Tourisme

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Posté par rachel 01/04/2009 @ 00:17

Tags : tourisme, loisirs

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Tourisme

Bus de tourisme à Madrid, Espagne.

Le tourisme est le fait de quitter son domicile, pour des raisons personnelles, pour une durée supérieure à 24 heures. Ce qui inclut la consommation d'une nuitée auprès d'un hôtelier et éventuellement la réservation de titre de transport.

Initialement uniquement rattaché aux loisirs et à la santé, le tourisme englobe désormais également l'ensemble des activités économiques auxquelles la personne fait appel lors d'un déplacement inhabituel (transports, hôtels, restaurants, etc.).

Il peut s'agir, par exemple d'un voyage d'affaires (on parle alors de « tourisme d'affaires »), d'un pèlerinage religieux (« tourisme culturel »), ou d'aller se faire soigner dans un autre pays que celui dans lequel on réside. On parle alors de tourisme de santé.

Pratiquer le tourisme permet en outre de marquer des pauses dans son emploi du temps utilitaire imposé par la nécessité de gagner sa vie. Le touriste s'intéresse généralement à la culture ou aux paysages qu'il visite. Cette pratique a été longtemps l'apanage de gens fortunés qui pouvaient se permettre de voyager, pour voir des constructions remarquables, des œuvres d'art ou goûter d'autres cuisines.

Le tourisme a donné naissance à une véritable industrie lorsque les classes moyennes des pays occidentaux (Europe et d'Amérique du Nord) ont pu commencer à voyager. C'est l'amélioration générale du niveau de vie qui a permis aux gens de se consacrer davantage à leurs loisirs, et notamment au tourisme, sans oublier les progrès considérables en matière de transports (transport maritime, ferroviaire mais surtout aérien).

Les termes tourisme et touriste furent utilisés officiellement pour la première fois par la Société des Nations pour dénommer les gens qui voyageaient à l'étranger pour des périodes de plus de 24 heures. Mais l'industrie du tourisme est bien plus ancienne que cela.

Le terme de tour devint populaire en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle quand le « Grand Tour of Europe » (Grand Tour de l'Europe) devint une part de l'éducation des jeunes et riches gentilshommes britanniques. Pour parachever leur éducation et fuir le mauvais temps de leur île natale, nombre de jeunes gens allaient partout en Europe, mais surtout en des lieux d'intérêt culturel et esthétique comme Rome, la Toscane ou les Alpes, et les capitales européennes.

Nombre d'artistes britanniques et européens dès le XVIe siècle faisaient le « voyage en Italie » comme par exemple Claude Lorrain. Si Rome, Naples et Florence attiraient depuis longtemps les visiteurs étrangers, c'est l'influence des poètes romantiques comme Lord Byron et William Blake qui rendirent la campagne, les Alpes, les torrents et les gorges de montagnes, populaires.

Les aristocrates britanniques du XVIIIe siècle raffolaient particulièrement du « Grand Tour », profitant de l'occasion pour découvrir les richesses artistiques et archéologiques de l'Italie en particulier, et accumuler des trésors artistiques de toute l'Europe. Ils jouèrent un rôle prépondérant dans la naissance de l'archéologie, avec la découverte de Pompéi et Herculanum, notamment. Ils ont ramené ainsi des œuvres d'art dans des quantités jamais égalées ailleurs en Europe, c'est ce qui explique la richesse actuelle de nombreuses collections tant publiques que privées britanniques. Le tourisme de cette époque était fondamentalement élitiste, voyage d'agrément et de formation qui permettait de rencontrer ses homologues dans toute l'Europe.

Le tourisme au sens moderne ne s'est pas développé avant le XIXe siècle ; il représente de nos jours la majeure partie de l'industrie touristique.

Le début de l'industrialisation du tourisme fut une invention britannique au XIXe siècle, avec notamment la création de la première agence de voyage par Thomas Cook. Cela répondait aux besoins croissants de déplacement, pour toutes sortes de motifs, des Britanniques dont le pays fut le premier pays européen à s'industrialiser. Dans un premier temps, seuls les propriétaires des moyens de production, des usines, les commerçants et la nouvelle classe moyenne bénéficièrent de temps libre, mais aussi d'envies accrues de voyages, par exemple visiter les expositions universelles (la première exposition universelle a lieu à Londres en 1851 et draine plusieurs millions de visiteurs).

Le tourisme se diversifie au cours du XIXe siècle : voyage d'agrément, voyage d'affaire, thermalisme, recherche du soleil à la froide saison, notamment pour soigner la tuberculose, fléau de l'époque.

Ce sont également des touristes britanniques qui inventèrent les sports d'hiver en Suisse dans le village de Zermatt. Avant l'arrivée des premiers touristes, les villageois de Zermatt considéraient simplement que leur long hiver enneigé était une période pendant laquelle la meilleure chose à faire était de rester à l'abri du froid et de fabriquer des horloges à coucou ou d'autres objets mécaniques.

Le tourisme de masse ne commença à se développer que lorsque les moyens de transport eurent progressé et que le nombre de gens bénéficiant de temps libre eut augmenté. L'invention du chemin de fer et le développement du réseau ferré au XIXe siècle a abouti à la croissance de villes au bord de la mer facilement accessible pour les citadins britanniques... Blackpool a été créé par la construction d'une ligne en direction de Fleetwood et quelques stations ont été promus par les sociétés de chemin de fer- Morecambe par Midland Railway et Cleethorpes par Great Central Railway. D'autres stations ont inclus Scarborough dans le Yorkshire, entretenant Leeds et Bradford; Weston-super-Mare dans le Somerset, approvisionnant les habitants de Bristol; et Skegness, été fréquenté par les résidants de l'Est industriel de Midlands. Les Cockneys de Londres ont afflué à Southend-on-Sea, principalement par bateau à roues à aubes de la Tamise et les stations de la Côte Sud tel que Broadstairs, Brighton et Eastbourne étaient seulement à un court trajet en train, avec d'autres plus loin comme Bournemouth, Bognor Regis et Weymouth.

Pendant un siècle, le tourisme local était la norme, avec des voyages à l'étranger réservés pour les riches ou les personnes culturellement curieuses. Un certain nombre de destinations à l'intérieur des terres, comme le Parc national du Lake District et Snowdonia ont fait appel à ceux qui aimaient la campagne et les beaux paysages. Le camp de vacances a commencé à apparaître dans les années 1930, mais ce phénomène s'est vraiment étendu dans la période de l'après-guerre. Butlins et Pontins mirent en place cette tendance, mais leur popularité déclina avec la hausse des voyages organisés à l'étranger et le croissant confort auxquels les visiteurs sont devenus habitués à la maison. Vers la fin du 20ème siècle ce marché a été réanimé par les stations locales haut de gamme de la société hollandaise Center Parcs.

Un exemple de développement d'un tourisme dans les colonies est le cas des Indes néerlandaises. Entre 1890 et 1910, les publications de guides de voyage se multiplient. Le gouvernement colonial comprend le profit qu'il peut tirer de cet intérêt, et construits des relais d'étape à travers l'île de Java, les pasanggrahan. Entre 1900 et 1930, le tourisme par des Européens à Java connaît un essor remarquable. A Batavia, capitale de la colonie, un Travellers' Official Information Bureau publie des guides vantant les charmes des "Indes orientales". Le fabricant de pneumatiques Goodyear publie des cartes. De prestigieux hôtels sont construits à travers l'île. Ce développement est rendu possible par l'amélioration des liaisons maritimes entre Batavia et Singapour, principale colonie britannique dans la région et déjà un port important.

Le touriste n'est plus seulement « toute personne en déplacement hors de son environnement habituel pour une durée d'au moins une nuitée et d'un an au plus» (définition de l'Organisation mondiale du tourisme) ; c'est un ensemble beaucoup plus vaste d'activités, de pratiques extrêmement variées. Si jusqu'en 1936 ils étaient l'apanage de classes sociales aisées, avec l'instauration des congés payés, il a connu un essor tout autre ; la masse des travailleurs et de leurs familles pouvant ainsi enfin se déplacer pour leur agrément. Cependant, à bien des égards, le tourisme (en tant que voyage) reste un luxe seulement accessible aux classes aisées et moyennes de la population des pays développés.

Quelques tendances lourdes émergent ces dernières années. Tout d'abord, on observe un émiettement de la durée des vacances, avec pour corollaire un étalement de la « saison ». Cette tendance à l'émiettement contribue aussi à développer un tourisme de proximité. On observe également un goût plus prononcé pour l'itinérance : la mobilité s'accroît en fonction de la météo, des besoins familiaux, des envies du moment, des fêtes ou événements divers. Cette diversité des goûts et des pratiques contribue également au développement des séjours à thèmes. Ces facteurs impliquent une bonne connaissance des flux touristiques.

Ces dernières années, en raison d'une diminution du temps de travail offrant à chacun plus de temps de loisirs mais aussi en fonction du coût de la vie qui, en augmentation constante, limite les dépenses, s'est créé le « tourisme d'un jour » qui prend de plus en plus d'extension.

Le tourisme est également lié au monde du travail par le biais du tourisme d'affaires et par celui des pratiques appelées en anglais « incentive ». Le premier concerne toute l'offre touristique (divertissement, découverte) qui entoure les voyages d'affaires, les congrès, les séminaires, les salons - et la France est encore pour quelques années la première destination mondiale des salons et congrès. Le second (« incentive ») consiste en des voyages organisés pour le personnel d'une entreprise (en français : voyage de stimulation). Il peut comprendre des épreuves sportives ou ludiques, mais aussi des activités culturelles, en complément de séminaires ou de réunions.

On observe que les pratiques se diversifient, s'entrecroisent, créant autant de niches pour les producteurs du tourisme. Une clientèle ne se définit plus par une pratique unique, une pratique ne définit plus un seul profil de clientèle.

En République populaire de Chine, le tourisme et la consommation touristique ont fortement augmenté : en 2003, on estime que plus de 100 millions de Chinois ont parcouru et visité leur pays, en dehors des voyages pour motif familial. Ce nombre a atteint 130 millions en 2008, alors que 46 millions de Chinois sont allés à l'étranger .

L'OMT a deux méthodes de calcul pour analyser l'évolution globale annuelle du tourisme. Il s'agit, d'une part les arrivées de touristes internationaux aux frontières et les recettes du tourisme international.

Arrivées de touristes internationaux, en millions de personnes.

Recettes du tourisme international, en milliards de dollars U.S.

Le rapport inverse entre France et États-Unis au niveau des arrivées et des recettes (1re place ou 3e place), s'explique par le fait que les séjours en France sont généralement du fait d'un tourisme de courte durée, les touristes se déplaçant souvent dans les pays voisins de l'Europe, eux-mêmes très attractifs, tandis qu'aux États-Unis, ce sont souvent des voyages de longue durée (en moyenne 3 semaines). De plus, la nature des touristes n'est pas la même (tourisme familial au lieu de tourisme d'affaire), ce qui fait que les dépenses sont bien moins grandes en France.

Dépenses de tourisme international, en milliards de dollars U.S.

Note : les dépenses entre les deux premiers pays, l'Allemagne et les États-Unis, doivent être nuancées du fait qu'elles sont très influencées par le taux de change euro / dollar très favorable à l'Allemagne.

Le tourisme est souvent une ressource économique locale mais qui parfois ne profite que peu aux populations autochtones et qui ne génère pas que des impacts positifs.

Ces impacts concernent surtout les dégâts environnementaux non compensés des routes, aménagements hôteliers, urbanisme touristique, ports, marinas, golfs, pistes de ski, parkings, pollution lumineuse, etc. et sont liés à la consommation de ressources naturelles pas ou peu renouvelables et à la surfréquentation ou destruction d'habitats et milieux naturels ou terres cultivables.

L'empreinte écologique individuelle des touristes croît rapidement, de même que le nombre de touristes circulant dans le monde (Exemple : doublement en France de 1964 à 2004, passant de 200 à plus de 400 millions de touristes/an). Certaines formes de tourisme ont une empreinte énergétique particulièrement élevée (transports aériens, grandes croisières..). A titre d'exemple, une étude a montré qu'en 2006, rien que le transport généré par les touristes français a généré 6% des émissions de gaz à effet de serre du pays. 5% des touristes ont émis 50 % du total des émissions liées au tourisme (rien qu'en se transportant sur leur lieu de vacances), et 10% des touristes ont émis près des 2/3 des GES ». (environ 3 millions de personnes qui ont émis 15 millions de tonnes de gaz à effet de serre). Toujours selon cette étude, en 40 ans, le touriste français moyen a beaucoup évolué. Ses séjours sont plus courts(passant de 20 à 12 jours), mais plus nombreux (de 1,5 en 1968 à 2,2 en 2008) et plus lointains (+ 12% à 19% de séjours à l'étranger).

L'avion est le premier contributeur aux émissions de GES des touristes, bien qu'étant encore le moins utilisé pour se rendre sur le lieux de vacances. En 2006, 7% des touristes ont pris l'avion, contre 75% qui ont utilisé leur voiture ; pourtant ces avions ont produit 62% des émissions de GES, soit 18,5 millions de tonnes, contre « une dizaine de millions de tonnes » pour la voiture (36% des émissions totales). Les voyages de France vers pays lointains (hors Europe et Maghreb) n'ont représenté qu'environ 2% de la totalité des séjours de 2006, mais ont émis 43% des émissions du tourisme, soit 13 millions de tonnes de GES. Les séjours France métropolitaine ont représenté 36% des émissions de GES (10,7 millions de t). Les trajets vers le Maghreb et l'Europe ont comptés pour 21 % des émissions (6 millions de t de CO2). Ce bilan ne tient pas compte des impacts liés à la construction des routes, parkings et aménagements touristiques ni du tourisme d'affaire qui s'il avait été intégré dans cette étude aurait porté la part du transport touristique non pas à 6 % du total des émissions françaises, mais à 8 %.

La visite de grands site naturel (4ème place dans les activités liées aux déplacements les plus émetteurs) a en 2006 généré en moyenne 457 kg de GES par séjour, ce qui est le triple d'un séjour moyen. En France, les transports vers les zones de sports d'hiver génèreraient de moindres émissions de GES, grâce au TGV et à des destinations plus proches (limitées au territoire français).

Le nautisme à voile ou motorisé, la chasse, le quad, la motoneige, la pêche au gros, les safaris, la plongée sous-marine, ou même le surf ainsi que certains modes de logements (hôtels de luxe, climatisation, etc.) peuvent encore fortement augmenter l'impact écologique et énergétique du tourisme, ainsi que sa contribution à l'effet de serre. L'étude a ainsi montré que la minorité de touristes séjournant dans des hôtels trois étoiles et plus ou dans des clubs de vacances sont aussi ceux dont le déplacement a été (en 2006) le plus producteur de GES (36% du total des émissions générées par le transport touristique). Au contraire, les vacances dites "familiales" ont générés proportionnellement beaucoup moins de carbone (moins de 100 kg par séjour pour une famille résidant chez des amis ou dans la famille, mais ces derniers types de touristes font des séjours plus fréquents notent les auteurs de l'étude). Selon une autre étude, en France et en 2006, les déplacements automobiles de proximité ou moyenne distance, des week-end et vacances ont représenté 16% des émissions annuelles de CO2 des véhicules particuliers.

Des formes de tourisme durable ou de tourisme solidaire tentent de limiter ces impacts et/ou les compenser (compensation carbone, tourisme éthique, etc.), voire souhaitent avoir davantage d'impacts positifs que négatifs écotourisme.

Deux types de produits éditoriaux concernent le tourisme : les guides de tourisme et les nombreuses revues spécialisées.

Outre leur gratuité, elles présentent l'inconvénient d'être limitées géographiquement dans le premier cas ou d'être limitées à une offre constituée et peu informative pour d'autres usages que ce à quoi la destine le tour opérateur dans le second cas. En définitive, elle ne sont pas concurrentielles avec la production éditoriale marchande.

Livre Hebdo, revue hebdomadaire du Syndicat national de l'édition consacre traditionnellement un numéro spécial au tourisme et aux voyages en mars, chaque année.

Le marché est très concentré, dominé largement par le trio Hachette - Michelin - Gallimard qui à eux seuls représentent environ 80 % du marché - mais des éditeurs de taille plus modeste se taillent des parts considérables, par exemple Le Petit Futé, avec en 2000 une production de 300 titres. Certains guides accueillent de la publicité, présentée clairement en tant que telle.

De plus, contrairement à d'autres domaines éditoriaux, les éditeurs provinciaux, parfois liés à des groupes de presse importants, ce qui favorise leur diffusion locale, sont très bien représentés : par exemple, Ouest France ou Rando Editions.

L'approche dominante des ouvrages produits par l'édition touristique est une approche par destination géographique.

Ces dernières années émerge un nouveau type de guide, par clientèle-cible : par exemple, la Collection Petits Voyageurs des Editions Milan, ou encore Ado-guide lancé par les Editions de La Martinière.

Une autre approche est possible : l'approche thématique.

Une des conditions de la réussite de l'édition touristique est de coller au plus près aux évolutions du tourisme, aussi les niches thématiques sont-elles particulièrement adaptées.

Le Syndicat national de l'édition évalue la vente d'ouvrages de tourisme à plus de 11 millions d'exemplaires, soit un peu plus de 75 millions d'€. de chiffre d'affaires. Ces ouvrages sont vendus majoritairement sur support papier dans les librairies qui sont nombreuses à avoir un rayon spécialisé « Tourisme, voyages ». Par exemple, pour les FNAC, le rayon tourisme représente 15% de l'activité librairie, (et occupe environ 45% du linéaire sciences humaines) ou encore, chez Ombres Blanches, libraire toulousain, le tourisme fait l'objet d'un magasin à part, fortement identifié. De nombreuses grandes villes ont au moins une librairie spécialisée : Paris, Lyon, Montréal, Bruxelles, Lille, etc. (cf. annexe 2c : liste des librairies spécialisées).

Les utilisateurs de guides n'hésitent pas à acheter plusieurs guides : environ 2,5 guides pour un voyage, soit au moins un guide généraliste avec hôtellerie restauration et un guide plus culturel. Environ 68 % des 40 millions de Français qui partent en vacances au moins une fois par an achètent des guides de tourisme. De plus, il faut noter l'usage qui se développe d'acheter plusieurs guides pour la région où l'on habite, ce qui est le pendant du développement du tourisme de proximité.

Les guides de tourisme sont utilisés traditionnellement pendant le voyage, d'où pour beaucoup une taille adaptable à la boîte à gants de l'automobile. Un certain nombre de guides (les mêmes que les précédents ou d'autres) ont une fonction préparatoire au voyage, ou encore une fonction de souvenir.

Dans le premier cas (préparation du voyage), on trouve notamment les ouvrages précis et rigoureux avec des informations factuelles à jour : ils servent à déterminer l'itinéraire, les visites projetées et servent aussi à budgétiser le voyage. Dans le deuxième cas (souvenir), on trouve des ouvrages comportant plus de rédactionnel destiné à compléter la connaissance du territoire découvert lors du voyage, une iconographie plus riche qui les range dans la catégorie des beaux livres illustrés.

La plupart des éditeurs de guides touristiques amorce en ce moment un virage vers les supports électroniques en ligne, tout en n'abandonnant pas le papier qui a pour lui d'être itinérant, quoique pesant, et qui présente de plus l'inconvénient majeur d'être obsolète quasiment dès sa parution, notamment pour les renseignements pratiques.

Le guide sur support électronique, notamment en ligne, a pour lui d'être mis à jour instantanément. Il est particulièrement adapté à un public de niche, qui prépare activement son voyage, qui recherche des informations fiables et qui dispose d'outils informatiques et télématiques. L'édition de guides touristiques s'intéresse de plus en plus aux nouveaux supports, notamment mobiles.

Un bel exemple sur support électronique est proposé par l'éditeur australien Lonely Planet (qui édite encore principalement sur support papier) dont le site francophone reçoit 80 000 visiteurs par mois en 2001, (il faut préciser que son site anglophone reçoit près de 3 millions de visiteurs par mois). Ce site n'est pas encore marchand, la fonction portail est privilégiée, mais Lonely Planet travaille à un projet de guide vendu directement en ligne. Des guides créés par LP sont déjà disponibles sur PSP pour certaines grandes villes européennes.

Le Guide du Routard est l'éditeur de guides dont le site est le plus visité (en 2007, le site comptabiliserait plus de 700 000 pages vues par jour), et son offre s'est désormais élargie à des guides audio, en partenariat avec Nouvelles Frontières, et des guides sur GPS, en partenariat avec le constructeur Navigon. Quant à Michelin, certaines bonnes adresses issues des Guides Rouges ou des Guides Verts sont désormais disponibles sur les GPS développés par la marque.

Mais les guides francophones sont globalement en retard par rapport à l'offre sur support électronique des guides anglophones : le site lonelyplanet.com propose des extraits de chapitres à télécharger ; Rough Guides propose plusieurs solutions comme la consultation intégrale de guides en ligne, des podcasts, des guides sous forme de ebooks, des cartes interactives et des bonnes adresses à télécharger sur un iPod ; DK a lancé a lancé un nouveau site interactif consacré au voyage, basé sur les informations des collections Eyewitness ...

Dans le tourisme, les magazines sont nombreux. Chaque éditeur choisit un axe éditorial spécifique. Il peut s'agir des voyages et de la photographie, de la nature ou encore de la culture et de l'histoire. Depuis quelques années, l'axe régional a été également exploré avec des magazines dédiés à certaines régions françaises.

On ne peut négliger les revues thématiques qui consacrent des rubriques entières aux voyages comme cela est le cas pour des magazines traitant d'équitation, de randonnée, de golf, de plongée, de pêche... mais également des grands quotidiens ou hebdomadaires pour lesquels la rubrique voyages est un incontournable qui fait rêver leurs lecteurs.

Les guides de tourisme ont aussi des périodiques, comme Michelin avec Etoiles ou Le Petit Futé. D'autres guides fournissent du contenu rédactionnel via des partenariats avec les médias.

Enfin, la presse professionnelle est également présente dans le domaine des voyages d'affaires, des congrès, des transports ou du tourisme et de l'hébergement.

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Tourisme aux États-Unis

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Le tourisme aux États-Unis représente une importante activité économique. Les États-Unis sont en effet le troisième pays du monde pour le nombre de touristes, derrière la France et l'Espagne. Ils se classent deuxième pays émetteur de touristes en terme de recettes. En 2007, le nombre de touristes internationaux a atteint plus de 56 millions de personnes qui ont dépensés 122,7 milliards de dollars, établissant le véritable record sans précédent.

Les touristes visitent les États-Unis afin de voir les merveilles naturelles, les villes, les sites historiques et culturels, les casinos, les parcs d'attraction. L'activité touristique aux États-Unis croit rapidement sous la forme du tourisme urbain à la fin du XIXe siècle siècle au début XXe siècle siècle. Dans les années 1850, le tourisme est établi à la fois comme une activité culturelle et comme une industrie. New York, Chicago, Washington, D.C. et San Francisco, toutes les grandes villes des États-Unis, ont attiré un grand nombre de touristes dans les années 1890. À partir de 1915, les circuits en ville ont marqué des modifications significatives dans la façon dont les Américains percevaient, organisaient et se déplaçaient dans les milieux urbains. La démocratisation des voyages apparaît au début du XXe siècle siècle lorsque l'automobile révolutionna les voyages. Durant la période 1945–1969, le développement de l'aviation permit aussi de révolutionner les voyages, contribuant énormément au tourisme dans le pays.

Aux États-Unis, le tourisme est soit le premier, second ou troisième plus grand employeur dans 29 États avec 7,3 millions de personnes en 2004, pour s'occuper des 1,19 milliards de voyages touristiques dépenser aux États-Unis en 2005. Comme en 2007, on compte 2462 National Historic Landmark (NHL) enregistrés et reconnus par le gouvernement américain. L'attraction touristique la plus visitée aux États-Unis a été Times Square à Manhattan (New York) qui attire approximativement 35 millions de visiteurs chaque année.

La croissance du tourisme urbain aux États-Unis à la fin du XIXe siècle siècle début XXe siècle représenté une transformation culturel majeure concernant l'espace urbain, les loisirs et la commercialisation. Dans les années 1850, le tourisme aux États-Unis a été établi à la fois comme une activité culturelle et comme une industrie. Bien que les agences de voyages et les voyages organisés n'existés pas jusque dans les années 1870 et 1880s, les entrepreneurs de différentes types des propriétaires d'hotels en passant par les agents de lignes ferrovières jusqu'au artistes et écrivains reconnaissé que l'on pouvait faire des profits à partir de cette activité touristique prospère. L'augmentation du nombre de trains de locomotive à vapeur pendant les années 1800s permis aux touristes de voyager plus facilement et rapidement. Aux États-Unis, plus de 4 500 kilomètres (2 800 miles) de chemin de fer on été effectué en 1840 et en 1860 toutes les principales villes de l'est des États-Unis étaient reliées par le train et en 1869 la première connection ferrovière trans-américaine fut effectuée. Le Parc Yosemite a été développé en tant qu'attravtion touristique à la fin des années 1850, début des années 1860 pour un public qui voulait une icone et un lieu nationale pour symboliser la merveille exotique de sa région. Pour la première fois, la photographie joua un rôle important dans le développement des attractions touristiques, rendant possible la distribution de centaines d'images mettant en avant les differents lieux d'intérêts.

New York, Chicago, Washington, D.C. and San Francisco, toutes les principales villes des États-Unis, attirèrent dès les années 1850 un grand nombre de touristes. La population de New York augmenta de 300 000 habitants en 1840 à 800 000 habitants en 1850. Chicago expérimenta une dramatique augmentation de 4 000 résidents en 1840 à 300 000 en 1870. En 1800, les dictionnaires publièrent pour la première fois le mot 'touriste', qui fut réferré en tant que ceux qui parté en Europe ou faisait un voyage autour des merveilles naturelles à New York et la Nouvelle-Angleterre. L'absence du tourisme urbain au 19ème siècles était dû au fait que les villes américaines manquées (ce qui n'était pas le cas en Europe) de lieux architecturaux et artistiques. Les villes américaines avaient tendance à déplaire avec laideur au lieu d'intimidé par son inspiration ou son plaisir esthétique. Certains touristes étaient fascinés par l'augmentation rapides de nouvelles zones urbaines: "C'était quelque chose d'absorbant d'admirer le porcessus de l'évolution du monde; à la fois la formation du monde naturel et du monde conventionnel," écrira en 1837 l'écrivain anglais Harriet Martineau in 1837.

L'industrie du voyage et du tourisme aux États-Unis fut parmi les premières victimes commerciales des attentats du 11 septembre 2001, une série d'attentats terroristes sur le sol américain. Les terroristes utilisèrent 4 lignes aériennes commerciales comme arme de destruction pendant les attaques qui tuèrent près de 3 000 personnes. Une semaine après la reprise des vols, le nombre de passagers chuta de près de 45 pourcents, passant de 9 millions la semaine précédent les attentats à 5 millions. Les hôtels et agences de voyages enregistrèrent en grand nombre d'annulations à travers le monde. L'industrie hotellière subit une perte de revenus estimée à 700 millions de dollars, quatre jours après les attentats. La situation se rétablit les mois suivants puisque la Réserve Féderale s'occupa de maintenir le système financier à flot. Le Congrès américain distribua une aide de cinq millards de dollars au compagnies aériennes nationales et dix milliards de dollars en garanties d'emprunt leur permettant de voler.

Le tourisme urbain profite essentiellement à la mégalopole du Nord-Est, où se concentrent les grandes agglomérations.

La Californie est le second foyer du tourisme urbain aux États-Unis avec deux agglomérations importantes : Los Angeles et San Francisco.

Dans les années 1980, de nombreuses municipalités ont engagé des travaux de reconversion des fronts d'eau pour attirer les touristes : c'est le cas de Fisherman's Wharf (San Francisco), mais d'autres exemples existent à Boston, Detroit ou Baltimore.

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Tourisme en Tunisie

Hôtel djerbien de la chaîne El Mouradi

Le tourisme en Tunisie est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie de la Tunisie et une source de devises pour le pays. Le tourisme a un effet d’entraînement sur d’autres secteurs économiques, tels que le transport aérien, l’artisanat, le commerce et le bâtiment.

La position géographique de la Tunisie au sud du bassin méditerranéen, avec 1 300 kilomètres de côtes en grande partie sablonneuses, un climat méditerranéen chaud l’été et doux l’hiver, un patrimoine civilisationnel très riche (huit sites inscrits à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco) et surtout un coût bas du séjour touristique, font de ce pays l’une des principales destinations des touristes européens en Afrique et dans le monde arabe (quatrième pays le plus visité après l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Maroc) : la Tunisie a accueilli 7 048 999 visiteurs en 2008.

Le développement du tourisme remonte aux années 1960 grâce à l’action conjuguée de l’État et de groupes privés. Si, en 1962, le tourisme, avec 52 000 entrées et une offre de 4 000 lits, ne rapporte que deux millions de dinars par an, en 2006, avec 6 549 549 visiteurs et une offre de 231 838 lits (dont près de 27 % situés dans des hôtels quatre et cinq étoiles), il devient la principale source de devises du pays. Le secteur touristique représente aujourd’hui 6,5 % du PIB et fournit 340 000 emplois dont 85 000 emplois directs, soit 11,5 % de la population active occupée avec une forte part d’emploi saisonnier.

La clientèle touristique est composée de nationalités stables : Libyens (1 776 881 visiteurs), Français (1 395 255), Algériens (968 499), Allemands (521 513), Italiens (444 541), Britanniques (254 922) et Polonais (207 531) se partagent en 2008, de façon assez équitable, l’essentiel des visiteurs. Ce groupe de tête tend toutefois à se diversifier par rapport à 2007, notamment vers l’Europe de l’Est — avec une hausse de 39,6 % pour les Polonais et 14,1 % pour les Russes — mais aussi vers les pays voisins, avec une hausse de 14,4 % pour les Libyens ; les marché turc, britannique, autrichien, tchèque et espagnol connaissent en revanche des décrochages importants.

Le tourisme intérieur constitue le cinquième marché pour ce secteur avec 1 251 251 touristes tunisiens pour un total de 2,75 millions de nuitées en 2006.

Les perspectives de développement prévoient la création de nouvelles stations balnéaires le long du littoral avec une capacité de 200 000 lits en 2015 (Zouarâa près de Hammamet, Selloum près de Zarzis, Hergla, Ras Dimas près de Monastir et Ghedhabna près de Mahdia) avec le développement du modèle de la station balnéaire intégrée.

Le tourisme saharien (Douz et Tozeur attirant chaque année plus de 250 000 touristes durant toute l’année) est en fort développement récoltant les dividendes d'un effort d'investissements soutenu, le plus spectaculaire des pays sahariens.

Plus récemment, le tourisme vert, la thalassothérapie et le tourisme médical sont apparus et croissent très rapidement : « Le tourisme médical a de beaux jours devant lui » assure l’ancien ministre du tourisme Ahmed Smaoui. « Les Algériens et les Libyens aisés viennent se faire soigner ici car leur pays ne dispose pas d’infrastructures médicales performantes. Nous accueillons également des Britanniques lassés de devoir attendre des mois avant de pouvoir se faire opérer dans leur pays. Enfin, de plus en plus de gens ont recours à la chirurgie esthétique. » Les retraités constituent également une cible de choix pour les tour opérateurs.

Destination de masse, la Tunisie souhaite pourtant promouvoir un tourisme plus haut de gamme et s’efforce ainsi de diversifier son offre de loisirs (plus de huit terrains de golf et dix centres de thalassothérapie). Cela se traduit par la mise à niveau de ses hôtels — la part des quatre et cinq étoiles tend à se renforcer atteignant un tiers des 825 hôtels que compte le pays en 2006 — et la concentration du secteur aux mains de groupes privés tunisiens nouant des partenariats avec des groupes hôteliers internationaux : le français Sofitel-Accor avec le groupe TTS, l’espagnol Sol-Melia-Tryp avec le groupe El Mouradi, l’américain Sheraton avec le groupe Affès, etc.

Dans un environnement international de plus en plus concurrentiel, avec un produit de nature fragile dans une région à réputation variable, l’adaptation est nécessaire. Il faut également veiller à contrôler les pressions générées sur l’environnement qui sont importantes et particulièrement les pressions foncières, l’érosion des côtes, l'utilisation de grandes quantités d'eau créant une concurrence avec les activités agricoles et les rejets d’eaux usées.

Avec les prévisions de forte croissance touristique confrontées à la raréfaction des ressources hydriques, une politique de gestion de l’eau est indispensable, d’autant plus que tourisme et agriculture sont en concurrence, surtout en été lorsque se concentre l’activité touristique. Face à une consommation quotidienne de 560 litres d’eau par lit occupé, des mesures d’économie sont envisagées pour la ramener à 300 litres. Des efforts pour réduire le gaspillage de l’eau (qui peut atteindre 30 à 40 %) se font en modernisant les réseaux de distribution ou encore par la réutilisation des eaux usées déjà mise en place pour 45 des 75 stations d’épuration, pour l’arrosage des terrains de golf ou des jardins.

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Source : Wikipedia