Suède

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Posté par hal 18/03/2009 @ 11:07

Tags : suède, europe, international

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Suède

Drapeau de la Suède

La Suède (Sverige (IPA : /'sv̥æɹʝə/) en suédois), "Royaume de Suède" pour les usages officiels, (Konungariket SverigeKonungariket Sverige ), est un pays du nord de l'Europe avec 9 223 766 habitants, qui fait partie de la Scandinavie. Sa capitale est Stockholm et ses habitants sont appelés les Suédois. La langue parlée est le suédois. Le finnois et le sami sont également parlés, principalement dans le nord du pays. Les variations régionales sont fréquentes.

La Suède a une frontière avec la Norvège à l'ouest et une autre avec la Finlande à l'est. Le Danemark, au sud, auquel le pays est relié par le pont de l'Öresund se situe à 4 km au large. Le nord de la Suède est occupé par la Laponie, appelée Sápmi par ses habitants, les Sames, qui furent les premiers habitants du nord de la Scandinavie.

La Suède fait partie de l'Union européenne depuis 1995, mais pas de la zone euro.

Avec ses 449 964 km2, la Suède est le troisième pays le plus grand d'Europe de l'Ouest. La Suède possède de faibles densités de population, excepté dans les zones métropolitaines. Le taux d'urbanisation est de 84 % alors que les villes n'occupent que 1,3 % du territoire. La sauvegarde de l'environnement et le problème des énergies renouvelables sont généralement la priorité des politiciens, ainsi que d'une grande partie du peuple.

La Suède est depuis longtemps un grand exportateur de fer, de cuivre et de bois. L'industrialisation, qui a commencé dans les années 1890, a permis à la Suède de se développer, et d'obtenir constamment de nos jours une bonne place dans les classements européens sur l'Indicateur de développement humain (IDH). La Suède possède de grandes réserves d'eau potable, mais manque de ressources énergétiques fossiles comme le charbon ou le pétrole.

La Suède moderne est issue de l'Union de Kalmar, créée en 1397. Le pays fut unifié au XVIe siècle par le roi Gustav Vasa. Au XVIIe siècle, la Suède conquiert de nouveaux territoires. L'empire suédois se forme. Cependant, la majeure partie de ces territoires devront être abandonnés au XVIIIe siècle. Au début du XIXe siècle, la Finlande et d'autres territoires sont perdus. Après sa dernière guerre en 1814, la Suède connaît la paix, adoptant une politique de non-alignement en temps de paix et de neutralité en temps de guerre.

Des découvertes archéologiques prouvent que le territoire suédois fut colonisé au cours de l’âge de la pierre, lorsque les terres commencèrent à se débarrasser de la glace accumulée pendant l’ère glaciaire. Les premiers habitants vécurent de chasse, de cueillette, et surtout des ressources que leur offrait la future mer Baltique.

Le territoire suédois semble avoir connu une forte densité de population pendant l’âge du bronze, les traces de communautés élargies et prospères ayant été mises en évidence.

La toute première mention écrite de l’existence du peuple suédois (Suiones en latin) est faite par Tacite en l’an 98. Ils sont aussi mentionnés par Jordanès au VIe siècle, sous les noms de Suehans ou Suetidi. L'épopée anglo-saxonne Beowulf décrit des batailles entre les Suédois et les Goths de Scandinavie (Geats) durant cette époque, qui se soldèrent par la prédominance des Suédois (Sweonas).

Au cours du IXe et du Xe siècle, la culture viking put s’épanouir dans toute la Scandinavie grâce au commerce, aux pillages et aux mouvements de colonisation vers l’est (pays baltes, Russie et mer Noire).

Le mouvement de christianisation, au XIIe siècle, se traduisit notamment par la création de l’archevêché d’Uppsala en 1164. Il facilita la consolidation d’un État suédois centré sur les bords de la mer Baltique : en 1250, la dynastie des Folkung accède au pouvoir et établit sa capitale à Stockholm.

Néanmoins, tout comme dans les nouveaux États de Norvège et du Danemark, une grave crise survint au XIVe siècle, aggravée par la Peste noire. Malgré ces difficultés, les Suédois continuèrent leur expansion au nord de la péninsule scandinave, vers l’actuelle Finlande.

Le Grand Schisme d'Orient entre le catholicisme et l’orthodoxie eut des répercussions jusque dans cette région, notamment à travers les guerres incessantes qui éclatèrent entre la Suède catholique et la République de Novgorod, orthodoxe. Les tensions ne s’apaisèrent qu’en 1323 avec la signature du traité de Nöteborg, lequel établit une frontière allant de la pointe est du golfe de Finlande à la pointe nord du golfe de Botnie. Le territoire finlandais passe sous domination suédoise à partir de 1362.

En 1397, les trois États de Norvège, Danemark et Suède s’unirent sous un seul monarque dans le cadre de l’Union de Kalmar. Au cours du XVe siècle, les Suédois durent ensuite résister aux tentatives de centraliser l’autorité sous la couronne danoise, parfois jusqu’à prendre les armes. La Suède finit par quitter l’Union en 1521, lorsque Gustave Eriksson Vasa, plus connu sous le nom de Gustave Ier de Suède, rétablit l’indépendance de la couronne suédoise.

Le règne de Gustave Vasa se caractérisa par l’adoption de la Réforme protestante, une nouvelle consolidation de l’État et une participation accrue des bourgeois aux décisions publiques par la création d’une assemblée à quatre chambres (le Riksdag). Gustave Vasa, roi bâtisseur et pacifique, est souvent considéré comme le père de la nation suédoise.

Au cours du XVIIe siècle, la Suède s’affirma progressivement comme une grande puissance européenne, en raison notamment de son engagement profitable dans la Guerre de Trente Ans, à l’initiative du roi Gustave II Adolphe. L’intérieur du royaume connut également de profondes réformes modernisatrices grâce à l’action du comte Axel Oxenstierna.

Cette position de force s’écroula au XVIIIe siècle, lorsque la Russie imposa sa domination à l’Europe du Nord à l’issue de la guerre du Nord, avant finalement de s’octroyer en 1809 la moitié est du pays et d’en faire le Grand-Duché de Finlande, sous administration russe.

Le roi Gustave III de Suède, suite à un coup d’État en 1772, mit fin au régime constitutionnel instauré par le Riksdag en 1719 et régna en despote, établissant une monarchie absolue qui prendra fin en 1809, lorsque la Suède devint une monarchie constitutionnelle. Le maréchal français Jean-Baptiste Bernadotte fut élu héritier du trône puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean de Suède. Sa dynastie règne toujours sur la Suède. Le reste du XIXe siècle et le début du XXe siècle, jusqu'en 1917 où le parlementarisme sortit définitivement vainqueur, signifièrent un transfert lent du pouvoir du roi vers le Riksdag.

L’histoire contemporaine de la Suède est remarquablement pacifique, la dernière guerre connue par le pays ayant été une campagne menée contre la Norvège en 1814, à l’issue de laquelle une union personnelle des deux couronnes fut établie, à domination suédoise. Elle fut dissoute en 1905 lorsque la Norvège déclara son indépendance mais sans entraîner de conflit.

La première cérémonie de remise des Prix Nobel eut lieu à l’Académie Royale de Musique à Stockholm en 1901. Depuis 1902, les prix sont officiellement décernés par le roi de Suède.

La Suède parvint à conserver sa neutralité pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, à l’exception notable du soutien logistique et militaire apporté à la Finlande lors de la tentative d’invasion soviétique de 1939-1940. Suite à l'échec de l'instauration d'une union de défense scandinave, le pays persista dans sa politique de neutralité au cours de la guerre froide et n’est jusqu’à aujourd’hui membre d’aucun traité d’alliance militaire. Elle adhéra toutefois à l’Union européenne en 1995.

La Suède est une monarchie depuis presque un millénaire. Dès le Moyen Âge, les paysans soumis à l'impôt constituaient l'une des quatre chambres des États généraux du royaume : le Ståndsriksdagen.

Le pouvoir exécutif, jusqu'en 1680, était partagé entre le roi et un Conseil de la noblesse suédoise. Il s'ensuivit une période de monarchie absolue exercée par le roi. En réaction au fiasco de la guerre du Nord, le parlementarisme fut réintroduit en 1719, suivi par trois formes différentes de monarchie constitutionnelle en 1772, 1789 et enfin en 1809, lorsque la première constitution suédoise fut signée par le roi, qui s'y engage à garantir plusieurs libertés fondamentales.

En 1866, le Ståndsriksdagen fut définitivement dissout et remplacé par un système parlementaire bicaméral, le Riksdag : la Première Chambre était élue au suffrage indirect par des grands électeurs locaux, et la Seconde Chambre était élue au suffrage direct.

Le parlementarisme fut renforcé en 1917 lorsque le roi Gustave V, après des décennies d’affrontement politique qui laissaient craindre une révolution, accepta de nommer désormais des ministres devant obtenir la confiance de la majorité du Parlement. La démocratisation du régime fut complétée en 1918 avec l’adoption du suffrage universel. La participation électorale a toujours été élevée en Suède : le taux de 80 % aux élections de 2002 est le plus bas jamais enregistré.

En 1975, une nouvelle constitution mit une fin définitive au pouvoir politique du roi : il n’est plus aujourd’hui que le représentant formel mais symbolique de l’État suédois, et ses obligations consistent essentiellement à présider aux cérémonies officielles.

La social-démocratie a joué un rôle politique dominant depuis 1917, lorsque la branche réformiste se renforça et que la branche révolutionnaire quitta le parti. L’influence du courant social-démocrate sur la société suédoise est souvent décrit comme hégémonique. La coalition des centristes et des sociaux-démocrates assura un gouvernement stable de 1932 à 1956. Par la suite, la vie politique a été totalement dominée par les seuls sociaux-démocrates, souvent soutenus par les marxistes du Vänsterpartiet et les Verts du Miljöpartiet.

En 1971, le Riksdag devint monocaméral. Selon la constitution, les 349 membres du Riksdag détiennent l’autorité suprême en Suède. L’assemblée peut modifier la constitution à la majorité qualifiée. L’initiative des lois revient concurremment aux ministres et aux parlementaires. Ces derniers sont élus pour quatre ans selon le principe de la représentation proportionnelle.

Le gouvernement et le parlement sont en dialogue permanent avec les autres pays nordiques dans le cadre du Conseil nordique.

Le système juridique, de tradition romano-germaniste, se compose des juridictions civiles, pénales et administratives. Une hiérarchie existe entre tribunaux locaux, cours d’appel régionales et cour suprême. La loi suédoise est codifiée.

La Suède se compose de trois grandes régions traditionnelles (Landsdelar en suédois) : le Götaland au sud, le Svealand au centre et le Norrland au nord.

Jusqu’en 1809, la quatrième région de Suède était l’Österland, à l’est, aujourd’hui la Finlande.

Jusqu’aux réformes administratives menées par Axel Oxenstierna en 1634, ces trois grandes régions étaient subdivisées en 25 provinces, dites « provinces historiques » (Landskap en suédois).

Les provinces n’ont plus aucune fonction administrative aujourd’hui, mais représentent pour les Suédois un important patrimoine historique et culturel auquel ils s’identifient volontiers. Elles servent également de délimitation pour les duchés.

Les comtés (län en suédois) furent institués en 1634 à l’initiative du chancelier Axel Oxenstierna en vue de l’édification d’une administration moderne. Bien que fortement inspirés des provinces préexistantes, les comtés ont des frontières souvent différentes.

La Suède est divisée en 21 comtés. 18 d’entre eux sont dirigés, d’une part, par un préfet (Landshövding) représentant l'État à la tête du Länsstyrelse, et d’autre part par une assemblée locale élue (Landstinget) dont la principale fonction est de gérer les services de santé. 2 comtés, Västra Götaland et Skåne, ont accédé au statut de région, et possèdent un organe de gouvernement régional (« regionalt självstyrelseorgan »). 1 comté, Gotland, est composé d'une seule commune qui a pris en charge les fonctions occupées ailleurs par le « landsting ».

Les comtés sont divisés en communes, ou kommuner qui représentent l'échelon local du gouvernement en Suède. On dénombre 290 communes (en 2004).

La Suède jouit d’un climat relativement tempéré en dépit de sa situation septentrionale, du fait de l’action du Gulf Stream. Dans le sud du pays, les feuillus peuvent se trouver en abondance, contrairement au nord, où les épineux dominent le paysage. Dans la partie du pays se situant au nord du cercle polaire arctique, le soleil ne se couche jamais en été, et l’hiver n’est qu’une nuit sans fin.

À l’est de la Suède se trouvent la mer Baltique et le golfe de Botnie : ce littoral très allongé contribue à adoucir encore le climat. À l’ouest, une chaîne de montagne, les Alpes scandinaves (Scandes), sépare le pays de la Norvège.

Le long du golfe de Botnie se trouve la région de « la côte haute » Höga Kusten qui se soulève chaque année de plus de 8 mm. Ce rebond isostatique est dû à l'enfoncement du sol sous le poids d'une couche de glace épaisse de plus de trois kilomètres pendant la dernière période glaciaire. Depuis la fonte des glaces, le sol s'est élevé de 800 m. À 286 m d'altitude, on peut trouver la ligne côtière la plus élevée formée après la dernière glaciation.

Le Sud a une vocation agricole très nette, et la surface occupée par la forêt augmente au fur et à mesure que l’on progresse vers le nord. La densité de population est également supérieure au sud, notamment dans la vallée du lac Mälar, dans la région de l’Öresund et tout le long de la côte ouest, même si le sud-est du pays forme aussi une région à relativement faible densité.

Le pays est très riche en lacs dont certains, comme le Vänern et le Vättern sont parmi les plus grands d'Europe.

Gotland et Öland, dans la Mer Baltique, sont les deux plus grandes îles de Suède et forment chacune une province historique propre. Les côtes suédoises sont assez entrecoupées avec un très grand nombre de petits golfes (des fjärdar) et de nombreux îlots qui forment souvent des archipels, comme ceux de Stockholm et de Göteborg.

Favorisée par la paix et la neutralité politique tout au long du XXe siècle, la population suédoise a atteint un niveau de vie enviable reposant sur les deux piliers de la haute-technologie et d’un État-providence puissant. Le pays dispose d’excellentes infrastructures de transport et de communication et d’une main d’œuvre hautement qualifiée. Le bois, l’hydroélectricité et le fer constituent les ressources de base d’une économie orientée vers le commerce extérieur.

Suite à une crise du modèle suédois au cours des années 1990, la politique de rigueur budgétaire adoptée par le gouvernement a conduit à un excédent substantiel en 2001. Ce dernier fut réduit de moitié en 2002, en raison du ralentissement économique mondial. La banque centrale suédoise (la Riksbank) se fixe comme objectif la stabilité des prix avec une cible d’inflation à 2 %.

En 2003, l'adoption de l'Euro fut rejetée dans un référendum où les opposants de l'Euro remportèrent une victoire convaincante. La majorité des partis politiques fut officiellement en faveur de l'adoption.

Le taux de croissance pour 2004 devrait s’élever à 3,5 %, confirmant une santé économique remarquable par rapport à la moyenne des pays de l’Union européenne. Le chômage atteint 6.2 % selon les statistiques officiels en 2008 mais serait plus proche des 15%. Attention cependant, cette dernière statistique provient d'une étude qui inclue aussi les personnes pouvant travailler mais ne désirant pas forcément le faire ce qui gonfle les chiffres et va à l'encontre de la définition du chômage: "le chômage se définit comme l'état d'une personne sans emploi, apte au travail et désireuse de travailler"..

Parmi les entreprises suédoises, on peut citer Ericsson, Electrolux, H&M, IKEA, Saab, Scania, Tele2, Tetra Pak et Volvo.

La Suède a l’une des espérances de vie les plus élevées au monde, et un des taux de natalité les plus hauts en Europe malgré le fait que dès 1969, son taux de natalité passa en dessous du seuil de renouvellement (2,1 enfants par femme). Elle compte environ 17 000 Sames au nord, et 50 000 Suédois de souche finlandaise, à ne pas confondre avec les immigrants finlandais du XXe siècle.

La nation suédoise fut un pays d’émigration jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale (près de 1,5 million de Suédois émigrèrent aux États-Unis vers la 2e moitié du XIXe siècle à cause principalement de la famine), puis une nation d’immigration après la Seconde Guerre mondiale. Près de 12 % des résidents sont nés à l’étranger, et environ un cinquième de la population suédoise est constitué soit d’immigrants, soit d’enfants d’immigrants. Les immigrants les plus nombreux viennent de Finlande, d’ex-Yougoslavie, d’Iran, de Norvège, du Danemark et de Pologne. Cette composition témoigne des fortes migrations entre pays nordiques, de l’immigration de main d’œuvre dans les années 1960, puis du regroupement familial.

Les Finlandais constituent la première grosse vague d’immigration en Suède contemporaine. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, près de 70 000 jeunes Finlandais fuirent leur pays en raison de l’invasion soviétique. 15 000 d’entre eux restèrent en Suède après la guerre, et d’autres y retournèrent à leur âge adulte. Les difficultés d’après-guerre en Finlande poussèrent ensuite un grand nombre de chômeurs finnois vers la prospère économie suédoise des années 1950 et 1960. Au plus fort du phénomène, 400 000 Finnois vivaient en Suède, mais à la suite de la première crise pétrolière en 1973 le taux de chômage augmenta alors que la Finlande bénéficiait de ses relations commerciales avec l’URSS. Depuis, le nombre de Finno-Suédois a chuté sous la barre des 200 000.

Les interventions soviétiques en Hongrie en 1956, puis à Prague en 1968, entraînèrent l’arrivée des premiers réfugiés politiques. Les déserteurs américains refusant d’aller se battre au Viêt Nam trouvèrent souvent refuge parmi les Suédois. Après le coup d’État de 1973 au Chili et l’apparition d’autres dictatures militaires en Amérique du Sud, les réfugiés politiques se mirent à dominer le flux migratoire vers la Suède, y compris en provenance d’Iran, d’Irak et de Palestine. 135 000 réfugiés arrivés au cours des conflits yougoslaves se trouvent toujours dans le pays. Le pays compte donc une communauté musulmane.

La Suède dispose d’un système de crèches très perfectionné pouvant garantir une place à tout enfant âgé de 2 à 5 ans. L’État-providence, fortement développé, accorde également de longs congés parentaux à la mère et au père d’un enfant, un plafond pour les dépenses de santé, des pensions minimales de retraite et des indemnités maladie.

La Suède a une longue tradition de musique : skillingtryck, Carl Michael Bellman, Monica Zetterlund, danse folklorique, Evert Taube... et c'est un pays avec une culture vivante (notamment pour le chant et la chorale). Les Suédois forment un peuple chantant ! On dit même que la langue suédoise se prête très bien au chant classique avec l'italien grâce à ses voyelles. La Suède donne à l'opéra de nombreux chanteurs tel que Anne-Sofie Von Otter. Le pays compte également deux orchestres de renom, l'Orchestre philharmonique royal de Stockholm et l'Orchestre symphonique de Göteborg.

La Suède regroupe également de nombreux groupes musicaux qui ont eu un succès international tel que Ace of Base en 1993 avec All that she wants, Roxette avec Pearls of Passion en 1986 et The Cardigans plus récemment avec Lovefool. On peut nommer Eagle-Eye Cherry, Neneh Cherry, Stefan Olsdal (du groupe Placebo) et Titiyo.

La Suède était le troisième pays exportateur de musique derrière les États-Unis et l'Angleterre. En 2004 et pour la première fois, la Suède a exporté plus vers l'Angleterre que l'Angleterre vers elle-même. Cette culture musicale remonte sans doute à la victoire de ABBA à l'Eurovision et donc à l'émergence de ce groupe, qui a vendu plus de 370 millions d'album à travers le monde tout au long de sa carrière.

La musique électronique et électroacoustique suédoise est connue grâce à l'œuvre de Joakim Sandgren. La musique métal, notamment Viking metal et Death mélodique, est également populaire. Des groupes comme In Flames (plus d'un millions d'albums vendus dans le monde), Soilwork , Dark Tranquillity, Opeth, Arch Enemy ou encore Darkane sont connus et ont une très grande influence musicale partout dans le monde. Mais quelques années plus tôt, la Suède était connue pour avoir hébergé l'un des groupes précurseurs du Black metal et du Viking metal, Bathory (dont le leader Quorthon est mort en 2004).Autre groupe majeur du black suedois, Dissection, premier groupe a fusionner black et death. à noter, au sein du Viking metal des groupes tels que Vintersorg, ou bien encore Amon Amarth, bien connus des amateurs du genre. La Suède a aussi abrité quelques groupes de Death metal au moment où le style décollait, à la fin des années 1980 et au début des années 1990: Nihilist, Entombed, Dismember, Grave, Unleashed. Ils se distinguaient de la scène Death metal américaine de par leur son plus "crade", leur approche plus punk et primitive du mouvement et leur technique moindre.

Le rock reste cependant la musique majeure de Suède avec des groupes comme The Hives, Kent, The Soundtrack of Our Lives, The Sounds, Backyard Babies, Caesars Palace. Une minorité rap est représentée par Timbuktu, et Ska par Svenska Akademien. Il existe également un folk rock populaire en Suède : Lars Winnerbäck.

De plus, la Suède organise en période de février-mars, son grand concours de chanson le Melodifestivalen, lui permettant de sélectionner l'artiste qui ira la représenter au Concours Eurovision de la chanson. Ce concours dure environ un mois où beaucoup d'artistes suédois y présentent une chanson et le public vote pour élire la meilleure. Il a comme particularité de se dérouler à différents endroits un peu partout en Suède, durant la période des demie-finales puis se termine toujours à Stockholm. Il a révélé de nombreux artistes comme notamment le groupe ABBA, Carola Häggkvist ou Linda Bengtzing.

Certains artistes suédois ont préféré la France comme terre d'accueil et y ont rencontré le succès : Jay-Jay Johanson, Herman Düne ou encore Peter von Poehl. On n'oubliera pas de citer le renouveau de la pop suédoise avec José González, I'm From Barcelona, Loney, Dear, Love Is All, The Knife, Deportees, Tarentula, et dans un registre plus intimiste, Frida Hyvönen.

Le grand prix de l'Académie suédoise (« Svenska akademiens stora pris ») est un prix rare pour auteurs suédois et non un prix annuel et international comme le prix Nobel de littérature.

Le prix August (« Augustpriset ») est un prix annuel pour auteurs suédois. Le livre qui a gagné le prix 2000, Populärmusik från Vittula, a été transformé en un film 2004.

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Histoire de Suède

Localisation de l'Europe sur Terre

Cet article résume l'histoire de la Suède. La Suède est un pays du nord de l'Europe appartenant à la Scandinavie. Elle fait partie de l'Union européenne depuis 1995, mais pas de la zone euro.

Jusque vers l'an -11 000, la Suède est entièrement recouverte d'une calotte glaciaire culminant parfois à 3 000 mètres d'altitude. Seule la Scanie est libre de glace; l'actuelle mer Baltique formait quant à elle un lac glaciaire.

Vers l'an -8 500, la glace commence à se retirer et l'océan Atlantique s'engouffre jusqu'à la mer Baltique formant une mer à Yoldia. Le Dalsland, le Västergötland et l'Östergötland sont désormais libres de glace.

Vers -7 000, la montée des terres isole la mer ainsi formée qui donna naissance, par exemple, à l'actuel lac Vänern. La Suède connut dans les siècles suivants plusieurs flux et reflux de l'Océan.

C'est seulement vers -4 500 que la Suède acquit la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Malgré cela, les plus anciennes traces de peuplement humain retrouvées datent de 8000 ans avant Jésus-Christ dans la région de Malmö en Scanie. Ces peuples de chasseurs et cueilleurs remontèrent vers le nord au fur et à mesure que la banquise se retirait.

Selon les dernières découvertes archéologiques, il est toutefois probable que la Suède ait déjà été peuplée avant la dernière glaciation, vers -50 000, par l'homme de Néanderthal.

Lorsque les glaces se retirent, des rennes viennent paître au Danemark et dans le sud de la Suède. Des tribus chassant sur un territoire de plus de 100 000 km² et vivant dans des tipis sur la toundra s'y établissent alors, donnant naissance à la culture d'Ahrensburg. Il y a alors peu de forêts, mais des bouleaux blancs arctiques et des sorbiers. La taiga apparaît progressivement.

Durant le septième millénaire avant notre ère, les rennes et leurs chasseurs migrent vers le nord de la Scandinavie et des forêts commencent à se former sur tout le territoire. Deux cultures spécifiques vivent alors en Suède: la Culture de Maglemose, établie au sud de la Suède et au Danemark, ainsi que les cultures de Fosna et de Hensbacka, établies plus au nord et en Norvège. L'utilisation du feu, de bateaux et d'outils de pierre permet à ces habitants de survivre au nord de l'Europe.

Les chasseurs-cueilleurs du nord suivent les troupeaux de rennes et la course des saumons, migrant vers le sud durant l'hiver et retournant plus au nord durant l'été. Ces populations suivent ainsi des traditions similaires à celles pratiquées à travers tout le grand nord, que ce soit en Finlande, en Russie ou dans l'extrême-nord de l'Amérique.

Durant le sixième millénaire, le sud de la Suède est recouvert de forêts luxuriantes, au sein desquelles vivent des aurochs, des visons, des élans et des cerfs. Les tribus de la Culture de Kongemose vivent de ces animaux. Comme leurs prédécesseurs, ils chassent également des phoques et pratiquent la pêche.

Au nord de la Culture de Kongemose vivent deux autres cultures de chasseurs-cueilleurs, appelées cultures de Nøstvet et de Lihult, descendant des cultures de Fosna et de Hensbacka. Ces deux cultures existent encore à la fin du sixième millénaire, lorsque la culture de Kongemose est remplacée par celle d'Ertebølle.

Durant le cinquième millénaire, la culture d'Ertebølle apprend la poterie de tribus établies plus au sud, tribus qui ont également commencé à cultiver leurs terres et à domestiquer des animaux. Autour de -4 000, la culture d'Ertebølle commence également à cultiver ses terres et fait désormais partie de la culture mégalithique de Funnelbeaker.

Durant le quatrième millénaire, ces tribus s'étendent progressivement vers le Nord, jusqu'à l'Uppland. Les cultures de Nøstvet et de Lihult apprennent des nouvelles technologies de ces fermiers, mais pas l'agriculture. Elles forment la culture de la céramique piquée dès la fin du quatrième millénaire. Ces tribus retiennent l'avancée des fermiers de la culture de Funnelbeaker et les repoussent même vers le sud-ouest de la Suède. Certains chercheurs pensent que les fermiers du Nord de la Suède ont simplement adopté le mode de vie de la culture de la céramique piquée.

La langue parlée par les anciens scandinaves n'est pas connue, mais beaucoup de chercheurs pensent qu'ils sont submergés à la fin du troisième millénaire par de nouvelles tribus proto-indo-européennes appartenant à la culture de la céramique cordée. Ces tribus avancent jusque dans l'Uppland et amènent probablement avec elles la langue qui sera l'ancêtre de celles que parlent les Scandinaves aujourd'hui. Il s'agit de sociétés patriarcales, basées sur l'élevage.

Un peu plus tard, dès le début du IIe millénaire av. J.-C., les premiers échanges commerciaux avec l'Europe font leur apparition et principalement avec les Îles Britanniques. L'utilisation du bronze fait son apparition.

D'un point de vue culturel, c'est une société fortement hiérarchisée sous forme de clans qui se développe. Il existe de nombreuses tribus chacune dirigée par un roi ou un chef. Bien que l'on n'ait que peu de traces des civilisations ayant existées en Suède à cette époque, la découverte de nombreux tumulus individuels (précurseurs de ceux de l'époque des Vikings) richement décorés de bronze et d'or montre qu'elles étaient très développées et qu'elles entretenaient de nombreux échanges avec le continent. Ces échanges allèrent en se multipliant avec les ans.

Au VIe siècle av. J.-C. des échanges existent avec la civilisation celte de la Tène. Un siècle plus tard, c'est avec la République romaine. De nombreuses pièces de monnaies et autres articles de ces régions ont été retrouvés par des archéologues sur le territoire suédois. C'est également à partir de cette époque que l'on retrouve les premiers textes parlant de la Suède principalement avec les écrits de Tacite, Procope de Césarée et Jordanès.

En histoire suédoise, la période de Vendel (550-793) est le nom donné à l'âge du fer germanique, appelé plus généralement Âge des migrations.

D'importantes découvertes archéologiques datant de cette période ont été faites en Suède, notamment les nombreuses sépultures sous forme de bateaux près de Vendel dans l'Uppland ainsi que dans l'île de Gotland. Dans ces sépultures, on a retrouvé de nombreux casques, glaives et boucliers de fabrication locale ou étrangère.

À cette époque, la société continue de se structurer sous la forme de clans. Les découvertes archéologiques tendent à montrer que l'Uppland est une zone importante et puissante. Une partie des richesses provenait probablement du contrôle des mines de fer. Les dirigeants disposent de guerriers armés à cheval, équipés de coûteuses armures. La connaissance de ce fait découle d'une part des découvertes archéologiques et, d'autre part, des textes de Jordanès.

Des contacts commerciaux existent avec l'Europe centrale, sous la forme d'exportations de fourrure, de fer et d'esclaves, en échange, notamment, d'œuvres d'art. C'est également à cette époque que les Suédois ont commencé à explorer les voies maritimes qui mèneront les Vikings jusqu'en Russie.

À l'orée de l'époque viking, les peuples de Suède avaient d'ores et déjà tissé de nombreux liens avec les peuples d'Europe. Il n'y a pas d'explication certaine permettant de savoir pour quelle raison ces voyages des peuples scandinaves se sont ainsi démultipliés. Une raison souvent avancée est la surpopulation de la région due à un réchauffement climatique. On trouvait des vignes en Scanie aux environ de l'an 1000. Une autre hypothèse avancée, notamment par Henri Pirenne, est que l'expansion de l'empire de Charlemagne à l'Ouest et du monde musulman à l'Est coupèrent les voies de communication traditionnellement utilisées par les peuples de Scandinavie qui cherchèrent ainsi de nouvelles routes.

Quoiqu'il en soit, les expéditions vikings suédoises se sont surtout portées sur l'Est du continent européen. Les expéditions vers l'Ouest ont surtout été l'œuvre des Danois et Norvégiens. Les Vikings originaires de Suède portent aussi le nom de Varègues. Leurs expéditions partaient pour la plupart de l'île de Gotland, du lac Mälar et de l'Uppland. La ville de Birka est réputée pour avoir été un des hauts lieux de la civilisation viking suédoise. On y a retrouvé de très nombreuses pièces de monnaie, armements et autres objets en provenance de toute l'Europe mais principalement du Royaume des Francs, de Byzance et de Bagdad. De très nombreuses pièces de monnaie arabes ont aussi été retrouvées dans l'île de Gotland.

Les expéditions vikings suédoises vers Byzance passaient par les territoires des actuelles Russie et Ukraine. Ce sont les Varègues qui fondèrent l'État de Kiev dans le courant du IXe siècle qui donna naissance à la Moscovie puis à la Russie. Le nom de ce dernier pays vient d'ailleurs du terme Rus', terme employé par les peuples slaves pour désigner les Varègues. Aujourd'hui encore, la Suède se nomme Ruotsi en finnois.

Aussi bien concernant le Danemark, la Norvège que la Suède, la fin brutale des expéditions vikings au milieu du XIe siècle demeure assez inexpliquée.

Le peuple de Suède possédait une religion polythéiste aux très nombreux dieux et mythes dont les plus connus sont Odin (Óðinn), Thor (Þórr) ou Frey (Freyr). D'une manière générale, la vie spirituelle de la Suède reposait principalement sur le culte des ancêtres. En témoignent encore aujourd'hui les nombreux tumulus que l'on peut trouver sur tout le territoire suédois.

C'est toutefois sur la fin de la période des vikings que la Suède se christianisa. Le missionnaire franc Anschaire vint deux fois à Birka dans la première moitié du IXe siècle. La religion chrétienne ne s'implanta toutefois vraiment en Suède que vers la fin du XIe siècle sur les bords du lac Mälar et dans la région d'Uppsala. Les premières églises ne furent construites qu'au début du XIIe siècle notamment à Sigtuna ou Linköping. Le premier archevêque fut intronisé en 1164 à Uppsala. C'est la religion chrétienne qui mit fin à la société clanique et aboutit à la formation d'un État structuré tels qu'ils existaient déjà en Occident.

L'origine traditionnelle de l'unification de la Suède remonterait au VIe siècle si l'on en croit le poème Beowulf. De plus récentes recherches, ont montré que c'est dans la région du Götaland que la Suède unifiée aurait vu le jour. La forte implantation du christianisme, dès le XIIe siècle, dans cette région, au Västergötland et et en Östergötland a été un très important vecteur de création d'un royaume uni remplaçant l'ensemble de clans et tribus ennemies qui régnaient sur le pays. La région du lac Mälar où se trouvait Birka et le départ de la plupart des expéditions vikings a été christianisée bien plus tard.

Jusqu'au milieu du XIIIe siècle, le siège de l'autorité reste régionale, entre les mains d'un sénéchal (jarl). Le premier personnage d'importance nationale pouvant être considéré comme suffisamment influent pour être désigné par le terme de "roi de Suède" est Olof Skötkonung, au Xe siècle. Celui-ci régnait sur le Västergötland mais son influence se faisait sentir jusque dans l'Uppland. Toutefois, cette influence ne fut pas aussi forte quant à ses descendants puisque dans les années qui suivirent plusieurs rois régnèrent sur le territoire de l'actuelle Suède.

Dans la première moitié du XIIe siècle, donc, on peut commencer à parler d'une réelle unification de la Suède avec le règne de Sverker l'Ancien. Le trône alterna pendant une centaine d'années entre ses descendants et ceux de Erik Jedvardsson.

Dès le début du XIIIe siècle, l'influence des jarl croît. En 1252, le jarl Birger Magnusson qui gouverne la Suède depuis 1248 fonde la ville de Stockholm dans le but de protéger le lac Mälaren. L'influence de Stockholm augmente à une vitesse telle, qu'en à peine plus d'une génération, elle devient la ville la plus importante de Suède grâce à l'afflux de marchands principalement en provenance d'Allemagne. Les premières expéditions de christianisation de la Finlande partirent de Stockholm.

Le fils de Birger Jarl, Waldemar est élu roi en 1250. C'est le premier des représentants de la maison de Folkungar. Malgré cela, c'est Birger Jarl qui continue d'exercer de fait le pouvoir sur le royaume. Il est remplacé par son frère, Magnus Ladulås, en 1266 à la mort de Birger Jarl. Ce dernier prend le titre de roi en 1279. À cette époque, en 1280, la Suède est découpée en fiefs (län) et la noblesse, désormais exemptée d'impôts est établie de manière séculière.

Magnus meurt en 1290. Le pouvoir revient au connétable Torgils Knutsson car le jeune Birger est encore mineur. La régence, pendant laquelle de vastes territoires en Finlande sont conquis, durera jusqu'en 1303. En 1317, Birger fait assassiner ses deux frères qui cherchaient à le renverser, le jugeant trop éloigné de l'Église. Une révolte éclate et Birger fut déposé un ans plus tard. Son jeune fils âgé de trois ans, Magnus est élu roi. Celui-ci règne sur la Norvège (il est le direct héritier de son grand-père maternel Håkon Magnusson qui meurt en 1319) jusqu'en 1343 et sur la Suède jusqu'en 1363. Il règne sur la Suède sous le nom de Magnus IV et sur la Norvège sous le nom de Magnus VII.

En 1350, sous le règne de Magnus, est promulgué le Code général, sorte de première constitution suédoise. Dans celui-ci, est stipulé notamment que le roi ne pouvait décréter de nouveaux impôts sans l'accord du Conseil du royaume, que le roi s'engage à régner en vertu de la loi ou que ce dernier est élu.

C'est encore sous le règne de Magnus que la Suède commence à fortement s'ouvrir sur le reste de l'Europe. Des voies de communication vers le sud sont créées ainsi que d'importants échanges économiques, principalement avec la Ligue hanséatique et la ville de Lübeck. D'un point de vue culturel, la poésie courtoise et la chevalerie font leur apparition à la cour.

Accusé d'aller à l'encontre du Code général par le Conseil du royaume depuis plusieurs années, son fils, Éric XII de Suède fut placé sur le trône par le Conseil en 1356. Celui-ci meurt en 1359 de la peste qui sévit dans le royaume. Pendant ce temps, le royaume du Danemark, emmené par Valdemar Atterdag conquiert plusieurs régions de la Suède et notamment les provinces de Scanie, Halland et Blekinge en 1360 et l'île de Gotland et son important port de Visby en 1361. En 1364, Magnus est contraint à l'exil. Albert de Mecklembourg est élu roi de Suède la même année.

La noblesse, toujours en opposition avec le roi, fit appel à la fille de Valdemar de Danemark, Marguerite, veuve de Håkan, second fils de Magnus IV Ericsson pour l'élire en tant que reine de Suède avec son fils Olof en 1387 ce qui fut fait l'année suivante.

L'union des royaumes de Suède, Danemark et Norvège est entérinée en 1397 dans la ville de Kalmar. Le neveu de Marguerite, Éric de Poméranie est reconnu roi des trois royaumes. C'est le début de l'Union de Kalmar. Durant cette période, les trois royaumes sont censés conserver leur autonomie, leurs lois et leur propre administration. Toutefois, Marguerite, régente jusqu'à sa mort en 1412 parviendra à concentrer le pouvoir entre ses mains et celles de son neveu, Éric.

L'influence de la noblesse suédoise ainsi affaiblie entraîna des tensions entre celle-ci et la reine. Un des objectifs de Marguerite - et qui sera repris par Érik - est de mettre fin à l'influence économique de la Ligue hanséatique dans les royaumes scandinaves. Ceci aboutit à une guerre coûteuse et éprouvante pour le peuple suédois avec la Ligue hanséatique. La Suède s'isole économiquement et cette situation catastrophique entraîne plusieurs révoltes contre la couronne, notamment dans les mines du Bergslagen en 1434 (menée par Engelbrekt Engelbrektsson). Cette révolte commence par obtenir le soutien des paysans, puis rapidement des habitants des villes, du clergé et enfin de la noblesse. En 1435, les représentants de ces états se réunissent pour former une sorte de parlement qui finira par aboutir à l'actuel Riksdag, le parlement suédois. Engelbrekt est assassiné peu de temps après avoir été élu Lieutenant général (rikshövitsman). La lutte continue toutefois grâce à Karl Knutsson Bonde, leader de la noblesse. Celui-ci est élu régent du royaume par le Conseil en 1438, ce qui lui confère le titre de roi de Suède. Erik VII est par la même occasion déposé.

C'est à la même période que celui-ci perd la bataille pour le trône l'opposant à son neveu Christophe de Bavière. En 1440, ce dernier est élu roi du Danemark, en reconnaissant les droits des Conseils à diriger les royaumes de l'Union. En Suède, les nouveaux pouvoirs ainsi accordés sont tels qu'ils sont en intégralité détenus par la noblesse.

La noblesse, à nouveau maîtresse de la Suède, retrouve ses anciennes luttes fratricides pour le pouvoir. Les fiefs, non héréditaires, sont disputés entre les différents représentants de la noblesse. À la mort de Christophe Ier de Bavière, le Conseil, en Suède élit Charles VIII. Mais les Conseils du Danemark et de Norvège optent pour Christian Ier. Charles est déposé par Christian, mais celui-ci revient temporairement au pouvoir entre 1467 et sa mort en 1470.

Après avoir affronté et battu les armées du Danemark et de Suède de Christian Ier à Brunkeberg en 1471, Sten Sture est élu vice-roi de Suède par le Conseil. Celui-ci possède le soutien de la noblesse de plus en plus hostile au Danemark et tente d'éloigner la Suède du Danemark. Sten Sture est chassé du pouvoir en 1497 par Jean Ier mais le récupère en 1501 jusqu'à sa mort en 1503.

Plusieurs régents exercent le pouvoir entre 1503 et 1517, soutenus par certaines factions de la noblesse. Le pouvoir en Suède reste erratique durant cette période. Entre 1517 et 1518, Christian II de Danemark tente de reprendre le pouvoir en Suède en attaquant Stockholm. Il y parvient en 1520 avec l'aide d'une partie de la noblesse suédoise favorable à l'Union de Kalmar. Il fait tuer le régent de Suède, Sten Sture le Jeune ainsi que ses opposants parmi la noblesse suédoise. Cet épisode est connu sous le nom de Bain de sang de Stockholm.

Gustave Ier Vasa fait partie de la noblesse suédoise et est un des principaux opposants à Christian II de Danemark. Il a toutefois échappé au massacre et est fait prisonnier par ce dernier. Celui-ci réussit toutefois à s'échapper et à regagner la Suède. Il trouve refuge en Dalécarlie où il tente de rallier la population, fortement opprimée par les représentants de la couronne danoise et subissant les contre-coups de l'arrêt du commerce avec la Ligue hanséatique.

Fort de plusieurs succès et profitant d'une autre révolte dans le Småland, la noblesse se rallie rapidement à la cause de Gustave et le nomme régent de Suède en 1521. Avec le soutien de Lübeck à qui il promet le contrôle du commerce extérieur du royaume, Gustave réussira à faire sortir les forces danoises de Stockholm en 1523. La même année, Christian II de Danemark est destitué suite à des révoltes au Danemark et en Norvège et Gustave Ier Vasa entre triomphalement dans la capitale suédoise. Il est élu roi de Suède par la noblesse mettant définitivement fin à l'Union de Kalmar en ce qui concerne la Suède.

Afin de remettre sur pieds l'économie suédoise durement affectée par l'emprise de Lübeck sur celle-ci, Gustave Ier décide la confiscation, en 1527, d'une partie des biens de l'Église, ceux acquis depuis 1454, qui représentent alors plus de 20% du foncier rural. Ce décret est connu sous le nom de Recès de Västerås.

Ce coup dur pour l'Église fut amplifié par l'arrivée des thèses de Martin Luther sur le territoire suédois et la traduction du Nouveau Testament en suédois par Olaus Petri en 1526. Une Église d'État adoptant les thèses de Luther fut ainsi instaurée en 1540 après une première rupture avec Rome en 1531. Les révoltes que cela put entraîner furent vite écrasées et Gustave Ier décide du même coup de centraliser encore plus les pouvoirs de l'État.

Dans le même temps, et toujours pour tenter d'améliorer la situation financière du royaume, Gustave scelle la paix avec le Danemark en 1534, alors en guerre avec Lübeck. La Suède se joint à la guerre et retrouve ainsi son indépendance économique en 1536.

Les institutions relatives aux finances et aux affaires extérieures sont réformées et renforcées contribuant à l'érection d'un royaume centralisé et puissant. En 1544, Gustave contraint le Riksdag à supprimer le système de désignation électoral du roi pour le remplacer par un système héréditaire au profit de la dynastie Vasa.

Dans le même temps, tout au long du règne de Gustave, l'économie encore fortement axée sur l'agriculture et l'élevage connaît une croissance constante et importante qui contraste nettement avec l'économie souffreteuse du Moyen Âge. La population du royaume augmente et de nouvelles régions plus au nord sont progressivement colonisées. Les fermes du sud, où la densité de population s'intensifie, se regroupent en villages, voire en villes.

À sa mort en 1560, Gustave laisse un royaume fort et aux finances enfin assainies.

Si cette guerre a été initiée par Gustave en 1558, il meurt peu après et elle sera principalement menée par son fils Erik XIV.

Ses deux frères, Jean et Charles se sont vu léguer d'importants duchés par leur père. Pendant son règne, la Suède s'opposera au Danemark, à la Russie et la Pologne pour le contrôle de la Baltique, après l'annexion de la Lettonie par la Pologne. En 1561, la Suède capture la ville de Reval et commence à imposer son influence en dehors de la Scandinavie. La Suède cherche à jouer un lien entre la Russie et l'Europe de l'Ouest. Toutefois, la prise de l'Estonie par la Suède entraîne une guerre de sept ans de 1563 à 1570 avec le Danemark que la Suède perdra à la paix de Stettin où elle se verra imposer de lourds tributs.

Malgré la paix signée avec le Danemark, le roi engage la Suède contre la Russie d'Ivan IV en Livonie. En 1581, la Suède s'empare du port estonien de Narva. La Trêve de Plussa met fin à une guerre qui a duré 34 ans. La Russie reconnaît les conquêtes suédoises au sud du Golfe de Finlande et la conquête de Narva.

En 1595, à la suite d'une nouvelle guerre de cinq ans, la Russie reprendra les territoires perdus douze ans plus tôt.

Dans le même temps, la noblesse, atone sous le règne de Gustave commence à faire à nouveau entendre sa voix. Erik, cherchant à renforcer encore le pouvoir de la couronne provoque la colère de la noblesse, ses frères en tête. Suite à cela, et à l'assassinat par Erik de plusieurs membres de la noblesse, cette dernière se révolte et le fit emprisonner en 1568. C'est son frère, Jean III qui hérite de la couronne, nommé par le Conseil qui a pris soin d'abolir la succession héréditaire du trône. Dans un premier temps, le nouveau roi accorde de nouveaux privilèges à la noblesse mais celui-ci refuse de céder à toutes leurs exigences.

À la mort de Jean III en 1592, son fils Sigismond, alors roi de Pologne monte sur le trône. Le nouveau roi, catholique, inquiète la noblesse qui met tout en œuvre pour limiter son pouvoir. En 1593, Karl, duc de Södermanland et quatrième fils de Gustave Ier réunit la noblesse à Uppsala qui adopte définitivement la confession luthérienne. Le roi Sigismond est contraint de la reconnaître et de lui garantir le statut de religion d'État. En 1599, Karl chasse Sigismond et devient régent.

Après le Bain de sang de Linköping de 1600 où une importante partie de la noblesse est exécutée, il devient roi en 1604. Karl devient Charles IX de Suède et réinstaure la monarchie absolue de son père ainsi que la succession héréditaire du trône.

Lors du Riksdag de 1604, les membres de l'assemblée se déclarent de manière irrévocable en faveur du protestantisme en excluant les catholiques de la succession au trône, et en leur interdisant d'exercer toute charge ou dignité en Suède. Par ailleurs, tout Suédois restant catholique doit être dépouillé de ses biens et chassé du royaume.

C'est pendant le règne de Charles IX que la Suède devient une monarchie essentiellement protestante et militaire. La coloration militaire du régime provient également de ce Riksdag de 1604 puisque, sur demande de Charles IX, une armée régulière est instituée en Suède. Chaque province du royaume doit alors maintenir et fournir un nombre fixé d'unités d'infanterie et de cavalerie pour le service de l'Etat.

La militarisation du régime initiée par Charles IX et, notamment, l'introduction d'une armée régulière en 1604, poussera la Suède dans une politique d'expansion dont les conséquences se feront sentir pendant 120 ans. Les guerres se multiplient durant cette période et rythment la vie du royaume.

Cette période, qui voit l'extension de l'Empire suédois à l'étranger, est également marqué par le développement pacifique de l'ordre constitutionnel suédois. Dans ce domaine comme dans tous les autres, c'est Gustave Adolphe lui-même qui prend l'initiative.

Théoriquement, le Conseil royal (Riksråd) reste encore le pouvoir dominant au sein de l'état, mais toute l'autorité réelle est transférée progressivement à la couronne. Le Conseil royal perd progressivement son ancien rôle de représentant de l'aristrocratie semi-féodale et devient une bureaucratie détenant les offices principaux, au bon plaisir du roi.

Le rôle du Riksdag est également modifié durant cette période. Alors que dans tous les autres pays européens, à l'exception du Royaume de Pologne-Lituanie et de l'Angleterre, l'ancienne représentation populaire des états est en train de disparaître, la Suède de Gustave Adolphe l'érige au rang de partie intégrale de la constitution. L'ordonnance de 1617 sur le Riksdag transforme une assemblée turbulente et aléatoire en une véritable assemblée nationale, se rencontrant et délibérant selon des règles précises.

L'une des charges nobiliaires, appelée d'abord Landmarskalk (Maréchal de la diète), est désormais attribuée régulièrement. Son titulaire devient le porte-parole de la Chambre des Nobles (Riddarhus), alors que le Primat assume la présidence des trois autres chambres, le clergé, la bourgeoisie et les paysans. Ces trois états éliront ensuite eux-mêmes leurs propres porte-paroles.

Lors de l'ouverture de chaque session, le roi soumet aux états les propositions royales. Chacun des états délibère alors séparément sur ces propositions et leurs réponses sont apportées au roi lors de la session suivante. Si les réponses des états diffèrent entre elles, le roi peut choisir l'opinion qui lui semble la meilleure.

Les droits du Riksdag sont garantis par le Konungaförsakran, qui est l'assurance donnée par chaque roi lors de son accession au trône, où il promet de collaborer avec les états durant l'élaboration de la législation et de les consulter sur toute question de politique étrangère.

C'est donc le roi qui prend l'initiative, mais les états ont le droit de s'opposer aux mesures proposées par le roi à la fin de chaque session. C'est également durant le règne de Gustave Adolphe qu'a été créée la Commission secrète (Hemliga Utskottet), qui s'occupe des affaires extraordinaires et dont les membres sont élus par les états.

Les onze sessions du Riskdag dirigées par Gustave Adolphe ont toutes été presque exclusivement occupées à trouver des moyens de financer les guerres polonaises et allemandes. Les états ont montré un zèle patriotique sans faille durant cette période.

Charles désire continuer l'agrandissement du royaume hors de la Scandinavie et se heurte alors à son allié, tant dynastique que territorial, la Pologne. Après l'Estonie qui avait été recouvrée en 1600, il cherche à récupérer la Livonie. Entre 1601 et 1609, les efforts tant suédois que polonais pour s'établir en Livonie sont toutefois contrecarrés par le talent militaire du général lituanien Jan Karol Chodkiewicz.

En 1608, le conflit est transféré sur le territoire russe. Au commencement de l'année, Charles IX s'allie en effet avec le tsar de Russie Vassili IV contre leur ennemi commun, le roi de Pologne. Mais en 1611, lorsque le tsar est déposé par ses propres sujets, la Russie semble sur le point de s'effondrer. La politique suédoise change alors radicalement, les Suédois souhaitant mettre la main sur les richesses russes avant les Polonais. C'est le début de la guerre d'Ingrie.

Charles meurt en 1611. Son jeune fils et héritier, Gustave II, monte sur le trône à 17 ans.

La guerre de Kalmar oppose la Suède au Danemark. Les détroits reliant la mer Baltique à la mer du Nord étant contrôlés par le Danemark, la Suède cherche depuis plusieurs années à mettre sur pied une nouvelle voie commerciale qui passerait par la Laponie peu peuplée et le Nord de la Norvège, territoires appartenant eux-aussi au Danemark.

En 1607, Charles IX s'était proclamé roi des Lapons et du Norrland et avait commencé à collecter des taxes dans ces régions. Les péages dans les détroits étant la principale source de revenu du royaume de Danemark-Norvège, le roi Christian IV s'est rapidement opposé à la volonté suédoise de créer une nouvelle route commerciale et a protesté vivement.

En 1611, en réponse aux prétentions suédoises sur le nord de la Norvège, le Danemark attaque la Suède et une armée de 6'000 hommes met le siège devant la ville de Kalmar et prend la ville. Les troupes norvégiennes stationnées à la frontière ont elles reçu l'ordre de ne pas attaquer.

Le 20 octobre, Charles IX meurt et son fils Gustave Adolphe lui succède. Il demande immédiatement à la Suède de conclure un traité de paix, mais Christian IV voit alors une opportunité de remporter une plus grande victoire et fortifie ses armées dans le sud de la Suède.

Les Pays-Bas et l'Angleterre, également impliquées dans le commerce en mer Baltique, font cependant pression sur le Danemark pour qu'il signe la paix. Les Danois, bien que bien équipés et forts, manquent d'argent et sont amenés à signer le traité de Knäred le 20 janvier 1613.

Le Danemark obtient alors le contrôle sur la Laponie suédoise et la Suède est contrainte de payer une forte rançon pour les deux forteresses que les Danois occupent. La Suède obtient en revanche le droit d'être exempté du péage sur le Sound. L'Angleterre et les Pays-Bas obtiennent les mêmes droits.

La difficulté russe est plus facile à régler et se solde plus honorablement pour la Suède. Lorsque Novgorod reconnaît la suzeraineté de la Suède, le gouvernement suédois croit momentanément pouvoir créer une dominion s'étendant jusqu'à Arkhangelsk au nord et jusqu'à Vologda à l'est. Le ralliement de la nation russe autour du nouveau tsar, Michel III de Russie, dissipe toutefois vite ce rêve ambitieux.

Dès le début de 1616, Gustave Adolphe est convaincu de l'impossibilité de diviser la Russie réunifiée, alors que la Russie reconnaît la nécessité de payer le retrait des invincibles Suédois avec quelque cession de territoire.

Au traité de Stolbovo, signé le 27 février 1617, le tsar cède à la Suède les provinces d'Ingrie et de Kexholm, ainsi que la forteresse de Nöteborg (appelée plus tard Schlusselburg), qui est la clé de la Finlande. De plus, la Russie renonce à toute prétention sur l'Estonie et la Livonie, et paie une indemnité de guerre de 20 000 roubles. En contre partie, Gustave Adolphe rend Novgorod et reconnaît Michel III comme tsar de Russie.

En 1621, Gustave attaque la Pologne afin de prendre le contrôle de la Livonie, Riga est prise et devient la ville la plus importante de l'empire suedois.

Gustave rentre ensuite en guerre et bat en 1631 l'armée du Saint-Empire romain germanique. Il continue les combats dans le sud de l'Allemagne et est tué en 1632 à Lützen. Oxenstierna devient régent sous Christine, fille de Gustave ; il remplit les deux objectifs suédois : rassembler les protestants sous son égide et transformer la côte baltique allemande en poste avancé. En 1643, la Suède attaque le Danemark qui doit signer deux ans plus tard le taité de Brömsebro et céder à son ennemi les îles de la mer Baltique, Gotland et Ösel (Saaremaa) et les provinces norvégiennes frontalières Jämtland et Härjedalen.

Avec la paix de Westphalie, la Suède devient maîtresse de la Baltique et assure sa suprématie en Europe du Nord : elle gagne la Poméranie occidentale, les villes de Wismar et Stettin, le Mecklembourg, les évêchés de Brême et Verden qui lui assurent le contrôle des embouchures de l'Elbe et de la Weser .

La Suède se lance dans le colonialisme en 1638 avec la Nouvelle-Suède en Amérique puis en 1650 avec un comptoir en Afrique pour participer à la traite des esclaves. Cette même année, Christine fait accepter son cousin Karl Gustav comme héritier. Elle abdique en 1654 et Charles X Gustave devient roi de Suède.

Il promulgue une série de mesures visant à récupérer les biens de la couronne des mains de la noblesse. Il décide en 1655 d'attaquer la Pologne alors en guerre contre la Russie afin de récupérer la côte baltique entre la Poméranie et la Livonie. Mais il doit affronter une coalition entre le Saint Empire, le Brandebourg, le Danemark et la Russie. En 1657, le roi préfére envahir le Danemark qui capitule l'année suivante. Le traité de Roskilde déleste le Danemark des provinces de Scanie, Blekinge, Halland, Bohuslän et Trondheim, ainsi que l'île de Bornholm. Une seconde attaque suédoise en 1660 qui échoua fit perdre Trondheim et Bornholm à Charles X qui mourut de maladie et laissa le trône à son fils Charles XI, encore mineur(jusqu'en 1672).

La Suède prit part à la guerre contre le Brandebourg aux côtés de la France mais fut vaincu en 1675 à Ferhbellin. Les Danois en profitèrent pour envahir la Scanie où ils restèrent jusqu'à leur expulsion par le roi. Louis XIV parvint à négocier une paix ne faisant perdre à la Suède que quelques territoires en Poméranie. En 1680, le Riksdag imposa la récupération des biens de la couronne au roi, ce qui permit de renflouer les caisses de l'Etat et d'affaiblir les nobles suédois. Après une fin de règne consacrée à des réformes financières, Charles XI meurt en 1697, laissant le pouvoir à son fils Charles XII, âgé de quinze ans.

Pour éviter une autre régence, le roi fut déclaré majeur. Auguste II, roi de Pologne, le tsar de Russie Pierre le Grand, et Frédéric IV, roi de Danemark et de Norvège s'allient contre le jeune roi et attaquent la Suède en 1700. Charles bat le Danemark puis la Pologne qui se range à ses côtés contre la Russie en 1704. Mais, une fois en Russie, il est détourné vers l'Ukraine puis doit fuir en Turquie après sa défaite à Poltava (1709). La coalition reformée, la Suède est à nouveau attaquée : le Danemark prend la Scanie et la Russie occupe la Finlande et les pays baltes. Revenu incognito dans son royaume en 1714, Charles XII mobilise l'armée et attaque la Norvège alors territoire danois. Il est tué lors du siège de Fredriksten en 1718. Sa sœur Ulrika Eleonora devient reine au détriment de son neveu Charles Frédéric, duc de Holstein-Gottorp. En contrepartie, la monarchie absolue disparait. En 1720, son mari, Frédéric I devient roi de Suède. Il parvient à obtenir une paix très coûteuse en 1721 : la Prusse prit une partie de la Poméranie, le Hanovre, Brême et Verden ; par le traité de Nystad la Suède dut céder la Livonie, l'Estonie, l'Ingrie et la Carélie orientale à la Russie, qui devient ainsi la principale puissance de la région.

Après la Seconde Guerre mondiale et le traité de Rome de 1957 instituant la Communauté européenne, la Suède était réservée quant à la perspective d'établissement d'une union douanière et d'un marché commun entre les pays européens. Elle a intégré l'association européenne de libre-échange (AELE) avec six autres pays européens (1960).

La Suède a fait figure de pionnier sur la protection de l'environnement. Elle a accueilli le premier sommet de la Terre, qui a eu lieu à Stockholm en 1972.

La Suède ne fait pas partie des pays qui ont signé le traité de Maastricht en 1992. Elle a intégré l'Union européenne par le traité de Corfou en 1994. Elle est sortie à cette occasion de l'AELE, et continue d'appliquer les accords de libre-échange avec l'EEE en tant que membre de la Communauté européenne.

La Suède est également pionnière dans le déploiement du réseau internet, puisqu'elle accueille l'un des 13 serveurs racines du DNS à Stockholm, l'un des deux serveurs européens avec celui de Londres (anycast).

Le Conseil européen de Gôteborg a précisé en 2001 la stratégie européenne dans les systèmes d'information, en incluant des orientations de développement durable dans la stratégie de Lisbonne définie un an plus tôt.

Le peuple suédois a refusé l'adoption de l'euro par référendum le 14 septembre 2003, quatre jours après l'assassinat du ministre des affaires étrangères Anna Lindh.

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Équipe de Suède de handball masculin

L'équipe de Suède de handball représente la Fédération suédoise de handball lors des compétitions internationales, notamment aux tournois olympiques et aux championnats du monde ou aux Championnat d'Europe de handball.

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L'équipe de Suède de football féminin est constituée par une sélection des meilleures joueuses suédoises sous l'égide de la SFF. La formation suédoise est qualifiée pour le Championnat d'Europe de football féminin 2005.

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Équipe de Suède de football

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L'équipe de Suède de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs suédois sous l'égide de la Fédération de Suède de football.

La Fédération de Suède de football (Svenska Fotbollförbundet) est fondée en 1904. Elle est un membre fondateur de la FIFA en 1904. Le premier match officiel de l’équipe de Suède de football (Sveriges herrlandslag i fotboll) a eu lieu le 12 juillet 1908, contre la Norvège, et le match se solda par un score sans appel de 11 buts à 3 ! Quelques mois plus tard, exactement le 20 octobre 1908, l’Angleterre humilie la Suède sur le score de 12 buts à 1, ce qui est la plus large défaite des suédois. Mais la plus large victoire fut aussi enregistrée durant cette période des débuts, c’est-à-dire le 27 mai 1927, à domicile contre la Lettonie, sur le score de 12 buts à 0 !

L’équipe de Suède n’a pas participé à la première Coupe du Monde en 1930. Elle réussit à se qualifier pour celle de 1934, où elle échoua en quart de finale, battue par l’Allemagne (1-2), alors que l’équipe de Suède de football avait battu l’ancien finaliste, l’Argentine (3-2). En 1938, elle atteint la demi-finale et prend la quatrième place. Après la seconde guerre mondiale, la Suède est championne olympique à Londres en 1948. Et surtout, elle termine troisième de la Coupe du Monde en 1950. La Fédération de Suède de football est membre de l'UEFA depuis sa création en 1954.

Après leur finale perdue contre le Brésil et l’Euro 1992, la Suède a cherché à confirmer sa performance. Mais en Europe elle ne se qualifia pour aucune compétition européenne. Sur la scène internationale, l’équipe de Suède a eu un bilan mitigé, c’est-à-dire que elle ne participait pas tout le temps à la Coupe du Monde et sa meilleur performance durant cette période était un deuxième tour en 1974. De même après sa finale, elle ne se qualifia pas pour la Coupe du Monde 1962, au Chili.

L’Euro 1992 constitue pour la Suède la première participation au Championnat d'Europe de football, et de plus elle l’organise. À domicile, la Suède enregistra au premier tour un match nul contre la France (1-1) et deux victoires sur le Danemark (1-0) et l’Angleterre (2-1), mais en demi-finale la Suède tomba sur l’Allemagne, une défaite 2 buts à 3, ce qui constitue la meilleure performance en Coupe d’Europe, présageant la performance de 1994.

Lors de la Coupe du monde de football 1994 avec de grands joueurs comme Tomas Brolin, Kennet Andersson, Thomas Ravelli et Henrik Larsson, la Suède fit match nul contre le Cameroun (2-2), puis bat les russes (3-1) et font match nul contre le Brésil (1-1), en huitièmes, la Suède bat l’Arabie saoudite 3 buts à 1, puis en quart, le match contre la Roumanie est très disputé (2-2 tab 5-4), ce qui se répercuta sur le match suivant, le Brésil. Elle s'inclina en demi-finale une nouvelle fois contre le Brésil et sur un exploit individuel de Romário (0-1). Elle parvint néanmoins à obtenir une troisième place méritée aux dépens de la Bulgarie (4-0). Elle en sort fort d’une troisième place en Coupe du Monde de football.

L’équipe de Suède ne participa ni à l’Euro 1996 ni à la Coupe du Monde en France. En 2000, la Suède dernière de sa poule avec seulement un point récolté contre la Turquie. En 2002, elle se fit éliminer en huitième par une des surprises du Mondial, le Sénégal 2 buts à 1 après prolongations, après être sorti premier du « groupe de la Mort » (composé du Nigeria, de l’Angleterre et de l’Argentine) avec deux matchs nuls et une victoire. En 2004, la Suède fut éliminée en quart de finale contre les Pays-Bas aux tirs aux buts 5 à 4 après un score nul et vierge, après avoir encore terminé premier de sa poule. En 2006, elle est éliminée en huitième contre le pays organisateur, sur le score de 2 buts à 0, après avoir fait deux match nul contre Trinité-et-Tobago (0-0, ce qui s’avère être une surprise) et l’Angleterre (2-2, dont un des plus beaux buts du Mondial marqué par Joe Cole) et une victoire sur le Paraguay (1-0). Lors de l'Euro 2008, la Suède sera éliminée dès le premier tour, terminant troisième de son groupe derrière l'Espagne et la Russie. Malgré la présence de joueurs tels Olof Mellberg, Zlatan Ibrahimovic ou Fredrik Ljungberg, elle ne put battre que le champion en titre, la Grèce (2-0, buts d'Ibrahimovic et Peter Hansson), avant de s'incliner face à l'Espagne (2-1, but d'Ibrahimovic) et face à la Russie (2-0).

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Source : Wikipedia