Tokyo

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Posté par woody 14/03/2009 @ 00:07

Tags : tokyo, japon, asie, international

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Tokyo Motor Show

Salon automobile de Tokyo

Le Salon de l'automobile de Tokyo, plus connu sous le nom de Tokyo Motor Show (東京モーターショー, Tokyo Motor Show?), est un salon international automobile qui se déroule tous les deux ans, généralement dans la période octobre-novembre, dans les locaux Makuhari Messe, à Chiba.

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Festival international du film de Tōkyō

Le Festival international du film de Tōkyō(en japonais : 東京国際映画祭, Tōkyō kokusai eiga-sai, en anglais : Tokyo International Film Festival、acronyme : TIFF) est un festival cinématographique qui a lieu tous les ans au mois d'octobre à Tōkyō. Il a été créé en 1985. Bien que ce festival soit reconnu par la FIAPF(Fédération Internationale des Associations de Producteurs de Films), il vise principalement des films qui ne sont pas présent dans les festivals généralistes.

Le festival est devenu l'un des plus importants en Asie avec le Festival international du film de Hong Kong et le Festival international du film de Pusan.

L'Association japonaise de promotion internationale du cinéma (UniJapan), organisateur du festival, dispose d'une autorisation de la FIAPF pour un festival cinématographique avec compétition (Competitive Feature Film Festivals). En 2007, le budget du festival s'élevait à 1,3 milliard de yen.

A l'origine, en 1985, ce festival, qui avait lieu principalement dans les salles de cinéma de Shibuya, était bi-annuel avant de passer à un rythme annuel à partir de 1989. En 1994, pour commémorer le 1200e anniversaire de la fondation de Heian (Kyōto), le festival, baptisé pour l'occasion "7e Festival international du film de Tōkyō - Grande rencontre de Kyōto", se déroula justement à Kyōto.

En commencant par les productions majeures, celles en compétition pour le Tokyo Sakura Grand Prix, celles médiatiques et hautement divertissantes rassemblées dans les Special Screenings, les merveilles du cinéma asiatique des Winds of Asia - Middle East ou encore les productions japonaises de la catégorie Japanese Eyes, ce ne sont pas moins d'une trentaine de films à être projetés durant ce festival.

En 2007, pour sa 20e édition, le festival se para des couleurs du nouveau Japan International Contents Festival (CoFesta), lancé la même année sous l'impulsion du ministère japonais des Finances.

En 2008, pour la 21e édition, Coca-cola Japon et Teijin Limited (compagnie spécialisée dans les fibres textiles) ont fournit pour la cérémonie d'ouverture du festival, un tapis écologique entièrement réalisé à partir de fibres issues du recyclage de bouteilles en plastique.

En 2007, Tsuguhiko Kadokawa (角川 歴彦, Kadokawa Tsuguhiko), dirigeant du groupe Kadokawa, spécialisé dans l'édition, se retira de la direction du festival. Il a été remplacé à ce poste, à partir de l'édition 2008, par le producteur Tetsuya "Tom" Yoda (依田 巽, Yoda Tetsuya).

A l'heure actuelle, le festival se déroule principalement dans les quartiers de Roppongi (notamment au multiplexe cinématographique du groupe Toho) et de Shibuya (au Bunkamura, un vaste complexe culturel). Des projections ont également lieu dans d'autres parties de la capitale en collaboration avec différentes salles de cinéma et lieux d'exposition.

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Tōkyō

Carte du Japon avec la Préfecture de Tōkyō mise en évidence

Tōkyō (littéralement « capitale 京 de l’est 東 », par opposition à 京都 : Kyōto, littéralement « ville capitale », l'ancienne capitale) est la capitale administrative de facto du Japon depuis 1868, en tant que lieu de résidence de l'Empereur du Japon, du Premier ministre et siège de la Diète (le parlement japonais), du Cabinet, de tous les ministères qui le constituent et de toutes les ambassades étrangères. Ce statut n'est toutefois pas défini par la Constitution. Elle constitue le principal centre politique de l'archipel depuis le XVIIe siècle.

Mondialement réputée pour son aspect alliant ultra-modernité et tradition, elle est caractérisée par ses gratte-ciels, ses magasins de produits électroniques et de matériels hi-fi, mais aussi par ses nombreux sanctuaires shinto et temples bouddhistes, notamment dans les arrondissements de Chiyoda, Shibuya ou Minato.

La métropole de Tōkyō ou préfecture de Tōkyō forme l'une des 47 préfectures du Japon, mais dispose d'un statut administratif particulier de préfecture métropolitaine. L'agglomération de Tōkyō toutefois s'étend au-delà des limites territoriales de la préfecture, rayonnant sur une large frange de la baie de Tōkyō, ainsi que sur la région du Kantō. L'agglomération de Tōkyō, quelque soit la manière dont on la définit, forme l'aire urbaine la plus peuplée au monde.

Son ancien nom est Edo (江戸), « porte de la rivière », en référence à la rivière Sumida qui la traverse. En français, les habitants de Tōkyō sont appelés les « Tokyotes » ou les « Tokyoïtes ». Les japonais quant à eux désignent généralement les habitants de Tōkyō par les expressions Azumaotoko (東男, littéralement « homme de l'Est »?) pour les hommes et Kyōonna (京女, littéralement « femme de la capitale »?) pour les femmes. Le terme d'Edokko (江戸っ子, littéralement « enfant d'Edo »?), désignant historiquement les natifs de la ville lorsqu'elle s'appelait encore Edo, est toujours utilisé pour désigner les « Tokyoïtes de souche », dont les ancêtres sont eux-mêmes nés dans l'un des arrondissements de la capitale japonaise sur plusieurs générations, et qui montrent une certaine identité propre, caractérisée par l'utilisation encore de nos jours de certaines expressions et de l'accent nés de l'ancien dialecte local, l'Edokotoba, et symbolisée par Isshin Tasuke (figure de fiction très populaire), le personnage de Tora-san du film Otoko wa tsurai yo ou encore par le chien Hachikō.

En japonais, le nom de la ville s'écrit 東京 (et se prononce ainsi). La transcription phonétique en alphabet latin selon la méthode Hepburn donne Tōkyō, le ō avec macron dénotant un o long. Cette méthode de transcription est utilisée dans les transports japonais et dans la plupart des encyclopédies et dictionnaires francophones. La méthode Kunrei donne Tôkyô et la méthode JSL, Tookyoo. Le gouvernement japonais autorise également l'utilisation de la graphie « Tohkyoh » sur les passeports, reprenant une représentation des voyelles longues familière aux anglophones.

En français, on ne prononce pas le nom de la ville comme en japonais et l'on écrit généralement « Tokyo », ce qui correspond à la prononciation française /tɔ.kjo/. L'ancienne graphie Tokio qui était utilisée en français au début du XXe siècle, est toujours utilisée en allemand et en espagnol, ainsi qu'en espéranto (entre autres).

Pour la France, l'arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales, pris conjointement par les ministres des Affaires étrangères et de l’Éducation nationale, « recommande » la seule graphie Tokyo. Il en va de même de la commission de toponymie de l'Institut géographique national français et du code de rédaction interinstitutionnel de l'Union européenne.

Enfin, les Japonais eux-mêmes utilisent parfois la graphie Tokyo dans leur retranscription en rōmaji du nom de la ville.

Le terme de Tōkyō peut désigner plusieurs réalités différentes, que ce soit sur le plan géographique, urbain ou administratifs.

Les 23 arrondissements spéciaux remplacent l'ancienne ville de Tōkyō, dissoute en 1943. Sur le plan administratif, ils forment chacun des municipalités distinctes, comparable à l'autre type de commune urbaine de l'organisation administrative du Japon, les « villes », si ce n’est qu’elles ont un champ de compétence restreint par rapport à ces dernières, à l'instar par exemple des arrondissements de Paris, le gouvernement préfectoral ayant notamment en charge certains services publics appartenant traditionnellement à l'échelon communal comme l'approvisionnement en eau, le traitement des eaux usées et les services publics, tandis que les arrondissements n'ont pas de revenus propres, vivant uniquement des transferts financiers concédés par la préfecture. Elles ont toutefois chacune, à l'instar des autres communes japonaises, une assemblée délibérante et un maire élus au suffrage universel direct tous les quatre ans. Ces arrondissements spéciaux réunissent plus de huit millions d'habitants sur 617 km2, soit environ 14 000 hab/km2.

Par centre de Tōkyō, on peut entendre les 23 arrondissements spéciaux. Dans un sens plus restrictif, l'expression peut désigner les 10 arrondissements encerclés par la Yamanote, une importante ligne de train circulaire : Minato, Shinagawa, Shibuya, Shinjuku, Toshima, Kita, Arakawa, Taitō, Chiyoda et Bunkyō (le seul à n'être pas directement desservi par la ligne). Plus étroitement encore le centre peut faire référence aux trois arrondissements les plus centraux qui constituent le cœur historique de l'ancienne Edo, à savoir Chūō (dont le nom signifie d'ailleurs littéralement « centre » en japonais), Minato (le « port » historique, comme son nom l'indique) et Chiyoda. C'est dans ce dernier que se trouvent le palais impérial et la plupart des grandes institutions politiques nationales. Le centre de Tōkyō se distingue traditionnellement en deux parties : Shitamachi et Yamanote.

Shitamachi (下町, Shitamachi? littéralement « ville basse ») au nord-est désigne les anciens quartiers populaires du vieux Tōkyō et comprend Kanda, Nihombashi, Kyobashi, Shitaya (Ueno), Asakusa, Honjo et Fukagawa.

Yamanote (山の手, Yamanote? littéralement « main de la montagne » et qui signifie « côté montagne ») désigne les quartiers autrefois occupés par l'aristocratie, à l'ouest du château d'Edo et actuel palais impérial, et qui constituent encore aujourd'hui les centres administratifs et politiques de la préfecture et du Japon, en comprenant le nord de Chiyoda et les arrondissements de Shinjuku et Bunkyō.

Elle ne se superpose pas à l'agglomération de Tōkyō : elle comprend des zones rurales, dans les collines de Tama à l'ouest, alors que l'agglomération s'étend largement dans des préfectures voisines. La préfecture de Tōkyō dispose d'une plus grande autonomie que les autres, en combinant notamment l'ensemble des compétences dévolues à l'échelon préfectoral (en matière de transport, d'éducation, d'infrastructures, de sécurité) mais en remplissant aussi plusieurs prérogatives généralement détenues par les communes.

Depuis 1999, le gouverneur de la métropole (élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans), parfois appelé par abus de langage « maire de Tōkyō », est Shintarō Ishihara, écrivain et homme politique controversé, ancien membre du Parti libéral démocrate (droite). Il gouverne la préfecture en s'appuyant sur une majorité PLD-Nouveau Kōmeitō qui contrôle, depuis les élections de l'assemblée préfectorale en 2005, 70 sièges sur 125 au sein du corps législatif de la préfecture.

Il existe de nombreuses manières de délimiter l'agglomération de Tōkyō.

Au sens de l'ONU, l'aire urbaine de Tōkyō-Yokohama, proche de la « Grande Aire métropolitaine du Kantō » définie par le Bureau des statistiques japonais, est la plus peuplée du monde. Elle comprend la majeure partie des préfectures Chiba, Kanagawa, Saitama, et quelques parties d'autres préfectures. Elle compte en 2007 35,676 millions d'habitants répartis sur un espace bâti continu (le second au monde après celui du Grand New York) de 7 835 km2, soit approxiativement 4 553 hab/km2, et plus du quart de la population totale du Japon (27,9 %) résidant sur un peu plus de 2 % du territoire national.

Enfin, dans un sens statistique plus large, l'aire métropolitaine de Tōkyō, en suivant la définition utilisée pour délimiter celle de New York, englobe la quasi-totalité des préfectures de Chiba, Kanagawa et Saitama, mais également des régions environnantes moins urbanisées, soit des parties des préfectures de Gunma, Tochigi et Ibaraki au nord et de la péninsule d'Izu, dans la préfecture de Shizuoka, au sud-ouest. Elle compte alors une population estimée en février 2008 à 39,2 millions d'habitants et s'étend sur plus de 16 400 km2. Cette région urbaine a une densité de population d'environ 2 400 hab/km2.

Elle constitue l'hypercentre et la limite est de la Taiheiyō Belt, la mégalopole japonaise qui s'étend sur 1 200 km de Tōkyō au nord-est à Fukuoka au sud-ouest, en suivant toute la côte sud d'Honshū et s'étendant au nord de Kyūshū.

Au temps féodal, l'actuelle préfecture de Tōkyō faisait partie de la province de Musashi, et plus précisément, à la période Sengoku, du domaine du clan Go-Hōjō. Après la défaite de ces derniers face à Hideyoshi Toyotomi en 1590, ce dernier offre les neuf provinces de la région du Kantō à Ieyasu Tokugawa qui choisit alors le petit village d'Edo, centré autour d'un château construit en 1457, pour servir de capitale à son domaine.

Ieyasu devient Shogun après la bataille de Sekigahara en 1600 et donc Edo devient de fait le centre politique du Japon, ouvrant ainsi ce que les historiens appellent l'ère d'Edo, et cela même si officiellement Kyōto reste la capitale comme lieu de résidence des empereurs. Tous les daimyōs avaient une résidence à Edo et il fallait que leurs épouses et fils héritiers y demeurent. La ville regroupe bientôt une population importante et dense et ainsi, malgré un grand incendie en 1657 qui détruisit une grande partie de la ville et tua près de 100 000 personnes , la ville compte au XVIIIe siècle près d'un million d'habitants sur une population totale de 30 millions pour tout le Japon.

En juillet 1868, suite à la « révolution Meiji », l'empereur Mutsuhito choisit Edo comme nouveau lieu de résidence et la ville est renommée Tōkyō, « la capitale de l’est ». En 1871, la préfecture urbaine de Tōkyō (東京府, Tōkyō-fu?) est fondée en regroupant la cité (divisée en 15 arrondissements) et les environs (6 districts), et en 1889 les 15 arrondissements forment la « Ville de Tōkyō » (東京市, Tōkyō-shi?). En 1932, 5 des 6 districts sont réunis à la commune de Tōkyō qui compte désormais 35 arrondissements.

En 1943, la préfecture et la Ville de Tōkyō ont fusionné (en absorbant également des districts à l’Ouest) et la « préfecture métropolitaine de Tōkyō » (Tōkyō-to) a été créée. La commune de Tōkyō n'existe donc plus, ses arrondissements, réorganisés pour former les actuels 23 arrondissements spéciaux, devenant des municipalités distinctes, mais elle constitue donc une préfecture au statut particulier étant donné sa fonction de capitale.

La préfecture a été durement éprouvée dans la première moitié du XXe siècle tout d'abord par le tremblement de terre de Kantō de 1923 (faisant 142 807 morts et disparus) puis par les nombreux bombardements qu'elle a dû subir durant la Seconde Guerre mondiale (plus de 100 000 morts). Une grande partie de la ville fut détruite au cours de ses deux catastrophes, entraînant à chaque la nécessité d'importants travaux de reconstruction ce qui explique que, tout en ayant conservé un certains nombres de monuments historiques anciens, l'essentiel de la ville ait développé une architecture particulièrement moderne. Entre 1946 et 1948, Tōkyō a été le siège Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, plus connu sous le nom de Tribunal de Tōkyō, chargé de juger les plus grands criminels de guerre japonais.

Les Jeux Olympiques d'été de 1964 ont eu lieu à Tōkyō, ce qui a alors été l'occasion de la construction de nombreuses infrastructures (notamment des autoroutes et moyens de transport). Par la suite, la métropole connaît une croissance phénoménale durant le boom économique que connaît le Japon durant les années 1960 (10 % de croissance économique en moyenne par an), 1970 (5 % de croissance) et 1980 (4 %), l'aire urbaine, la plus importante du monde en terme de nombre d'habitants, dépassant aujourd'hui largement des frontières de la préfecture et englobant totalement les préfectures voisines de Kanagawa, Saitama et en partie celle de Chiba.

En 1995 une attaque terroriste au gaz sarin par la secte Aum dans le métro de Tōkyō fait douze morts et 5 500 blessés.

Le siège du gouvernement métropolitain de Tōkyō (improprement appelé « mairie », car cela devrait désigner les sièges administratifs des municipalités), double bâtiment impressionnant de 50 étages dessiné par Kenzō Tange, se trouve dans le quartier de Shinjuku.

La préfecture est divisée en 23 arrondissements spéciaux (区, ku?) à l’est, en villes (市, shi?) à l'ouest et en un district (郡, gun?) à l'extrême ouest de la préfecture. Les îles de l'archipel d'Izu et les îles d'Ogasawara dans l'Océan Pacifique, qui font aussi partie de la préfecture de Tōkyō, sont divisées en sous-préfectures.

La partie principale de la préfecture sur l’ile de Honshū compte 58 municipalités, dont les 23 arrondissements spéciaux et 30 villes-cités, et les 5 municipalités du seul district de la préfecture.

Les 23 arrondissements spéciaux (特別区, Tokubetsu-ku?) dans la préfecture de Tōkyō sont des municipalités à part entière contrairement aux arrondissements d’autres villes du Japon. Ces arrondissements étaient des arrondissements normaux de l’ancienne « ville de Tōkyō » (東京市, Tōkyō-shi?) jusqu'en 1943. À cette date, la ville de Tōkyō a été dissoute et les arrondissements sont devenus des municipalités indépendantes. Ils ont un statut similaire aux villes (市, shi), mais ont cependant gardé le suffixe ku (区). Les 23 arrondissements spéciaux forment ce qui est communément appelé la « ville de Tōkyō », bien que celle-ci, du point de vue administratif, n’existe plus.

Liste des 23 arrondissements spéciaux de la préfecture de Tōkyō.

La majeure partie ouest de la préfecture, en dehors de l’ancienne ville de Tōkyō est subdivisée en 26 villes (ou cités) (市, shi?), chacune format une municipalité (et leur propre district). Nombre d’entre elles résultent de la fusion de plusieurs anciennes villes, villages ou bourgs ou d’un ancien district rural qui les regroupaient.

Il ne subsiste qu’un seul district rural (郡, gun?) regroupant des municipalités, tous les autres districts ou municipalités plus importantes ayant été promues en villes-cités séparées. Parmi les agglomérations restantes, toutes sont des municipalités (parfois résultant de la fusion de plusieurs anciennes municipalités), et leurs anciens bourgs ou villages ont été aussi fusionnés.

Nishitama, le seul district de la préfecture de Tōkyō comporte quatre bourgs (町, cho ou machi?) (Hinode, Akiruno, Mizuho et Okutama) et un unique village (村, son ou mura?) : Hinohara.

Sur l’île principale de Honshū, toutes les municipalités (villes et les quelques autres municipalités groupées en district) sont rattachées directement à la préfecture. En raison de leur éloignement de la métropole, les îles du Pacifique qui font partie de la préfecture de Tōkyō sont d’abord rattachées à un niveau intermédiaire dans quatre sous-préfectures, non subdivisées en districts.

Ces 4 sous-préfectures comptent neuf municipalités (aucune n’est assez importante pour être une ville-cité), portant chacune le nom de l’île où elles sont situées.

Liste des sous-préfectures, des îles de l’archipel d'Izu et des îles d’Ogasawara, et de leurs villages (村, son ou mura).

Tōkyō est située sur la baie de Tōkyō, qui constitue l'ouverture maritime sur l'océan Pacifique de la plus grande plaine du Japon, celle du Kantō, sur la côte est de l'île d'Honshū, à l'embouchure de plusieurs fleuves côtiers : la Tama-gawa à l'ouest, la Sumida et l'Arakawa en son cœur, la Nakagawa et l'Edogawa à l'est.

La préfecture de Tōkyō est entourée par la préfecture de Chiba à l'est, celle de Kanagawa au sud-ouest, celle de Yamanashi à l'ouest et celle de Saitama au nord.

Au sud-est se trouve la baie de Tōkyō. Le fleuve Tama délimite la frontière avec la préfecture de Kanagawa et a une longueur de 138 kilomètres ; sa source se situe dans les collines de Tama, à l’ouest de la préfecture de Tōkyō. Le fleuve Sumida délimite les frontières avec les préfectures de Saitama et de Chiba ; il est la dernière partie du fleuve Ara (ou Arakawa), qui a une longueur de 173 kilomètres.

Tōkyō vit sous un régime de climat subtropical humide. La ville bénéficie d’hivers relativement doux, avec peu ou pas de neige (moyenne minimale de 5 à 6 °C en janvier et février). En revanche, les étés sont chauds (moyenne de 26 °C mais régulièrement plus de 30 °C) et surtout très humides. C’est principalement en raison de ces fortes chaleurs qu’une multitude de distributeurs de boissons (Jidohanbaiki) sont présent un peu partout dans la ville.

La baie de Tōkyō subit également une saison des pluies (tsuyu) de début juin à mi-juillet et peut subir des tempêtes tropicales ou des cyclones : par exemple le 10 octobre 2004, le typhon Ma-on a fait une dizaine de morts. On a mesuré des vents de 140 km/h et des précipitations importantes (70 mm en une heure). Ce cyclone était le vingt-deuxième de l’aire Asie-Pacifique et le neuvième à frapper directement le Japon depuis juin 2004. La semaine précédente, le typhon Meari avait fait 22 morts et 6 disparus.

La région de Tōkyō est au carrefour de trois plaques tectoniques (la plaque philippine, la plaque eurasienne, et la plaque nord-américaine) et constitue l'une des zones sismiques les plus actives du monde, la Ceinture de Feu. On recense en moyenne un tremblement de terre ressenti par jour d'après les enregistrements mondiaux des séismes (voir la Japan Meteorological Agency ou l'USGS). La quasi-totalité d'entre eux a des conséquences négligeables.

Certains sont en revanche extrêmement virulents : le 1er septembre 1923, le grand tremblement de terre de Kantō emporte plus de 140 000 victimes et met près de 2 millions de personnes sans abris. Sa magnitude a été évaluée à 7,9 sur l'échelle de Richter. Ce phénomène peut s'expliquer lorsqu'une des trois plaques tectoniques manque d'inertie, favorisant une accumulation excessive d'énergie : une fois en mouvement, elle est à l'origine d'un tremblement de terre. Si les trois plaques se figeaient, ce qui est peu réaliste mais possible, l'énergie libérée serait telle que rien ne résisterait à la destruction totale.

Selon le groupe de recherche Team tokyo, un séisme très violent se produit tous les 400 ans environ. Il n'y aurait que 0 5 % de chances qu'un tel séisme se produise dans les 30 années à venir. Il y aurait en revanche 30 % de chances qu'un séisme moins violent mais provoquant toutefois d'importants dégâts survienne dans la même période. Le plus violent séisme de ces dernières années a eu lieu en 2005 et s'est déclenché dans sa baie d'une magnitude de 5,9 sur l'échelle ouverte de Richter, engendrant des mouvements de panique mais n'ayant causé aucune victime et uniquement des dégâts modérés.

Tōkyō s'est dotée des dernières avancées technologiques en matière de prévention sismique, à l'image de ces immeubles high-tech reposant sur de gigantesques ressorts d'acier qui absorbent la majeure partie des ondes sismiques, et limitent ainsi considérablement le risque d'effondrement.

En dépit de ces dispositifs, un séisme de magnitude 7 qui se déclencherait provoquerait de gigantesques pertes, tant humaines que matérielles.

Il existe à Tōkyō des gratte-ciels de plus de 200 mètres de haut. Les ingénieurs affirment qu'ils peuvent faire face aux plus violentes secousses ; toutefois, dans la crainte d'un hypothétique cataclysme, de grands exercices d'alerte en grandeur nature sont programmés régulièrement.

Il y a quatre parcs nationaux dans la région de Tōkyō.

Tōkyō s'est développée sans planification publique centralisée. Le plan de la ville est donc très complexe et semble manquer d'unité. Ses rues à l'aspect hétérogène, et sans nom pour la plupart, sont un mélange de constructions ultra modernes et de bicoques sans âge. Tous les arrondissements se décomposent en quartiers qui s'entrecroisent, tous dotés d'une atmosphère bien spécifique.

La densité humaine est considérable sur près de 65 kilomètres. L'urbanisme de la ville est la synthèse entre le design contemporain et l'héritage historique. Il règne dans cette immense agglomération une impression de désordre où les immeubles de verre et d'acier côtoient les frêles maisons de papier, et où les autoroutes suspendues forment un inextricable lacis d'asphalte.

Tōkyō est née de la mer. Le rôle de la mer y est donc vital : on y trouve plusieurs des grands ports japonais. Les plaines représentent seulement un tiers des terres émergées de l'archipel. Accaparé le plus souvent par l'exploitation agricole ou sylvicole, l'espace devient un enjeu crucial : le seul recours envisagé a été de gagner des terres sur la mer avec la création de polders.

À Tōkyō, plus de la moitié des parcelles constructibles font moins de 100 m2. Ceci explique la multiplication, depuis l'an 2000, de « maisons bonsaïs » occupant 50 à 70 m2 au sol. Dans le centre, le manque d’espace est tel que les bâtiments se pressent les uns contre les autres, voire même s’emboîtent entre eux. Les rues sont pour la plupart étroites, et les parkings en surface ainsi que les terrasses de cafés sont très rares. Les hôtels capsules viennent combler même les parcelles les plus minces, là où il serait autrement impossible de construire quelque chose.

Les quartiers les plus en vogue de Tōkyō, densément peuplés et plantés de gratte-ciels, se trouvent dans le cœur névralgique de la ville.

Il reste très peu de bâtiments anciens à Tōkyō à cause de leur destruction par le tremblement de terre du 1er septembre 1923 et des bombardements américains de la Seconde Guerre mondiale.

Que Tōkyō, la capitale la plus peuplée du monde, ne soit pas depuis longtemps en état de nécrose avancée, ni en congestion permanente, a de quoi étonner. Or elle « fonctionne » même mieux que d'autres grandes cités. Le soir, pour rentrer chez eux, la plupart des salariés tokyoïtes effectuent une ou deux heures de voyage dans des trains bondés, qui se succèdent à une fréquence maximale.

Tōkyō est la capitale économique, commerciale et financière du pays. Les services, la finance et l'assurance sont les secteurs dominants. Pour son volume de transactions, la bourse de Tōkyō fait partie des trois plus importantes de la planète avec celles de Londres et de New York.

La productivité très importante de la région place Tōkyō au premier rang mondial en terme de richesse. Le PIB total de la ville s'élève ainsi à 1 191 milliards de dollars, contre 1 133 milliards pour New York.

Considérée comme l'une des villes les plus chères au monde, et plus particulièrement dans le domaine de l'immobilier (le prix moyen du m² s'élevant, selon le bureau de la statistique du Japon, à 354 100 yens en quartier résidentiel en 2007, soit environ 3 000 euros), l'enquête 2008 du cabinet Mercer sur le coût de la vie place Tōkyō en seconde position dans le monde, derrière Moscou.

D'après un classement de 2007 réalisé par le groupe immobilier Knight Frank et Citi Private Bank, filiale de Citigroup, Tōkyō est la cinquième ville la plus chère du monde en ce qui concerne les prix de l'immobilier résidentiel de luxe : 17 600 euros par mètre carré. Lors du pic de la bulle immobilière de 1991 - 1992, le prix du mètre carré à Ginza, centre commerçant et d’affaires, dépassait 100 000 dollars.

La capitale du Japon constitue le 7e port maritime de marchandises japonais par le volume total échangé, et le 35e mondial en 2006, ainsi que le premier port à conteneur du pays et le 26e de la planète en 2007. Mais l'ensemble des activités portuaires autour de son aire urbaine, qui comprend les trois ports voisins de Chiba (à l'est, 2e port de marchandises japonais et le 16e mondial en volume total échangé), de Yokohama (à l'ouest, 3e port de marchandises japonais et le 21e mondial pour ce qui est du volume total échangé, et le 2e port à conteneur du pays et le 28e mondial) et, dans une moindre mesure, de Kawasaki (à l'ouest), fait de la baie de Tōkyō le plus grand complexe industrialo-portuaire continu au monde.

Le réseau métropolitain de Tōkyō est opéré par deux grandes sociétés gérant en tout 13 lignes qui totalisent 307 kilomètres pour environ 290 stations. Indépendamment de ces lignes principales, on ajoute en plus Yamanote et Yurikamome (cette dernière étant la seule ligne automatisée). Chaque année, près de 3 milliards de personnes empruntent le métro à Tōkyō, ce qui en fait une plaque indissociable du transport à l'intérieur de la ville.

Réputé pour sa fréquentation hors-normes à la limite de la saturation (surtout aux heures de pointe) et à laquelle on associe fréquemment des clichés mettant en avant la surpopulation de la ville, le métro de Tōkyō toutefois est efficace et sophistiqué. Le taux de délinquance y est très faible comme partout ailleurs dans la ville, et les stations ainsi que les rames sont entretenues très régulièrement.

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Bombardement de Tōkyō

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bombardement stratégique des cibles sans valeur militaire directe est devenu une politique commune. En tant que capitale économique et politique de l'empire du Japon, Tōkyō était une cible évidente d'un assaut sur « la base du tissu économique et social du pays ». La ville fut donc visée par de multiples vagues de bombardements de l'aviation étasunienne, dont les plus ravageurs eurent lieu de février à juin 1945, peu avant la défaite du Japon.

Le premier raid sur Tōkyō, dit le raid de Doolittle, eut lieu le 18 avril 1942, où seize bombardiers B-25 Mitchell lancés du porte-avions USS Hornet attaquèrent Yokohama et Tōkyō avec pour objectif de poursuivre jusqu'à des terrains d'aviation en République de Chine, alors en guerre contre le Japon. Lancées prématurément, ces incursions furent des « piqûres d'épingle » militaires mais elles constituèrent une victoire significative pour la propagande. Aucun avion assaillant n'atteignit les terrains d'aviation prévus, soit ils s'écrasèrent, soit ils s'abîmèrent en mer, soit se posèrent en Union Soviétique.

Deux équipages américains furent capturés sur le sol chinois par l'armée impériale japonaise après que celle-ci eut, en guise de représailles, massacré à l'été 1942 environ 250 000 civils des provinces du Zhejiang et du Jiangxi.

À mesure que les troupes américaines se rapprochaient des côtes japonaises, l'US Army Air Forces put multiplier les raids et en augmenter leur intensité, d'autant plus que les nouveaux B-29 avaient un rayon d'action de 1 500 miles. Ces derniers ont de ce fait lâché 90 % des 147 000 tonnes de bombes reçues par le Japon.

Au début de l'année 1944, les escadrilles de B-29 décollaient d'Inde ou de Chine, puis, à partir d'octobre 1944, des îles Mariannes (dont Tinian, d'où partit Enola Gay lors de sa funeste mission sur Hiroshima). Le premier raid de B-29 sur le territoire du Japon eut lieu le 15 juin. Le 24 novembre 1944 eut lieu le premier raid venant de l'est en direction de Tōkyō, comprenant 88 bombardiers. Seulement 10 % des bombes, larguées à 30 000 pieds (10 000 mètres) d'altitude, atteignirent leur objectif.

La quantité de bombardements augmenta après l'arrivée de Curtis LeMay à la tête du 21e Bomber Command situé sur les îles Mariannes en janvier 1945. Les raids de B-29 eurent désormais lieu de nuit, à une altitude de 7 000 pieds (2 300 mètres) sur les principales agglomérations : Tōkyō, Nagoya, Ōsaka, et Kōbe. En dépit du succès limité des bombes incendiaires, LeMay était déterminé à employer de telles bombes contre les villes japonaises vulnérables. Les attaques sur des cibles stratégiques continuèrent de jour, à un rythme moins élevé.

Le premier raid avec des bombes incendiaires au napalm eut lieu sur Kōbe le 3 février 1945 et son « succès » encouragea l'Air Force à continuer dans cette direction. La défense anti-aérienne japonaise n'ayant presque plus les moyens de riposter, les bombardiers furent allégés de leur blindage et de leurs armes pour pouvoir transporter des bombes de plus en plus lourdes. Le premier raid de ce type sur la capitale eut lieu la nuit du 23 au 24 février avec 174 B-29.

Le raid qui eut lieu la nuit du 9 au 10 mars fut le plus meurtrier des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, dépassant en nombre de victimes les bombardements d'Hambourg en juillet 1943 ou de Dresde en février 1945.

Cette nuit-là, 334 B-29 larguèrent 1 700 tonnes de bombes, détruisant environ 30 km2 et causant plus de 100 000 morts dans la tempête de feu.

Il y eut un troisième raid contre Tōkyō le 26 mai 1945.

L'emploi de bombes incendiaires n'était pas exclusif à l'encontre de Tōkyō, car des raids avec des bombes explosives avaient lieu régulièrement. Après la capture de l'île d'Okinawa, les États-Unis y placèrent une division aérienne, ce qui permit d'augmenter la quantité de bombardements de 13 800 tonnes en mars à 42 700 tonnes en juillet avec un objectif de 115 000 tonnes mensuelles.

Tōkyō n'a pas été retenue comme une cible de bombardement nucléaire même si la baie de Tokyo aurait pu faire l'objet d'une démonstration de force non mortelle pour impressionner la population locale et forcer le pays à capituler.

Cette campagne de bombardements détruisit une grande partie de la vieille ville de Tōkyō (51 % environ), alors principalement construite en bois, du fait d'un grand incendie qui en résulta.

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Aéroport international de Narita

Le 3e étage du terminal 2

L'aéroport international de Narita (en japonais 成田国際空港 , Narita Kokusai Kūkō , code AITA NRT, code OACI, RJAA) est un aéroport international situé à Narita, Chiba de la grande région de Tōkyō au Japon. Il est situé à 66 km au nord-est de la capitale et il est le 27e au monde en nombre de passagers en 2006.

Il ne faut pas le confondre avec l'aéroport international de Tōkyō-Haneda situé bien plus près de Tōkyō et qui est désigné le plus souvent comme l'aéroport Haneda — longtemps réservé aux seuls vols intérieurs malgré son nom (il accueille désormais quelques vols internationaux, en provenance et à destination de Séoul notamment). Le nom officiel de Narita est, en anglais Narita International Airport, en japonais : Narita Kokusai Kûkô.

Pour s'y rendre, on peut emprunter le Narita Express de la Japan Railways à la gare de Tōkyō ou celle de Shinjuku, ou le Skyliner de la ligne privée de Keisei Electric Railway à l'arrêt Keisei-Ueno (situé sous le parc d'Ueno), ou bien prendre la ligne de bus Limousine Bus qui relie l'aéroport et les principaux quartiers de Tōkyō. On peut aussi prendre un taxi de Tokyo à l'aéroport, mais cela coûte plus de 20 000 yens (plus de 120 euros).

Le transport du centre de Tokyo à l'aéroport avec le Skyliner prend 1 heure, les autres prennent 1 heure 30.

En 1962, le gouvernement japonais débuta des recherches sur une alternative au trop encombré aéroport international de Tōkyō (Haneda Airport), et suggéra un New Tokyo International Airport (新東京国際空港 Shin-Tōkyō Kokusai Kūkō) pour gérer les vols internationaux de Haneda.

Initialement prévu sur le territoire du village de Tomisato, il fut déplacé à 5 km du village de Sanrizuka où la famille impériale possédait une grande ferme — ce qui facilita l'expropriation mais n'empêcha pas les controverses. En 1971, lorsque les expropriations débutèrent, de violents affrontement eurent lieu. Il y eut officiellement 13 morts, dont cinq policiers, 291 paysans arrêtés et plus de mille jeunes gens venu soutenir les paysants furent blessés et arrêtés lors de combats.

L'aéroport devait être inauguré en mars 1978 mais les résistants au projet retardèrent celle-ci de deux mois supplémentaires.

La construction de l'aéroport n'est pas encore achevée. Initialement, l'aéroport projetait d'avoir trois pistes (4 000 m, 2 500 m et 3 000 m). Il était équipé d'une piste seulement (4 000 m) jusqu'à 2002, année pendant laquelle une autre piste a été ouverte, mais sa longueur est de seulement 2 180 m, parce que l'expropriation additionnelle n'a pas réussie.

L’ouverture d’une nouvelle piste sur l'aéroport Haneda (en 2009 ?) va permettre à cet aéroport d’augmenter son trafic de 40 %. Tōkyō sera ainsi plus facilement accessible aux industriels et à ses habitants ; et l’accès à la capitale, depuis les autres régions japonaises, en sera facilité. L’utilisation exclusive de Haneda pour le trafic intérieur est de plus en plus contestée, et on peut s’attendre à ce que l’aéroport s’ouvre au trafic international lorsque la nouvelle piste sera construite. Également, au 1er avril 2004, l’aéroport international de Narita a pris la forme d’une société privée, et qu'en février 2005, l’aéroport international du Chubu, situé dans la préfecture d'Aichi, sera opérationnel.

À l'aéroport de Tokyo Narita a eu lieu au moins un tournage, celui du célèbre film Wasabi, à la fin duquel on peut observer l'acteur Jean Reno en train de repartir pour Paris en provenance de l'aéroport de Tokyo Narita.

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Métro de Tōkyō

Les différentes lignes de métro de Tōkyō

Le réseau du métro de Tōkyō (東京の地下鉄, Tōkyō no chikatetsu?) est composé des lignes de deux grandes compagnies : Tōkyō Métro et Toei. La ligne de banlieue circulaire Yamanote ne fait pas partie du réseau du métro bien que les correspondances entre stations soient nombreuses.

Anciennement appelée en anglais Teito Rapid Transit Authority (ou encore Eidan Subway), cette compagnie a pris son nouveau nom Tōkyō Métro le 1er avril 2004.

La ligne Yurikamome est un métro sur pneumatiques automatique entièrement aérien relie la zone d'îles artificielles au sud-est à la ligne Yamanote, pas loin du quartier de Ginza. La ligne a la particularité d'effectuer un virage de trois quarts de tour, visible sur un plan de la ville, avant de traverser le grand pont suspendu Rainbow Bridge.

La tarification dépend du trajet emprunté. À l'entrée des stations de métro se trouvent des distributeurs de tickets, accompagnés d'un plan indiquant le montant requis pour chaque destination. Le montant minimum d'un trajet est de 160 yens (130 yens sur la ligne Yamanote). Le ticket doit être validé à l'entrée et est demandé à la sortie. Si l'on décide de prolonger le trajet en cours de route, il est possible de payer le supplément à la sortie. Pour s'affranchir de ces ajustements, bon nombre d'habitants utilisent des cartes prépayées, de 1000, 3000, ou 5000¥, qui se voient débiter automatiquement le montant correspondant au trajet effectué (Passnet). Malheureusement, ces cartes ne sont valables que pour les deux réseaux de métros et les lignes de chemin de fer privées. Les trains de la Japan Railways (JR) ainsi que le Tokyo Monorail utilisent un autre type de carte (Suica). Cette incompatibilité est résolue depuis la mi-mars 2007 avec le lancement d'une nouvelle carte commune a toutes les compagnies (Pasmo).

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Bourse de Tōkyō

Logo de Bourse de Tōkyō

La bourse de Tōkyō, ou Kabutocho (東京証券取引所, Tōkyō Shōken Torihikijo?), ou en anglais Tokyo Stock Exchange (TSE) est le deuxième plus important marché d'actions au monde.

2 410 sociétés y sont cotées.

La bourse de Tōkyō, aussi appelée Kabutochō (兜町, Kabutochō?) (du nom du quartier où elle est située), est une société de type kabushiki kaisha mais non cotée en bourse, comportant neuf directeurs, quatre auditeurs et huit executive officers. Elle est située au 2-1 Nihombashi Kabutochō, Chūō-ku, Tōkyō, Japon. Ses heures d'opération sont de 9 h à 11 h et de 12h30 à 15h00.

La bourse a ouvert le 15 mai 1878 sous le nom de Tōkyō Kabushiki Torihikijo (東京株式取引所, Tōkyō Kabushiki Torihikijo?). En 1943, elle est combinée à dix autres marchés boursiers et prend le nom de Marché boursier japonais (日本証券取引所, Nippon Shōken Torihikisho?). Le 16 mai 1949, la bourse reprend son nom original.

Le plancher est fermé le 30 avril 1999. Tous les échanges se font dorénavant de façon électronique.

En janvier 2006, suite à une enquête sur Livedoor et son PDG, Takafumi Horie, le volume de transactions sur ce titre devient le plus important de la bourse. Pouvant traiter 4,5 millions de transactions par séance, le système informatique ne peut répondre à toutes les requêtes, obligeant ainsi les responsables de la bourse à suspendre sporadiquement les transactions. Cette incapacité à gérer le volume de transactions est vue comme un signe de mauvaise gestion.

La Bourse de Tokyo est à la recherche de partenaires en Asie, et est sur le point de s'allier avec Singapore Exchange sur l'offre de produits boursiers. Elle serait prête à faire un investissement stratégique en prenant une part importante dans l'ascension de Singapore Exchange.

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Source : Wikipedia