Télécommunications

3.3994995829618 (1199)
Posté par seb 01/03/2009 @ 08:02

Tags : télécommunications, economie, high-tech

Dernières actualités
L'opérateur de télécommunications KPN confie l'assistance ... - Communiqué de presse (Communiqué de presse)
Logica, acteur majeur des services informatiques, annonce la signature d'un nouveau contrat d'outsourcing sur plusieurs années avec KPN, principal opérateur de télécommunications néerlandais. Dans le cadre de ce contrat de 22 millions d'euros,...
EADS : le Ministère de la Défense renouvelle son contrat de ... - Boursier.com
Astrium Services s'engage pour sa part à fournir aux forces françaises, dans le monde entier, des services à la demande de télécommunications satellitaires civiles (Ku, Ka, C) et militaires (UHF, X) complémentaires à Syracuse....
Corning : essai gagnant sur un immeuble collectif pour Southern ... - Boursier.com
(Boursier.com) -- Corning Cable Systems GmbH & Co KG, division du pôle télécommunications de Corning Incorporated, a récemment réussi un projet d'essai sur un immeuble collectif pour Southern Telecommunications Company (STC) à Rostov-sur-le-Don,...
Alcatel-Lucent et HP lanceront une offre commune au 2e semestre - Le Point
Alcatel-Lucent et Hewlett Packard annoncent une alliance d'une durée de dix ans basée sur une offre conjointe de services de télécommunications et d'informatique dont ils espèrent tirer plusieurs milliards d'euros de revenus....
Il ya 12 ans, le «geek» Fillon formait Juppé à l'ordinateur - Libération
Ministre délégué en charge des Télécommunications, François Fillon était le week-end (nous sommes en mars 1997,ndlr) dernier à Serre-Chevalier pour un colloque sur le télétravail. L'occasion de lui poser quelques questions sur son usage des nouvelles...
Pleins feux sur le secteur coréen de la téléphonie mobile à ... - itespresso.fr
De plus, nous avons renforcé notre collaboration avec de grandes sociétés de télécommunications mobiles. SK Telecom continuera de jouer un rôle de leader mondial du secteur des TIC en participant activement aux activités de la GSMA qui contribuent à...
Québec veut serrer la vis aux entreprises de télécommunication - LesAffaires.com
Le Québec est la première province canadienne à introduire de telles règles aux entreprises de télécommunication. Selon Mme Weil, même si ce secteur relève de la juridiction fédérale, le Québec a toute la latitude d'imposer légiférer en matière de...
ADC Telecommunications : dans le rouge au deuxième trimestre - Bolsamania.fr
03/06/2009 - 22:36 - ADC Telecommunications, fournisseur de solutions et services de communications aux États-Unis, vient d'annoncer les comptes de son deuxième trimestre 2009. Sur la période close le premier mai, le groupe essuie en base GAAP une...
Téléphonie: 1,04 md EUR de chiffre d`affaires en 2008 - Abidjan.net
ABIDJAN - Le secteur des télécommunications en Côte d`Ivoire a réalisé en 2008, un chiffre d`affaires de 682 milliards de FCFA (1,04 mds EUR) dont plus de 80% sont générés par la téléphonie mobile, a annoncé vendredi à Abidjan un responsable ivoirien...

Télécommunications

Alexander Graham Bell

Les télécommunications sont définies comme la transmission à distance d’informations avec des moyens à base d'électronique et d'informatique. Ce terme a un sens plus large que son acception équivalente officielle « communication électronique ». Elles se distinguent ainsi de la poste qui transmet des informations ou des objets sous forme physique.

Dans les débuts des télécommunications modernes, des inventeurs comme Antonio Meucci, Alexander Graham Bell ou Guglielmo Marconi ont mis au point des dispositifs de communication comme le télégraphe, le téléphone ou la radio. Ceux-ci ont révolutionné les moyens traditionnels tels que les pavillons ou le télégraphe optique Chappe.

A l'époque actuelle, les télécommunications concernent généralement l'utilisation d'équipements électroniques associés à des réseaux analogiques ou numériques comme le téléphone fixe ou mobile, la radio, la télévision ou l'ordinateur. Celles-ci sont également une partie importante de l'économie et font l'objet de régulations au niveau mondial.

Le mot télécommunications vient du préfixe grec tele- (τηλε-), signifiant loin, et du latin communicare, signifiant partager. Le mot télécommunication a été utilisé pour la première fois en 1904 par Édouard Estaunié, ingénieur aux Postes et Télégraphes, directeur de 1901 à 1910 de l'école professionnelle des Postes et Télégraphes (ancêtre de l'École nationale supérieure des télécommunications), dans son Traité pratique de télécommunication électrique.

Les télécommunications (abrév. fam. télécoms), sont considérées comme des technologies et techniques appliquées et non comme une science.

On entend par télécommunications toute transmission, émission et réception à distance, de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toutes natures, par fil électrique, radioélectricité, liaison optique, ou autres systèmes électromagnétiques.

Les moyens simples naturels anciens comme la parole ou les signaux à vue, permettent de communiquer à courte distance. Le besoin de communiquer à plus grande distance dans les sociétés humaines organisées a amené très vite à développer des télécommunications primitives: tambours, signaux de fumée, langage sifflé, etc..

Certains de ces types de communications, comme les pavillons, sémaphores ou héliographes sont encore utilisés dans la marine, même si cet usage est devenu marginal.

Bien que la communication par signaux optiques entre des points hauts soit très ancienne, on doit à l'ingénieur Claude Chappe la création à partir de 1794 du premier réseau simple et efficace de transmission optique de messages. Ce réseau qu'il a nommé « télégraphe » fut développé sur les grands axes français et resta en service jusqu'en 1848.

Le premier service commercial de télégraphe électrique fut construit par Charles Wheatstone et William Fothergill Cooke, et ouvrit en 1839. C’était une amélioration du télégraphe électromagnétique déjà inventé. Samuel Morse développa indépendamment une version de télégraphe électrique, qu’il montra le 2 septembre 1837. Le code Morse était une avance importante sur le télégraphe de Wheatstone.

Le premier câble télégraphique transatlantique fut achevé le 27 juillet 1866. Sa longueur était de 4200 km pour un poids total de 7000 tonnes.

Le téléphone classique fut inventé indépendamment par Alexander Bell et Elisha Gray en 1876. Cependant, c'est Antonio Meucci qui inventa le premier dispositif permettant la transmission de la voix à l'aide d'une ligne parcourue par un signal.

Le domaine des télécommunications est un lieu de convergence et d'interaction entre les différentes technologies et disciplines scientifiques.

Les mathématiques et plus particulièrement les mathématiques appliquées sont à la base du développement des théories du traitement du signal (modernisation des télécommunications), de la cryptologie (sécurisation des échanges), de la théorie de l'information et du numérique.

La physique a permis grâce au développement des mathématiques d'édifier la théorie de l'électromagnétisme. Sont apparus alors les premiers postes à galène, puis les tubes à vides, les semi-conducteurs et l'opto-électronique, qui sont à la base de l'électronique.

La chimie, par le biais de l'affinement des processus chimiques, a permis de réduire le poids et d'allonger l'autonomie des batteries, autorisant l'emploi d'appareils portatifs de télécommunications. De même, l'invention du laser a ouvert la voie aux communications par fibres optiques modernes.

L'informatique fondamentale et appliquée quant à elle a révolutionné le monde de la communication à distance par le développement des langages de programmation et des programmes informatiques (génie logiciel) associés à la micro-éléctronique.

Par exemple, en radiodiffusion, l’émetteur de radiodiffusion émet grâce à son antenne la voix ou la musique, qui passe dans l’espace sous forme d’onde électromagnétique, jusqu’à un récepteur AM ou FM qui la restitue.

Les liaisons de télécommunications peuvent être monodirectionnelles, comme en radiodiffusion ou télévision, ou bidirectionnelles, utilisant alors un émetteur-récepteur. Quand plusieurs liaisons sont interconnectées entre plusieurs utilisateurs, on obtient un réseau, comme par exemple le réseau téléphonique ou internet.

La transmission s'effectue par différents médias selon les systèmes. Historiquement le fil téléphonique fut le premier support de télécommunication et permit le développement du télégraphe et du téléphone. Il est toujours le média principal pour le raccordement aux réseaux téléphonique et aux réseaux informatiques (téléphone, fax, minitel, internet, ...), sous forme de paire(s) torsadée(s).

Le câble coaxial était le média du haut débit avant l'apparition des fibres optiques, il est toujours utilisé dans les réseaux industriels en raison de sa robustesse face aux perturbations. C'est aussi le support de prédilection pour les raccordement en radiofréquence à l'intérieur d'un équipement, parfois remplacé par le guide d'onde pour les transmissions de micro-ondes de forte puissance.

La fibre optique, qui raccorde progressivement les abonnés en ville, est aussi le média des câbles sous-marins modernes. C'est un fil en verre ou en plastique très fin qui a la propriété de conduire la lumière.

La « radio », qui peut être définie comme toute communication par l'intermédiaire de l'espace hertzien, a révolutionné les télécommunications au début du XXe siècle. C'est le média de la radiodiffusion de programmes, des services de communications en radiotéléphonie, des réseaux de téléphonie mobile, du Wi-Fi, des loisirs radio comme le radioamateurisme, des liaisons par satellite de télécommunications ou par faisceau hertzien, aussi bien que des simples télécommandes domestiques. La radioélectricité étudie la transmission hertzienne, la propagation des ondes, les interfaces avec l'émetteur et le récepteur par l'intermédiaire des antennes.

Les liaisons optiques dans l'espace, donc non guidées par fibres, sont utilisées en communications par satellites, ainsi que dans des applications aussi simples que les télécommandes audio-vidéo.

Enfin, certains milieux ne peuvent être traversés que par des ondes acoustiques, c'est le cas des communications dans les mines, ou entre plongeurs, qui s’effectue par ondes ultra-sonores.

Quel que soit le média de transmission, un émetteur convertit l’information en signal électrique, optique ou radioélectrique adapté au média, en le modulant et en l’amplifiant. Inversement, un récepteur convertit le signal transmis en information utilisable.

La technique de ces fonctions d’interface est donc très dépendante du média, de la fréquence d’utilisation, et surtout de la puissance nécessaire pour compenser les pertes de propagation. Ainsi, la transmission sur une ligne Ethernet par exemple n’utilise que quelques circuits intégrés et du câble de faible section, alors qu’une liaison vers une sonde planétaire demande des émetteurs de forte puissance et des antennes de plusieurs dizaines de mètres.

Dans un canal de transmission hertzien, le signal porté par l'onde radioélectrique est atténué par la perte d'espace, les absorptions atmosphériques et les précipitations, et dégradé par les diffractions et réflexions. L'Équation des télécommunications inclut tous ces facteurs et détermine la puissance et les antennes nécessaires.

L'antenne radioélectrique convertit les signaux électriques en onde radioélectrique à l'émission, et inversement en réception. De nombreux types d'antennes ont été développées, selon la fréquence d'utilisation, le gain nécessaire et l'application, depuis les antennes miniatures intégrées aux téléphones mobiles, jusqu'aux paraboles géantes de radioastronomie.

Dans les applications bidirectionnelles, comme la radiotéléphonie, les deux fonctions peuvent être combinées dans un émetteur-récepteur. Un récepteur suivi d'un émetteur constituent un répéteur, par exemple sur un satellite de télécommunication, ou dans un câble sous-marin.

Le partage du média entre utilisateurs se fait par les techniques d'affectation, de multiplexage et d'accès multiple.

L'affectation de fréquences par bande et par service sur le média hertzien est la première technique apparue pour empêcher les brouillages mutuels.

À l'intérieur d'une bande de fréquences, le multiplexage fréquentiel est la division d’un média de transmission en plusieurs canaux, chacun étant affecté à une liaison. Cette affectation peut être fixe, par exemple en radiodiffusion FM, une station émet à 96,1 MHz, une autre à 94,5 MHz. L’affectation des fréquences peut être dynamique comme en FDMA (Accès multiple par division en fréquence), utilisée par exemple lors de transmissions par satellite. Chaque utilisateur du canal y reçoit dans ce cas une autorisation temporaire pour une des fréquences disponibles.

Le fonctionnement de ces techniques d’accès multiple nécessitent des protocoles pour les demandes d’affectation, les adressages, dont le plus connu est le TCP/IP d'Internet.

Le traitement du signal permet d'adapter l'information (sous forme de signal analogique ou numérique) au média de transmission et de la restituer après réception.

À l'émission, les techniques de compression permettent de réduire le débit nécessaire, idéalement sans perte de qualité perceptible, par exemple sur la musique (MP3) ou sur la vidéo (MPEG), les codages transforment le signal d’information binaire en une forme adaptée à la modulation.

À la réception, les opérations inverses sont effectuées : démodulation, décodage, correction et décompression. La correction d’erreur permet, grâce à des codes correcteurs ajoutés au signal, de diviser de plusieurs ordres de grandeur le taux d’erreur.

Ces techniques varient selon que les signaux à transmettre sont analogiques, comme la musique, la voix, l’image, ou numériques, comme les fichiers ou les textes. Un signal analogique varie continûment alors qu’un signal numérique est une succession d’états discrets, binaires dans le cas le plus simple, se succédant en séquence.

Dans de nombreuses applications (TNT, téléphonie mobile, etc), le signal analogique est converti en numérique, ce qui permet des traitements plus efficaces, en particulier le filtrage du bruit . Seuls la modulation, l’amplification et le couplage au média restent alors analogiques.

Un ensemble de liaisons et de fonctions permettant d'assurer un service, constitue un système de télécommunications.

Ainsi le système de satellites Inmarsat, destiné aux communications mobiles, comporte plusieurs satellites, plusieurs type de liaisons d'utilisateurs selon les débits et usages, des milliers de terminaux adaptés, et des liaisons de télémesure et de télécommande permettant le contrôle des satellites depuis les stations terrestres, celles-ci étant également connectées par des liaisons terrestres dédiées.

Un réseau de radiotéléphonie de secours est un réseau simple entre un central et des mobiles, géré par des procédures radio et des opérateurs.

Un réseau commuté comme le réseau téléphonique comporte des liaisons individuelles d'abonné comme une ligne analogique ou une ligne RNIS, des centraux téléphoniques pour établir un circuit entre deux abonnés et des liaisons haut débit pour relier les centraux téléphoniques.

Un réseau par paquet, comme Internet, comporte des routeurs qui aiguillent les paquets d’information d'une machine vers une autre désignée par son adresse IP.

Le transport de la voix par la téléphonie, fut la première avancée des télécommunications, juste après les premiers télégraphes. Le téléphone est l'appareil qui sert à tenir une conversation bidirectionnelle avec une personne lointaine. Il est utilisé à titre privé, pour garder le contact avec ses proches ou à titre professionnel, pour échanger des informations orales sans avoir à se rencontrer physiquement.

La téléphonie qui repose sur le réseau téléphonique permet également des services plus avancés tels que la messagerie vocale, la conférence téléphonique ou les services vocaux. La ligne téléphonique sert aussi de solution d'accès à Internet, d'abord avec un modem en bas débit, puis en haut débit grâce à l'ADSL.

La radiotéléphonie, c’est à dire la communication à distance sans fil, a d'abord été appliquée aux communications maritimes pour en accroître la sécurité, puis militaires dès la première guerre mondiale, avant de devenir un media populaire avec la TSF. La radiotéléphonie est encore le moyen principal de communication du contrôle aérien, des liaisons maritimes par la radio maritime et des liaisons de sécurité (police, secours). C'est aussi l'activité principale du radioamateurisme.

La radiodiffusion est la distribution de programmes à partir d'un émetteur vers des auditeurs équipés d'un récepteur. D'abord en modulation d'amplitude en basse fréquence (GO) et moyenne fréquence (PO), puis en modulation de fréquence en VHF, elle évolue vers la radio numérique, diffusée par satellite ou en VHF terrestre.

La téléphonie mobile est la possibilité de téléphoner sans connexion filaire soit par une solution terrestre basée sur des zones de couverture de relais, soit par satellite. Le développement de ce moyen de communication est un phénomène de société remarquable de la fin du XXe siècle. Le geste de téléphoner dans la rue devient banal, au point d'inquiéter sur ses risques sanitaires et de créer un langage particulier, le langage SMS. En attendant de voir partout les programmes de télévision sur mobile en cours de développement, l'accès à Internet est déjà facile sur les dernières générations de téléphones.

La transmission d’images fixes par ligne téléphonique remonte au bélinographe, et est toujours utilisée sous le nom abrégé de fax, comme échange de pages photocopiées, documents commerciaux ou technique. Le radiofacsimilé qui permet de transmettre des images par radio est utilisé surtout pour la diffusion de cartes météo, soit directement depuis les satellites d'observation, soit retransmises vers les navires ou les terrains d'aviation.

Aprés le téléphone et la radio, la télévision est présente dans tous les foyers. Les forêts d'antennes yagi et de paraboles ont envahi les villes, les chaînes satellites, d'abord analogiques puis numériques ont multiplié les programmes nationaux et internationaux.

Les récepteurs modernes à plasma ou LCD fournissent des images de haute qualité et la télévision numérique terrestre augmente encore le choix des usagers.

La transmission d’images simultanées à une liaison de téléphonie est possible grâce à la visioconférence utilisant des canaux à haut débit dédiés, par la transmission à balayage lent analogique ou SSTV, immortalisée par les premiers pas sur la lune, et par les techniques numériques nouvelles, webcam sur internet ou téléphone mobile de dernière génération.

Le télégraphe est l'ancêtre des transmissions de données et la première application des télécommunications : transmettre des caractères, donc un message, par signaux optiques, puis sur une ligne puis par ondes radio (radiotélégraphie). Le télétype puis le radiotélétype l'ont automatisé.

La télémesure, terrestre comme en hydrologie ou en métérologie, ou spatiale comme les images météosat ou celles des sondes planétaires lointaines, permet la surveillance des installations industrielles, augmente notre connaissance de l’environnement, du climat ou de l’univers.

La télécommande, la plus simple comme en domotique ou en HiFi et vidéo, ou la plus complexe comme celle des robots martiens, est la commande à distance sans fil, optique ou radio, généralement couplée à la télémesure.

Le signal radioélectrique peut contenir d'autres informations, comme des paramètres permettant les calculs de position, le temps universel, la détection de cibles ou la cartographie du terrain.

Quoique le radar ne soit pas à proprement parler un système de communication, mais de télédétection, ses techniques combinent micro-onde, traitement du signal, radioélectricité, et peuvent être rattachées au monde des télécommunications.

Initialement développé pour la détection des raids aériens, le radar fut très vite installé sur les navires, puis les avions.

D'abord militaire puis civil, le contrôle aérien et maritime utilisent intensivement le radar pour la sécurité. Enfin le radar météorologique permet de cartographier les pluies et nuages, y compris depuis les satellites d'observation.

La radionavigation a permis, dès les débuts de la radio, d'aider à la navigation maritime puis aérienne, grâce à la radiogoniométrie et aux radiophares, puis aux systèmes hyperboliques comme le LORAN. Les systèmes de navigation par satellite comme le GPS sont devenus un équipement courant des véhicules, en attendant le développement du futur Galileo.

Les systèmes d'identification automatique comme l'AIS et de détection d'obstacle améliorent la sécurité de la navigation.

La diffusion du temps universel et de signaux horaires est intégrée aux signaux de radionavigation GPS actuels, mais a longtemps été un service spécifique d'aide à la navigation astronomique, ou de synchronisation scientifique, par émissions HF comme le WWV, ou BF comme l'émetteur d'Allouis ou le DCF77.

Pour leurs télécommunications, les militaires utilisent des méthodes de discrétion comme l'évasion de fréquence, et de cryptage, sur des réseaux de radiotéléphonie HF et VHF, ou des satellites dédiés, comme Syracuse. les gouvernements utilisent également les techniques radioélectriques dans un but de renseignement électromagnétique, comme le système Echelon d'écoute satellitaire , ou des systèmes de brouillage et de contre-mesures radioélectriques.

Les télécommunications représentent un secteur d'activité économique significatif.

Les télécommunications sont un élément crucial de la société moderne. En 2006, l’industrie des télécommunications représentait un revenu de 1 200 milliards de dollars, soit 3 % du revenu mondial.

À l’échelle microéconomique, les entreprises utilisent les télécommunications pour construire leur activité, comme les ventes en ligne, ou améliorer leur efficacité, comme les magasins traditionnels. Dans le monde entier, des services à domicile peuvent être obtenus sur simple appel téléphonique, des livraisons de pizzas au dépannage. Dans les communautés les plus pauvres, le téléphone mobile sert aussi bien au Bangladesh qu’en Côte d’Ivoire pour négocier les ventes agricoles au meilleur prix du marché.

En raison des avantages économiques d’une infrastructure correcte de télécommunications, à laquelle une grande partie du monde n’a pas accès, l’écart de développement par manque de télécommunications, ou fracture numérique, peut se creuser.

Les télécommunications modernes permettent de transmettre de l'image, du son et du texte dans le monde entier. Ces moyens techniques sont neutres par rapport à leur contenu. Cependant, les télécommunications sont à l'origine de débats en termes d'uniformisation de la culture, d'identité nationale ou, au contraire, de nouvelles possibilités d'expression, de communication permettant de s'affranchir des frontières et des espaces traditionnels.

Le développement des moyens de transmission hertzien, terrestre puis satellitaire, a favorisé le déploiement à grande échelle des médias de masse (radio, télévision...) dans les sociétés , modifiant ainsi les modes de pensée et les schémas culturels traditionnels. Par exemple, pendant la guerre froide, la radio reçue internationalement en ondes courtes depuis les émetteurs américains vers la RDA, russes vers l'Europe ou chinois installé en Albanie, a servi de média de propagande entre deux idéologies. La télévision par satellite dont les paraboles garnissent les immeubles des banlieues européennes, permet aux communautés minoritaires de garder leur lien culturel.

Enfin, la convergence des réseaux numériques et des infrastructure de télécommunications mondiales permet de se connecter au Web par le biais du réseau Internet presque en tout point de la surface terrestre. Ce nouveau mode de communication transforme progressivement les manières d'échanger, de communiquer et de travailler non seulement dans une société mais aussi entre sociétés de cultures différentes.

Cependant, on trouve aussi sur le Web par exemple des albums CD et des films avant leur mise en vente, ce qui provoque des réactions restrictives, voire policières, des grands distributeurs. Les informations vraies ou fausses peuvent circuler en quelques jours, les groupes extrémistes ou criminels peuvent s'organiser sans limitation.

Les industriels des télécommunications conçoivent et produisent des équipements et des logiciels destinés aux télécommunications. Ils participent aussi à la normalisation en proposant de nouvelles solutions aux organismes de standardisation.

Les constructeurs peuvent être des entreprises multinationales issues de plusieurs fusions-acquisitions comme Aastra, Alcatel-Lucent, Nokia-Siemens, ou des start-up comme Fortinet. Ils sont majoritairement d'Amérique du Nord : Cisco, 3Com, Nortel, d'Europe : Ericsson, Nokia ou de Chine (ROC ou RPC) : Huawei, D-Link.

Certains constructeurs se focalisent sur une technologie comme Extreme Networks sur l'Ethernet. D'autres, comme Cisco, essayent de couvrir toutes les technologies, tous les marchés (particulier, entreprise, opérateur de télécommunications), tous les services (support, installation, architecture, etc).

Un opérateur de télécommunications est une entreprise qui commercialise des services en utilisant les infrastructures de télécommunications. Ce peut-être une entreprise indépendante, ou une filiale d'un constructeur, qui loue une capacité sur un réseau pour vendre des abonnements et des connexions individuelles, ou encore une entreprise publique proprétaire du réseau, comme les opérateurs historiques européens.

L'interopérabilité entre équipements ou systèmes différents nécessite des standards et des protocoles de télécommunications précis qui évoluent en versions successives selon les avances techniques. Un fabricant dont une ou plusieurs innovations sont à la base d'une norme ou d'un standard, est assuré de prendre une avance significative sur son marché, les constructeurs d'équipements tissent donc des liens très étroits avec les organismes de normalisation et de standardisation.

Le secteur des télécommunications était historiquement lié à la puissance publique de chaque état et exploité par cet état. Depuis les années 1980-1990, un mouvement mondial de dé-règlementation (ou dé-régulation) du secteur des télécommunications est intervenu, amenant par exemple au dégroupage du réseau téléphonique.

En haut



Droit des télécommunications

La transmission de l’information se trouve au cœur du développement des modes de communication « à distance ». La particularité des communications électroniques est l’existence de réseaux. Cette particularité caractérise ce mode de communication comme tous ceux qui l’ont devancé historiquement et techniquement. Ainsi, le développement des communications télégraphiques, d’abord, et téléphoniques, ensuite, présente la double particularité, d’une part, d’être mondial et, d’autre part, de se présenter sous forme de différents réseaux. C’est pourquoi le droit des télécommunications présente cette spécificité par rapport aux autres branches du droit de l’information et de la communication d’avoir toujours été à la fois un droit du contenu de l’information et un droit du support de l’information dans un cadre mondialisé. Ceci a eu pour conséquence l’internationalisation des réseaux de télécommunications. En même temps, et paradoxalement, les télécommunications présentent un enjeu national fort. Pendant longtemps, les télécommunications ont été le terrain de monopoles nationaux. L’idée d’une emprise de l’administration y était prégnante. La déstructuration des monopoles nationaux n’a pas supprimé cette emprise.

L'existence d'une administration nationale de régulation des télécommunications en témoigne. Cette administration, l'ART (Autorité de régulation des télécommunications) en 1996, l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et postales) depuis 2005, a été créée en application des directives communautaires, le Paquet Télécom.

En haut



Triple play (télécommunications)

Ce service est fourni au moyen de set-top box spécifiques, les box.

Elle correspond à une technique bien connue des responsables marketing, qui voisine avec la vente liée, utilisée ici par les fournisseurs d'accès internet, mais qui est utilisée également dans beaucoup d'autres secteurs soumis à une forte concurrence, avec une pléthore d'acteurs tentant de vendre exactement les mêmes produits de base en voie de banalisation. On pense par exemple aux services bancaires (compte courant, carte de crédit, assurance…), au secteur de l'assurance, de l'automobile ou de l'informatique.

L'entreprise qui utilise cette technique cherche à étendre la situation de monopole qu'elle peut avoir sur un certain produit à d'autres produits. Ce faisant, elle rend plus « fidèle » (« captive ») sa clientèle (coût / complexité du passage à la concurrence plus élevés), elle augmente la recette moyenne par client et elle réduit la pression concurrentielle puisque les produits ne sont plus tout à fait comparables à ceux des concurrents.

L'expression triple play utilisée dans le contexte des télécommunications est apparue aux États-Unis vers le milieu des années 1990. L'ouverture à la concurrence de certains segments de marché (promulgation du Telecommunications Act en 1996) pousse différents types d'acteurs à définir une stratégie permettant de conquérir les marchés traditionnels de sociétés rivales et/ou inversement de mieux fidéliser leurs clients.

Les câblo-opérateurs, sociétés historiquement spécialisées dans la distribution de contenus audio-visuels, lancent commercialement les tous premiers « modem câble » permettant l'accès à l'internet « rapide » et sans limitation de durée. Les débits maximum n'atteignent au départ guère plus de 1 à 1,5 Mbit/s et les tarifs sont relativement élevés, mais l'engouement du public est au rendez-vous. Il existe une forte demande pour une offre alternative à l'utilisation des accès commutés par modem 56Kbit/s ou par le RNIS, seuls modes proposés alors par les compagnies de téléphone local RBOC. Certains câblo-opérateurs commencent également vers la même époque à proposer l'abonnement téléphonique, avec la contrainte au départ d'avoir à réduire le débit maximum pour le trafic internet. Les compagnies de câble doivent mettre à niveau leur infrastructure d'accès afin de pouvoir créer une voie de retour pour les flux de téléphonie, ce qui a pour incidence de limiter le taux de croissance du nombre d'abonnés à ce service.

Les expressions dual play et triple play apparaissent dans le discours marketing des opérateurs par analogie avec le baseball, sport national aux États-Unis.

En réaction, les compagnies de téléphone local (RBOC), examinent la possibilité d'offrir elles aussi des services d'accès à l'Internet rapide sur la paire de cuivre en utilisant la technologie ADSL. Le coût alors encore élevé des produits et de la mise en œuvre dans les réseaux font que cette technologie reste confinée au marché des entreprises. Il faut attendre plusieurs années avant de voir les compagnies de téléphone proposer des offres ADSL Internet avec des tarifs attractifs sur le marché grand public. Quant à la diffusion de contenus audio-visuels sur ADSL, les premières offres commerciales commencent à apparaître à partir de 2003-2004 en Asie et en Europe, notamment avec le développement de la concurrence par le dégroupage et des améliorations technologiques comme l'ADSL2+. Sur le marché français, le fournisseur d'accès à Internet Free est le premier opérateur à lancer ce type d'offre avec la télévision à la fin 2003 sur paire de cuivre dégroupée.

Aujourd'hui, toutes sortes d'acteurs proposent le triptyque « téléphone + télévision + Internet » : câblo-opérateurs, opérateurs fixes historiques et alternatifs, fournisseurs d'accès à Internet, sur accès câble, cuivre ADSL, fibre optique FTTH et radio (notamment WiBro et WiMax). Ainsi, ces opérateurs se trouvent désormais en concurrence les uns avec les autres avec des offres similaires.

Afin de pouvoir délivrer ces trois services de manière économique, les opérateurs en télécommunications intègrent les différents flux sur un réseau unique qui peut utiliser à l'accès (c'est-à-dire sur le segment qui relie le client au réseau) différentes technologies haut débit, notamment câble, DSL, fibre optique jusqu'à l'abonné (FTTH).

La mise en œuvre d'une offre triple play est maintenant parfaitement maîtrisée. Elle a nécessité de résoudre certaines difficultés techniques comme par exemple l'utilisation de la bonne plateforme de facturation pour s'adresser à une population d'abonnés variés ou avoir la densité appropriée d'abonnés pour justifier financièrement l'introduction du service. Par ailleurs, voix, vidéo et Internet haut débit sont des flux ayant des caractéristiques et des exigences différentes vis-à-vis du réseau qui assure la livraison du service. Les services voix sont sensibles au délai et à la variation de celui-ci (gigue), alors que la perte de paquet ou le réordonnancement des paquets ont un effet plus grand sur la vidéo et les services de données. Le partage d'une ressource réseau telle que le câble ou l'ADSL impose des contraintes vis-à-vis des équipements réseau employés qui doivent offrir des mécanismes de qualité.

Par extension, les opérateurs utilisent parfois le néologisme quadruple play (ou quadri play) qui désigne une offre commerciale dans laquelle l'opérateur ajoute aux trois services ci-dessus, un quatrième service : généralement la téléphonie mobile. Des liaisons sans-fil permettent ainsi de téléphoner en situation de mobilité, voire de délivrer des contenus vidéo ou d'accéder à l'Internet. Toutes sortes de technologies peuvent être utilisées, notamment GSM, CDMA, UMTS, WiMax, etc. L'objectif commercial est toujours le même : se distinguer sur le marché, accroître la « fidélité » du client en lui permettant d'avoir un fournisseur unique pour l'ensemble des services.

Pour désigner de manière générique le regroupement de plusieurs services dans un contrat unique, certains opérateurs parlent parfois de multi play.

Ces expressions n'ont aucun sens au baseball. En faisant un emprunt lexical, les opérateurs notamment non anglophones ont de fil en aiguille ignoré ou oublié le sens originel du mot triple play et en ont créé de nouveaux qui n'ont pas de sens dans le domaine d'origine.

En France, les fournisseurs d'accès à Internet commercialisent très souvent leurs services sous l'appellation box, littéralement « boîtier », qui désigne ni plus ni moins que l'équipement de terminaison de réseau situé chez l'abonné permettant à celui-ci d'accéder aux services. Le FAI français Free, avec sa Freebox, est à l'origine de cet anglicisme lexical. Du fait de son succès commercial, diverses autres marques ont estimé devoir le suivre : l'Alice Box d'Alice, l'AOLbox d'AOL, la Bbox de Budget Telecom, la C-BOX de Cegetel, la clubinternet.box de Club Internet, la Livebox d'Orange, la Neuf Box de Neuf, la SFRBox de SFR, Tele2Box de Tele2 et la DartyBox de Darty.

Dual play, triple play, quadruple play, multi play, box et autres anglicismes et/ou néologismes similaires tentent de rendre compte de la nouveauté d'un produit ou d'une solution technique. Le discours marketing des opérateurs en télécommunications en regorge. Les anglo-saxons les désignent sous le terme générique de buzzword, littéralement un « mot qui sonne bien ».

En haut



Source : Wikipedia