Touraine

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Posté par marvin 16/03/2009 @ 04:16

Tags : touraine, vins français, vin, gastronomie, loisirs

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Touraine

Drapeau de la Touraine reprenant le blason de Philippe le Hardi, comte de Touraine, puis duc de Bourgogned'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée d'argent et de gueules

La Touraine est une ancienne province de France héritière de la civitas turonensis ou cité des Turones. Les comtes d'Anjou et de Blois, maîtres politiques de la Touraine, sont longtemps plus puissants que les rois capétiens, mais la généralisation de la seigneurie franco-flamande et son besoin de garantie de paix réhabilitent le pouvoir central longtemps oublié. Au terme d'une reprise capétienne séculaire, Philippe-Auguste s'impose face à la prestigieuse dynastie Plantagenêt après 1216. Toute la Touraine, et pas seulement la martinopole de Tours et quelques places fortes, est sous l'égide de la maison royale de France.

La ville de Tours est chef-lieu de généralité des pays tourangeaux, angevins et (céno)manceaux à la fin de l'Ancien régime. C'est pourquoi le département d'Indre-et-Loire créé à son attention en 1790 donnant lieu à d'âpres tractations se décale vers l'ouest, préservant toutefois l'essentiel du vieux territoire provincial.

Le département d'Indre et Loire a incorporé à l'ouest, les riches terres angevines de Bourgueil, Savigné et Château-la-Vallière et le Richelais autrefois poitevin commandé par la ville de Richelieu au sud de la vallée de la Vienne ainsi qu'au nord, un fragment de la gâtine du Maine au delà de la forêt de Beaumont. Par ce décalage, il a abandonné au Loir-et-Cher des terroirs aux champs ouverts au nord-est de Châteaurenault et une partie des cours supérieurs de la Loire, de l'Amasse et du Cher, en particulier le petit pays de Montrichard et Pontlevoy et surtout abandonné au département de l'Indre une partie sud-est de la cité gallo-romaine, à savoir les hautes vallées de l'Indre et de l'Indrois, de la Claise avec la mythique Brenne tourangelle, plus importante que la berrichonne et la rive méridionale de la Creuse également tourangelle en amont dès la forêt de la Guerche.

Traversée par la Loire et ses affluents, le Cher, l'Indre et la paresseuse Vienne, continué vers l'amont par la Creuse, la Touraine est pays ancien de batellerie et de flottage. Ses vignoble et ses cultures fruitières et maraîchères sont réputées depuis le Bas-Empire.

Au delà des mutations parfois radicales, la géographie de Touraine préservent ses "pays" traditionnels qui illustrent une remarquable diversité des terroirs de part et d'autre de la Loire : les terres basses, telles les Varennes tourangelles ou les îles de Loire, le Véron cher à Rabelais qui, entre Loire et Vienne qui confluent, place son abbaye de Thélème, la Gâtine tourangelle autrefois pays de landes et de forêts au nord de la Loire, les plateaux comme la Champeigne tourangelle ou les terres d'argiles à silex et de faluns de Sainte-Maure, les terres marécageuses de la Brenne.

Géologiquement, la Touraine fait partie du Bassin parisien.

Un Parc naturel régional ne concerne qu'en partie l'ancienne province de Touraine : le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, situé entre Tours et Angers (dans le Maine-et-Loire).

La construction de la ligne TGV, qui relie Tours à Paris en moins d'une heure, en a fait un lieu de résidence pour des personnes travaillant dans la capitale en quête de qualité de vie provinciale.

La Touraine tire son nom de la tribu gauloise des Turones ou Turoni. Ce peuple celte, politiquement organisé, a comme voisin les Andecavi occupant l'Anjou, les Pictones ou Pictavi du Poitou, les Bituriges Cubi du Berry, les Carnute de la région de Chartres et Aulerci Cenomani de la région du Mans. Epousant une logique d'intérêt nautique, les Turones sont proches des Andecavi et des petits peuples de la Loire. Les accords avec les Aulerques et les Bituriges, difficiles, s'imposent pour maintenir l'ancienne voie marchande de l'étain.

Ces peuples se soumettent aux légions de Crassus, lieutenant de César, non sans révoltes pendant la période troublée de la conquête des Gaules. Des cités gallo-romaines sont fondées, prenant le relais des anciens peuples. Caesarodunum correspond à la première dénomination de Tours comme Juliomagus et Angers, Autricum et Chartres, Cenabum et Orléans, Limonum et Poitiers, Avaricum et Bourges,Vicus ambaciensis et Amboise... La cité des Turones est promue capitale de la troisième Lyonnaise, une grande entité de l'administration impériale comportant Bretagne, Maine, Anjou et Touraine. Ce reliquat d'entité romaine du second Empire est préservé par l'influence de l'archevêché de Tours jusqu'en 1859.

Le moine Martin fonde Marmoutier et accède à l'épiscopat de Tours. La pleine récupération de l'héritage martinien et probablement aussi des reliques de l'apôtre des Gaules par l'évêque de Tours Perpetuus vers 450 se concrétise par l'instauration d'un grand pèlerinage saint Martin qui draine les premières foules chrétiennes de Gaule. Petit à petit, une martinopole apparaît à côté de la vieille cité de Tours et commence à se couvrir d'églises et de sanctuaires. Les médecins travaillant auprès des moines de Marmoutier sont très tôt renommés. Les propriétaires de grands domaines gallo-romains, parmi lesquels l'évêque, dominent la Touraine.

Mais l'arrivée des Francs de Clovis sur la Loire et les rixes incessantes avec les prestigieux wisigoths, maîtres de guerre qui décident aussi avec brutalité de la conformité religieuse en imposant leurs conceptions ariennes, rendent le pays de moins en moins sûr et fréquenté. Les choix tourangeaux sont faits, il préfère le roi des Francs chrétiens aux potentats ariens qui règnent sur l'Aquitaine. La victoire des hommes du Nord est un soulagement, une délivrance. Le roi victorieux dédie son succès à saint Martin de Tours. La Touraine devient une terre de Neustrie aux confins de l'Aquitaine. Tours reste une des capitales du regnum francorum, si ce n'est d'un des royaumes mérovingiens. L'essor du culte et du pèlerinage peut reprendre.

Tours est capitale du missaticum toronicum. Sous Louis le Débonnaire, la vieille Gaule n'est divisée administrativement en dix missatica. Mais les Carolingiens en décadence ne protègent plus les axes de circulation de la contrée. La remontée de la Loire et de ses affluents profite aux marchands et pillards de la mer de Nord, voire aux armées prêtes à piller les riches sanctuaires. Le pouvoir central en dépit de forts sursauts s'effondre.

La Touraine ne parvient pas à unir ses intérêts. Elle devient la proie des grandes maisons aristocrates. En 940, Thibaut le tricheur happe le comté de Tours, de Chartres et de Blois. Le fondateur de la maison de Blois possède aussi les places fortes de Chinon, Montaigu, Vierzon, Sancerre et Saumur. Son fils Eudes Ier lutte contre les comtes d'Anjou, en particulier Foulque Nerra, qui essaie de s'infiltrer entre ses terres, alléché par la Touraine. L'issue de la guerre après de longues rixes est profitable à la maison d'Anjou. Une lutte haineuse entre les deux maisons se poursuit en Touraine, cœur de conflit, et chaque camp installe châteaux et hommes d'armes, non sans effusion violente. Thibaut III de Blois refuse l'hommage au roi de France, Henri Ier. Outré, ce dernier qui n'a nullement les moyens de venger l'affront politique décharge la maison de Blois de son comté de Touraine, et l'a donne à son vassal théorique Geoffroy II Martel, à charge pour lui de la conquérir. En 1043, Geoffroy Martel met le siège devant Tours et bat les renforts blèsois. La capitulation de Tours survient après dix-huit mois de siège. Thibaut cède la Touraine à titre de fief au comte d'Anjou en 1044.

La Touraine est possédée par la maison d'Anjou, qui, par sa branche aînée Plantagenêt, va cumuler les terres sous l'imperium du royaume d'Angleterre. Henri II se révêle, d'après les archives, un bienfaiteur pour la Touraine. Partout, une administration régulière et mesurée entreprend d'étendre, de consolider ou d'agrandir les levées, n'hésite pas à construire les ponts nécessaires en pierre. Le souverain protège et développe Tours. Ses enfants, Richard Cœur de Lion et Jean sans Peur, vivent une époque troublée, accablée de guerres. Le dernier tue le duc Artus Ier de Bretagne, allié de la France à qui devait revenir la Touraine. Victorieux sur la maison d'Anjou-Plantagenêt, le roi de France, Philippe Auguste, impose une occupation militaire au terme des conquêtes, nommant en 1204, Guillaume des Roches, seigneur de Rochecorbon, sénéchal héréditaire de Touraine. Il faut attendre le traité de Chinon en 1214 pour que Jean sans Peur abandonne ses droits.

En 1312, la sénéchaussée héréditaire, acquise par Amaury de Crau, est cédée au roi de France. Désormais, la Touraine est devenue duché. Elle est donné en apanage au fils de la maison de France, en 1360 à Louis Ier d'Anjou. Cette attribution n'empêche nullement la province d'attirer la cour. Après 1440, elle devient quasiment le siège de la royauté capétienne. Charles VII y réside, ce roi de Bourges est ainsi appelé par dérision d'historiens peu aptes à saisir sa puissance, ils auraient pu tout aussi bien le dénommer roi de Touraine par ses résidences, le parlement n'ayant qu'un temps bref été replié à Bourges. Le roi l'apprécie et décide la rédaction des coutumes des coutumes entre 1453 et 1461. La Touraine est déjà un véritable laboratoire, tant par l'escriture administrative que par l'art de vivre et de bâtir, un modèle proposé ensuite aux autres provinces.

Louis XI aime la province. Le souverain réside dans son château de Plessiz-les-Tours. Il comble de faveur Tours et met tout en oeuvre pour la doter d'équipements dispendieux. Les rois Valois continue d'y résider. Mais après les Guerres de Religion, le ressort est brisé, la cour happé par le renouveau centralisme au pouvoir délié, c'est-à-dire "absolu" regagne Paris. La Touraine prend la couleur anonyme d'une vieille province paysanne qui semble ne briller que par le passé, si l'on se désintéresse de la vie des petits pays fascinants qui la compose.

Surnommée "le jardin de la France" depuis la fin du XVesiècle, le séjour des rois Plantagenêt au XIIesiècle, puis des rois de France durant la guerre de Cent Ans et la Renaissance, la Touraine est célèbre par ses nombreux châteaux.

Du Moyen Âge on peut citer quatre forteresses royales: Chinon, Langeais, Loches, Amboise, ainsi que les très nombreux châteaux et abbayes célèbres au total plus d'une centaine d'édifices importants élevés par la famille de Foulque III d'Anjou dit "Foulque Nerra", comte d'Anjou dont la légende est violente et cruelle, à l'image des dominants d'après l'an mil. L'œuvre de cette maison comtale d'Anjou, dont descendent les souverains Plantagenêts d'Angleterre est incontournable pour comprendre la mise en valeur et l'architecture médiévale du XIe et XIIe de la Touraine.

Loches, Langeais, Chinon muent dans leur cadre initialement austère et deviennent de superbes résidences de la fin du quadrocento.

Il faut noter que la gâtine de Montrésor, constamment tourangelle, apparaît aux folkloristes lucides des années 1860-1900 en marge du Berry. La vie rurale typique de Touraine a été préservée dans les années 1930 dans le cœur de l'arrondissement de Loches, dans les contrées environnant Ligueil, au sud des bas plateaux de Sainte-Maure.

La Touraine est une importante région viticole, produisant plusieurs vins classés AOC ainsi que de nombreux vins locaux de grande qualité.

La région du val de Loire avec ses châteaux, ses paysages et son vignoble est une région très touristique. En 2000, l'Unesco a fait du Val de Loire un espace majeur du patrimoine de l’humanité en l’inscrivant, au titre des paysages culturels. Sur près de 250 kilomètres est en effet constitué un ensemble unique, mélange de richesses naturelles et d’intervention humaine.

La Touraine présente un important patrimoine historique grâce à sa riche histoire : dynastie des rois franco-anglais Plantagenêt, Renaissance importée d’Italie, échanges commerciaux tous azimuts portés par le cours de la Loire… La richesse architecturale couvre une période courant du Moyen-Âge, dont la plus parfaite illustration est la présence des forteresses de Loches et Chinon, jusqu’à l’entre deux guerres (Château de Candé à Monts, siège en 1937 du mariage d'Édouard VIII et de Wallis Simpson), en passant par le témoignage de la Renaissance que constituent les châteaux d'Amboise, Chenonceau ou Azay-le-Rideau.

La Loire offre des lieux aux lignes en mouvement continu, des îles et des bancs de sable aux reliefs changeant qui donnent l’impression d’un tableau en perpétuelle évolution. Sa lumière si particulière a attiré des peintres dont William Turner.

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Touraine (AOC)

Le vignoble de Touraine est un vignoble du Val-de-Loire produisant des vins blancs secs et des vins rouges tanniques. Classé Appellation d'origine contrôlée par le décret du 24 décembre 1939 (modifié par celui du 29 août 2002), il s'étend sur environ 5 300 hectares à l'intérieur des départements d'Indre-et-Loire, de l'Indre et du Loir-et-Cher pour un total de 70 communes.

Les vins blancs sont issus du chenin (appelé localement pineau blanc de la Loire), du sauvignon et de l'arbois. Les vins issus du sauvignon sont secs et vifs avec des senteurs caractéristiques proches du cassis. Les blancs de Touraine sont secs, assez fermes, vifs et pleins et tiennent bien en bouteille. Les vins effervescents bénéficient de l'appellation Touraine mousseux. Le chardonnay peut faire partie de l'encépagement dans la limite de 20%. Le Touraine mousseux est un vin solide mais frais.

Les vins rouges sont vinifiés à partir des cépages cabernet franc, cabernet-sauvignon, côt, pinot noir, pinot meunier, pinot gris, pineau d'Aunis et gamay (ce dernier étant réservé aux primeurs). Ce sont des vins friands et tanniques. Le Touraine primeur est un vin léger, fruité, au caractère gai et rustique.

Les vins rosés sont issus des cépages cabernet franc et sauvignon, côt, pinot noir, pinot meunier, pinot gris, pineau d'Aunis, gamay et grolleau. Ce sont des vins secs mais frais.

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Geneviève Touraine

Une famille de musiciens de quatre enfants habitant Chinon en Touraine: le père, Georges Tisserand, officier de carrière, joue du violoncelle, la mère a une belle voix de soprane, les trois garçons ont également de bonnes dispositions pour le chant dont notamment le très connu baryton Gérard Souzay qui fit une carrière internationale et de très nombreuses représentations.

Les enregistrements de Geneviève Touraine sont là pour attester de ses qualités de musicienne que Gérard Souzay louait souvent affirmant que l’artiste, dans la maison, c’était Geneviève. Gérard Souzay et Geneviève Touraine enregistrent plusieurs disques ensemble mais Geneviève Touraine est un peu éclipsée par la renommée de son frère.

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La Touraine

La Touraine est un paquebot de la Compagnie générale transatlantique, 1891 - 1923.

Lors de sa mise en service, La Touraine était le plus grand paquebot français en tonnage et le cinquième dans le monde. Ses dimensions correspondaient aux possibilités maximales du port du Havre, contrainte qui ne disparaîtra pas avant les années 1930. Il fut également le dernier paquebot de la Compagnie à posséder des voiles.

Il entre en service en juin 1891 sur la ligne Le Havre-New York. C'est, à l'époque, le navire le plus rapide de la Transat, il atteint la vitesse moyenne de 21,2 nœuds en juillet 1892 au cours d’une traversée de l’Atlantique en 6 jours 17 heures et 30 minutes. C'est un record non officiel qui ne peut donc pas être inscrit au palmarès du fameux Ruban bleu.

En 1894, il effectue la première croisière organisée par la Transat, un voyage entre Constantinople et New York et retour (?). Entre 1900 et 1902, il est complètement refondu et modernisé avec notamment la suppression de l'un de ses mâts.

En janvier 1903, un incendie endommage une grande partie des emménagements pour passagers.

A partir de 1913, il effectue l’été des rotations avec le Canada.

En octobre 1913, il est l'un des dix navires qui portent secours au paquebot italien Volturno en feu au milieu de l’Atlantique, et recueille 42 des 520 rescapés qu’il débarque à New York.

Pendant la Première Guerre mondiale, il continue à assurer le service de New York, et est brièvement utilisé comme croiseur auxiliaire.

De juin à août 1923, il est utilisé comme hôtel flottant à Göteborg, en Suède durant une foire-exposition. À cette occasion, il est rebaptisé Maritime et sa coque repeinte en gris.

Il est démoli à Dunkerque fin 1923.

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Source : Wikipedia