Tour de France

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Posté par talos 07/04/2009 @ 14:14

Tags : tour de france, cyclisme, sport, voile

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Tour de France (cyclisme)

Affiche de spectateurs sur le Tour de France 2006

Le Tour de France est une compétition cycliste par étapes créée en 1903 par Henri Desgrange et le journal l'Auto se déroulant au mois de juillet.

Elle se tient actuellement sur plus de 3 000 km et est organisée par ASO (Groupe Amaury). « Le Tour », ou « la Grande Boucle », tel qu'on le nomme parfois en France, est considéré comme la plus prestigieuse épreuve cycliste du monde. 78 chaînes de télévision retransmettent le Tour de France dans 170 pays.

A la fin du XIXe siècle, en France, la presse sportive est dominée par un titre : Le Vélo, mais la prise de position de son patron (Pierre Giffard) dans l'affaire Dreyfus fait des vagues. Les fabricants de cycles (pour la plupart antidreyfusards) qui financent son journal par la publicité n'apprécient pas. En 1900, ils choisissent de financer Henri Desgrange qui crée un journal concurrent L'Auto-Vélo. Alors que le Vélo est publié sur papier vert, Desgrange fait éditer le sien sur papier jaune (quelques années plus tard, c'est cette couleur qui donnera naissance au maillot jaune).

Une guerre à mort s'engage alors entre les deux titres. Le 16 janvier 1903, Desgrange perd le procès qui l'oppose au Vélo, et se trouve contraint de renommer L'Auto-Vélo en L'Auto. Le cyclisme est alors le sport roi en France, et cette perte aurait pu s'avérer décisive.

Desgrange doit alors rapidement trouver un moyen de contrer son principal concurrent. Il se souvient que le journaliste Géo Lefèvre lui avait proposé d'organiser une course cycliste d'envergure : le Tour de France. Le 19 janvier 1903, L’Auto annonce la création de « la plus grande épreuve cycliste jamais organisée » : ce sera le premier Tour de France.

L'idée est tellement bonne que les ventes du journal s'envolent. Privé de lecteurs, Le Vélo cesse sa publication l'année suivante.

Desgrange reste l'organisateur du Tour (interrompu par la guerre) jusqu'en 1936, année où, malade, il quitte le Tour en pleine course à Charleville. Il passe dès lors le témoin de la direction de course à Jacques Goddet.

La discipline imposée par Henri Desgrange entre 1903 et les années 1930 fit beaucoup pour la légende de l’épreuve, malgré les critiques des frères Pélissier reprises par Albert Londres. Les coureurs n’avaient droit à aucune forme d’assistance extérieure sur la route du Tour, et il fallait qu’ils réparent eux-mêmes leurs machines en cas d’incident technique. Lors du Tour 1913, Eugène Christophe, solide leader virtuel du classement général, brisa sa fourche dans le Tourmalet. Au nom du principe d’autonomie, Christophe est contraint de réparer lui-même sa machine et perd toutes ses chances de victoire finale. Pas moins de trois juges du Tour assistèrent à cette réparation afin de s’assurer qu’il ne recevait pas d’aide extérieure. Les successeurs de Desgrange sont moins rigides, et le règlement s’assouplit progressivement.

La rivalité entre les organisateurs et les équipes de marques posa tant de problèmes à la fin des années 1920 que des équipes nationales furent imposées en 1930. Tous les frais sont alors pris en charge par les organisateurs, bicyclettes incluses. C’est le journal L’Auto qui achète directement ces dernières au fabricant Alcyon. Elles sont jaunes et marquées du "A" gothique de L’Auto. Afin de financer la course, une caravane publicitaire est mise en place avant le passage des coureurs. On revient aux équipes de marque en 1962 sous l’impulsion de Félix Lévitan, directeur de la course de 1962 à 1987.

Créé en 1903 par le quotidien sportif parisien L'Auto (futur L'Équipe), le Tour est un excellent laboratoire pour les médias au cours du XXe siècle. Le premier reportage radiophonique en direct, par Jean Antoine et Alex Virot a lieu en 1930. Dès lors, la radio s’impose sur le journal, qui ne peut donner les résultats que le lendemain matin. Les actualités cinématographiques ne furent jamais de véritables concurrents, car elles diffusaient toujours les étapes avec plusieurs jours de décalage. La télévision est présente sur la route du Tour dès la fin des années 1940 mais doit expérimenter toutes sortes de moyens afin d’assurer un reportage correct de la course. Le premier reportage en direct d’un sommet alpin se limita en effet à un plan fixe du passage du col. Le reportage reprit deux heures plus tard avec un plan fixe de la ligne d’arrivée. Il faut attendre les années 1960 pour assister à des reportages télévisés en direct faisant véritablement pénétrer le téléspectateur au cœur de la course, grâce à des caméras embarquées sur des motos relayées par avion ou hélicoptère. Ainsi, on peut définir trois âges médiatiques pour le Tour : le journal papier de 1903 aux années 1920, puis la radio des années 1930 au début des années 1960, enfin la télévision depuis la fin des années 1960. Les journaux papier, L’Équipe en tête, n’abdiquèrent évidemment pas face à la montée en puissance de la radio et de la télévision, mais la description pure de l’étape laissa progressivement la place à des points de vue décalés. Antoine Blondin excellait dans ce genre.

Le dopage est un problème récurrent du Tour. Le « pot belge » resta longtemps en usage et les frères Pélissier en expliquèrent tous les détails dès le début des années 1920. Le décès de Tom Simpson sur la route du Tour le 13 juillet 1967 est un électrochoc pour tous, coureurs, organisation et spectateurs. Les premiers contrôles anti-dopage sont alors renforcés, mais ces derniers restent toujours en retard d’une génération. Afin d’éviter un nouveau cas Simpson, le dopage se professionnalise, tandis que la fédération internationale traîne des pieds pour renforcer la lutte anti-dopage et mettre à jour la liste des produits interdits. Le coureur cycliste Pedro Delgado est ainsi déclaré positif à la probénécide quelques jours avant son arrivée en jaune à Paris, mais les organisateurs de la Grande Boucle s’inclinent face aux pressions de la fédération internationale permettant à Delgado de terminer son Tour 1988 sans être inquiété. La probénécide figurait sur la liste des produits interdits par le CIO, mais pas sur celle de l’UCI. En 1998, le scandale de l’affaire Festina éclate. Cette affaire met surtout en lumière la participation active du personnel médical des équipes pour encadrer médicalement le dopage des coureurs. Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d’une loi anti-dopage plus contraignante. Malgré ces précautions, les soupçons de dopage planent encore sur le Tour, notamment après les performances de coureurs comme Marco Pantani et Lance Armstrong et les affaires les concernant, ou l’affaire Puerto.

En 2007, le Tour de France est à nouveau touché par plusieurs affaires de dopage. Un des principaux favoris, Alexandre Vinokourov, est exclu (ainsi que l'ensemble de son équipe) de l'épreuve suite à un contrôle positif aux transfusions homologues. Mais l'affaire qui fera le plus de bruit est le retrait (à la demande de son sponsor) du porteur du maillot jaune, Michael Rasmussen, sur qui pesait de nombreux soupçons (il aurait menti sur le lieu de sa préparation pour le Tour afin d'échapper à des contrôles anti-dopage inopinés).

En 2008, l'exclusion de l'italien Riccardo Riccò (contrôlé positif à de l'EPO de 3ème génération pourtant considérée comme indétectable) est jugé comme un événement encourageant par les dirigeants du Tour de France : « Nous sommes en train de gagner », déclare ainsi Patrice Clerc (président d'ASO) alors que Christian Prudhomme (directeur du Tour) estime lui que « L'écart avec les tricheurs se réduit ».

Le maillot jaune du leader du classement général est l’un des plus emblématiques symboles du Tour de France. La couleur jaune rappelle celle du journal L'Auto (ancêtre de L'Équipe), organisateur de l’épreuve. La signature d’Henri Desgrange, le fameux HD, orne ce maillot après une parenthèse de quelques années seulement où cet usage fut oublié.

Ce maillot distinctif est créé en 1919, en plein Tour. C’est au départ de Grenoble (11e étape), le 19 juillet 1919, qu’Eugène Christophe est revêtu du tout premier maillot jaune de l’histoire.

Le classement général au temps étant le classement le plus important, un cycliste qui se trouve en tête de plusieurs classements (montagne et sprinteur) porte évidemment le maillot jaune. Le second du classement de la montagne ou des sprinteurs porte alors, par intérim, le maillot à pois ou vert.

Parmi les plus grands cyclistes n’ayant jamais porté le maillot jaune, il convient de signaler Raymond Poulidor. Pas moins de huit fois sur le podium (dont trois fois sur la deuxième marche), « Poupou » fut au mieux maillot jaune virtuel sur la route du Tour, mais n’a jamais pu revêtir la fameuse tunique sur une seule étape.

Ce classement consistait initialement en l’attribution d’un nombre de points décroissants aux premiers coureurs de chaque étape. C’est de cette façon que le classement général était fait lors des premiers tours, avant le classement au temps.

Le classement par points est recréé en 1953. Il met l’accent sur les arrivées aux sprints. Afin d’étoffer ce classement, des sprints intermédiaires ponctuent les étapes. Ces sprints intermédiaires donnent quelques points aux trois premiers. Les étapes de montagne n’attribuent que peu de points pour ce classement, tandis que les étapes de plaine, avec arrivée fréquente au sprint, sont plus richement dotées. C’est bien un classement du meilleur sprinteur et pas un classement par points en usage lors des premières éditions du Tour. Un maillot vert identifie dans le peloton le leader de ce classement, ou le second, au cas où le leader de ce classement est également le porteur du maillot jaune. Le maillot vert spécifique est en usage depuis la création du classement par points, en 1953, sauf lors du Tour de France 1968 où il fut rouge.

Le classement du meilleur grimpeur est créé en 1933. Chaque col, selon sa difficulté, rapporte des points, que l’on additionne afin de dresser ce classement. Les cols les plus difficiles sont classés « hors catégorie », les autres en 1re, 2e, 3e puis 4e catégorie. Un maillot blanc à gros pois rouges identifie dans le peloton le leader de ce classement, ou le second, au cas où le leader de la montagne est également le porteur du maillot jaune. Si le grand prix de la montagne est créé dès 1933, le maillot spécifique à pois rouges n’apparaît qu’en 1975.

Les plus jeunes coureurs (25 ans maximum) se disputent le maillot blanc du meilleur jeune au classement général. Il fut créé en 1975, et fut supprimé de 1989 à 1999, puis réapparait dans les pelotons depuis 1999.

Un classement par équipe prenant en compte les temps des trois premiers arrivés à l’étape. Ce challenge était jadis signalé par le port d’une casquette jaune par tous les membres de l’équipe. Cet usage de la casquette jaune est aujourd’hui perdu à cause de l'obligation du port du casque, mais depuis le Tour 2006 la meilleure équipe est signalé par un dossard jaune.

Un challenge de la combativité, aux règles de classements mouvantes, récompense à chaque étape le coureur le plus combatif. Un jury décerne ce challenge. Le combatif du jour précédent est signalé en course par un dossard rouge.

Un classement du centenaire fut mis en place en 2003 en additionnant des places obtenues lors des étapes de 1903, c’est-à-dire : Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris.

La montagne fait progressivement son apparition sur la route du Tour. Le Ballon d’Alsace, dès 1905, puis le Col du Tourmalet et le Col de l’Aubisque en 1910, imposent rapidement la montagne comme juge de paix incontournable du Tour. Bon nombre de cyclistes du Tour redoutent les étapes de montagne en raison des délais d’arrivée au-delà desquels ils risquent l'élimination. Afin d’éviter cette dernière, les coureurs peu à l’aise en montagne se regroupent en vaste peloton, qu'on appelle communément l'autobus, ou gruppetto.

Les étapes de plaine, parfois appelées étapes de transition, constituent le royaume des rouleurs, ces cyclistes puissants capables de soutenir un effort prolongé sur terrain plat. Ces rouleurs ont pour rôle de préparer l'arrivée pour le meilleur sprinter de l’équipe.

Ces étapes sont souvent marquées par des échappées au long cours (record du genre : 253 km en solitaire). Le peloton gère plus ou moins ces échappés, surtout en fin d’étape. Un peloton de rouleurs derrière une échappée peut reprendre environ une minute sur 10 km. Ainsi, avec deux minutes d’avance à dix kilomètres de l’arrivée, une échappée est (quasi) certaine de gagner sa course contre le peloton. C’est le fameux « théorème de Chapatte ».

Trois types d’étapes contre la montre existent sur le Tour : le prologue (première étape du Tour, un contre la montre individuel court), le contre la montre par équipe et les contre la montre individuels (généralement deux sur le Tour). Les coureurs utilisent à l’occasion de ces étapes un matériel spécifique très règlementé. Le contre la montre par équipes se tient parmi les premières étapes du Tour (avant les premières étapes de montagne) afin que toutes les formations puissent aligner un maximum de coureurs.

Le contre la montre en montagne, épreuve particulièrement redoutable, n’est que rarement programmé.

La Grande boucle donna naissance à plusieurs chansons : P’tit gars du Tour (1932), Les Tours de France (1936) et Faire le Tour de France (1950) notamment. Le groupe allemand Kraftwerk lui consacre une chanson, Tour de France, en 1983, et un album entier, Tour de France Soundtracks, en 2003, à l'occasion du centenaire du Tour.

Au cinéma, le Tour sert de cadre aux Cinq tulipes rouges (1949) de Jean Stelli, intrigue policière où un meurtrier supprime cinq coureurs. La Course en tête (1974) est un documentaire suivant Eddy Merckx. Ce film fut sélectionné au Festival de Cannes en sélection parallèle. Un film burlesque de 1967 lui est aussi consacré: "Les Cracks" (d'Alex Joffé, avec Bourvil et Monique Tarbès). Deux courts métrages méritent également d’être mentionnés : Vive le Tour (1966) de Louis Malle et Pour un maillot jaune (1965) de Claude Lelouch. Le premier film parlant sur le Tour fut Hardi les gars ! (1931). À signaler également Chacun son Tour, de Patrick Le Gall (1996). Enfin, Le Vélo de Ghislain Lambert en 2001 qui raconte la vie d’un coureur et dont une partie de l’action se situe pendant le Tour 1974 et le film d'animation Les triplettes de Belleville en 2003.

Le Tour de France s’est vu décerner, en 2003, le prix Prince des Asturies des Sports. Il s’agit de l’une des plus hautes distinctions en Espagne. Le jury était, cette année-là, présidé par l’ancien champion cycliste Miguel Indurain.

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Tour de France 2008

Carte des étapes du Tour 2008

La 95e édition du Tour de France a eu lieu du 5 au 27 juillet 2008. La course est partie de Brest. Elle comprenait 21 étapes pour une longueur totale de 3 559,5 km.

Cette édition s'est caractérisée par l'absence de prologue au départ, remplacé par une 1re étape en ligne, et par la suppression des bonifications de temps aussi bien aux sprints intermédiaires qu'à l'arrivée de chaque étape.

La société Amaury Sport Organisation (ASO), qui organise le Tour de France (parmi 11 courses cyclistes dont Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, Paris-Nice), a décidé en 2008 de retirer ses épreuves de l'UCI ProTour. Les courses concernées ont été versées soit au calendrier de l'UCI Europe Tour (la Flèche wallonne), soit au « calendrier historique » proposé par l'Union cycliste internationale en janvier (Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège). ASO a écarté ces solutions pour le Tour de France qui, comme Paris-Nice, est organisé sous l'égide de la Fédération française de cyclisme. En réaction à ce choix, l'UCI a suspendu la FFC de ses instances.

Le Tour de France 2008 ne figurant dans aucun calendrier de l'UCI, les coureurs n'y marqueront aucun point pour le ProTour. Ce retrait a également des conséquences sur la sélection des équipes et les contrôles antidopage.

En retirant ses épreuves du ProTour, ASO s'est soustraite à l'obligation d'inviter toutes les équipes ProTour à chaque compétition. La société avait déjà pris ses libertés avec le règlement en 2007 en refusant d'inviter l'équipe Unibet.com. En 2008, c'est l'équipe Astana qui fait face au refus d'ASO. En février, la société a annoncé la liste des équipes conviées à ses épreuves, et l'exclusion d'Astana en raison « des dommages causés par cette équipe au Tour de France et au cyclisme en général, tant en 2006 qu'en 2007 ». L'équipe avait en effet quitté le Tour 2007 suite au contrôle anti-dopage positif de son leader Alexandre Vinokourov. De plus, Astana prenait la succession de l'équipe Liberty Seguros/Astana-Würth, dont le dirigeant Manolo Saiz et plusieurs coureurs avaient été impliqués à divers degrés dans l'affaire Puerto.

Cette éviction écarte trois favoris potentiels du Tour : le vainqueur et le troisième de l'édition précédente Alberto Contador et Levi Leipheimer, et Andreas Klöden, deuxième en 2004 et 2006. Le manager d'Astana Johan Bruyneel, arrivé à l'intersaison en provenance de l'équipe Discovery Channel en compagnie de plusieurs coureurs dont Contador et Leipheimer, a déploré cette décision et estimé que « le Tour beaucoup de sa crédibilité en laissant de côté quelques-uns des meilleurs coureurs du monde, qui n'ont jamais été impliqués dans des affaires de dopage ». Il a ajouté qu'Astana dépenserait 460 000 euros en 2008 pour la lutte antidopage et que d'autres protagonistes avaient un passé suspect.

La sélection complète pour le Tour, annoncée en mars, comprend 17 équipes ProTour et trois équipes continentales : Agritubel et Barloworld, déjà présentes en 2007, et Slipstream Chipotle, qui prend le nom de Garmin Chipotle en juin. L'invitation de ces équipes est justifiée par ASO par l'« aspect préférence nationale » pour la première, avec la présence en son sein de Christophe Moreau, pour la seconde par ses résultats convaincants sur le Tour 2007 (deux victoires d'étapes et le maillot à pois). S'agissant de Garmin-Chipotle, les organisateurs ont déclaré que la « philosophie » de l'équipe américaine, fondée sur la lutte antidopage, leur convenait.

Autre conséquence de la sortie du Tour du giron de l'UCI : les contrôles antidopage ne sont pas effectués par cette dernière mais par l'Agence française de lutte contre le dopage. En outre, celle-ci ne bénéficie pas des données du passeport biologique mis en place en début de saison, l'UCI refusant de les communiquer,.

Au départ de Brest, les 3 et 4 juillet, l'AFLD a effectué des prélèvements sanguins sur les 180 coureurs afin de permettre un ciblage des contrôle durant la compétition. Les résultats de ces prélèvement sont remis aux coureurs et transmis à l'UCI en vue d'être intégrés au passeport sanguin des coureurs.

Avant la deuxième étape, 36 coureurs subissent un contrôle sanguin. Tous sont autorisés à prendre le départ.

En l'espace de quelques jours, trois coureurs sont contrôlés positifs à l'EPO. L'Espagnol Manuel Beltran, coureur de l'équipe italienne Liquigas, est contrôlé positif à l'issue de la première étape. Il est mis hors-course par son équipe après la 7e étape et le soir, des perquisitions sont menées dans son hôtel par la police. L'Espagnol Moisés Dueñas est également contrôlé positif à l'EPO à l'issue de l'étape de contre-la-montre disputée à Cholet le 8 juillet. Le coureur de l'équipe Barloworld, premier de son équipe au classement général est mis hors course le 16 juillet par son équipe dès l'annonce de ce résultat. Enfin l'Italien Riccardo Ricco est controlé positif au CERA, une EPO de troisième génération. Le coureur de l'équipe Saunier Duval-Scott, porteur du maillot à pois ainsi que du maillot blanc de meilleur jeune, 9e au classement général, et victorieux des 6e et 9e étapes de montagne, est mis hors course le 17 juillet par son équipe dès l'annonce de ce résultat. Celle-ci a décidé dans la foulée de se retirer de la compétition puis de licencier Ricco et son compatriote Leonardo Piepoli, vainqueur d'étape à Hautacam.

Le Kazakh Dimitri Fofonov a été contrôlé positif à l'heptaminol à l'issue de la 18e étape et exclu quelques heures après l'arrivée de la dernière étape.

Le 9 août est révélé que des traces de glucocorticoïdes ont été retrouvées dans les urines du coureur français Jimmy Casper (Agritubel). Le cycliste en a imputé la faute à un problème de prescription de médicaments lors du renouvellement d'une autorisation à usage thérapeutique. Il est blanchi par la Ligue nationale de cyclisme le 15 septembre.

En septembre, l'AFLD a décidé d'effectuer de nouvelles analyses sur les échantillons de 10 coureurs en utilisant un nouveau test de dépistage de la CERA. Ces contrôles révèlent une positivité au CERA des échantillons de Stefan Schumacher, vainqueur de deux contre la montre, Leonardo Piepoli, vainqueur d'étape, et Bernhard Kohl, vainqueur du maillot à pois et troisième au classement général.

Deux coureurs sont considérés comme les principaux favoris : Cadel Evans et Alejandro Valverde. Deuxième en 2007, Evans est le seul coureur du podium de l'édition précédente au départ à Brest. Il s'est montré régulièrement en forme depuis le début de saison, de sa victoire d'étape à Paris-Nice sur les pentes du mont Ventoux à sa deuxième place au Critérium du Dauphiné Libéré. Le vainqueur sortant Alberto Contador en a fait son favori. Alejandro Valverde a remporté cette saison le Tour de Murcie, Liège-Bastogne-Liège, et, en juin, le Dauphiné Libéré et le championnat d'Espagne.

Plusieurs autres participants sont considérés comme des vainqueurs potentiels. Il s'agit notamment de Denis Menchov (Rabobank), double vainqueur du Tour d'Espagne (2005 et 2007), de Damiano Cunego (Lampre), vainqueur du Tour d'Italie 2004 et de l'Amstel Gold Race 2008, et de Carlos Sastre, leader du Team CSC, et quatrième en 2007. Il compte à ses côtés deux outsiders, les Luxembourgeois Andy et Frank Schleck. Le premier s'est révélé en terminant deuxième du Tour d'Italie 2007 ; le second s'est imposé à l'Alpe d'Huez lors du Tour de France 2006.

Un troisième Luxembourgeois, Kim Kirchen, a des ambitions au classement général après sa septième place en 2007. La formation Euskaltel-Euskadi se présente avec trois coureurs ayant terminé parmi les dix premiers de grands tours en 2007 : Haimar Zubeldia, Samuel Sanchez et Mikel Astarloza. La Barloworld est emmenée par le précédent lauréat du maillot à pois Mauricio Soler. Le jeune Roman Kreuziger (Liquigas) s'est ajouté à la liste des outsiders en gagnant le Tour de Suisse, même s'il déclare s'y présenter pour apprendre. Le leader de l'équipe Saunier Duval et dauphin de Contador sur le dernier Giro Riccardo Riccò dit viser les étapes de Super Besse et de l'Alpe d'Huez plutôt que le classement général.

Le Tour 2008 se caractérise par l'absence de prologue, remplacé par une première étape en ligne entre Brest et Plumelec. Un premier contre-la-montre intervient lors de la 4e étape autour de Cholet (29,5 km). La course se dirige ensuite vers le massif central pour deux étapes de moyenne montagne, la sixième et la septième. Les Pyrénées sont ensuite franchies avec des arrivées à Bagnères-de-Bigorre et Hautacam. Plusieurs étapes de transition mènent les coureurs jusqu'aux Alpes, pour une arrivée au sommet à Prato Nevoso, en Italie, lors de la 15e étape. Deux jours plus tard, l'Alpe d'Huez est le cadre de la dernière arrivée en altitude du Tour 2008.

Les coureurs effectuent un contre-la-montre de 53 kilomètres entre Cérilly et Saint-Amand-Montrond la veille de la traditionnelle arrivée à Paris, sur les Champs-Élysées.

Toutes les régions du Nord et de l'Est de la France sont évitées dans cette édition, et les seules incursions en territoire étranger se font en Italie, lors de l'arrivée à Prato Nevoso, le 20 juillet, et lors du départ de Cuneo, le 22 juillet.

Les points attribués dans les côtes hors-catégorie, 1re et 2e catégories sont doublés lorsqu'il s'agit d'arrivée en altitude.

Le compte rendu détaillé de chaque étape est obtenu en cliquant dans la colonne de gauche, à la ligne appropriée.

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Tour de France 2006

Dispositif place Kléber à Strasbourg indiquant le nombre de jours avant le départ du Tour de France 2006

Le 93e Tour de France, long de 3657,1 km, a débuté le samedi 1er juillet 2006 par un prologue de 7 km dans la ville de Strasbourg et s'est terminé le 23 juillet à Paris.

Il s'agit là du premier Tour post-Lance Armstrong qui, après 7 ans d'hégémonie, ne prendra pas le départ d'un Tour qui s'annonce très ouvert, d'autant plus que l'affaire Puerto a contraint les principaux favoris Jan Ullrich, Ivan Basso et Francisco Mancebo, respectivement deuxième, troisième et quatrième lors du Tour de France 2005, à ne pas se présenter au départ à la veille du prologue. De plus, Alexandre Vinokourov, le leader de l'équipe Astana-Würth a été contraint également de se retirer. Cela est dû au fait que cinq coureurs de son équipe étaient impliqués dans cette affaire de dopage, or Vinokourov (sur la troisième marche du Tour en 2003) n'était pas directement impliqué, mais le règlement de l'UCI concernant les Grands Tours interdit à une équipe de prendre le départ avec seulement quatre coureurs, comme cela aurait été le cas sans les coureurs mis en cause dans l'affaire Puerto.

Le dopage, qui a entraîné la disqualification de neuf coureurs l'avant veille du départ, rattrape le tour le 27 juillet 2006, par l'annonce de la présomption de dopage du maillot jaune Floyd Landis à la testostérone lors de la 17e étape du Tour de France 2006, confirmée le 5 août après la contre-expertise. Suivant ses règles, qui prévoient que seule la fédération nationale dont dépend un coureur est habilitée à prendre des sanctions contre lui, l'UCI a annoncé qu'elle demanderait à la Fédération américaine de cyclisme (USA Cycling) d'ouvrir une procédure disciplinaire contre le coureur américain. L'USA Cycling fit appel aux conclusions de l'USADA (agence anti-dopage des États-Unis) pour trancher le litige. Le 20 septembre 2007, la Cour d'Arbitrage Américaine a reconnu Floyd Landis coupable de dopage et l'a condamné à 2 ans de suspension sans appel possible de la décision. Cette sentence devrait faire disparaître Floyd Landis du palmarès de l'édition du Tour de France 2006 et permettre à Oscar Pereiro Sio d'être déclaré vainqueur de l'épreuve.

Une cérémonie officielle a eu lieu le 15 octobre 2007 à Madrid pour déclarer le nouveau champion Oscar Pereiro Sio.

Tout commence par le prologue dans la ville de Strasbourg avant d'attaquer une étape sur un parcours en boucle autour de Strasbourg, en Alsace et en Allemagne puis de rejoindre les Pays-Bas avec une arrivée à Valkenburg et un passage par les Ardennes belges, peu après le sommet du Cauberg, puis suivent des étapes de plaine. L'absence de contre-la-montre par équipes profitera sans doute aux sprinters qui auront l'occasion de prendre le maillot jaune en première semaine (sauf échappée victorieuse) et aux leaders qui n'ont pas une équipe de rouleurs. Ensuite viendra le premier grand rendez-vous de ce Tour de France avec le premier grand contre-la-montre individuel puis les Pyrénées dans lesquels aucun coureur ne gagnera le Tour mais où certains le perdront déjà. Ensuite les journées des échappées avec les étapes de transition puis les Alpes avec pour première grande étape l'Izoard, le Lautaret puis la montée finale vers L'Alpe d'Huez et le lendemain, entre autres, le Galibier et ses 2 645 mètres d'altitude mais qui sera grimpé par son versant le moins difficile : le Lautaret. Avant une dernière étape de montagne qui ressemble fort à celle de 2000 avec la victoire de Richard Virenque et la légère défaillance de Lance Armstrong avec les Saisies, les Aravis, la Colombière puis pour finir Joux-Plane puis une descente vers Morzine puis 2 jours plus tard, l'avant dernière étape : un contre-la-montre individuel entre Le Creusot et Montceau-les-Mines, soit la réplique du dernier contre-la-montre de 1998 remporté par Jan Ullrich qui en cas de nouveau podium égalerait le record de Raymond Poulidor avec 8 et en cas de 2e place celui de Joop Zoetemelk avec 6. Et enfin le dernier jour, l'étape prestigieuse des Champs-Élysées où Alexandre Vinokourov nous a montré l'année dernière que les sprinters n'étaient pas imbattables mais où ils se disputeront les derniers points pour la conquête du maillot vert.

Cette édition du Tour de France fait parler d'elle déjà avant le départ. En effet, l'affaire Puerto qui éclabousse le cyclisme espagnol empêche de sérieux candidats à la victoire finale, comme les favoris Jan Ullrich, Alexandre Vinokourov et Ivan Basso, de prendre le départ. L'équipe Astana-Würth ayant beaucoup de coureurs impliqués dans cette affaire se retrouve contrainte de ne pas prendre le départ par manque d'effectif, le règlement stipulant qu'il faut un minimum de 5 coureurs pour prendre le grand départ, et qu'un coureur écarté pour suspicion de dopage ne peut être remplacé.

La première semaine contenant les étapes de plat, c'est sans surprise qu'elles ont été remportées par des sprinteurs. Néanmoins, le champion du monde Tom Boonen n'est pas parvenu à s'imposer, Robbie McEwen gagnant trois étapes. En outre, un autre favori du Tour, Alejandro Valverde, disparaît sur chute lors de la 3e étape.

Le 12 juillet arrive la première étape de montagne dans les Pyrénées, c'est le coureur Espagnol Juan Miguel Mercado rescapé de l'échappée avec la révélation française de ce tour Cyril Dessel qui s'impose. Cyril Dessel est leader du classement général ainsi que de la montagne provisoire.

Le lendemain, l'échappée du jour est rattrapée dans le dernier col, le Russe Denis Menchov s'impose au sprint devant les Américain Levi Leipheimer et Floyd Landis. Ce dernier récupère le maillot jaune pour 8 secondes, aux dépens de Cyril Dessel.

S'en suivent deux étapes de transition dont la 13e étape qui verra l'Espagnol Oscar Pereiro Sio alors 46e du classement général à près de 29 minutes et son compagnon d'échappée Jens Voigt, vainqueur de l'étape, terminer à près de 30 minutes du peloton. Pereiro s'empare, par conséquent du maillot jaune.

La première étape alpine entre Gap et L'Alpe d'Huez verra le Luxembourgeois Frank Schleck dernier rescapé de l'échappée avec l'Italien Damiano Cunego s'imposer. Au classement général Oscar Pereiro qui a moins bien monté que Floyd Landis perd son maillot jaune pour 10 secondes.

Le 19 juillet a lieu la seconde étape alpine. Lors la montée finale sur La Toussuire, Floyd Landis est victime d'une terrible défaillance et terminera à 10 minutes du vainqueur Mickael Rasmussen auteur d'une longue échappée. L'américain plonge au classement et se retrouve onzième à 8'08" de Oscar Pereiro qui récupère le maillot jaune.

Le lendemain, Floyd Landis dans une réaction d'orgueil tente le tout pour le tout et sort du peloton dès la première ascension. Il rattrape dans un premier temps un petit groupe de coureurs échappés à plus de 6 minutes puis creuse l'écart jusqu'à 9 minutes 30 secondes. Dans la seule portion plate le peloton pourra revenir au mieux à 6 minutes, c'est aussi l'écart final qui le séparera du second Carlos Sastre désormais 2e du général, et de 7 minutes sur Oscar Pereiro toujours leader. Landis réalise une bonne opération et remonte à la 3e place du classement général à 30" seulement et redevient le grand favori.

Lors de l'avant-dernière étape, le contre-la-montre entre Le Creusot et Montceau-les-Mines joue le rôle de juge de paix entre les favoris pour la victoire finale. Landis, le plus rouleur des trois premiers, parvient à réaliser un bon contre-la-montre et redevient leader du classement général, Oscar Pereiro qui s'est donné au maximum parvient à limiter les dégats et se retrouve 2e à 59 secondes. Carlos Sastre n'a pas supporté la pression et réalise un temps très médiocre au contre-la-montre, étant relégué à la 4e place, Andreas Klöden, auteur du 2nd temps de l'étape derrière le chrono explosif de son coéquipier Serhiy Honchar accède à la 3e place. Damiano Cunego réalise, lui aussi, un excellent temps, lui permettant de garder le maillot de meilleur jeune conquis la veille à l'Allemand Markus Fothen qui l'avait depuis la première semaine du Tour.

Le 23 juillet, sur les Champs Élysées, c'est le sprinteur norvégien Thor Hushovd qui avait remporté le prologue qui remporte l'étape. Dans les classements annexes, pas de changement. C'est donc Floyd Landis qui succède à son compatriote Lance Armstrong et monte sur la 1re marche du podium. Mais à l'issue d'une procédure judiciaire de 14 mois le reconnaissant coupable d'usage de produits dopants, le coureur américain sera déchu de son titre au profit de son dauphin, Oscar Pereiro Sio. McEwen, très largement, remporte le Maillot Vert.

NP : Non-partant ; C : abandon sur chute ; A : abandon en cours d'étape ; HD : hors délai.

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Source : Wikipedia