Toulouse

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Posté par hal 25/03/2009 @ 11:07

Tags : toulouse, haute-garonne, midi-pyrénées, france, environnement, toulouse fc, ligue 1, football, sport, d1, handball, stade toulousain, clubs, rugby

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Toulouse

Toulouse Vu par le Satellite SPOT

Toulouse (en occitan : Tolosa ) est une ville du Sud-Ouest de la France. C'est le chef-lieu de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées.

Avec 437 715 habitants en 2006, elle est la quatrième commune de France en termes de population. L'unité urbaine de Toulouse, la sixième de France derrière Nice, comptait 761 090 habitants au dernier recensement de l'INSEE . Son agglomération regrouperait en 2006 851 000 habitants et son aire urbaine 1 103 000. Ville à l'architecture caractéristique, Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite. Autre surnom « fleuri » : la « Cité des violettes ». Il existe une Confrérie de la violette à Toulouse, où la production de cette fleur était très importante. La Violette est l'une des récompenses décernées par l'Académie des Jeux floraux de Toulouse.

Dans le passé, elle était appelée la « Cité Mondine » (la Ciutat Mondina en occitan), en référence à la dynastie des comtes de la ville qui se sont souvent nommés Raymond.

Berceau de la firme Airbus, Toulouse est aujourd'hui une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe en matière d'aéronautique, d'informatique et de spatial, ainsi que de nombreux instituts de recherche. C'est également une ville étudiante, la troisième de France avec 97 000 étudiants, dotée d'équipements culturels de prestige comme le centre des congrès, la médiathèque José-Cabanis, le Zénith, le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, la cité de l'Espace ou encore le Théâtre national de Toulouse (TNT).

La ville rose connaît une forte attraction démographique et est considérée comme une des grandes villes européennes intermédiaires comme Lyon, Marseille, Florence, Hambourg ou Zurich. Si la croissance démographique se poursuit au rythme actuel, son agglomération entrera bientôt dans le cercle des agglomérations françaises de plus d'un million d'habitants. En 2005 et en 2008 une étude la classe deuxième ville française pour sa qualité de vie selon plusieurs critères pré-définis.

La devise de la ville est « Per Tolosa totjorn mai » (« Pour Toulouse, toujours plus »).

Le nom de Tolosa n'apparaît pas antérieurement à des écrits en latin du IIe siècle av. J.-C. associé à celui des Volques Tectosages.

L'origine du nom de Toulouse est aujourd'hui encore incertaine. Toujours est-il que le toponyme serait antérieur à l'arrivée des Volques Tectosages, puisqu'il est difficilement explicable par le celtique.

Certains linguistes le considèrent comme ibère, voire aquitanique (ancêtre lointain du basque). Les premiers habitants de Tolosa auraient donc été des Aquitains, un peuple apparenté aux Basques. Des chercheurs pensent que le nom Tolosa pourrait être issu d'un terme *Tolso qui signifie « torsadée, tordue ».

D'autres y voient une référence à la Tholos des Grecs voir les légendes de l'Or de Delphes à Toulouse.

Toutefois l'étymologie la plus largement acceptée est celle liée au passage d'un gué.

Voir la géographie du site du fleuve Garonne et la persistance de ce gué avec le Bazacle dérivé du latin vadaculum.

Enfin, selon une légende en vogue à la Renaissance, la ville rose aurait été fondée par Tholus, petit-fils de Japhet, lui-même deuxième fils de Noé, qui aurait donné son nom à la cité.

Par la suite, le nom latin Tolosa devient Tholose en français, avant de se transformer en Toulouse, probablement sous l'influence de la prononciation occitane, vers la fin du XVIIe siècle.

Toulouse est située dans le Midi de la France, au nord du département de la Haute-Garonne, sur l'axe de communication entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique. Elle est située sur un coude de la Garonne qui, provenant des Pyrénées, s’oriente au nord-est avant de changer de direction au niveau de Toulouse pour se diriger au nord-ouest vers l’océan Atlantique. Vers le sud par temps clair, la chaîne de montagnes pyrénéenne est souvent visible. C'est sur ce coude de la Garonne, carrefour naturel des voies de communication que les premiers hommes à l'origine de Toulouse se sont implantés.

Le relief est marqué par la convergence des vallées d’affluents de la Garonne. L’Ariège au sud est dominée par les coteaux pentus de Vieille-Toulouse qui dominent la ville sur le promontoire de Pech David. L’Hers-Mort, qui se jette dans la Garonne au nord de Toulouse, forme une vaste plaine dite de « Lalande ». Elle est séparée à l’est par une ligne formée des collines de Montaudran et de Jolimont. À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (six à sept kilomètres en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne.

Elle est à la croisée de grands itinéraires européens, comme les axes majeurs Est Ouest E80 Rome Lisbonne, Nord Sud E9 Paris-Barcelone ou le futur itinéraire de désenclavement de la diagonale continentale Saragosse-Lyon.

Elle est distante de 243 kilomètres (A61-E80) de Montpellier en région Languedoc-Roussillon (environ 3 heures en voiture), 343 kilomètres (A64-E80) de Saint-Sébastien (en Espagne) (environ 3 heures de route), 330 kilomètres (A66-E9) de Barcelone par le tunnel du Puymorens (environ 2 heures 30 de route), 678 kilomètres (A20-E9) de la capitale française Paris (environ 7 heures de route), 244 kilomètres (A62-E72) de Bordeaux en région Aquitaine (environ 3 heures de trajet).

Géographiquement, elle se localise à 122 kilomètres du pic d'Aneto (3 404 mètres) point culminant des Pyrénées, source de la Garonne dans le massif de la Maladeta (Espagne), 144 kilomètres de la mer Méditerranée à Gruissan dans l'Aude à l'est, 233 kilomètres de l'océan Atlantique à Capbreton dans les Landes à l'ouest.

Toulouse connaît la particularité de se trouver à la jonction des trois types de climats tempérés : on y trouve un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et trés chaud, un automne bien ensoleillé, un hiver frais et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent d'autan (venant du sud-est) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe). Le vent d’autan est aussi appelé « le vent qui rend fou », voire « le vent du diable » en raison de l'influence sur les comportements humains et animaux (irritabilité, trouble du rythme cardiaque, accroissement du nombre des accouchements...) qui serait due à la forte ionisation de l'air qu'il apporte. Parfois, ce vent peut devenir très puissant comme le 4 mai 1916, où il renversa le train Toulouse-Revel.

Toulouse connaît en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. La température moyenne annuelle est de 14 °C. La température la plus chaude jamais enregistrée à Toulouse fut de 44 °C le 8 août 1923 (record français) et la température la plus froide de –18,6 °C le 15 février 1956. Le jour le plus arrosé eut quant à lui une pluviométrie de 82,7 mm le 7 juillet 1977 selon les sources de Météo-France.

Toulouse fut frappée par une tornade le 15 mai 1980 vers 20 h 15. La tornade s'était formée sur l'aéroport de Blagnac avant de continuer en direction de Toulouse pour finir sa course vers le quartier de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des vents de 200 km/h, arracha des toits et causa d'autres dommages importants. Le 3 février 1959 est le jour le plus enneigé avec 21 cm de neige.

Les températures moyennes sont:.

La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible sur laquelle la ville romaine s'est établie. C'est aussi sur cette terrasse que la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée. De l’autre côté de la Garonne, se trouve la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, longtemps quartier pauvre car construit en dehors des remparts de la ville et en zone inondable : situé en contrebas de quelques mètres par rapport à la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a souvent été soumis à de fortes inondations. Ainsi en 1875, le quartier Saint-Cyprien fut submergé par les eaux de la Garonne et plusieurs ponts furent emportés. Cette situation basse explique l'évolution de la courbe du fleuve au fil des siècles du côté de la rive gauche, entre la rivière Touch qui se jette au nord de Purpan et l’actuelle chaussée du Bazacle.

Le canal du Midi, œuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la vallée de l’Hers mort et traverse la rive droite de la ville.

La commune de Toulouse a une superficie de 11 830 hectares, soit environ 1 300 hectares de plus que Paris et 7 000 hectares de plus que Lyon, mais 12 000 de moins que Marseille.

Depuis plusieurs décennies, le dynamisme économique et la forte poussée démographique sont à l'origine d'une profonde mutation des infrastructures, des logements et des installations industrielles (forte artificialisation du territoire).

Sous le mandat de M. Moudenc, la ville de Toulouse a été divisée par la mairie en dix-sept grands quartiers possédant chacun une mairie de quartier et un maire délégué s'occupant de celui-ci. Ce découpage suivait le découpage historique de petits quartiers, d'anciens bourgs ou de villages comme Saint-Martin-du-Touch. Mais, il ne suivait pas le découpage cantonal qui coupe certains quartiers historiques en deux, comme le quartier des Minimes.

En octobre 2008, un redécoupage de Toulouse en six secteurs,.a pour vocation, selon la nouvelle équipe municipale, à servir de support à un nouvel essor de la démocratie locale.

Amidonniers, Quartier Arnaud-Bernard, Bayard, Béarnais, Belfort, Bourse, Le Busca, Capitole, Carmes, Chalets, Compans-Caffarelli, Concorde, Dalbade, Daurade, Dupuy, Esquirol, Montplaisir, Port Saint-Sauveur, Saint-Aubin, Saint-Étienne, Saint-Georges-Occitane, Saint-Michel, Saint-Sernin / Taur, Salin, Université, Victor-Hugo.

Arènes, Bagatelle, Bordelongue, Bourrasol, Croix de Pierre, Saint-Cyprien, Desbals, Fer à Cheval, Fontaines, Fontaine-Lestang, La Faourette, Oustalous, Papus, Patte d’Oie, Rapas, Sainte-Cécile, TOEC.

Barrière de Croix-Daurade, Barrière de Paris, Borderouge, Croix-Daurade, Ginestous, Grand Selve, La Salade, Les Izards, Mazades, Minimes, Négreneys, Paleficat / Virebent, Ponts-Jumeaux, Raisin, Rixens, Sept Deniers, Trois Cocus.

Amouroux, Argoulets, Ayga, Bonhoure, Bonnefoy, Château de l’Hers, Côte Pavée, Gramont, Guilhemery, Jolimont, La Colonne, La Gloire, La Grande Plaine, Limayrac, L'Ormeau, Marengo-Périole, Montblanc, Montredon, Moscou, Pinel, Roseraie, Soupetard.

Crampel, Empalot, Île du Ramier, Jules-Julien, La Terrasse, Le Palays, Lespinet, Montaudran, Parc du Canal, Parc Toulousain, Pech-David, Pont des Demoiselles, Pouvourville, Rangueil, Les Récollets, Saint-Agne, Sauzelong.

Ancely, Arènes Romaines, Baluffet, Barigoude, Basso-Cambo, Bellefontaine, Les Capelles, Casselardit, Guilhermy, La Cépière, Lafourguette, Lardenne, le Mirail, Pradettes, Purpan, Reynerie, Saint-Martin-du-Touch, Saint-Simon, Tabar.

L'architecture de Toulouse est marquée par la brique, dont la couleur chaude rouge-orangée lui confère le surnom de « ville rose ». Ce matériau a été introduit par les romains au Ier siècle av. J.-C., comme le montrent les ruines du rempart romain place Saint-Jacques. Autrefois, la brique était couramment recouverte d'enduit car elle était considérée comme la pierre du pauvre.

Elle est majoritairement utilisée dans la région car la pierre de taille y est rare et son transport très coûteux. Au contraire, l'argile est abondante et facilement malléable. Aujourd'hui, la brique est mise en valeur comme un symbole de la ville. Cependant, dans les constructions modernes, elle n'est utilisée que comme parement décoratif.

Toulouse comptait 226 154 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 16,8 % des résidences principales dataient de 1990 ou après. Près de la moitié du parc de logements date d'entre 1949 et 1974. 88,2 % des logements sont des résidences principales, réparties à 17,7 % en maisons individuelles et à 82,3 % en appartements (respectivement 68,2 % et 31,8 % dans la région). En effet, Toulouse compte de nombreux immeubles anciens, dont la majorité sont des résidences principales.

31,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64,1 % qui ne sont que locataires (respectivement 58,9 % et 35,6 % dans la région)'.

À noter qu’avec 28 642 logements HLM, soit 14,4 % du parc en 1999 (8,5% pour la région), la ville ne respectait pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. En outre, en 1999, 9,4 % des logements étaient vacants, contre seulement 7,5 % dans la région. Depuis, la ville a atteint quasiment les 19% de logements sociaux, et impose dans tous les nouveaux quartiers un seuil de 30% de logements sociaux, au lieu de 20.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (36 %), ou 3 pièces (24,3 %), puis 2 pièces (21,8 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 17,8 %). La ville possède par conséquent des logements de taille assez importante,. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 96,4 % ont le chauffage central et 53,9 possèdent un garage, box ou parking (respectivement 80% et 66,6 % pour la région).

Le prix du mètre carré en 2003 hors charge pour l'ensemble des logements est de 6,79 €/m2 soit 406,10 € pour 60 m2. Pour les logements en relocation, il est de 7,49 €/m2 soit 420,11 € pour 56 m2 et pour les logements datant d’après 1990, il est de 8,19 €/m2 soit 413,89 € pour 51 m2. Comme beaucoup de grandes villes françaises, Toulouse connaît depuis une quinzaine d'années une importante hausse des loyers. Elle concerne tous les types de logements. La hausse des loyers en 2003 pour les appartements est 2,8 % pour l'ensemble et 6 % pour un appartement reloué en 2002. Pour les maisons, la hausse est de 3,8 % pour l'ensemble et de 6,3 % pour une maison relouée. Les secteurs les plus chers sont le centre de Toulouse et le sud-est mais aussi de nouveaux quartiers comme Borderouge.

De nombreux projets sont inscrits dans l'optique du développement de la ville et de sa diversification économique. Une Ligne TGV Toulouse - Bordeaux est encore en cours de réflexion depuis le printemps 2001. Toulouse a longtemps utilisé sa plate-forme aérienne pour se rendre à Paris mais elle souhaite désormais augmenter son offre de transport en accueillant le TGV. Cette connexion se ferait via Bordeaux à l'horizon de l'année 2017. Mais cette ligne demande un financement important de 3 milliards d'euros qui est difficile à obtenir.

Le Tramway ligne « E » prévu pour 2010 sera la première ligne de tramway de la ville de Toulouse. Elle mesurera 11,2 kilomètres de Beauzelle près de l'AéroConstellation, site de construction de l'A380 d'Airbus, jusqu'à la station de métro des Arènes en centre-ville. Il n'est cependant pas prévu de desservir l'aéroport de Blagnac, même si le sujet est soumis à la réflexion du SMTC.

Un projet de grand contournement autoroutier de Toulouse ou de nouvelle rocade est aussi en réflexion pour permettre au trafic autoroutier de l'axe Bordeaux-Narbonne d'éviter l'agglomération toulousaine. Le débat sur l'utilité de ce contournement est en cours et son tracé n'est pas encore arrêté. Une liaison autoroutière entre Toulouse et Castres est également envisagée à la demande des laboratoires Pierre Fabre.

D'autres projets sont évoqués comme le projet de deuxième aéroport, celui de de ligne TGV Toulouse-Montpellier-Perpignan ou l'Aerospace Valley, d'un centre d'affaires d'au moins 500 000m² sur le site Raynal-Périole-Matabiau.

Les environs de Toulouse sont occupés dès le Paléolithique inférieur mais ce ne sont que des traces d'occupation humaine du Néolithique qui sont retrouvées sous forme de village comme à Villeneuve-Tolosane. D'autres traces d'occupations par l'homme au VIIIe siècle av. J.-C. et au VIIe siècle av. J.-C. ont été trouvées comme en témoigne la nécropole du quartier Saint-Roch (vers la rue du Feretra), mise au jour en 2002.

Dès la moitié du IIIe siècle av. J.-C., bien avant l'installation romaine, le Languedoc occidental est occupé par une confédération de peuples gaulois, les Volques Tectosages, parmi lesquels un peuple, celui des Tolosates, occupe les environs de Toulouse. Au IIe siècle av. J.-C., une vaste agglomération, Tolosa, est constituée et devient le siège de la capitale des Volques Tectosages. Des témoignages de cette occupation ont été retrouvés dans le sud du site actuel de la ville (quartier Niel), mais aussi à Vieille-Toulouse et sur le promontoire de Pech David. Les Tolosates entretiennent des liens commerciaux avec l'Espagne et l'Italie et le reste de la Gaule par l'échange de vin, de blé et de métaux. De nombreuses amphores ont été retrouvées et prouvent la vigueur de ces échanges.

D'abord alliés de Rome, les Volques Tectosages se révoltent et sont défaits par les Romains en 107 av. J.-C., et Toulouse (Tolosa en latin) devient romaine. La ville protohistorique est alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise. Sous Auguste, vers la fin du Ier siècle av. J.-C., une ville nouvelle est établie à l'emplacement du centre historique actuel de Toulouse. Les Gallo-Romains, comme en d'autres grandes villes, édifient des aqueducs ainsi que de nombreux bâtiments maintenant détruits : un théâtre, un amphithéâtre de 14 000 places, des thermes et plusieurs temples. Dès l'an 30, ils entourent la ville d'un grand mur d'enceinte fait de briques dont des pans sont encore debout de nos jours.

En 250, Toulouse est marquée par le supplice de Saturnin de Toulouse qui deviendra Saint-Sernin. Cet épisode marque l'apparition d'un culte minoritaire dans le Haut-Empire. Le IIIe siècle et IVe siècle est prospère et la ville grandit. La première basilique Saint-Sernin est construite en 403 avec l'essor du christianisme dans la région. La brique est largement utilisée comme matériau de construction. En 413, les Wisigoths envahissent la ville et choisissent Toulouse comme capitale de leur royaume. Ayant une culture et une religion différente, les Gallo-romains et les Wisigoths se côtoient à Toulouse sans se mélanger jusqu'en 508 lorsque Clovis prend la ville, après avoir vaincu les Wisigoths à la bataille de Vouillé (en 507).

Les Francs ne restent cependant pas à Toulouse et la ville, maintenant coupée de la Méditerranée, perd de son influence. Elle sert surtout de place-forte face à la Septimanie à l'est et l'Espagne au sud, détenus par les Wisigoths. Elle reprend néanmoins son indépendance pour former en 629 l'éphémère Royaume de Toulouse puis devient au VIIe et VIIIe siècle la capitale d'un grand duché dont les frontières vont des Pyrénées à la Loire, et de Rodez à l'Océan. En 721, la ville est assiégée par l'armée arabe, qui est finalement défaite lors de la bataille de Toulouse le 9 juin 721, signant la fin de sa progression vers le nord. Au Moyen Âge, la ville reste longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement de la place du Salin. Le christianisme s'impose à Toulouse et de nombreuses églises sont construites. En 1096, le pape Urbain II se rend à Toulouse pour consacrer la basilique Saint-Sernin. La cathédrale Saint-Étienne est édifiée au XIIIe siècle.

En 1152, un conseil commun de la Cité et des Faubourgs est mis en place par le comte. C'est le « capitoulat » formé de douze capitouls qui assurent dans un premier temps un rôle judiciaire. Puis ils acquièrent du pouvoir en rendant des ordonnances, percevant des taxes, levant une milice et assurant l'ordre et la justice dans la ville. En 1190, ils acquièrent une maison commune contre les remparts à proximité de la porte nord, qui deviendra le Capitole, aujourd'hui symbole de la ville. Cette période permet l'instauration de nombreuses libertés municipales. À la suite de la révolte du 6 janvier 1189, le Comte ne conserve plus que le pouvoir de battre la monnaie, et de lever des troupes en cas de menace extérieure.

A la même époque, le catharisme se développe et provoque en 1209, le lancement de la Croisade des Albigeois. Malgré une victoire occitane, qui se dessina après bien des vissicitudes, celle-ci ruine le comté de Toulouse et provoque sa chute avec la signature du traité de Paris le 12 avril 1229. En 1271, il est intégré au domaine royal français et devient le Languedoc. L'Université de Toulouse est fondée à la même époque (en 1229).

Au XIVe siècle, la ville prospère grâce au commerce et devient la quatrième ville du royaume de France. Mais, en 1348, la ville est touchée par la peste noire qui reviendra en 1361 puis au XVe siècle. Elle doit aussi assurer l'effort de la guerre de Cent Ans et subir le brigandage. Les faubourgs sont détruits et la ville se replie derrière ses fortifications.

Durant la Renaissance, de la fin du XVe au XVIe siècle, Toulouse connaît une période de grande prospérité, grâce à l'industrie du pastel. C'est l'époque de construction de grands hôtels particuliers comme l'hôtel de Bernuy ou l'hôtel d'Assézat. La ville prospère et s'agrandit malgré le Grand incendie de Toulouse du 7 mai 1463 qui détruit les trois quarts de la cité et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics. Toulouse est la quatrième ville de France à accueillir l'imprimerie, en 1476. En 1560, les protestants et les catholiques s'affrontent dans de sanglants combats.

Au XVIIe siècle, le catholicisme triomphe. Les églises sont très fréquentées et de nombreux couvents s'installent en ville. Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le canal du Midi, sont réalisés respectivement en 1632 et en 1682. Le Capitole est reconstruit, quant à lui, au XVIIIe siècle. En 1762, se déroule l'affaire Calas : le cas d'un protestant injustement condamné provoque une célèbre intervention de Voltaire.

Toulouse entre dans la Révolution sans grand heurt. Seuls quelques pillages et quelques attaques de châteaux se produisent, le pouvoir du Parlement est respecté car il fait vivre la ville. Des conflits éclatent lorsque la suppression des provinces et des Parlements et la réforme ecclésiastique sont déclarées en 1790 et 1791. Les jacobine parviennent à la maintenir hors de la révolte fédéraliste (ce qui est déterminant pour éviter la jonction entre l'Ouest et le Sud Est). De même, en 1799, les Républicains parviennent à faire échouer une révolte Royaliste. La ville est privée de son rang de capitale régionale et devient le chef-lieu de la Haute-Garonne.

Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse oppose les Hispano-Britanniques du maréchal Wellington aux Français du maréchal Soult, qui, bien que parvenant à résister, sont contraints de se retirer. La ville rose a donc été le théâtre de la dernière bataille franco-anglaise sur le sol français. La ville se rallie au roi Louis XVIII et à la Restauration après la chute de Napoléon Ier. Les Républicains et les Légitimistes sont majoritaires à Toulouse et il est difficile aux partisans de Louis-Philippe ou de Napoléon III de lutter contre leur alliance de circonstance. Les Républicains, en particulier Armand Duportal sont très actifs ; en 1848, la République est proclamée par Henri Joly depuis le balcon du Capitole ; en 1871 une Commune échoue.

Le 23 juin 1875, Toulouse connaît sa plus forte crue. Au débit de 8 000 m³ d’eau par seconde (300 m³ en temps normal), la Garonne monte à 9,47 m, inondant la quasi-totalité de la rive gauche, détruisant le pont d’Empalot, le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel. Seul le Pont Neuf résiste. On dénombre 208 morts, plus de 1 200 maisons détruites et 25 000 sans-abri. Le 26 juin, le maréchal Mac-Mahon se rend à Toulouse. À la vue du spectacle, il prononce la désormais célèbre phrase « Que d’eau, que d’eau ! ».

L'arrivée au pouvoir des radicaux, commerçants et entrepreneurs républicains soutenus par le journal La Dépêche du Midi où écrit Jean Jaurès se traduit par de grands travaux urbains avec la construction des grandes rues de type haussmannien comme la rue Alsace-Lorraine et la rue de Metz ; la ville s'agrandit progressivement du fait de l'immigration espagnole et de l'exode rural.

Après la Première Guerre mondiale, Toulouse entre enfin dans l'ère industrielle avec la poudrerie, l'aviation et la cartoucherie, alors qu'elle était restée à l'écart de la révolution industrielle jusque là. Toutefois, paradoxalement, la population ouvrière était nombreuse, voire majoritaire, dans cette ville sans grande industrie: les multiples petites entreprises (chemiserie...) opposaient une foule d'ouvriers (socialistes) des petits indépendants (radicaux) et une population de tradition plus rurale (très catholique). Entre 1904 et 1924, les radicaux laissent progressivement la place à un socialisme municipal que dirigent Bedouce puis Billières.

Dans les années 1920, Toulouse est la ville des pionniers de l'aviation, sous l'impulsion de Pierre-Georges Latécoère, qui met en place des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, est créée l'Aéropostale, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz. Pierre-Georges Latécoère était venu dans la ville rose pour créer des wagons de chemin de fer, mais, lorsque la guerre éclate, il est chargé par le gouvernement de développer des avions sur son site industriel de Montaudran. Quand la guerre se termine, il reste passionné par l'aviation et son site initial de fabrication de wagons est désormais une chaîne de montage d’avions de guerre. C'est à ce moment qu’il relève le défi de créer l’Aéropostale. Avec les anciens avions de guerre, Latécoère désire acheminer le courrier de Toulouse à Dakar, et pourquoi pas en Amérique du Sud. Ainsi de 1920 à 1933, plus de 120 pilotes se succèdent sur les pistes de Montaudran, notamment Daurat, Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry. Il exploite des nouvelles lignes comme Toulouse-Casablanca, Casablanca-Dakar et Toulouse-Rio de Janeiro-Recife au Brésil. L'Aéropostale relie bientôt la France à l'Amérique du Sud, après que la première traversée de l'Atlantique Sud a été assurée par Mermoz. Elle développe de nombreuses autres lignes aériennes entre les villes de l'Amérique du Sud, parfois au-dessus de la cordillère des Andes. Les récits d'Antoine de Saint-Exupéry lui assureront aussi une certaine notoriété, tel le roman Vol de nuit.

Les premiers pas de l'aérospatiale seront posés par un ancien mécanicien : Émile Dewoitine qui va concevoir les premiers avions en métal avec pare-brise, et cela dès 1920. Par la suite, l'État va soutenir l'industrie aéronautique toulousaine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est épargnée par les combats, mais la résistance s'y développe fortement. Les troupes d'occupation allemandes l'abandonnent le 19 août 1944 peu après le débarquement de Provence.

Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d'Algérie viennent s'installer à Toulouse et s'ajoutent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la victoire de Franco en 1939.

La ville est choisie pour devenir l'une des métropoles d'équilibre du pays en accueillant les activités aéronautiques et spatiales lors de la décentralisation. La ville devient rapidement la préfecture de la région Midi-Pyrénées. Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à 380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour atteindre les 426 700 habitants en 2004. Cet afflux démographique provoque la mise en place de grandes opérations d'urbanisme comme la construction de nouveaux quartiers : le Mirail, Empalot et Bagatelle.

Le 21 septembre 2001, l'usine AZF explose, traumatisant durablement les Toulousains. Cette catastrophe industrielle, la pire que la France ait connu depuis 1945, fait 30 morts, 10 000 blessés et détruit de nombreux bâtiments et logements, principalement dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de l'accident est retenue par les enquêteurs. Le procès de la catastrophe de l'usine AZF devrait s'ouvrir en 2009. Le site de l'usine a, depuis, été rasé et dépollué. La construction du cancéropôle, projet impulsé par la municipalité et l'État, a débuté en septembre 2006. Le cancéropôle de Toulouse devrait à terme être le plus grand d'Europe.

En 2007, Toulouse est la quatrième ville de France avec 437 100 habitants (population intra muros) et la cinquième agglomération avec 872 290 habitants (estimation 2007). Elle constitue aussi la cinquième aire urbaine avec 1 117 000 habitants (estimation 2007) après Paris, Lyon, Marseille et Lille.

La population de la ville de Toulouse augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à son positionnement géographique privilégié lui conférant un climat agréable, une situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques (Pyrénées, mer Méditerranée, côtes basque et landaise) et ses terroirs midi-pyrénéens, mais aussi grâce à une image fortement positive sur sa qualité de vie, la variété de ses filières de formation, son positionnement socio-économique sur des industries et ses services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique, météorologie).

Selon l'AUAT et l'INSEE, en 2007, l'agglomération toulousaine aurait gagné plus de 110 000 habitants depuis le dernier recensement de 1999. Chaque année, l’agglomération gagne environ 14 000 nouveaux habitants et l'aire urbaine 19 000 habitants.

Toulouse possède ainsi une forte attractivité par rapport aux autres métropoles françaises et européennes ; deux tiers des nouveaux toulousains sont originaires d'une région autre que Midi-Pyrénées et 11 % viennent même d'un pays étranger. Cette arrivée massive de population renforce le caractère métropolitain de Toulouse, les nouveaux Toulousains rajeunissent la population et augmentent le niveau de qualification des actifs (souvent des cadres, professions intellectuelles supérieures, techniciens, ingénieurs).

Enfin, de nombreux projets futurs à dimension nationale et internationale contribuent à accroître la renommée de la ville : la construction du plus grand cancérôpole d'Europe est prévue sur l'ancien site AZF et en 2007-2008, Galileo, l'équivalent européen du GPS, devrait avoir son siège social sur les anciennes pistes de Montaudran, au sud-est de la ville.

La population de Toulouse est très jeune puisque plus de 45% des habitants ont moins de 29 ans. La ville ne suit pas les mêmes tendances que la région Midi-Pyrénées. La part des 15-29 ans est la plus représentée: elle compte 31,0 % des femmes et 31,8 % des hommes en 1999 (respectivement : 19,7 et 18,1 % pour la région). La proportion de personnes âgées y est semblable au reste de la région avec 9,1 % des femmes et 5,6 % des hommes en 1999. (contre 10,9 et 7 %)'.

A l'instar des autres grandes métropoles françaises (Lyon, Marseille), Toulouse est une ville cosmopolite et aux multiples influences dont 7,8 % de la population est étrangère.

L'empreinte espagnole est donc forte à Toulouse, faisant d'elle la plus grande ville espagnole de France avec Montpellier. Son relais direct est la Casa de España qui existe depuis 1986 et abrite une association socio-culturelle et socio-éducative, qui regroupe huit associations espagnoles. Toulouse attire aussi plus largement d'autres communautés du monde hispanique (basques, andorrans, catalans, valenciens, andalous, argentins, cubains...). Ainsi, on retrouve dans la ville rose une atmosphère très « latine », avec de nombreux bars à tapas, des clubs de flamenco, de salsa, de tango, de cha cha et d'autres danses latines ainsi qu'une ambiance nocturne très festive qui rappelle celles de Barcelone ou Madrid. L'espagnol est la deuxième langue parlée à Toulouse.

On observe aussi à Toulouse près de 50 000 habitants originaires d'Afrique du Nord (Tunisiens, Algériens, Marocains, mais aussi des Libanais et des Turcs). Le quartier Arnaud-Bernard, dans le centre ville, auparavant peuplé majoritairement d'immigrés italiens et espagnols, est surnommé « le petit souk », du fait de la présence de nombreuses petites échoppes arabes. Cependant, la gentrification du centre-ville par des catégories socio-professionnelles élevées s'est désormais étendue à ce quartier qui tend donc à perdre de plus en plus son caractère populaire, à l'instar du quartier Saint-Cyprien. Cette communauté d'Afrique du Nord, étant majoritairement de religion musulmane, il existe quatre Mosquées à Toulouse : une dans le quartier d'Empalot, une autre dans le quartier des Izards et deux dans le quartier du Grand Mirail, à Bellefontaine et à la Reynerie.

Les communautés africaine (Afrique noire), antillaise, réunionnaise, malgache, mahoraise et comorienne sont réparties sur l'ensemble de la commune. Outre une présence sur les divers marchés du centre ville, ces communautés sont particulièrement établies dans le quartier Saint-Cyprien où l'on trouve des salons de coiffure afros et divers restaurants et épiceries exotiques. Aussi, le quartier Saint-Michel est connu pour être le quartier de la plus importante communauté caribéenne de Toulouse.

La commune de Toulouse héberge aussi un peu plus de 15 000 Italiens et 8 500 Corses, une des plus importantes communautés de la ville. Depuis 1995, le consulat d'Italie de Toulouse, situé en plein centre ville à l'intersection de la rue de Metz et de la rue d'Alsace-Lorraine, gère les régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes, soit 20 % du territoire français.

Les Britanniques sont arrivés plus récemment, notamment avec l'essor d'Airbus ; ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à rejoindre Toulouse. Ils seraient quelques 10 000 dans l'agglomération. Les Allemands, attirés également par l'industrie aéronautique, sont un peu moins nombreux (ils seraient environ 7 000). D'autres communautés diverses sont présentes : Cubains, Irlandais, Américains, Asiatiques (principalement Vietnamiens), Portugais, Brésiliens avec des clubs de forro, de samba, de bossa-nova, de capoeira et d'autres danses brésiliennes.

L'agglomération étant particulièrement étendue et morcelée entre zones d'habitat, zones commerciales et pôles d'emplois bien distincts,la voiture règne comme le mode principal de déplacements dans l'agglomération (64 % des déplacements). Malgré les 83 lignes de Bus du réseau urbain, le dispositif des transports en commun lourd est encore insuffisant.

La Commune de Toulouse aussi vaste que celle de Paris dispose toutefois d'un réseau de métro léger automatique Val.

Ligne de métro A et B de 27,5 Km (12,5 km + 15 km),38 stations (18 + 20) qui enregistre de très bon résultat de fréquentation en hausse permanente avec des records qui ont pu atteindre 185 000 voyageurs / jour sur la ligne A et 165 000 voyageurs / jour sur la ligne B.

Il faut noter qu'il existe deux lignes SNCF d'agglomération intégrées au réseau Tisséo, ligne C (Arènes - St Cyprien / Colomiers) et D (Gare Matabiau / St Agne / Portet St Simon / Muret) dont le cadencement pourrait se développer avec des "Trains Tram" et la nouvelle carte d'abonnement Pastel .

Le Tramway est de retour à Toulouse avec la ligne E (10,5 Km) en construction entre Blagnac - Beauzelle et Arènes - St Cyprien. Elle desservira (2010/11) le Zénith, le CHU Purpan, le nouveau quartier d'Andromède à Blagnac et Cartoucherie à Toulouse. La construction de la branche vers la zone aéroportuaire bien qu'inscrite au PDU,n'est pas encore programmée ce qui fait objet de polémiques. Par contre la ligne va être prolongée (2014) vers Grand Rond, ce qui permettra une nouvelle approche de l'hypercentre historique et un maillage des correspondances avec les deux lignes de métro.

Les déplacements sont difficiles dans l'agglomération, le périphérique étant souvent encombré aux heures de pointe (jusqu'à 140 000 voitures par jour sur certaines sections selon la DRE, soit le seuil de saturation d'une 2*3 voies).

Le grand contournement de l'agglomération objet d'un débat public sur les traces de la "Translauragaise", mais aussi d'une variante nouvelle par l'Ouest en continuité de l'A20 E9 a été jugé prématuré en juin 2008 par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo.

La Rocade Arc en Ciel (D980) encore inachevée et pourtant dessinée dés 1965 reste la seule alternative pour doubler le périphérique à l'Ouest et ou Sud Ouest de l'agglomération.

Sept autoroutes (A20, A61, A62, A64 A68, A621, A624) se rejoignent sur le périphérique de Toulouse A620.

Le réseau ferré développé au XIXème siècle en étoile est encore dépourvu de lignes nouvelles à grande vitesse (LGV).

Malgré l'absence de LGV, Toulouse dispose de lignes TGV vers Paris et l'Ile de France, Lille via Bordeaux Saint Jean et vers Marseille, Lyon, Dijon, Lille via Montpellier St Roch.

Enfin, le transport aérien est très développé autour de l'aéroport Toulouse-Blagnac classé au quatrième rang des aéroports de province.

La ville est le chef-lieu de la région Midi-Pyrénées, du département de la Haute-Garonne et de l'arrondissement de Toulouse. Elle est par ailleurs le siège de l'académie de Toulouse et de la province ecclésiastique de Toulouse. Elle est également à la tête de la communauté urbaine du Grand Toulouse.

Le conseil municipal est composé de soixante-neuf membres, dont le maire et vingt-six adjoints au maire, dix conseillers municipaux délégués, dix-sept conseillers municipaux délégués chargés de mission et quinze conseillers municipaux. Dix-sept des adjoints du maire ont en charge une des mairies de quartier de la ville de Toulouse, dont l'objectif est de faciliter l'accès aux administrations de la ville.

Le maire de Toulouse est Pierre Cohen depuis le 21 mars 2008. Il est aussi le vice-président de la communauté urbaine du Grand Toulouse et président de la commission des Transports. Le conseil municipal se réunit publiquement plus d'une fois par trimestre dans la salle du conseil municipal en l’Hôtel de ville.

Un conseil municipal des enfants a été mis en place, dont les membres sont élus tous les deux ans au cours du 1er trimestre de l’année scolaire, dans les écoles élémentaires qui adhèrent au projet. Il est formé de 41 élèves de CE2 et CM1, élus le 15 novembre 2005 (21 élèves issus des écoles publiques et 20 des écoles privées).

Politiquement, Toulouse est une ville de gauche comme une grande partie de la région, même si la droite avait systématiquement remporté les élections municipales depuis 1971 (jusqu'à 2008, où un maire socialiste a été élu). Pour les autres élections, la gauche arrive généralement en tête.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 20,23 %, suivi de Jacques Chirac avec 17,34 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 14,65 % et enfin Noël Mamère avec 8,75 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 7 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 86,06 % pour Jacques Chirac contre 13,94 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 21,88 % (nationalement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %).

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Toulousains ont voté pour la Constitution Européenne, avec 51,31 % de Oui contre 48,69 % de Non avec un taux d’abstention de 33,65 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraire à ceux du reste du département de la Haute-Garonne (Non à 53,90 % ; Oui à 46,10 %), l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'un niveau social supérieur à la moyenne des Français.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 36,15 %, suivie par Nicolas Sarkozy avec 29,75 %, François Bayrou avec 19,21 %, puis Jean-Marie Le Pen avec 6,35 %, et Olivier Besancenot avec 3,64 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 57,60 % (résultat national : 46,94 %) contre 42,40 % pour Nicolas Sarkozy (national : 53,06 %).

Toulouse dépend de l'académie de Toulouse, l’une des plus grandes de France. Olivier Dugrip est recteur de l'académie de Toulouse depuis le 6 février 2008.

Pour le premier degré d'éducation, Toulouse possède 104 écoles maternelles et 93 écoles primaires publiques et 22 écoles élémentaires privées. Pour le secondaire, Toulouse dénombre 24 collèges publics et 12 collèges privés. La ville possède 12 lycées publics dont les plus connus sont le lycée Pierre-de-Fermat, le lycée Saint-Sernin, le lycée Ozenne et 13 lycées privés dont l'Ensemble Scolaire Saint-Joseph et Le Caousou.

Au cours de l'année scolaire 2006-2007, l'agglomération de Toulouse comprenait 96 500 étudiants. Il s'agit de la troisième ville étudiante de France après Paris et Lyon. L'Université de Toulouse a été fondée en 1229. Les trois pôles universitaires qui lui ont succédé sont l'université Toulouse I - Sciences sociales (UT1 - Toulouse I), l'université de Toulouse-Le Mirail (UTM - Toulouse II) et l'Université Paul-Sabatier (UPS - Toulouse III). Cette dernière est la plus grande Université de Toulouse, la seconde de Province, avec 28 056 étudiants. À ces trois pôles s'ajoute l'INPT (Institut National Polytechnique de Toulouse) qui a le statut d'université.

La ville de Toulouse compte de nombreuses classes préparatoires aux grandes écoles, réputées dans toute la France et bien placées dans les classements nationaux, signe de la réussite de ses étudiants. Le lycée Pierre-de-Fermat héberge les CPGE scientifiques ainsi que des sections littéraires, notamment la prépa École des Chartes, une des seules de l'hexagone. On trouve les CPGE économiques et commerciales au lycée Ozenne. Au lycée Saint-Sernin, ce sont les CPGE littéraires qui ont élu domicile.

Dans le privé, Toulouse possède l'Institut catholique de Toulouse qui est un établissement d'enseignement supérieur privé comprenant plusieurs facultés (droit, philosophie, théologie, etc.) et écoles supérieures professionnelles ou d'ingénieur. Ainsi, l'école de journalisme de Toulouse (EJT) et l'école d'ingénieurs de Purpan font partie de cette université.

Toulouse possède aussi plusieurs grandes écoles spécialisées dans l'aéronautique comme l'ISAE (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace), rapprochement de SUPAERO (École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace) et de l'ENSICA (École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques), l'ENAC (École nationale de l'aviation civile) ou comme l'IPSA (Institut polytechnique des sciences avancées), mais aussi en météorologie comme l'ENM (École nationale de la météorologie) et sur le cadastre avec l'école nationale du cadastre et enfin diverses écoles plus généralistes comme l'INSA (Institut national des sciences appliquées), l'ICAM (Institut catholique des arts et métiers) et l'IST (Institut supérieur de technologie), l'ENSEEIHT ( École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications), l' ISEG (institut supérieur européen de gestion).

Enfin, d'autres écoles sont installées à Toulouse et couvrent de nombreux domaines comme la politique avec l'Institut d'études politiques de Toulouse ou le commerce avec l'Institut d'administration des entreprises de Toulouse (IAE Toulouse), l'École supérieure de commerce de Toulouse (ESC Toulouse), l'Institut de la promotion supérieur du travail, l'IFAG, l'institut de formation aux affaires et à la gestion, l'école supérieure de commerce et de management (ESARC) et le Centre de formations commerciales et administratives en alternance (CEFIRE). L'art et la publicité sont représentés par l'école nationale supérieure d'architecture de Toulouse, l'école supérieure des beaux-arts de Toulouse et l'institut supérieur de communication et publicité (ISCOM). Toulouse est également fortement dotée en écoles spécialisées dans les nouvelles technologies et l'informatique comme l'école supérieure en informatique appliquée (Exia), une antenne de l'école privée Supinfo, l'EPITECH (École pour l'informatique et les nouvelles technologies) et l'ENSIACET (École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques). L'école nationale vétérinaire de Toulouse assure la formation de nombreux vétérinaires. Enfin l'école nationale supérieure agronomique de Toulouse (ENSAT) fait partie des cinq Agro de France (avec Paris, Montpellier, Rennes, et Nancy) ou encore le lycée professionnel Inhni, un des 9 en France.

L'importance de la vie universitaire à Toulouse se manifeste également par la richesse et la diversité des laboratoires de recherche présents sur les campus universitaires et les centres hospitalo-universitaires. Avec 11 000 chercheurs (biotechnologies, aéronautique, chimie, etc.), l'agglomération se positionne comme le troisième pôle de recherche français après Paris et Grenoble. Le CNES est également basé à Toulouse.

Le Centre National de Calcul de Météo-France installé depuis 1982 pour les prévisions météorologiques. Au sein de ce centre sont effectuées les prévisions météorologiques pour la France entière. Il regroupe sur 50 hectares près de 1 400 météorologues soit plus du quart des météorologues du service public. La Météopôle regroupe également le Centre national de recherches météorologiques (CNRM) pour la recherche et l'école nationale de la météorologie pour l'enseignement.

Dès le XIIe siècle, Toulouse possède de nombreux hospices et maison de Dieu qui accueillent les démunis, les orphelins et surtout les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.. En 1505, tous ces établissements sont rattachés à l'Hôpital Saint-Jacques qui devient l'Hôtel-Dieu. L'hôpital de La Grave reste indépendant sur le rive gauche de la Garonne pour traiter les pestiférés. Les hospitaliers de St Jean ou chevalier de l'ordre de malte y installent un prieuré et fondent dans une de leur dépendance :le village de Goutz une école de Chirurgie. Au XIXe siècle, des médecins comme Dominique Larrey et Jean-Étienne Esquirol pratiquent dans les hôpitaux toulousains.

Le CHU de Toulouse regroupe plusieurs établissements implantés sur la ville de Toulouse : Purpan, le groupe hospitalier Rangueil/Larrey, l'hôpital des Enfants l'hôpital Paule de Viguier (gynécologie maternité), l'hôpital de La Grave/Casselardit, ainsi qu’un établissement en dehors de Toulouse La Fontaine Salée à Salies-du-Salat. L'hôtel-Dieu Saint-Jacques accueille aujourd'hui l'essentiel de l'administration de ces hôpitaux.

L'Hôpital Joseph Ducuing est un hôpital général du centre ville de Toulouse. Il est de statut privé associatif, sans but lucratif et participe à l'exécution du service public hospitalier depuis 1976.

Toulouse possède diverses cliniques comme la clinique Ambroise Paré, la clinique saint Jean Languedoc, la Nouvelle Clinique de l’Union, la Clinique Pasteur et la polyclinique du Parc.

Toulouse a aussi une ville d'adoption :  Câmpia Turzii (Roumanie).

Lors du vote du budget primitif principal 2003, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 195 000 000 € et la section investissement présentée se montait à 181 000 000 € (les deux équilibrés en dépenses et recettes). Depuis le remboursement de sa dette via le transfert du réseau d'eau à Vivendi, la mairie a pour objectif de maintenir une dette zéro, impliquant son auto-financement, le maintien la pression fiscale et un investissement par habitant parmi les plus élevés des villes de France. Ce budget tient compte des remboursements des assurances et des investissements dus aux dégâts de la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse. Les quatre taxes de 2003 furent votées par le conseil municipal de Toulouse pour des taux de : 19,02 % pour la taxe d'habitation, 21,36 % pour la taxe foncière bâti, 82,49 % pour la taxe foncière non bâti, et 18,64 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal).

La fiscalité directe locale est supérieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Cette situation s'explique par le fait que Toulouse subit une pression démographique et urbaine importante. Elle attire une grande partie de la population et de l'économie du département. Cet attrait nécessite de la part de la municipalité de gros efforts d'aménagement et d'investissement qui se répercutent sur la fiscalité.

En 2006, la section allouée aux investissements a atteint 222 000 000 euros.

Le nombre d'effectif total de policiers à Toulouse (sans compter la police municipale) en 2008 est de 870 (ADS compris). Le taux de criminalité de la circonscription de police de Toulouse est de 111,49 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de la Haute-Garonne, largement supérieur à la moyennes nationale (83/1000). Ce taux est aussi largement supérieur au taux de criminalité de la région Midi-Pyrénées (85,46/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 22,8 %, le plus faible du département et de la région et assez éloigné des moyennes régionale (28,25 %) et nationale (28,76 %). En 2008, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 14,1, pour une moyenne nationale de 10,6.

La ville de Toulouse connaît un niveau de délinquance élevé par rapport au reste de la région. La mairie, en accord des associations de commerçants, a donc décidé d'installer une douzaine de caméra réparties dans la ville pour prévenir la délinquance. Depuis juillet 2007, elles permettent de surveiller 24h/24h et 7j/7j plusieurs quartiers. Deux mois plus tard, Toulouse est officiellement une ville placée sous vidéosurveillance. Au total, 240 caméras sont installées à Toulouse : 107 caméras sont mises en place au centre-ville, 133 dans tous les quartiers de Toulouse.

La bonne santé de l'économie toulousaine est principalement liée aux industries de pointe de l'aéronautique et du spatial. Mais depuis plusieurs années, la municipalité tente de diversifier les secteurs d'activité. Le PIB de l'aire urbaine était d'environ 30 milliards d'euros en 2004, ce qui la classait au quatrième rang des aires urbaines de France au regard de son poids économique, derrière Marseille, Lyon et Paris, mais devant Nice et Lille. La commune de Toulouse se caractérise aussi par son très faible taux d'endettement : un des plus bas en Europe pour une ville de cette taille.

Le taux de chômage était de 9,9 % en 2005, de 9,1 % en décembre 2006 et de 8,6 % en décembre 2007.

Toulouse est classée ville d'art et d'histoire. Les boulevards de ceinture déterminent le plus grand secteur sauvegardé de France (220 hectares). Le patrimoine de bâtiments religieux comprend notamment l'église des Jacobins (nef à piliers centraux en palmiers). Toulouse est la ville française qui compte le plus d'hôtels particuliers de la Renaissance, dus à l'âge d'or du pastel, et le plus de carillons intra-muros (quatorze de neuf cloches et plus).

Des lieux touristiques se sont développés plus récemment, tels la visite des sites d'Airbus (dont les chaînes de montage de l'A380), le Musée d'art moderne et contemporain (les Abattoirs) et la Cité de l'espace.

Toulouse regroupe de nombreux bâtiments remarquables. Le plus connu est le Capitole qui abrite l'Hôtel de Ville, la Salle des Illustres (où se trouvent des chefs-d’œuvre d’artistes toulousains du XIXe siècle), un opéra et un orchestre symphonique, ainsi que la place du même nom. À l'arrière du Capitole, le donjon du Capitole est situé dans un parc et regroupe les locaux de l'office du tourisme. La place Wilson situé à l'entrée du centre-ville en bas des allées Jean-Jaurès est une place dont les bâtiments en brique sont construit de façon concentriques autour d'un parc arboré. C'est un lieu animé avec ses nombreuses terrasses de bars, de cafés et ses cinémas.

Les quais et les berges de la Garonne ont été aménagés au XVIIIe siècle. Les quais Henri Martin et les quais de Tounis construits en brique pour contenir les inondations permettent de se promener le long du fleuve et de découvrir les anciens ponts de Toulouse. Le pont-Neuf, d’une longueur de 220 mètres, est le plus vieux pont de Toulouse. Le pont Saint-Pierre est un pont métallique datant de 1987. Un peu plus en aval sur la Garonne se trouve le Bazacle, un gué où les premiers toulousains se sont installés. Il forme aujourd'hui une digue permettant de maintenir un niveau d'eau suffisant à la Garonne durant les mois d'été. Au bord du fleuve, l'hôpital de La Grave et sa chapelle Saint-Joseph de la Grave sont visibles grâce au dôme de la chapelle fabriqué en cuivre. Près de la Garonne se trouve aussi le château d'eau de Toulouse qui renferme une galerie d'expositions photographiques.

Enfin, quelques bâtiments publics sont remarquables comme la gare Matabiau située au bord du canal du Midi, la prison Saint-Michel et le Palais Niel qui a été construit sur les anciennes fortifications de Toulouse pour l’installation du Maréchal de France Adolphe Niel. Et l'amphithéâtre romain de Purpan-Ancely est l'un des seuls édifices pratiquement intact de l'époque romaine.

Toulouse possède de nombreux cafés qui étalent leurs terrasses sur les rues semi-piétonnes du centre-ville. Plusieurs quartiers sont très fréquentés aux beaux jours comme la place Wilson, la place Saint-Georges, la place Saint-Pierre et la place Esquirol et Trinité. La grande période des cafés s'est déroulée de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle. Les plus beaux établissements se trouvaient autour de la place Wilson (anciennement nommée le square Lafayette). En 1900, quatre hommes d'affaires créent la Société anonyme des Grands Cafés et possèdent à l'époque cinq établissements : le Lafayette, le grand café glacier Albrighi, le grand café des Américains, le grand café de la Comédie et le grand café Sion. Le grand café des Américains était remarquable par sa terrasse (la plus grande de France) dont l'orchestre animait tout le café en 1960.

Aujourd'hui encore, quelques cafés sont de véritables monuments comme sur la place du Capitole, le café Bibent, aujourd'hui fermé, possèdait une décoration baroque classé monuments historiques en 1978, le café Florida et Mon Café. Les cafés ont joué un rôle lors de la seconde guerre mondiale car des résistants comme Jean Cassou ou le colonel Cahuzac tenaient des réunions sur leurs terrasses. Plus récemment, la place Saint-Pierre est le lieu estudiantin de la ville avec les célèbres Bar basque et Chez Tonton avec son pastis « ô maître ».

Sur la place du Capitole, plusieurs hôtels ont une architecture caractéristiques. Le Grand Hôtel de l'Opéra s'élève sur l'emplacement de l'ancien collège Saint-Martial. C'est un hôtel de luxe depuis 1980. À l'angle opposé se trouve l'hôtel du Grand-Balcon qui hébergeait des grands noms comme Jean Mermoz ou Antoine de Saint-Exupéry à l'époque de l'Aéropostale.

Depuis quelques années, Toulouse est promue comme capitale française des discothèques. Parmi les plus connues figurent l'Inox Electronic Club, la Dune, le Frigo, la Villa Garden. L'Omega, plus grande discothèque de France avec 8 salles et 3 restaurants, est fermée suite à un incendie survenu en août 2008.

Les monuments catholiques sont nombreux à Toulouse et plusieurs sont des bâtiments remarquables. La basilique Saint-Sernin située dans le quartier du même nom est classée en 1998 au Patrimoine mondial, au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. C'est une église de style roman méridional qui a été consacrée basilique en 1878.

L'église des Jacobins et son cloître, situés entre la Garonne et la place du Capitole, est une construction monastique des XIIIe et XIVe siècles, entièrement réalisé en briques, joyau de l'art gothique languedocien. Elle possède une double nef séparée par des colonnes de vingt-deux mètres de haut, d'où jaillissent des voûtes d'ogives. La dernière colonne offre un exemple rare du rayonnement de ses voûtes d'ogives formant un « palmier ». C'est dans l'enclos conventuel des Jacobins que la dépouille de Thomas d'Aquin, décédé en 1274, fut déposée en 1369. Déplacés à Saint-Sernin pendant la Révolution, les restes de Thomas d'Aquin retournèrent aux Jacobins en 1974, pour le 7e centenaire de la mort de l'Aquinate.

La cathédrale Saint-Étienne est la cathédrale de Toulouse construite aux alentours de 1070. Son aspect est particulier car elle est composée d'éléments architecturaux de diverses époques.

D'autres églises sont caractéristiques comme l'église Notre-Dame du Taur qui possède un clocher-mur, la basilique de la Daurade, l'église Saint-Aubin, l'église Saint-Nicolas, l'église Notre-Dame de la Dalbade, le Couvent des Augustins, abritant le musée du même nom, et la chapelle des Carmélites qui est le seul bâtiment restant du couvent des Carmélites.

Toulouse possède aussi des monuments protestants comme le temple de la place du Salin et le vieux temple de la rue Pargaminières. Deux monuments orthodoxes existent aussi comme l'église Saint-Saturnin située avenue de Lavaur et l'église Saint-Nicolas située avenue de Grande-Bretagne. Une nouvelle synagogue et un grand centre communautaire de construction récente représentent les monuments juifs de la ville. Enfin, plusieurs mosquées existent sur la commune comme la mosquée Ennour du quartier d'Empalot, avec son minaret, sa coupole, ses trois niveaux sur 2 100 m² encore en construction, la mosquée Al-Rahma, la mosquée Al Hoceine, la mosquée Salam et la mosquée Abou Bakr.

En plus des berges de la Garonne et du canal du Midi, Toulouse bénéficie de nombreux espaces verts représentant un ensemble de 1 000 hectares en 2005 avec 160 jardins et 600 points verts. En 1998, la ville de Toulouse est classée trois fleurs pour la qualité de son fleurissement. C'est en 1754 que Toulouse aménage son premier jardin public, le jardin Royal qui s'étend au-delà des vielles fortifications médiévales. Cet aménagement est le projet Mondran dont le but était d'ouvrir un espace pour la promenade, l'hygiène et l'ouverture de larges perspectives. Ainsi, cette politique de grands travaux, avec le Grand Rond, les quais et les façades le long de la Garonne, transforment la ville. Plus tard, au XIXe siècle, le jardin des plantes est créé à Toulouse. Dans les années 1970, plusieurs projets de jardins de quartier sont aménagés en ville au plus près des habitants. En parallèle, des projets d'urbanisme permettent de créer des parcs comme celui de Compans-Cafarelli, le parc de la Maourine ou celui de la Reynerie.

Les parcs et jardins de la ville sont diversifiés allant du jardin japonais du quartier d'affaires de Compans-Caffarelli au parc de la prairie des Filtres au bord de la Garonne. D'autres jardins comme le jardin des Plantes, le Grand-Rond et le Jardin Royal sont très anciens. Enfin, en périphérie, le parc de la Reynerie offre un havre de paix tandis que quatre zones vertes à vocation sportive entourent la ville depuis 1971, au quatre points cardinaux en périphérie de la ville : À l'ouest, le parc de la Ramée possède un lac de 38 hectares et un espace vert de 280 hectares. Au sud, les côtes de Pech David de 280 hectares dominent la ville et la zone industrielle. Au nord, la zone de loisirs de Sesquières dispose de 117 hectares de parcs et un lac de 13 hectares sur lequel le ski nautique est possible et à l'est le parc des Argoulets.

Enfin, la reconversion du site du parc des expositions due a son déménagement, devrait permettre la creation d'un véritable Central Park toulousain sur l'ile du Ramier, en plein cœur de la ville.

Les avenues, les allées et les voies d'eau sont plantées de nombreux arbres. Les espèces dominantes sont le platane (environ 9 000), le peuplier (environ 5 000), le tilleul (environ 4 000), le micocoulier (environ 3 000), le pin parasol (environ 1 500) et le cèdre (environ 700). La commune est plantée d'environ 500 000 dont 160 000 sont gérés par la municipalité. En plus des arbres, les services municipaux produisent plus de 450 000 plantes à massifs chaque année pour le fleurissement de la ville grâce aux serres municipales.

La vie culturelle toulousaine est riche de nombreux apports. D'abord ceux liés à diverses vagues d'immigration (espagnole durant la guerre civile, pied-noir dans les années 1960, maghrébine dans les années 1970) mais également de la diversité et de la jeunesse de la population estudiantine et de la mouvance culturelle alternative.

Les nombreux musées de la ville présentent un patrimoine historique important. Le musée Saint-Raymond situé près de la basilique Saint-Sernin a été créé en 1892. Il est consacré à l'art et à l'archéologie de l'Antiquité. Le musée du Vieux Toulouse est un musée privé exposant des objets ou des documents anciens évoquant le passé de la ville. Le musée Paul-Dupuy présente quant à lui une collection d'objets liés aux arts graphiques et décoratifs allant du Moyen Âge à 1939. Le musée Georges-Labit présente une collection d'objets exotiques récoltés par l'aventurier Georges Labit.

Le musée des Augustins est le musée des Beaux-Arts de Toulouse créé en 1795. C'est le plus vieux musée de la ville mais aussi de France après le Muséum central de Paris. Il regroupe une collection de peintures de primitifs méridionaux, une collection de peintures italiennes et une collection de tableaux de peintres hollandais et flamands. il possède aussi une collection de sculptures. L'Hôtel d'Assézat renferme aussi la fondation Bemberg qui regroupe une collection de livres, de tableaux et de sculptures. Le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, créé en 2000, occupe les anciens bâtiments de l'abattoir de la ville. Il regroupe des œuvres de la seconde moitié du XXe siècle.

Toulouse possède d'autres musées comme le musée des instruments de médecine des hôpitaux de Toulouse, le musée départemental de la Résistance et de la Déportation, le centre Méridional de l’Architecture et de la Ville, le centre municipal de l'affiche, de la carte postale et de l'art graphique.

Le museum d'histoire naturelle après rénovation a rouvert ses portes en octobre 2007. Enfin, il faut signaler le parc dédié à l'espace qu'est la Cité de l'espace.

La médiathèque José Cabanis a été récemment réalisée dans la prolongement des allées Jean Jaurès par l'architecte Jean-Pierre Buffi. Le bâtiment forme une arche moderne aux couleurs de la brique. Elle offre plus de 150 000 titres en consultation et en prêt, de nombreux CD et DVD. Son nom a été donné en hommage au critique littéraire José Cabanis.

La bibliothèque municipale d'étude et du patrimoine de Toulouse est hébergé dans un bâtiment art-déco construit dans les années 1930 par Jean Montariol dans la rue du Périgord. Elle conserve une collection d'ouvrages de livres anciens et de manuscrits rares ainsi qu'un important fond patrimonial et régional.

Dès l'invention de la photographie par Nicéphore Niepce, plusieurs toulousains s'approprient cette nouvelle technique. Ainsi en 1875, Charles Fabre créé la Société toulousaine de la photographie. Il publiera aussi des ouvrages importants sur la photographie comme le Traité encyclopédique de photographie. Enfin, il met en place en 1892 un enseignement supérieur de la photographie.

Sous l'impulsion de Jean Dieuzaide avec le concours du Cercle photographique des XII, la ville de Toulouse ouvre la galerie du Château d'eau en 1974. Elle est située dans un ancien château d'eau en brique construit en 1824. Elle met en scène régulièrement des expositions photographiques dirigées par Jean Dieuzaide qui en fut un acteur renommé et souvent exposé. Elle regroupe deux salles d'expositions, un centre de documentation, une vidéothèque et une diapothèque. Toulouse possède aussi deux galeries privées, la galerie Sollertis et la galerie du Forum de l'Image.

Enfin, des événements autour de la photographie comme le « Printemps de septembre » ou le « Forum de l'image » sont également organisés sous forme de festivals.

Le quartier Saint-Étienne possède de nombreuses galeries d'arts ainsi que de nombreuses boutiques d'antiquaires.

Toulouse a été le terreau d'éclosion de compagnies de théâtre de rue comme Royal de Luxe et de tout un mouvement d'artistes liés à la scène urbaine. Mais le principal théâtre est le théâtre de la Cité TNT qui est un bâtiment important ouvert en 1998 construit par l'architecte Alain Sarfati. Il possède un amphithéâtre de 898 places, un petit théâtre de 250 places et un studio de 74 places. Il accueille jusqu'à 100 000 spectateurs par an. Deux autres théâtres ressortent du lot : le théâtre de la Digue et le théâtre de la Garonne. Le premier présente des pièces régionales tandis que le second est un théâtre situé dans un esprit de recherche et de création originale. Plusieurs scènes comme le théâtre de la cité, le théâtre Daniel Sorano, le théâtre du Pavé, le Grenier-Théâtre accueillent aussi de nombreuses pièces chaque année. Citons aussi des scènes proches tel Altigone à Saint-Orens-de-Gameville ou Odyssud à Blagnac. L'église Saint-Pierre-des-Cuisines héberge aussi un auditorium de 400 places. La vie théâtrale amateur connaît également une activité importante que sert par exemple le théâtre Jules Julien. D'autres bâtiments publics servent de salle de théâtre comme la Halle aux Grains, le café-théâtre des Minimes, le café-théâtre les 3T, le Casino Barrière de Toulouse, le Théâtre de la Violette, le Théâtre du Grand Rond et le Théâtre du Fil à Plomb.

Toulouse possède de nombreuses salles de spectacles plus ou moins grandes. Le Zénith de Toulouse est la plus grande salle de spectacle de la ville. C'est la quatrième salle couverte de France (9 000 personnes) après le Palais omnisports de Paris-Bercy (15 000 personnes), le Grand Hall de Tours (11 500 personnes) et le Zénith de Strasbourg (10 000 personnes). Le Palais des Sports de Toulouse reconstruit après la catastrophe d’AZF est aussi une des grandes salles de Toulouse. D'autres salles permettent d'accueillir du public comme Le Bikini, petite salle mythique de Toulouse, où de nombreux artistes de renom s'y sont produits. La salle à été soufflée lors de l'explosion d’AZF. Sa reconstruction au bord du canal du Midi est initialement prévue pour 2005, dans une configuration un peu plus grande (1 200 personnes) ; dans l'attente, la salle des fêtes de Ramonville accueillait la programmation. Sa réouverture a finalement eu lieu en 2007 au Parc technologique du Canal de Ramonville Saint Agne (500 à 1500 places). Le havana-café est aussi une petite salle de spectacles et de concerts à Ramonville-Saint-Agne, près de Toulouse. On peut aussi citer le Mandala, proche du musée des abattoirs qui est une petite salle chaleureuse où ont débuté de grands artistes comme Art Mengo et où jouent de grands musiciens comme Peter Erskine. Enfin, l'église Saint-Pierre des Cuisines a été récemment ouverte comme auditorium et salle de spectacle. La mairie de Toulouse édite Toulouse Blogsur lequel on retrouve la programmation des salles publiques et privées.

Toulouse est le lieu de tournage de films comme Le bruit, l'odeur et quelques étoiles, un film réalisé par Éric Pittard avec le groupe Zebda, Garonne, film français réalisé par Claude d'Anna en 2002, 17 fois Cécile Cassard, long métrage français réalisé par Christophe Honoré, sorti en France la même année, Trois Amis, un film de Michel Boujenah sorti en août 2007, ou encore Disparitions, série télévisée de France 3 à la rentrée 2008.

L'hymne de Toulouse est La Toulousaine du compositeur Louis Deffès chantée par Benjamin Auriol, accompagné au piano par Nino Pavlenichvili.

Les opéras sont proposés par le Théâtre du Capitole de Toulouse dont l'Orchestre national du Capitole de Toulouse s'est fait une réputation internationale dans le domaine de la musique classique, porté dans les premiers rangs de la scène nationale par le chef d'orchestre Michel Plasson, et placé sous la direction actuelle de Tugan Sokhiev. Au XVIIe et XIXe siècle, de grandes voix comme Pierre de Jélyotte et Victor Capoul se sont formés à Toulouse. D'autres s'y illustrent comme Mady Mesplé, Jean-Philippe Lafont ou Pierre Nougaro. Notons aussi la résidence principale de l'orchestre, la Halle aux Grains. Par ailleurs, la création d'un second orchestre permanent dédié exclusivement à l'opéra est en projet (l'Orchestre national de l'Opéra de Toulouse). L'orchestre ainsi créé résiderait alors dans un nouvel opéra dont l'édification est à l'étude, ce qui ferait de Toulouse la troisième ville de France à être dotée d'un orchestre d'opéra permanent, aux côtés de Paris et Lyon.

Le 13 février 2008, les 15e victoires de la musique classique (le plus grand concert annuel de musique classique en France) se sont déroulées à la Halle aux Grains de Toulouse. Durant la cérémonie, il a longuement été fait l'éloge de l'Orchestre national du Capitole, et de sa renommée internationale en tant que l'un des meilleurs orchestres au monde.

L'Orchestre national du Capitole est par ailleurs l'orchestre français qui a enregistré le plus de concerts durant l'année 2007.

Également réputé, l'Orchestre de chambre de Toulouse, fondé par Louis Auriacombe, est actuellement dirigé par le violoniste Gilles Colliard. Ses multiples initiatives ont considérablement accru le rayonnement de cet ensemble, dont le répertoire varié va de la musique baroque à la musique moderne. Il se produit en divers lieux du Grand Toulouse, notamment à l'auditorium de l'église Saint-Pierre des Cuisines, à la chapelle Ste-Anne, au cinéma Utopia de Tournefeuille, etc.

Plusieurs artistes et groupes toulousains se sont fait une réputation nationale dans de nombreux styles musicaux comme Claude Nougaro, Art Mengo, Diabologum, Émile & Images, Zebda ou Acide Lyrique. Le rap est aussi représenté par des artistes ou groupes comme Dadoo, Fabulous Trobadors, KDD et plus de 200 artistes de rap toulousain,, le ska avec Spook & The Guay, les Beautés Vulgaires, le rock métal avec Psykup, Sidilarsen ou Punish Yourself ainsi que la musique électronique avec Electrosexual et le DJ Laurent Wolf.

Dirigé par Gérard Duran, le Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse compte parmi les grands pôles d'excellence dans le domaine de l'enseignement de la musique en France. Différents établissements dispersés dans la ville enseignent les disciplines instrumentales et vocales, la composition et les disciplines théoriques, les disciplines chorégraphiques, la musique ancienne ainsi qu’une initiation à l’art dramatique.

Toulouse est doté de nombreux cinémas. Plusieurs cinémas indépendants sont accessibles en centre-ville comme l'Utopia, situé rue Montardy. Ce cinéma a reçu notamment le Trophée de la meilleure salle Art et Essai de France en 2001. Un autre cinéma Utopia est situé à Tournefeuille. L'ABC est le plus ancien cinéma d'Art et Essai de Toulouse, situé rue Saint-Bernard. C'est un cinéma associatif et indépendant, qui comprend également une salle de réunion, une salle d'exposition et un centre de documentation. Il fait partie du réseau Europa Cinémas. Le Cratère est aussi un cinéma d'Art et Essai de la Grand Rue Saint Michel, dont la ligne éditoriale est constituée à 80 % de reprises après les grandes salles d'Art et Essai du centre ville.

Enfin, la cinémathèque de Toulouse est un cinéma associatif créé en 1965 qui comprend également une bibliothèque. Elle a longtemps été dirigée par Daniel Toscan du Plantier. C'est le deuxième fond cinématographique de France après la cinémathèque de Paris. Elle possède plus de 24 000 copies de longs-métrages et courts-métrages, ainsi qu'en ensemble de collections de documents autour du cinéma. Toulouse possède aussi l'école supérieure d'Audiovisuelle (ESAV) qui se trouve rue du Taur près de la cinémathèque depuis 2002. C'est un centre de recherche qui accueille plusieurs chercheurs et de nombreux étudiants du troisième cycle.

Il existe aussi des cinémas commerciaux comme l'UGC, cinéma du groupe européen d'exploitation cinématographique UGC situé allée du Président-Roosevelt, juste à côté de la place Wilson et le Gaumont, cinéma du groupe de la société française de production Gaumont. Un des deux cinéma se situe place Wilson. Le deuxième est à Labège, agglomération au sud de Toulouse.

Toulouse abrite plusieurs chaînes de télévision locales. France 3 Sud a son siège à Toulouse et ses studios sont situés à la Cépière. Elle propose chaque jour l'actualité régionale ainsi qu'une émission à thème tourné en occitan, Viure al Païs. M6 a un décrochage local situé avenue Jean Jaurès et TLT est la télévision locale de Toulouse, dont les locaux se trouvent à la médiathèque José-Cabanis, à Marengo (à l'origine son siège était à Compans-Caffarelli). Enfin, d'autres diffusions télévisuelles sont transmises depuis Toulouse comme TV Bruits qui regroupent des télévisions associatives et OC-TV qui diffuse la télévision sur Internet.

En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont Sud Radio contrôlée par le groupe Start, le Mouv' émission lancée dans les années 1990 à Toulouse, Canal Sud, FMR, Toulouse FM (92.6), NRJ Toulouse, Fun Radio Toulouse, RTL Toulouse, RMC Toulouse, Europe 1 Toulouse, Radio-Radio, Booster FM, Radio Plus, Radio Campus, Radio Mon Païs et Radio Occitania.

La presse est représentée majoritairement par le quotidien régional de La Dépêche du Midi, qui y possède son siège social. Ce titre est fortement implanté dans la région toulousaine et devance tous ses concurrents. Plusieurs grands groupes d'éditions ont tenté de diffuser de nouveaux hebdomadaires. Ainsi, entre 1982 et 1988, les hebdomadaires Toulouse Matin, Courrier Sud et Journal de Toulouse sont lancés et arrêtés très rapidement faute de public. Le journal Le Monde lance Tout-Toulouse en 2000, mais là encore c'est un échec.

Il existe aussi d'autres magazines comme l'hebdomadaire économique, la Gazette du Midi, créé en 2005, La Croix du Midi ciblant un public catholique, rebaptisé la Voix du Midi, le Satiricon, un journal satirique et Toulouse Mag, un magazine généraliste d'information locale, qui appartiennent au groupe la Dépêche. La ville est aussi le siège des éditions Milan créés en 1980 et qui éditent des journaux pour enfants et pour adulte comme Pyrénées Magazine.

Durant l'année, la ville accueille plusieurs festivals de musique, de cinéma ainsi que des festivals divers et variés. Ainsi, le festival populaire de musiques du monde Rio Loco se déroule chaque mois de juin sur le thème d'un pays invité . Le Piano aux Jacobins propose des concerts de piano à l'église des Jacobins. De même, Toulouse les Orgues est un festival international d'orgues. D'autres festivals de musique existent aussi comme Les siestes électroniques , Novelum ou Convivencia. Le Grand Fénétra, Festival des danses et musiques traditionnelles populaires, a lieu chaque année le dernier week-end de juin.

Les Rencontres du Cinéma italien à Toulouse se déroulent en avril au cinéma l'ABC. D'autres festivals de cinéma sont à l'honneur comme les rencontres du cinéma d'Amérique Latine, le festival du cinéma espagnol de Toulouse Midi-Pyrénées Cinespaña et le Festival International Séquence Court-Métrage qui met le format court à l'honneur.

Enfin, l'année est ponctuée par divers festivals et événements comme le Carnaval de Toulouse existe, sous sa forme actuelle, créé en 1982. À partir de cette date, il est organisé par le Comité d'organisation du carnaval universitaire (COCU), pour divertir les hivernants. Il a lieu en mars.Le Printemps du rire devenu le premier festival d'humour européen, le Printemps de septembre transformant Toulouse en espace dédié à l'art contemporain, le Forum de l'image, le Houfastival, le Marathon des mots, le festival Occitània, le festival N7, l'Inox Electronic Festival, Toulouse Plage, la feria Tolosa Toros de Toulouse-Fenouillet, la Marche des fiertés de Toulouse et bien sûr le traditionnel repas de quartier qui se tient tous les ans au mois de septembre. Plus récemment la ville a crée la Festa Tolosa transformée en Festa Europa à l'occasion de la candidature au titre de capitale de la culture 2013. Même si la ville n'a pas été retenue, l'évènement devrait néanmoins être reconduit dans l'avenir.

Un nombre important de personnalités ont vu le jour à Toulouse : parmi les plus renommées, on trouve des hommes ou femmes comme Jean-Luc Reichmann, Sylvain Augier, Laetitia Barlerin, Claude Nougaro, Évariste Huc, Ticky Holgado, Bernard Werber, Catherine Falgayrac, Jean-Louis Debré, Laurent Baffie, Christine Albanel, Laurent Wolf et bien d'autres.

Détail méconnu, Tintin et Milou passèrent tout l'été 1940 à Toulouse, suite à l'invasion de la Belgique le 10 mai précédent, comme l'atteste leur 1re apparition dans Le Soir Jeunesse, le 17 octobre 1940 (couverture Tintin et Milou sont revenus. Passant par la Gare Matabiau de Toulouse le vendredi 31 août 1923, Hergé découvre quant à lui les Pyrénées toute proches autour de Bagnères-de-Bigorre, lors d'un camp de scouts durant trois semaines (tome 1, page 56). Il revint 50 ans plus tard dans la "Ville Rose" lors du 1er Salon de la Bande Dessinée de Toulouse, organisé au Parc des Expositions de la ville en 1973.

En 50 avant JC, déjà, Astérix et Obélix y passaient déjà quelques heures durant une belle journée, à rechercher la spécialité locale de la saucisse (voir ci-après).

L'occitan est la langue vernaculaire de Toulouse. La particularité de la ville est d'être située sur la frontière entre les dialectes languedocien et gascon. La légende veut que le gascon soit parlé sur la rive gauche de la Garonne (quartier de Saint-Cyprien) et le languedocien dans le centre de la ville. Le parler languedocien de Toulouse, le toulousain (tolosan en occitan), parfois appelé la langue mondine (de Raymond, référence à la dynastie comtale), est un parler sud-languedocien. La ville a donné d'illustres écrivains et poètes de langue d'oc, dont Pierre Goudouli. En 1323, furent créés les Jeux floraux, plus vieux concours de poésie encore en cours, récompensant chaque année un auteur de langue d'oc d'une violette dorée à l'or fin. Suite à ce concours, Guilhem Molinièr rédige Las Leys d'Amor (les Lois d'Amour), décrets linguistiques qui recommandent le toulousain comme écriture préférentielle dans les divers pays occitans (sauf la Provence et la Gascogne).

Longtemps interdit d'enseignement dans l'Education Nationale, l'occitan a cessé d'être régulièrement parlé dans la rue vers les années 1920 en dehors de quelques quartiers populaires comme Lalande et Saint-Cyprien où l'on pouvait l'entendre jusque dans les années 1960. Le français pénétra les classes aisées de la ville à la fin du Moyen Âge et le changement de langue (au moins a l'écrit et dans les registres) par l'élite se passa entre 1500 et 1530. Le français parlé à Toulouse a encore (mais de moins en moins) une empreinte occitane, que se soit dans la prononciation (dit accent toulousain), dans la syntaxe ou dans le vocabulaire (voir l'article Liste de mots et expressions de Toulouse).

Au cœur du Sud-Ouest, Toulouse occupe une place stratégique à proximité de la Gascogne. Les restaurants de la ville servent donc de nombreuses spécialités à base de canard (gras de préférence). Cependant le plat qui est le plus connu est sans doute le cassoulet, à base de saucisse de Toulouse et de haricots blancs (tarbais), alimentant une querelle ancestrale entre les partisans du cassoulet de Castelnaudary contre ceux du cassoulet de Toulouse sur ses origines et pour les départager en qualité gustative. Le Cachou Lajaunie a été inventé en 1880 par Léon Lajaunie, pharmacien à Toulouse.

Les autres plats et spécialités caractéristiques de Toulouse sont l'aillade toulousaine (croûton de pain frotté d'ail avec des cerneaux de noix et arrosé d'huile d'olive), la brique du Capitole (bonbons feuilletés au praliné), les escargots toulousains, l'estouffat toulousain (bœuf, pomme de terre, oignon, ail, lardons, carottes, pied de porc, vin et vinaigre), le fénétra (gâteau toulousain au citron, aux amandes et une douzaine de violettes), le foie gras, la poularde à la toulousaine (truffes, foie gras, champignons, ris de veau, etc...), le poulet sauté à la toulousaine (poulet, saucisse de Toulouse, pommes de terre frits, oignon frit, ail, lardons, feuille de sauge et de l'huile d'olive), le ragoût de foie d'oie (foie d'oie, oignon, ail, persil et avec la blanquette de Limoux), la ratatouille à la toulousaine (saucisse de Toulouse, huile d'olive, aubergine, courgette, oignons, ail, poivrons rouge et vert, basilic, tomates, sel et poivre), la salade toulousaine (saucisse de Toulouse, salade romaine, pommes de terre cuites à la vapeur, poivron rouge, câpres, cornichons et huile d'olive) et la saucisse de Toulouse avec plusieurs recettes différentes. Puis le tourrin toulousain (soupe à l'ail, à l'oignon et à l'huile d'olive) et beaucoup d'autres recettes.

De nombreux restaurateurs ont gagné leurs étoiles à Toulouse dans les années 1970-1980 comme Dominique Toulousy, Pierre Roudgé et Lucien Vanel avant eux. De grands chefs comme Michel Sarran, Patrick Donnay ou Yannick Delpech participent au rayonnement de la gastronomie toulousaine et du Sud-Ouest.

La violette est un autre symbole fort liée à la ville de Toulouse. De nombreuses spécialités sucrées y font référence (pétales de violettes cristallisés, bonbons à la liqueur, etc.), que l'on peut trouver dans certaines confiseries spécialisées du centre ville.

Toulouse a été classée ville la plus sportive de France par le magazine sportif « L'Équipe » en octobre 2007. Toulouse possède 368 installations sportives réparties sur 70 sites et jusqu'à 3 500 000 usagers par an d'inscrits dans les clubs de sport de la ville. L'île du Ramier accueille le complexe Nakache dès le début du siècle et la construction de nouveaux sites n'a sans cesse évoluée. Toulouse accueille plusieurs manifestations sportives comme le cross des violettes, le tournoi international de handball, le tournoi international d’épée Marcel Dutot, la coupe du monde de paint-ball, le grand prix de tennis de la ville de Toulouse, le championnat du monde de danse sportive et acrobatique, le tour de France féminin, l’open de France de gymnastique, la coupe du monde de handball, le championnat de France de rugby à XV, la coupe du Monde de rugby à XV, le Volant d'OR Open international de badminton, etc.

Plus de 500 clubs évoluent à Toulouse ce qui représente près de 85 000 licenciés, affiliés à toutes les fédérations sportives, scolaires et universitaires.

Le sport emblématique de Toulouse est le rugby avec son équipe phare, le Stade toulousain, qui joue en Top 14. Le club est présidé par Jean-René Bouscatel et entraîné par Guy Novès. Créé en 1907, il est devenu le club le plus titré d'Europe avec dix-sept titres de champion de France, trois coupes de France et trois coupes d'Europe. Le club, compte aussi de nombreux supporters dans 100 départements français, dans le continent européen et même dans le monde. On parle souvent de diaspora toulousaine. Son stade, Ernest-Wallon, peut accueillir 20 000 personnes. Pour les plus grandes affiches, que ce soit en championnat ou en Coupe d'Europe, le Stade toulousain s'exile chez son voisin du TFC au Stadium.

Le Toulouse Football Club (TFC), fondé en 1970, est une équipe de Ligue 1 qui s'est distinguée en 2007 en se qualifiant pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions. Il dispute sa sixième saison consécutive dans l'élite depuis le titre de champion de France de deuxième division en 2003. Le TFC compte de nombreux supporters dans la France entière, en Europe et dans le monde. Le club est présidé par Olivier Sadran et entraîné par Alain Casanova.

Le Toulouse Fontaines Club est un club de football français basé à Toulouse fondé en 1932. Le club entraîné par Jean-Louis Faure évolue en Championnat de France Amateurs 2.

Le club de rugby à XIII Toulouse Olympique XIII est depuis 2009 en Co-operative Championship, la competition consitituée de clubs anglais située en dessous de la Super League européenne.

Trois représentants toulousains de sports majeurs se sont qualifiés pour la coupe d'Europe en 2007. Le Stade toulousain et le Toulouse FC dans la plus prestigieuse de leur discipline, les Spacer's dans la seconde.

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Toulouse Football Club

Stadium de Toulouse

Le Toulouse Football Club est un club de football français, fondé en 1970. Le club est présidé par Olivier Sadran et entraîné par Alain Casanova.

Le Toulouse FC moderne existe depuis mai 1970 avec la fondation de l'US Toulouse. Ce club n'a rien à voir avec le Toulouse FC fondé en 1937 qui vend tous ses joueurs, jeunes inclus, ainsi que son droit d'évoluer en D1 au club parisien du Red Star en 1967. Le Red Star adoptera d'ailleurs un temps le nom de Red Star Football-Club.

Après cette absorption du TFC par le Red Star en 1967, Toulouse reste orpheline d'un club de haut niveau pendant trois saisons. Le 25 mai 1970, sous l'impulsion de Lilian Buzzichelli, président du « Buzzichelli-Leva-Sports », un fameux club corporatif d'entreprise, et avec l'aide de nombreux industriels de la région, l'US Toulouse est fondée. Les couleurs adoptées sont le rouge et le blanc. La mairie de la ville met à la disposition du nouveau club l'enceinte du Stadium. Pour s'assurer une base solide, l'UST absorbe les Cadets de Gascogne et l'AS Mermoz-Bonnefoy. Just Fontaine rejoint le club en qualité de découvreur de talents, José Farías est recruté au poste d'entraîneur-joueur. Sur la base de tous ces atouts, la Fédération invite l'UST à participer au championnat National (D2) en 1970-71.

Le club s'établit durablement en D2 et y mène une existence de milieu de tableau, sans ambition ni crainte (3e du groupe B en 1974). En 1977, sous l'impulsion du nouveau président Daniel Visentin, le nom de Toulouse FC est repris, le club prend ses couleurs actuelles (violet et blanc), et une politique de recrutement ambitieuse commence (Pierre Cahuzac, Robert Pintenat, Stéphan D'Angelo, László Bálint, Merry Krimau, Robert Rensenbrink, Jean-Luc Vinuesa, Léon Maier, Jean-Philippe Durand, mais aussi un jeune local talentueux, Jean-Luc Sassus) avec la Division 1 pour objectif. Durant les étés 1979 et 1980 sont même organisés deux tournois internationaux au Stadium, voyant la victoire du Bayern de Munich, puis de Saint-Etienne. Le TFC nouveau monte rapidement en puissance, échouant en barrages face à Tours en 1981 (0-1, 2-2) avant de retrouver la D1 l'année suivante.

Au cours des saisons suivantes, le TFC s'offre un recrutement de gros calibre (Bergeroo, Christophe, Domergue, Ferratge, Lacombe, Lopez, Alberto Márcico, Roussey, Soler, Stopyra, Tarantini, etc.) pour asseoir sa place en D1, puis viser rapidement l'Europe. Sous l'impulsion du Suisse Daniel Jeandupeux puis celle, plus énergique, de Jacques Santini, les résultats suivent en dents de scie : 11e en 1983, 5e en 1984, 11e en 1985, et 4e en 1986, place qualificative pour la Coupe UEFA. Dans cette compétition, le TFC fait sensation en éliminant au premier tour le Naples de Diego Maradona (0-1, 1-0, t.a.b.), le Pibe de Oro manquant lui-même le tir au but décisif dans un Stadium en folie. L'aventure européenne s'achève au tour suivant face au Spartak Moscou (3-1, 1-5). En 1986-87, Toulouse réalise sa meilleure saison jusqu'alors, terminant 3e en Championnat et se qualifiant de nouveau pour l'UEFA. Le club étoffe encore son effectif l'année suivante en engageant un Dominique Rocheteau en fin de carrière et malgré une peu glorieuse 13e place en D1, le TFC élimine les Grecs du Panionios au premier tour (5-1, 1-0) avant de s'incliner en seizièmes de finale (1-1, 0-1) face aux Allemands du Bayer Leverkusen, futurs vainqueurs de l'épreuve. C'est sous le maillot de Toulouse, que Dominique Rocheteau jouera son dernier match professionnel, le 31 mai 1989 contre la Matra Racing de Maxime Bossis, qui fait lui aussi ses adieux ce jours-là.

La fin des années 1980 voit le TFC connaître des difficultés financières. Les grands noms, hormis Márcico, quittent le club ainsi que Santini qui est remplacé par Pierre Mosca. D'abord relégué suite à une 19eme place en 1991 le TFC est repêché grâce à la rétrogradation financière de Bordeaux. Le nouvel entraîneur est Victor Zvunka. Le TFC doit recruter malin et s'appuyer sur son centre de formation. Il réussit en partie son pari avec le développement d'une filière de recrutement tchèque (Viliam Hyravy puis Vaclav Nemecek la saison suivante) et en s'appuyant sur une génération prometteuse au sein de son centre de formation ( Fabien Barthez, Jean-François Hernandez, Michel Pavon, Anthony Bancarel).

Puis 1992, c'est le départ d'Alberto Márcico et le club arrive réellement en fin de cycle. Après une saison ponctuée par seulement 3 victoires, le Toulouse FC descend en Division 2 en 1994. Tout au long des années 1990, l'ascenseur entre D1 et D2 est de règle sur fond de situation financière précaire. Le drame éclate finalement en juillet 2001 : relégué en D2 sur le terrain, le TFC se voit rétrogradé d'un rang supplémentaire pour raisons financières par la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG) de la Fédération. Le club se transforme de SAOS (Société anonyme à objet sportif) en SASP (Société anonyme sportive professionnelle) et repart en National, quasiment de zéro, sauvant toutefois son statut professionnel et donc son centre de formation.

Autour du gardien-capitaine Christophe Revault et des défenseurs Stéphane Lièvre et William Prunier restés fidèles à leurs couleurs, une génération de jeunes formés au club endosse le maillot violet avec l'objectif de remonter en Ligue 2 le plus rapidement possible. Ils parviennent à remonter de deux divisions en deux ans avec un effectif presque inchangé, retrouvant la Ligue 1 en 2003 grâce notamment aux incroyables exploits de leur avant centre Cédric Fauré chouchou du public mais pas des dirigeants. Après deux saisons de stabilisation en L1 et un recrutement ambitieux (Laurent Battles, Bryan Bergougnoux, Stéphane Dalmat, Daniel Moreira, entre autres), le TFC annonce viser une place durable dans le haut du tableau à court terme et la qualification pour l'Europe à moyen terme. La saison 2005-06 ne répond cependant pas aux espérances, le club étant rapidement éliminé de toutes les coupes nationales et terminant dans le bas du tableau (16e) en Ligue 1.

Élie Baup s'engage au poste d'entraîneur pour trois ans en mai 2006 en remplacement d'Erick Mombaerts, désormais à la DTN, puis le président Olivier Sadran recadre les ambitions du club à la baisse et fixe l'objectif 2006-07 « entre la huitième et la douzième place » en Championnat. Après un excellent début de saison suivi d'une nette baisse de régime à l'automne, le TFC réalise de très bons résultats sur la phase retour où il est à égalité avec Marseille. Le club décroche un billet pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions en terminant 3e de la saison 2006-2007 à la toute dernière journée, ayant reçu deux points de plus par décision de justice après l'interruption du match contre le FC Nantes le 19 mai, les supporters nantais ayant envahi la pelouse à trois minutes de la fin. Cette 3ème place est donc acquise lors de la dernière journée face aux Girondins de Bordeaux après une victoire 3-1 au Stadium grâce à un triplé du suédois Johan Elmander. Dans le même temps, les autres prétendants, outre Bordeaux, sont battus, comme le Racing Club de Lens à Troyes, 3-0, ou tenus en échec, le Stade Rennais, à Lille, 1-1, avec l'égalisation de Nicolas Fauvergue à la 93ème minute qui envoie les toulousains directement au troisième tour préliminaire de Ligue des Champions.

Pour le retour en coupe d'Europe et pour le premier match de Ligue des Champions de l'histoire du club, le TFC a le malheur de rencontrer en août 2007 un géant européen, le Liverpool FC. Après un match perdu 0-1 au stadium, le TFC perd quinze jours plus tard 4-0 à Anfield dans un match à sens unique.

Reversé en Coupe de l'UEFA, le TFC élimine très difficilement le FK CSKA Sofia (0-0 au stadium, puis 1-1 à Sofia avec un but inespéré à la 96 ème minute du match retour), et se qualifie dans le groupe de qualification composé du Bayer Leverkusen, du FC Zurich, du Sparta Prague et du Spartak Moscou. Avec une série de trois défaites amères, le TFC est éliminé. Le club remporte toutefois pour l'honneur le quatrième match de poule contre le Spartak Moscou sur le score de 2-1. Cela faisait plus de vingt ans que le TFC n'avait plus gagné de matchs en coupe d'Europe.

Le TFC joue ses matchs à domicile au Stadium Municipal de Toulouse. Construit en 1937, le Stadium a actuellement une capacité de 36 000 places et fut séléctionné pour la Coupe du Monde 1998. En 2007 à l'occasion de la Ligue des Champions, une horloge géante effectuant le décompte des jours avant que « la Ligue des Champions ne fasse vibrer le Stadium » avait été installée. Idem pour la Coupe du Monde de Rugby 2007. Le Stadium Municipal est la plus grande enceinte sportive de Toulouse. Il accueille l'équipe professionnelle du Toulouse Football Club ainsi que les grands matches de rugby du Stade toulousain en H Cup (Coupe d'Europe) ou en Top 14 (première division professionnelle). Il a également accueilli des tests matchs de l'équipe de France de Rugby. Il est situé sur l'île du Ramier à proximité immédiate du centre de Toulouse. C'est un pur stade de football ou de rugby, sans piste d'athlétisme autour de la pelouse.

L'inauguration du Stadium dans sa première configuration a eu lieu en 1937, en préparation à la Coupe du Monde 1938. Le stade a subi deux profondes rénovations, en 1949 et surtout en 1997 pour la Coupe du Monde 1998 avec une augmentation de la capacité d'accueil à 36 500 places. Depuis cette date, le Stadium bénéficie régulièrement d'améliorations ; ainsi, à l'été 2005, des panneaux publicitaires numériques ont été installés (le Stadium étant alors le second stade français, après le Stade de France, ainsi équipé), les deux écrans géants ont été changés et agrandis, un restaurant et une bodega ont été créés, les sièges ont été remplacé pour être aux normes UEFA...

Le match de football le plus mémorable ayant eu lieu au Stadium reste cependant le premier tour retour de la Coupe UEFA entre le TFC et le Naples du grand Diego Maradona, le 1er octobre 1986. Ce soir-là, les Toulousains, vaincus 1-0 à l'aller, refont leur retard pendant le temps réglementaire avant de se qualifier aux tirs au but à la surprise générale, Maradona lui-même échouant sur le poteau du gardien toulousain Bergeroo lors du tir décisif.

L'habitude veut que le logo du club change avec le président.

Les supporters du Toulouse Football Club encouragent et soutiennent le club de football français du TFC. Ce club étant le seul club de football de Midi-Pyrénées à jouer en Ligue 1 et du fait de la population concernée (plus de 2 millions d'habitants), les supporters du TFC sont nombreux et divers dans 100 départements français, dans le continent européen et même dans le monde.

Huit groupes de supporters se partagent les virages du Stadium. Dans le virage Est, sont rassemblés les Indians Tolosa 1993 (groupe le plus actif, qui compte aujourd'hui plus de 300 membres et dispose des sections dans le Tarn, dans l'Aveyron, le Limousin mais aussi en région parisienne et même à l'étranger, à Londres), ainsi que le Viola Club créé en 1999 et les Occifans qui est la section francilienne. En face, dans le virage Ouest, sont installés les Ouest Dragons et les Sharks 31 créé en 2005. Dans la tribune Honneur Sud, sont situés les Visca Tolosa, petit dernier des groupes de supporters toulousains créé mi-2007, le Fan Club TFC, le seul et unique club de supportrices (femmes, jeunes femmes et jeunes filles) du TFC comptant 180 membres et les Supporters des violets. Cette association, doyenne de ces groupes, a été créé en 1983. Elle regroupe en fait un certain nombre de sections (environ 200 aujourd'hui) qui sont des antennes visant à regrouper les supporters de la région ou de la ville où elles se trouvent. Elles organisent des déplacements aussi bien au Stadium qu'à l'extérieur et participent ainsi à l'expansion de la "vague violette", c’est-à-dire à l'augmentation du nombre de supporters du TFC même dans des régions pourtant très éloignées de Toulouse, voire dans des pays étrangers. Aujourd'hui, les supporters des Violets sont environ 10 000 à ce jour.

Viola Front (1992-1997), Viola Boys de 2001 à 2004 (suite à des affrontements avec le Kop of Boulogne du PSG), Ultras Violets, Ultras Occitans, West Kop, Purple Cobra, West Boys, Dragons Diaboliques Occitans, Diablotins Occitans, West Dragons, Magic 31, Ultras Toulouse, Commando West Boys, Bad Ducks et Purple Devils.

Le public toulousain n'est pas réputé pour de nombreuses actes violents. Les actes violents recensés sont pour la plupart le fait de mouvements marginaux, comme des rixes et vols de banderoles impliquant les « Urban Service » dans les années 1990. Ces derniers se réclament de mouvements hooligans voire hools, participent des mouvances skinhead, et sont les auteurs de nombreuses violences. Les efforts du TFC à l'encontre de ces agissements ont été nombreux : dissolution des groupuscules violents comme le Viola Front, mais aussi isolement en tribunes séparées. Avec Bordeaux, les Toulousains ont pendant longtemps été amis mais malheureusement en 1994 le match a dégénéré et les supporters des 2 camps se sont affrontés. Depuis les 2 clubs du Sud-Ouest sont rivaux. En octobre 2003, lors d'un match de Ligue 1 face à Montpellier, des supporters montpelliérains se sont déplacés pour en découdre avec les supporters toulousains. Avec le PSG, des supporters toulousains comme les Viola Boys sont très proches du Kop of Boulogne. Ce club de supporters a été dissout en 2004 suite aux affrontements avec le KOB. Puis le Football Club de Nantes. On peut toutefois mentionner que le 4 février 2006, une centaine de supporters toulousains et nantais se sont affrontés près du Pont Saint-Michel à Toulouse. Le bilan est lourd : 5 blessés dont 3 passés par l'hôpital pour les nantais et 6 arrestations des supporters toulousains dont 2 ont reconnu leur garde à vue au commissariat central qu'ils avaient participé aux affrontements. Cette rivalité dure depuis 1990. Et enfin avec l'Olympique de Marseille, en septembre 2007, un supporter toulousain a été gravement blessé. De très violents incidents ont éclaté entre les stadiers marseillais et les supporters toulousains. A noter que le 28 février 2008 (4 jours après le match retour), 3 supporters toulousains sont condamnés à 3 mois de prison avec sursis et 5 ans d'interdiction de stade pour violences en marge du match TFC-OM., .

Le TFC est également soutenu par des personnalités, souvent dans la tribune Honneur sud.

Citons ici ceux qui ne se contentent pas de se faire voir au Stadium mais qui sont ouvertement supporters du TFC : Christine Albanel, Cécile Argiolas, Dominique Armand, Sylvain Augier, Laurent Baffie, Coralie Balmy, Anthony Bancarel, Brigitte Barèges, Laetitia Barlerin, Cédric Berrest, Philippe Bonnecarrère, Jean Bouilhou, Benjamin Boukpeti, Jean-René Bouscatel, Daniel Bravo, Séverine Brémond, Yannick Bru, Laurent Cabrol, Patrice Carmouze, Manon Cassini, Clémence Castel, Alain Cayzac, Magyd Cherfi, les Chevaliers du Fiel, Vincent Clerc, Pierre Cohen, Julien Courbey, Dadoo, André Daguin, Bernard Debré, Pascal Despeyroux, Mike Di Meglio, Stéphane Diagana, Don Choa, Sophie Duarte, Jean-Baptiste Élissalde, Jean-Pierre Élissalde, Émile et Images, Tony Estanguet, Catherine Falgayrac, Jessyca Falour, Just Fontaine, Pierre Galibert, Xavier Garbajosa, Jade, Laurent Jalabert, Yannick Jauzion, Christian Jeanpierre, KDD, Christophe Kempé, François Laforge, Francis Lalanne, Catherine Lemorton, Cyril Lignac, Jean-Pierre Mader, Magloire, Frédérique Massat, Émilie Mazoyer, Maxime Médard, Art Mengo, Romain Mesnil, Frédéric Michalak, Laure Milan, David Moncoutié, Mahyar Monshipour, Moos, Chloé Mortaud, Vincent Moscato, Jean-Luc Moudenc, Guy Novès, Yannick Nyanga, Claude Onesta, Fabien Pelous, Jean-Christophe Péraud, France Pierron, Didier Pitorre, Clément Poitrenaud, Jean-Baptiste Poux, Antoine Préget, Laurent Recouderc, Regg'lyss, Jean-Luc Reichmann, Jean Rességuié, , Hervé Revelli, Franck Rizzetto, Jean-Luc Roy, Alexandre Ruiz, Maryline Salvetat, Pierre Salviac, Audrey Sarrat, Claude Sicre, Anne-Lise Touya, Darren Tulett, Doriane Vidal, Sophie Vouzelaud, Émile Wandelmer, Laurent Wolf et Zebda. Cette liste partielle ne prend pas en compte les footballeurs, ex-footballeurs ou membres du club.

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Toulouse FC (1937)

Le Toulouse Football Club est un club de football français fondé en 1937 et dissous en 1967. Ce club qui porte le même nom que l'actuel club vedette de la Ville Rose, le Toulouse FC, n'a pourtant aucun rapport avec le « TéFéCé ».

Deux clubs dominent le football toulousain avant la Première Guerre mondiale : le Stade olympique des étudiants toulousains et le Stade olympien vélo-sport de Toulouse. Les « Étudiants » se paient même le luxe d'éliminer sèchement (5-0!) l'Olympique de Marseille (1905) et le fameux Olympique Sétois (1907) en phases finales du championnat de France U.S.F.S.A. Mais, les Toulousains n'atteignent jamais la finale nationale, échouant en demi-finales en 1905 et 1906. Les Étudiants se muent en « Stade Toulousain » (1908) et dominent sous ce nom la période allant jusqu'à la première guerre mondiale, sans pour autant atteindre les demi-finales nationales.

Ainsi, contrairement à une légende tenace, le football de « haut niveau » est pratiqué dans la Ville Rose depuis déjà un siècle ! Toulouse, à l'image de Bordeaux, est à la pointe du football dans une zone pourtant largement favorable au rugby. Rappelons ici que les rugbymen du Stade Toulousain n'engrangent leur premier titre national qu'en 1912.

L'entre-deux-guerres est nettement plus favorable aux manieurs de ballon ovale. Toutefois, l'idée de créer un grand club pro à Toulouse émerge rapidement. Le 7 juillet 1936, une commission de propagande pour l'implantation du football professionnel à Toulouse se réunit sous l'impulsion de M. Lauriol et du président du FC Sète voisin, Georges Bayrou. On décide d'organiser des matches de prestige afin de jauger le potentiel de spectateurs dans la cité des violettes. La première rencontre oppose le club espagnol de Badalona au FC Sète (victoire sétoise 3-0) devant 10.000 spectateurs. Les Sétois affrontent ensuite Cannes : nouvelle victoire de Sète et surtout nouveau succès populaire. Enfin, le 3 janvier 1937, les Toulousains goûtent au football européen avec un match Wiener de Vienne contre Kipest de Budapest. Ces matches d'exhibition s'étant montrés concluants en termes de recettes, la création d'un club professionnel à Toulouse est décidée.

Le 20 mars 1937, dans une salle du 9 place des Arcades au Capitole, naît le Toulouse Football Club, dont les couleurs sont rouge et blanche. M. Lauriol en est le président. Le club est admis à disputer le championnat professionnel de Division 2 en juillet 1937. Le Stadium (10.000 places) est mis en chantier en cette même année 1937 afin d'accueillir la prochaine Coupe du monde de football.

Le premier entraîneur-joueur de Toulouse est l'ancien capitaine de l'équipe de France, Pierre Cazal. Le gardien Roux et les attaquants Cammarata, Laurent et Jelinek sont les fers de lance de la jeune équipe. Pour leur première saison, les Rouge et Blanc terminent à une honorable 7e place. En Coupe de France, le T.F.C. atteint le stade des 8es de finale. L'Olympique Lillois met fin à cette campagne (1-0).

A signaler durant ces années 1930' la présence dans l'équipe du toulousain André Riou, futur entraîneur du club qui se distinguera par la suite en remportant pour la première fois le championnat (1958) et la coupe (1954) de Belgique à la tête de l'équipe du Standard de Liège, toujours coiffé de son sempiternel béret sur le banc de touche.

L'avant-centre Planques signe à Toulouse pour la somme importante pour l'époque de 65.000 F. Avec ses coéquipiers, il mène le T.F.C. en 4e position du championnat 1938-39.

Mais la guerre intervient. De nombreux joueurs s'exilent à Toulouse (dont le 1er buteur de la Coupe du monde Lucien Laurent), et le club devient une place forte du football français. Au cours de la saison 40-41, le T.F.C., renforcé par les Racingmen Raoul Diagne, Maurice Dupuis et Mario Zatelli, ainsi que Lucien Laurent, enlève la finale de la Coupe de France de zone non occupée face à Saint-Étienne (1-0 but de Zatelli). En finale inter-zone, les Toulousains, qui pratiquent un W.M. défensif avec marquage individuel, sont battus 3-1 par les Girondins de Bordeaux. Deuxième des championnats de zone Sud 1941 et 42, le T.F.C. est enfin sacré champion en 1943.

La saison suivante, la funeste réforme du colonel Pascot transforme le T.F.C. en Toulouse-Pyrénées. Cette équipe fédérale atteint la 6e place en championnat et les 8es de finale de la Coupe de France, tandis que le T.F.C. amateur est éliminé en 16es.

Dès 1944, les équipes fédérales disparaissent et le T.F.C. professionnel renaît. Toulouse parvient en demi-finales de la Coupe 1945, mais est sèchement éliminé par Lille, 4-0.

Le T.F.C. est reversé en D2 à la reprise des compétitions de paix. MM. Bardou, Masal et Carrière composent le comité directeur du club. Cammarata est nommé entraîneur-joueur et recrute René Vignal. La ligne d'attaque Cammarata-Keller-Hoffman inscrit 88 buts dans la saison (seul le L.O.S.C., champion de D1, fait mieux avec 89 buts), permettant au T.F.C. de terminer deuxième, derrière Montpellier à la différence de buts et d'accéder en Division 1. M. Bardou quitte alors la président avec le sentiment du devoir accompli. M. Lauriol reprend son poste. De nouveaux joueurs font leur apparition comme Noël Sinibaldi, mais très vite, les résultats sont plus que moyens ; M. Bardou est alors rappelé à la présidence. Il place Enée, joueur au T.F.C. depuis 1942, au poste d'entraîneur. Celui-ci parvient à maintenir le club parmi l'élite en arrachant la 14e place.

A l'intersaison 1947, Toulouse perd de nombreux joueurs dont Keller et Vignal, cédé au Racing pour 2 MF. Le gardien Ibrir, Fortunel, Sbroglia et Bilancini endossent la tunique rouge et blanche. Toujours sous la conduite d'Enée, le T.F.C. se classe 13e.

La grande affaire de l'année 1948 est l'arrivée à Toulouse du canonnier yougoslave Golob, grâce au talent de négociateur du président Bardou. Les frères Lanfranchi sont également recrutés et le T.F.C. se hisse en 9e position au printemps 1949. Le club de la cité des violettes évolue désormais dans un Stadium refait à neuf et pouvant accueillir jusqu'à 35.000 spectateurs. La saison suivante montre enfin la vraie valeur de la formation toulousaine, juste renforcée par Urbanski et Marty. Seconds à l'approche des fêtes de fin d'année, les « Violettes » décrochent la 4e place, avec quelques regrets. Le président Bardou est tout de même fier de son équipe qui peut compter sur un public fidèle : plus de 10.000 spectateurs de moyenne sont enregistrés au Stadium!

Durant la période des transferts, l'avant-centre Marcel Poblome et le meneur de jeu Gomez quittent la ville rose, tandis que l'attaquant de Valladolid Vaquero vient renforcer la ligne offensive. Durant la saison 1950-51, la malchance s'acharne sur le T.F.C. L'infirmerie ne désemplit pas et les finances sont au plus bas. En cours de saison, le siège du club quitte la place du Capitole pour s'installer rue d'Alsace. Ce déménagement provoque une scission au sein des dirigeants, les anciens restant alors au Capitole!

17e au classement final en 1951, les Toulousains retrouvent « l'enfer de la D2 ». Un changement s'opère alors à la tête du club : le comité directeur est réduit à six membres dont MM. Lonné et Puntis. M. Bardou reste président et Enée entraîneur. Il dirige une équipe qui enregistre les départs de Fortunel, Sbroglia, Marcel Lanfranchi et Ibrir. Pour composer sa formation, Enée s'appuie sur une base défensive solide (Mercadier, Jean Lanfranchi, Libar et Bouchouk), mais délaisse quelque peu l'attaque. Résultat, le T.F.C. est 12e de D2, en marquant seulement 52 buts pour 57 encaissés.

Cette désillusion entraîne une nouvelle révolution de palais : M. Puntis, ancien trésorier et mécène du club, est porté à la présidence. Il démet Enée de ses fonctions et nomme Charles Nicolas entraîneur. Dans le même temps, le T.F.C. perd son international André Frey, au club depuis 1944. Rapidement, les Toulousains sont à la lutte en haut de tableau avec Strasbourg. Le match décisif entre les deux clubs se déroule à la Meinau devant 27.000 spectateurs dont un millier de Toulousains. À cette occasion, les supporters du T.F.C. offrent à leurs homologues strasbourgeois une oie vivante. Mais, du fait d'un arbitrage très contestable de M. Tordjam, le match, remporté par Toulouse 2-1, se termine dans la plus grande confusion : envahissement du terrain, intervention de la police... Du coup, les Strasbourgeois, mécontents, rendent l'oie! De retour à Toulouse, les supporters s'occupent de l'animal puis le font empailler à sa mort. Ainsi, cette « mascotte » trônera désormais au siège du club.

A l'issue de la saison, les Rouge et Blanc sont sacrés champions de D2 et accèdent en première division. L'attaque toulousaine est particulièrement efficace avec 92 réalisations, tandis que la défense est hermétique (29 buts concédés). Cette équipe 1952-53 a fière allure : citons ici le gardien Rouxel, les défenseurs Pleimelding et Hadad, les milieux Rossi, Dereuddre et Cahuzac, sans oublier les redoutables attaquants Abdelhamid Bouchouk, Mellberg (meilleur buteur cette saison avec 27 buts) et le Finlandais Rytkonen, grande vedette du T.F.C. jusqu'à son départ en 1960.

Eliminé en Coupe de France en 8es de finale, le T.F.C. participe à la première Coupe Drago. Le 5 mai 1953, Sochaliens et Toulousains s'affrontent en finale. Menés 3-0 à la mi-temps, les Toulousains remontent leur handicap après le repos, 3-3! Sochaux est déclaré vainqueur après tirage au sort... La même année 1953, Toulouse est également finaliste du Trophée Teresa Herrera face au Real de Madrid, qui l'emporte 8-1.

De retour en D1, Jules Bigot, ex-international et deux fois vainqueur de la Coupe de France, prend en main l'équipe. Sur leur lancée, les Toulousains jouent les premiers rôles en championnat, se classant 4e en 1954. M. Puntis quitte alors son poste de président pour reprendre celui de trésorier. M. Lonné lui succède, mais est toujours conseillé par son prédécesseur.

La saison 1954-55 voit un combat acharné pour la première place entre Toulouse et le Stade de Reims. Le jeudi 3 février 1955, 30.000 spectateurs envahissent les tribunes du Stadium, deux heures avant le coup d'envoi du choc T.F.C.-Reims. Même les patrons toulousains accordent à leurs employés une permission exceptionnelle! L'ailier Valorizek ouvre la marque pour Toulouse. Le T.F.C. se dirige alors tout droit vers une victoire importante, quand l'arbitre accorde un penalty aux Rémois. Raymond Kopa le transforme et les deux équipes se séparent sur ce score nul de 1-1. Finalement, les Rémois sont sacrés champions de France, les Toulousains ratant le titre et une place en Coupe des Champions, nouvellement créée, pour quatre points...

Septième en 1956, puis 8e en 1957, le T.F.C. a bien du mal à suivre les grosses cylindrées pour le vingtième anniversaire du T.F.C. professionnel. Pour fêter dignement cet événement, les Toulousains accèdent en finale de la Coupe de France! Le parcours ne fut pourtant pas aisé : dès les 32es de finale, les Toulousains souffrent pour battre la modeste équipe de Blanzy-Montceau (2-1). En 16es, menés 2-1 par Lens, les Toulousains arrachent le match nul grâce au but de l'Argentin Di Loreto. Aucun suspense pour le match d'appui, le T.F.C. s'imposant 3-0.

Au tour suivant, les Rouge et Blanc peinent pour éliminer Grenoble (D2). Là aussi, le match d'appui est nécessaire pour atteindre les quarts (0-0 ; 2-0). Se présente alors Sedan, vainqueur de l'édition précédente. Di Loretto, encore lui, arrache le résultat nul dans les ultimes secondes de jeu d'un but de la tête. Sous le coup de l'émotion, Jules Bigot s'évanouit et est transporté dans les vestiaires sur une civière! Lors de la prolongation, les Toulousains, survoltés, inscrivent deux nouveaux buts, et, malgré le retour des Sedanais, obtiennent leur qualification pour les demi-finales.

30.000 spectateurs à Colombes accueillent le T.F.C. et l'OGC Nice, grand favori de l'épreuve. Après 54 minutes de jeu, les Toulousains mènent déjà 2-0. Mais en neuf minutes, les Niçois reviennent au score. Dans les ultimes instants de la partie, Bocchi décoche un tir des trente mètres qui fait mouche. Toulouse se qualifie pour la première fois en finale de la Coupe Charles Simon!

Les hommes de Bigot affrontent le SCO Angers à Colombes. La partie est arbitrée, fait unique, par un Anglais, M. Clough. Il assiste à un match agréable où neuf buts sont inscrits! Le T.F.C. mène rapidement au score 3-0 grâce à un doublé de l'international René Dereuddre et un but de Bouchouk. Grâce à son système de jeu moderne en 4-4-2, le T.F.C. garde une confortable avance. Bocchi, Di Loreto et Brahami alourdissent même la marque, et Toulouse remporte la Coupe 6-3.

Quatre jours plus tard, le T.F.C. se mesure au vainqueur de la Cup anglaise, Aston Villa. À la surprise générale, les Toulousains s'imposent 2-1.

Malgré l'arrivée de Jean Wendling, les années 1958 et 1959 sont assez ternes pour le T.F.C. (10e et 14e, présence de l'international Lucien Muller). En revanche, 1960 voit le retour des Toulousains en haut de tableau. Emmenés par René Pleimelding, entraîneur depuis 1958, le gardien Guy Roussel, les internationaux Richard Boucher, Pierre Cahuzac et Léon Deladerière, le Suédois Yngve Brodd et le Finlandais Aulis Rytkönen propulsent le T.F.C. en 5e place. Cet embellie ne dure pas et les trois années suivantes les Toulousains retrouvent le ventre mou du classement.

Au seuil de la saison 1961-62, Jean-Baptiste Doumeng, le « milliardaire rouge » ami de M. Puntis, devient président. Sous son impulsion, les Toulousains se hissent à nouveau à la 5e place en 1964.

Le 16 juin 1964, Kader Firoud, joueur durant la guerre, devient entraîneur. Après une saison d'adaptation (11e), où Firoud met en place un système de jeu hyper défensif, le T.F.C. accroche une brillante 4e place qui lui ouvre les portes de la Coupe d'Europe des Villes de Foires. En Coupe de France, après avoir successivement éliminé Angoulême, Gueugnon, Lyon et Sochaux, les Rouge et Blanc affrontent le RC Strasbourg en demi-finales. Sous la pression de Baraffe, Dorsini et Jacky Bernard, Toulouse ouvre la marque dès la 11e minute par Soukhane. Suite à l'expulsion du gardien toulousain Devis, Soukhane prend sa place dans les buts. Les Strasbourgeois en profitent et arrachent la prolongation dans les ultimes secondes de jeu. Strasbourg enlève tous les espoirs de finale aux Toulousains avec deux nouveaux buts.

En 1966, le T.F.C. découvre enfin les joutes européennes. Opposés aux Roumains du Dinamo Pitesti, les Toulousains s'imposent 3-0 devant une petite chambrée (5.000 spectateurs). Tout semble bien engagé pour passer ce tour, mais en Roumanie, en l'espace de neuf minutes, Pitesti revient au score. Mené 4-1, le T.F.C. reste qualifié. Mais, dans les dernières minutes, le Roumain Turkan brise les rêves toulousains en inscrivant un cinquième et dernier but.

Cette saison est également la dernière pour le Toulouse Football Club. Le président Doumeng est à la recherche d'argent et frappe à toutes les portes, y compris à la mairie, pour renflouer les caisses du club. En vain... Le club, avec joueurs et staff technique, déménage alors à Saint-Ouen et offre la possibilité au Red Star, qui se morfond en D2, de rejoindre l'élite! Toulouse est dépossédée de son cher T.F.C. ; le foot professionnel est mort dans la ville rose. Malgré le scandale qu'engendra cet authentique vol de club, il faudra encore attendre plusieurs années avant que la Fédération ne limite à quelques kilomètres les possibilités de fusion entre deux clubs (années 1980).

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Stadium (Toulouse)

Vue extérieure

Le Stadium Municipal est la plus grande enceinte sportive de Toulouse. Il accueille l'équipe professionnelle du Toulouse Football Club ainsi que les grands matches de rugby du Stade toulousain en H Cup (Coupe d'Europe) ou en Top 14 (première division professionnelle). Il a également accueilli des tests matchs de l'équipe de France de rugby à XV. Il est situé sur l'île du Ramier à proximité immédiate du centre de Toulouse. C'est un pur stade de football ou de rugby, sans piste d'athlétisme autour de la pelouse.

La construction du Stadium a été décidée alors que Étienne Billières était maire de Toulouse. Il s'intègre dans l'ensemble du Parc municipal des Sports conçu par l'architecte Jean Montariol qui comprend également la piscine Nakache. Il est inauguré, dans sa première configuration, en 1937, en préparation à la Coupe du Monde 1938. Le stade a subi deux profondes rénovations, en 1949 et surtout en 1997 pour la Coupe du Monde 1998 avec une augmentation de la capacité d'accueil à 36 500 places. Depuis cette date, le Stadium bénéficie régulièrement d'améliorations ; ainsi, à l'été 2005, des panneaux publicitaires numériques ont été installés (le Stadium étant alors le second stade français, après le Stade de France, ainsi équipé), les deux écrans géants ont été changés et agrandis, un restaurant et une bodega ont été créés et en 2007, les sièges alors en béton sont remplacés par des sièges en plastiques de couleur violet et blanc avec les inscription TFC.

Le match de football le plus mémorable ayant eu lieu au Stadium reste cependant le premier tour retour de la Coupe UEFA entre le TFC et le Naples du grand Diego Maradona, le 1er octobre 1986. Ce soir-là, les Toulousains, vaincus 1-0 à l'aller, refont leur retard pendant le temps réglementaire avant de se qualifier aux tirs au but à la surprise générale, Maradona lui-même échouant sur le poteau du gardien toulousain Bergeroo lors du tir décisif.

Lors de la Coupe du Monde 1998, le Stadium a accueilli six matchs.

Malgré le fort intérêt du public toulousain pour le rugby, le Stadium n'a accueilli quatre matches de poules lors de cette coupe du monde.

Le 16 septembre 1992, la tournée Dangerous World Tour de Michael Jackson fait étape au Stadium où 40 000 spectateurs assistent au concert.

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Source : Wikipedia