Tiger Woods

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Posté par seb 30/04/2009 @ 06:13

Tags : tiger woods, golfeurs, golf, sport

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Tiger Woods

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Tiger Woods (de son vrai nom Eldrick Woods), né le 30 décembre 1975 en Californie, est un golfeur américain, considéré comme l'un des plus grands de l'histoire du sport.

Avec son style flamboyant et athlétique, ses origines afro-américaines, asiatiques, amérindiennes et européennes, on le crédite d'avoir popularisé le golf aux États-Unis et dans le monde, surtout auprès des minorités et des jeunes qui ne s'intéressaient pas à ce sport.

Tiger Woods est né le 30 décembre 1975 à Cypress (Californie) d'un père afro-américain, Earl Woods et d'une mère thaïlandaise, Kultida Woods. Il est le seul enfant de leur mariage, mais cependant, il a deux demi-frères, Earl Jr. (né en 1955) et Kevin (né en 1957) ainsi qu'une demi-sœur, Royce (née en 1958). Woods est Bouddhiste. Il a affirmé que sa foi lui vient de sa mère et qu'elle l'aide à contrôler son impatience et son entêtement.

Le surnom tigre vient d'un ami de son père, un soldat vietnamien qui a combattu avec lui durant la guerre du Viêt Nam. Woods devient plus généralement connu par ce nom, avec le temps, en joueur junior et amateur il fut simplement connu sous le nom de « Tiger Woods ». Il change officiellement son prénom de Eldrick à Tiger à ses 21 ans.

Il est marié avec l'ex-mannequin suédoise Elin Nordegren, qu'il rencontra lors de l'Open britannique 2001. En novembre 2003, alors que Tiger participe à la Presidents Cup en Afrique du Sud, ils se fiancent officiellement dans la réserve naturelle de Shamwari, près de Port Elizabeth. Le 5 octobre 2004, ils se marient près du 19e trou du terrain de golf privé de Sandy Lane à la Barbade. Le 18 juin 2007, au lendemain de la deuxième place de Tiger Woods à l'US Open 2007, Tiger Woods et Elin Nordegren annoncent la naissance dans la matinée de leur fille, prénommée Sam Alexis.

Il est sponsorisé par de nombreuses marques populaires telles que Nike, Gillette ou Tiền Giang. Il est également ami avec le champion de tennis et actuel numéro 2 mondial, le suisse Roger Federer qu'il rencontra lors de l'US Open de tennis 2006 et la légende du Basket Michael Jordan.

Woods était un enfant prodige qui commença à jouer au golf à l'âge de 2 ans. En 1978, il « puttait » contre le comédien Bob Hope en faisant une apparition à la télévision à l'émission The Mike Douglas Show. En 1984, à 8 ans, il remporte le Junior World Golf Championships dans la catégorie des garçons de 9-10 ans. Au final, il remporta le Junior World Golf Championships à six reprises dont quatre fois consécutivement de 1988 à 1991,,,,.

Avec l'annonce, Hello World, Tiger Woods devient golfeur professionnel en août 1996 et signe un contrat s'élevant à 40 millions de dollars avec Nike et 20 millions de dollars avec Titleist. Il dispute son premier tournoi comme professionnel lors du Greater Milwaukee Open où il se classe 60ème ex-aequo. Durant les 3 mois suivants, il remporte ses deux premières victoires sur le PGA Tour (Las Vegas Invitational, Disney World Classic). Ses bons résultats lui permettent de se qualifier pour le Tour Championship. A la fin de l'année, il est élu sportif de l'année par le magazine Sports Illustrated et Rookie de l'année sur le PGA Tour. Dès ses débuts, il porte une chemise rouge lors du dernier tour des tournois, tradition qui remonte à ses années à Stanford.

En Avril 1997, Tiger Woods remporte son premier tournoi majeur, le Masters en établissant 20 records et en égalant 6 autres (dont victoire la plus large avec 12 coups d'avance sur le second et meilleur score avec -18). Il gagne 3 autres tournois cette année et devient, le 15 Juin 1997, numéro 1 mondial. Son accession à la première place mondiale après seulement 42 semaines comme professionnel est un record de rapidité. Il est également le plus jeune n°1 mondial de l'histoire du golf. Il est élu joueur de l'année sur le PGA Tour devenant le seul golfeur à gagner ce trophée l'année suivant sa saison de Rookie.

Alors que les attentes concernant Woods sont très élevées, ses résultats déclinent à partir du milieu de l'année 1997. Il ne gagne qu'une seule fois en 1998. Tiger Woods répond aux critiques en expliquant qu'il procède à une modification de son swing avec son coach, Butch Harmon, et espère faire mieux dans le futur.

En Juin 1999, Tiger Woods remporte le Memorial Tournament, une victoire qui marque le début d'une des plus grandes périodes de domination dans l'historie du golf. Il conclut l'année 1999 en remportant 4 tournois de suite, dont le PGA Championship, portant ainsi à 8 son nombre de victoires sur la saison. Une performance qui n'avait pas été réalisée depuis plus de 25 ans. Il est élu joueur de l'année sur le PGA Tour pour la deuxième fois en trois ans.

En 2000, Tiger Woods remporte son premier tournoi, son cinquième de suite, et débute ainsi une saison de tous les records lors de laquelle il remportera 3 tournois majeurs de suite, neuf victoires et établira (ou égalera) 27 records sur le PGA Tour. Il remporte son sixième tournoi consécutif lors de l'AT&T Pebble Beach National Pro-Am avec une mémorable remontée lors du dernier tour. En retard de 7 coups avec 7 trous à jouer, il termine par eagle-birdie-par-birdie et un score de 64 pour remporter le tournoi avec 2 coups d'avance. Ses six victoires consécutives sont le plus depuis Ben Hogan en 1948 et seulement à 5 longueurs du record de Byron Nelson (11). Lors de l'US Open 2000, il bat ou égale 9 records de l'épreuve avec un score total de -12 et 15 coups d'avance sur le second. A cette occasion, il bat le record détenu par Old Tom Morris pour la plus large victoire en majeurs de tous les temps. Record qui datait de 1862. Le magazine Sports Illustrated définira cette victoire comme la plus grande performance dans l'histoire du golf. Au British Open 2000, à St Andrews, qu'il remporte avec 8 coups d'avance, il établie le record du score le plus bas par rapport au par jamais réalisé dans un tournoi du Grand Chelem (-19). il détient également le record du score le plus bas par rapport au par dans chacun des tournois du Grand Chelem. A 24 ans, il devient le plus jeune joueur de l'histoire à avoir remporté les 4 tournois majeurs. La série de victoires de Tiger Woods en Grand Chelem est sérieusement mise à mal lors du PGA Championship 2000 disputé sur le parcours du Valhalla Golf Club. En effet, lors du dernier tour disputé aux côtés de Bob May, Tiger Woods joue les 12 derniers trous en 7 coups sous le par pour partir en playoff sur 3 trous. Un birdie et deux pars lui donnent la victoire. Il rejoint Ben Hogan (1958) comme seul joueur à avoir remporté 3 tournois majeurs la même saison. Trois semaines plus tard, il remporte le Canadian Open, devenant le second joueur (Lee Trevino 1971) à gagner US Open, le British Open et le Canadian Open la même saison. Sur 20 tournois disputés en 2000, Tiger Woods termine 14 fois dans le Top 3. Sa moyenne de score ajustée (67.79) et sa moyenne de score (68.17) sont les plus basses dans l'histoire du PGA Tour, battant son propre record (68.43 en 1999) et celui de Byron Nelson (68.33 en 1945). Le magazine Sports Illustrated le désigne Sportif de l'année 2000, devenant le premier, et le seul, sportif a être honoré deux fois. Le magazine Golf Digest le classe au douzième rang des meilleurs golfeurs de tous les temps alors qu'il termine seulement sa 4ème saison professionnelle.

La saison suivante, en 2001, Tiger Woods continue sa domination. Sa victoire au Masters lui donne sa quatrième victoire de suite en majeur. Elle marque la seule fois dans l'histoire du golf où un joueur détient les 4 titres du Grand Chelem en même temps. Cette performance est désignée sous le nom de Tiger Slam (le terme de Grand Chelem désignant 4 victoires la même année). Bien que n'ayant pas brillé dans les 3 tournois majeurs suivants, Tiger Woods termine l'année avec le plus de victoires sur le PGA Tour avec 5.

Tiger Woods démarre fort la saison 2002 en remportant à nouveau le Masters, rejoignant ainsi Nick Faldo (1989-1990) et Jack Nicklaus (1965-1966) comme seuls joueurs à avoir gagné le tournoi deux années de suite. Deux mois plus tard, Tiger Woods est le seul joueur sous le par lors de l'US Open. Il remporte son deuxième US Open après celui de 2000. Tous les regards se tournent alors vers le British Open et tout le monde se met à parler de Grand Chelem. Malheureusement, un score de 81 lors du 3ème tour mettra un terme aux espoirs de Grand Chelem. Lors du PGA Championship, il est en passe de rééditer la performance de gagner 3 tournois majeurs en une saison, mais des bogeys sur les trous 13 et 14 lui coutent la victoire pour 1 coup. Néanmoins, il remporte le classement des gains, le Vardon Trophy et le titre de joueur de l'année pour la 4ème année de suite.

Durant cette période, Tiger Woods reste parmi les meilleurs joueurs du monde, mais perd sa domination sur le PGA Tour. En 2003 et 2004, il ne gagne aucun majeur et termine à la seconde et à la quatrième place au classement des gains. En septembre 2004, sa série record de 264 semaines consécutives comme numéro 1 mondial s'arrête au Deutsche Bank Championship quand Vijay Singh gagne et le dépasse à Official World Golf Rankings. Beaucoup s'interrogent alors sur le déclin de Tiger Woods, avancant des explications allant de la séparation avec son coach Butch Harmon jusqu'à son prochain mariage. A ce moment, Tiger Woods annonce qu'il travaille de nouveau sur une évolution de son swing dans le but de réduire les contraintes sur son genou gauche, lequel a déjà été opéré quelques années auparavant. Une nouvelle fois, il annonce, qu'une fois les modifications terminées, il redeviendrait aussi dominateur qu'avant.

Lors de la saison 2005, Tiger Woods renoue rapidement avec la victoire. En Janvier, il remporte le Buick Invitational pour la troisième fois de sa carrière. En Mars, il domine Phil Mickelson et remporte le Ford Championship sur le parcours de Doral et regagne temporairement la place de numéro 1 mondial. En Avril, il met fin à sa série sans victoire en majeur en remportant le Masters en battant Chris Di Marco en playoff. Cette victoire lui permet de reprendre la place de numéro 1 mondial. Tiger Woods et Vijay Singh se partageront cette place les mois suivants. En remportant le British Open pour la seconde fois de sa carrière en Juillet, Tiger Woods reprend pour de bon sa place en tête de la hiérarchie mondiale. Il remporte à cette occasion le dixième majeurs de sa carrière. Il gagne deux tournois du World Golf Championships et six tournois au total. Il remporte le classement des gains du PGA Tour pour la sixième fois de sa carrière.

L'année 2006 commence bien pour Tiger Woods qui remporte les deux premiers tournois auxquels il participe. Durant le Masters, il est en course pour remporter une cinquième veste verte, mais doit s'incliner devant Phil Mickelson. Le 3 Mai, son père, Earl Woods décède après une longue bataille contre un cancer de la prostate. Tiger Woods met alors sa carrière entre paranthèses durant 9 semaines pour rester avec sa famille. Lors de son retour au US Open à Winged Foot, le manque d'entraînement et de compétition est flagrant. Il manque le cut après deux rondes de 76. C'est la première fois qu'il manque un cut lors d'un tournoi majeur ; sa série de 39 cuts consécutifs en majeurs égale le record. Début juillet, une deuxième place au Western Open montre qu'il est pret pour défendre son titre au British Open. Lors du British Open 2006, Tiger Woods fait une démonstration de force dans la gestion du parcours, le putting et la précision de son jeu de fers. N'utilisant principalement que des longs fers sur le tee (il tape une seule fois le driver de toute la semaine - 16ème trou, 1er tour), il manque seulement 4 fairways sur la semaine (92% de précision). Son score total de -18 (3 eagles, 19 birdies, 43 pars et 7 bogeys) n'est qu'à un coup du record en majeur (-19) qu'il a établi à St Andrews lors du British Open 2000. Tiger Woods ne peut retenir ses larmes sur le dernier green. C'est sa première victoire depuis la mort de son père. Quatre semaines plus tard, lors de l'USPGA 2006, Tiger Woods l'emporte en dominant son sujet : il ne concède que 3 bogeys, record égalé. Il termine le tournoi avec un score total de -18, égalant ainsi son record (partagé avec Bob May) établi en 2000. En Aout 2006, il remporte son 50ème tournoi sur le PGA Tour lors du Buick Open à l'age de 30 ans et 7 mois. Il est le plus jeune joueur de l'histoire à atteindre cette marque. Il termine l'année en remportant 6 tournois de suite et en remportant les 3 trophées les plus prestigieux (Jack Nicklaus, Arnold Palmer, and Byron Nelson Awards). C'est la 7ème fois qu'il remporte ces 3 trophées la même saison. Nouveau record.

Au terme de sa 11ème saison professionnelle, ses 54 victoires sur le PGA Tour et ses 12 tournois du grand chelem battent les records de Byron Nelson (51 victoires en 11 ans) et de Jack Nicklaus (11 majeurs en 11 ans). Il est élu « Associated Press Male Athlete of the Year » pour la 4ème fois (record égalé).

Tiger Woods débute 2007 par une nouvelle victoire au Buick Invitational. Cette victoire est la 7ème de suite sur le PGA Tour et la 3ème de suite dans le tournoi. C'est également la cinquième fois qu'il remporte son premier tournoi de la saison. Il devient le 3ème homme (avec Jack Nicklaus et Sam Snead) à remporter au moins 5 fois 3 tournois différents (les 2 autres sont : WGC-Bridgestone Invitational et WGC-CA Championship). Il remporte son second tournoi lors du WGC-CA Championship. Cette victoire est la 3ème de suite dans l'épreuve et la 6ème au total. Grâce à cette victoire, il devient le premier joueur à avoir remporté 5 tournois différents au moins 3 fois de suite. Lors du Masters 2007, Tiger Woods joue dans la dernière partie le dimanche pour la 13ème fois de sa carrière. Mais, contrairement au 12 fois précédentes, il ne s'impose pas. Il termine 2ème ex-aequo à 2 coups du vainqueur, Zach Johnson. Tiger Woods remporte son 3ème tournoi de la saison au Wachovia Championship, portant à 24 le nombre de tournois différents gagnés sur le PGA Tour. Pour la 9ème fois en 12 ans, il remporte au moins 3 tournois la même saison. A l'US Open 2007, il est encore en dernier partie le dimanche (4ème fois de suite en majeur). Il débute la journée avec 2 coups de retard sur le leader, mais ne parvient pas à gagner. Il termine 2ème. Il n'a encore jamais remporté un tournoi majeur sans être en tête au début du dernier tour. Au British Open, il a une chance d'égaler le record de 3 victoires consécutives. Malheureusement, un second tour en 75 le rejette assez loin au classement. Il terminera l'épreuve à la 12ème place. Début août, Tiger Woods remporte son 14ème tournoi du World Golf Championships lors du WGC-Bridgestone Invitational avec 8 coups d'avance. C'est sa 3ème victoire de suite dans l'épreuve et la 6ème au total. Avec cette victoire, il devient le premier golfeur à remporter le même tournoi 3 fois de suite en 2 occasions (1999-2001 et 2005-2007). La semaine suivante, il remporte son second USPGA de suite en battant Woody Austin par 2 coups. Lors du 2ème tour, il égale le record du score le plus bas jamais réalisé en grand chelem (63). Il devient le premier joueur à remporter l'USPGA 2 fois de suite en 2 occasions (1999-2000 et 2006-2007). Il est le second golfeur, après Sam Snead, à avoir remporté au moins 5 tournois sur le PGA Tour en 8 différentes saisons. Tiger Woods remporte la 60ème victoire de sa carrière au BMW Championship en scorant 63 (record du parcours) lors du dernier tour. C'est lui qui a réussi le plus de birdies durant le tournoi et il est dans le top 5 dans les catégories suivantes : précision au drive, distance au drive, nombre de putts par tour et nombre de greens en régulation. Tiger Woods termine la saison en remportant le The Tour Championship. C'est sa 4ème victoire lors de ses 5 derniers tournois. Il devient le premier joueur à remporter 2 fois ce tournoi et devient le premier vainqueur de la FedEx Cup. Sur les 16 tournois qu'il a disputé en 2007, sa moyenne de score ajustée est de 67.79 égalant son propre record établi en 2000.

Tiger Woods débute la saison 2008 par une victoire au Buick Invitational avec 8 coups d'avance sur le second. Cette victoire est la 62ème de sa carrière, rejoignant ainsi Arnold Palmer à la 4ème place du classement au nombre de victoire sur le PGA Tour. C'est la 6ème fois qu'il remporte ce tournoi, la 6ème qu'il débute la saison par une victoire et sa 3ème victoire consécutive sur le PGA Tour. La semaine suivante, au Dubai Desert Classic, il comble un retard de 4 coups le dimanche grace à 6 birdies sur les 9 derniers trous, pour remporter le tournoi avec 1 coup d'avance. Tiger Woods remporte son 15ème trophée dans une épreuve du World Golf Championship lors de l'Accenture Match Play Championship. En finale, il bat Stewart Cink sur le score de 8 & 7. Record de l'épreuve. Lors du tournoi suivant, le Arnold Palmer Invitational, Tiger Woods débute doucement, terminant le 1er tour dans le par, à la 34ème place. En tête du tournoi au début du dernier tour à égalité avec 4 autres joueurs, il parvient à remporter son 5ème tournoi de suite grâce à un putt de plus de 7 mètres sur le dernier trou. C'est la 5ème fois qu'il remporte ce tournoi. Geoff Ogilvy met fin à la belle série de Tiger Woods lors du WGC-CA Championship, épreuve que Woods avait pourtant remporté les 3 dernières années. Il est néanmoins le seul golfeur à avoir remporté 5 tournois de suite en 2 occasions. Lors du Masters 2008, Tiger Woods n'a jamais été vraiment en lice pour la victoire finale, rencontrant des problèmes récurrents au putting. Il termine tout de même second à 3 coups du vainqueur, Trevor Immelman. Le 15 Avril 2008, il subit une intervention chirurgicale (la 3ème de sa carrière) au genou gauche à Parck City dans l'Utah. Il reste éloigné des fairways pendant 2 mois. Les 2 premières interventions ayant eu lieu en 1994 et en 2002. Tiger Woods est de retour à l'US Open 2008 et dispute les deux premiers tours en compagnie de Phil Mickelson et Adam Scott alors numéro 2 et 3 mondiaux. Le premier tour est assez difficile pour Tiger Woods : il débute par un double bogey sur le trou 1 et termine le tour avec un score de 72 (+1). Il score 68 (-3) lors du second tour en réalisant 1 eagle, 4 birdies et 5 bogeys. Au 3ème tour, il débute de nouveau par un double bogey sur le trou 1 et se retrouve avec 5 coups de retard et 6 trous à jouer. Il termine le tour par 2 eagles et un chip pour birdie pour se retrouver en tête avec 1 coup d'avance. Pour le dernier tour, il sera dans la dernière partie, comme lors de 6 des 8 derniers tournois majeurs. Le dimanche 15 juin, lors du dernier tour, Tiger Woods débute de nouveau par un double bogey sur le 1 et accuse un coup de retard sur Rocco Mediate à l'attaque du dernier trou. Grâce à un putt de 4 m sur le 18, il force un playoff sur 18 trous le lundi. Le lundi, alors qu'à un moment il a eu 3 coups d'avance, Tiger Woods se retrouve de nouveau dans l'obligation de faire birdie sur le 18 pour égaliser et il le fait. Un par sur le 1er trou en mort subite permet à Woods de remporter son 3ème US Open et son 14ème tournoi du grand chelem. Deux jours plus tard, Tiger Woods annonce qu'il doit subir une nouvelle intervention au genou gauche pour reconstruire le ligament croisé antérieur. Cela signifie la fin de sa saison 2008. Tiger Woods révèle également qu'il joue depuis 10 mois malgrè une rupture du ligament croisè antérieur et qu'il a disputé l'US Open avec une double fracture de fatigue au tibia gauche. L'absence de Tiger Woods provoque une forte baisse des audiences TV. La seconde moitié de l'année 2008 accuse une baisse de 46.8% par rapport à la seconde moitié de l'année 2007.

Woods detient le record de semaines consécutives au rang no 1, 264, et le plus de semaines au rang no 1, 488. Depuis 1997, il a passé plus de 9 ans à l'Official World Golf Rankings, et passé toute une année numéro 1 pendant les 52 semaines d'une année a six reprise : 2000, 2001, 2002, 2003, 2006 et 2007, le record.

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Golf

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Le golf est un sport de précision se jouant en plein air et qui consiste à placer une balle dans un trou à l'aide de clubs. Le but du jeu consiste à effectuer sur un parcours codifié le moins de coups possibles. Précision, endurance, technicité, force mentale sont des qualités indispensables pour ce sport.

Codifié en Écosse en 1754 par le Royal & Ancient Golf Club de Saint Andrews, ce sport a des origines diverses. Il fut ainsi importé des Pays-Bas où il était pratiqué sous le nom de « colf » dès le XIIIe siècle. On note cependant, grâce à des recherches récentes, qu'un jeu similaire était pratiqué en Chine au XIe siècle.

Le golf ne prend son essor tout d'abord qu'en deuxième partie du XIXe siècle avec l'arrivée du professionnalisme et des clubs privés en Écosse puis en Angleterre, où est mis en place en 1860 le premier Open britannique disputé par des professionnels ; puis au début du XXe siècle, avec la Première Guerre mondiale qui redéfinit la hiérarchie mondiale où les Américains parviennent à mettre fin à l'hégémonie des Britanniques. Après la Seconde Guerre mondiale, le golf voit l'arrivée d'autres nations telles que l'Afrique du Sud, l'Allemagne, l'Espagne, la Corée du Sud, le Japon ou l'Australie et se mondialise à la fin du XXe siècle. On compte en 2003 plus de 60 millions de pratiquants à travers le monde.

Ce sport est également très pratiqué chez les femmes, mais sa reconnaissance y est tardive. Aujourd'hui encore, contrairement au tennis, le golf féminin souffre d'un traitement inégal sur le plan médiatique et financier.

L’origine du mot est assez confuse, il semble provenir des Pays-Bas où le jeu était appelé colf (dérivé du mot allemand kolbe qui signifie bâton), en raison des nombreux échanges entre les Pays-Bas et l’Écosse, les Hollandais importèrent ce jeu. Au XVIe siècle, il existe de nombreuses mentions dans les textes officiels en référence à ce sport avec les mots gouff ou golf. Finalement, lors de la mise en place des club-houses, le terme golf fut retenu. L’existence de flux commerciaux qui prospèrent entre les rivages de la mer du Nord au cours du Moyen Âge et de la période post-moderne a induit beaucoup d’interactions linguistiques entre l’écossais, le néerlandais, et d’autres langues.

Une étymologie populaire du terme mais qui a été officiellement rejetée était « Gentlemen Only, Ladies Forbidden » .

« Golf » est le mot redondant associé à la lettre G dans l'alphabet radio normalisé par l’Organisation de l'aviation civile internationale.

Il y a eu des jeux de balles et de bâtons dès l'Antiquité. Sous l'Empire romain, un jeu consistait à envoyer une balle de cuir vers un but déterminé appelé panagica, mais rien ne permet d'affirmer qu'ils utilisaient un bâton pour y parvenir. Plus tard en Angleterre, le jeu cambuca consistait à frapper une balle en bois à l'aide d'une canne et faisait référence au jeu romain. Au Moyen Âge, de nombreux jeux à travers l'Europe co-existent où l'on tapait une balle vers des poteaux ou des anneaux de fer avec d'un côté le jeu de mail (ou palemail, pall mall...), jeu d'origine française repris en Italie et en Angleterre, d'un autre un jeu où l'on tapait une balle avec une canne, pratiqué aux Pays-Bas, en France et en Angleterre sous divers noms (colve, colven, kolven ...). Enfin un jeu quelque peu similaire au golf a été pour la première fois mentionné dans le Dongxuan Records (en chinois, 東軒錄), un livre chinois du XIe siècle, sous le nom de chuiwan en Chine.

La véritable origine du golf moderne mis en place provient de Hollande. En 1297, à Loenen aan de Vecht, lors d'une commémoration, un jeu est pratiqué appelé colf où l'on devait taper une balle et l'envoyer vers un but précis. Quelques années plus tard, dès 1360 les autorités de Bruxelles dressent des amendes aux personnes pratiquant ce jeu (étant donné qu'il n'existe pas encore de parcours, les gens y jouent quel que soit l'endroit) avant d'édicter une loi autorisant le jeu en-dehors des limites de la Cité. La première mention du parcours (et du fairway) intervient en 1483 à Haarlem (Pays-Bas) avec la tonte d'herbe dans des prés. Jusqu'au XVIIe siècle, le jeu connaît un succès croissant en Hollande avant de disparaître brutalement en raison du développement des jeux d'intérieur et de société, mais aussi parce que la mode vestimentaire devenue plus sophistiquée rendait difficile la pratique de ce jeu.

C'est finalement en Écosse que le golf que l'on connaît actuellement apparaît. En raison des flux commerciaux qui prospèrent en mer du Nord au cours du Moyen Âge et de la période post moderne, le golf est importé par des marins hollandais en Écosse avec le matériel nécessaire (balles, clubs fabriqués en Hollande). Cependant, le golf ne s'établit que sur la côte Est de l'Écosse (premier parcours à l'Ouest en 1848), et est longtemps confiné sur ce côté dès le XVIIe siècle où de nombreux documents attestent de son existence (Traité de Glasgow en 1501). Peu à peu, le golf, essentiellement pratiqué à son origine par les francs-maçons, commence son expansion avec le premier fabricant de clubs à Saint Andrews en 1627 et divers parcours (Bruntsfield, considéré comme le premier vrai parcours de golf en Écosse, Musselburgh et Perth). À noter que le premier parcours de Saint Andrews compte 22 trous avant d'être amputé de sa longueur pour la construction de maisons pour n'avoir que 18 trous au total. En 1744, l'Honourable Company of Edinburgh Golfers rédige une dizaine de règles de jeu mais c'est dix années plus tard que le premier règlement officiel est mis au point par le Royal and Ancient Golf Club of St Andrews qui édicte au total treize règles (qui n'ont pas variés depuis, à part pour la précision et l'incorporation d'autres règles).

Malgré la mise en place de règles, la pratique du golf était bien différente d'aujourd'hui. Tout d'abord, la formule match play était la plus répandue, les golfeurs jouaient donc trou par trou avec gain du trou pour celui qui avait tapé le moins de coups possibles, ainsi le vainqueur d'une partie était celui qui avait remporté le plus de trous. Le 2 avril 1744 est organisé le premier tournoi de golf sur le parcours de Leith avec une récompense pour le vainqueur. En raison de la participation de golfeurs venus d'autres clubs de la région, l’Honourable Company of Edinburgh Golfers rédige un ensemble de treize règles juste avant le tournoi pour éviter toute confusion. Dix ans plus tard, le 14 mai 1754, les dirigeants voisins du club de Saint Andrews reprennent quasiment le même règlement et en raison de sa stabilité (à l'inverse d'Edinburg : déménagements fréquents et guerres internes) le monde du golf fait référence à ses règles comme pierre fondatrice de ce sport, c'est à ce moment qu'est retenu le nombre de trous (dix-huit, en fait il s'agissait de neuf trous que l'on effectuait aller-retour, les premiers greens ne font leur apparition qu'un siècle plus tard). Cependant, la pratique du golf se limite à l'Écosse et semble avoir du mal à prendre son expansion.

C'est avec le progrès et l'amélioration du matériel, notamment de la balle, que le golf commence son expansion, à partir de 1848. Cette dernière, constituée d'une coque de peau ou de cuir remplie de plumes puis cousue, laissait sa place à une balle faite à base de caoutchouc (la gutta-percha) qui, contrairement à la première, résistait plus longtemps. Des alvéoles sont ensuite appliquées sur la balle pour un meilleur aérodynamisme. À partir des années 1870, ces balles permettent la première expansion du golf. Cela est dû à la facilité de fabrication, au prix et la standardisation du matériel, le tout accompagné par l'amélioration de la vie et des transports à travers l'Europe. Les clubs, à l'époque tous en bois (hêtres, pommiers ou épineux), sont ensuite améliorés. Les premières recherches concernent la mise en place d'un grip puis l'amélioration du point d'impact avec l'introduction d'une plaque plus résistante (soit un bois de meilleure résistance soit du métal). La tête des clubs est aussi redéfinie puis, enfin, l'apparition de manches en métal au début du XXe siècle et des fers complètent cette révolution du matériel (améliorée depuis par le déplacement du point central de l'arrière du club au pourtour de la tête dans les années 1960). Des améliorations sont également notées autour des tees, des sacs, des gants, des chaussures, de l'uniforme.

Le golf connut son expansion également en raison de la présence d'officiers écossais à l'étranger, comme ceux pratiquant du golf en Virginie (États-Unis) dès 1779. Cependant, les premiers golfs construits hors des Îles Britanniques sont à Calcutta en Inde en 1829, puis Bombay en 1842, en Australie en 1851. Enfin le premier golf hors des territoires en possession de l'Empire britannique se trouve à Pau en 1856. S'il est le seul parcours de golf en France pendant trente ans, cela s'explique par la présence de l'armée de Wellington dans la ville après la bataille d'Orthez du 27 février 1814. À partir de la Restauration, les Britanniques, séduits par la beauté du site et par la douceur du climat, viennent sans cesse plus nombreux passer l'hiver à Pau.

En Angleterre, le pays se dote de son premier link en 1864 puis construit un nouveau parcours en 1865 appelé inland (c'est-à-dire à l'intérieur des terres) à Wimbledon puis à Liverpool. Peu à peu de nombreux golfs sont construits : 1871 en Nouvelle-Zélande, 1873 au Canada, 1881 en Irlande, 1885 en Afrique du Sud, 1888 aux États-Unis près de New York (après deux tentatives infructueuses auparavant), 1889 à Hong-Kong etc.

Le terme de Grand Chelem est utilisé pour la première fois lors du prestation de Bobby Jones en 1930 qui remporte les quatre tournois les plus prestigieux de l'époque  : l'Open Britannique, L'Open Américain, le Championnat International amateur des États-Unis et le Championnat International amateur de Grande-Bretagne. Le journaliste et biographe ami de Jones, Oscar Bane (travaillant pour l'Atlanta Journal), pique cette expression au bridge. Sur ces quatre tournois se réunissaient alors les meilleurs golfeurs de la planète qui étaient amateurs (les professionnels n'ayant pas le droit de disputer les tournois amateurs c'est-à-dire les deux derniers, au contraire des amateurs pouvant s'aligner sur les Opens). Au contraire de nombreux sports, le sport n'est pas organisé par une fédération mais sous le contrôle de deux grandes fédérations : celle de Grande-Bretagne la Royal et Ancient et celle des États-Unis l'United States Golf Association (USGA), leurs Opens sont donc considérés comme les plus importants tournois au monde et exerce chacune son influence et son pouvoir sur une partie du monde, au Royal et Ancient les pays du Commonwealth, Canada, Afrique du Sud, Inde, Europe, et au USGA les États-Unis, l'Amérique du Sud, l'Asie. Par conséquent, à ces deux Opens s'ajoutent les championnats internationaux amateurs. Ainsi, aux débuts des années 1930, les associations de professionnels (dont par exemple la Professional Golfers' Association of America créée depuis 1916) organisent à leur tour de nombreux tournois réservés aux pros (les P.G.A. championship) ainsi que le tournoi Championnat de la PGA réservé aux pros et qui se déroulait en même temps que l'Open britannique. Finalement à partir de la deuxième moitié du XXe siècle, la forme actuelle du grand chelem est trouvée avec le remplacement des deux tournois amateurs par le championnat de la PGA et l'incorporation du Masters construit à Augusta par Bobby Jones (qui est le seul tournoi sur invitation). Depuis, ces quatre tournois (dont trois se déroulent aux États-Unis) dominent le monde du golf chez les hommes.

La popularité grandissante du golf trouve aussi son origine dans les grands joueurs et leurs duels. Longtemps dominé par les Écossais et les Anglais, les Américains, à partir de l'exploit et le grand chelem réalisés de Bobby Jones en 1930 (qui prend la même année sa retraite sportive), fournissent un grand nombre de champions avec dans un premier temps Ben Hogan, Byron Nelson ou Sam Snead puis sont suivis d'Arnold Palmer et Jack Nicklaus dont le duel est arbitré par un Sud-Africain Gary Player (mettant en évidence l'émergence des pays du Commonwealth) entre les années 1950 et les années 1970. Le golf connaît également à cette période l'arrivée de la télévision et la retransmission des tournois qui lui permet d'accroître sa médiatisation dans les années 1950. À partir des années 1970, de nouvelles nations émergent en Europe de l’Ouest, en Scandinavie ou au Japon où les premiers rôles sont tenus par Nick Faldo, Severiano Ballesteros et Bernhard Langer dans les années 1980. Les années 1990 et 2000 voient l'apogée de nouveaux champions issus d'une seconde vague de pays émergents tels Nick Price (Zimbabwe), Vijay Singh (les Îles Fidji) ou la Corée du Sud (notamment chez les femmes). Dans les années 2000, le golf se découvre un champion précoce en la personne de l'Américain Tiger Woods qui domine le monde du golf masculin avec comme plus sérieux rival Phil Mickelson.

Le golf féminin est resté dans l'ombre des hommes pendant de nombreuses années, après avoir connu un premier essor après la Seconde Guerre mondiale puis un second dans les années 1970 mais qui ne se limitait qu'aux États-Unis voire au Japon (décennies symbolisées par Mildred Babe Zaharias, Patty Berg, Louise Suggs, Mickey Wright ou Kathy Whitworth), ce n'est véritablement qu'à partir des années 1990 et 2000 avec l'éclosion de championnes non-américaines que le plateau fut relevé et plus attrayant avec les dominations successives d'Annika Sörenstam, de Karrie Webb et de Lorena Ochoa, par conséquence l'avenir du golf féminin semble assuré avec l'intérêt porté par de nombreux nouveaux sponsors.

En 2005, le nombre de parcours de golf dans le monde est de 32 000 dont la moitié se situe aux États-Unis. Le classement des pays selon le ratio parcours/population est le suivant : Écosse, Nouvelle-Zélande, Australie, Irlande, Irlande du Nord, Canada, Pays de Galles, États-Unis, Suède et Angleterre (classement ne comprenant que les pays de plus de 500 000 habitants). À l'exception de la Suède, tous ces pays sont anglophones, mais à l'avenir ce classement risque d'être modifié en raison de la croissance rapide du golf, notamment sur le continent asiatique (par exemple, alors que le premier parcours en Chine est inauguré dans les années 1980, en 2005 plus de 200 parcours y sont recensés). Avec le nombre de parcours, c'est le nombre de pratiquants qui augmente par la même occasion où il s'établit à plus de 61 millions de pratiquants dans le monde en 2003 (répartition du nombre de pratiquants par zone géographique : 6,9 millions en Europe 13,6 millions en Asie, 1,7 million en Australasie, 1 million en Amérique du Sud, 500 000 en Afrique du Sud et enfin 37,1 millions aux États-Unis).

« Règle n°1 : Le Golf consiste à jouer une balle avec un club depuis l'aire de départ jusqu'au trou en la frappant de un ou de plusieurs coups successifs conformément aux Règles »     — USGA & le R&A Rules Limited, (fr) Les Règles de Golf et du Statut d'Amateur 2008-2011 (traduit par la FFGolf), décembre 2007, USGA & le R&A Rules Limited, P.49, règle n°1.

Les règles de golf sont des procédures standardisées dans lesquelles le jeu du golf doit être joué. La dernière mise à jour de ces règles date du 1erjanvier 2008 et s'applique au monde entier. Elles sont mises en place par l'USGA et le R&A Rules Limited (qui depuis 2004 a pris les responsabilités auparavant détenues par le Royal & Ancient Golf Club of St Andrews), après consultation d'autres autorités régissant le golf à travers le monde. Aux règles sont accolés l'étiquette (comportement d'un joueur sur un parcours), les définitions (vocabulaire du golf) et les appendices (concernant les règles locales, la conception des clubs et les balles).

Le golf se pratique sur un terrain (ou parcours) de golf. Généralement, un parcours compte 18 trous mais il peut aussi n'en comporter que 9, voire moins. Sur un parcours de 9 trous, il s'agit parfois de réaliser 9 trous dans un sens (aller) puis de refaire les mêmes 9 trous (retour), soit un total de 18 trous. Il existe des mini-parcours initiatiques de moins de 9 trous que l'on nomme compact (ou Pitch and Putt). La différence majeure réside dans la longueur des trous, nettement inférieure à celle d'un parcours de 18 trous standard. Il est possible de faire des compétitions sur les terrains de 9 trous mais pas encore sur les terrains compacts, à partir du moment où le terrain est étalonné officiellement par la fédération française de golf.

Selon son implantation et l'architecte qui l'a conçu, un parcours peut présenter des parties arborées, des buissons ou arbustes, mais aussi des plans d'eau, rivières ou ruisseaux, que l'on nomme obstacles d'eau, délimités par des piquets jaunes (si l'obstacle traverse le trou) ou des piquets rouges (si l'obstacle d'eau longe latéralement le trous). Placées à des endroits stratégiques afin de rendre le terrain attractif, des pièces de sable, appelées bunkers permettent de pimenter le jeu. Le parcours fait l'objet tout au long de l'année, et plus particulièrement durant la saison golfique, de soins très attentifs.

Chaque trou comporte quatre zones : le fairway (où l'herbe est tondue courte), le green autour du trou (où l'herbe est très courte, de quelques millimètres), le pré-rough (où l'herbe est plus haute que sur l'allée) et le rough (où l'herbe est plus haute que sur le pré-rough). Des zones en réparation, délimitées par des piquets de couleur bleue, peuvent aussi se rencontrer sur le parcours et n'en font pas partie. D'autre part, les chemins d'approche et les zones autour des bâtiments de service et les bâtiments eux-mêmes ne font pas partie du parcours. Une balle arrivant sur ces zones est considérée comme perdue. L'imagerie qui consiste à représenter des joueurs reprendre leur coup sur le toit du club house est évidemment une plaisanterie.

Un fairway peut avoir différentes formes pour rendre la vie du joueur un peu plus difficile. La plus évidente est une forme étroite et allongée, jusqu'à 10 m environ. La difficulté consistant bien sûr pour le joueur à tirer droit et donc à ne pas voir sa balle arriver dans le rough ou être déclarée perdue. Une autre forme est le trou coudé (dog-legg), à droite ou à gauche, terrain formant un coude avec un angle plus ou moins prononcé. Les architectes de parcours s'ingénient à utiliser de nombreux artifices pour tromper le joueur et l'induire en erreur ou lui rendre la vie plus difficile : fausses perspectives, fausses pentes, buttes masquantes, arbres mal placés, ...

L'évolution technologique du matériel (notamment de la balle et des clubs), aléatoire à ses débuts, permit au golf de connaître son expansion de la fin du XIXe siècle. De même, avec de meilleurs entretiens des parcours, l'équipement du sportif a évolué et ce dernier s'est doté de différents accessoires complémentaires par la suite (tees, sacs ou golfette).

La première évolution concerne la balle de golf. D'abord en pierre ou en bois jusqu'en 1750, elle est remplacée par la balle feathery, la balle est fabriquée à la main, entourée d'une coque de peau ou de cuir, elle était remplie de plumes tassées et de poussière, le tout cousu. Le prix de cette balle équivalait à celle d'un club, de plus celle-ci s'accommodait mal du temps écossais où en raison de l'humidité et d'un sol mouillé, elle devenait lourde, fragile et rapidement inutilisable. En 1848, avec l'importation du caoutchouc (gutta-percha) de Malaisie et d'Inde, une nouvelle balle apparaît : la balle gutta-percha, celle-ci révolutionne le jeu grâce à une meilleure résistance, rapidement elle remplace la balle précédente, puis des alvéoles apparaissent sur la balle et permettent un meilleur flottement dans l'air, ces balles étaient donc en caoutchouc plein. En 1898, la balle est de nouveau améliorée en installant un noyau dur au centre que l'on enveloppait de caoutchouc tressé puis d'une coque moderne : la balle Haskell. Depuis il y a eu peu d'améliorations, seulement quelques perfectionnements comme les premières balles compressées permettant de taper plus loin ou le diamètre et le poids de la balle, en 1920 le Royal et Ancient de Saint-Andrews exige que la balle pèse au maximum 1,62oz (soit 45,93 g) et ait un diamètre non inférieur à 1,62 inches (petite balle ou balle anglaise) tandis qu'en 1929 les États-Unis exigent une balle d'un poids maximum de 1,55oz et d'un diamètre qui ne doit pas être inférieur à 1,68 inches (grosse balle ou balle américaine, soit 42,67 mm) puis cette dernière rectifie un an plus tard pour 1,62oz sans toucher au diamètre, finalement celle-ci devient la balle universelle.

Le matériel est composé de fers, de bois et d'un fer droit (putter). Au départ d'un parcours, un golfeur doit au maximum avoir 14 clubs, le choix est donc déterminant. L'évolution des clubs a suivi celle des balles : apparition du grip, introduction d'une plaque de bois résistant ou de métal au point d'impact pour améliorer la frappe, manche en métal (en 1894), clubs en fibre de verres (dans les années 1950) ... Tous ces clubs portaient au début du XXe siècle des noms avant l'adoption des numéros, le bois a été remplacé peu à peu par les fers durant le siècle.

Les séries de fer existent du fer 1 au lob-wedge. Les fers 1, 2, 3, 4 et 5 sont conçus pour effectuer de longues distances, principalement sur le fairway, alors que les fers 6, 7, 8 et 9 sont utilisés pour des distances intermédiaires. Chaque numéro correspond à une distance précise. Les wedges sont des fers très ouverts possédant un loft compris entre 50° et 60°. Un sandwedge, servant à sortir des bunkers, possède un loft de 56° tandis qu'un lob-wedge possède un loft de 60°. Ces fers permettent de lever la balle haut afin qu'elle n'ait pas beaucoup de roulement après l'impact. On les utilise par exemple dans le cas où un obstacle, tel un bunker, se trouve entre la balle et le green.

Les bois existent dans les tailles 1, 3, 5, 7 et 9, mais peuvent aller jusqu'à 13. Ils sont également appelés "bois de parcours" (à l'exception du bois 1, appelé aussi driver, qui permet d'envoyer la balle loin avec une trajectoire tendue grâce à une ouverture très faible comprise entre 8° et 12° qui sert généralement sur les tertres de départ) du fait que les joueurs les utilisent principalement sur le fairway afin de parcourir une distance maximale.

Il existe également une autre catégorie de clubs appelés hybrides du fait de leurs caractéristiques. En effet, ceux-ci reprennent la forme des bois tout en conservant la facilité de jeu des fers. Ils permettent de parcourir une distance relativement longue en remplaçant les fers longs (fer 1, 2 et 3) très difficiles à manier.

Un des clubs le plus important du sac est le putter. Celui-ci est classé à part à cause de son utilité mais aussi de sa forme particulière. Le putter possède une face verticale, entièrement perpendiculaire avec le sol, ce qui lui permet de ne pas lever la balle à l'impact et donc de garantir un bon roulement de la balle.

Les premiers sacs de golf font leur apparition dans les années 1890, jusqu'alors les caddies portaient dans leurs bras les différents clubs. Ces sacs appelés golf-bag sont rapidement suivis par l'apparition des chariots puis après la Première Guerre mondiale ces sacs sont agrémentés de poches.

Les tees sous leur forme actuelle sont apparus dans les années 1920 mais ne furent véritablement utilisés qu'à partir des années 1940, auparavant les golfeurs surélevaient la balle sur un monticule de sable mis à disposition des golfeurs à chaque départ de trou, ensuite furent créés les premiers tees en caoutchouc qui reproduisaient l'amas de sable, pour éviter de perdre ce tee après la frappe on l'attachait à un clou relié par une ficelle de quelques centimètres, c'est finalement ce clou qui devient ce qu'on nomme aujourd'hui le tee.

Le gant est apparu avant la Seconde Guerre mondiale, il est aujourd'hui fait de cuir souple et léger.

Les chaussures de golf naissent à la fin du XIXe siècle avec l'apparition des semelles à clous. Il existait également des "sur-chaussures" qu'on fixait à la bottine pour permettre la stabilité du golfeur, mais ces deux modèles endommageaient les greens. Les premières véritables chaussures de golf sont inventées en 1910 aux États-Unis, les lacets permettait l'extension du pied pendant la marche, une taille basse pour ne pas bloquer le pivot des jambes, enfin une semelle intérieure est installée dans le sens longitudinal (pour la marche) et latéral (pour le transfert de poids et le swing).

Un effort sur l'uniforme est opéré dans les années 1950. Auparavant, les golfeurs étaient vêtus de costume de ville ou de campagne, c'est-à-dire une chemise (avec cravate et veste), parfois un gilet, en bas on avait un pantalon ou un pantalon court comme pour d'autres activités de plein air, cependant afin d'éviter l'herbe humide fut popularisé le pantalon de golf où on rentrait le bas de son pantalon dans ses chaussettes. Avec l'entretien des parcours et des fairways bien tondus, on abandonna cette pratique pour adopter finalement un uniforme plus sportif. Avec l'arrivée de la télévision, les uniformes prirent des couleurs vives pour mieux reconnaître un joueur (et son sponsor), ainsi on vit des pantalons à carreaux, des pulls-overs aux couleurs vives (rouge, bleu, blanc...) et on abandonna les couleurs ternes propres aux Britanniques (marron, vert sombre...). Chez les femmes, longtemps elle durent jouer en robes (quand elles étaient autorisées à disputer un parcours) avant de laisser place à la jupe ou short.

En tournoi, de nombreux golfeurs sont accompagnés d'un caddie. Ce dernier n'est pas qu'un porteur de sacs, son rôle va bien au-delà. Tout d'abord, un caddie est présent pour aider le joueur et lui permettre de se concentrer uniquement sur son jeu, pour cela le caddie lui évite toutes les "corvées" : porter son sac, ratisser le bunker après le passage de son golfeur, nettoyer les clubs et les balles ou tenir le drapeau et le retirer. Au-delà de ce rôle, un caddie est également présent pour partager son expérience avec le joueur dans le choix de ses clubs, le conseiller, étudier du parcours et le soutenir moralement. Par conséquent, la confiance est une condition nécessaire entre le golfeur et son caddie.

La golfette a pour rôle d'accélérer le jeu et de minimiser les efforts par rapport à la marche. Apparues dans les années 1960, les golfettes sont rapidement présentes sur de nombreux parcours de golf, notamment pour la raison que la plupart des véhicules ont un moteur électrique qui minimise donc le bruit et n'émet pas de pollution contrairement aux moteurs à essence, de plus ils représentent peu de risque de collision car la vitesse y est limitée (moins de 25 km/h). En général, elle est dotée de deux places et d'espace nécessaire pour entreposer le sac de golf à l'arrière.

Le vocabulaire utilisé dans le golf tient sa source principalement dans la langue anglaise à cause de ses origines. C'est pourquoi il n'est pas rare d'entendre des mots tels que par (normale - nombre de coups maximal à faire sur un trou pour ne pas perdre de points), birdie (oiselet - faire un coup en dessous du par), eagle (aigle - faire deux coups sous le par), albatros (faire trois coups sous le par), fairway (allée), green (vert), ... Certains de ces mots ont été conservés en français, tel que fore qui est le terme que doit crier un joueur si sa balle risque de tomber sur d'autres joueurs. En France et dans la plupart des pays francophones, on crie tout simplement balle. La fédération française hésite à traduire tous les termes, craignant que ceux-ci ne représentent alors plus grand-chose (birdie deviendrait oiselet, eagle aigle, etc...). Il faut souligner qu'au Québec les commentateurs des tournois internationaux de golf utilisent régulièrement les termes oiselet et aigle. Ces termes sont acceptés par les francophones nord-américains et dans la plupart des pays francophones autres qu'européens.

La balle ne se place pas de la même façon avec tous les clubs du sac. En effet, certains clubs devront prendre la balle dans un mouvement ascendant (ou montant) d'autres devront d'abord contacter la balle avant le sol.

Avec les bois, le contact doit se faire obligatoirement dans un mouvement ascendant afin de pouvoir lever la balle, du fait du loft très peu élevé de ces clubs. Il faudra alors placer la balle très largement sur le pied avant (elle pourra être située en moyenne entre la pointe du pied gauche et le talon de ce même pied, pour un joueur droitier). Tandis qu'avec les fers, la balle se situe un peu plus au milieu des pieds à l'adresse. Pour les fers longs (fer 1, 2, 3 et 4), on placera la balle légèrement à l'avant (puisqu'eux aussi possèdent un loft peu élevé) alors qu'avec les fers moyens (fer 6, 7, 8 et 9) la balle se situera au milieu des pieds.

Pour ce qui est des wedges, la balle peut se placer suivant l'effet désiré par le joueur. Plus il la mettra sur son pied avant, plus elle montera, parcourant de ce fait moins de distance. S'il l'a placée en arrière du stance, le loft de son club va diminuer. Par conséquent, la balle partira moins haut mais roulera plus après impact. C'est ce qui fera la différence entre une approche roulée et une approche levée.

L'obsession chez le golfeur débutant est de reproduire une trajectoire de balle droite; or, on ne dénombre pas moins de neuf trajectoires différentes.

En effet, le swing de golf est un effet mécanique. Les trajectoires que va prendre la balle dépendent de deux choses en particulier: le « chemin du club » et l' « alignement de la face de club ». On ne prend pas en compte, ici, l'alignement général du golfeur, qui dans tous les cas est une source d'erreur pour les trajectoires.

Le « chemin du club » désigne le sens et l'alignement de la tête de club par rapport à l'axe du corps du golfeur. Lorsque le club reste parallèle à l'axe de jeu, on dit que le club est « square » à l'impact donc qu'il est aligné avec l'objectif. Au contraire, quand on a un chemin de club « intérieur-extérieur » ou « extérieur-intérieur », cela signifie que le joueur est bien aligné sur l'objectif qu'il vise mais que son club ne revient pas dans un plan parallèle à lui.

L'autre paramètre rentrant en compte pour l'obtention des différentes trajectoires est l'alignement de la tête de club. Il s'agit de la direction où pointe (ou vise) la face du club.

La trajectoire « idéale », par définition, est la trajectoire droite dite « square ». Cela s'explique par un chemin de club "square" et une face de club perpendiculaire à l'axe du joueur.

Les deux trajectoires de balles les plus répandues et qui sont malheureusement néfastes pour les joueurs sont le « push » et le « pull ». Le push est une trajectoire de balle qui part à droite de l'axe de jeu, elle est due à un chemin de club intérieur-extérieur et face de club square. Le pull quant à lui est une trajectoire nettement à gauche de l'axe et elle est due à un chemin extérieur-intérieur et une face de club square. Deux autres trajectoires contraignantes pour le jeu sont le « slice » et le « hook ». Le slice est une balle qui part de l'axe de jeu mais qui tourne sur la droite dans les derniers mètres de sa course. Il est engendré par un chemin de club intérieur-square-intérieur et une face orientée à droite. À l'inverse, le hook est une balle partant dans l'axe et tournant à gauche. Les symptômes sont parfaitement opposés au slice, un chemin intérieur-square-intérieur mais une face orientée à gauche.

Enfin, la balle peut combiner pull, push, hook et slice pour donner le pull hook et le push slice. Le premier est une trajectoire partant à gauche de l'axe et tournant à gauche en fin de course et le deuxième est son inverse (à droite).

Ces deux trajectoires sont dites néfastes puisqu'elles contribuent à éloigner plus ou moins avec importance la balle de l'axe de jeu.

Il reste alors deux trajectoires qui, elles, sont bénéfiques au joueur sachant les utiliser. En effet, le « fade » est une trajectoire partant à gauche de l'axe de jeu mais qui revient sur l'objectif. Le golfeur l'obtient avec un chemin de club extérieur-intérieur et une face orientée sur l'objectif. Le « draw » est son opposé. La balle part sur la droite et revient sur l'objectif.

Si beaucoup confondent trajectoires et effets, deux trajectoires peuvent s'apparenter avec des effets: le fade et le draw. Ces trajectoires sont obtenues grâce au mouvement de rotation (« spin ») de la balle. Dans les effets à proprement parler, on peut trouver le topspin et le backspin.

Le topspin est l'effet le plus courant, surtout chez les débutants. Il implique une rotation d'arrière vers l'avant de la balle et est obtenu en prenant la balle dans un mouvement ascendant. La caractéristique principale du topspin est une balle qui roule beaucoup après son impact avec le sol.

À l'opposé du topspin, le backspin est un effet impliquant une rotation de l'avant vers l'arrière de la balle (on peut le comparer à la balle coupée en tennis) qui permet à celle-ci d'être très fortement ralentie à l'impact. Souvent utilisé pendant les approches du green, un balle avec du backspin retombera sur le green, effectuera en général deux ou trois rebonds puis repartira en arrière d'une distance variable. Il s'agit d'un effet difficile à gérer sur le green car le joueur ne peut pas déterminer avec précision la longueur sur laquelle la balle va rouler en arrière. Le basckspin est obtenu grâce à un club très ouvert, un lie de la balle propre (une balle dans le rough aura moins de backspin qu'une balle reposant sur le fairway, dû à la grande quantité d'herbe qui s'intercalera entre la face du club et la balle), des stries sur la face du club très prononcées et propres, ainsi qu'un mouvement de club descendant, assez vertical, afin de compresser fortement la balle. Le choix de la balle est également prépondérant, une balle au revêtement plus souple ayant tendance à prendre davantage d'effet.

Les soucis environnementaux, imputables à l'utilisation du sol pour la construction de terrains de golf se sont accrus au cours des cinquante dernières années. Ces soucis spécifiques portent tant sur la quantité d'eau, de pesticides chimiques et d'engrais utilisés pour l'entretien que sur la destruction de zones humides et d'autres secteurs environnementalement importants pendant la construction. Un produit chimique toxique utilisé sur des terrains de golf est le Diazinon ; en 1988, l'Agence de protection environnementale des États-Unis a interdit l'utilisation du Diazinon sur les terrains de golf et les sites de production de gazon en raison de son impact létal sur les populations avicoles. Il existe aussi des points positifs tels que la préservation de sites naturels face à l'avance de l'urbanisation et la remise en état de sites banalisés.

Dès la deuxième partie du XIXe siècle, de grands champions ont marqué le golf de leurs empreintes, essentiellement écossais. Deux dynasties prennent forme avec d'un côté les "Morris" : Old Tom Morris, rejoint ensuite par son fils Young Tom Morris qui tous deux remportent l'Open britannique à sept ans d'intervalle; et les "Park" : Willie Park Senior (premier vainqueur de l'Open britannique en 1860), accompagné de son frère Mungo Park (vainqueur de l'Open britannique en 1867) et de son fils Willie Park, Jr. (vainqueur du tournoi en 1887 et 1889), un autre écossais les concurrence en la personne de Jamie Anderson (Open britannique de 1877 à 1879). L'Open britannique constitue à cette époque le plus prestigieux tournoi du golf. Une troisième dynastie sévit entre les années 1840 et 1860, donc avant la création de ce tournoi : les "Dunn" avec les frères jumeaux Willie et Jamie Dunn.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, le golf commence seulement à percer aux États-Unis. En 1895, l'US Open est créé et met en valeur un Américain (d'origine écossaise) : Willie Anderson (vainqueur de l'US Open à quatre reprises : 1901, 1903, 1904 et 1905). Mais c'est au Royaume-Uni que naissent les plus grands champions et qui offre le plus haut niveau avec en tête d'affiche l'Écossais James Braid (cinq Open britannique entre 1901 et 1910) et les Anglais Harry Vardon et John Henry Taylor, ces trois golfeurs ont formé ce qu'on appelle le Grand Triumvirat , il ne s'agit en fait que du premier triumvirat d'une longue série qui marquent l'histoire du golf. À ces trois champions, on peut mentionner l'Écossais Alexander Herd, vainqueur de l'Open britannique en 1902.

Avant la Grande Guerre, les Américains deviennent de plus en plus performants et prennent peu à peu le pas aux Britanniques, ceci est confirmé par les premières victoires américaines de John McDermott (1911) et de Francis Ouimet (1913) à l'US Open. Après la Première Guerre mondiale, la tendance se confirme et la prépondérance des Américaines se fait sentir avec à sa tête Jock Hutchison, Walter Hagen et Gene Sarazen qui s'imposèrent à l'Open britannique dans les années 1920 et 1930. À partir de ce moment-là, les Américains confirment leur prépondérance sur le monde du golf, qui est symbolisée en 1930 par le grand chelem réalisé à l'âge de 28 ans par Bobby Jones qui prend aussitôt sa retraite sportive pour construire le parcours d'Augusta (aujourd'hui devenu un tournoi du grand chelem).

Avant la Seconde Guerre mondiale, un nouveau triumvirat se met en place avec trois Américains nés la même année (1912) : Ben Hogan, Byron Nelson et Sam Snead. À eux trois ils totalisent 21 titres de grand chelem, ils régnèrent sur le golf jusque dans les années 1950. Après deux triumvirat, l'un britannique, l'autre américain, le troisième triumvirat a mis en prises deux Américains (Arnold Palmer et Jack Nicklaus) et un Sud-Africain Gary Player. Ces trois golfeurs totalisent 34 titres de grand chelems et dominent littéralement le golf des années 1960 et 1970.

La fin des années 1970 et le début des années 1980 voient alors l'arrivée de golfeurs à travers le monde, mis en lumière par les victoires de l'Espagnol Severiano Ballesteros, l'Australien Greg Norman ou de l'Allemand Bernhard Langer, cependant les Américains restent présents par l'intermédiaire de Tom Watson, Larry Nelson. Cette mondialisation se poursuit les années 1980 et 1990 avec l'Anglais Nick Faldo, l'Espagnol José Maria Olazábal, l'Écossais Sandy Lyle, le Sud-Africain Ernie Els, le Zimbabwéen Nick Price et les Américains Payne Stewart et Fred Couples.

Les années 2000 sont marquées par l'arrivée d'un grand champion américain Tiger Woods qui a remporté les quatre tournois majeurs à la suite, mais pas la même année (ce qui le prive du grand chelem), il compte pour l'instant 14 titres de grand chelem à 32 ans seulement. Ses rares adversaires capables de lui disputer son leadership sont le Fidjien Vijay Singh, l'Américain Phil Mickelson ou plus récemment le Sud-Africain Trevor Immelman.

Un World Golf Hall of Fame fut ouvert en 1974 et comportait à l’origine 13 membres. Il s’agissait au départ d’un projet local, mais la PGA of America en reprit la gestion en 1983 et en acquit la pleine propriété en 1986. Il recense tous les golfeurs ayant marqué leur sport.

La reconnaissance du golf féminin a été nettement plus tardive que chez leurs homologues masculins. Ce n'est que vers la fin du XIXe siècle que les premiers tournois se mettent en place symbolisé par le championnat international de Grande-Bretagne en 1893, la première championne marquante est l'Anglaise Cecilia Leitch qui établit le record du nombre de victoires aux championnat amateur de Grande-Bretagne avec quatre victoires (1914, 1920, 1921 et 1926), c'est finalement aux États-Unis que le golf féminin se développe avec l'arrivée de Glenna Vare après la Première Guerre mondiale. Cependant l'équivalent féminin de Bobby Jones était selon les consciences de l'époque l'Anglaise Joyce Wethered.

Après la Seconde Guerre mondiale, le golf féminin voit la création du premier tournoi proette (professionnel féminin) : l'Open américain en 1946. C'est l'Américaine Patty Berg qui inaugure le palmarès de ce tournoi (également membre fondatrice de la LPGA) qui est ensuite dominé par les Américaines Mildred Babe Zaharias, Mickey Wright ou Louise Suggs. Trente ans plus tard l'US Open, l'équivalent européen est créé en 1976 : l'Open britannique. Les années 1960, 1970 et 1980 sont dominées par les Américaines Kathy Whitworth, Nancy Lopez ou JoAnne Carner et laissent peu de place aux étrangères (la Japonaise Hisako Higuchi par exemple).

Les années 1990 bouleversent complètement le monde du golf féminin avec l'explosion de nations émergentes : le Japon symbolisé par Ayako Okamoto, la Corée du Sud avec Se Ri Pak, la Suède avec Annika Sörenstam, l'Australie avec Karrie Webb ou plus récemment le Mexique avec Lorena Ochoa.

Un Hall of Fame of Women's Golf fut créée en 1951 par la LPGA et recense toutes les golfeuses ayant marqué leur sport.

La majorité des golfeurs professionnels s'affrontent au cours des compétitions locales. Parmi eux, une petite élite ont la possibilité de disputer des « tournois pro » dans des circuits internationaux. Il existe environ une vingtaine de circuits de golf professionnels organisée par une association de golfeurs professionnels (PGA) ou une organisation indépendante, celle-ci est responsable du calendrier, de trouver les sponsors et de contrôler le circuit. Chaque circuit possède ses "membres" qui s'affrontent sur plusieurs tournois du circuit, ainsi que de non-membres invités d'un autre circuit.

Chez les hommes, le circuit le plus attractif au monde est le PGA Tour, en raison des gains à chaque tournoi, on trouve ensuite l'European Tour qui séduit également de nombreux grands joueurs et se classe deuxième au niveau du prestige. Certains golfeurs participent à ces deux circuits. Il existe également d'autres circuits dans le monde : Asian Tour, Japan Golf Tour, PGA Tour of Australasia ou Sunshine Tour. Chez les femmes, il existe six principaux circuits, basés soit sur un continent ou une région du monde, le plus prestigieux est le LPGA Tour qui se déroule en Amérique du Nord.

Le calendrier masculin est dominé par les quatre tournois qui composent le Grand Chelem depuis 1960 et la participation d'Arnold Palmer à l'Open britannique : Le Masters (avril), l'Open américain (juin), l'Open britannique (juillet) et le Championnat de la PGA (août). Ainsi trois des quatre grands tournois se disputent aux États-Unis. Avant l'inclusion de l'Open britannique, les Américains considéraient que le Western Open était ce quatrième tournoi qui composait le grand chelem.

Le Masters est le seul tournoi des quatre à se dérouler chaque année sur le même parcours à Augusta au Augusta National Golf Club. L'Open britannique quant à lui se dispute toujours sur un link (parcours au bord de mer) et environ tous les cinq ans a lieu à l'Old Course de St Andrews. Les deux autres tournois ont lieu chaque année sur un parcours différent aux États-Unis. Ces quatre tournois sont intégrés dans les trois circuits les plus réguliers et les mieux dotés : la PGA Tour, le Tour européen PGA et le Japan Golf Tour. Un classement par circuit est établi chaque année. Ces tournois déterminent du prestige des golfeurs, le record de victoires en tournois de grand chelem appartient à Jack Nicklaus avec 18 titres.

Tous les deux ans, le calendrier est marqué par un tournoi mettant en duel deux équipes : la Ryder Cup entre les golfeurs européens et américains; et la Presidents Cup entre les golfeurs américains et le reste du monde (excepté les Européens).

Enfin il existe des dizaines d'autres tournois plus ou moins prestigieux à travers le monde. Aux États-Unis, le Players Championship est considéré par beaucoup comme le cinquième tournoi du grand chelem et se tient deux semaines avant le Masters. Enfin les trois World Golf Championships sont également très prisés par la golfeurs et sont reconnus par les trois grands circuits, il comprend le championnat du monde de match-play, le WGC-CA Championship et le WGC-Bridgestone Invitational.

Chez les femmes, la situation est plus récente, cependant depuis 2001 et après sept formules différentes, les quatre tournois selon la LPGA qui composent le grand chelem sont : le championnat Kraft Nabisco (mars-avril), le championnat LPGA (juin), l'Open américain (juin-juillet) et l'Open britannique (juillet-août). Avant l'introduction de l'Open britannique, c'était l'Open canadien (également appelé Classique du Maurier) qui composait ce grand chelem, mais ce dernier constitue toujours l'un des rendez-vous prisés des golfeuses. Ainsi comme chez les hommes, trois des quatre tournois majeurs se disputent aux États-Unis et un au Royaume-Uni.

La LPGA Tour en Amérique du Nord reste le circuit le plus prépondérant sur le golf féminin, celui-ci est organisé par la LPGA, ce circuit constitue le plus haut niveau du golf féminin, et contrairement aux hommes où de nombreux Européens ou autres restent sur le Tour Européen, la plupart des championnes de golf quelque soit l'origine rejoignent ce circuit. En Europe, la Ladies European Tour (LET) ne reconnaît pas dans son calendrier les tournois de la LPGA, à l'exception seulement de deux évènements : l'Open britannique et l'Evian Masters (ce dernier d'ailleurs n'est pas reconnu comme un tournoi du chelem par la LPGA Tour), la LET considère l'Open Australien, l'ANZ Ladies Masters, l'Evian Masters et l'Open britannique comme les tournois majeurs. Ensuite il y a la LPGA of Japan Tour qui dispose de son côté de ses trois tournois majeurs : Open japonais, le championnat JLPGA et le JLPGA Tour Championship. Enfin trois autres circuits existent : la LPGA of Korea Tour (concernant la Corée du Sud), la Ladies Asian Golf Tour (concernant l'Asie à l'exception du Japon et de la Corée du Sud) et l'ALPG Tour (basé en Australie).

Enfin comme chez les masculins, il existe depuis 1990 un tournoi qui a lieu tous les deux ans et met en duel les Européens et les Américains : la Solheim Cup.

Le golf est reconnu par le Comité international olympique comme sport olympique mais après deux olympiades en 1900 et 1904, celui-ci n'est plus programmé depuis aux Jeux olympiques. Cependant, des discussions restent toujours en suspens pour sa ré-intégration aux Jeux olympiques mais si tel est le cas, cela n'interviendra pas avant 2016, les principaux points de désaccord concernent le fait d'autoriser les professionnels (c'est-à-dire les meilleurs golfeurs actuels) ou de restreindre aux amateurs, autre point de désaccord concerne le calendrier professionnel qui est déjà surchargé et la place qui sera accordée aux Jeux olympiques par rapport aux autres tournois (ce débat intervient généralement à chaque olympiade).

Le golf est un sport d'endurance et requiert une importante énergie notamment au niveau de la concentration. Bien qu'au début des années 2000, les responsables de la PGA écarte l'hypothèse du dopage dans le monde du golf professionnel, le golfeur Craig Parry révèle en 2001 que la prise de bêta-bloquants était effective chez certains golfeurs pour améliorer la concentration, ce que démentent dans un premier temps les associations qui refusent cependant d'obliger les golfeurs de se soumettre à des contrôles anti-dopage pour « l'honneur et l'intégrité » du golf, même s'ils autorisent la liberté du golfeur de faire des contrôles de son plein gré. Le vainqueur de l'Open Britannique en 1994, Nick Price, a toujours reconnu prendre des bêtabloquants pour raison médicale. Ce n'est qu'à partir de 2006 sur l'insistance des pouvoirs politiques que les associations décident de prendre ce sujet avec plus de considération, en effet la PGA of America souhaite mettre en place des contrôles anti-dopage ainsi qu'une réglementation après avoir listé six mois auparavant les produits interdits et transmis cette liste aux golfeurs, puis mettre en pratique ces contrôles pour la première fois à l'occasion des championnats du monde amateurs par équipes fin 2006 en Afrique du Sud. Par ailleurs en juillet 2007, une déclaration de l'ancien grand champion Gary Player dénonce le dopage dans le golf - « Je sais qu'il y a des golfeurs qui se dopent, que ce soit avec des hormones de croissance, de la créatine ou des stéroïdes. Sur le circuit mondial, je dirais qu'il y a une dizaine de gars qui prennent quelque chose. Peut-être que je me trompe et qu'il y en a beaucoup plus ». Dans le même temps, la LPGA annonce qu'elle procèdera à des contrôles à partir de 2008. En août 2007, le Comité national olympique italien annonce le premier cas de dopage d'un golfeur après le contrôle positif d'Alessandro Pissilli à la finastéride (produit luttant contre la calvitie mais classé comme diurétiques et produits masquants selon l'Agence mondiale anti-dopage). Enfin en 2008, les circuits européens et américains décident de mettre en place ces contrôles à partir de juillet (à l'exception de l'Open britannique en raison de la participation de golfeurs d'autres continents, ces contrôles auront donc lieu à partir de 2009 pendant ce tournoi).

Le golf est l'un des rares sports à disposer d'une chaîne de télévision uniquement destinée à celle-ci depuis 1995 : The Golf Channel, diffusée en Amérique du Nord et en Asie. La chaîne couvre tous les grands tournois, une version britannique a vu le jour mais a cessé d'émettre en décembre 2007 et la retransmission en Grande-Bretagne est tenue par les chaînes Sky Sports or Setanta Golf et BBC Sport. En France la couverture télévisuelle est assurée en alternance par les chaînes Canal + et Eurosport.

Au début du XXe siècle, la presse écrite parraine de nombreux tournois. Aujourd'hui, elle est très présente dans le monde du golf notamment en Amérique du Nord et en Europe où plusieurs magazines s'y sont spécialisés : Golf Digest, Golf Magazine, Golf World, Links Magazine, Travel + Leisure Golf ou Golf European.

Autour du golf se sont multipliés de nombreux jeux dérivés à ce sport. Le plus populaire d'entre eux est le minigolf qui se joue sur des pistes d'environ un mètre de large et de 3 à 15 mètres de long avec des obstacles, créée en 1867 à Saint-Andrews il était destiné aux femmes pour s'essayer au golf, à l'époque le parcours n'était autorisé qu'aux hommes. Cependant la forme actuelle du minigolf date des années 1910 et 1920 aux États-Unis avec des greens artificiels.

Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence de base, tous utilisés pour la rédaction de cet article comme l'indique la présence du symbole . Se référer aux articles thématiques traitant des différents aspects du jeu pour avoir des bibliographies plus complètes.

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Grand Chelem de golf

Le Grand Chelem de golf n'est pas un concept officiel, car il a changé au cours des années. Dans l'ère moderne, le Grand Chelem est réalisé lorsqu'un golfeur remporte les 4 titres majeurs du golf au cours d'une même année. Avant la création du Masters d'Augusta, les deux championnats amateur étaient considérés comme des tournois majeurs à côté des deux tournois open et un golfeur seulement, Bobby Jones a réussi a compléter un Grand Chelem en les remportant. Aucun golfeur n'a réussi le Grand Chelem dans l'ère moderne, Tiger Woods a réussi à remporter les 4 de suite mais sur 2 années différentes.

Le terme fait également référence à un tournoi, le "PGA Grand Slam of Golf", qui réuni en fin d'année les 4 vainqueurs des tournois majeurs.

Le terme "Grand Chelem" est apparu pour la première fois en 1930, lorsque Bobby Jones réussi a remporter les 4 tournois majeurs de l'époque : le Open britannique, l'Open américain, le championnat de golf amateur des États-Unis et le Championnat de golf amateur de Grande-Bretagne. Bobby Jones reste le seul à avoir réussi le Grand Chelem, avant la création du Masters et l'entrée du professionnalisme dans le golf.

La définition moderne débute en 1934, quand le Masters est fondé. Le seul golfeur à s'être approché du Grand Chelem est Ben Hogan en 1953, quand après avoir remporté le Masters, l'Open américain et l'Open britannique, il ne pu compléter ce Grand Chelem au championnat de la PGA. En effet le faible écart de temps entre l'Open britannique et le championnat de la PGA et la longueur des voyages transatlantiques de l'époque ont rendu la conquête du Grand Chelem impossible. Hogan est le seul golfeur à avoir remporté le Masters, l'Open américain et l'Open britannique la même année.

Tiger Woods n'a pas été loin non plus de réaliser un Grand Chelem moderne en réalisant un Grand Chelem sur deux années et en devenant le premier golfeur a detenir les 4 titres majeurs : Open américain, Open britannique, championnat de la PGA en 2000 et Masters en 2001.

Seul 5 golfeurs ont remporté les 4 titres au cours de leur carrière (dans l'ère moderne), ce qu'on peut appeler un Grand Chelem de carrière : Gene Sarazen, Ben Hogan, Gary Player, Jack Nicklaus, et Tiger Woods. Nicklaus et Woods ont remporté au moins trois fois chacun des majeurs.

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Jack Nicklaus

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Jack William Nicklaus (né le 21 janvier 1940 à Columbus, Ohio), aussi connu sous le surnom "The Golden Bear", a été une figure majeure du golf professionnel, d'abord sur le circuit PGA depuis les années 1960 jusqu'à la fin des années 1980, puis sur le circuit senior de la fin des années 1980 jusqu'à la fin des années 1990, et est considéré comme l'un des meilleurs golfeurs de tous les temps.

Avec Arnold Palmer, il est un des précurseurs du golf moderne. Même si Palmer est reconnu comme celui qui a transporta le golf dans l'ère de la télévision, c'est le développement de l'intense rivalité entre Nicklaus et Palmer qui développa l'intérêt des téléspectateurs.

Passionné de sport dès sa jeunesse, plus particulièrement dont le football dont il était un des fans de l'équipe locale de Colombus, il s'essaye à plusieurs disciplines, comme le base-ball, le basket-ball ou l'athlétisme.

Il débute le golf à l'âge de 10 ans. Pour ses débuts sur un par 9, il réussit le parcours en 51 coups. Durant ses années de « College » qu'il passe à Upper Arlington Hight Scool, dont la mascotte est un ours, ce qui sera à l'origine de son surnom de « The Golden Bear », il remporte le premier d'une série de cinq titres consécutifs lors de l'Ohio State Junior. Puis c'est le titre de l'Ohio State qu'il remporte en 1956, à seulement 16 ans, victoire obtenue face à des professionnels.

Durant ces années de jeunesse, il contracte la polio à l'âge de 13 ans., . Il en souffrit pendant quelques semaines. Il transmis la maladie à sa soeur Marilyn, dix ans à l'époque. Celle-ci souffrit plus de la maladie, incapable de marcher pendant un an.

A 15 ans, il se qualifie pour son premier championnat amateur des États-Unis. . C'est deux ans plus tard qu'il remporte son premier titre national avec le « U.S. National Jaycees Championship ». Il obtient sa première qualification pour l'US Open, tournoi dont il ne passe pas le cut. Il participe une deuxième fois à l'US Open la saison suivante. Il franchit le cut puis partage finalement la 41e place.

L'année suivante, il remporte le championnat amateur des États-Unis, la Walker Cup, compétition amateur disputée face au Royaume Uni, puis atteint le quart de final de l'Open britannique amateur.

L'année suivante, bien que toujours amateur, il termine second de l'US Open, terminant à deux coups de Arnold Palmer. Son score de 282 constitue alors le record de l'épreuve pour un amateur . Il remporte ensuite World Amateur Team Championship.

A l'âge de 21 ans, en 1961, il remporte son deuxième championnat amateur des États-Unis, le titre de champion de NCAA, remporte une deuxième fois la Walker Cup.

Durant ses trois dernières années amateures, de 1959 à 1961, le magazine Golf Digest le désigne Meilleur joueur amateur mondial".

Sa carrière professionnelle débute en 1962. Il obtient sa première victoire lors de l'US Open, battant en play-off Arnold Palmer. Cette même saison, il remporte deux autres titres, terminent à trois reprises à la deuxième place. Ces performances lui permettent d'intégrer pour sa première saison professionnelle le Top 10 du classement des gains. Il termine finalement troisième de ce classement des gains et est nommé « rookie » de l'année.

Il continue sur sa lancée la saison suivante en remportant deux titres du Grand Chelem, le Masters et l'USPGA. Il ajoute trois autres tournois et termine la saison à la deuxième au classement des gains.

La première place du classement est acquise l'année suivante. Bien qu'il ne remporte pas de Majeurs, il devance Arnold Palmer. Durant cette saison, il remporte quatre titres et terminent six fois à la deuxième place.

Il renoue avec la victoire en Grand Chelem lors du Masters 1965. Il devance de 9 coups Arnold Palmer et Gary Player. Lors de cette édition, il établit, avec 271, le nouveau record du tournoi. Ce record devra attendre 1997 pour être battu, par Tiger Woods. Il remporte quatre autres titres et termine second à quatre reprises. En 1966, en remportant son troisième Masters, il devient le premier golfeur à endosser la veste verte, récompensant le vainqueur, deux années consécutivement. Il remporte un deuxième majeur, le Open britannique en Écosse sur le golf de Muirfield. Avec cette victoire, il a ainsi remporté au moins une fois les quatre trophées du Grand Chelem. Il rejoint alors Gene Sarazen, Ben Hogan, et Gary Player qui sont alors les seuls joueurs à avoir réalisé le même exploit. Il est également le plus jeune, à 26 ans, à l'avoir réalisé. Tiger Woods s'invitera à cette liste de joueur. Il ravit dans le même temps le titre de plus jeune, à 24 ans, détenteur des quatre Majeurs.

En 1967, il remporte un nouveau Majeur, avec une seconde victoire à l'US Open. Il termine également à la seconde place de l'Open britannique. Avec quatre autres titres et deux deuxièmes places, il termine de nouveau en tête du classement de la Money List, comme auparavant en 1964, et 1965. Il est récompensé de son premier « PGA Player of the Year Award ».

Après ce titre à l'US Open, il entre dans une période de trois ans sans obtenir un Majeur. Durant cette période, ses meilleurs résultats en Majeur se situe en 1968, lors de l'US Open et de l'Open britannique. Durant cette même période, il termine une fois à la deuxième place du classement des gains. Il a durant cette période remporté deux titres en 1968 et trois en 1969. Cette dernière année de 1969, il obtient sa première sélection pour la Ryder Cup: à l'époque, un joueur américain était éligible pour la compétition lorsqu'il avait disputé cinq saison sur le circuit de la PGA .

En 1970, il renoue avec la victoire en Majeur en remportant l'Open britannique sur le parcours du Old Course de St Andrews. Cette victoire est obtenue en play-off face à l'américain Doug Saunders. Ce Play-off se déroule sous la forme d'un nouveau tour de 18 trous à l'issue duquel il devance son adversaire d'un coup.

L'année suivante, il termine à la deuxième place du Masters, puis de l'US Open et cinquième du British. Mais son année est surtout marquée par l'obtention de son 9e Majeur lors de l'USPGA. Avec cette dernière victoire, il a déjà remporté à deux reprises chacun des tournois du Grand Chelem.

Nicklaus remporte les deux premières levées du Grand Chelem, le Masters puis l'US Open lors de la saison 1972. Avec son treizième Majeur, Il rejoint ainsi Bobby Jones au palmarès du nombre de victoires en Grand Chelem. Il termine ensuite à la deuxième place de l'Open britannique, à un coup du vainqueur Lee Trevino puis termine à la treizième place de l'USPGA. Il dispute ce dernier tournoi avec le handicap d'avoir l'index droit bandé à la suite d'une infection provoquée lors d'une manucure au retour de l'Open britannique . Cette saison se termine finalement avec sept victoires sur le circuit américain, complété par trois deuxièmes places. Il est de nouveau récompensé du titre PGA Player of the Year Award.

IL reçoit de nouveau celui-ci lors de la saison suivante: il remporte six nouveaux titres, dont son troisième USPGA. Auparavant, il avait partagé la troisième place du Masters et terminé quatrième de l'US Open et de l'Open britannique. Durant la période de 1971 à 1973, il remporte 19 des 55 tournois auxquels il participe, terminant dans le Top 10 lors de 45 de ceux-ci.

Après quatre saisons où il a remporté au moins un Majeur, la saison 1974 est vierge de victoire en Grand Chelem. Il ne remporte que deux victoires. Durant cette saison, il fait partie des 13 premières personnalités du golf à être introduites dans le Hall of Fame du golf .

Il renoue avec les victoires en Majeur l'année suivant lors du Masters. Sa cinquième victoire dans cette épreuve établit un nouveau record. Il continue sa saison avec une septième place à l'US Open et une troisième à l'Open britannique, avant de remporter son deuxième Majeur lors de la dernière levée du Grand Chelem lors de l'USPGA.

La saison suivante, il obtient, bien que n'ayant participé qu'à 16 tournois agrémenté de deux victoires, son quatrième trophée PGA Player of the Year Award en cinq saisons, seul le trophée de 1974 se refusant à lui. Dans les Majeurs, il échoue à la troisième place au Masters, à la onzième à l'US Open, la deuxième derrière Johnny Miller à l'Open britannique et la quatrième à l'USPGA.

L'année 1977 est de nouveau une saison vierge de toute victoire en Grand Chelem. Il termine toutefois à la deuxième place au Masters puis derrière Tom Watson au British. Durant ce tournoi, les deux joueurs réalisent deux derniers tours impressionnant, avec 65-66 pour Nicklaus et 65-65 pour Watson . Toutefois, avec une 63e victoire sur le circuit PGA, il dépasse Ben Hogan pour prendre la seconde place du classement du nombre de victoires, seulement devancé par Sam Snead.

L'année 1978 est une année majeure dans la carrière de Nicklaus. Avec sa victoire lors de l'Open britannique, il devient le premier à détenir chacun des quatre tournois du Grand Chelem à au moins trois reprises. Il avait auparavant terminé septième au Masters et sixième à l'US Open. Il remporte également trois victoires sur le circuit américain et il est nommé sportif de l'année par le magazine américain Sports Illustrated. Mais pour la dernière levée du Grand Chelem, il manque le cut dans un Majeur pour la première fois depuis 1967 au Masters.

Lors de l'année suivante, pour la première saison depuis son entrée sur le circuit américain, il ne réussit pas à remporter de victoires. Il ne termine qu'une seule fois deuxième, cette place étant obtenue à l'Open britannique.

Il profite de l'intersaison pour corriger deux problèmes: son entraîneur de toujours l'aide à corriger son problème de swing, alors qu'il améliore de manière significative son petit jeu, domaine qui n'a jamais été une force de Nicklaus.

Il débute cette nouvelle saison par une 33e place au Masters avant de remporter une nouvelle fois l'US Open. Il termine ensuite à la quatrième place de l'Open britannique avant de remporter pour la cinquième fois deux Majeurs dans la même saison en remportant son cinquième USPGA. Ces deux victoires sont les seules de la saison, une place de finaliste étant son seul autre tournoi où il termine dans le Top 10.

Durant les années suivantes, il ne remporte que deux victoires sur le circuit américain, une en 1982 et une en 1984. Ses meilleurs résultats en Grand Chelem sont une deuxième place lors de l'US Open de 1982 et une deuxième place lors de l'USPGA de l'année suivante.

En 1986, il surprend le monde du golf en remportant son sixième Masters. Il termine le dernier tour sur un score de 65, alignant six birdies et un eagle lors des neufs derniers trous. Sa victoire, à l'âge de 46 ans, fait de lui le plus vieux vainqueur d'un Masters, le plus vieux vainqueur d'un Majeur étant l'américain Julius Boros, vainqueur de l'US Open en 1963 à l'âge de 48 ans. Cette victoire est la 73e et dernière victoire sur le circuit américain , .

Durant les années suivantes, il continue d'évoluer dans le monde du golf. Il obtient une sixième place lors du Masters de 1990 puis de nouveau en 1998 à l'âge de 58 ans.

Il fait sa dernière apparition lors du Masters en 2005, un mois après la disparition de son petit fils. Il utilise le golf, avec son fils Steve, comme thérapie.

Sa dernière apparition sur le circuit américain a lieu lors de l'Open britannique de 2005 sur le parcours du Old Course de St Andrews.

Nickaus dispute sa première Ryder Cup en 1969 sur le parcours du Royal Birkdale en Angleterre, une règle de l'époque empêchant un joueur d'être éligible pour la compétition tant qu'il n'avait pas disputé cinq saisons sur le circuit de la PGA . Durant les parties en double, il est associé à D Sikes, avec un bilan de une victoire et une défaite. Pour les simples du dernier jour, il est opposé à Tony Jacklin. Celui-ci remporte le simple du matin. Leur rencontre de l'après-midi constitue le dernier match de la compétition. Sur le dernier trou, Nicklaus réussit un put de 1,20 mètres qui peut donner la victoire aux américains. Puis, il ramasse la marque de Jacklin, à 60 centimètres du trou. Il dit alors à Jacklin: « I don't think you would have missed that Tony, but I didn't want to give you the chance. » (Je ne penses pas que tu l'aurais manqué, Tony, mais je ne veux pas te donner une chance de le faire) Cela conclue la partie par une égalité entre les deux joueurs, et ainsi une égalité entre les américains et les britanniques. « I thought it was the right way to have it end » (Je penses que c'était la meilleure façon de finir), dira-t-il après la compétition .

En 1971, il remporte trois des quatre parties de double auxquelles il participe avant de remporter ses deux simples .

En 1973, la Ryder Cup se déroule à Muirfield en Écosse. Nickaus, lors du premier jour remporte et perd une partie en association avec Arnold Palmer. Le lendemain, il est associé à Tom Weiskopf avec qui il remporte les deux parties. Lors des simples, il fait un nul avec E Bembridge avant de remporter son deuxième simple face au même adversaire. .

Pour l'édition de 1975, Nickaus remporte son premier Foursomes puis partage la partie de 4 balles. Le lendemain, il remporte le Foursomes. Lors des simples, il se voit opposer à B W Barnes. Celui remporte le simple du matin sur le score de 4 et 2. Nicklaus demande alors à son capitaine Arnold Palmer de pouvoir prendre sa revanche lors du match de l'après-midi face au même adversaire: mais celui-ci confirme par une nouvelle victoire sur le score de 2 et 1 .

En 1977, Nicklaus remporte et perd une partie lors des doubles. En simple, il perd face à Bernard Gallacher sur le score de 1 up..

Nicklaus retrouve la Ryder Cup en 1981. Il dispute ses trois parties en double avec Tom Watson, remportant les trois matchs. Il remporte ensuite son simple. .

En 1983, Nickaus participe à la Ryder Cup en tant que capitaine de l'équipe américaine. Celle-ci remporte la rencontre sur le score de 14½ à 13½ . .

En 1987, il honore sa deuxième sélection en tant que capitaine. L'équipe européenne est elle dirigée par Tony Jacklin. Celle-ci remporte sa première victoire sur le sol américain en disposant de l'équipe américaine sur le score de 15 à 13, portée par la paire espagnole Severiano Ballesteros José María Olazábal, paire qui remporte trois des quatre doubles qu'ils disputent ensemble .

Éligible à partir de 1990 lorsqu'il fête son cinquantième anniversaire, il remporte son premier titre sur le Champions Tour lors de son premier tournoi. Ce tournoi, The Tradition at Desert Mountain, est l'un des tournois Majeurs du circuit. Il remporte également la même année un deuxième Majeur, le Mazda SENIOR TOURNAMENT PLAYERS Championship.

La saison suivante, il fait mieux encore en remportant trois titres en cinq tournois auxquels il participe, tous trois étant des titres Majeurs, dont une deuxième victoire dans le Tradition. En deux saisons, il a déjà remporté tous les titres Majeurs du circuit senior.

Après une année sans victoire, il remporte pour la deuxième fois l'U.S. Senior Open en 1993. Il ajoute ensuite deux nouveaux majeurs les années suivantes, le Tradition en 1995 et 1996.

Sur ce circuit, il a remporté dix victoires, dont huit Majeurs.

Avec ses quatre victoires sur le Tradition, il devient le joueur le plus titré de l'épreuve. Il est également le seul joueur de l'histoire à avoir remporté tous les titres Majeurs, professionnel et Senior.

Il remporte neuf autres victoires dans des tournois seniors, ceux-ci ne figurant pas au calendrier du Senior Tour de la PGA.

En parallèle de sa carrière de golfeur, il a entamé très tôt une carrière de concepteur de parcours golf. Sa première réalisation, le Harbour Town Golf Links a été ouvert en 1969. Cette carrière d'architecte commence en collaboration de deux des meilleurs architectes de golf, Pete Dye et Desmond Muirhead.

Son premier cours réalisé seul, le Glen Abbey Golf Course de Oakville dans l'Ontario, ouvert en 1976, est l'un des sites principaux du Canadian Open. La compagnie Nicklaus Design, dont il est partenaire avec ses quatre fils, compte prêt de 200 réalisations de parcours. Parmi ceux-ci, le site de Muirfield Village à Dublin qui abrite le Memorial Tournament.

Il possède également sa propre société d'équipement de matériel de golf, Nicklaus Golf Equipment Company.

Jack Nicklaus a beaucoup contribué à l'essor médiatique de sa discipline.

La principale contribution est la rivalité avec Arnold Palmer, qui a favorisé l'intérêt des médias pour cette discipline.

Cette contribution a eu d'autres axes, dont l'écriture. C'est ainsi qu'il a écrit de nombreux livres sur sa biographie, le golf ou même sur l'architecture des parcours.

Il a également tenu des rubliques dans des magazine de golf : GOLF et Golf Digest.

Il a également tenu le rôle de consultant pour la télévision pour ABC Sports.

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Source : Wikipedia