Tchad

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Posté par woody 27/02/2009 @ 02:03

Tags : tchad, afrique, international

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Histoire philatélique et postale du Tchad

L'histoire postale du Tchad a d'abord été liée à celle de l'Empire colonial français, et plus particulièrement à celle de l'Afrique équatoriale française (A.E.F.). (Pour la notion d'"histoire postale" en philatélie., cf. Histoire postale (Données générales)). Les premiers timbres portant le nom de ce territoire ont été ceux de l'Oubangui-Chari-Tchad émis à partir de 1915. Auparavant les bureaux du Tchad avaient utilisé les timbres du "Congo français" (dénomination initiale de la future "A.E.F."). À partir de 1958, ce pays, d'abord autonome, puis indépendant émet ses propres timbres, en utilisant jusqu'à la fin des années 1960 des timbres créés par les dessinateurs et graveurs français du Bureau d'études des postes et télécommunications d'outre-mer (BEPTOM).

Cette histoire a commencé au fur et à mesure de la conquête du Tchad, à partir de l'arrivée, en 1899, de l'explorateur Emile Gentil. Après un premier traité de protectorat avec le Sultan de Baguirmi, trois colonnes françaises venues d'Algérie (Foureau-Lamy), du Soudan (Meynier) et du Tchad même (Gentil) réussissent à battre Rabah à trois reprises. Un "Territoire militaire des pays et protectorats du Tchad" est alors instauré et va être rattaché provisoirement, en 1906 au gouvernement de l'Oubangui-Chari. La période allant de 1901 à 1920 est une période de combats pour la soumission successive des différents sultanats (Ouaddaï, Massali, Borkou, etc.), situés sur ce qui va devenir en 1920 la colonie du Tchad. - Les premiers plis connus de ce territoire, bien avant l'émission de ses premiers timbres, ont été des lettres en franchise militaire de soldats français expédiées par porteurs jusqu'au Gabon, entre 1900 et 1903, et postées à Libreville, dont elles portent le cachet de départ pour la poursuite de leur trajet jusqu'en métropole.

Les surcharges changent après la transformation du Tchad en colonie à part entière, le 17 mars 1920: La colonie du Tchad émet en 1922 des timbres du Moyen-Congo pourvus des nouvelles surcharges « TCHAD », puis « TCHAD et AFRIQUE EQUATORIALE FRANÇAISE ». Seuls les deux séries de timbres-taxes de 1930 vont être des timbres émis spécialement pour le Tchad ; tous les autres timbres sont des timbres d'une autre colonie surchargés. Ces deux séries de timbres-taxes représentent un village de paillotes pour les valeurs de 5 c. à 60 c., et une pirogue sur le lac de 1 à 3 francs.

Par la suite, de 1936 à 1958, des timbres communs à toute l'Afrique équatoriale française ont été mis en service simultanément au Moyen-Congo, au Gabon, en Oubangui-Chari et au Tchad. En 1935 un traité international avait été signé entre la France et l'Italie pour transférer à ce pays, conformément à une promesse faite à ce pays en 1915, la bande d'Aouzou située à la limite de la Libye italienne et du Tchad. Mais cet accord n'ayant pas été ratifié par la France, l'Italie, fatiguée d'attendre cette ratification avait dénoncé le traité en 1938, et la bande d'Aouzou, étant resté française, avait continué à utiliser les timbres d'A.E.F. sur son très rare courrier.

En 1940, la colonie du Tchad fut la première d'Afrique équatoriale à se rallier à la France Libre, à l'initiative de son gouverneur Eboué (cf. France libre). Ce ralliement a donc été à l'origine des surcharges patriotiques "Libre" ou "Afrique Française Libre" alors apposées non seulement sur son territoire, mais aussi dans toute l'A.E.F.

Par la suite, ce fut au Tchad que se prépara la colonne Leclerc pour sa conquête du Fezzan, de sorte que le Tchad fût aussi à l'origine des surcharges françaises libres du Fezzan sur les timbres de Libye.

Autonome au sein de l'éphémère "Communauté Française" de 1958, puis indépendant, le Tchad émet son premier timbre sans la mention RF (pour République française) en 1959. Ses timbres-poste portent depuis la mention « République du Tchad ».

L'indépendance de 11 août 1960 est marquée seulement en 1961 par une série de trois timbres au moment de l'admission du pays à l'ONU : carte, drapeau et devise du Tchad (« Unité, Travail, Progrès ») cotoyant le blason de l'organisation. Jusqu'en 1963, les timbres du BEPTOM illustrent cette indépendance : la série de 13 valeurs des animaux et paysages tchadiens, jeux sportifs africains en 1962 et portrait du président François Tombalbaye.

À partir de 1969, la poste tchadienne fait appel à des imprimeurs privés qui développent des émissions en héliogravure sur des thèmes très divers - et parfois ayant peu de liens avec le pays émetteur : les deux premières séries de ce type montrent ainsi les médaillés d'or des jeux Olympiques de Mexico et des tableaux de maîtres. Ces timbres permettent d'attirer les philatélistes collectionnant par thèmes.

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Tchad

Drapeau du Tchad

Le Tchad est un pays d'Afrique centrale sans accès à la mer, situé au sud de la Libye, à l'est du Niger et du Nigeria, au nord du Cameroun et de la République centrafricaine et à l'ouest du Soudan. Géographiquement et culturellement, le Tchad constitue un point de passage entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire. Sa capitale est N'Djamena.

L'État du Tchad dans ses frontières actuelles est une création de la colonisation européenne. Ses frontières résultent de négociations entre Français, Anglais et Allemands dans les années 1880. Mais l'espace tchadien possède une histoire riche et relativement bien connue. Il est sans doute un des berceaux de l'Humanité (découverte récente de « Toumaï »). Il a été le siège de trois grands royaumes sahéliens : le Kanem-Bornou, le Baguirmi et le Ouaddaï.

Considéré comme protectorat français à partir de 1900, le Tchad fut érigé en colonie en 1920 dans le cadre de l'AEF (Afrique équatoriale française). Sous l'impulsion du gouverneur Félix Eboué, il fut la première colonie française à se rallier à la France libre en 1940.

Devenu république autonome en 1958, le Tchad accéda à l'indépendance le 11 août 1960 sous la présidence de François Tombalbaye. Celui-ci dut bientôt faire face à la révolte des populations du Nord, en majorité musulmanes, ce qui l'amena à solliciter l'aide des troupes françaises en 1968. Après l'assassinat de Tombalbaye en 1975, le pouvoir échut au général Félix Malloum, qui dut céder la place au nordiste Goukouni Oueddei à la suite de la première bataille de Ndjamena en 1979. En 1980, la seconde bataille de Ndjamena permit à Goukouni Oueddei d'évincer son rival, Hissène Habré, avec l'aide décisive des troupes libyennes.

Après l'échec d'un projet de fusion entre le Tchad et la Libye en 1981, les troupes libyennes se retirèrent dans le cadre d'un accord conclu avec le gouvernement français. En 1982, Goukouni Oueddei fut renversé à son tour par Hissène Habré, qui dut faire appel l'année suivante aux troupes françaises pour contenir une nouvelle invasion libyenne. En 1987, une contre-offensive des forces tchadiennes contraignit finalement les troupes libyennes à évacuer le pays, à l'exception de la bande d'Aozou qui ne fut restituée au Tchad qu'en 1994.

En 1990, Hissène Habré fut chassé du pouvoir par Idriss Déby Itno, qui est en place depuis lors. Paradoxalement, ce dernier semble bénéficier aujourd'hui du soutien de la France et de la Libye, face aux divers mouvements de rébellion qui seraient plus ou moins encouragés par le Soudan voisin, en liaison avec le conflit du Darfour.

En février 2008, la rebellion tente de renverser le gouvernement d'Idriss Déby en pénétrant dans Ndjamena après une traversée du pays depuis le Soudan voisin.

Le Tchad est une république. Officiellement démocratie parlementaire, le pays est dans les faits un régime autoritaire. Des observateurs internationaux ont constaté des irrégularités dans les élections de 1996 et de 2001. Le président dispose de grands pouvoirs, il peut notamment nommer les ministres. Le parlement ne comporte qu'une seule chambre.

Le 17 janvier 2005, devant un rapport d'ONG mettant en évidence l'insécurité à la frontière entre le Tchad et la province soudanaise en guerre du Darfour ; le premier ministre annonce un renforcement des moyens dans cette région tout en niant le problème.

Un référendum a eu lieu le 6 juin 2005 pour modifier la Constitution de 1996 sur plusieurs aspects préalablement votés par l'Assemblée nationale le 23 mai 2004. Le point le plus important est la possibilité pour le président Idriss Déby de se présenter indéfiniment aux élections présidentielles (modification de l'article 61 de la constitution du 31 mars 1996). Désormais le président peut se représenter plus de deux fois. La dernière élection présidentielle a eu lieu le 3 mai 2006. Des groupes d'opposants ont dénoncé un scrutin truqué avec la complicité de la Commission nationale électorale, d'autres ont appelé au boycott. Peu avant cette date, le 13 avril 2006, de brefs combats ont lieu dans la périphérie de N'Djamena, entre une faction de la rébellion, le FUC (Front uni pour le changement) et les troupes gouvernementales. Idriss Déby accuse le Soudan de soutenir ses adversaires. Sans grande surprise en l'absence de concurrent sérieux et avec des élections truquées, Idriss Déby est réélu avec plus de 77% des voix.

Le 2 février 2008, les rebelles, apparemment soutenus par le Soudan ont pris la capitale du pays N'Djamena, à l'exception du palais présidentiel où le président Idriss Déby semble s'être réfugié. La France évacue une partie de ses ressortissants. Le 4 février, le Conseil de sécurité de l'ONU condamne les attaques contre le gouvernement tchadien. L'armée tchadienne repousse les rebelles avec l'aide logistique de la France.

La stabilité régionale au Tchad est assurée conjointement par l'EUFOR (déployée en mars 2008 et comptant 3 000 soldats en juin 2008) et par les forces françaises de l'opération Epervier. Menant une guerre de mouvement, les rebelles venus du Soudan voisin, multiplient les attaques rapides dans l'est du pays avec pour but avoué la chute du gouvernement tchadien. En juin 2008, des combats ont opposés pour la première fois l'EUFOR et ces rebelles autour de la ville de Goz Beida, au sud d'Abéché.

Le Tchad est un pays vaste et de faible densité humaine. Il connaît pourtant d'importants contrastes. Le tiers nord du pays est occupé par le Sahara, et presque vide d'hommes. Plus au sud se trouve le Sahel où les précipitations sont plus importantes, de 300 à 600 mm. C'est dans le Sud de cette zone que se trouve la capitale Ndjamena ainsi que le lac Tchad. Plus au sud encore, se trouve une zone de savane où les précipitations peuvent dépasser 900 mm. C'est là, dans le sud-ouest qu'en moyenne les densités sont les plus élevées.

Le Nord et le Centre représentent les deux-tiers de la superficie du pays et comptent environ 30% de la population totale. Ces régions sont peuplées de populations sahariennes disparates, mais toutes musulmanes, appartenant aux groupes linguistiques saharien et soudanais oriental (Toubous – 2,5%, Goranes, Kredas – 4,5%, Zaghawas, Bideyats – 1,5%, Kanembous – 8,5% et Ouaddaïens – 15%).

Par ailleurs, les Arabes, musulmans, occupent trois grandes zones de peuplement, au Nord (nord-ouest du Kanem), au Centre (Batha, Chari-Baguirmi et nord du Ouaddaï) et au Sud-est (Salamat), représentant environ 14,5% de la population tchadienne.

Enfin, le Sud-ouest, chrétien et très marginalement animiste, est composé de populations négro-africaines appartenant aux groupes linguistiques tchadien et soudanais central (Sara – 30%, Hadjaraïs – 8,5%, Ngambayes – 5,5%, Toupouris, Kotokos, Massas, et autres sudistes – 9,5%).

En 2002, le Tchad a été divisé en 18 régions administratives. Le 19 février 2008, le nombre des régions a été porté à 22. Elles remplacent les quatorze préfectures qui existaient auparavant. Chaque région est dirigée par un gouverneur nommé par le gouvernement tchadien.

Les régions sont divisées en départements (61), administrés par un préfet, eux-mêmes subdivisés en sous-préfectures. Au plus petit niveau se trouvent les cantons. Chaque entité territoriale devrait être dirigée par une assemblée élue mais aucune élection n'a encore eu lieu. Les unités administratives sont les relais de l'État à un niveau local. La ville de Ndjamena (qui a un statut spécial) est divisée en 10 arrondissements.

Le Tchad est aux trois-quarts rural. C'est un pays pauvre, et la main-d’œuvre est mal formée. L'agriculture et l'élevage du bétail sont les activités dominantes. La mise en exploitation des gisements pétroliers depuis 2003, a été très encadrée par la Banque mondiale. Elle pourrait avoir des effets importants sur l'économie tchadienne. Dès 2004, le pétrole représentait plus de 80% des exportations nationales, permettant à la balance commerciale de devenir nettement excédentaire.

Après le pétrole, la première ressource d'exportation du Tchad est le coton de la Cotontchad et le sucre de la CST, Compagnie sucrière du Tchad (anciennement SONASUT).

En juillet 2007, la population tchadienne était estimée à environ 9,9 millions d'habitants, avec un taux de croissance démographique annualisé de 2,3%. En 1993, le Recensement général de la population et de l'habitat donnait le chiffre de 6 288 261 habitants. Plus de 47% de la population avait moins de 15 ans et le taux de fécondité était de 5,5. L'espérance de vie était de 47 ans.

Selon le World Refugee Survey 2008 publié par le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants (U.S. Committee for Refugees and Immigrants), le Tchad abritait 294 100 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007. 242 600 d'entre eux provenaient du Soudan et le reste de la République centrafricaine.

Même si le français et l'arabe tchadien sont les seules langues officielles, plus d'une centaine de langues sont utilisées à travers le pays, comme le sar, le ngambaï, le mbaï, le kabalaye, le lélé, le kim, le massa ou le toupouri et le baguirmi, le nandjéré, le mboum, le gourane, le kanembou, le zakawa, le mabak, le kado, le moudang, le laga, le gor, le kaba, le zimé, le n'gama, le moundang.

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Lac Tchad

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Le lac Tchad est un grand lac peu profond d'Afrique dont les eaux sont douces, ce qui est rare pour un lac endoréique, c'est-à-dire dont les eaux ne rejoignent pas l'océan. Son rôle économique est très important, car il doit fournir l'eau à plus de 20 millions de personnes des quatre pays limitrophes : le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria.

Le bassin hydrographique du lac est théoriquement de 2'380'000 km², couvrant 7,8% du continent, mais le bassin actif n'est en fait que de 967'000 km². Le principal apport, pour 90 %, vient du fleuve Chari et de son affluent Logone, tous deux issus des montagnes de la République centrafricaine. Le Komadougou Yobé, issu du Nigeria, est affaibli par la présence de deux barrages qui ont fait chuter son débit de 7 km3 à 0,45 km3 par an. Bien qu'il ne participe que pour 10% aux eaux du lac, c'est la séparation provoquée en deux bassins, nord et sud, qui rendit précaire l'alimentation du nord. La perte hydrique en aval des barrages a de plus été compensée par un captage accru des puits.

Jadis l'un des plus grands lacs du monde, le lac s'est réduit considérablement pendant les quatre dernières décennies. Dans les années 1960, il couvrait un secteur de plus de 26'000 km². En 2000, il était tombé à moins de 1'500 km². Le déficit de pluviosité combiné à une plus grande utilisation des eaux du lac et des rivières pour l'irrigation – la population du bassin a doublé dans l'intervalle, et l'irrigation a quadruplé entre 1983 et 1994 – expliquent ce recul. Sa faible profondeur, au maximum de 7 mètres, le rend fragile et très dépendant des fluctuations saisonnières. La navigation y est désormais impossible.

Le recul du lac dans les années 1970-80 n'a pas eu que des inconvénients. Les nouvelles terres émergées, encore humides, ont permis d'entreprendre des cultures très productives surtout au sud du lac, côté tchadien. Les terres irriguées se montent à 135'000 hectares, dont 100'000 au Nigéria.

La NASA a financé une étude sur le lac Tchad dans le cadre de son système d'observation de la Terre. Les variations sont suivies par satellite artificiel, afin de prévenir les riverains des modifications attendues.

Durant les périodes postglaciaires, le Sahara bénéficia de conditions climatiques beaucoup plus clémentes que de nos jours et le désert réel était très restreint. Le Sahara était en majeure partie couvert d'une végétation boisée de type méditerranéen, particulièrement dans les massifs centraux avec autour d'eux de nombreux lacs et des prairies sèches, situation favorable à une faune giboyeuse.

Suivant les alternances des phases humides et des périodes sèches, le lac Tchad s'étend ou se rétracte, mais à partir de 4000 av. J.-C., jusqu'à nos jours, la baisse des eaux est rapide correspondant à l'installation de l'aridité et à l'avancée du désert.

Le climat autour du lac est chaud et sec, avec des précipitations très variables – de 94 à 565 millimètres annuels dont 90% tombent entre juin et septembre. La rive sud est plus humide que le nord. Bien que l'évaporation soit importante, surtout durant la saison sèche, la salinité du lac n'augmente guère, les eaux les plus chargées en sel quittant le lac par le sous-sol.

La salinité du bassin nord pourrait augmenter si l'apport hydrique vers ce dernier reste faible, ce qui pourrait causer la disparition de nombreuses espèces végétales et animales, augmentant l'érosion par la suite. La pêche, qui est déjà passée de 243'000 tonnes de 1970-1977 à 56'000 tonnes en 1986-1989, pourrait encore diminuer, privant les riverains d'un revenu substantiel alors que les États du nord du Cameroun et du Nigeria comptent déjà parmi les plus pauvres de leurs pays respectifs. La raréfaction de l'eau potable pourrait enfin augmenter les cas de diarrhée, de choléra et de fièvre typhoïde.

Pour sauver le lac Tchad, un ancien projet a refait surface au début du XXIe siècle, celui du Transaqua. Il s'agit d'un projet de transfert d'eau interbassins, au départ de certains affluents du fleuve Congo vers le lac Tchad, et ce par un gigantesque canal qui utiliserait la vallée du fleuve Chari.

Le projet d'origine formalisé au début des années 1990 prévoyait de barrer les cours de plusieurs importantes rivières du nord-est de la République démocratique du Congo au moyen de barrages de régulation, et de soustraire une partie de leurs débits pour les amener vers un lac artificiel construit sur l'Oubangui en amont de Bangui. De là un canal conduirait ces eaux vers la ligne de partage des eaux entre bassins du Congo et bassin du Chari, à environ 600 mètres d'altitude. Une fois franchi ce seuil, les débits seraient acheminés toujours par canal dans le lit du Chari, et finiraient par alimenter le lac Tchad et toute sa région. L'ensemble constituerait en outre une voie navigable internationale importante. Le volume de prélèvement prévu dans ce premier projet était de l'ordre de 100 milliards de mètres cubes d'eau annuellement, c'est-à-dire plus ou moins 3.150 mètres cubes par seconde.

Les travaux prévoyaient de barrer les tributaires de l'Oubangui, de l'Aruwimi, du Lindi et du Lowa, tous affluents de droite du Congo dans le quart nord-est du Congo-Kinshasa et le sud de la Centrafrique.

La longueur totale du canal aurait été de plus ou moins 2.400 kilomètres dont à peu près la moitié dans le bassin du Chari.

Deux projets différents sont actuellement sur la table, tous deux prévoyant le transfert d'une partie des eaux de l'Oubangui par un canal de 1350 kilomètres. Il est à noter qu'avant tout il fallait convaincre la République démocratique du Congo et la République du Congo d'accepter le projet, le cours d'eau à détourner (l'Oubangui) prenant sa source en République démocratique du Congo puis formant frontière avec la Centrafrique puis avec la République du Congo. L'accord des deux pays est chose faite depuis 2005.

En mars 2008, le Nigéria, le Niger et le Tchad sont tombés d'accord pour aller de l'avant et financer des études pour transférer une partie des eaux de l'Oubangui . L'étude de faisabilité nécessite des moyens importants et le Nigéria, puissance pétrolière donc financière de la région, est prêt à y affecter cinq millions de dollars. Les quatre autres pays membre de la CBLT (Commission du bassin du lac Tchad), à savoir le Cameroun, la République centrafricaine, le Niger et le Tchad, apporteront ensemble un sixième million. Les études doivent débuter en 2009.

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Source : Wikipedia