulmans étudiant par exemple l'islam et la langue arabe. Les écoles privées, dépendant généralement de mosquées ou d'églises, sont très prisées bien que chères, car le niveau d'enseignement y est plus élevé.

En 2006, 17,2 % du budget de l'état était considéré à l'éducation, ce qui est moins que ce qui est stipulé par la Constitution (20 %),. Le taux d'alphabétisation du pays est de 87,9 %. Si l'école est obligatoire en Indonésie, le travail des enfants existe encore dans le pays (avec notamment près de 700 000 enfants domestiques à Jakarta).

Dans les grandes villes indonésiennes, il y a généralement des hôpitaux et des centres de soin publics ainsi que des cliniques privées. Dans les endroits reculés, ce sont les puskesmas, cliniques gérées par des groupes religieux, qui accueillent les patients. L'accès aux soins est gratuit dans les centres publics mais pas les médicaments ou la nourriture durant la période des soins.

La qualité des soins dans le pays est dépendante de l'aide internationale. L’Organisation mondiale de la santé et le gouvernement ont mis en place une campagne de vaccination contre la tuberculose qui tue 175 000 personnes par an. L'Indonésie est le deuxième lèpre pays d'Asie ayant le plus grand nombre de nouveaux cas de lèpre par an. La propagation du SIDA y est actuellement très rapide. Les problèmes d'eau potable et de qualité de l'air ont un effet très néfaste sur la santé. Entre 2004 et 2007, des mesures importantes ont été mises en place contre la grippe aviaire.

La médecine traditionnelle a encore une place prépondérante dans la société indonésienne. La mortalité infantile est élevée dans l'archipel (57 %) même si une politique de formation de sages-femmes a été mise en place. L'espérance de vie en Indonésie est de 63 ans.

Les différents groupes ethniques d'Indonésie possèdent chacun une riche tradition. Le régime de Soeharto s'est efforcé de construire des « cultures régionales » (kebudayaan daerah) sur la base des provinces. Cette action créait des artifices comme la « culture du Java oriental », la « culture du Kalimantan oriental » ou la « culture du Sulawesi du Nord », sans tenir compte d'une réalité culturelle plus complexe. En effet, une même province peut abriter différentes cultures traditionnelles, comme au Java oriental, où on peut au moins distinguer, si l'on se limite au critère linguistique, une culture de Banten, une culture betawi (Jakartanais « autochtones »), une culture sundanaise et une culture de Cirebon. Inversement, une même culture peut couvrir plus d'une province, comme la culture malaise, qu'on trouve dans les provinces de Sumatra du Nord, Riau et Jambi à Sumatra ainsi qu'à Kalimantan occidental et du Sud à Bornéo.

Depuis la démission de Soeharto en 1998, diverses régions d'Indonésie essaient de promouvoir leur culture traditionnelle, en ne prenant plus comme référence le cadre administratif mais tout simplement le nom de la suku (« ethnie »). Il existe ainsi maintenant des organisations comme l'Institut de la culture minahasa, nom dans lequel se reconnaissent un groupe de populations de la province de Sulawesi du Nord.

L'architecture indonésienne, à l'instar des autres aspects de la culture indonésienne, a subi de nombreuses influences : indienne puis chinoise et arabe et enfin européenne.

Sur Java, l'architecture religieuse s'est développé dès le VIIIe siècle, laissant des monuments, imposants témoignages du passé, comme Borobudur (temple bouddhiste) ou Prambanan (complexe de temples hindouistes). C'est à partir du XVe siècle que les mosquées sont apparus et se sont répandues dans le pays. Il existe également en Indonésie de nombreux palais (kraton) construits pour les sultans ou les rois. L'architecture coloniale se développa à partir du XVIe siècle.

Certaines architectures sont néanmoins traditionnelles et n'ont été que peu influencées par l'extrieur : chez les Bataks, les Minangkabaus, les Dayas, les Torajas ou encore les Danis.

Aujourd'hui, le modernisme architectural a fait son entrée en Indonésie. Il fut introduit par Soekarno, ingénieur civil de formation, qui approuva et lança de grands projets architecturaux comme la mosquée Istiqlal, le Bung Karno Stadium ou le Monumen Nasional.

Cette distinction n'est pas pertinente. Il est plus simple de parler d'un artisanat traditionnel dans lequel les gens produisent les objets nécessaires à leur vie quotidienne, matérielle et spirituelle.

La plupart des œuvres ont aujourd'hui perdu leur dimension spirituelle au profit d'une dimension économique et touristique.

La forme artisanale la plus répandue d'Indonésie est celui du textile : l'ikat (tissage d'étoffes avec des motifs originaire de Nusa Tenggara mais répandu dans tout l'archipel), le songket (étoffe de soie entremêlées de fils d'or et d'argent), le tapis de ampung ou encore le fameux batik (dessin avec de la cire et et de la teinture sur les étoffes) javanais. La poterie indonésienne est brute et naïve sur Lombok, très influencée par la céramique chinoise dans la région de Singkiwang et très influencée par l'Occident et vernies sur Bali. La vannerie est très développée sur Lombok et chez les Dayaks avec des techniques de tissage du rotin traditionnelles. Les Torajas pratiquent le travail des perles alors que chez les Dayaks et sur Lombok, on travail les cauris, petits coquillages de grande valeur.

La sculpture sur bois est également très répandue en Indonésie. Ces sculptures avaient originellement pour but de protéger les maisons contre les mauvais esprits. Cette fonction est toujours présente. A Java par exemple, il existe un couple de figurines en bois, les loro blonyo, qu'on expose lors d'un mariage à l'écart des mariés pour attirer sur eux les esprits malfaisants, ou à l'entrée d'une maison pour accueillir les visiteurs. A Nias, Sumba, dans le pays toraja et dans les villages ngaju et dusun à Kalimantan, les statues de bois représentant les ancêtres participent encore pleinement à la vie religieuse des communautés. Sur de nombreuses îles, des objets utilitaires sont sculptés en bois : des récipients en bambou aux Célèbes ou des bols en bois laqué à Sumatra par exemple. À Bali et Java en particulier, la fabrication de meubles ornés est très développée, notamment les meubles en teck (jati), très recherchés. Les masques en bois sculptés sont très fréquemment utilisés lors de rites communautaires ou dans le théâtre.

Le travail du bronze en Indonésie a été introduit par la culture Dong Son (VIIIe-IIIe siècles avant J.-C.). L'apparition du travail du fer est plus tardif, en raison notamment de la rareté du minerai local, essentiellement d'origine météorique. A Java et dans les autres îles de l'ouest de l'archipel, on fabrique des kriss, dagues d'apparat à la lame droite ou sinueuse richement travaillées. La région d'Aceh est spécialisée dans la bijouterie, surtout dans le travail de l'or. À Bali, les bijoux sont davantage en argent. Le quartier de Kota Gede à Yogyakarta, à Java, est spécialisée dans la création d'argenterie et notamment d'argenterie de table.

Le premier film réalisé en Indonésie était un film muet, Loetoeng Kasaroeng, réalisé en 1926 par les réalisateurs hollandais G. Kruger et L. Heuveldorp. Il fut tourné à Bandung avec des acteurs locaux. Depuis lors, des centaines de films ont été produits par l'Indonésie. Durant l'occupation japonaise, l'industrie cinématographique indonésienne a été réquisitionné comme outil de propagande. Le gouvernement de Soekarno, le cinéma était utilisé pour diffuser des messages nationalistes et anti-Occident. L'importation de films étrangers était illégale. Durant l'ère Soeharto, la censure régissait la diffusion d'œuvres cinématographiques.

Dans les années 1980, le cinéma indonésien connaît son âge d'or avec notamment le succès des comédies de la Warkop. Le début de l'import de films étrangers dans les années 1990 fit perdre une partie de leur succès aux films locaux. Le nombre de films locaux produits passa de 115 en 1990 à 37 en 1993. L'essor de la contrefaçon et de la télévision contribuèrent également à ce déclin. Les films alors produits sont surtout des séries B pour adultes, des vidéofilms et des téléfilms.

Dans l'Indonésie post-Soeharto, le cinéma indépendant connaît un nouveau départ. Le premier long métrage d'animation indonésien, Beauty and Warrior, sort en 2005. En 1998, le festival international du film de Jakarta (JiFFest) voit le jour.

Il existe quelques complexes cinématographiques en Indonésie ainsi que de nombreuses salles indépendantes. Le film étranger le plus célèbre se passant en Indonésie estle film australien L'Année de tous les dangers de Peter Weir sorti en 1982.

Quand on parle de « danse indonésienne », il faut distinguer deux choses : les danses traditionnelles (religieuses, protocolaires, rituelles ou de cérémonies), qui sont propres à un groupe donné, et la danse au sens moderne, qui touche l'ensemble de l'Indonésie.

Parmi les danses modernes, on trouve le dangdut et le poco-poco. À Bali comme à Java, les danses traditionnelles peuvent avoir une fonction religieuse mais aussi cérémoniel. Ainsi, le pendet balinais ou le bedhaya javanais ont une fonction spirituelle, alors que le legong balinais ou le serimpi javanais ont un rôle cérémoniel. Les Minahasa du nord de Célèbes pratiquent des danses en partie d'origine européenne comme le katrili ou quadrille et la polineis ou polonaise), résultat d'une influence qui remonte au XVIIe siècle siècle.

A Java, on reconnaît quatre écoles de danses de cour : celles du kraton (palais royal) de Surakarta, du kraton de Yogyakarta, du Puro Mangkunagaran (cour princière "mineure" de Surakarta) et du Puro Pakualaman (cour mineure de Yogyakarta).

La danse est souvent mêlée au théâtre de marionnettes et à la musique dans les spectacles indonésiens.

La gastronomie indonésienne n'existe pas en tant que telle, il s'agit plutôt d'un ensemble de gastronomie régionale. L'influence des cuisines étrangères a fait changer la cuisine indonésienne au fil du temps. C'est tout d'abord la cuisine indienne qui l'a influencé, puis la cuisine chinoise. Enfin, ceux sont les cuisines espagnole et portugaise puis finalement la hollandaise qui l'ont influencé. Elle est assez proche de la cuisine malaisienne.

Le riz compose la base de la cuisine indonésienne. Les préparations indonésiennes les plus connues sont les saté, le rendang, le bakso ou encore les krupuk. De nombreux ingrédients locaux agrémentent la cuisine indonésienne : le lait de coco, le piment (sambal), la cacahuète (sauce saté), le soja (tofu et tempeh). Les fruits locaux y sont consommés tels quels ou préparés : le mangoustan, le ramboutan, le fruit du jacquier, le durian et la banane.

Les Indonésiens consomment peu de porc (babi) étant donné la prédominance de la religion musulmane dans le pays. Les plats avec du poulet (ayam), du canard (bebek) ou du bœuf (sapi) sont eux très communs.

De nombreux peuples d'Indonésie ont une littérature relativement ancienne.

Les Balinais et les Javanais ont une tradition commune au moins jusqu'au XVIe siècle. Avant le XVe siècle, cette littérature est écrite dans une langue qu'on appelle vieux-javanais. Le texte le plus important de cette période est le Nagarakertagama, un poème écrit par Mpu Prapanca en 1365 qui fait l'éloge du roi Hayam Wuruk de Majapahit. Au XVIe siècle, cette littérature s'écrit dans une langue qu'on appelle moyen-javanais. Le principal texte de l'époque est le Pararaton, une chronique qui décline la généalogie des rois de Singasari et Majapahit.

À la fin du XVIIIe siècle, la conversion à l'islam du dernier prince hindou de Blambangan sous la pression des Hollandais sépare Bali de Java. À cette époque, la langue javanaise a déjà sa forme moderne. Les quelque 70 années de paix relative qui sépare la fin des guerres de successions javanaises de la guerre de Java (1825-30) vont voir éclore dans les cours royales et princières un renouveau littéraire. Le monument littéraire de cette époque est la Serat Centhini, poème épique, mystique et paillard de 200 000 vers écrit en 1814 à la demande d'un prince de Surakarta.

Dans l'ouest de Java, les Sundanais possèdent une littérature dans leur propre langue. Les Bugis et les Makassar du sud de Célèbes ont une tradition littéraire faite notamment d'épopées, dont le célèbre La Galigo (littérature Bugis) mis en scène par Robert Wilson en 2004.

L'auteur contemporain le plus connu d'Indonésie est certainement Pramoedya Ananta Toer qui a reçu en 1995 un Ramon Magsaysay Award. Parmi les écrivains indonésiens modernes connus internationalement, on peut citer Chairil Anwar (poète de l'Angkatan '45 ou « Génération 45 »), Taufiq Ismail (poète de l'Angkatan '66 ou « Génération 66 »), Mochtar Lubis (auteur de Twilight in Djakarta), Ayu Utami (auteur de Saman et lauréate d'un Prince Claus Award) et Eka Kurniawan (journaliste et nouvelliste).

La musique la plus connue est celle du gamelan, un ensemble d'instruments de percussion métallique. Elle appartient aux traditions balinaise, javanaise et sundanaise.

Les théâtres indonésien sont faits avec des marionnettes.

Les sports sont populaires en Indonésie aussi bien au niveau de la participation que du nombre de spectateurs. Les deux sports les plus populaires en Indonésie sont le football et le badminton.

Les équipes de football sont financés par des entreprises et les sportifs y jouant travaillent dans les dites entreprises pour compléter leurs salaires. La Fédération d'Indonésie de football a été fondée 1930, pendant l'époque coloniale hollandaise. Le football australien y est également pratiqué.

En badminton, les Indonésiens ont remporté de nombreux titres comme 13 Thomas Cups sur 24. Le joueur de badminton Rudy Hartono a notamment remporté sept fois de suite le championnat All England.

D'autres sports classiques sont pratiqués en Indonésie, principalement le tennis (plusieurs trophées d'Asie remportés), le polo (pratiqué depuis l'époque coloniale) ou encore la course à pied (la course du Paradis à Bali est un événement mondial). Bali possède des spots de surf très prisés des Australiens.

Il y a de nombreux sports traditionnels encore pratiqués en Indonésie : l'art martial du pencak silat, le sepak takraw, les courses de taureaux, les courses de bateau ou encore les concours de cerfs-volants.

Les événements sportifs en Indonésie sont organisé par le comité national des sports appelé Komite Olahraga Nasional Indonesia (ou KONI). Le comité a décidé, avec l'appui du gouvernement une Journée nationale des sports le 9 septembre. Des jeux nationaux, les Pekan Olahraga Nasional ont lieu tous les quatre ans.

Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République, élu au suffrage universel direct pour 5 ans.

Le président actuel est Susilo Bambang Yudhoyono dit "SBY" du Parti démocrate, il a battu au deuxième tour en 2004 la présidente sortante Megawati Soekarnoputri. Le vice président est Muhammad Jusuf Kalla du Golkar.

Les gouverneurs de province, jusqu'en 2005 élus par les parlements provinciaux, sont graduellement réélus au suffrage direct. C'est déjà le cas pour les provinces de Papua et d'Aceh.

Les bupati (préfets) sont élus par les assemblées départementales et les walikota (maires) par les assemblées municipales.

La plus haute autorité judiciaire est la Cour Suprême ou Mahkamah Agung.

La peine de mort est mise à exécution dans les cas de meurtre de masse, de meurtres en série et de trafic de stupéfiant.

L'Indonésie est membre fondatrice de l'ASEAN (Association of Southeast Asian Nations). C'est également un participant actif de l'APEC (Asia Pacific Economic Cooperation).

Organisatrice de la conférence de Bandung en 1955, l'Indonésie s'est toujours efforcée d'apparaître comme un pays non-aligné. Toutefois, elle coopère avec les États-Unis dans la "guerre contre le terrorisme" que mènent ceux-ci.

La police indonésienne (Kepolisian Republik Indonesia) dépend directement du président de la République. Jusqu'en 1999, elle faisait partie des forces armées. Ses effectifs sont de 150 000 hommes, y compris un corps de 12 000 hommes, la Brigade Mobil ou "Brimob", organisé comme une unité militaire.

Les principales exportations de l'Indonésie sont le pétrole et le gaz naturel liquéfié, les appareils électriques, le bois et le contreplaqué, les textiles, le caoutchouc. Ses principales importations sont les machines et équipements industriels, les produits chimiques, les carburants, les produits alimentaires.

La crise financière asiatique de 1997 avait entraîné une grave crise économique en Indonésie, qui s'est traduite par une chute de plus de 13% du PIB en 1998. Le pays a mis plus longtemps que les autres à renouer avec la croissance. En 2006, le PIB a affiché une croissance de 5,4%.

Le tourisme est une des activités économiques les plus importantes pour l'Indonésie. Il est un des premiers rapporteurs de devises du pays.

Le tourisme indonésien a beaucoup souffert de la crise de 1997, des nombreux conflits qui ont touché et touchent encore l'archipel, et des nombreuses catastrophes, humaines et naturelles, qui l'ont frappé. En 2004 toutefois, le nombre de visiteurs a atteint un record historique de 5,3 millions, dépassant le niveau d'avant la crise, pour baisser légèrement en 2005.

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Mullaitivu

Mullaitivu est une petite ville située sur la côte nord-est du Sri Lanka. Elle a été très endommagée par le tsunami du au tremblement de terre du 26 décembre 2004.

Le 25 janvier 2009, l'armée Sri Lankaise a pris le contrôle d Mullaitivu après des combats contre 2 000 tigres tamouls qui le 24 janvier avaient fait sauter un barrage pour tenter de la ralentir. Il s'agissait de la dernière ville au mains des indépendantistes .

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Source : Wikipedia