Tremblay-en-France

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Posté par talos 21/03/2009 @ 12:15

Tags : tremblay-en-france, seine-saint-denis, île-de-france, france

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Tremblay-en-France

Carte de localisation de Tremblay-en-France

Tremblay-en-France est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis (anciennement Seine-et-Oise) et la région Île-de-France.

Ses habitants sont les Tremblaysiens. Par le décret du 16 août 1989, Journal officiel du 19 août 1989 et effet au 20 août 1989, Tremblay-lès-Gonesse devient Tremblay-en-France.

Tremblay-en-France est la commune la plus vaste du département de Seine-Saint-Denis avec ses 2 244 hectares. Située à 25 km de Paris, elle est limitée par le Val-d'Oise au nord-ouest, la Seine-et-Marne à l'est. Tremblay qui culmine à une altitude moyenne de 85 m au Vieux-Pays et à 60 m sur les rives de l'Ourcq, appartient géographiquement à la Plaine de France qui est découpée par les vallées de la Marne, de la Seine et de l'Oise. Elle est entourée de Villepinte(Seine-Saint-Denis) par l'ouest et par Villeparisis(Seine-et-Marne) par l'est.

Anciennement dénommée Tremblay-lès-Gonesse, la ville est constituée de trois pôles principaux : la plate-forme aéroportuaire de Paris-Charles-de-Gaulle, située à cheval sur les communes de Roissy et Tremblay, le Vieux-Pays, ancien village situé au Nord entouré de terres agricoles qui séparent l'aéroport du reste de la ville, et le centre ville, aussi appelé grand ensemble, et qui comprend la quasi totalité du parc locatif social et des grands immeubles de la ville. Le reste du territoire de la commune est principalement pavillonnaire avec les quartiers des Cottages, du Bois-Saint-Denis et du Vert-Galant.

Tremblay-en-France est également réputée pour sa verdure et ses sites naturels qui ont été sauvegardés de l'urbanisme sauvage des années 1960 et 1970. Ainsi un massif boisé de 70 hectares, hérité des grandes forêts qui couvraient le Nord de l'Ile-de-France, fait de Tremblay-en-France l'exception verte de la Seine-Saint-Denis. Une exception confirmée par la présence du canal de l'Ourcq et de ses berges verdoyantes au sud, ainsi que par les rives du Sausset au nord.

La ville est principalement accessible par l'autoroute A104, par la RN3 et la station de RER du Vert-Galant, en liaison directe depuis la gare du nord.

Le village tire son nom du latin tremuletum, le bois de trembles ou peupliers blancs. La France évoquée est le Pays de France, plaine agricole du nord-est de Paris où se situe la ville.

Le territoire a connu une occupation humaine dès le paléolithique puis durant le néolithique comme l'attestent de nombreux objets trouvés par des cultivateurs ou durant le creusement du canal de l'Ourcq. Le village actuel s'établit autour de la source du Sausset, petite rivière de la plaine de France. Il entre dans les possessions de la puissante abbaye de Saint-Denis en 834 suite à un don de Louis le Pieux. Dès le Moyen Âge, le village se répartit entre Petit Tremblay et Grand Tremblay. À cette époque, les habitants vivent de la grande culture céréalière ou de la vente de laine de mouton, vendue en particulier lors de la foire du Lendit à Saint-Denis.

Située à l'écart des grands axes, la plupart des évènements de l'histoire ne l'atteignent guère et ce jusqu'à la Révolution française. La première évolution importante est la construction du canal de l'Ourcq, décidée par Napoléon Ier, qui permet alors aux paysans de vendre plus facilement leurs productions à Paris. En 1870 et 1871, lors de la guerre franco-prussienne, les habitants du village se réfugient à Paris, les récoltes sont pillées. Au XXe siècle, la commune est de nouveau au centre des évènements de la Première Guerre mondiale : les taxis de la Marne partis de Gagny sont inspectés sur la place du village par le général Gallieni.

À partir des années 1920, la commune connaît, comme beaucoup de ses voisines, une transformation importante avec la construction de lotissements pavillonnaires le long de la voie ferrée Paris-Soissons, sur d'anciennes terres incultes au sud du territoire. Le nord reste alors agricole et mène une vie à part. Une municipalité communiste est élue en 1935. En 1974 est inauguré l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, à l'extrême nord de la commune.

Au début du XXIe siècle, Tremblay présente ainsi une configuration originale avec un sud urbanisé, un centre villageois entouré de terres agricoles et le nord occupé par les installations aéroportuaires et des zones d'activités économiques (Paris-Nord II). Le village, ou « Vieux Pays » est resté préservé.

862 - L'inventaire de l'Abbaye de Saint-Denis mentionne le lieux sous le nom de Trimlidum.

Ancien Régime - Le village s'appelle Tremblay-en-France ou Tremblay-Saint-Denis.

En 1887 - La commune ajoute lès-Gonesse à la terminologie de Tremblay utilisée après la période révolutionnaire.

En 1989 - La ville de Tremblay-lès-Gonesse redevient Tremblay-en-France.

On trouve souvent le nom précédent de Tremblay orthographié à tort Tremblay-les-Gonesses. En fait en ancien français le mot lès signifiait « près de », il ne faut donc pas accorder.

À la fin des années 1980, un référendum local a été organisé pour que les habitants de Tremblay se prononcent sur le changement de dénomination de la ville. Située dans le pays de France comme d'autres villages par exemple sa célèbre voisine Roissy-en-France, le nouveau nom rappelle que la commune est située dans le pays de France, c'est-à-dire dans le cœur de l'Île-de-France.

Outre les jeux de mots faciles sur Tremblay qui lassaient les autochtones, la référence à la ville de Gonesse autrefois justifiée lors de la constitution de l'ancien département de la Seine-et-Oise était devenue impropre (il y avait un autre Tremblay, à l'article près, dans le même département : Le Tremblay-sur-Mauldre aujourd'hui dans les Yvelines). Le nombre actuel de résidents de Tremblay est supérieur à celui de la ville de Gonesse.

La commune est membre du Syndicat intercommunal d'études et d'aménagement de la Plaine de France et de l'Aulnoye.

Au cœur d’un nœud de communication de dimension mondiale, Tremblay-en-France dispose d'un fort potentiel économique. Actuellement plus de 1 600 entreprises et 55 000 emplois irriguent le tissu économique local.

L’emprise de la plate-forme aéroportuaire structure l'économie tremblaysienne. L'activité économique de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est composée par une zone de fret située à 90 % sur Tremblay et par la cité d'affaires Roissypôle. 557 des 719 entreprises existantes sont implantées sur le territoire de Tremblay.

Au nord de la ville toujours, le Parc d'activités international Paris Nord II regroupe au sein d'un environnement de plans d'eaux et d'espaces verts, un centre commercial, un parc des expositions et un parc d'activités de 200 hectares et 577 entreprises.

À l'entrée du Vieux-Pays, située à 10 minutes de l'aéroport et longée par l'A104, la Zone d'Activités de Tremblay CDG accueille sur 38 hectares 110 entreprises dans des domaines aussi variés que la mécanique, le bâtiment, la plasturgie, le commerce de gros.

Actuellement en cours d'étude, le projet d'aménagement de la zone sud de l'aéroport Charles-de-Gaulle confirme la vocation internationale de ce site situé à 25 minutes du centre de Paris tout en lui offrant des perspectives de développement considérables.

Le territoire sud aéroportuaire est une étendue vaste de 180 hectares reconnu comme un secteur stratégique : le Contrat de Plan État-Région 2007-2013 inscrit le site comme un « territoire de projet de dimension internationale » et le projet de Schéma directeur de la région Île-de-France le consacre « territoire de rayonnement économique international ».

Son aménagement représente une opportunité foncière exceptionnelle dont la vocation est de permettre le rééquilibrage au Nord-Est du développement de l’Île-de-France, de valoriser les capacités d’accueil en investissements internationaux et de diversifier le tissu économique local.

Le projet de territoire développé comporte la réalisation d’une zone d’activités internationale de près de 110 hectares accueillant des entreprises à haute valeur ajoutée répondant à des objectifs d’innovation, de formation et d’excellence, ainsi qu’une extension majeure du parc d’exposition de Paris Nord Villepinte dont l’ambition est d’en faire le grand parc français de dimension mondiale (environ 350 000 m² couverts à terme), associée à une Cité de l’exposition et de la communication et à un pôle hôtelier et de service. A cela, il faut ajouter la construction prochaine d'Aéroville, un pôle de commerces et de services ultra-moderne qui permettra la création de 3 000 emplois.

Au final, à l'horizon 2011, ce sont plus de 15 000 emplois qui sont attendus à Tremblay-en-France.

En 2007, le projet de construction d'un centre de commerces et de services au sud de la plate-forme aéroportuaire sur la zone de fret divise et provoque la polémique parmi les habitants et les élus locaux. Baptisé « Aéroville », le projet, dessiné par l'architecte Christian de Portzamparc, s'étend sur une surface de 5 hectares (49 986 m2) et doit sortir de terre en 2011 pour une ouverture en 2012. D'un coût estimé à 270 millions d'euros, il doit accueillir une grande surface Auchan « nouveau concept », des boutiques haut de gamme, mais également des services non marchands comme une antenne postale, une garderie et une salle de sport, ainsi qu'un parking de 4 700 places. L'ensemble sera dissimulé par une toiture « ondulant comme un manteau » selon l'architecte et encadré d'un jardin paysager et d'une coulée verte. Selon son concepteur, Unibail, il est conçu pour attirer les touristes dans des boutiques de luxe et les employés de la plate-forme, qui souffrent d'un déficit commercial et de services. Cependant, vu la saturation actuelle des voies d'accès routières à l'aéroport, l'accroissement exponentiel des problèmes de circulation est dénoncée, et les petits commerçants estiment que le projet « transformera les centre-villes des environs en ghettos », le commerce local ne pouvant, selon eux, survivre à cette nouvelle offre, qui s'additionne à une sur-représentation dans le secteur des grandes surfaces, en particulier au nord de la Seine-Saint-Denis (Parinor, Paris-Nord II au sud, centre commercial de Claye-Souilly à l'est),. Ces arguments n'ont toutefois pas été retenus par les commissions départementales puis nationale d'urbanisme commercial. Cette dernière a autorisé en juillet 2008 ce projet, qui devrait permettre la création de 2500 emplois et permettre de mieux satisfaire les besoins des voyageurs ainsi que des nombreux salariés du pôle d'emploi de Roissy-CDG.

L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a une partie de son territoire dans la commune de Tremblay-en-France.

En 1998, la Ville de Tremblay a mis en place le service Allobus qui permet aux employés de la plate-forme aéroportuaire d'accéder à leur lieu de travail de jour comme de nuit. Un système de navette à la carte qui bénéficie aux propriétaires d'une carte Orange sans majoration.

Au mois de septembre 2006, Tremblay a lancé son propre réseau de bus, entièrement financé par le budget de la commune, afin de pallier l'insuffisance du maillage en seconde couronne. Appelé T'Bus, ce dispositif fonctionne avec neuf bus, décorés aux couleurs de la ville, qui en sillonnent le territoire. Ce service a trouvé son public, puisque 4 932 voyageurs l'utilisent journellement en 2007, soit une croissance de 37 % depuis le lancement du service. L'achat d'un dixième T'bus est envisagée pour améliorer la desserte du Vieux-Pays.

Fortement impliqué dans le développement de l'offre en transports collectifs, le député-maire François Asensi organise en 2003 les Assises du RER B et créé dans la foulée l'Association des Maires de la ligne B du RER. L'élu tremblaysien, rejoint par la majorité de ses collègues, réclame la modernisation de cette ligne, surnommée "la ligne maudite". Une modernisation qui a été votée par la Région Île-de-France en 2006 mais qui se heurte au refus de l'État de financer l'opération à 50 % comme il s'y était engagé.

L'église Saint-Médard fut édifiée à partir de 1543 mais restaurée plusieurs fois successives. En particulier, la façade et les premières travées ont été reconstruites en 1785 par Jean-Jacques Cellerier. Un Christ en majesté orne la façade principale depuis 1822. L'église vient de faire l'objet d'une restauration complète entre 1987 et 2007. Elle est classée monument historique depuis 1939.

La grange dîmière (9, place de la Mairie, au Vieux-Pays) est accolée à l'église du village et fut fortifiée au Moyen Âge. Elle était le siège de la châtellenie du village. Elle fut édifiée au XIIIe siècle et fut restaurée successivement aux XVe siècle et XVIe siècle ; elle possède une belle charpente de chêne d'une hauteur de 18 mètres, ainsi que des contreforts et des meurtrières. La grange fut classée monument historique en 1939.

Le puits, à gauche de la grange aux dîmes, remonte au XVe siècle et succède à celle construite par l'Abbé Suger. L'abreuvoir à proximité date de la même époque mais fut restauré par la suite.

Des vestiges de fortifications du XIIe siècle sont encore visibles autour du Vieux-Pays. Elles auraient été décidées par l'Abbé Suger, puisque l'Abbaye de saint-Denis était propriétaire d'une ferme monastique à Tremblay.

La borne de Mortières est située sur la place de la Mairie (Vieux-Pays). Située sur la route de Roissy, au nord du village sur le fief de Mortières, elle fut déplacée lors de la construction de l'aéroport, au début des années 1970. La fleur de lys qui l'ornait a été remplacée, pendant la Révolution, par un bonnet phrygien. C'est, aujourd'hui, une des très rares bornes ainsi ornées qui subsiste, témoin de l'engagement des habitants pour les idéaux de la Révolution, également matérialisé par le nom que prit à l'époque le bourg, Tremblay-sans-Culotte.

Le Mémorial de la Déportation de Shelomo Selinger, bronze de 132 x 74 x 40 cm, inauguré en 2006 dans le nouveau cimetière intercommunal.

Ouvert en 1983 et complètement modernisé en 2005, le cinéma Jacques Tati, situé dans le quartier du Vert-Galant, propose une programmation variée alliant les films d'auteurs aux films "grand public". Le travail avec le jeune public tient une place importante. Des séances scolaires sont organisées tous les jours et le cinéma Jacques Tati participe aux dispositifs École et Cinéma, Collège au Cinéma et Lycées au Cinéma en partenariat avec l'Éducation nationale. Classé Art et Essai, le cinéma organise régulièrement des avant-premières et des rencontres avec des réalisateurs ou des acteurs. Chaque année au mois de mars, le cinéma organise Terra di cinema, festival du film italien qui, durant trois semaines, propose un panaroma des meilleurs films transalpins en présence des réalisateurs et des acteurs. Environ 200 000 spectateurs se pressent tous les ans dans les salles de Jacques Tati, ce qui en fait le second cinéma le plus visité de Seine-Saint-Denis, derrière le multiplex de Rosny. Il est composé de 3 salles : la salle "Jour de fête", la salle "Play Time" et la salle "Parade".

Tremblay dispose également du Théâtre Louis Aragon repris en main depuis 2006 par Emmanuelle Jouan dont la mission est de redonner une cohérence artistique à la programmation. «Je suis venue à Tremblay par conviction, c’est une municipalité où la culture est encore considérée comme un rouage essentiel du projet pour la ville, et c’est dans ce sens que j’envisage ma fonction. La programmation sera axée sur des artistes pour qui la rencontre avec le public fait partie de l’œuvre. Mon objectif est avant tout de montrer aux Tremblaysiens que le théâtre n’est pas un lieu fermé, uniquement accessible à une certaine catégorie de personnes, mais un lieu pour créer du lien", explique la directrice de l'établissement.

Les soirs de spectacle, le Café des Artistes, attenant au théâtre, ouvre ses portes avant et après la programmation, pour permettre à la soirée de se prolonger autour d'un verre et d'une petite restauration. Les artistes sont souvent fidèles à ce rendez-vous convivial.

La Scène Jean-Roger-Caussimon, hébergée à l'Odéon, centre culturel inauguré en 2001 sur la place du Bicentennaire de la Révolution, est le lieu privilégié des rencontres musicales à Tremblay. La qualité de la programmation jazz et blues en font une salle de concert de réputation régionale. La scène est d'ailleurs un des fers de lance du festival de jazz Banlieue Bleue qui a lieu chaque année en Seine-Saint-Denis. Toutefois, la scène s'ouvre depuis plusieurs années à d'autres couleurs musicales : les artistes de la nouvelle scène française et les artistes Hip-Hop y ont fait une entrée remarquée.

D'autres structures comme le conservatoire de l'Odéon, le centre social Louise Michel, l'espace Mikado et la MJC Caussimon témoignent de l'engagement culturel de la ville et de la volonté de faire partager les savoirs et de construire le lien social à partir d'un échange culturel fort. En février 2008, un équipement destiné aux 18-30 ans ouvrira ses portes dans le centre-ville pour permettre à ses jeunes de concrétiser leurs propres projets artistiques. A noter la transformation en cours de la Bibliothèque Boris Vian en médiathèque dont l'ouverture est prévue au mois de décembre 2008.

Tremblay organise et participe à de nombreux événements culturels chaque année. L'un des plus marquants a lieu à la fin juin dans le Parc du Château Bleu : la fête du chapiteau bleu consacrée aux arts du cirque et créée en 2006.

Il y a plusieurs groupe Medicaux. 1 dans le quartier des Cottages, 1 au centre ville et 1 au Vert Galant.

Il y aussi l'Hopital privé du Vert Galant.

Il y a 3 collèges (Collège Romain Rolland, Collège Ronsard et Collège Descartes), un lycée général (Lycée Léonard de Vinci), un lycée professionnel (Hélene Boucher) et un IUT (Paris 8).

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Canton de Tremblay-en-France

Le canton de Tremblay-en-France est une division administrative française située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.

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Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle

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L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, communément appelé Roissy-Charles-de-Gaulle, abrégé par le sigle CDG (code AITA : CDG ; code OACI : LFPG), est un aéroport francilien situé à vingt-trois kilomètres au nord-est de Paris. Premier aéroport français, il tient son nom « grand public » de la commune de Roissy-en-France dont il occupe plus de la moitié du territoire et du général Charles de Gaulle (1890-1970), qui fut chef d'État français. Il est parfois appelé « aéroport Charles-de-Gaulle », « Roissy », « Paris-Roissy » ou « Charles de Gaulle ».

Son exploitation est réalisée par Aéroports de Paris.

Aéroport de Paris dans une brochure de mars 1964, intitulée « L'aéroport de Paris va entreprendre la construction d'un nouvel aéroport Paris-Nord » en donne l'explication : Au cours de l'étude préliminaire qui a commencé en 1957, un inventaire des plates-formes susceptibles de se prêter à la construction d'un nouvel aéroport a été dressé en tenant compte exclusivement des conditions de topographies et d'habitation....Pour contribuer à freiner la tendance de l'agglomération parisienne à croitre trop vite en direction de l'ouest, il avait été admis qu'il serait préférable de choisir un emplacement situé dans le Nord Paris, afin de conserver les avantages au point de vue des parcours au sol qu'offre une desserte équilibrée de l'agglomération parisienne par deux aéroports situés symétriquement l'un au Sud, l'autre au Nord. L'emplacement proposé est, à vol d'oiseau, à 22 km du centre de Paris. Il consiste en un plateau très peu peuplé, entièrement affecté à l'agriculture. L'implantation d'un aéroport couvrant 3000 hectares est possible moyennant la destruction des bâtiments d'une seule ferme. Quant aux zones associées à l'aéroport, dans lesquelles la construction sera réglementée, elles auront une superficie de l'ordre de 8 000 hectares.

Les premiers travaux commenceront en avril 1967. Les revues d’Aéroport de Paris, Aéroport Magazine, Entre Voisins et Propos en l’air en ont fait de nombreux articles. De magnifiques reportages photographiques de J .J. Moreau (A.D.P.) les illustrent. Ils décrivent l’évolution des infrastructures routières, pistes , bâtiments, particulièrement la tour de contrôle , l’aérogare N°1 et ses satellites.

D’un tout autre genre, Auguste Pigeon dans sa dernière chronique sur le village de Roissy-en-France, en juillet 1969 en fait un descriptif plein de tristesse et d’amertume. En voici quelques extraits : ...A présent c’est la métamorphose, le grand chambardement, la mutilation totale. Hérissée de grues géantes, d’échafaudages, de construction nouvelles, de monstrueux engins la sillonnent, éventrent la terre jusqu’à ses entrailles, la fouillent, la véhiculent comme si soudain, elle était devenue un déchet sans valeur … Jamais plus là, nous ne reverrons les beaux attelages de percherons, ou ces grands bœufs débonnaires, tracer le sillon, ni onduler les épis de blé dorés, l’aigrette des avoines, ni fleurir les luzernes ou sarrasins....

L'aéroport Charles-de-Gaulle, constitue un hub pour les compagnies Air France, Fedex, Airlinair, Europe Airpost, CityJet, Brit Air et d'autres compagnies. Roissy CDG est ainsi la plate-forme de correspondance la plus importante d'Europe et l'une des plus importantes au monde.

Pour le trafic aérien, il se place en première position en Europe avec 541 566 mouvements devant Francfort (489 406) et Heathrow (477 029) et au huitième rang mondial. En volume de fret, il se situe au premier rang européen (2 130 724 tonnes de marchandises) juste devant Francfort (2 127 646), Amsterdam-Schiphol (1 566 828), et Heathrow (1 343 930), et au septième rang mondial. L'aéroport Charles-de-Gaulle est également le deuxième aéroport d'Europe par le nombre de passagers avec 60,87 millions de voyageurs en 2008, derrière Heathrow (68,1 millions) et devant Francfort (54,2 millions) . L'aéroport engendre 10 % de la richesse créée en Île-de-France et assure l'emploi de 85 000 salariés dans 700 entreprises pour plus de 200 métiers répartis dans 11 principaux secteurs d'activités.

L'aéroport s'étend sur les départements du Val-d'Oise (Roissy-en-France, Épiais-lès-Louvres), de la Seine-Saint-Denis (Tremblay-en-France) et de la Seine-et-Marne (Mauregard, Le Mesnil-Amelot et Mitry-Mory). Il occupe une surface de 3 200 hectares. Il s'agit d'un aéroport d'avenir par ses possibilités d'extension grâce à la grande surface des terrains acquis lors de sa construction, même si son impact environnemental à proximité d'une zone de population très dense pourrait de fait limiter à terme ce développement.

Près du tiers des passagers étaient en correspondance (alors qu'à l'origine la plate-forme avait été conçue principalement pour desservir la région parisienne d'où les projets et construction en cours de terminaux dédiés à la correspondance voir ci-dessous).

En 2007, 552 721 mouvements d'avion soit +2,1 % et 59 922 177 passagers soit +5,4 %. Et selon l'ACI, l'aéroport devrait passer au sixième rang mondial.

Le trafic passagers (locaux) sur l'ensemble des aéroports de Paris (Orly compris) en 2003 a concerné à 56 % Air France, 2,8 % Corsairfly, 2,7 % easyJet, 2,3 % British Airways, 2,1  % Alitalia, 1,9 % Iberia, 1,7 % Lufthansa.

Constatant une croissance rapide du transport aérien de passagers, les pouvoirs publics ont entrepris dès 1962 d'identifier de vastes terrains suffisamment éloignés de l'agglomération et susceptibles d'accueillir de nouvelles infrastructures aéroportuaires devant la saturation annoncée de l'aéroport Paris-Orly et de l'aéroport Paris-Le Bourget, qui avaient été créés à l'époque de la Première Guerre mondiale. Les perspectives d'évolution du trafic prévoient à cette époque un doublement du trafic tous les cinq ans, soit douze millions de passagers à l'échéance 1975-1980.

Un arrêté interministériel du 16 juin 1964 décide la création de l'aéroport « Paris Nord » sur une large zone agricole du Pays de France, à vingt-cinq kilomètres au nord-est de Paris. Cette zone offre de multiples avantages : les destructions à prévoir sont très limitées vu la taille de l'emprise (une seule grosse ferme), et elle permettent de réaliser des extensions une fois arrivé à saturation. Une cinquième piste transversale a ainsi été intégrée dans le plan de masse de Paris-CDG dès la fin des années 1960. Du 10 juillet au 10 août de la même année a lieu l'enquête d'utilité publique ; la commission d'enquête émet un avis favorable le 30 octobre. L'aéroport occupera une surface de 2 915 ha prise sur le territoire de sept communes.

La municipalité de Roissy-en-France et les autres villages directement concernés tentent alors vainement de lutter contre la création de cet aéroport qui apportait déjà dès le début des travaux son lot de nuisances avec l'arrivée des engins de chantier et les importantes dégradations engendrées aux rues du village de Roissy (camions, boue, canalisations détruites...). Les agriculteurs quant à eux protestèrent au début, mais comprenant rapidement que l'édification de l'aéroport était inéluctable, négocièrent les meilleurs dédommagements financiers possibles afin de se reconvertir sur place ou de racheter des terres agricoles ailleurs.

En parallèle, une importante polémique se développe dans le nouveau département du Val-d'Oise voyant s'affronter les « anti » et « pro-aéroport », les uns déplorant les nuisances apportées, les autres répondant développement économique et progrès. De 1969 - année des dernières expropriations - à 1972, la rumeur du projet et le flou des informations font grandir la contestation locale puis départementale. L'ampleur du phénomène conduit le gouvernement à tenter d'enrayer la polémique en arrêtant clairement en mars 1972 trois zones de nuisances : « A (cinq communes et dix-mille habitants), toute construction interdite ; B (soixante-mille habitants), construction autorisée pour les bâtiments utilitaires ; C (cent-quatre-vingt-mille habitants), extension des agglomérations limitée au maximum ».

Mais loin de calmer les esprits, la contestation grandit et devient nationale, les médias se répartissant entre « pro » et « anti », souvent en fonction de leur appartenance politique. Le plus grand reproche fait à l'État est le manque de transparence et l'absence d'information. Ainsi au début des années 1970, l'administration imposait de contraintes architecturales strictes au nom de la préservation du site et laissait se vendre des terrains à bâtir... pour refuser ensuite les permis de construire alors que la construction de l'aéroport était déjà prévue depuis une dizaine d'années. Le nouvel aéroport est finalement inauguré en 1974, après dix ans de travaux.

Le 25 juillet 2000, le vol 4590 Air France effectué par un Concorde, prend feu au décollage et s'écrase peu de temps après sur un hôtel de la commune de Gonesse, faisant 113 victimes. Un mémorial Concorde en hommage aux victimes a été inauguré par le PDG d'Air France le 25 juillet 2006 au sud de l'aéroport non loin de la zone de fret 7.

En nombre de passagers, l'aéroport se situe au deuxième rang européen (59 922 177 voyageurs) derrière l'aéroport de Londres Heathrow (68 068 554) et devant l'aéroport international de Francfort (54 161 856 passagers) et au sixième rang mondial. En nombre de passagers internationaux, il se situe au deuxième rang européen et mondial (54 904 358 voyageurs) derrière Heathrow (61 458 541 passagers).

L'aéroport Paris-CDG se place en deuxième position en Europe pour le nombre de passagers en 2007 : 59 922 177 passagers soit + 5,4 % par rapport à 2006. L'aéroport Paris-CDG se place en première position en Europe pour le nombre des mouvements d'avions : 552 721 soit + 2,1 % que 2006.

Fortement inspirée des années 1970 pour les terminaux 1 et 2, l'architecture des aérogares reprend un style moderne et novateur pour l'époque.

La première aérogare, conçue par Paul Andreu, est bâtie comme une sorte de pieuvre. Elle est constituée d'un élément central circulaire autour duquel sont disposés des satellites qui accueillent les avions.

Les passagers rentrent dans le bâtiment central par des bretelles d'accès automobiles qui desservent les différents étages. Le bâtiment comporte principalement six étages. Les boutiques, commerces et restaurants sont situés au deuxième étage appelé " Boutiques et services ", les départs (enregistrement des passagers et des bagages) se font au niveau supérieur (troisième étage) excepté pour certaines compagnies (Aer Lingus et Vueling dont l'enregistrement se fait au deuxième). Les arrivées (récupération des bagages, formalités d'importation douanières) au niveau supérieur (cinquième étage). Le niveau intermédiaire (quatrième étage) est consacré aux formalités douanières d'exportation et permet l'accès aux « satellites », qui sont les terminaux d'embarquement proprement dit. Le premier étage (le plus bas) est principalement constitué de commerces. Enfin le sixième étage et les suivants sont des parkings (sept, huit, neuvième étages) ou des étages réservés aux administrations et aux compagnies aériennes.

Le passage entre les troisième, quatrième et cinquième étages se fait grâce à un enchevêtrement de tapis roulants disposés au centre du bâtiment. Ces tapis passent par dessus une cour et sont donc à ciel ouvert. Chaque tapis est recouvert d'un tube transparent permettant l'isolation du tapis entre l'intérieur et l'extérieur du bâtiment. Ces tapis roulants ont souvent été utilisés par le cinéma (récemment dans Le Dernier Gang d'Ariel Zeitoun).

Le quatrième étage permet l'accès aux sept satellites. La place du huitième (comparaison avec la pieuvre) est en fait prise par les bretelles d'accès automobiles. Ces satellites sont accessibles par un long tunnel au bout duquel on retrouve une dizaine de portes d'embarquement (par satellite). Chacun de ces tunnels représente donc un tentacule de la pieuvre. Ils sont longs et entourés d'un tube de béton. Le tapis roulant est constitué de deux pentes pour former une vallée. Ce creux permet en fait de faire passer le tunnel sous le tarmac, et laisse donc la place pour les avions autour du satellite.

La conception originale du bâtiment ne permet pas de ménager une grande zone de transit. Il n'y a pas de grand hall au sein du bâtiment, contrairement à d'autres conceptions d'aéroports plus classiques, ce qui rend son exploitation plus compliquée lors de vols en correspondance. Le parcours à pied des passagers est également important pour la montée dans l'appareil ou pour sa descente puis la récupération des bagages. Ajoutons que de nombreux visiteurs ont été déroutés et déçus de ne pouvoir apercevoir les avions... Des travaux sont en cours de réalisation afin d'atteindre pour 12 millions de passagers par an.

Également dessinée par Paul Andreu, la seconde aérogare est inaugurée en 1982 (halls 2A et 2B) et adopte la philosophie des aérogares modulables. La construction du hall 2D (1989), du 2C (1993) de la première péninsule du 2F (1999) accompagnent le développement de son principal exploitant : Air France.

Une partie de la jetée d'embarquement du terminal 2E, le plus récent des terminaux de l'aérogare, s'est effondrée le 23 mai 2004 à 7 h du matin, à peu près un an après sa mise en service, faisant quatre morts et trois blessés. Son audace architecturale fut alors l'objet d'une polémique. Principalement constitué de verre, le terminal repose sur des piliers de béton, et est composé d'une armature métallique.

Début 2007, seule une partie de l'aérogare 2E était ouverte (la moitié de la zone d'enregistrement, l'embarquement se faisant par autobus). Une salle d'embarquement temporaire a été construite à côté de la jetée de l'aérogare 2E, reliée à la zone de sécurité par un passage couvert. Une deuxième salle d'embarquement a été ensuite construite au nord du terminal 2F afin d'accueillir une partie des passagers enregistrant au 2E (transit en bus avec une durée de trajet de dix minutes).

La jetée d'embarquement endommagée a été entièrement détruite, puis reconstruite. La réouverture s'est effectuée le 30 mars 2008.

L'aérogare 2 est donc actuellement composé de six terminaux ou modules (A, C, E disposés au sud et B, D, F disposés au nord séparé par une voie rapide et des parkings) et d'un satellite d'embarquement (alpha) relié au terminal A par une passerelle. Entre les terminaux C, D, d'un côté et E, F de l'autre, il y a la Gare Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV.

L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle a également construit le tri de bagages est (TBE). La première phase de la mise en service du TBE, système de tri des bagages entièrement automatisé intégrant l'inspection filtrage des bagages de soute a 100 %, a été mis en service, en septembre 2007. Il permet la correspondance de l'ensemble des bagages des terminaux 2E et 2F. Il sera agrandi dans un avenir proche sous le terminal S3 dit "la galerie parisienne".

Système d'information au terminal 2F.

Intérieur du terminal 2F.

Paroi intérieure du terminal 2F.

Un nouveau satellite d'embarquement appelé S3 et baptisé « Galerie parisienne » a été aménagé à l'est de l'ensemble. Il a été inauguré le mardi 26 juin 2007 par Nicolas Sarkozy. Disposé perpendiculairement aux terminaux actuels, il est consacré en priorité à la correspondance rapide entre avions court-moyen courrier et long-courrier, il permet en particulier l'embarquement simultané de six A380. Il est relié au terminal 2F par une série de tapis roulants et au terminal 2E par un métro automatique : LISA (trajet de quarante secondes). L'enregistrement ou la sortie des passagers qui ne sont pas en correspondance se fait par le terminal 2F pour l'Espace Schengen et 2E pour les vols internationaux. Ce nouveau satellite comporte vingt-deux postes d'embarquement, et aura une capacité 8,5 millions de passagers par an.

Les travaux de terrassement ont commencé en septembre 2006, et la première pierre a été posée le 1er mars 2007. Ce terminal, situé encore plus à l'est, est dédié aux compagnies régionales (qui utilisent déjà actuellement les places de stationnement situées dans cette zone). Le T2G est donc destiné aux passagers de l'espace Schengen voyageant sur des appareils pouvant aller jusqu'à cent cinquante places, comme l'Embraer 190 ou le nouveau CRJ-1000. Le T2G peut accueillir vingt appareils au contact et dispose de 6 aires de stationnement éloignées. Il affiche une capacité de trois millions de passagers par an. Il n'est pas possible de s'y rendre à pieds depuis le reste du terminal 2, une navette circule donc en zone publique entre les terminaux 2D et 2G d'une part, et entre les terminaux 2E/2F et 2G d'autre part, avec une fréquence de 4 minutes.

Il a été ouvert le 3 septembre 2008.

Anciennement dénommée T0 (zéro), le nom de cette troisième aérogare n'étant pas « très commercial » fut changé en T9 (car il était neuf). Finalement, par question de logique, elle fut renommée Terminal 3. Construite comme une sorte de hangar, elle est destinée à accueillir les vols charters et les compagnies low-cost.

Elle est constituée d'un grand hangar en tôle percé de salles d'embarquement. On peut rejoindre ce terminal depuis la sortie du RER « Charles de Gaulle 1 » directement à pied via un passage prévu à cet effet (compter 3 minutes de marche). Le hangar où arrivent les passagers empruntant le RER est appelé Roissypôle. Il constitue la principale plate-forme de transports en commun arrivant ou partant de Roissy.

L'Aéroport de Paris-CDG possède aussi une Zone pour les Hélicoptères située à proximité de l'Aérogare 3.

A proximité de la Zone Entretien de l'Aéroport qui se situe au nord de la plate-forme, il y a une Zone pour les Vols Privés, d'Affaires de Tourisme... Le plus souvent les Appareils utilisés sont des Jets, des Appareils de Tourisme,...

Située en bordure des pistes, la ZAPI est une zone d'attente qui a été construite afin d'y « maintenir » les personnes dont l'accès au territoire français a été refusé ainsi que les demandeurs d'asile en attente du traitement de leur demande d'entrée sur le territoire au titre de l'asile. Seules deux organisations, la Croix Rouge et l'Anafé, sont autorisées à y entrer. La première offre aux maintenus une assistance humanitaire, la seconde une assistance juridique. Cette dernière, ainsi que de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé à plusieurs reprises les violations de la loi, notamment les textes relatifs au droit d'asile et aux droits de l'homme, qui auraient eu lieu dans cette zone ainsi que dans les salles d'aérogares dans lesquelles ces personnes sont « maintenues ».

Dans des cas de grande affluence de personnes en instance, comme notamment en janvier 2008, une ZAPI 4 a été ouverte dans les bâtiments des aérogares. Le juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance de Bobigny, qui contrôle le fonctionnement de la zone d'attente, avait alors procédé à la libération d'un grand nombre de personnes en raison des conditions déplorables dans lesquelles elles étaient maintenues.

Un terminal supplémentaire est prévu pour voir le jour dans les cinq prochaines années.

Un autre satellite (S4) est également en projet sur le même modèle que le S3, à l'exception qu'il pourra accueillir sept A380, il sera situé entre le satellite S3 et le terminal 2G. Le satellite S4 devrait avoir une capacité de 7,2 millions de passagers. ADP prévoit une mise en service en 2012.

De plus, le CDGVAL reliant l'aérogare 1 à l'aérogare 2 en passant par les parkings PX, PR et Roissypôle, est en service depuis le 4 avril 2007.

Avec le terminal 2G, les satellites S3 et S4, la reconstruction du terminal 2E, la réhabilitation du terminal 1, les travaux en cours sur les terminaux 2A et 2B, le TBE, CDGVAL, l'aéroport de Paris-Charles-De-Gaulle aura une capacité supérieure à quatre-vingt millions de passagers par an.

Un protocole d'accord entre Aéroports de Paris et Air France a été signé le 28 mars 2008. A cette date, les premiers travaux avaient déjà commencé .

L'aéroport constitue un pôle d'emploi majeur d'Île-de-France, puisque 80 000 salariés y sont recensés en 2005/2006, soit un quasi-doublement en dix ans.

Statistiquement, un million de passagers créerait désormais 1 500 postes, soit cent cinquante de plus qu'en 2000.

75 % des salariés sont en horaires décalés, et l'inadaptation des transports en commun en ce qui concerne à la fois l'origine géographique des salariés et leurs horaires atypiques fait qu'ils utilisent à 90 % une voiture individuelle pour se rendre à Roissy. Outre le problème environnemental que cela pose, cette situation rend difficile l'accès à l'emploi aéroportuaire de ceux qui n'ont pas une solution individuelle de déplacement : les jeunes, les précaires...

Outre les transports collectifs traditionnels, tels que le RER ou les lignes de bus et cars qui désservent la zone aéroportuaire, existe depuis une dizaine d'années, un système de transport à la demande, Allobus, exploité par les Courriers de l'Île-de-France sur quatre lignes reliant le pôle économique à Tremblay-en-France, Sarcelles, Villiers-le-Bel et Goussainville. Ce réseau qui fonctionne 24 heures sur 24, a 4 500 utilisateurs réguliers et assure 445 000 déplacements par an.

Malgré le déficit de ce service, qui atteignait 1,7 million d'euros, le Stif et les collectivités ont décidé de doubler leur aide pour maintenir ce service. L'exploitant a également décidé de contribuer à la prise en charge du déficit.

Par ailleurs, 20 000 à 30 000 personnes travailleraient en Île-de-France dans des entreprises dont l'activité est directement liée à l'aéroport. Ces entreprises sont principalement localisées à Tremblay-en-France, Villepinte et Roissy-en-France.

En 2007, le projet de construction d'un vaste centre commercial au sud de la plate-forme aéroportuaire sur la zone de fret divise et provoque la polémique parmi les habitants et les élus locaux. Baptisé « Aéroville », ce centre commercial géant de près de cinq hectares de surface (49 986 m2) dessiné par l'architecte Christian de Portzamparc, devrait ouvrir fin 2012. D'un coût estimé à 270 millions d'euros, il doit accueillir une grande surface Auchan « nouveau concept », des boutiques haut de gamme, mais également des services non marchands comme une antenne postale, une garderie et une salle de sport, ainsi qu'un parking de 4 700 places.

L'ensemble sera dissimulé par une toiture « ondulant comme un manteau » selon l'architecte et encadré d'un jardin paysager et d'une coulée verte. Selon son concepteur, Unibail, il est conçu pour attirer les touristes dans des boutiques de luxe et servir les employés de la plate-forme, qui souffrent d'un déficit commercial et de services. Cependant, vu la saturation actuelle des voies d'accès routières à l'aéroport, l'accroissement exponentiel des problèmes de circulation est dénoncée, et les petits commerçants estiment que le projet « transformera les centre-villes des environs en ghettos », le commerce local ne pouvant survivre à cette nouvelle offre, qui s'additionne à une sur-représentation dans le secteur des grandes surfaces, en particulier au nord de la Seine-Saint-Denis (Parinor, Paris-Nord II au sud, centre commercial de Claye-Souilly à l'est),. Ces arguments n'ont toutefois pas été retenus par les commissions départementales puis nationales d'urbanisme commercial. Cette dernière a autorisé en juillet 2008 ce projet, qui devrait permettre la création de 2500 emplois et permettre de mieux satisfaire les besoins des voyageurs ainsi que des nombreux salariés du pôle d'emploi de Roissy-CDG.

L'activité de l'aéroport, s'il apporte une richesse incontestable à la commune et à la région en termes de vitalité économique, d'emplois et de revenus fiscaux, présente également des inconvénients. Outre les nuisances acoustiques et les risques de crash, l'importante pollution atmosphérique entraînée est de plus en plus mise en cause par les associations de défense des riverains. Ainsi, selon une étude de l'organisme officiel Airparif, l'aéroport pollue autant que le boulevard périphérique de Paris, axe routier le plus fréquenté de France.

De par les trajectoires des avions survolant généreusement à basse altitude (moins de 1000 mètres) les zones urbaines denses d'Île-de-France, en particulier du Val-d'Oise, peuplées de plusieurs centaines de milliers d'habitants, de nombreuses villes comme Sarcelles ou surtout Villiers-le-Bel, Gonesse et Goussainville se trouvent particulièrement exposées aux nuisances acoustiques. Le village (dit Vieux-Pays) de Goussainville situé à deux kilomètres dans l'axe d'une piste s'est vu déserté par ses habitants depuis trente ans, ne présentant plus que l'apparence d'un village fantôme aux maisons fermées ou murées.

Un programme d'isolation phonique est proposé par Aéroports de Paris (ADP), prenant en charge de 80 à 100 % les frais d'insonorisation des logements en fonction du revenu des occupants et de la zone de bruit concernée déterminée par un plan de gêne sonore,, ; néanmoins ce programme nécessite plusieurs démarches et souvent un an voire deux ou plus pour aboutir. ADP diffuse régulièrement un magazine baptisé « Entre voisins » tentant d'établir une communication régulière avec les riverains et a ouvert une maison de l'environnement sur la plate-forme, ayant pour but d'informer les habitants sur le trafic aérien et la diffusion du bruit.

L'aéroport est concerné par un Plan d'exposition au bruit (PEB) datant de 1989 et destiné à éviter l'accroissement de la population qui serait soumise aux nuisances du bruit aéroportuaire.

Il a été révisé par un arrêté interpréfectoral du 3 avril 2007 ,, malgré la large opposition des populations, communes et associations concernées, mais avec un avis favorable de la commission d'enquête.

Les hypothèses du PEB sont bâties sur une croissance du trafic atteignant 680 000 mouvements par an d'ici 2025, mais une croissance modérée du bruit, compte tenu des améliorations techniques de la motorisation aéronautique et des procédures d'approche et d'atterrissage.

Compte tenu de ces hypothèses et des modifications réglementaires, le nouveau PEB s'applique à 127 communes d'Île-de-France,, au lieu de 55 dans le PEB de 1989 (6 communes, concernées par le projet de 5e piste (Nord-Sud), prévu en 1989 mais abandonné depuis, ne sont plus concernées par le PEB), et limite ou interdit l'urbanisation sur 22 339 hectares au lieu de 14 555 selon le PEB de 1989. À cela, il faut rajouter 31 313 hectares classés désormais en zone D, où les constructions neuves sont autorisées, mais soumises à des obligations d'isolation acoustique renforcées. Globalement, les auteurs du document estiment que 172 320 habitants habitent dans les secteurs soumis à l'interdiction ou à la limitation des possibilités de construire.

Dans le classement mondial, CDG se situe au troisième rang du classement des aéroports offrant le plus grand nombre de places de stationnement pour aéronefs, avec une offre de 235 places, derrière l'aéroport international O'Hare à Chicago -KORD- (269) et l'aéroport international Hartsfield-Jackson à Atlanta -KATL-(241), tous deux aux États-Unis.

Dans le classement mondial, CDG se situe au premier rang du classement des aéroports ayant le plus grand nombre de portes d'embarquement avec une offre de 210 portes.

Quatre lignes de bus de la RATP desservent l'aéroport : 349 au départ de la gare du Parc des Expositions, 350 au départ de la gare de l'Est, 351 au départ de la place de la Nation et Roissybus au départ de Paris-Opéra.

Une gare routière se trouve à la station RER-CDG1, dite Roissypole RER.

La liaison entre les parkings et les différents aérogares/terminaux est assurée par un système performant de métro automatique gratuit, la ligne 1 du CDGVAL qui propose un train toutes les quatre minutes . Les 5 stations sont reliées en seulement 8 minutes.

La ligne 1 du CDGVAL, mise en service le 4 avril 2007 avec six mois de retard sur les prévisions, remplace les anciennes navettes de desserte interne par autobus qui étaient antérieurement organisées par Aéroports de Paris.

Celles-ci auraient dû être remplacées par un autre projet de transport guidé automatique, le SK 6000. Ce système construit dans les années 1990, a été un échec et fut abandonné en 1999 avant même d'avoir été mis en service, les essais ayant mis en évidence un manque de fiabilité du système. Le gros œuvre du SK 6000 a pu être partiellement utilisé pour le CDGVAL, limitant ainsi le lourd impact financier de l'échec du SK 6000.

Une navette rapide, le CDG Express, est à l'étude afin de décharger le RER B d'une partie de ses passagers. Toutefois depuis son lancement de multiples controverses sont apparues concernant son tracé et sa tarification prévisionnelle (billet à tarif élevé et ligne inaccessible avec les abonnements habituels). La ligne devrait relier la Gare de Paris-Est à la gare CDG 2 TGV. Elle faisait partie des infrastructures envisagées dans le cadre du projet de Paris Olympique 2012. Le 5 janvier 2006, Dominique Perben, ministre des Transports et de l'Équipement, a fait voter une loi qui retire au Syndicat des transports d'Île-de-France et confie à l'État le pilotage du projet, afin d'accélérer sa réalisation et d'éviter les effets des importantes réticences de la région Île-de-France, de divers élus et de nombreuses associations de défense de l'environnement ou des transports collectifs, ce qui a été largement dénoncé par l'opposition et les habitants des communes traversés. La mise en service devrait avoir lieu en 2012 pour un coût d'investissement de 640 millions d'euros, financé par le secteur privé.

L'amélioration du réseau ferroviaire européen à grande vitesse et la limitation de plus en plus stricte des vols de nuit amènent une réflexion sur l'avenir du fret à courte et moyenne distance. L'idée de transporter des marchandises de nuit par le rail au lieu d'utiliser l'avion sur des relations qui deviennent assez rapides fait son chemin. Un groupe de travail, appelé Carex (Cargo Rail Express), a ainsi été créé pour mettre en œuvre des TGV de marchandises en créant des gares de fret à Roissy. Les futures gares se situeront à Goussainville (à l'ouest des pistes) et à Tremblay-en-France (au sud). Le réseau Carex permettra dans un premier temps de relier d'autres gares de fret implantées à Lyon, Liège, Londres et Amsterdam. Le projet est labellisé Grenelle de l'environnement depuis le 25 octobre 2007.

L'aérogare 2 a pour principal exploitant Air France, tandis que le T3 est plus spécifiquement reservé aux vols charter et low-cost. Les compagnies de fret se trouvent pour la plupart dans les sept zones de fret spécialement aménagées aux pieds des pistes sud, exceptée Fedex et les compagnies volant pour elle en zone d'entretien.

L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle a été le théâtre de nombreux tournages cinématographiques. On peut citer par exemple Nous irons tous au paradis d'Yves Robert en 1974, La boum de Claude Pinoteau en 1980, Il y a des jours... et des lunes de Claude Lelouch en 1990, Tombés du ciel de Philippe Lioret en 1994, Les anges gardiens de Jean-Marie Poiré en 1996, Décalage horaire de Danièle Thompson en 2002 ou Ne le dis à personne de Guillaume Canet en 2005.

Mehran Karimi Nasseri, un réfugié iranien, a vécu dans l'aérogare 1 entre 1988 et août 2006. Il était prisonnier de fait de l'aéroport à cause d'un changement de régime dans son pays d'origine. Son histoire a été immortalisée par le film The Terminal dans lequel Tom Hanks a joué le rôle d'un réfugié dans une situation similaire. Il a été hospitalisé en 2006 pour une raison inconnue.

En 2004, le guide du film français a recensé pas moins de seize longs métrages tournés au sein de l'aéroport .

Par ailleurs, le 1er septembre 2005 a eu lieu le premier défilé de mode en aérogare avec Agatha Ruiz de la Prada.

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Pays de France

Panneau du parc naturel régional Oise-Pays de France à Villiers-le-Sec (Val-d'Oise)

Le pays de France, qu'on appelle aujourd'hui plutôt Parisis ou plaine de France, est une région naturelle située dans la région administrative Île-de-France au nord de Paris. C'est essentiellement une plaine limoneuse consacrée à la grande culture céréalière, dont la partie méridionale est englobée dans la banlieue nord de Paris et est fortement urbanisée. On y trouve également l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Cette région est le berceau historique de l'Île-de-France et c'est elle qui a donné son nom à la France.

Sur le plan administratif, elle correspond approximativement à l'est du département du Val-d'Oise et à une partie de la Seine-Saint-Denis.

Le pays de France (ou Plaine de France) est délimité au sud par la Seine, à l'ouest par l'Oise, à l'est par la Marne, et au nord par les massifs forestier qui le séparent de la Picardie (forêt de Chantilly).

Il est limitrophe du Vexin français à l'ouest, de la Brie à l'est, de la Goële et du Multien au nord-est, du Valois et de la Thelle au nord. Au sud, se trouvent le Mantois et le Hurepoix. De nos jours, l'urbanisation a délimité une nouvelle forme de région naturelle, l'agglomération parisienne qui s'étend sur plusieurs de ces pays traditionnels.

Deux accidents tectoniques influencent fortement la structure générale des couches géologiques : le synclinal de la Seine avec la fosse de Saint-Denis, à l'Ouest, l'anticlinal de Louvres, à l'Est.

Les buttes-témoins, telles que la Butte-Pinson (Montmagny, Pierrefitte, Villetaneuse) ou la butte d'Écouen (Villiers-le-Bel et Écouen), comportent d'importantes masses de gypse, dont l'exploitation par des mines (à ciel ouvert ou souterraines) a été abandonnée dans la première moitié du XXe siècle, mais qui génèrent des désordres de sol éventuellement importants qui amènent à prévoir l'élaboration de plusieurs plans de prévention des risques (PPR).

Une dépression très large (2 à 3 km) située entre Dugny et la Seine est sillonnée par le Croult, la Vieille Mer et le Rouillon.

La nappe phréatique supérieure (nappe de l'Éocène supérieur) comporte deux sous-niveaux aquifères, dont l'épaisseur peut atteindre 90m. Elle correspond à une nappe générale soutenue par le réseau hydrographique de la Seine et de la Marne) et les nappes plus profondes. Très influencée par la pluviométrie, elle subit des variations de profondeurs importantes, mais, globalement, elle est située à proximité du sol et nécessite des travaux particuliers pour étancher caves et sous-sols.

Jusqu'en 1975, la nappe a été fortement exploitée pour des usages industriels à Sevran ou à la Plaine Saint-Denis mais également pour le maraîchage. Alors que la sous-aquifère bartonienne, trop minéralisée, est impropre à la consommation humaine, la sous-aquifère lutétienne a été exploitée ponctuellement dans le Val-d'Oise.

Afin de limiter la remontée régulière de la nappe phréatique, on envisage de favoriser de nouveaux captages à usages urbains. C'est ce que préconise, par exemple, le programme communautaire de l'environnement de Plaine Commune.

Le Pays de France est une région de plaine traditionnellement vouée à une agriculture prospère (grande culture de céréales et de betteraves sucrières) grâce à la qualité de ses sols limoneux. Les cultures maraîchères autrefois très développée au nord de Paris ont été progressivement refoulées par l'extension des ensembles immobiliers, des zones industrielles et des entrepôts.

Il est traversée par de grands axes de communication orientés nord-sud : route nationale 1, autoroute A1, LGV Nord, et accueille les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget. On y trouve également le triage du Bourget et la première gare routière de France, Garonor.

Le Plan d'exposition au bruit de l'aéroport Charles-de-Gaulle est en cours de révision, et limitera très probablement les possibilités d'urbanisation et de développement d'une part importante du pays de France.

La Plaine de France est l'un des territoires les plus fragiles de l'Île-de-France. En effet, il a été lourdement frappé par la désindustrialisation de la région, alors que ce territoire (et notamment sa pointe sud) s'était spécialisé dans l'industrie lourde, et accueillait logiquement les populations ouvrières de ces industries dans les grands ensembles qui la ponctuent. Un nombre significatif d'entre eux font l'objet de projets de rénovation urbaine, conventionnés ou en cours de négociation avec l'ANRU. Le secteur compte 32 ZUS, zones de revitalisation urbaines ou zones franches urbaines.

Les classes moyennes ont eu tendance à quitter la Plaine de France au cours des années 1980 et 1990, et, alors que le revenu moyen des parisiens ou des habitants des Hauts-de-Seine a augmenté de 23 % entre 1984 et 1998, celui des habitants de La Courneuve, Aubervilliers ou Sarcelles a chuté de 15 %.

La Plaine de France est un territoire en profond renouvellement. Renouvellement des habitants, puisque, chaque année, 91 000 habitants quittent le secteur, alors qu'un nombre équivalent vient y demeurer. Renouvellement urbain, par le nombre de projets menés par les communes et leurs groupements (Plaine Commune ou les autres communautés de communes ou d'agglomération du secteur), avec l'assistance, souvent, de l'Établissement public d'aménagement de la Plaine de France. Renouvellement économique, enfin, en raison du dynamisme économique de pôles tels que la Plaine Saint-Denis ou le pôle aéroportuaire de Roissy, qui emploie plus de 85 000 salariés et crée des emplois, notamment dans les secteurs de la logistique.

Ce renouvellement sera favorisé par la remise à niveau programmée des infrastructures de transport en commun, tels quel que le RER B et le RER D, ou la création de nouvelles infrastructures, tels que le Tram'y, le Tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles, la Tangentielle Nord éventuellement CDG Express (qui reliera l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris sans arrêt intermédiaire permettant de desservir le territoire).

Le pays de France a connu une occupation par les chasseurs-cueilleurs dès le paléolithique inférieur, comme l'attestent quelques traces, essentiellement des bifaces et racloirs de culture acheuléenne et levalloisienne retrouvés sur le territoire des communes de Gonesse, Villiers-le-Bel, Fontenay-en-Parisis, Puiseux-en-France et Louvres. Les cultures néolithiques ont occupé la plaine comme l'attestent diverses découvertes, haches polies ou taillées ainsi que quelques perçoirs ou grattoirs retrouvés sur le territoire dans les années 1950. Plus de vingt exploitations agricoles et trois petites agglomérations ainsi que trois places fortifiées et un cimetière antiques ont été mis au jour dans l'ensemble du pays de France.

L'histoire du lieu durant les grandes invasions et les époques mérovingiennes et carolingienne reste peu connue faute d'écrits ; seuls quelques noms de localités sont cités : Luzarches, Écouen, Ézanville, Louvres et Mareil-en-France. Les archéologues ont par ailleurs mis à jour quatre nécropoles sur les territoires de Luzarches, Mareil-en-France, Sarcelles et Thimécourt. Il faut attendre le XIIe siècle pour voir apparaître le réseau actuel de villages du pays de France.

La plaine fait partie du premier domaine royal capétien dès le XIIe siècle. Sa situation à proximité immédiate de la capitale l'a placée très tôt en situation de dépendance économique vis à vis de Paris. Sous l'Ancien Régime, grâce à la fertilité de ses sols, recouverts d'une épaisse couche de limons, elle approvisionne la capitale en denrées alimentaires (céréales, pains de Gonesse...).

Au XIXe siècle, la création des lignes de chemin de fer induit une première urbanisation à proximité des nouvelles gares, jusqu'à Fosses, Survilliers au Nord et Mitry-Mory à l'Est. Les premiers lotissements, souvent liés aux fonctions de villégiature des parisiens aisés, s'y développent et créent de nouvelles urbanisations, hors des bourgs agricoles anciens.

Au XXe siècle, elle est devenue un exhutoire de la croissance rapide de l'agglomération parisienne, voyant le sud du pays s'industrialiser et s'urbaniser massivement par l'apparition de lotissements populaires le long de la voie ferrée Paris-Lille (Villiers-le-Bel, Goussainville, ...).

Ainsi, dès l'entre-deux-guerres, se développent lotissements et cités jardins qui prolongent la faible urbanisation préexistante.

Les lotissements de Villiers-le-Bel, Arnouville-lès-Gonesse, Gonesse, Goussainville, Aulnay-sous-Bois, Stains, s'élèvent à raison de cinquante à cent pavillons par an, générant petit à petit les paysages résidentiels de banlieue que nous connaissons encore aujourd'hui.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'édification rapide de grands ensembles construits à la hâte sur des terrains disponibles et peu chers (Saint-Denis, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Aulnay-sous-Bois, Sevran, Tremblay-lès-Gonesse (renommée depuis Tremblay-en-France), etc.) répond à l'importante crise du logement que la France connaît alors, liée à l'exode rural, aux destructions de la guerre, mais également à la nécessité de reloger les rappatriés d'Algérie (à Sarcelles notamment) ou d'éradiquer les bidonvilles. Les ZUP créées par l'État sont l'un des outils qui permettent la réalisation de ces milliers de logements, qui étaient alors indispensables, mais ont fortement contribué à paupériser le sud du territoire en y concentrant les populations les plus pauvres, et en y créant de véritables ghettos ethniques et sociaux.

Le Pays de France assume également des fonctions importantes pour le fonctionnement de la métropole francilienne, notamment en ce qui concerne les fonctions logistiques : 3 500 hectares sont par exemple occupés par les installation de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle depuis le début des années 1970.

La moitié nord du pays conserve toutefois son caractère rural, préservé par son intégration partielle dans le parc naturel régional Oise-Pays de France.

Le pays de France, en raison de son faible relief et de sa vocation agricole de grande culture céréalière, n'est pas particulièrement une région de tourisme. Néanmoins beaucoup d'églises intéressantes, d'époque Renaissance en particulier, pourront y attirer les amateurs d'art, en particulier à Écouen, Villiers-le-Bel, Gonesse, Luzarches ou encore Belloy-en-France ainsi que le pittoresque village perché de Châtenay-en-France qui embrasse l'ensemble de la région. Le château d'Écouen, édifié pour le connétable Anne de Montmorency et devenu en 1977 musée national de la Renaissance vaut le voyage.

Quinze communes rurales du Val-d'Oise ont intégré à sa fondation en 2004 le parc naturel régional Oise-Pays de France qui couvre la partie nord rurale du pays.

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Seine-Saint-Denis

Localisation de la Seine-Saint-Denis

Le département de la Seine-Saint-Denis (93) est un département français situé au nord-est de l'agglomération parisienne, dans la région Île-de-France. Il a été crée le 1er janvier 1968 et regroupe vingt-quatre communes de l'ancienne Seine et seize communes de l'ancienne Seine-et-Oise. Sa préfecture est Bobigny.

D'une superficie de 236 km², la Seine-Saint-Denis regroupait 1 382 861 habitants au dernier recensement de 1999. En 2006, avec une population estimée à 1 503 536 habitants, c'est le sixième département français le plus peuplé. Avec une densité de 6 371 hab/km², c'est le troisième plus densément peuplé de France.

Les habitants de la Seine-Saint-Denis sont les Séquano-Dionysiens.

Le département de la Seine-Saint-Denis a été créé le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, par le décret d'application du 25 février 1965, à partir de la partie nord-est de l'ancien département de la Seine (24 communes) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (16 communes).

Il hérite du code postal « 93 », autrefois dévolu au département de Constantine.

La création du département, qui répondait à l'origine à la disparition des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, et à la dissolution du District de Paris, a été motivée par le souhait plus ou moins implicite du pouvoir politique de l'époque de cantonner dans un espace déterminé ce qui pouvait constituer un obstacle majeur à la mise en œuvre de la politique gaulliste, c'est à dire la présence du Parti communiste français. En effet, celui-ci, grâce à son influence dans les communes de la ceinture rouge de la petite couronne où il s'était implanté dès les élections municipales de 1935, avait réussi à plusieurs reprises à exercer la présidence du Conseil général de la Seine.

La Seine-Saint-Denis était, quelque part, comme la concession tacite d'un territoire donné à la principale force politique d'opposition de l'époque.

Par voie de conséquence, elle permettait d'envisager que les deux autres départements constitués dans la proche banlieue (Hauts-de-Seine et Val-de-Marne) échapperaient à l'influence de cette même force d'opposition, tout en bénéficiant des programmes les plus déterminants d'aménagement urbain (La Défense pour les Hauts-de-Seine notamment, ou encore le secteur de la Ville Nouvelle de Créteil).

Cependant, comme pour les deux autres départements de la petite couronne, le subtil découpage territorial était organisé de telle sorte que ce qui avait constitué pour l'essentiel la ceinture rouge depuis l'époque du Front populaire (les anciennes communes du département de la Seine) soit « tempéré » par adjonction de communes issues de la Seine-et-Oise, réputées à priori moins portées à choisir des élus de gauche, et surtout communistes, pour les représenter.

Illustre notamment cette situation le choix délibéré et parfaitement arbitraire de la ville sous-préfecture, issue de Seine-et-Oise, la petite ville bourgeoise, créée de toutes pièces sous le Second Empire, Le Raincy.

Au regard de sa sociologie, de la réalité de ses activités économiques, Le Raincy était (et demeure) parfaitement atypique dans le département.

De même, alors que Saint-Denis était sous-préfecture de l'ancien département de la Seine, et aurait pu voir confirmer cette fonction, c'est Bobigny, placée au centre du département, qui fut finalement désignée ville Préfecture, alors qu'elle n'était, au début des années 1960, qu'une ville moyenne à vocation industrielle et à l'habitat souvent marqué par l'insalubrité et la précarité.

Les questions de l'aménagement urbain et de l'évolution économique ont constitué la trame de l'histoire séquano dionysienne depuis la création du Département.

Toutes les villes de l'ancien département de la Seine ont été confrontées, dans les années 1960 et 1970, à la nécessité de lutter contre l'habitat insalubre, les bidonvilles et les logements indignes et toutes ont mené, à des degrés divers, des politiques ambitieuses de réalisation de programmes locatifs sociaux, par la constitution d'un parc social très important dont la qualité de vie était réelle à l'époque de sa mise en oeuvre.

Ceci dit, la maîtrise de ce développement urbain n'a pas été totalement dévolue à l'origine aux collectivités locales, et l'existence de l'Office Interdépartemental de la Région Parisienne ( organisme HLM contrôlé par la Préfecture de Région et la Ville de Paris ) a motivé que certaines réalisations, décriées par la suite, aient été faites sans contrôle réel des collectivités locales.

C'est notamment le cas des ensembles immobiliers des 4000 de la Courneuve ou du Clos Saint Lazare à Stains.

Cette maîtrise urbaine a également été nettement moins forte dans les communes issues de l'ancien département de Seine-et-Oise, où la grande majorité des programmes d'habitat social réalisés l'ont été soit sous la responsabilité de l'OIRP, soit sous celle de sociétés HLM privées, issues notamment de la Caisse des Dépôts et Consignations, ou filiales des organismes collecteurs du 1 % logement.

C'est notamment le cas des ensembles des 3000 logements à Aulnay sous Bois ou de celui des Beaudottes à Sevran.

Enfin, dans certains cas, le choix de la réalisation de grandes copropriétés a été validé en lieu et place de la réalisation de logements locatifs sociaux.

C'est notamment le cas de l'ensemble des Bosquets sur Clichy Montfermeil, qui a constitué, sur la durée, l'un des quartiers les plus difficiles du département, dans le cadre de la politique de la ville.

Mais elles ont aussi été confrontées à la désindustrialisation progressive de l'ensemble de la région Parisienne, et singulièrement de la proche banlieue, notamment parce que le pouvoir gaulliste ( et le pouvoir pompidolien après lui ) favorisait l'implantation d'entreprises de production dans le cadre de l'aménagement du territoire dans les autres régions de France, y compris celles n'ayant que peu de tradition industrielle.

Cette situation a fait de la Seine-Saint-Denis l'un des départements les plus touchés par le phénomène des friches industrielles, et l'un de ceux les plus précocément et les plus lourdement frappés par le chômage.

Ce processus a notamment affecté des communes comme Saint Denis, Saint Ouen, Aubervilliers, Pantin, Montreuil sous Bois, La Courneuve ou encore le Bourget, Drancy ou Bobigny, toutes villes de riche et importante tradition industrielle, notamment dans l'ensemble des activités liées à la métallurgie, toutes villes frappées par les réductions massives d'effectifs, les fermetures d'entreprises et les délocalisations d'activité.

L'activité économique ( cf. ci dessous ) a connu des évolutions ultérieures importantes, notamment de par la réalisation et le développement de la zone de l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle mais aussi par la relance des activités sur les anciennes communes à vocation industrielle.

Ainsi, l'autoroute du Nord a t elle constitué, pendant de longues années, une véritable blessure ouverte dans le paysage urbain, notamment à la Plaine Saint-Denis, mais plus généralement entre Saint-Denis et jusqu'à Garonor, morcelant les quartiers et les villes et générant une paupérisation progressive des riverains.

De même, le département est, de longue date, l'objet de luttes importantes en matière de transport public, dont la moindre preuve n'est pas la difficulté de réaliser les infrastructures de transport en commun prévues au Schéma directeur de la région Île-de-France, malgré des inscriptions financières dans les divers Contrat de projets État-région.

Pour autant, le département a été le premier d'Île-de-France à se doter d'un tramway, le  , qui favorise, depuis 1992 les liaisons entre banlieues, entre Bobigny et la Courneuve dans un premier temps, parcours étendu vers la gare de Saint-Denis à l'Ouest ensuite, puis vers celle de Noisy-le-Sec à l'Est.

Le Département attend des prochaines années qu'elles soient marquées par la poursuite de l'extension de ce réseau, vers Asnières - Gennevilliers - Les Courtilles puis Nanterre - La Boule et Rueil-Malmaison à l'Ouest et vers Montreuil et Val de Fontenay vers le sud-est.

Il attend également la prolongation de la ligne 12 du métro parisien vers la Plaine Saint-Denis et la mairie d'Aubervilliers et l'ouverture de la Tangentielle Nord, entre Sartrouville et Bobigny, par réutilisation de la voie ferrée de Grande Ceinture aujourd'hui dévolue au seul trafic de marchandises.

La Seine-Saint-Denis est située au nord-est de Paris. Sa superficie est de 236 km², ce qui en fait l'un des plus petits départements français. La Seine-Saint-Denis forme avec les deux autres petits départements touchant Paris (les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne) l'agglomération parisienne, c'est-à-dire la proche banlieue parisienne.

Elle est située dans le Bassin parisien et comprend une part importante du Pays de France. Le département est essentiellement constitué par une plaine structurée par les larges vallées de la Seine et de la Marne et par un relief de buttes-témoins, avec le Plateau d'Avron et la colline de Belleville - Ménilmontant, culminant à 130 m. de hauteur, qui matérialisent l'extrémité du plateau de la Brie, ou l'extrémité du massif de l'Aulnoye. Ils sont séparés par les dépressions de Gagny et de Rosny-sous-Bois, qui matérialise un ancien lit de la Marne. Au nord du département se trouve la Butte-Pinson, qui annonce les premiers contreforts du plateau de Montmorency.

Le Département est limité à l'ouest par la Seine, à la hauteur de la Boucle de Gennevilliers, et, à l'ouest, par son affluent, la Marne. Deux canaux construits au début du XIXe siècle par la Ville de Paris l'irriguent également, le Canal de l'Ourcq et le Canal Saint-Denis.

La géologie du département est celle, sédimentaire, du Bassin parisien. Une succession d'horizons argilo-marneux s'intercalent dans des formations gypseuses, qui ont lointemps été exploitées dans des carrières de pierre à plâtre à ciel ouvert ou en galerie.

Le département fait partie de l'agglomération parisienne et bénéficie de son important réseau d'infrastructures de transport routier, avec notamment les autoroutes A1 et A4, ainsi que le Boulevard périphérique de Paris. S'y rajoutent les autoroutes urbaines maillant le territoire que sont les A3, A86, A103 et A104.

Il est également traversé par d'importants faisceaux ferroviaires, avec notamment les lignes Paris - Lille, Paris - Strasbourg et Paris - Mulhouse, ainsi que par la Ligne de Grande Ceinture. Sauf cette dernière, dévolue au trafic de marchandise, les autres lignes accueillent des services TGV, grande ligne, Transilien et RER. Le département accueille la première ligne de tramway moderne en Île-de-France, le le  , ouvert en 1992, et plusieurs projets sont actuellement en cours d'étude. Certaines extrémités du Métro de Paris desservent également des communes de la Seine-Saint-Denis.

La Seine et les canaux permettent permettent également le transport fluvial. Il n'existe toutefois pas de port important en Seine-Saint-Denis, le port de Gennevilliers étant situé dans les Hauts-de-Seine, sur la rive opposée d'Épinay sur Seine.

Le département dispose du système aéroportuaire parisien géré par Aéroports de Paris, et accueille l'Aéroport du Bourget, réservé à l'aviation d'affaire, ainsi qu'une partie de l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

Le département comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Sa localisation au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11°C, le mois le plus le froid est janvier avec +4,7°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +20°C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25°C est de 43, dont 9 au-delà de 30°C. Au Bourget, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures.

Malgré un taux de chômage élevé (10,7 en août 2007 ), dû en partie à un niveau d'éducation plus faible que dans les départements voisins, à la crise industrielle des années 1970 et, de plus en plus, aux discriminations dont sont victimes les jeunes résidents, le « 93 » est un département dynamique, bien que ses domaines d'excellence soient parfois méconnus. Chaque année, plus de 8 000 entreprises sont créées dans le département (source: APCE 2006).

La première implantation industrielle du département est l'usine Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-bois, mais le premier employeur sera dès 2009 la BNP, signe de l'évolution du territoire.

Le département est aussi en position de force dans le domaine du commerce textile, des services à l'industrie aéronautique et aéroportuaire, des biotechnologies, des matériels de transport , des éco-industries et des industries de l'image, du cinéma et la télévision.

La Seine-Saint-Denis est aussi un territoire qui concentre beaucoup d'entreprises du secteur du multimedia : Ubisoft, HEOPS atelier, Moviken, Neko Entertainment... La Seine-Saint-Denis est le premier département français à s'implanter sur Second Life.

Cet essor de la filière est accompagné depuis juillet 2005 par la mise en place du pôle de compétitivité « Cap Digital » qui comprend les domaines de l’Image, du Multimédia et Vie Numérique. Il associe les pouvoirs publics, les laboratoires de recherche et les entreprises afin de développer des zones d’excellence. Actuellement, 30 entreprises internationales (EADS, Thales, Siemens, Thomson, Ubi Soft, Alcatel, INA, Fujitsu…), 200 PME, 30 universités et écoles d’ingénieurs, 50 laboratoires de recherche sont impliqués dans ce projet.

Pour autant, les évolutions les plus récentes affectent d'autres champs d'activité que les activités industrielles historiques du département.

Ainsi en est-il de l'implantation du groupe d'assurances Generali, comptant plus de 4 000 salariés sur son nouveau site de la Plaine Saint-Denis, de celle des services d'EDF dans le quartier Pleyel ou encore le projet de Cité du cinéma de Luc Besson. Malgré la crise financière de 2008, plusieurs programmes immobiliers ont continué de trouver preneur vers Saint-Denis, Villepinte et promité du Bourget, le territoire proposant des immeubles neufs et de qualité à un coût moindre que l'ouest parisien.

Dans un autre ordre d'idées, le Ministère de l'Economie et des Finances entend implanter des services plus conséquents sur le site de Noisy le Grand, tandis que le groupe Air France a choisi de s'implanter à Tremblay en France.

Le département est l'un de ceux qui ont, ces dernières années, vu s'accroître de manière plus sensible qu'ailleurs le nombre des entreprises implantées ou créées et celui des emplois du secteur marchand.

L'augmentation annuelle de l'emploi privé est ainsi cinq fois plus importante dans le département qu'elle ne peut l'être dans les Hauts de Seine.

De ce fait, le département, qui reste sensiblement plus marqué par le chômage (9,8 % au 4e trimestre 2007 - 64 385 demandeurs d'emploi rencensés par l'ANPE en mai 2008) que les autres départements franciliens (6,9 % au 4e trimestre 2007), voit celui-ci baisser de 10,6 % en un an.

Le PIB de la Seine-Saint-Denis s'élève en 2000 à 32,350 milliards d'euros, ce qui fait du Département le 6e département français pour la richesse produite, même si le PIB par habitant ( 23 305 € par tête ) situe la Seine St Denis à la 19e place de ce point de vue (cf. Liste des départements français classés par produit intérieur brut par habitant). De même, en rapportant ce PIB à chaque emploi, on constate que le département se situe au 6e rang national, avec une productivité moyenne d'ailleurs supérieure à la moyenne nationale.

En décembre 2008, le département se dote d'une unique agence pour le développement économique, Seine-Saint-Denis Avenir, dont Claude Bartolone préside le Conseil d'orientation et de surveillance, et fusionne ses deux sociétés d'économie mixte pour renforcer et rationnaliser son action dans le développement économique, alors que le département, déjà au 5erang des départements par le PNB, à l'avantage d'une population jeune et multilingue et propose un immobilier d'entreprise abordable et moderne..

La Seine-Saint-Denis est l'un des départements français comptant le plus d'immigrés, ou de personnes issues de l'immigration. La mortalité infantile y est la plus élevée de France métropolitaine (5,4 pour 1 000) (taux moyen 2001-2003).Pour comparaison en Ile de France elle est de 4,2.

Cette immigration est d'ailleurs particulièrement ancienne et participe de l'identité départementale.

En effet, dès le développement industriel de la seconde moitié du XIXe siècle, les communes de l'actuelle Seine-Saint-Denis accueillent des populations de travailleurs issus de l'immigration.

Cela commence notamment par des immigrés d'origine Belge ou Espagnole, notamment dans les métiers difficiles du bâtiment ou encore de la chimie ( colorants par exemple ), les verreries ou encore la teinturerie et la mégisserie.

Dès la fin des années 1880 - 1890, une ville comme Saint-Denis accueille aussi des immigrants venus d'Afrique du Nord.

Ce mouvement accompagne, faut il le souligner, l'arrivée massive d'immigrés de l'intérieur (Bretons, Limousins, Auvergnats, Flamands, Lorrains, Hainuyers ou Alsaciens) venus travailler dans les industries parisiennes.

L'ensemble des grandes vagues d'immigration, notamment après chacune des guerres mondiales, s'est manifesté en Seine-Saint-Denis : Espagnols et Italiens entre 1920 et 1940; Nord Africains après la Seconde Guerre Mondiale, Portugais et encore plus récemment Chinois, Turcs ou Africains des pays situés au Sud du Sahara.

Dans les plus grandes villes du département, il n'est pas rare de rencontrer des personnes originaires de plusieurs dizaines de pays, sinon même de plus de cent pays différents.

Cette diversité d'origine est aujourd'hui entrée dans une nouvelle phase, faisant notamment de la population séquano-dionysienne l'une des plus métissées du pays.

Les données du recensement général de la population 1999 sont les suivantes : le département compte un peu moins de 1 383 000 habitants, dont près de 260 000 sont de nationalité étrangère (dont plus de 40 000 nés en France ) et plus de 126 000 des Français par acquisition, représentatifs de ce qu'il est convenu d'appeler la seconde génération.

D'ailleurs, le département compte, entre autres spécificités, près de 40 000 habitants nés Français à l'étranger ainsi que plus de 42 000 Domiens d'origine, chiffre sans équivalent en France métropolitaine.

En effet, Paris ne compte par exemple qu'un peu plus de 27 000 Domiens et les Hauts de Seine, département de population comparable, moins de 22 000.

Les données des recensements réalisés depuis 1999 devraient se traduire par un accroissement du nombre des résidents français d'origine étrangère, et une contraction de l'effectif des personnes de nationalité étrangère.

Une population, faut il le souligner, de plus en plus formée, prolongeant de plus en plus ses études, et qui constitue l'un des potentiels de développement futur du département, et du pays en général.

En effet, sur les 191 730 jeunes âgés de 15 à 24 ans résidant en 1999 dans le département, 123 448 étaient encore scolarisés tandis que 23 694 avaient terminé leur scolarité en obtenant un diplôme au moins équivalent au baccalauréat de l'enseignement secondaire.

A contrario, le département comptait également 18 529 jeunes dépourvus de diplôme ou de niveau certificat d'études primaires, soit environ 10 % de la tranche d'âge. Cette situation est cependant en évolution sensible puisque ces faibles niveaux de formation initiale touchaient, en 1999, le quart des Séquano-Dionysiens âgés de 30 à 39 ans et plus de 45 % de ceux âgés de 40 à 59 ans.

Mais ces jeunes sans qualification sont particulièrement soumis aux aléas de la vie professionnelle et rencontrent des difficultés grandissantes d'insertion sociale et professionnelle.

Le revenu moyen des ménages s'élève selon l'INSEE en 2004 à 15 175 €/an, alors que la moyenne nationale s'élève à 15 027 €/an. Cependant le département de la Seine-Saint-Denis marquent une disparitée criante des niveaux de vies selon villes habitées. Ainsi la circonscription de Saint-Denis est la plus défavorisée, la quasi totalité des villes s'y trouvant cumulant des obstacles en matière sociale (chômage, taux de logement sociaux trés élevés, revenus des ménages faibles...). Ainsi, en 1999, alors que le taux de chômage était de 12.9 % en moyenne pour les communes françaises la circonscription de Saint-Denis affichait 21.5 % et la circonscription du Raincy approximativement deux fois moins. Le revenus des ménages variaient alors entre les deux circonscriptions, en 2004, respectivement de 11 500 € à 17 820 €.

Les inégalités sont également visibles entre les villes. De fait, la ville de Clichy-sous-Bois est limitrophe à la ville du Raincy alors qu'elle sont particulièrement opposée ; les ménages du Raincy ayant des revenus plus élevés que ceux de Levallois-Perret et de Saint-Maur-des-Fossés.

D'une manière générale le département reste légèrement moins favorisé que la moyenne Française mais tend à s'en rapprocher,il n'apparraît cependant pas mériter totalement sa mauvaise réputation bien qu'il conserve de nombreuses faiblesses (niveau d'études, sécurité dans certaines communes, faible prix immobilier).

Selon le recensement de 1999, le département compte 580 479 logements, soit 11,5 % du parc francilien sur 2 % du territoire régional. Le logement social, dont les premières HBM datent de la fin du XIXe siècle est fortement représenté dans le département, avec 200 000 HLM, soit 18 % du parc régional. Ce parc est principalement regroupé dans les communes limitrophes de Paris.

Malgré ce parc important, et compte tenu de l'insuffisance de l'offre dans d'autres départements franciliens, 57 000 demandes de logement social sont enregistrées dans le département, ce qui implique de grandes difficultés d'attribution. D'autre part, le logement privé ancien est parfois fort dégradé: 140 arrêtés d'insalubrité ont pris en 2007; pour les seules six villes de Romainville, Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen, Pantin et Montreuil, 1255 logements sont considérés comme à démolir et 2921 à réhabiliter. En 2005, le nombre d'immeubles insalubres était estimé à 1 500 et le nombre de logements concernés entre 4 000 et 10 000. En 1999, la seule Plaine commune recensait 6 700 logements indécents dont 2 500 insalubres. Malgré les efforts entrepris, en particulier par les six villes citées qui ont passé un contrat en ce sens avec l'État, leur éradication est relativement lente en raison de la complexité juridique des opérations et du nombre important (54 000) de demandeurs de logement social qui complique parfois le relogement des occupants.

Le parc HLM, pourtant relativement récent, est également marqué par d'importants dysfonctionnements, ce qui fait de la Seine-Saint-Denis le département français où l'ANRU finance le plus d'actions de renouvellement urbain. Plaine Commune a ainsi signé un contrat territorial de renouvellement urbain qui concerne le tiers de ses logements, qu'il s'agisse d'HLM dégradées, de copropriétés en difficulté où d'habitat indigne. Globalement, 40 % du département est concerné par la géographie prioritaire de la politique de la ville. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bidonvilles parsemaient le département. Suite à l'appel de l'Abbé Pierre en 1954 et la relance du logement, ceux-ci ont été globalement éradiqués vers 1974.

Le SDRIF, révisé en 1994 sous la responsabilité de l'Etat, est le schéma directeur de la Région d' Île-de-France. Ce document planifie l'évolution de l'organisation urbaine dans les vingt prochaines années, et prévoit les équipements publics nécessaires pendant cette durée. C'est dans le cadre du SDRIF que le nord et l'est de la région ont été développés : l'édification du Stade de France, le renouveau de la Plaine Saint-Denis, le développement de la zone de Roissy et de Marne-la-Vallée.

Le SDRIF est en cours de révision, et ses nouvelles orientations seront validées lorsque le conflit qui oppose la Région et l'État aura été résolu.

A ces établissements de soin public, il faut rajouter les cliniques privées, telles que le Centre cardiologique du nord, à Saint-Denis, l' Hôpital privé du Vert-Galant à Tremblay-en-France, la Clinique des Presles, à Épinay-sur-Seine ou la Clinique de l'Estrée, à Stains et l' Hôpital européen de la ROSERAIE à Aubervilliers.

De même, le pôle de santé publique de la Plaine Saint-Denis regroupe des agences majeures du Ministère de la Santé.

Néanmoins, il faut remarquer un sous-équipement global du département en terme d'offre de soins, notamment libérale : un nombre de médecins spécialistes ou généralistes, de professionnels paramédicaux sensiblement inférieur à la moyenne régionale, sans doute lié à la forte précarité d'une part importante de la population séquano-dionysienne, et à son faible pouvoir d'achat.

De ce fait, un nombre significatif de communes ont fait le choix ancien de proposer une offre publique de soins de proximité, avec des dispensaires et des centres de santé fortement fréquentés par les habitants.

La Croix-Rouge française a décidé en 2006 de fermer trois de ses équipements, les dispensaires de Drancy, du Blanc-Mesnil et du centre Blumenthal d'Épinay-sur-Seine. Dans le cas du Blanc-Mesnil, cette annonce a été fortement critiqué, car le dispensaire se situait au nord de la ville, au cœur du grand ensemble des Tilleuls, qui fait parties des 100 Zones Franches du pays. De plus, selon une étude de la D.R.E.S.S, le nord du Blanc-Mesnil, qui comporte un bassin de prés de 20.000 Habitants, essentiellement locataire H.L.M, est la zones la moins médicalisés, et la moins bien loties en spécialistes de la région.

Le département est riche d'une vie culturelle et associative importante. Associations artistiques, collectifs cityens mais aussi réseaux de solidarités du secteur de l'Economie social, le département compte quatre Systèmes d'Echanges Locaux, un grand nombre d'associations de quartiers... Les liens ci-dessous offrent quelques exemples.

Compagnie indépendante de théâtre installée à Drancy depuis 1991 et dirigée par Mohamed Rouabhi, acteur, auteur, metteur en scène et personnalité de la Seine-Saint-Denis engagée tant dans le choix de ses thèmes (la Palestine, le 17 octobre 1961, le combat des Noirs Américains dans les années 1960) que dans ses prises de positions personnelles (conflit des intermittents, défense des travailleurs étrangers, des sans-papiers). Avec à son actif une quinzaine de créations théâtrales dans le département, en France et à l'étranger (Brésil, Palestine, Italie, Sénégal, Nouvelle-Calédonie...), la compagnie développe parallèlement des ateliers d'écriture en direction de populations en grande difficulté, en milieu carcéral, etc.

Génération Nouvelles Technologies Multimédia milite pour la liberté d'expression écrite, vidéo, sonore et lutte contre l'exclusion numérique. L'association permet aux habitants de s'initier aux outils informatiques et multimédias par le biais d'ateliers, de formations et à l'accès au web.

Plaine Page a été mis en œuvre par les habitants du quartier et avec le soutien de l'association « Les conteurs de la plaine » et l'association GNTM.

Mise à disposition d'un espace internet pour susciter un débat entre les associations dionysiennes.

Faire de Saint-Denis un pôle artistique et culturel qui rayonne largement au-delà de ses murs.

Plaine Evolution est un projet global, un portail d'informations des NTIC sur la Plaine. Il est ouvert aux débats et permet une gestion de projets entre les membres.

Pour autant, le Département trouve d'autres traductions de la diversité de son activité culturelle.

Ainsi, le Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis est centre dramatique national, tout comme le Théâtre de la Commune à Aubervilliers ou la MC 93 à Bobigny tandis que Montreuil sous Bois est lieu de formation théâtrale.

Le département comporte également un réseau de salles municipales de cinéma d'art et d'essai qui, à leur création, ont pallié la quasi disparition des salles commerciales banales.

Au demeurant, les groupes UGC et MK2 s'opposent depuis plusieurs mois à l'extension de l'une de ces salles, le Méliès de Montreuil sous Bois, malgré la nécessaire complémentarité des réseaux.

Par ailleurs, plusieurs festivals artistiques importants sont organisés chaque année dans le département : Festival de Saint-Denis ( musique classique et chorale, musiques du monde ), Festival Banlieues Bleues ( jazz ), Festival Banlieues du Monde ( musiques du monde ), Biennale de la Danse à Bagnolet.

Le spectacle vivant est aussi présent par les arts du cirque : cirque Zingaro à Aubervilliers, Académie Fratellini à Saint-Denis ou la danse, Saint Denis accueillant la compagnie de Philippe Decouflé.

Le patrimoine muséal et monumental du département est loin d'être négligeable et particulièrement varié ; Musée de Saint Denis, Musée de l'Automobile à Pantin, Musée Christofle à Saint Denis, Château de Saint Ouen, Musée d'Histoire Vivante de Montreuil ; Basilique de Saint Denis, Eglise Notre Dame des Vertus d'Aubervilliers, entre autres monuments classés.

Ce mouvement trouve par ailleurs une illustration nouvelle dans le cadre du développement de l'agglomération de Plaine Commune avec l'installation du CNAM, et celle à venir de la Maison des sciences de l'homme et de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.

Par ailleurs, par restructuration de l'établissement public qui les gère, les Archives Nationales vont bientôt s'installer dans de nouveaux locaux situés à proximité de l'Université Paris VIII.

Le développement des formations supérieures touche également les établissements secondaires où croissent le nombre des classes préparatoires aux grandes écoles et le nombre des étudiants les fréquentant.

On notera aussi que l'IEP de Paris a signé une convention de formation avec plusieurs lycées du département en vue de permettre l'inscription dans cet établissement des élèves issus de ces lycées.

Toutefois,compte tenu de la situation sociale de nombre de familles, une part importante de ses écoles, collèges et lycées sont classés en Zone d'éducation prioritaire.

Le département accueille depuis 1998 le Stade de France à la Plaine Saint-Denis à Saint-Denis.

La Seine-Saint-Denis compte également plusieurs clubs sportifs de haut-niveau comme Tremblay en France Handball qui évolue en première division de handball mais également le Hockey Club de Neuilly sur Marne, qui évolue en Ligue Magnus depuis septembre 2008.

Elle abrite également plusieurs clubs de football au niveau amateur (CFA) comme le Red Star, Noisy-le-Sec et Villemonble. Le premier club vainqueur de la Coupe de France fut l'Olympique de Pantin en 1918.

La Seine-Saint-Denis a également des équipes echiquéennes dans le haut-niveau National comme le Cavalier Bleu de Drancy ou Noisy le Grand qui évoluent respectivement dans le Top 16 et la Nationale I. Le club de Villepinte évolue en deuxième division jeunes.

Depuis quelques années, le Conseil général de Seine-Saint-Denis édite un mensuel « Seine-Saint-Denis Magazine » .

Le quotidien Le Parisien, dont le siège est par ailleurs situé à Saint-Ouen a parmi ses éditions départementales une édition consacrée à la Seine-Saint-Denis. Le quotidien L'Humanité est lui implanté dans à Saint-Denis.

Parc de la poudrerie, parc historique, ancien lieu de la première poudrerie en Europe.

La Seine-Saint-Denis est l'un des départements constituant la Ceinture Rouge historique de Paris. C'est un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contrôle encore la préfecture et plusieurs grandes mairies du département (Saint-Denis, Bobigny, Tremblay-en-France, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve...). Après y avoir disposé de la majorité absolue de 1967 à 2001, le PCF a détenu la présidence du Conseil général de la Seine-Saint-Denis jusqu'en mars 2008, avec des personnalités comme Georges Valbon.

La Seine-Saint-Denis vote très majoritairement à gauche depuis fort longtemps, avec, cependant, quelques différences de comportements électoraux entre les communes issues de l'ancien département de la Seine et celles issues de l'ancienne Seine-et-Oise. La droite dispose de quelques bastions anciens dans l'est du département comme Le Raincy ou Montfermeil. Le PS a longtemps dû se contenter de quelques bastions comme Bondy, Le Pré-Saint-Gervais et Epinay-sur-Seine, ville qui vite François Mitterrand prendre la tête du parti en 1971.

En 1968, année où le parti gaulliste UNR avait obtenu la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, il n'avait pu obtenir que 2 des 9 sièges de député du département, les 7 autres restant acquis au PCF.

Lors des élections municipales de 1977, la gauche obtint un résultat jamais atteint puisque 27 des 40 communes du département avaient élu un Maire communiste et 7 autres un Maire socialiste.

En 1979, la gauche disposait d'ailleurs de l'ensemble des parlementaires du département, celui ci comptant neuf députés communistes, quatre sénateurs communistes et deux sénateurs socialistes.

Il aura fallu attendre 1981 pour que les premiers députés socialistes soient élus sur le département, étant dominés uniquement que par les communistes sous la précédente législature.

Aux élections municipales de 1983, la Droite a pu conquérir un certain nombre de municipalités comme Rosny-sous-Bois et, allié au Front National lors d'une partielle, Aulnay-sous-Bois. Sa faiblesse organisationnelle (en termes de militants entre autres) a toutefois permis au Front National de se positionner en force pendant une certaine période et damer le pion à la droite parlementaire lors des consultations tenues dans les années 1990. Le PCF voit émerger une nouvelle génération communiste autour notamment du nouveau maire de Saint-Denis Patrick Braouezec.

Les sénatoriales de 1986 vont également marquer l'arrivée de premiers sénateurs de droite du département après les pertes des municipalité de gauche en 1983.

Aux élections municipales de 1995, le PS a gagné quelques positions notables comme Noisy-le-Grand.

Aux élections municipales de 2001, la droite a conquis notamment Epinay et Drancy, respectivement sur le PS et le PCF, alors que le PS gagnait Pantin sur le PCF, les Verts l'Île-Saint-Denis sur le PCF.

La situation au sein de la gauche a également évolué, avec un renforcement de l'influence du Parti Socialiste, prenant notamment appui sur les divisions et divergences d'approche des élus et organisations communistes dans le département, comme sur son évolution sociologique et l'aggravation de la situation sociale de nombreuses cités. Ce processus s'est concrétisé avec le gain de la présidence du Conseil général par le socialiste Claude Bartolone en mars 2008.

Les municipales et cantonales de 2008 ont confirmé cet ancrage à gauche, principalement au profit du PS et des Verts, les premiers faisant basculer Aubervilliers et Aulnay-sous-Bois et les seconds à Montreuil.

Sur le plan de la représentation parlementaire, le département depuis 2007 4 députés communistes, 5 députés socialistes, 1 député Nouveau Centre et 3 députés UMP ; il compte également 2 sénateurs communistes, 1 sénateur socialiste, 1 sénatrice Verte, 2 sénateurs UMP.

Un grand nombre d'hommes politiques d'envergure nationale sont des élus de Seine Saint-Denis.

Notons toutefois qu'Alain Calmat, comme Élisabeth Guigou et Dominique Voynet ont exercé des responsabilités ministérielles avant d'être élus en Seine-Saint-Denis.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

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Villepinte (Seine-Saint-Denis)

Carte Seine-Saint-Denis Villepinte.png

Villepinte est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villepintois et les Villepintoises.

Villepinte se situe à 18 km au nord-est du centre de Paris au cœur de la Plaine de France. La commune s'est édifiée sur un plateau de faible altitude (environ 60 mètres) ; elle est traversée par le ru du Sausset.

La ville est traversée par l'autoroute A104.

Au nord : La Haie-Bertrand, le Vieux-Pays, la mairie, l'église romane, les Mousseaux, la zone d'activités Paris-Nord II, le parc des Expositions, Marie Laurencin et le parc du Sausset.

Au sud : Le Parc de la Noue, le complexe sportif municipal, le Clos-Montceleux, Pasteur, la Fontaine Mallet, les Merisiers, les 4 Tours et le Vert-Galant.

La maison d'arrêt de Villepinte se situe près du quartier Marie-Laurencin, qui borde la bretelle de l'A104 et la route qui mène au Vieux-Pays de Tremblay-en-France.

Les Mousseaux est un quartier pavillonnaire doté également d'immeubles d'habitation. Ce quartier datant des années 1970 est principalement composé de lotissements peu onéreux mais fragiles structurellement (comme l'ont montré les divers incendies ayant frappé certains de ces pavillons en 2004). Depuis quelques années, un programme de réhabilitation a permis la construction de nouveaux logements sociaux de type pavillon. Les Mousseaux contient deux mini-quartiers : les Ocils et les Arcades.

La Haie-Bertrand est un quartier pavillonnaire se situant près de la mairie, du centre technique municipal et la gare de Villepinte - RER. Il s'est développé dans le début des années 1980.

Le Vieux-Pays est un quartier ou se dressent les plus anciennes habitations de la ville, avec quelques commerces de proximité.

Le quartier Marie-Laurencin est le plus récent de la ville, situé près de la maison d'arrêt. Il est composé de petits pavillons. Bien que géographiquement rattaché (notamment par la présence d'une route commune) au quartier des Mousseaux, le quartier Marie-Laurencin est un quartier distinct.

Le Parc de la Noue est un quartier composé d'appartements privés et HLM. Il est situé en centre-ville près de l'A104. En face, se trouve le complexe sportif, avec le stade Georges Pollet et la piscine municipale.

Le Clos-Montceleux et son marché est un quartier pavillonnaire composé de maisons individuelles. Une synagogue y est située.

Le quartier Pasteur est constitué principalement d'immeubles, comprenant des appartements sociaux et privés.

Le quartier de la Fontaine-Mallet est le quartier le plus défavorisé de la ville; composé d'immeubles HLM entre 4 et 8 étages.

Les Mérisiers, les Trilogies et les 4 Tours sont également des quartiers HLM assez défavorisés, situés près de la zone industrielle Louis Bréguet et du centre commercial ATAC.

Le Vert-Galant est un quartier apprécié de la ville. Calme, on y trouve de nombreux commerces, de nombreuses agences bancaires, une antenne de la Mairie.

La gare RER fait le lien avec l'autre quartier du Vert-Galant de la ville de Tremblay-en France.

L'accès au bois de la Tuisson et au parc de la Poudrerie se fait par ce quartier.

Le restant de la ville est composé de maisons individuelles.

La ville compte 1546 entreprises, dont les principales sont le traiteur et organisateur de réceptions Georges Rosell (950 salariés), les cosmétiques Avon (650 emplois), la SSII Gédas France.

Un établissement de la Maison de l'entreprise et de l'emploi de Villepinte, dont l'ouverture est prévue en 2009, offrira les services d'une maison de l'emploi ainsi qu'une pépinière d'entreprises et un hôtel d'entreprises.

Bus CIF : 1, 9, 15, 39 et 45.

Villepinte est traversée par l'autoroute A104 et a proximité des autoroute A1 et A3 dont la jonction se fait juste au sud-ouest de la commune, à la limite des territoires de Gonesse et d'Aulnay-sous-Bois, 2 communes voisines de Villepinte.

Villepinte est à proximité de l'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, situé quelques kilomètres au nord de la commune et dont une grande partie des installations et de l'emprise sont sur la commune voisine de Tremblay en France.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Villepinte tire son nom du latin villa picta, souvenir probable d'une villa antique au riche décor.

Située au cœur de la plaine céréalière du pays de France, au nord-est de Paris, le territoire de la commune semble avoir été peuplé dès le néolithique. Durant l'antiquité, le lieu est habité par la tribu gauloise des Parisii, ceci jusqu'à la conquête romaine du Ier siècle avant J-C. Dès le IXe siècle, villa picta est signalée comme possession de la puissante abbaye de Saint-Denis. Une demeure fortifiée édifiée par les abbés est attestée en 1387.

Au XVIIe siècle, la ville sert de lieu de résidence « à la campagne» pour la famille Bignon, de riches bourgeois parisiens. En 1650, ils y construisent une demeure de style « Louis XIII » appelée « Le château rouge ». Entourée d'un parc de 11 hectares, la maison est rachetée par des religieuses en 1880, pour y ouvrir, un an plus tard, le sanatorium. C'est le premier véritable hôpital de phtisiques (tuberculose pulmonaire) en France.

La ville connaît une profonde mutation à partir de 1962, avec l'édification du parc industriel et commercial Paris-Nord II, qui s'étend sur le territoire de quatre communes (Villepinte, Tremblay-en-France, Roissy-en-France et Gonesse).

Villepinte est jumelée depuis 1986 avec la ville allemande de Schwendi-Schöneburg avec laquelle sont organisés de nombreux échanges.

Échanges scolaires : une fois par an les Français partent une semaine en Allemagne, à raison de 8 ou 10 élèves par collège, et reçoivent leurs correspondants une semaine. Les frais sont à la charge du comité de jumelage.

Échanges sportifs : le CSMV section football organise des rencontres alternativement en Allemagne et à Villepinte. (Pour plus de renseignements prenez contact avec le Service des Sports au 01 43 84 84 51).

Échanges de familles : les familles françaises et les membres du comité de jumelage se rendent en Allemagne tous les deux ans, et reçoivent les familles allemandes tous les deux ans en alternance. Les familles pouvant partir en Allemagne sont prioritairement celles accueillant d'une année sur l'autre les membres du comité de jumelage.

La commune a obtenu une seconde au concours national des villes et villages fleuris .

L'ancien château du début du XVIIe siècle est devenu en 1881 un sanatorium. En effet, la bâtisse est rachetée à cette époque par la société immobilière anonyme de l'œuvre de Villepinte afin d'accueillir des jeunes filles « poitrinaires » (souffrant de tuberculose), dirigée par une congrégation religieuse, les sœurs de Sainte-Marie-Auxiliatrice. Le domaine s'agrandit d'un jardin d'hiver relié au château en 1888 où les jeunes filles pouvait recevoir leur famille sans mettre le pied à l'extérieur. L'édifice abrite actuellement un établissement hospitalier de moyen séjour médical géré par une association.

La chapelle du château fut édifiée de 1890 à 1892 en même temps qu'un corps de bâtiment du château.

L'église Notre-Dame fut édifiée à partit du XVIe siècle. Le chœur remonte à cette époque. La nef est datée de 1760. L'église fut restaurée en 1809 puis en 1849 après l'effondrement de sa voûte qui fut alors reconstruite en plein-cintre sur la nef unique de l'édifice.

Le passage des châtelains est un passage suspendu reliant le château à l'église. Il permettait aux seigneurs d'assister à la messe sans devoir passer par l'extérieur. Un panneau situé à droite de l'entrée de l'église bloque actuellement l'entrée de ce passage.

Les bornes royales (à l'angle du Boulevard Robert-Ballanger et du chemin de Vaujours) furent placées à ces emplacements aux XVIIe siècle et XVIIIe siècles. Hautes d'un mètre, elle jalonnaient sous l'Ancien Régime la plupart des routes de la région à raison de deux par lieue (soit tous les deux kilomètres environ). Les fleurs de lys gravées à l'origine ont été effacées durant la Révolution française.

La ferme du Marais (rue du Manège) fut édifiée aux XVIIIe siècle et XIXe siècles. Elle abrite une ancienne pompe à bras du XIXe siècle qui permettait de récupérer l'eau de la nappe phréatique peu profonde jusqu'à l'arrivée de l'eau courante au village en 1930.

Les fermes Godier et Dauvergne furent également édifiées aux XVIIIe siècle et XIXe siècles. Elles possèdent des granges caractéristiques de l'architecture de la plaine de France.

Les ponts de la voie ferrée Aulnay-Senlis-Rivecourt (rue Henri-Barbusse et chemin de Savigny) furent construits en 1912 pour cette nouvelle voie ferrée prévue par la Compagnie des chemins de fer du Nord afin de relier la ligne Paris-Soissons à la ligne Paris-Creil-Compiègne. Les expropriations eurent lieu, des ouvrages d'art furent réalisés dont ce pont, mais la Première Guerre mondiale interrompît les travaux qui ne reprirent jamais.

L'ancien lavoir (ruelle du Lavoir) était autrefois alimenté par le Sausset, petit cours d'eau de la plaine de France prenant sa source à Tremblay-en-France. Édifié sur le tracé de la nouvelle voie ferrée Aulnay-Rivecourt, il fut déplacé en 1912 aux frais de la Compagnie du Nord à son emplacement actuel alimenté par un petit canal dérivé du Sausset.

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Source : Wikipedia