Strasbourg

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Posté par marvin 28/02/2009 @ 06:37

Tags : strasbourg, bas-rhin, alsace, france, environnement, pro a, basket-ball, sport, rc strasbourg, ligue 2, football

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Racing Club de Strasbourg

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Le Racing Club de Strasbourg (couramment abrégé en RC Strasbourg ou Racing), est un club de football français fondé en 1906 sous le nom de FC Neudorf. Le club strasbourgeois est présidé par Philippe Ginestet depuis 2005. L'équipe première, entraînée depuis 2007 par Jean-Marc Furlan, évolue en Ligue 2 après être descendu de Ligue 1 en 2008. Le Racing est actuellement le seul club de football professionnel en Alsace.

Le club alsacien joue à domicile au Stade de la Meinau depuis 1914. Le club, professionnel depuis 1933 a remporté un titre de champion de France, trois Coupes de France et trois Coupes de la Ligue, dont deux dans l'ère moderne de la Coupe de la Ligue depuis 1995. Le dernier titre des Strasbourgeois est la Coupe de la Ligue 2005.

Les origines du Racing Club de Strasbourg remontent à 1906 au moment où le football venu d'Angleterre prend son essor à Strasbourg, qui était à l'époque capitale de l'Alsace-Lorraine au sein de l'Empire allemand. Après la création en 1890 du Straßburger Fussball Club, aujourd'hui AS Strasbourg, le début du XXe siècle voit apparaître de nouveaux clubs dans Strasbourg. C'est à cette période que quelques jeunes gens du quartier populaire de Neudorf au Sud de la ville se retrouvent rue d'Erstein pour jouer au football avec une boule de chiffon.

Parmi ces jeunes gens, une dizaine (Ch. Adrion, Ch. Belling, W. Dahl, G. Kopf, O. Kunth, A. Lams, Th. Schmalbach, E. Schlotter, G. Saenger et Ch. Tubach) sont décidés à créer leur propre équipe. Ils font tout d'abord l'acquisition d'un ballon de cuir grâce à quelques économies et avec le soutien financier de leur instituteur M. Rohmer. Après l'achat d'un ballon, le groupe décide à l’automne 1906 de baptiser leur association le Fußball Club Neudorf. L'instituteur qui permit l'achat du ballon devient premier membre d’honneur du club pour « services exceptionnels rendus ». Les débuts du club sont difficiles car les problèmes d’argent surviennent dès les premiers mois. L'équipe ne dispose d'aucun terrain et les cotisations des quelques membres et les quelques bals organisés ne permettent pas de réunir assez d'argent pour réparer le seul ballon du club.

Le premier match du FC Neudorf est organisé contre le FC Germania, club voisin du quartier de Schluthfeld qui possède son propre terrain de football. À l'occasion de cette rencontre les jeunes de Neudorf, habitués à la rue d’Erstein et à des petits buts, jouent pour la première fois sur un terrain de taille réglementaire avec des buts de 7,20 mètres de largeur. Le FC Germania domine outrageusement les débats et le premier match se solde par une cuisante défaite, le FC Neudorf abandonnant à la mi-temps sur le score de 7 buts à 0 sans jamais avoir réussi à passer la ligne médiane. Leur deuxième match, quinze jours plus tard contre la même équipe, se termine par une défaite plus honorable sur le score cette fois de 2-0.

Sans argent et avec une équipe inexpérimentée, les jeunes strasbourgeois décident alors de faire appel aux adultes pour tenter de structurer le club. Au début de l’année 1909, M. Zuhlke est ainsi nommé premier président du club au cours d'une assemblée générale organisée au restaurant de l’Aigle d’Or. L'encadrement du club est complété par un vice-président, un secrétaire, un caissier et un directeur technique. Après la structuration du club, les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous. Au cours de l'été 1909, la gestion du président Zuhlke est de plus en plus critiquée et la FC Neudorf subit une nouvelle lourde défaite par 10-0 face au FC Sélestat dont l'équipe est renforcée par 9 joueurs anglais. Le club frôle la scission le 20 août lors d’une assemblée générale agitée au restaurant l’Alcazar, lieu où se retrouvent habituellement les membres du club. Le président critiqué est renvoyé par les membres fondateurs du FC Neudorf et par les joueurs qui nomment R. Berger comme nouveau président le 5 septembre 1909. Celui-ci est secondé par Louis Becker qui le remplace peu après au poste de président. Charles Belling, un membre fondateur, est élu secrétaire.

En 1909, le FC Neudorf obtient son affiliation à la ligue de football d’Allemagne du Sud, dénommée Süddeutscher Fussball Verband. Pour la saison 1909-1910, il est admis dans le championnat d’Allemagne du Sud de Division C, soit la troisième division et le plus bas niveau dans la hiérarchie des championnats de la ligue. L'équipe enchaîne les rencontres officielles après trois années de matches amicaux et les résultats suivent. La plus large victoire en Division C est acquise en 1911 face à Erstein qui est battu 28-0 avec notamment 18 buts de l'attaquant F. Schmalbach. À cette occasion le FC Neudorf manque d'égaler le record d'Allemagne du plus grand nombre de buts marqués en un match, détenu à l'époque par le Karlsruher SV vainqueur de Sarrelouis sur le score de 29-0.

Après trois saisons en Division C, le club est sacré champion de troisième division allemande en 1912 et accède à la deuxième division,. En Division B Neudorf rencontre des adversaires comme le FC Cronenbourg, le FV Haguenau, le FC Strasbourg, le FC Bischwiller et le SC Sélestat. En 1914, l'équipe du FC Neudorf s'installe sur le terrain du jardin Haemmerlé, lieu du futur stade de la Meinau. Quelques semaines plus tard, le club franchit un nouveau palier en accédant à la première division de la ligue , la Division A, à l'issue de la saison 1913-1914. La Première Guerre mondiale interromp la progression du club et retarde les projets d'aménagement du terrain. Alors que la plupart des joueurs sont mobilisés sur le front, l'activité sportive se poursuit tant bien que mal.

C'est en décembre 1918 que les membres du FC Neudorf - pour la plupart anciens mobilisés - se réunirent pour reprendre contact. Décidés à poursuivre l'aventure, ils ré-élirent en janvier 1919 un comité (élection durant laquelle seuls les porteurs d'un passeport A ou B, non-Allemands, pouvait postuler) et renommèrent le club qui s'appellerait R.C Strasbourg-Neudorf puis, peu après, Racing Club de Strasbourg. L'architecte de ces modifications fut Charles Belling, élu nouvellement président, Secrétaire Général depuis 1909 et membre du club depuis 1906.

Participant au championnat d'Alsace de DH, le Racing enleva 5 titres de champion d'Alsace, en 1923, 1924 et 1927, sans jamais connaître de relégation. A cette période fut également construite la première tribune en bois, en 1921. Enfin c'est en mai 1930 que l'industriel strasbourgeois M.E.E.C Mathis accepta la présidence d'honneur du club. Fort de ces nouveaux moyens, le Racing Club de Strasbourg pouvait passer à l'étape suivante de son évolution : le professionnalisme.

C'est le samedi 10 juin 1933, au Restaurant de la Bourse, que l'assemblée générale extraordinaire se prononça, par 127 voix pour, 2 contre et 6 abstentions, en faveur de l'adhésion du RC Strasbourg au professionnalisme. La première saison de D1 venait de se dérouler, voyant le sacre de l'Olympique Lillois. Les 6 clubs relégués, ainsi que les nouveaux venus du professionnalisme tels que le Racing participèrent au premier championnat de D2, dans lequel le Racing accrocha la quatrième place de la Poule Nord, l'autorisant à disputer les barrages de promotion. Un double succès plus tard (contre Mulhouse (0-0 et 3-1) et contre Saint-Étienne (2-0 et 4-4)) et le Racing était promu en Première Division.

Pour cette première saison au sein de l'élite le Racing fera mieux que résister. Champion d'automne, il perd sa chance de remporter le titre national lors de la réception de son concurrent direct, le FC Sochaux, lors de la 25ème journée. Battu 1-0 devant 25112 spectateurs, il ne rattrapera jamais son retard et finira second à 1 point du titre. Les saisons suivantes seront tout aussi honorables, le Racing finissant successivement 3e, 6e, 5e et 10e. Le club atteignit également pour la première fois la Finale de la Coupe de France, en 1937. Il sera battu sur le score de 2 buts à 1, encore une fois par le FC Sochaux, après avoir mené au score, avant d'encaisser un but à trois minutes de la fin.

Après la déclaration de guerre, la ville de Strasbourg fut évacuée dans le Sud de la France. Les joueurs du Racing décidèrent donc de faire vivre l'équipe du Racing à Périgueux, et l'espace d'une saison le Racing joua dans le championnat de Dordogne, s'adjugeant même le titre. En 1940, l'Alsace fut annexée au Troisième Reich et l'équipe évolua dans le championnat allemand. Quatre saisons durant le Racing jouera dans ce championnat régional, la Gauliga Elsass, sous le nom germanisé de Rasensport Club.

Bien que le professionnalisme fut interdit en Allemagne et que de nombreux joueurs furent mobilisés, ces saisons eurent un enjeu tout particulier. Le Red Star Strasbourg, vieux rival, fut renommé Sport-gemeinschafft SS, portant sur son maillot la tête de mort et le sigle SS. Dès lors les derbys prirent des allures de combat patriotique, les joueurs du Racing osant jusqu'à porter maillot bleu, short blanc et chaussettes rouges devant leurs adversaires lors d'une victoire 3 buts à rien devant 15.000 spectateurs enthousiastes. Le Racing Club de Strasbourg ne décrochera toutefois aucun titre de Champion d'Alsace. Les combats pour la libération de l'Alsace entraînèrent l'annulation de l'édition 1945 et le Racing, revenu en France put à nouveau évoluer en Première Division.

Bien que fortement meurtri par le conflit, le Racing arrive à atteindre la 12e place pour son retour au sein de l'élite. Le club atteindra même la Finale de la Coupe de France pour la deuxième fois en 1947, échouant cette fois contre le tenant du titre, Lille, sur le score de 2-0. Après avoir échappé à la relégation suite à l'abandon de la section professionnelle du SR Colmar, qui venait de perdre son président mécène, en 1949, le Racing décrocha son premier titre national en venant à bout de l'US Valenciennes en Finale de la Coupe de France 1951 sur le score de 3-0. C'est attendu par des dizaines de milliers de Strasbourgeois que les joueurs reviendront en Alsace.

Après une première relégation, la saison suivante (1952), et une remontée immédiate (1953), le Racing tentera d'arriver à la stabilité, et connaîtra une brillante saison 1954-55 grâce notamment au prodige Ernst Stojaspal, luttant longtemps pour le titre et finissant à la quatrième place. Le talent de l'Autrichien ne suffit toutefois pas à éviter la relégation en 1957. Après une remontée immédiate, le club inaugure son éclairage nocturne le 22 avril 1959 lors d'un match amical face au FC Kaiserslautern.

Suite à une nouvelle relégation en 1960, le club profitera de son retour au sein de l'élite en 1961 pour redevenir compétitif pour la décennie suivante. La saison 1964-1965 vit même le Racing se battre pour le titre. A quatre journées de la fin le Racing, second avec 1 point de retard sur le leader Nantes, reçoit les leaders pour un match décisif. Le FC Nantes arrachera l'égalisation à trois minutes de la fin. Le Racing s'écroulera par la suite, finissant 5e et se faisant éliminer en quarts de Finale de la Coupe de France par le Stade Français sur le score de 2 buts à 1.

Cette saison marqua aussi la première grande épopée européenne du Racing, en Coupe de l'UEFA. Opposé en 1/32e de finale au prestigieux Milan AC, le Racing s'imposera 2-0 à la Meinau pour ne succomber que par 1-0 au retour, à San Siro. Éliminant ensuite facilement le FC Bâle (victoire 1-0 en Suisse et victoire 5-2 au retour), le Racing se voit désigner comme adversaire un nouveau grand d'Europe : le FC Barcelone. Après un solide nul à la Meinau (0-0), le Racing parviendra à mener au score au Camp Nou avant de se faire rejoindre au score à 15 secondes de la fin du match (2-2). La règle des buts à l'extérieur n'existant pas, et les prolongations ne donnant rien un match d'appui sera nécessaire. Encore au Camp Nou le Racing obtint le nul (0-0) et se qualifia au tirage au sort. Opposé à Manchester United en quarts de finale, le Racing explosera au match aller (0-5) pour ensuite mettre en échec l'équipe menée par George Best à Old Trafford (0-0).

La saison suivante (1966) permit au Racing de concrétiser ces espoirs en accédant pour la quatrième fois à une finale de Coupe de France après avoir miraculeusement éliminé Toulouse en demi-finale 3-1 après prolongations, le club toulousain ayant mené au score jusqu'à la 89ème minute du match. Opposé en finale au tout nouveau champion de France, le FC Nantes, le Racing déjoue les pronostics en emportant son second trophée sur le plus petit des scores (1-0). Cette saison fut également l'occasion de retrouver le Milan AC en Coupe de l'UEFA. Battu 1-0 à San Siro, le Racing remportera le retour 2 buts à 1. Le match d'appui, à San Siro, ne départagea pas les deux équipes (1-1). Cette fois-ci le tirage au sort fut défavorable au RC Strasbourg.

Après quelques saisons sans gloire le Racing Club de Strasbourg fusionna, au terme de deux assemblées générales extraordinaires avec le club amateur phare de Strasbourg, les Pierrots de Strasbourg, double champions de France amateurs. Le 3 juin 1970 le Racing Club de Strasbourg devint le Racing Pierrots Strasbourg-Meinau ou RPSM. Dès sa première saison, le club est relégué, tandis que les certains membres des Pierrots, insatisfaits par la fusion, recréent un club amateur. Malgré une remontée immédiate, le club stagnera en deuxième partie de tableau pour rechuter en 1976. Au cours de la saison suivante, le club retrouve le nom de Racing Club de Strasbourg au cours de l'assemblée générale extraordinaire de 15 octobre 1976 et parvient à remporter son premier titre de Champion de Deuxième Division.

Nouvellement promu, le Racing emmené par son nouvel entraîneur Gilbert Gress finit à une étonnante 3e place tandis que l'AS Monaco, autre promu, emporte le Championnat de France 77-78. La saison suivante verra le Racing prendre la tête du championnat après seulement 5 journées, à l'issue d'un match nul à Reims. Malgré la poussé des grands du championnat de l'époque, Nantes et Saint Etienne, le Racing tient bon, ne subissant sa première défaite qu'à la 19e journée, au Parc des Princes. Toujours leader la veille de la dernière journée de championnat, le Racing n'a besoin que d'un nul à Lyon pour assurer le titre. Le Racing l'emportera par 3 buts à 0. La Racing Club de Strasbourg est champion de France pour la première et unique fois de son histoire, avec une équipe très régionale : en deuxième mi-temps du match de Lyon, le Racing comptera dans ses rangs pas moins de 7 natifs de l'Alsace, en plus de l'entraîneur. Ce titre de 1979 permet au Racing de se qualifier, pour la première et unique fois, en Coupe d'Europe des Clubs Champions.

Le Racing, arrivera à tenir son rang lors de la saison suivante, finissant à la 5e place sans toutefois peser dans la lutte pour le titre. En Coupe d'Europe des Clubs Champions le Racing parviendra en quarts de finale, après avoir éliminé les Norvégiens du IK Start (2-1, 4-0) et les Tchèques du FC Marila Pribram (0-1, 2-0). Opposés au prestigieux Ajax Amsterdam, le Racing obtiendra le nul à la Meinau (0-0) avant d'exploser au retour (4-0).

Mais le Racing Club de Strasbourg est déchiré par de violentes tensions internes. De profonds désaccord opposent Gilbert Gress au nouveau président André Bord. La décision est prise de limoger l'entraîneur après la réception du champion en titre, le FC Nantes. Mais des fuites dans la presse transformeront le match du 23 septembre 1980 en guerre des nerfs. Durant tout le match de violents slogans hostiles au président seront lancés, et la défaite 2-1 provoque des émeutes inédites à la Meinau : le stade est mis à sac, un incendie se déclare dans les tribunes et les CRS devront charger les supporters, occasionnant de nombreux blessés, notamment au sein des forces de l'ordre. Gilbert Gress, lui, est porté par la foule.

Les années suivantes marqueront le déclin progressif du Racing, jusqu'à la relégation en 1986. La saison suivante sera la pire de toute l'histoire professionnelle du club, avec une 9e place en Deuxième Division. Après un second titre de Champion de France dans l'antichambre de l'élite, le Racing connaîtra à nouveau la relégation, mettant cette fois-ci 3 années à retrouver l'élite, son plus long séjour en Deuxième Division. Après deux échecs en barrages (dont un retentissant contre l'OGC Nice, 3-1, 0-6), le Racing retrouvera la D1 en 1992 en battant Rennes en barrages (0-0 puis 4-1 à la Meinau).

La remontée en 1ère division en 1992 se fait dans la liesse populaire et est suivie par une première saison dans l'élite très encourageante puisque le Racing termine à la 8e place, classement qu'il n'a plus connu depuis lors. La saison 1993/1994 est moins enthousiasmante et se conclut par une nouvelle rupture entre Gilbert Gress et les dirigeants du Racing. En conflit avec certains joueurs - notamment Frank Lebœuf - et avec le nouveau président, Roland Weller, Gress quitte le club, cette fois-ci définitivement. Il est remplacé par Daniel Jeandupeux alors même que l'équipe est profondément remodelée avec les arrivées de Franck Sauzée, Xavier Gravelaine, Alexander Vencel et surtout du « tsar » Alexander Mostovoï. Les résultats ne seront pas, dans un premier temps, à la mesure de cet ambitieux recrutement et Jeandupeux doit céder sa place à Jacky Duguéperoux. La deuxième partie de saison sera plus réussie, Le Racing inflige en effet au champion Nantes sa seule défaite de la saison et atteint la finale de la coupe de France face au PSG. Le Racing échoue néanmoins sur l'ultime marche puisque Paul Le Guen donne la victoire au PSG après qu'un but ait été refusé à Marc Keller.

Keller de consolera avec sa première sélection en équipe de France en novembre 1995 face à Israël. A cette occasion il y aura même deux Racingmen sous le maillot frappé du coq puisque Frank Lebœuf honore lui sa 5e sélection. Keller et Leboeuf sont les derniers joueurs à avoir été appelés en équipe de France alors qu'ils portaient le maillot du RCS.

En 1995/1996, le Racing se qualifie pour la coupe de l'UEFA via la Coupe Intertoto. L'aventure s'achèvera en 16e de finale face au grand Milan AC de Maldini, Weah et Baggio. En championnat l'équipe termine à une 9e place, assez décevante qui marque la fin d'un cycle. Keller, Djetou, Mostovoï ou Leboeuf quittent en effet le club sur un sentiment d'inachevé, cette équipe n'ayant pas, de l'avis général, donnée sa pleine mesure. Leboeuf fait ses adieux à la Meinau après 6 ans à Strasbourg lors d'un match amical avec l'équipe de France contre la Finlande le 29 mai 1996. A partir de 1996 le Racing sera, comme beaucoup de clubs français, durement touché par l'arrêt Bosman. Avec la dérégulation du marché des transferts il devient en effet difficile pour le club de conserver ses meilleurs talents.

La saison 1996/1997 débute dans le scepticisme mais sera au final l'une des plus réussies de l'histoire du club. Emmené par son buteur David Zitelli, l'équipe se maintient dans le haut du tableau pendant la quasi totalité de la saison avec quelques moment de bravoure comme une victoire à Montpellier grâce à un quadruplé du fantasque Pascal Nouma. Le 12 avril 1997, le Racing remporte son premier titre depuis 1979 en ramenant à Strasbourg la coupe de la Ligue après une victoire face à Bordeaux aux tirs au but grâce au tir victorieux de Stéphane Collet. Alexander Vencel fut le grand homme de ce parcours et s'installe ainsi définitivement dans le cœur des supporters. Après un relâchement en fin de saison l'équipe finit 9e mais tous les clignotants sont alors au vert avec une qualification en coupe d'Europe, de jeunes joueurs talentueux et un public conquis. Mais, comme souvent avec le Racing, les lendemains de fête seront difficiles.

La loi dite « Pasqua » votée en 1994 amorce et accompagne un vaste désengagement des municipalités du sport professionnel et Strasbourg ne fera pas exception à la règle. La municipalité décide ainsi en 1997 de céder ses parts (49 % du capital du club) au groupe IMG - qui avait, peu avant, échoué dans son projet de reprise de l'Olympique de Marseille - plutôt qu'au projet porté par le président de l'époque, Roland Weller. Patrick Proisy, président de la filiale française du groupe dirigé par Mark Mac Cormack et ancien joueur de tennis professionnel, devient le nouveau président du club à l'inter-saison 1997, l'ère Weller s'achevant dans l'émotion de la victoire en coupe de la Ligue.

L'arrivée d'un groupe américain réputé avec un projet ambitieux suscita beaucoup d'espoir du côté de la capitale alsacienne, d'autant plus que le club pouvait déjà s'appuyer sur un effectif de qualité mélangeant de jeunes espoirs (Olivier Dacourt, Valérien Ismaël...), des internationaux étrangers (Alexander Vencel, Jan Suchoparek...) et de bons joueurs du championnat de France (David Zitelli, Pascal Nouma, Gérald Baticle...). La saison 1997/1998 fut cependant très mitigée, le club échappant de peu à la relégation alors même qu'il réalisait un superbe parcours en Coupe UEFA, avec des qualifications face aux Glasgow Rangers et Liverpool FC. En 1/8e de finale, le Racing bat même l'Inter Milan de Ronaldo et Youri Djorkaeff à la Meinau (2-0) mais s'incline 3-0 au match retour. La saison fut également mouvementée en coulisses puisque le nouveau manager général nommé par IMG, Bernard Gardon, procéda à un vaste renouvellement de l'encadrement du club avec notamment le départ de Jacky Duguépéroux qui cèdera sa place sur le banc de l'équipe première à René Girard. Celui-ci sera remercié à la fin de la saison malgré la réussite de son opération maintien et Gardon lui-même quittera le club un an seulement après son arrivée.

À l'été 1998, Proisy intronise en effet son ami Claude Le Roy au poste de manager général. Pierre Mankowski, qui avait déjà travaillé avec Le Roy au Paris Saint-Germain et au Cameroun, devient entraîneur de l'équipe première. L'année 1998 fut marquée par un profond chamboulement de l'effectif puisque presque tous les cadres de l'équipe furent transférés. Pour les remplacer, Proisy promit de grand noms et suggéra même que des joueurs comme Jürgen Klinsmann, Roberto Baggio ou Dejan Savicevic pourraient arriver au Racing. Dans les faits, le recrutement fut plus décevant : malgré quelques réelles réussites (Teddy Bertin, Olivier Echouafni, Peguy Luyindula), la plupart des joueurs engagés ne parvinrent pas à s'imposer. La période 1998-2001 fut dans l'ensemble marquée par un constant turn-over au niveau de l'effectif et de nombreux échecs. Mario Haas est resté le symbole de cette politique de recrutement dispendieuse, désordonnée et inefficace. Recruté pour 2,8 M d'euros, l'attaquant autrichien qui devait enflammer la Meinau n'inscrit que deux petits buts en deux saisons au Racing. Les transferts de cette époque font aujourd'hui l'objet d'une enquête pour détournement de fonds dans le cadre de laquelle Proisy et Leroy ont été mis en examen par le parquet de Strasbourg. Sur le plan sportif, la situation se dégrada progressivement et le RCS ne parvint jamais à jouer dans la première moitié de tableau. En 1999, Le Roy, contrairement à une promesse faite lors de son arrivée, écarte Mankowski pour cumuler les fonctions d'entraineur et de manager. Cette volte-face fut mal accueillie malgré une 9e place à la fin de la saison. De manière générale, les relations entre la direction du club et les supporters furent très difficiles à l'époque Proisy/Leroy. Outre les déboires sportifs, il était reproché aux dirigeants leur manque d'implication (Proisy résidait à Paris) et des choix faits sans concertation (changement de logo, kop déplacé derrière les buts). Pour leur défense, Proisy et Le Roy évoquaient eux un contexte local difficile et un public notoirement exigeant. Proisy était également en conflit avec les dirigeants du Racing omnisports- propriétaire du numéro d'accréditation FFF- et dut un temps renoncer à utiliser l'appellation « Racing club de Strasbourg ».

La saison 2000/2001 fut catastrophique, le club faisant figure de relégable certain au bout de quelques journées et fut marquée par de nombreuses « affaires » en marge du terrain (graffitis à l'encontre de Leroy, pétard lancé contre la juge de touche Nelly Viennot, faux passeport de Diego Hector Garay). Le divorce entre la direction du club et le public fut alors total en dépit du recrutement de la star paraguayenne José Luis Chilavert comme joker et du licenciement de Le Roy remplacé par l'ancien capitaine Yvon Pouliquen. La seule satisfaction fut le magnifique parcours réalisé en Coupe de France avec la victoire finale face à Amiens. Le Racing termina donc la saison de façon paradoxale : relégué et européen.

Pour la saison 2001/2002, Proisy choisit de faire confiance à deux anciens du Racing appréciés par la Meinau, Ivan Hasek (entraîneur) et le jeune retraité Marc Keller (manager). Le club terminera 2e de Ligue 2, obtenant immédiatement le retour en première division. Au terme d'une saison 2002/2003 de transition, on apprit le désengagement d'IMG au profit d'un groupement d'investisseurs régionaux et le départ concomitant de Proisy. Ce fut la fin de l'ère IMG, période qui est resté comme une cicatrice douloureuse dans l'esprit des amoureux du club.

La saison 2002-2003 est marquée par une forme de continuité qui permit au club d'obtenir une bonne 13e place pour son retour parmi l'élite après avoir évolué l'essentiel de la saison dans le ventre mou. Hasek enchaîna une deuxième saison sur le banc et les cadres étaient dans l'ensemble les mêmes que ceux ayant remporté la coupe de France et obtenu la remontée (Bertin, Martins, Ljuboja...) renforcés par quelques joueurs d'expérience (Valérien Ismaël pour son troisième et dernier passage au Racing, Ulrich Le Pen). Comme souvent au Racing, les événements se déroulent en coulisses : Marc Keller réunit en effet autour de lui un pool d'investisseurs pour racheter le club à IMG : Egon Gindorf, Patrick Adler, Pierre Schmidt et Philippe Ginestet. Egon Gindorf prend en 2003 la présidence du club, Marc Keller restant manager et, dans les faits, l'homme fort du club.

Le groupe IMG-Mac Cormack rend le club comme il l'a trouvé sur le plan sportif, mais exsangue financièrement avec une dette estimée à 13 millions d'euros. Au cours des années 1990, le Racing pouvait se permettre de figurer parmi les dix plus gros budgets du championnat de France, ce qui ne sera plus jamais le cas. La première tâche de la nouvelle équipe consistera ainsi à apurer les dettes de la gestion précédente tout en mettant sur pied une équipe compétitive pour reconquérir le public strasbourgeois. Concrètement, le Racing a du, pour équilibrer ses comptes, vendre ses meilleurs joueurs à partir de 2003 ce qui a durablement limités ses ambitions sportives.

Autre départ, Ivan Hasek quitte lui aussi le club à la fin de la saison en citant des raisons personnelles et le mal du pays. Le même Hasek s'engagera pourtant six mois plus tard avec le club de Nagoya au Japon ce qui limite la crédibilité du motif alors avancé. Les vraies raisons du départ d'Hasek - le dernier entraîneur ayant réussi à enchaîner deux saisons complètes au RCS - n'ont jamais vraiment été éclaircies. Pour remplacer le technicien tchèque, la piste Gilbert Gress est un temps évoquée mais c'est finalement Antoine Kombouaré, alors entraîneur de la réserve du PSG, qui est intronisé à la tête du Racing.

La saison 2003/2004 démarre sur les chapeaux de roues avec notamment un duo d'attaque Mamadou Niang - Danijel Ljuboja très performant et une mémorable victoire 4-1 à la Meinau contre l'Olympique de Marseille. Au mercato hivernal, le club est cependant contraint de céder Ljuboja au PSG afin d'équilibrer les comptes. Privé de son leader offensif, le Racing réalise une deuxième partie de saison plus difficile mais se maintient néanmoins sans trop de problème en L1 grâce notamment à des joueurs comme Pontus Farnerud (prêté par l'AS Monaco), Ulrich Le Pen et le capitaine Corentin Martins. Le RCS achève la saison par une 13e place en championnat, soit le même classement que l'année précédente.

Lors de l'été 2004, le RCS enregistre notamment les départs de Martins et P. Farnerud (retour de prêt) mais recrute le jeune défenseur tunisien Karim Haggui, l'ivoirien Arthur Boka et l'attaquant de Sochaux Mickaël Pagis. Il obtient en outre le retour, sous forme de prêt, de Pascal Johansen. La saison se déroulera selon un schéma inverse à la précédente. Le Racing débute en effet très mal le championnat et Antoine Kombouaré, lâché par ses joueurs, est limogé suite à une défaite à domicile contre Nantes le 2 octobre 2004. Pour le remplacer les dirigeants font appel à Jacky Duguépéroux qui reprend les rênes de l'équipe première cinq ans après les avoir cédées. Duguépéroux parvient à redresser la barre et le Racing, emmené par son duo d'attaque Niang - Pagis, réalise une belle remontée au classement (11e place au final) et remporte la coupe de ligue 2005 par une victoire 2-1 en finale face à Caen.

Avec cette qualification européenne, l'optimisme est de nouveau de mise à l'été 2005. Le club enregistre certes le départ de Mamadou Niang - cédé à l'Olympique de Marseille pour 7M d'euros - mais affiche un recrutement ambitieux avec notamment l'arrivée de l'égyptien Hosni Abd Rabo, le retour de Pontus Farnerud, et le transfert définitif de Johansen. Pour remplacer Niang, le RCS recrute pour 2.5 M d'euros le buteur international tunisien Haikel Gmamdia. L'amalgame ne se fera cependant pas sur le terrain et cette équipe - pourtant une des plus belles sur le papier depuis longtemps - n'obtiendra sa première victoire en championnat que le 10 décembre à Nancy. Le RCS évoluera toute la saison en zone de relégation et finira par descendre en deuxième division malgré un beau parcours en coupe de l'UEFA et l'éclosion de la jeune star Kévin Gameiro.

Le désastre sportif se double d'une instabilité chronique en coulisse. A l'intersaison 2005, Egon Gindorf doit céder sa place de président à Philippe Ginestet, un mouvement auquel Marc Keller s'oppose fermement. Dans un premier temps, Ginestet renonce à prendre la présidence devant l'opposition de Keller et Gindorf reste en place le temps de trouver un nouveau président. A l'automne 2005 tout laisse à penser que celui-ci sera Alain Afflelou mais c'est finalement... Philippe Ginestet qui reprend un club mal en point en décembre 2005. Keller finira par quitter le club à la fin de la saison 2005/2006 pour occuper la tâche de directeur général de l'AS Monaco.

Contrairement à ce qui s'était passé en 2001, le RCS est obligé de vendre ses meilleurs joueurs à l'été 2006 - Haggui, Kanté, Keita, Boka, Le Pen... - à l'aube d'une nouvelle saison en deuxième division. Jacky Duguéperoux quitte également le club et est remplacé par Jean-Pierre Papin. Le Racing parvient à obtenir une remontée immédiate avec une équipe disparate composée de jeunes issus du centre de formation (Bellaïd, Gameiro, Gasmi, Vergerolle...), de remplaçants de la saison précédente (Mouloungui, Deroff, Lacour, Johansen...) et de joueurs recrutés pour l'occasion (Strasser, Cohade...). Jean-Pierre Papin est cependant débarqué suite à des divergences avec Philippe Ginestet et des contacts avec le RC Lens. Il est remplacé par Jean-Marc Furlan.

Pour la saison 2007/2008, le Racing doit faire face au challenge du maintien avec un effectif limité ainsi qu'un budget consacré aux transferts réduit. Grâce à une politique de recrutement astucieuse avec les venues entre autres de Grégory Paisley, Rodrigo et James Fanchone, l'équipe réalise un beau début de saison. Au terme de la 12e journée et après quelques belles victoires à l'extérieur le club pointe même à la sixième place du championnat. Mais les victoires se font plus rares par la suite et le Racing finit par s'écrouler complètement pour conclure la saison avec une série de 11 défaites consécutives - record de l'après-guerre - qui condamnent le club à un retour en Ligue 2, un an seulement après l'avoir quittée. Le début de saison en Ligue 2 contraste totalement avec la fin de saison précédente, puisque le Racing enchaîne 6 victoires et 2 nuls lors des 8 premières journées, permettant aux Ciels & Blancs de se retrouver en tête et invaincu après 8 matches. Le racing club de Strasbourg se retrouve à nouveau en difficulté au milieu de cette saison la montée est plus que compromise.

Le Racing Club de Strasbourg a remporté un titre de champion de France, trois Coupes de France et trois Coupes de la Ligue, dont deux dans l'ère moderne de la Coupe de la Ligue depuis 1995. Le dernier titre des Strasbourgeois est la Coupe de la Ligue 2005. En excluant la Coupe de la Ligue 1964, le RCS est chronologiquement le deuxième club à avoir réussi à remporter les trois trophées majeurs français après le Paris Saint-Germain.

Le Racing Club de Strabourg évolue pour la première fois en Première Division lors de la saison 1934-1935. Depuis il a participé à 56 saisons au plus haut niveau (quatrième club français). Il a été le cinquième club français à atteindre la barre des 2000 matches au sein de l'élite.

L'équipe de football professionnel du club est gérée par la société Racing Club de Strasbourg, qui a le statut de société anonyme sportive professionnelle (SASP). Cette société est liée par convention à l'association loi de 1901 Racing Club de Strasbourg Football qui gère le centre de formation et les équipes amateures du club. L'association RCS Football est également titulaire du numéro d'affiliation de la Fédération française de football.

Depuis le passage au professionnalisme en 1934 et jusqu'aux années 80, l'équipe professionnelle du Racing est une association loi de 1901. L'association support de l'équipe professionnelle qui possède l'agrément de la fédération est alors le Racing Club de Strasbourg Omnisports. En 1989, le club gérant l'équipe professionnelle accuse un déficit de 90 millions de francs que la ville de Strasbourg prend en charge pour ne pas voir disparaître le club. La ville transforme en juillet 1990 le club en une société anonyme d'économie mixte locale sportive (SAEMLS). Des actionnaires privés possèdent à cette époque-là 51% du capital de 5 millions de francs, la mairie continuant à financer le club à hauteur de 140 millions de francs entre 1990 et 1996.

En 1996 la ville de Strasbourg décide de modifier le statut du club en société anonyme à objet sportif (SAOS) afin de le privatiser. Ce changement de statut a comme buts le désengagement de la commune et la mise en conformité avec la loi Pasqua qui prévoit la disparition progressive des aides publiques aux clubs professionnels d’ici l’an 2000. Le 20 février 1997 le maire Catherine Trautmann annonce la vente des parts de la ville de Strasbourg au groupe IMG McCormack pour cinq millions de francs. La loi oblige l'association support d'une société anonyme à objet sportif à posséder au moins 33,34% de cette société. Le nouveau président du RCS Patrick Proisy, qui veut réduire l'influence du club omnisports, crée en 1997 une nouvelle association appelée Racing Club de Strasbourg Football qui comprend toutes les équipes amateures du club. Une convention de 5 ans est alors conclue entre le club de football et l'omnisports, qui transmet l'agrément de la fédération à cette nouvelle association en échange du versement annuel de 2 millions de francs pour l'utilisation du nom Racing Club de Strasbourg par le club de football.

Au début des années 2000, le club devient une société anonyme sportive professionnelle. Le 1er juillet 2002, le président Patrick Proisy refuse de renouveler la convention liant le club à l'omnisports et conclut une autre convention avec l'association RCS Football pour l'utilisation de la dénomination Racing Club. Le prefet du Bas-Rhin refuse d'homologuer cette convention au motif que la dénomination est propriété de l'omnisports et non du club de football amateur. Le Racing Club de Strasbourg Omnisports refusant que le club professionnel continue de s'appeler Racing Club, le litige est porté devant les tribunaux. L'omnisports obtient satisfaction : le club professionnel n'a plus le droit de s'appeler officiellement Racing Club de Strasbourg et le numéro d'affiliation du club est restitué à l'omnisports.

En 2003, le nouveau président Egon Gindorf trouve un accord avec l'omnisports pour l'utilisation du nom Racing Club jusqu'en 2004. Les deux parties s'entendent finalement sur la vente définitive de la marque et du nom à la société anonyme gérant l'équipe de football pour 1,8 millions d'euros,, le club omnisports étant autorisé à garder le nom de Racing Club de Strasbourg Omnisports.

Le Racing Club de Strasbourg est dirigé par un conseil d’administration dont le président est l'entrepreneur Philippe Ginestet. Parmi les administrateurs du conseil d'administration se trouvent les anciens joueurs professionnels du club Léonard Specht et Éric Vogel ainsi que Thierry Wendling, fils de l'ancien international Jean Wendling. D'autres anciens du club composent également la direction et le staff actuels du club : Claude Fichaux est en charge de l'équipe des moins de 18 ans, François Keller est entraîneur de l'équipe réserve évoluant en CFA, Alexander Vencel entraîne les gardiens et Jacques Canosi fait partie de la cellule s'occupant du recrutement.

Le budget pour la saison 2008-2009 du Racing Club de Strasbourg est de 18 millions d'euros avec une prévision d’exploitation déficitaire de 2 millions d'euros hors vente de joueurs. Il s'agit du deuxième budget de la Ligue 2 après celui du RC Lens qui s'élève à 26,5 millions d'euros.

Lors de la saison 2006-2007 le club, alors en Ligue 2, dégage un bénéfice net de 697 000 euros avec 28,670 millions d'euros de recette et 27,974 millions de dépenses. L'activité d'achat et de vente de joueurs a une influence très importante sur le fonctionnement du club cette année-là puisqu'elle se solde par un bénéfice de 9,8 millions d'euros, soit 34% des recettes, avec notamment la vente d'Amara Diané au PSG pour 3,5 millions d'euros. Le RCS est également fortement dépendant des droits audiovisuels, 8 millions d'euros soit 28% des recettes provenant des droits télé. Le troisième poste de recettes est le sponsoring à hauteur de 3,7 millions d'euros soit 13%. En comparaison, le merchandising ne rapporte au club que 0,3 millions d'euros. La masse salariale est la plus importante du championnat avec 11,6 million d'euros. En comptant les charges sociales de 3,8 millions d'euros, les salaires du personnel (joueurs, staff et autres) représentent ainsi 55% des dépenses du club.

De retour en Ligue 1, le budget pour la saison 2007-2008 est tout d'abord chiffré à 28 millions d'euros en comptant sur des recettes liées à une 15e place en championnat. Au premier tiers du championnat le Racing pointe à la 6e place. Le budget est alors rehaussé à 32 millions d'euros en se basant sur les recettes générées par une 11e place au classement final. Après une fin de saison catastrophique le Racing termine avant-dernier ce qui génère un déficit de 6 millions d'euros, principalement causé par des droits audiovisuels inférieurs. Ce déficit est comblé pendant le mercato estival 2008 principalement par la vente de jeunes joueurs tels Kévin Gameiro, Morgan Schneiderlin, Habib Bellaïd et Éric Mouloungui.

À la création du club en 1906, les joueurs se contentent de jouer au football dans les rues du quartier de Neudorf à Strasbourg. Ne disposant pas encore de son terrain propre, l'équipe dispute ses premiers matchs amicaux à l'extérieur. À partir de 1909 et notamment à l'occasion de son premier championnat officiel en 1909-1910, le club joue sur le terrain du Polygone à Neudorf. Pour chaque rencontre à domicile, il est néanmoins obligé de monter puis démonter les buts et de tracer les lignes de terrain à la craie.

Pour accompagner ces premiers succés sportifs, le club se lance à la recherche d'un nouveau terrain sous l'impulsion du futur président Charles Belling. En contrepartie d’un loyer mensuel de 300 mark le FC Neudorf signe le 1er avril 1914 un bail de longue durée pour disposer du jardin Haemmerlé, longue prairie entourée de jardins ouvriers sur laquelle sera construit l'actuel stade de la Meinau. Le champ du jardin Haemmerlé était loué prédémment de 1906 à 1914 par le club du FC Frankonia (en) (futur Red Star Strasbourg), qui l'avait aménagé en terrain de football en en nivelant le sol et en y installant des poteaux de but et une main courante autour de la surface de jeu. En 1914, le nouveau propriétaire du champ accepte l'offre du FC Neudorf mais le FC Franconia refuse d’abandonner son terrain et engage un procès contre le club neudorfois. Le 14 avril 1914, la justice des hauts fonctionnaires allemands accorde au futur Racing Club de Strasbourg le droit d'utiliser ce terrain aux portes de la ville. Le déménagement des structures du FC Neudorf dans le jardin Haemmerlé, est une étape importante puisqu'il lui permet de disposer d'un bon terrain de football et d’accroître sa notoriété locale, le jardin étant connu de tous les habitants.

Le RC Strasbourg dispose d'une structure destinée à la formation de jeunes joueurs depuis 1972. Ce premier centre de formation est installé sous la tribune Est du Stade de la Meinau. Parmi les champions de France 1979, Albert Gemmrich, Jacques Glassmann, Jean-Jacques Marx, Léonard Specht et Roland Wagner sont formés par le Racing. Un autre membre de l'équipe championne de France 1979, Arsène Wenger, dirige le centre de formation entre 1981 et 1983 à l'issue de sa carrière. Dans les années 80 Vincent Sattler, décédé accidentellement alors qu'il était un des meilleurs espoirs du football français, et José Cobos passent par le centre. Dans la décennie suivante, des joueurs comme Olivier Dacourt, Martin Djetou et Valérien Ismaël sont formés à Strasbourg.

En raison de la vétusté de l'ancienne structure, un nouveau centre de formation est construit à proximité du Stade de la Meinau sous l'impulsion du président Patrick Proisy. Le nouveau centre, inauguré en octobre 2000, accueille des jeunes joueurs à partir de 16 ans. De 16 à 18 ans les joueurs sont aspirants puis stagiaires jusqu'à 21 ans. Ils évoluent dans l'équipe des moins de 18 ans et dans l'équipe réserve évoluant en CFA.

En 2008, le centre de formation du RC Strsasbourg est 16e au classement établi par la Direction Technique National. Ce classement prend en compte des critères dits d'efficacité relatifs aux jeunes joueurs formés au club (nombre de contrats professionnels, nombre de matchs joués en équipe professionnelle et en sélection nationale, diplômes scolaires obtenus) et au statut des éducateurs. Le centre se classe 17e en 2007.

Depuis 2000, des joueurs comme Cédric Kanté, Yacine Abdessadki, Éric Mouloungui ou Kevin Gameiro ont été formés à Strasbourg. Au palmarès récent du centre, l'équipe des 18 ans nationaux a atteint la finale de Coupe Gambardella en 2003 et a remporté l'épreuve en 2008. L'équipe réserve, qui dispute outre le championnat de CFA également la coupe d'Alsace, a remporté cette épreuve en 2006 et 2008 et s'y est inclinée en finale en 2007.

Le Racing Club de Strasbourg est fondé comme club de football mais devient rapidement un club omnisports. L'association du Racing Club de Strasbourg Omnisports, association support de l'équipe de football professionnelle jusqu'en 1997 et maintenant indépendante de celle-ci, compte neuf sections sportives amateures regroupant arts martiaux, athlétisme, basket-ball, handball, quilles, rugby, tennis de table, tir et volley-ball. Le club omnisports comportait également des clubs d'aviron, de gymnastique, de natation, de tennis et une section dédiée à la compétition automobile.

La section d'athlétisme existe depuis 1909 à l'époque où le club se nomme encore le FC Neudorf. Dès 1914, une piste d'athlétisme en cendrée est aménagée autour du terrain de football du jardin Haemmerlé. Charles Belling, président du Racing Club de Strasbourg à partir de 1918, remporte les plus importantes compétitions d'athlétisme de l'époque et participe au développement de la section. Les membres du club ayant obtenu les plus grands succés sont le décathlonien Ignace Heinrich, médaillé d'argent aux Jeux olympiques de Londres en 1948 et champion d'Europe à Bruxelles en 1950, et Évelyne Pinard une dizaine de fois championne de France en javelot et pentathlon après la Seconde Guerre mondiale.

La section de basket-ball amateur du club omnisports est créée après la Première Guerre mondiale autour d'une équipe masculine et s'ouvre au basket féminin en 1920. Après la saison 2007-2008 l'équipe féminine qui évolue alors en Nationale féminine 1, deuxième division du championnat de France de basket-ball, sort du giron du club omnisports et prend son autonomie en changeant sa dénomination en Strasbourg Alsace Basket Club, le Racing Omnisports refusant de continuer à assumer le déficit du basket féminin amateur de haut niveau. Le premier titre de champion départemental du Racing club de Strasbourg basket est remporté par l'équipe masculine. L'équipe féminine devient championne du Bas-Rhin lors de la saison 1956-1957 et dispute son premier championnat de France la saison suivante. La section féminine obtient le titre de champion de France de Nationale 3 en 1975 puis de champion de France de Nationale 2 en 1982 sous l'impulsion notamment de l'internationale française Christine Delmarle arrivée au club en 1980. L'équipe joue alors au plus haut niveau du championnat de France, en Nationale 1 puis dans la Ligue féminine de basket, parvenant à se qualifier pour la Coupe Ronchetti en remportant les play-offs à l'issue de la saison 1995-1996. En 2000 l'équipe féminine descend en Nationale féminine 1, championnat qu'elle remporte en 2004.

Le club de tir du Racing Omnisports est créé en 1921. Le tireur Michel Bury remporte la médaille d'argent aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 à la carabine à 50 m tir couché. Il s'agit de la deuxième médaille olympique du Racing Omnisports et de la première médaille olympique française de tir. La section tir organisait à partir du milieu des années 80 le Master's de Strasbourg, compétition internationale à laquelle participaient les meilleurs tireurs français et mondiaux.

Le Racing Club de Strasbourg handball est fondé en 1947. Après un titre de champion de France de Nationale 2 en 1965, le club devient champion de France en 1977. La section handball disparait en 1995 et réapparait en 2006 en remplacement de l'ancien club de la SP Neuhof. Depuis lors le club strasbourgeois évolue en championnat de Nationale 3 qui est le cinquième échelon national.

Le club de volley-ball du Racing est fondée en 1961, une équipe féminine étant mise en place en 1972. La section masculine remporte le championnat de France de Nationale 1 fin des années 60, la coupe de France des troisièmes divisions en 1985 et le championnat de France de Nationale 2 au début des années 90. L'équipe masculine évolue en 2008-2009 en Nationale 3.

Le club de quilles est fondé en 1973. L'équipe strasbourgeoise est championne de France en titre 2007-2008 et dispute régulièrement et avec succés les compétitions internationales.

La section rugby de l'association compte près de 600 licenciés ce qui en fait l'un des premiers clubs français au nombre de licenciés. Le club est créé par dans les années 70 par des membres de l'équipe voisine de Cronenbourg. Le Racing devient champion de France de Nationale 3 en 1990 et premier club de l'Est de la France à obtenir ce titre. L'équipe première masculine dispute la saison 2008-2009 en Fédérale 2, qui est le deuxième échelon national du championnat de France de rugby à XV amateur. En 2007-2008, elle atteint les huitièmes de finale de l'épreuve.

L'équipe championne de France en 1979 a marqué l'histoire du club. Elle est entrainée par Gilbert Gress, lui-même ancien joueur strasbourgeois. Il la fait évoluer en 4-3-3 avec deux ailiers et un avant-centre. Le gardien titulaire est Dominique Dropsy. Dans l'équipe-type des joueurs ayant disputé le plus de rencontres au cours de cette saison, la défense se compose des latéraux Raymond Domenech et Jean-Jacques Marx ainsi que des défenseurs centraux Léonard Specht et le capitaine Jacky Novi. Au milieu de terrain, René Deutschmann et Yves Ehrlacher sont en soutien du milieux offensif Francis Piasecki. En attaque, Albert Gemmrich et Joël Tanter peuvent prendre les postes d'ailier ou d'avant-centre, tandis que Roland Wagner est un pur ailier droit. C'est notamment dans cette configuration que Strasbourg domine le favori au titre le FC Nantes au cours de la 3e journée puis le tenant du titre l'AS Monaco au cours de la 4e journée du championnat. Jacky Duguépéroux et Roger Jouve sont deux autres piliers de l'équipe 1979. Le premier, qui porte le brassard de capitaine lorsqu'il est titulaire, joue en défense ou à un poste de milieu défensif. Le second, blessé une partie de la saison, évolue au milieu de terrain.

Dans les premières années d'existence du club, il existe une forte rivalité entre le club populaire du FC Neudorf (ancien nom du Racing Club de Strasbourg) qui joue au Sud de la ville dans un quartier à l'époque périphérique et les équipes élitistes du centre de Strasbourg, dont le doyen des clubs de football alsacien Straßburger Fussball Club créé en 1890. Jusqu'au début du XXe le football est prisé par la bougeoisie et la haute société et se joue essentiellement dans les beaux quartiers récemment construits, dans lesquels vivent des Allemands refusant de se mêler aux Alsaciens. La création du FC Neudorf par des Alsaciens d'origine va engendrer une rivalité naturelle avec les clubs fondés par des Allemands parmi lesquels on trouve le FC Frankonia (en), futur Red Star Strasbourg, qui est un club militaire composé majoritairement d'immigrants originaires de Franconie au Sud-Ouest de l'Allemagne.

Les trois premières saisons de la ligue de football d’Allemagne du Sud entre 1909 et 1912 mettent aux prises des équipes alsaciennes et du Pays de Bade, région frontalière de l'Alsace située à l'Ouest du Rhin. Une grande rivalité existe alors entre le RC Strasbourg et les club badois de Kehl, Lahr et Offenbourg, et plus généralement entre les clubs alsaciens et badois. Une rencontre mémorable est la victoire obtenue pendant la saison 1910-1911 sur le terrain du FC Offenbourg (en), le club strasbourgeois mènant 7-0 avant de devoir quitter le terrain en cours de partie sous les jets de pierre hostiles du public allemand,.

Entre 1919 et 1933 dans le championnat d'Alsace de Division d'Honneur, les concurrents strasbourgeois du Racing sont l'AS Strasbourg, anciennement Straßburger Fussball Club, et le Red Star Strasbourg. C'est pendant cette période que le Racing s'affirme comme le principal club de la ville puisqu'il remporte trois titres contre un seul pour l'AS Strasbourg et aucun pour le Red Star. Les autres rivaux alsaciens du RCS sont les clubs voisins du FC Bischwiller et du SC Sélestat, vainqueurs respectivement une et deux fois, et surtout le FC Mulhouse qui gagne six fois le championnat.

Après la création du championnat de France professionnel en 1933 et jusqu'en 1939, le seul autre club alsacien que le Racing va rencontrer est le FC Mulhouse. Le grand adversaire du RCS à cette époque est le club franc-comtois du FC Sochaux-Montbéliard : les Sochaliens remportent notamment le championnat 1935 un point devant le RCS et battent le Racing en finale de la Coupe de France 1937.

À l'époque de la Gauliga Elsass entre 1940 et 1945 il existe une rivalité exacerbée entre le RCS, renommé à cette époque Rasensport Club Straßburg, et le Sportgemeinschaft SS Straßburg, nouveau nom du Red Star. Le Red Star passe sous le contrôle de la force paramilitaire allemande de la Schutzstaffel (SS), qui veut à cette occasion montrer sa puissance dans cette Alsace nouvellement annexée. Le club de la SS essaie de débaucher les meilleurs joueurs du RCS en leur promettant une rémunération importante, en les menaçant de les envoyer de force dans la Wehrmacht sur le front de l'Est, ou pire encore. Les quelques joueurs qui endossent alors le maillot SS sont haïs par la population. Parmi ceux-ci, Fritz Keller est par exemple sifflé pendant 90 minutes par le public strasbourgeois lors de son premier match pour son nouveau club contre le RCS.

Ces débauchages permettent au SG SS Straßburg de prendre le dessus sportivement sur le RCS puisqu'il remporte le championnat d'Alsace en 1942 et arrive jusqu'en quart-de-finale du championnat d'Allemagne 1942 alors que le RCS ne gagne plus aucun titre. Malgré ces succés, le club de la SS ne parviendra jamais à battre le RCS lors de leur confrontations directes. Ces rencontres symbolisent en effet l'affrontement contre l'occupant allemand et les collaborateurs de sorte que les joueurs du Racing sont toujours extrêmement motivés par ce derby et s'y battent jusqu'à l'épuisement devant un public acquis à leur cause. Cette symbolique est accentuée par le fait que les joueurs du Racing disputent les derbys dans les couleurs du drapeau français en maillot bleu, short blanc et chaussettes rouges.

Un premier blason arbore les maillots des joueurs à partir des années 1920. Il s'agit d'un ovale contenant les initiales RCS du nom actuel, adopté en 1919, surmontées d'un cadre avec une bande diagonale rouge sur fond blanc qui reprend le blasonnement de la ville de Strasbourg : D'argent à la bande de gueules. En 1945 la couleur historique du club, le bleu, fait son apparition sur un blason prenant la forme d'un losange dans lequel le sigle RCS est inscrit en blanc sur une bande bleue. La cigogne, symbole de l'Alsace, apparait sur la blason de 1950 avec lequel le Racing remporte sa première coupe de France en 1951 : deux cigognes y sont surmontées des initiales du club sur un fond reprenant les couleurs de la ville de Strasbourg. Le blason de 1960 comprend la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, autre symbole local, sur fond bleu à bande blanche accompagnée des initiales du club. La version modifiée en 1971 fait suite à la fusion du Racing avec le club des Pierrots Vauban et comporte les initiales RPSM de la nouvelle dénomination Racing Pierrots Strasbourg-Meinau ainsi que la couleur jaune des Pierrots Vauban.

Le retour à l'ancien nom du club en 1976 est accompagnée par la création d'un nouveau blason, lequel prend la forme d'un rond comprenant une bande rouge sur fond bleu et une cigogne dont les ailes entourent la cathédrale de Strasbourg et le sigle RCS. Pendant la saison 1985-1986 l'écusson est remplacé par des armoiries où deux lions entourent les initiales R.C.S et les douze étoiles du drapeau européen. Ces étoiles se retrouvent également sur le logo utilisé en 1987-1988. Aprés la vente du club par la ville en 1997, le président Patrick Proisy adopte un nouveau logo avec trois branches bleu roy représentant à la fois une cigogne stylisée et la flèche de la cathédrale entre le massif des Vosges et celui de la Forêt-Noire. Les trois étoiles y symbolisent le championnat de France, la coupe de France et la coupe de la Ligue, trois trophées remportés par le RC Strasbourg.

Le blason actuel du RC Strasbourg depuis 2006, l'année du centenaire, se base sur celui de 1976 qui est celui du titre de champion de France en 1979. En plus du nom du club, de ses initiales et de sa couleur, le bleu, ce blason reprend différents éléments identitaires apparus sur les écussons précédents. La bande rouge et la cathédrale symbolisent la ville de Strasbourg, alors que la cigogne représente l'Alsace.

Au classement du championnat de France des tribunes, qui récompense la fidélité du public et l'ambiance et l'animation dans le stade, les supporters strasbourgeois se classent 3e de Ligue 2 en 2006-2007 avec 288 points derrière Caen et Metz avec respectivement 340 et 308 points, puis 12e en Ligue 1 la saison suivante.

Le RC Strasbourg possède sept groupes officiels de supporteurs : le Club Central des Supporters, les Ultra Boys 90, le Kop Ciel et Blanc, le groupe Hansi Elsass, les Blueje Kempfer et les groupes Allez les Bleus Champions et Alli Bloi.

Le Club Central des Supporters est le plus ancien des groupes de supporters. Il est fondé pendant l'hiver 1953 par Germain Muller, humoriste et à l'époque adjoint au maire de Strasbourg. La dénomination actuelle du groupe date du milieu des années 80. Le nombre d'adhérents du Club Central des Supporters varie ces dernières années de 600 et 1000, 800 en 2008, ce qui en fait le plus grand groupe. Alors que la majorité des membres est répartie dans tout le stade et ne soutient pas activement l'équipe du Racing, une nouvelle section appelée La vague bleue du CCS participe plus activement aux rencontres depuis 2005-2006 dans le quart de virage Sud-Ouest.

Le groupe des Ultra Boys 90, appelés aussi UB90, date de 1990. En tant qu'ultras leurs membres, au nombre de 450 en 2007-2008, soutiennent activement le RC Strasbourg par leurs tifos, leurs chants et leurs déplacements à l'extérieur. La création des UB90 se fait pour se démarquer des Meinau Boys, groupe de supporters violents qui était à la fin des années 1980 le seul groupe de supporters soutenant activement le Racing. Lors des rencontres à domicile, les Ultra Boys 90 se retrouvent dans le quart de virage Nord-Ouest du stade de la Meinau. Les ultras éditent un fanzine ayant pour titre Le Goujon Frétillant.

Le plus grand des cinq autres groupes de supporters est celui du Kop Ciel et Blanc créé en 2000 et issu du Club Central des Supporters. Le Kop Ciel et Blanc est un groupe de supporters familial, qui anime le quart de virage Nord-Ouest depuis 2003. Le nombre de membres du groupe atteint 200 lors de la saison 2004-2005 et 300 en 2008. L'association Hansi Elsass est fondée officiellement en 1994. Ses membres, au nombre de 150 pour la saison 2007-2008, sont présents dans le quart de virage Sud-Ouest du stade de la Meinau. Les Blueje Kempfer existent depuis 1993. Le nom de l'association fait référence à l'esprit de battant (Kempfer en alsacien) et à la couleur bleue du club (Blueje en alsacien).

Le Racing Club de Strasbourg est aussi suivi par des supporters allemands. L'ancien fan-club des Blue Pirates regroupant Allemands et Français soutenait par exemple à la fois Strasbourg et le Karlsruher SC. D'autre part les Ultra Boys 90 sont jumelés aux Phönix Sons, supporters de Karlsruhe, et sont liés avec les groupes des Harlekins de Berlin et des Rangers de Pise,.

Deux anciens groupes de supporters, les Meinau Boys et Elsass Korps, faisaient partie de l'extrême droite. Les Meinau Boys qui ne sont plus actifs aujourd'hui ont notamment été évacués par la police lors du match Strasbourg-Bastia en 2006 après avoir crié des insultes racistes à connotation nazie,, des peines de prison avec sursis et d'interdiction de stade étant alors prononcés contre des membres du groupe. Quant au groupe néonazi Elsass Korps créé en 1993, il a été dissous le 18 mai 2005. Ce groupe, qui comprenait une cinquantaine de membres, était l'auteur de divers faits de hooliganisme, de saluts hitlériens et d'insultes à l'encontre de joueurs de couleur et était « impliqué dans les 19 accidents recensés à l'occasion des matchs du Racing Club » de 2000 à 2005. Après la dissolution, d'anciens membres du groupe sont condamnés en août 2008 en comparution immédiate pour l’agression de jeunes d’origine maghrébine aux abords du stade après la rencontre Strasbourg-Châteauroux, des peines de prison et des interdictions de stade étant prononcées.

Le RC Strasbourg est premier actionnaire de la chaîne de télévision locale Alsatic TV depuis mars 2007. Le club détient 30% du capital de 1,5 million d'euros aux côtés des autres grands actionnaires que sont les quotidiens L'Alsace et Les Dernières Nouvelles d'Alsace avec 20% respectivement. La chaîne diffuse un journal d'information quotidien et une émission hebdomadaire de trente minutes sur l'actualité du Racing. Alsatic TV retransmet également les matchs du Racing en différé les lendemains et surlendemains des rencontres. Ces images du Racing peuvent être vues sur internet et, par environ 90 % de la population alsacienne soit 1,6 million de téléspectateurs potentiels, via le câble et la télévision numérique terrestre,.

Au soir de la 27e journée du championnat de ligue 2 2008-2009, l'équipe de Strasbourg est la deuxième la plus diffusée sur Eurosport avec 9 retransmissions, derrière le RC Lens avec 14 diffusions. En comptant les retransmission sur la télévision par câble, ce sont 25 de ces 27 matchs qui sont diffusés. Les rencontres du club strasbourgeois sont également retransmises en direct sur les radios locales dont France Bleu Alsace et sur la webradio DNAudio. Outre la chaîne de télévision Alsatic TV, le club a comme partenaires officiels le quotidien Les Dernières Nouvelles d'Alsace et la radio privée NRJ, l'opérateur de télévision par câble Numericable étant fournisseur officiel du club.

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Strasbourg

La CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin

Les bords de l'Ill et la cathédrale Notre-Dame.

Strasbourg (Strossburi en alsacien, Straßburg en allemand) est une ville située dans le nord-est de la France, sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. La ville, siège du Conseil de l'Europe depuis 1949 et du Parlement européen depuis 1992, porte les titres de capitale européenne et de capitale de l'Europe.

Septième ville de France par la population, elle est l'un des principaux pôles économiques du nord-est. La ville se distingue par un secteur secondaire très diversifié et un secteur tertiaire essentiellement tourné vers les activités financières, la recherche et le conseil aux entreprises. L'économie strasbourgeoise est également marquée par l'implantation de deux pôles de compétitivité, l'un dédié aux innovations thérapeutiques, l'autre aux véhicules de l'avenir.

Ville frontière avec l'Allemagne, Strasbourg est profondément biculturelle. Son histoire, riche et tourmentée, a laissé un patrimoine architectural remarquable. Son centre-ville, situé sur la Grande Île, est entièrement classé patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco depuis 1988 et comprend notamment la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le quartier de la Petite France.

Strasbourg est également devenue le symbole de la réconciliation franco-allemande et plus généralement de l’Union européenne. La ville s’est progressivement spécialisée dans les fonctions politiques, culturelles, et institutionnelles. Elle est ainsi l’une des seules villes, avec Genève et New York, à être le siège d'organisations internationales sans être capitale d’un pays. Strasbourg est une ville de congrès internationaux, la deuxième de France après Paris.

La présence de plusieurs établissements nationaux renommés, comme le théâtre national, la bibliothèque nationale et universitaire et l’opéra national du Rhin en fait un centre culturel important. Strasbourg est aussi une importante ville étudiante. Son université et ses écoles sont résolument tournées vers l'international avec plus de 20 % d'étudiants étrangers et plus de 100 nationalités représentées.

Le premier nom de la ville fut en celte Argentorate, romanisé en Argentoratum. L’étymologie de ce terme est discutée, certains y voyant un lien avec la déesse celte d'argent (Argent-, épithète liée à Argentia), identifiée avec la lune. L’acception la plus courante voudrait que la racine Argento (argent, luisant) désigne un cours d'eau (cf. l’Argens, l’Arques, l'Arc…), en l'occurrence, l'Ill (Ainos en gaulois). Cette hypothèse est renforcée par l’ancien nom de Horbourg (Argentovaria), commune également située sur l’Ill.

Rate désignant une enceinte, une fortification, cette hypothèse affirme donc qu'Argentoratum est l'enceinte sur l'Argenta, in extenso la cité de la rivière, du fleuve. Ce nom était alors en parfaite cohérence avec la perception de ce lieu frontière, situé à proximité du Rhin, partie intégrante du réseau de camps défendant le limes nord de l’empire romain.

Puis, à la suite de son intégration dans l’entité germanique, cette ville n'était plus frontalière, mais au cœur du réseau des cités allemandes. Sa perception n’était dès lors plus sur un axe fluvial et orienté nord-sud, mais routière et sur un axe est-ouest. Strasbourg était en effet au niveau d’un des rares ponts permettant de franchir le Rhin et de ce fait placée sur une route majeure est-ouest. Son nom évolua alors en Straßburg, le château (die Burg) sur la route (die Straße), découlant de Stratiburg, évoqué pour la première fois au VIe siècle par saint Grégoire.

Excentrée par rapport au reste de la France, dont la plaine d'Alsace représente l'extrême façade nord-est, Strasbourg occupe en revanche une position centrale en Europe occidentale, sur une importante voie de passage nord-sud. Il faut en effet la replacer dans l'entité plus vaste dont elle fait partie intégrante: la vallée du Rhin supérieur qui, de Bâle à Mayence, forme un couloir naturel.

À la limite de l'Europe atlantique et de l'Europe continentale, elle communique au sud par les vallées de la Saône et du Rhône avec l'Europe méditerranéenne et s'ouvre au nord, au-delà des massifs hercyniens allemands, sur les grandes plaines de l'Europe du nord jusqu'à la vallée de la Ruhr. À vol d'oiseau, Strasbourg se trouve ainsi à égale distance (environ 750 kilomètres) de la Méditerranée, de la Baltique et du littoral atlantique. Elle se situe aussi à égale distance (environ 500 kilomètres) de la mer du Nord et de l'Adriatique.

Strasbourg est distante de 108 kilomètres de Stuttgart, de 146 kilomètres de Zurich, de 150 kilomètres de Luxembourg, de 181 kilomètres de Francfort-sur-le-Main, de 353 kilomètres de Bruxelles et de 398 kilomètres de Paris (distance orthodromique) . La ville est par ailleurs située à 40 kilomètres des Vosges et à 170 kilomètres du Jura.

Le climat qui règne à Strasbourg est de type semi-continental avec d'importantes variations d’amplitude pour les températures. Ainsi, les hivers sont rigoureux avec des précipitations neigeuses assez fréquentes. Les étés sont chauds et étouffants. Située entre deux massifs montagneux (les Vosges et la Forêt-Noire) la ville est peu exposée aux vents. De même, les précipitations sont relativement peu abondantes et irrégulières comparées aux autres régions françaises grâce à la protection naturelle que constituent ces massifs. La ville est souvent sujette à de violents orages au début et à la fin de l’été.

L'absence de vent, les températures élevées en été ainsi que la situation géographique favorisent logiquement l'apparition de pics de pollution.

Située à une altitude moyenne de 140 mètres au-dessus du niveau de la mer, Strasbourg est caractérisée par un relief relativement plat. Ainsi au centre-ville, on ne perçoit que de très légères ondulations du terrain, culminant notamment à proximité de la cathédrale et à la croisée de la Grand-Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, correspondant aux zones d'habitation les plus anciennes, établies à l'origine sur une butte émergeant des marais environnants.

La ville est construite sur l'Ill ainsi que le long de la rive gauche du Rhin. L'Ill est la colonne vertébrale de la ville, reliée au Rhin par des anciens bras désormais canalisés (le Canal de jonction et différents bassins d'usage portuaire). Plusieurs affluents traversent les différents quartiers de la ville : la Bruche et le canal de la Bruche à la Montagne Verte et à Koenigshoffen, l'Aar aux Contades et au Wacken, le Rhin Tortu et le Ziegelwasser (anciens bras du Rhin) à la Meinau, au Neuhof et au Neudorf, le canal de la Marne au Rhin au nord. Ainsi Strasbourg est constituée de plusieurs îles dont l'ellipse insulaire du centre historique, l'île aux Épis, l'île du Rohrschollen et le Port du Rhin.

La ville est par ailleurs située sur l'une des plus grandes réserves d'eau potable d'Europe (près de 35 milliards de m3).La densité importante de l'hydrographie cumulée à l'affleurement de la nappe phréatique contribue à rendre le secteur très sensible aux inondations. C'est pourquoi la plupart des extensions urbaines de la ville puis de l'agglomération se sont faites au moyen de remblais importants (notamment pour la construction du quartier allemand), accompagnées du comblement ou de la canalisation des multiples bras d'eau, réduisant d'autant les surfaces d'épandage et augmentant la rapidité et le débit des eaux en cas de crue.

Strasbourg est aujourd'hui confrontée à un risque d'inondation important dans certains quartiers (Montagne Verte au sud-ouest et Robertsau au nord) qui pèse sur les projets d'extension urbaine et de densification de l'habitat.

Le centre historique de Strasbourg, qui occupe la grande île, se caractérise par des rues étroites typiquement médiévales, notamment autour de la cathédrale Notre-Dame et dans le quartier de la Petite France. Au nord, le vaste quartier allemand construit entre 1870 et 1914 s'étend de la gare aux portes de l'Allemagne. Il est irrigué par de larges avenues rectilignes qui débouchent sur des zones moins denses, notamment sur le quartier des XV dont les premières constructions remontent au début du XXe siècle. Le sud-est est occupé par le quartier de la Krutenau, l'un des plus anciens de la ville. Un peu plus à l'est se trouve le quartier de l'esplanade. Construit à partir des années 1960 pour faire face à la poussée démographique, ce quartier est essentiellement composé de grands immeubles (plus de dix étages) ce qui en fait le plus dense de Strasbourg. Au sud, les habitations de densité moyenne prédominent, comme dans le quartier de Neudorf. Les habitations les plus récentes sont réparties dans l'agglomération, mais aussi au sein de la commune, notamment dans les quartiers sud et sud-est de la ville Danube, Rives de l'étoile et Porte de France. Dans les quartiers ouest et sud-ouest, on retrouve la plupart des logements HLM de la ville Cronenbourg, Hautepierre, Koenigshoffen, Montagne Verte et Elsau.

L'architecture est une spécificité intéressante de la ville, car elle est profondément biculturelle. Le centre historique regroupe de nombreuses maisons à colombages, notamment dans le quartier de la Petite France, aux abords de l'hôpital civil (quartier du Finkwiller) et de la cathédrale. Ces maisons ont été construites pour la plupart entre le XVIe et le XVIIIe siècle; les plus emblématiques sont la maison Kammerzell et la maison des tanneurs. D'autres courants architecturaux sont représentés par certains bâtiments remarquables: la Renaissance avec la Chambre de Commerce et d'industrie et le Classicisme avec le Palais des Rohan et l'Aubette. À partir de l'arrivée de Louis XIV, Strasbourg reprend certains codes architecturaux français, notamment la construction d'hôtels particuliers : la Cour de Honau (actuelle mairie, place Broglie), l'hôtel de Deux-Ponts, le palais épiscopal, l'hôtel Klinglin (actuel résidence du préfet).

Le grès rose des Vosges est l'une des pierres les plus utilisées, du fait de sa proximité géographique. On le retrouve donc sur de nombreux monuments, et notamment sur la cathédrale. La couleur de cette pierre est cependant très variable. Ainsi, l'église Saint-Paul utilise un grès pâle, tandis que l'aubette présente une teinte très marquée. Le grès des Vosges est cependant une pierre très friable qui nécessite une attention régulière.

Entre 1870 et 1914, le quartier allemand est construit. Il forme un ensemble homogène à prédominance résidentielle et au style typiquement germanique (wilhelmien). Les architectes allemands reprennent de nombreux codes esthétiques : néo-renaissance pour le palais du Rhin (anciennement le palais d'été de l'empereur), néo-gothique pour la Poste centrale, néo-classique pour le campus universitaire; on note aussi la présence d'immeubles Art nouveau (allée de la Robertsau, intersection des rues Foch et Castelnau, palais des Fêtes entre autres) qui font de Strasbourg l'un des centres de cette architecture (Jugendstil allemand). Strasbourg est aussi la seule ville qui a gardé une trace de l'architecture monumentale allemande du XIXe siècle à travers la place de la République (palais de Rhin, préfecture, hôtel des Impôts, Bibliothèque universitaire et Théâtre national). Les immeubles résidentiels utilisent généralement la pierre de taille (pour le rez-de-chaussée et les ornements) associée à la brique (rouge ou ocre, pour le reste de la façade). Le grès rose est lui aussi couramment utilisé pour certaines parties.

En 2005, la commune de Strasbourg comptait 135 340 logements. Par rapport à 1999, le nombre de logement a augmenté de 1,9% alors que le nombre de ménages a grimpé de 6,8% sur cette même période. Néanmoins, Strasbourg compte plus de 9% de logements vacants.

Selon le recensement complet de 1999 la ville compte 87,9% de résidences principales contre seulement 0,4% de résidences secondaires. Les logements individuels représentent 6,6% du parc immobilier, ce qui est très faible comparé à des villes comme Bordeaux (26,9%) ou Nantes (23,4%) mais supérieur à Lyon (3,3%). La ville se caractérise aussi par l'importance des logements anciens puisque 35,5% d'entre eux ont été construits avant 1949. En revanche, les logements construits après 1990 ne représentent que 8,9% du parc. Enfin, les logements strasbourgeois sont essentiellement de grande taille avec 38,3% de 4 pièces et plus.

Entre 1999 et 2005, la part des propriétaires a légèrement augmenté en passant de 24% à 26%, mais reste relativement faible. La part des locataires s’établit à 71%.

Les logements sociaux représentent environ 22% des logements. Parmi les 30 507 logements sociaux que compte la ville, 3,4% d’entre eux sont vacants. Ces logements sont essentiellement des 3 pièces (37,6%) et des 4 pièces (31,0%). On dénombre en revanche, peu de petits appartements (studios et 1 pièce).

Lancé en 2001, ce vaste projet d'aménagement urbain est présenté par la municipalité comme un « trait d'union entre tous les quartiers qui ouvre la ville sur un environnement naturel exceptionnel : l'eau, les canaux, le Rhin ». Concrètement, Viaropa se décline en un ensemble de programmes de réhabilitation et de constructions nouvelles s'articulant le long d'un axe est-ouest (d'Eckbolsheim aux rives du Rhin).

Le projet Viaropa comprend le Zénith situé à Eckbolsheim (achevé en janvier 2008), la gare centrale rénovée et son nouveau parvis (achevés en novembre 2007), la rénovation de la place Kléber et de l'Aubette (achèvement des travaux courant 2008), le Centre Rivétoile et l'archipel culturel autour du bassin d'Austerlitz, incluant notamment la Cité de la musique et de la danse (achevée en 2006) et la Médiathèque André-Malraux (achevée en 2008), le complexe tertiaire Starlette (achèvement courant 2009) et enfin le projet Porte de France sur les berges du Rhin (début des travaux en 2008) comprenant notamment des logements, commerces, restaurants ainsi qu'une tour d'environ 70 mètres.

Ce projet vise à réhabiliter et à désenclaver les quartiers sensibles selon plusieurs axes: développement économique et culturel, renforcement du dispositif d'insertion socioprofessionnelle, rénovation des habitations et des espaces verts.

Le nord-est et le sud-est de la commune sont couverts de vastes forêts : la forêt de la Robertsau (493 hectares) et la forêt du Neuhof (797 hectares). Elles sont les vestiges de l'ancienne luxuriante forêt rhénane qui occupait tout le lit majeur du Rhin, fleuve tumultueux et sauvage jusqu'au XIXe siècle. Cette forêt présentait une vitalité et une richesse en espèces remarquables, abritant une avifaune très diversifiée. Si l'endiguement et les aménagements successifs du fleuve l'ont fortement réduite, elle conserve son caractère de zone humide, abrite la réserve naturelle du Rohrschollen, et demeure un terrain d'élection pour la LPO. En outre, le programme « Rhin Vivant » dans le cadre du projet LIFE Nature conservation et restauration des habitats naturels de la bande rhénane a été lancé avec l’objectif de restaurer les écosystèmes rhénans.

Par ailleurs, la ville compte 324 hectares de parcs et de jardins dont le plus réputé est le parc de l'Orangerie composé à l'anglaise. Situé face au Palais de l'Europe, il comporte des attractions telles qu'un zoo, une mini-ferme et un élevage de cigognes et s'agrémente d'un lac avec une cascade romantique ainsi que d'un pavillon construit en 1804 en l'honneur de l'impératrice Joséphine. Il couvre une superficie de 26 hectares. Le jardin botanique possède quant à lui des origines très anciennes. Initialement créé en 1619 puis transformé en cimetière en 1870 après le siège de la ville par les Allemands, le jardin actuel a été inauguré en 1884 pour les étudiants de la faculté de médecine et de pharmacie. Il regroupe 6 000 espèces réparties sur une petite surface de 3,5 hectares.

Très original puisque situé sur les vestiges de la citadelle de Vauban construite en 1681, le parc de la Citadelle s'étend sur 12,5 hectares. Plus conventionnel, le parc des Contades créé au XVIIIe siècle par le maréchal de Contades est d'abord une promenade arborée extérieure à la ville. Aujourd'hui, il fait partie intégrante du quartier allemand et couvre 7,9 hectares. Le jardin des deux rives, est quant à lui un parc transfrontalier aménagé de part et d'autre du Rhin. Sa superficie de 55 hectares en fait le plus grand de la ville. Les deux rives du Rhin sont reliées par la passerelle piétonne Mimram.

Situé à la Robertsau, aux abords de la forêt, le parc du château de Pourtalès est un espace de 24 hectares qui abrite notamment une galerie de sculptures contemporaines Une grande partie des berges est également aménagée, notamment dans le centre, à la Montagne Verte, à la Robertsau et à la Meinau.

Strasbourg a été récompensée par deux fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris.

Les armes de Strasbourg sont le résultat d'une inversion des couleurs du blason de l'évêque de Strasbourg (bande de gueule sur argent) à l'issue de la révolte des bourgeois de la ville au Moyen Âge qui ont pris leur indépendance face à la tutelle de l'évêque. Celui-ci conserva néanmoins son pouvoir sur la campagne environnante. Le même phénomène s'est observé à Bâle, expliquant ainsi l'actuelle inversion des couleurs des blasons des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne.

Les Grandes Armes de Strasbourg se composent du blason bandé et des certains ajouts à l'extérieur. Le Musée historique de Strasbourg ainsi que d'autres bâtiments historiques en conservent des exemples, sur pierre ou sur vitraux, dont l'emploi remonte au XIIIe siècle. Il sert officiellement, pour la première fois, de décor sur une charte municipale de 1399, où est venue se joindre, en 1919, la Légion d’honneur. Si les ornements extérieurs font appel à l'ancienne condition de ville libre du Saint-Empire romain germanique, le champ diapré n'est qu'un élément décoratif. Les Grandes Armes de Strasbourg ont servi de décoration à des fins officielles, comme pour les médailles de l'Exposition de la ville, timbres postaux et documents officiels jusque dans les années 1980, quand la corporation municipale décida de faire usage d'un logo.

Les premières traces d’occupation humaine à Strasbourg et ses alentours remontent à –600 000 et de nombreux objets du néolithique, de l’âge de bronze et de fer ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques. Mais c’est des environs de 1300 av. J.-C. que date l’installation durable de peuples protoceltes. Vers la fin du IIIe siècle av. J.-C. le site est devenu une bourgade celte du nom d’Argentorate, dotée d’un sanctuaire et d’un marché. Grâce à d’importants travaux d’assèchement, les maisons sur pilotis cèdent leur place à des habitations bâties sur la terre ferme. Les romains arrivent en Alsace en 58 av. J.-C. et s’installent sur le site de Strasbourg En 12 av. J.-C. La ville devient un camp militaire fortifié positionné sur le limes du Rhin faisant partie des forts de Drusus. Au fil du temps, la ville va prendre de l’importance. Promue colonie militaire, Argentorate est déjà un carrefour commercial important et aux alentours de l’an 20 la population est estimée à près de 10 000 habitants, armée romaine incluse. La ville reste néanmoins essentiellement militaire et donc totalement dépendante de cette activité. Au cours des IIe et IIIe siècles, avec l’agrandissement de l’Empire romain, Argentoratum va servir de base de repli pour les troupes romaines installées en Germanie. Mais en 260, les légions quittent la Germanie et Strasbourg redevient une ville frontière.

En 355, la ville est saccagée par les Alamans. Julien reconquiert la ville en 357, répit avant une nouvelle poussée expansionniste des Germains qui en 406 envahissent la Gaule. Puis en 451, la ville est complètement détruite par Attila.

Elle est restaurée sous le nom de Strateburgum en 496 par les Francs qui favorisent le développement de la ville, après la conversion de Clovis au christianisme. En effet, Argentorate est l’une des rares villes de la région à être le siège d'un évêque, véritable gouverneur de l’époque. En cette période de paix, la ville se développe à nouveau. Dès le VIe siècle, sous l’impulsion de l’évêque Arbogast de Strasbourg, une première cathédrale et un couvent sont édifiés.

Sous l’ère mérovingienne, Strasbourg devient ville royale mais reste de taille très modeste. Au VIIIe siècle, la ville compte 1 500 habitants. Les activités sont essentiellement agricoles mais on exporte déjà du vin, du blé et du bois de chêne vers l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Angleterre et la Scandinavie. En 842, la ville accueille Charles le Chauve et Louis le Germanique qui s’allient contre leur frère Lothaire pour le partage de l’Empire légué par leur grand-père Charlemagne et prononcent les Serments de Strasbourg, le plus ancien texte rédigé en langue romane (ancêtre du français, entre autres) et en langue tudesque (ancêtre de l’allemand). En 843, le traité de Verdun attribue Strasbourg à Lothaire. Mais peu après sa mort, en 870, la ville revient à la Louis le Germanique. En 962, Otton le Grand fonde le Saint Empire romain germanique et Strasbourg va connaître une période d’expansion : au cours du XIIe siècle une nouvelle enceinte fortifiée et un hôpital voient le jour tandis que la construction de l'actuelle cathédrale débute. En seulement deux siècles, la ville passe de 3 000 à 10 000 habitants et devient l’une des plus grandes villes du Saint Empire.

L'enceinte fortifiée est agrandie aux XIIe et XIIIe siècles et le système défensif des Ponts Couverts édifié. Les quatre tours actuelles faisaient partie des remparts (qui comptaient 80 tours) et étaient reliées par des ponts couverts d'une toiture en bois, disparue au XVIIIe siècle. Elles abritaient les corps de garde mais servaient aussi de prison. En 1201, Philippe de Souabe élève Strasbourg au rang de ville libre. Peu après, en 1220, naît le conseil municipal. Il est alors chargé de fonctions jusque-là attribuées au clergé, notamment l’administration et la justice. La bourgeoisie acquiert une autonomie remarquable vis-à-vis du pouvoir épiscopal. Mais en 1260, Walter de Geroldseck est élu évêque de Strasbourg et exige qu’on lui restitue les pleins pouvoirs. Très vite, une guerre éclate entre les strasbourgeois et l’armée épiscopale. En 1262, le prélat est vaincu à la bataille de Hausbergen, par les troupes strasbourgeoises, bien aidées par Rodolphe Ier du Saint-Empire.

Strasbourg tombe alors entre les mains des plus grandes familles nobles de Strasbourg dont les rivalités incessantes, ainsi que leur mépris des bourgeois, finissent par agacer et en 1332 une guerre civile éclate. Le pouvoir revient alors à la classe marchande. Au milieu du XIVe siècle, la peste envahit toute l’Europe et atteint Strasbourg. Comme dans de nombreuses villes, les juifs sont accusés d’avoir empoisonné les puits. Le 13 février 1349 près de 2 000 juifs sont brûlés vifs à l’endroit de l’actuelle rue brûlée,.

Affranchie du pouvoir épiscopal, Strasbourg est proclamée ville libre impériale par Charles IV. En cette période de trouble politique, la cité va cependant accroître sa notoriété et de nombreux édifices vont voir le jour. Le commerce fluvial se développe sous l'égide de la corporation des bateliers, chargée de taxer les marchandises. À la fin du XIVe siècle, un nouvel agrandissement de la ville est entrepris. Toute la cité se transforme en un véritable chantier d'églises et de couvents, fondés par des moines ou des familles nobles. De cet ensemble demeure le cloître de l'église Sainte-Madeleine et celui de Saint-Pierre-le-Jeune. En 1439, après quatre siècles de construction, la flèche de la cathédrale Notre-Dame est achevée. Elle est alors le monument le plus haut de la chrétienté et symbolise la puissance de la ville. Cinq ans plus tard, en 1444, Strasbourg compte 26 000 habitants - dont 10 000 réfugiés de la guerre de Cent Ans qui vivent extra-muros - et peut lever, à tout moment, une armée de 4 500 hommes. Son enceinte fortifiée et son impressionnant dispositif d’artillerie en font une place fortifiée de tout premier plan. La ville est à son apogée.

S’ensuit au début du XVe siècle une période de conflits qui oppose les bourgeois strasbourgeois gouvernant la ville, à la noblesse alsacienne. Ville bancaire par excellence, Strasbourg est en effet une ville riche qui suscite la convoitise. La vie intellectuelle est marquée au XVe siècle par la révolution de l'imprimerie. Né à Mayence et installé à Strasbourg depuis 1434, Johannes Gensfleisch, dit Johannes Gutenberg conçoit l’imprimerie à caractères mobiles. On note cependant que Gutenberg est retourné à Mayence entre 1444 et 1448 ce qui fait qu’on ignore exactement où a été finalisée cette invention majeure. Toujours est-t-il que Strasbourg devient très vite un des grands centres de l'imprimerie, puisque dès la fin du XVe siècle la ville compte une dizaine d’ateliers d’imprimerie, notamment la prestigieuse officine des Grüninger. De fait, Strasbourg va attirer nombre d’intellectuels et d’artistes. Sculpteurs, architectes, orfèvres, peintres, horlogers, la ville excelle dans de nombreux domaines.

Le développement de l'imprimerie favorise le courant humaniste qui fait jour à Strasbourg et qui va préparer l'avènement de la réforme protestante. Car l’humanisme et la Réforme sont les faits marquants de l'époque et Strasbourg est une des premières villes qui appelle au changement. Dès 1519, les thèses de Martin Luther sont affichées aux portes de la cathédrale et les dirigeants de la ville, notamment Jacques Sturm, sont favorables à ce changement. La ville adopte la Réforme en 1525 et devient protestante en 1532 avec l’adhésion à la Confession d'Augsbourg. Strasbourg est alors l’un des principaux bastion de la Réforme protestante, ce qui va largement contribuer à son rayonnement.

La ville devient une terre d’accueil pour les huguenots, ces protestants chassés de France pour leur croyance. Parmi eux, notamment Jean Calvin qui s’installera plus tard à Genève. Cependant, en devenant ville protestante, Strasbourg ne sera pas autorisée à créer sa propre université. La ville propose déjà de nombreux enseignements, notamment en médecine et en théologie depuis 1538 grâce au gymnase de Jean Sturm, mais ceux-ci ne donnent pas lieu à un grade universitaire reconnu.

Dans les années 1530, l’empereur Charles Quint, catholique, entre en guerre contre les princes protestants et leurs alliés et les vainc en 1547 à la bataille de Muehlberg. Strasbourg va alors conclure plusieurs alliances, notamment avec Zurich. Mais en 1592, après d’interminables délibérations, la cathédrale est partagée en deux avec l’élection de deux évêques : un catholique et un protestant. Commence alors la longue et ridicule guerre des évêques qui va plonger la ville dans d’importantes difficultés financières. Ce conflit qui durera jusqu’en 1604 se soldera par la victoire des catholiques et Charles de Lorraine deviendra le seul et unique évêque de la ville. Dans toute l’Europe, la tension monte entre les protestants et les catholiques et en 1618, la guerre de Trente Ans éclate. Strasbourg, à l’abri dans ses fortifications modernisées par Daniel Specklin, n’intervient pas dans le conflit.

À l’issue de la guerre en 1648, par les traités de Westphalie, l’Alsace est rattachée à la France, mais Strasbourg demeure ville libre impériale. Épargnée par la guerre, la ville est néanmoins isolée, financièrement affaiblie, et n’a rien à attendre de l’Empire germanique vaincu. Le 28 septembre 1681, la ville est assiégée par une armée de 30 000 hommes sous le commandement de Louis XIV et deux jours plus tard, après de rapides négociations, Strasbourg accepte la reddition.

Un accord est passé entre Louis XIV et Strasbourg visant à préserver les libertés essentielles de la cité, sur les plans politique, administratif et religieux. Par contre, elle est privée de son artillerie et de ses milices et doit accepter l'installation d'une troupe de garnison. De surcroît, un prêteur royal doit veiller à ce qu’aucune décision ne soit préjudiciable aux intérêts du roi.

Si la ville a changé de nationalité, elle reste une ville frontière et un point de passage important pour rejoindre l’empire germanique. De fait, Louis XV séjournera à Strasbourg durant la guerre de succession d’Autriche. La société aristocratique se développe et de nombreux hôtels particuliers voient le jour. Si l’allemand reste la langue courante, Strasbourg accueille de nombreux immigrants : entre 1681 et 1697, la ville passe de 22 000 à 26 500 habitants. Par ailleurs, Strasbourg abrite environ 6 000 soldats français, basés pour la plupart à la citadelle de Vauban dont les travaux ont débuté dès 1682.

Au niveau religieux, la ville prend un tournant important. En 1704, un prince de la famille Rohan devient évêque de la ville. La famille conservera le pouvoir épiscopal jusqu’en 1790 et fera construire le fameux palais des Rohan de Strasbourg, situé tout près de la cathédrale, sur les rives de l’Ill. Durant toute cette période, le catholicisme va se développer même si les protestants restent majoritaires.

En berne depuis l’annexion de Strasbourg à la France, l’université de Strasbourg retrouve peu à peu sa superbe et entre 1721 et 1755 la ville va accueillir plus de 4 000 étudiants. L’université est déjà internationale : les étudiants étrangers viennent généralement d’Allemagne, de Scandinavie ou des Pays-Bas, mais aussi de Grande-Bretagne et de Russie. Certains d’entre eux sont devenus célèbres, comme Goethe qui y fit des études de droit. Le rayonnement universitaire de Strasbourg est important et certains enseignements comme le droit et la médecine sont très réputés.

Lorsque le 14 juillet 1789 la Bastille tombe aux mains des révolutionnaires, la population strasbourgeoise se soulève. Le 21 juillet, l’hôtel de ville est saccagé. Le calme revient très vite jusqu’en 1792, date à laquelle la France entre en guerre contre la Prusse et l’Autriche. Le 26 avril, le jeune Rouget de l’Isle compose à la demande du maire de Strasbourg, Un chant pour l’armée du Rhin sans se douter qu’il deviendra un symbole de la Révolution française en devenant la Marseillaise.

En 1797, l’armée française prend plusieurs villes allemandes, notamment Kehl et Offenbourg. Strasbourg est hors de danger, mais la révolution a profondément désorganisé la ville. Deux ans plus tard, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir et plusieurs institutions voient le jour : la préfecture, la bourse de commerce en 1801, la chambre de commerce en 1802. Un nouveau pont sur le Rhin est construit et les routes sont rénovées. Autant d’évolutions qui vont favoriser les activités commerciales de la ville. Strasbourg redevient un carrefour commercial important ; on vend notamment du tabac, du vin, du coton et des épices.

À la fin du XVIIIe siècle, la ville est engoncée dans ses murailles, et d’importants travaux débutent au début du XIXe siècle. Nous sommes alors aux portes de la révolution industrielle. De nouveaux canaux vont être construits, reliant la Marne et le Rhône au Rhin. La ligne de chemin de fer reliant Paris à Strasbourg est inaugurée en 1847, et le télégraphe électrique cinq ans plus tard. Néanmoins, la ville reste essentiellement tournée vers le commerce et la finance, contrairement à Mulhouse dont l’industrie connaît un véritable essor. À partir de 1853, le français devient la seule et unique langue d’enseignement, mais l’allemand et l’alsacien restent les langues les plus utilisées au quotidien.

La ville est prospère, mais en juillet 1870, une nouvelle guerre éclate. Dès le mois d’août, les Prussiens, sous le commandement du général August von Werder, envahissent l’Alsace et assiègent Strasbourg. La ville est mal préparée et son enceinte fortifiée du XVIIe siècle siècle n’est pas adaptée aux tirs de l’artillerie moderne.

Le 28 septembre 1870, après plus d’un mois de bombardements, Strasbourg capitule. L’Alsace-Lorraine est à nouveau rattachée à l’Allemagne, par le traité de Francfort, et devient capitale du Reichsland d’Alsace-Lorraine. Les Strasbourgeois sortent traumatisés de cette guerre, et le rattachement de la ville à l’Allemagne est très mal vécu.

Mais Strasbourg retrouve rapidement la prospérité, grâce notamment à la volonté du gouvernement qui souhaite faire de la ville une vitrine du savoir-faire allemand. Un vaste plan d’urbanisation est mis en place. Celui-ci s’organise selon deux axes, l’avenue de la paix et l’avenue des Vosges, prolongée par l’avenue de la Forêt-Noire. La place impériale (aujourd’hui place de la République) constitue alors le nouveau centre névralgique de la ville, regroupant l’hôtel des postes, le palais impérial, la bibliothèque universitaire et, un peu plus loin, le palais universitaire. Une nouvelle gare est édifiée, ainsi que plusieurs églises, notamment l’église Saint-Paul. La ville s’agrandit considérablement et se modernise jusqu’à la Première Guerre mondiale.

À partir de 1870, l’industrie va ainsi connaître un développement rapide, principalement dans les secteurs alimentaire (brasseries, conserverie) et mécanique. Ces nouvelles activités sont bien relayées par un réseau de tramway étendu (électrifié en 1894) et le nouveau port autonome, construit hors de la ville. Parallèlement, les activités bancaires s’intensifient, notamment depuis la création de la banque mutualiste du Crédit Mutuel. Entre 1871 et 1914, la ville va gagner près de 100 000 habitants et la vie culturelle se développe. La première guerre mondiale va cependant mettre un terme à cette prospérité. Contrairement au conflit de 1870, Strasbourg est bien préparée à la guerre.

Dès le début du conflit, les manifestations francophones sont interdites. Rudolf Schwander, maire de la ville, va cependant œuvrer de sorte à ce que la population ne soit pas touchée par la faim et à l’issue de la guerre, Strasbourg sort relativement indemne. Par le traité de Versailles, l'Alsace-Moselle est rendue à la France. Le changement de nationalité se fait sinon dans la violence, du moins dans la brutalité : les Allemands sont expulsés de la ville et certains monuments impériaux sont détruits, notamment la statue de Guillaume 1er. Le bilan démographique est plus lourd. Aux Allemands chassés de la ville ou partis de leur plein gré s’ajoutent 3 000 Strasbourgeois morts au combat sous l’uniforme allemand. Durant les années 1930, la croissance démographique va reprendre avec l’arrivée de juifs d’Europe centrale qui fuient la montée rapide de l’antisémitisme.

La ville retrouve une certaine prospérité et le trafic fluvial augmente considérablement malgré une conjoncture économique peu favorable, due à la crise des années 1930. Le port autonome ainsi que le réseau de chemin de fer vont favoriser le développement de l’industrie et en 1932, une nouvelle bourse de commerce est édifiée.

Mais une nouvelle guerre se dessine. Dès le 2 septembre 1939, le gouvernement français fait évacuer de la ville 120 000 personnes. Après l'armistice, l’Alsace est rattachée à l’Allemagne et va subir une politique de germanisation très dure, sous l’impulsion de Robert Wagner. Lorsqu’en juillet les premiers réfugiés reviennent à Strasbourg, seuls les habitants d’origine alsacienne sont acceptés. Les juifs sont refoulés et la synagogue est incendiée. Les noms des rues sont traduits en allemand, la langue française est interdite et les vies associative et religieuse disparaissent. À partir de 1942, l’embrigadement est obligatoire et les jeunes d’Alsace et de Moselle sont enrôlés de force dans l’armée allemande. Les malgré-nous sont envoyés sur le front russe et très peu d’entre eux reviendront.

Dès 1943, la ville est bombardée par les forces alliées. En 1944, plusieurs édifices sont touchés, notamment le palais des Rohan, l’Ancienne Douane et la cathédrale. Strasbourg est cependant libérée assez facilement grâce à une offensive rapide menée par le général Leclerc. Le 23 novembre, le drapeau français est hissé au sommet de la cathédrale : Strasbourg est libérée. En 1947, lors d’un discours à Strasbourg, le général de Gaulle annonce la création du Rassemblement du peuple français. Jusqu’en 1962, la droite gaulliste va dominer la scène politique, dont l’une des figures les plus emblématiques est Pierre Pflimlin.

En 1949, Strasbourg se voit attribuer les premières institutions européennes, notamment le Conseil de l'Europe. À ce titre, le ministre britannique des Affaires étrangères, Ernest Bevin a déclaré « Nous cherchions un centre qui puisse convenir aux nations européennes et devenir un symbole de l'unité de l'Europe. Le choix de Strasbourg m'a paru évident. Cette grande cité avait été témoin de la stupidité du genre humain qui essayait de régler les affaires par la guerre, la cruauté et la destruction ». Un an plus tard, Strasbourg accueille la Cour européenne des Droits de l'Homme. Puis, en 1952, la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). En 1969, l'Institut des Droits de l'Homme. En 1972, le Centre européen de la jeunesse. En 1979, le Parlement européen est élu pour la première fois au suffrage universel et son maintien à Strasbourg confirmé. En 1966, la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) est créée. Elle regroupe 27 communes et est l’une des quatre premières communautés urbaines de France avec Lyon, Lille et Bordeaux. Son objectif est d’optimiser la gestion des différentes communes. Cette même année, le pont de l’Europe est construit et relie Strasbourg à Kehl. Durant les années 1970, le port autonome va se développer et le charbon va progressivement laisser place à des marchandises à plus forte valeur ajoutée (pétrole, produits chimiques).

En 1970, l’université de Strasbourg est scindée en trois : Après la Seconde Guerre mondiale, de grands projets urbains sont mis à pied d’œuvre. Les édifices historiques sont restaurés et le quartier de l’Esplanade est construit. Les logements sociaux se multiplient, notamment dans les quartiers de Neuhof et de Hautepierre.

Disparu depuis 1960, le tramway strasbourgeois réapparaît en 1994 et connaît un vif succès. La dernière extension, qui s’achève en mai 2008, fait du réseau strasbourgeois le plus grand de France. L'arrivée du TGV Est en 2007 place Strasbourg à 2h20 de Paris et renforce la position centrale de la ville au sein de l'Europe.

Actuellement, Strasbourg mise beaucoup sur la coopération transfrontalière. La convention relative à la création de l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau a été paraphée en 2005. Son objectif est double : développer les échanges entre Strasbourg et l'Allemagne d'une part, et d'autre part franchir une nouvelle étape dans la construction de l'Europe en posant les jalons de ce qui pourrait être une métropole binationale de près d'un million d'habitants. L'accord de 2005 vise en effet à développer des projets communs dans les principaux domaines (transports, urbanisme, éducation, santé, emploi, environnement). L'Eurodistrict regroupe notamment les villes de Strasbourg, Kehl, Offenbourg, Lahr et Achern. Demain, l'Université de Strasbourg ! : rationalisation et internationalisation obligent, le 1er janvier 2009 marque la fusion des trois universités : Louis Pasteur pour les sciences, Robert Schumann pour le droit, et Marc Bloch pour les lettres. L'Université de Strasbourg, établissement unique tel qu'il avait été fondé au XVIème siècle est ainsi recréée.

En changeant quatre fois de nationalité en 75 ans (entre 1870 et 1945), Strasbourg est devenue la ville symbole de la réconciliation franco-allemande et, plus globalement, de l’unité européenne. Strasbourg est considérée comme capitale européenne du fait de la présence de nombreuses institutions de l'Union européenne mais également de l'Europe continentale, au même titre que Bruxelles, Luxembourg et Francfort-sur-le-Main. Par ailleurs, Strasbourg est la deuxième ville diplomatique française : on y trouve en effet environ 25 consulats, et une cinquantaine de représentations d'Etats membres auprès du Conseil de l'Europe (dont celle de la France !), ainsi qu'une centaine d'ONG à caractère international. Strasbourg est par ailleurs la seule ville française siège d’institutions européennes et une des rares villes avec New York et Genève à accueillir des institutions internationales sans être la capitale d'un État.

Strasbourg est, depuis 1920, le siège de la première institution intergouvernementale jamais créée, la Commission centrale pour la navigation du Rhin, à la suite du traité de Vienne. Auparavant, cette institution était basée à Mannheim. Elle regroupe cinq pays : la France, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas.

Créé en 1949, le Conseil de l’Europe a pour objectif la défense des droits de l’homme, la mise en valeur de l’identité culturelle de l’Europe, la recherche de solutions aux problèmes de société (notamment la discrimination, le terrorisme, la bioéthique…), le développement de la stabilité démocratique. Cette institution regroupe 47 États. Le budget 2007 du Conseil de l’Europe est de 197 millions d’euros.

Strasbourg regroupe d'autres administrations européennes comme le Secrétariat général du Conseil de l'Europe dont le rôle est d'assurer la préparation et le bon fonctionnement de ses travaux. Il conserve également les actes et archives du Conseil. La ville abrite le Comité des ministres du Conseil de l'Europe qui est l'instance décisionnelle du Conseil de l'Europe et les 47 missions diplomatiques auprès du Conseil de l'Europe.

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dont la première session date du 5 mai 1949, est la plus ancienne assemblée pluraliste internationale. Elle se réunit quatre fois par an en sessions plénières au palais de l'Europe à Strasbourg afin d'examiner les rapports et les projets relatifs à l'actualité européenne. Elle est ainsi un organe décisionnel, l'assemblée devant être consultée sur tous les traités internationaux émanant du Conseil de l'Europe.

C’est l’organe parlementaire de l’Union européenne. Il regroupe 785 députés élus par les citoyens européens. Il joue un rôle essentiel dans l'élaboration de la législation, notamment sur la protection de l'environnement, le droit du consommateur, le transport et la lutte contre les discriminations.

Cette décision a suscité des critiques de la part de certains députés partisans du siège bruxellois. Cependant la Cour de Justice (arrêt du 1er octobre 1997 - C 345/95) a confirmé qu'elle fixe bien le siège du Parlement conformément à l'art. 289 CE. Le contenu de cette décision a été inclus dans le traité d'Amsterdam sous forme d'un protocole annexé aux traités communautaires, ce que le Parlement européen a regretté. Le calendrier des sessions est fixé chaque année par le Parlement sur proposition de la Conférence des présidents. Le 24 octobre 2006, le Parlement a officialisé l'achat de l'ensemble de ses bâtiments strasbourgeois, scellant par là son ancrage dans la ville.

Créée en 1959, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) est située dans le Palais des Droits de l'Homme depuis 1998,. Cette cour est un organe juridictionnel rattaché au Conseil de l'Europe qui est chargé de traiter les requêtes relatives à la violation des droits de l'homme.

Le contrat triennal instauré en 1980 sous l’impulsion de Pierre Pflimlin, a pour objectif d’accroître le rayonnement de la ville en finançant d’importants projets (Zénith de Strasbourg, Médiathèque, etc.). Le contrat triennal finance par ailleurs le déficit d’exploitation de certaines lignes aériennes. Le contrat actuel, qui arrive a échéance en 2008, pèse 330 millions d’euros et l’État y contribue à hauteur de 30%.

Par ailleurs, l'accessibilité est améliorée depuis l’arrivée du TGV Est, en juin 2007, et devrait être complétée en 2011 d’une ligne en direction de Lyon. Strasbourg sera aussi reliée à Stuttgart, Munich et Zurich par l’ICE, le train à grande vitesse allemand, une fois que sera notamment achevée la reconstruction du pont ferroviaire sur le Rhin, à l'horizon 2010. Achevé en 2002, le pont Pflimlin est tout un symbole puisque depuis le XIIe siècle, seuls huit ponts reliant la France à l’Allemagne ont été construits. Si l’idée d’un nouveau pont reliant les deux pays à hauteur de Strasbourg remonte aux années 1950, ce n’est qu’en 1996 que le projet a pris sa forme définitive. Ce pont est un instrument économique important : il améliore sensiblement l’accessibilité de la ville depuis l’Allemagne, assurant une meilleure desserte du port autonome de Strasbourg et de l’aéroport de Strasbourg Entzheim.

Strasbourg est au centre de nombreuses initiatives franco-allemandes. Aménagé en 2004, le jardin des deux rives est un parc situé le long du Rhin. Il relie la France à la ville allemande de Kehl par une passerelle piétonne, la passerelle Mimram.

Créé par l'université franco-allemande, le forum franco-allemand est quant à lui un salon de recrutement qui s'adresse principalement aux étudiants à la recherche d'une carrière internationale. Il réunit annuellement plus de 170 exposants. Lancé en 2007, le programme Gemeinsam mehr Chancen - Avancer ensemble vise à intensifier les échanges scolaires franco-allemands.

La municipalité projette par ailleurs la construction d'une piscine franco-allemande, située sur la rive française du Rhin. Les rives du fleuve constituent en effet une zone vaste à fort potentiel, mais qui a été délaissée jusqu'au milieu des années 1990.

Au 1er janvier 2006, la commune de Strasbourg comptait 272 975 habitants répartis sur 78,26 km2. La ville se caractérise par une faible densité de population, à peu près équivalente à celle de Toulouse et presque trois fois moindre que celle de Grenoble. Entre 1990 et 1999, le taux de croissance annuel moyen était de 0,73%. Ce taux est légèrement plus faible entre 1999 et 2006, avec 0,48%/an.

Strasbourg est par ailleurs l'une des premières villes de France à avoir fusionné la majeure partie de son administration avec celle de la communauté urbaine, fusion motivée en 1966 par un souci d'efficacité et d'économie budgétaire et qui a donné naissance à la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S.). Sur ses 306 km2, elle comptait 451 240 habitants en 1999.

L'aire urbaine de la ville a été évaluée en 1999 à 612 104 habitants sans la partie allemande, ce qui en fait la 9e aire urbaine de France. Avec une moyenne de 0,83% par an entre 1990 et 1999 la croissance de l'aire urbaine de Strasbourg est l'une des plus rapides du nord-est de la France. L'estimation 2008 de l'aire urbaine, ville de Kehl incluse, est de 713 393 habitants.

Strasbourg est une ville jeune puisque les moins de 20 ans représentent près de 24% de la population. Plus de 60% des strasbourgeois ont moins de 40 ans. De fait, les petits ménages (une ou deux personnes) sont largement majoritaires (70,8%). Même si l'écart tend à se résorber, l'espérance de vie en Alsace est légèrement inférieure à la moyenne nationale, et plus particulièrement celle des femmes.

La ville est également très cosmopolite puisqu'elle compte 12,9% d'immigrés. Elle se place donc loin devant les moyennes nationale (5,6%) et régionale (7,2%). La zone d'emploi de Strasbourg compte quant à elle 9,4% d'immigrés. Ils sont essentiellement d'origine maghrébine (25%), turque (13%) et allemande (10%). Les autres immigrés d'origine européenne représentent 31% de cette population. Les nouveaux immigrants originaires d'Europe méditerranéenne et d'Algérie sont de moins en moins nombreux (les italiens étaient majoritaires dans les années 1960). Depuis les années 2000, la majorité des immigrés viennent de Turquie, d'Allemagne et du Maroc. Enfin, la répartition des immigrés est très disparate. Ils représentent près de 40% dans le quartier du Polygone, contre 3,6% dans le quartier des Contades.

Strasbourg est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin. Elle est en outre le siège de l'académie de Strasbourg et de l'archidiocèse de Strasbourg.

Le conseil municipal strasbourgeois compte, en plus du maire et de son délégué, 49 conseillers municipaux et 14 adjoints au maire. Suite aux élections municipales de mars 2008, Roland Ries (PS) devient maire de Strasbourg et succède à Fabienne Keller (UMP). Roland Ries avait déjà occupé cette fonction entre 1997 et 2000 suite à la nomination de Catherine Trautmann (PS) au sein du gouvernement.

Globalement, la gauche et la droite républicaines sont les deux forces politiques majeures à Strasbourg, le centre (Mouvement démocrate, UDF) et les Verts devancent habituellement le Front National et Alsace d'abord dans les urnes. Historiquement, Strasbourg n'a pas d'ancrage politique particulier au sein d'une région qui est pourtant traditionnellement de droite. Avant la seconde guerre mondiale, la ville était majoritairement de gauche, voire d'extrême-gauche avec l'élection de Charles Hueber en 1929. En 1935, la droite prend la tête de la ville avec Charles Frey, qui sera réélu à la fin du conflit, en 1945. Après le long mandat de Pierre Pflimlin qui dirigea la ville entre 1959 et 1983, les forces politiques se sont équilibrées.

Lors des élections présidentielles de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy a remporté 51,08% des suffrages contre 48,92% pour la candidate socialiste Ségolène Royal. Quelques semaines plus tard, lors des élections législatives, le seul député PS d'Alsace est réélu dans la première circonscription (centre de Strasbourg) avec plus de 56% des voix.

Jacques Bigot (PS), maire d'Illkirch-Graffenstaden est le président de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) depuis avril 2008.

Strasbourg possède une capacité d'autofinancement élevée grâce à des performances budgétaires solides. En 2006, la dette représentait 3,2% du budget de fonctionnement, soit 276 euros par habitant. Le taux d'endettement est donc modeste, et pour comparaison l'endettement de la ville de Paris s'élève à 859 euros par habitant. Cependant, la dette a tendance à augmenter du fait d'importants projets d'investissement (TGV Est, tramway, Zénith). Le budget primitif pour l'année 2007 est de 328,3 millions d'euros pour le fonctionnement et de 154,7 millions d'euros pour l'investissement.

La ville de Strasbourg compte sept établissements publics (Hôpitaux universitaires de Strasbourg) qui emploient 11 046 salariés pour un total de 2 540 lits. 83,0% des patients sont d'origine Bas-Rhinoise. Les principaux sites sont l'Hôpital Civil (hôpital pavillonnaire d'une capacité de 889 lits et existant depuis 1398), l'hôpital de Hautepierre (1 021 lits) et l'hôpital de la Robertsau (395 lits). En avril 2008 a été mis en service le Nouvel Hôpital Civil (NHC) d'une capacité de 715 lits et places, il tend à moderniser la prise en charge médicale offerte par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg; plus grand chantier hôspitalier de France, le NHC a été conçu par l'architecte Claude Vasconi. Le budget 2006 des Hôpitaux universitaires de Strasbourg est de 688 millions d'euros et 5,12 millions d'euros sont consacrés à la recherche et à l'innovation.

Outre la tradition hôspitalière strasbougeoise existant depuis le XIVe siècle, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg font partie des pionniers de la télé-chirurgie. En 2001, le chirurgien Jacques Marescaux opère de New York une patiente située à Strasbourg. La création du pôle de compétitivité dédié aux innovations thérapeutiques favorise les synergies entre les hôpitaux de Strasbourg et les entreprises impliquées dans le secteur de la santé. Le pôle compte en effet 27 000 employés en Alsace, répartis dans 300 entreprises dont 22% sont dédiées à la recherche médicale. Strasbourg compte également plusieurs centres de recherche et organismes dédiés à la santé, comme l'institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif (IRCAD), l’institut de Pharmacologie Clinique Roche. (IPCR), l'institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM, dont Strasbourg gère le quart nord-est de la France) et l'institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, fondé par le généticien Pierre Chambon).

Ce pôle de compétitivité à vocation mondiale est implanté au cœur de la Biovalley, un espace tri-national (France, Allemagne, Suisse) très actif dans le domaine de la chimie, de la biologie et des technologies médicales.

Strasbourg dispose en outre de plusieurs cliniques (Adassa, Bethesda, Sainte-Barbe, Sainte-Anne, le Diaconat, …) dont la plus renommée est la Clinique de l'Orangerie.

Le taux de criminalité à Strasbourg est de 99,38 actes pour 1 000 habitants (2006) et est donc sensiblement supérieur à la moyenne nationale (61,03‰). Nonobstant, la ville se place dans la moyenne des grandes villes françaises, à mi-chemin entre les villes du sud comme Montpellier (116,9‰), Nice (119,5‰) et les villes du nord-ouest comme Rennes (83,2‰), Caen (78,2‰) .

Le taux d'élucidation des crimes et délits est de 27,21% soit légèrement sous la moyenne nationale (28,76%) mais dans le peloton de tête des grandes villes de France. Au cours du mandat de Fabienne Keller, les caméras de vidéosurveillance se sont multipliées. Ce dispositif donne lieu à des controverses.

Strasbourg est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Strasbourg et du Bas-Rhin. Elle gère l’aéroport international de Strasbourg-Entzheim. Elle est également le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie d'Alsace et de la Chambre de métiers d'Alsace.

Grâce à son emplacement géographique, Strasbourg a toujours été un lieu de passage pour les biens et les personnes. Au centre de l’Europe, la ville se situe au carrefour d’un axe nord-sud historiquement très utilisé et d’un axe est-ouest. Son emplacement sur le Rhin favorise les échanges par voie fluviale. Comme toute grande ville, le secteur d’activité prédominant est le secteur tertiaire, bien que l’industrie représente encore une part non négligeable des emplois, notamment dans les communes alentour. Strasbourg accueille plusieurs grands sièges sociaux, notamment LIDL-France, le Crédit mutuel, Steelcase et les Brasseries Kronenbourg. La ville possède également deux pôles de compétitivité, l'un à vocation mondiale dédié aux innovations thérapeutiques, l'autre, à vocation nationale, aux véhicules du futur. Ces pôles favorisent l'implantation d'entreprises des secteurs automobile et pharmaceutique.

Le taux de chômage a Strasbourg est, comme dans beaucoup de grandes villes françaises, supérieur à la moyenne nationale. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Pendant longtemps, la ville s'est distinguée par un taux de chômage remarquablement faible, bien aidée par un secteur secondaire dynamique. Cependant, le recul des activités industrielles en France a progressivement réduit l'écart entre les moyennes strasbourgeoise et française. Depuis le chômage baisse mais reste au dessus des niveaux national et régional.

Les activités industrielles à Strasbourg ont pour particularité d'être totalement diversifiées. Elles représentent 14,6% des emplois. Sur les 3 000 entreprises industrielles, plus de 30% sont à capitaux étrangers, notamment allemands et américains. Les trois principaux secteurs sont l’automobile (General Motors, Delphi Corporation, Johnson Controls), l’industrie pharmaceutique (Lilly, Octapharma, Prestwick Chemical, Carex, Boiron) et l’agroalimentaire (les brasseries Fischer et Kronenbourg).

Depuis les années 1990, la création du pôle de compétence Alsace-Biovalley a apporté de nombreux emplois dans l’industrie pharmaceutique. Outre les emplois de recherche créés par les laboratoires universitaires, avec la création de nouveaux centres de recherche comme l’Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire ou l’Institut Clinique de la Souris sur le campus d’Illkirch-Graffenstaden, un certain nombre de multinationales se sont implantées à Strasbourg ou dans sa périphérie. Le point d’orgue de ce développement a été le transfert du siège social d’Aventis à Strasbourg en 2002, mais le rachat de la société par Sanofi-Synthélabo en 2004 a retransféré le siège social du nouveau groupe à Paris.

Le port autonome de Strasbourg et la facilité de transport des marchandises sur le Rhin ont joué un rôle important dans le développement économique de la ville. Avec 8,8 millions de tonnes marchandises en trafic fluvial en 2007, il est le deuxième port fluvial de France après le port de Paris. Aujourd'hui, certains des espaces du port autonome sont des friches industrielles ; les anciens bassins situés près du centre-ville sont ou vont être rapidement revalorisés. Il reste des aciéries de part et d’autre du Rhin, celles du côté français avaient tendance à péricliter avant la remontée du prix de l’acier dans les années 2000 ; celles du côté allemand (groupe BSW - Badische Stahlwerke) se sont muées en micro-aciéries très rentables, embauchant alors beaucoup de travailleurs frontaliers.

L'activité commerciale représente plus de 30 000 emplois à Strasbourg. Deux énormes zones commerciales concentrent l'essentiel de l’activité commerciale : celle de la Vigie au sud et celle de Vendenheim au nord. Le centre-ville rassemble des boutiques de luxe ainsi que la Place des Halles, centre commercial abritant près de 120 boutiques et 8 restaurants. Au Neudorf, un nouveau centre commercial baptisé Rivétoile a ouvert ses portes en octobre 2008.

Strasbourg est l’une des premières places financière et bancaire de France et jouit d'une spécificité importante dans ce domaine. La ville compte dix sièges sociaux de banques (notamment : le Crédit Mutuel, le CIC-CIAL, la Banque populaire d’Alsace, la Caisse d’épargne d’Alsace, le Crédit Foncier et Communal d'Alsace et de Lorraine), cinq salles de marchés et de nombreux établissements étrangers (UBS, Barclays, HSBC, Legal & General, Monte dei Paschi di Siena, etc.). Strasbourg s'est également doté en 1979 du premier World Trade Center de France. Les activités financières emploient plus de 15 000 personnes sur Strasbourg, secteur immobilier inclus.

Le tourisme est une activité importante pour l'Alsace. Le secteur y emploie près de 25 000 personnes dont 8 300 sur Strasbourg. L'arrivée du TGV Est a permis d'enrayer la baisse des activités touristiques qui touchait la région depuis 2004. En revanche, la part des touristes étrangers continue de baisser : ils représentaient 32% en 2007 contre 38 % en 2004. Par ailleurs, les touristes étrangers sont davantage présents l'été (environ 44% des touristes) que l'hiver (environ 26 %). Chaque année, le célèbre marché de Noël (ou Christkindlmärik) ouvert pendant le mois de décembre, draine un nombre considérable de visiteurs, les capacités hôtelières de la ville et de toute la région faisant le plein à cette période. Malheureusement, ces capacités d’accueil sont sous-utilisées le reste de l’année avec un taux d'occupation moyen des chambres de 54,7% contre 60,4% pour la France.

La restauration est très développée à Strasbourg, notamment dans le centre-ville. Tous les types de restaurants sont représentés, depuis les très nombreux döner-kebaps jusqu’aux trois étoiles, en passant par la restauration régionale typique (winstubs et bierstubs).

Le centre historique, la Grande île ou ellipse insulaire, a été classé patrimoine mondial par l’UNESCO en 1988. Strasbourg est également labellisée ville d'art et d'histoire par le ministère de la Culture. Si les vestiges de la ville romaine ont quasiment disparu, Strasbourg conserve en revanche un patrimoine architectural remarquable qui s'étend du Moyen-Âge à aujourd'hui.

Strasbourg abrite de nombreux témoins du Moyen-Âge et de la Renaissance, notamment en son centre historique. Parmi les plus anciens vestiges de la ville, les ponts couverts, construits au XIIIe siècle avaient pour rôle de protéger l'accès fluvial. Le système défensif est revu à plusieurs reprises jusqu'à la fin du XVIe siècle. Les tours visibles encore aujourd'hui sont les dernières des 90 que comptaient les défenses de la ville jusqu'au XIXe siècle. Le barrage Vauban est la suite logique du système défensif des ponts couverts. Écluse fortifiée construite à partir de 1685 par Vauban, ce barrage vise à renforcer les défenses de la ville. Il pouvait servir à inonder l'accès sud de la ville afin de ralentir (voire de stopper) la progression ennemie.

Strasbourg compte aussi de nombreuses maisons à colombages. La Maison Kammerzell est sans doute l'une des plus emblématiques. Construite au XVe siècle, elle prendra son aspect actuel en 1589 suite à d'importants travaux. Cette maison se distingue par sa structure originale: un premier niveau en pierres, puis trois niveaux en bois de type Renaissance rhénane, et enfin trois niveaux de combles. Les ornements extrêmement nombreux et détaillés évoquent l'Antiquité, les cinq sens, le travail des hommes. On retrouve d'autres maisons à colombages dans le quartier de la Petite France. Miraculeusement épargné par les guerres, ce quartier implanté sur l'Ill offre un véritable panorama de la Renaissance rhénane. Les maisons les plus remarquables sont la maison des tanneurs (construite en 1572 et retouchée au début du XVIIe siècle par son propriétaire) et la maison Haderer.

Édifiée en 1358 le long de l'Ill, l'Ancienne Douane est l'un des rares témoins du commerce médiéval de la ville. Détruite par les bombardements de 1944, elle a été restaurée en 1956 et accueille aujourd'hui un restaurant traditionnel ainsi que des expositions temporaires. Toujours le long de l'Ill se trouve l'ancienne boucherie. Construit entre 1586 et 1588, l'édifice en forme de « U » se caractérise par la sobriété de son architecture. Il n'abandonne sa fonction initiale qu'en 1859 et abrite aujourd'hui le musée historique.

Situé au sud du centre historique, l'hôpital civil est édifié à la fin du XIVe siècle. En 1716, un incendie le détruit partiellement. La construction d'un nouvel hôpital (encore visible aujourd'hui) commence dès 1717 sous le contrôle de l'architecte Rodolphe Mollinger. Ses immenses toitures abritent trois étages de greniers. L'édifice est agrandi en 1741. Parmi les rares éléments ayant subsisté à l'incendie du XVIIIe siècle, la cave historique est sans doute le plus remarquable. Construite entre 1393 et 1395, elle est utilisée pour élever le vin servi aux malades. Cette cave abrite notamment un vin blanc de 1472. Ce nectar de plus de 500 ans n'a été servi qu'à trois reprises: en 1576, en 1716 ainsi qu'en 1944 aux libérateurs de la ville.

Sur la place Gutenberg, l'un des plus anciens sites de Strasbourg, se trouve la chambre de commerce et d'industrie. Construit à partir de 1582 sous l'impulsion d'entrepreneurs suisses, le bâtiment est représentatif du style Renaissance. Il fit notamment office d'hôtel de ville. Il a été agrandi en 1867 dans le respect du style originel,.

L'hôtellerie du Corbeau est un autre lieu intéressant. Fermée au XIXe siècle, elle a reçu des hôtes illustres tels que Frédéric le Grand, Jean-Jacques Rousseau ou encore Alexandre Dumas. Le lycée Fustel de Coulanges (anciennement collège royal, lycée impérial et école centrale sous la République), jouxtant la cathédrale, a d'abord été le petit séminaire pour les Jésuites après sa construction en 1685. Mais le lieu est surtout connu pour avoir abrité la première imprimerie de Strasbourg, dans la maison dite zum Thiergarten.

Strasbourg abrite plusieurs témoins de cette époque. L'Aubette, dessinée par l'architecte Jacques François Blondel est édifiée entre 1765 et 1778 dans un style néo-classique sur la place Kléber. Ce bâtiment qui utilise un grès rose très coloré, sert dans un premier temps de corps de garde. Endommagé en 1870, il abrite par la suite le conservatoire de musique. Un important projet de restauration était en cours en 2008. Cet édifice, qui faisait partie d'un plan d'urbanisation ambitieux est le seul à avoir vu le jour.

Le palais des Rohan est lui aussi remarquable. Il est notamment l'un des rares édifices de l'époque à utiliser un grès clair et non rose. Cet ancien palais épiscopal est construit entre 1728 et 1741 par l'architecte royal Robert de Cotte. Sa facade est ornée de nombreuses sculptures que l'on doit à Robert le Lorrain, de personnages religieux ou mythiques. Il accueille aujourd'hui trois musées : le musée archéologique, le musée des beaux-arts et le musée des arts décoratifs. Près de la place Broglie, on retrouve l'hôtel du préfet de région, imaginé par Jean-Pierre Pflug et construit entre 1731 et 1736 à la demande de François Joseph de Klinglin alors prêteur royal de la ville. Il accueille un temps la préfecture du Bas-Rhin. Détruit en 1870 pendant le siège de Strasbourg, il est rapidement restauré. Juste à côté, le bâtiment de l'Opéra (où joue l'Opéra national du Rhin), est édifié entre 1804 et 1821 par l'architecte Villot. Il est partiellement détruit en 1870 à la suite de bombardements allemands. Lors de sa restauration en 1888, la façade arrière est enrichie d'un avant-corps circulaire. Toujours aux abords de la place Broglie se trouve l'ancienne mairie, imaginée par Joseph Massol et achevée en 1736. Sa construction est financée par Régnier III de Hanau-Lichtenberg qui meurt avant la fin des travaux. Le bâtiment devient hôtel de ville en 1806. Aujourd'hui, il est principalement utilisé pour les célébrations de mariage.

Dans le quartier de a Robertsau, le château de Pourtalès est un monument remarquable. Construit au XVIIIe siècle, il a été remanié à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle puis au début du XXe siècle. Les pavillons sont agrandis, un parc à l'anglaise est aménagé, nouveau corps de bâtiment voit le jour. Ce château est aujourd'hui la propriété d'une université américaine, la Schiller International University.

On prétend qu'après les destructions massives de la Seconde Guerre mondiale, c'est à Strasbourg qu'on peut admirer les plus beaux exemples de l'architecture Wilhelmienne, notamment aux alentours de La place de la République.

On y retrouve en effet plusieurs bâtiments caractéristiques comme le Palais du Rhin, un ancien palais impérial construit entre 1883 et 1888 par l'architecte Hermann Eggert dans le plus pur style germanique. Édifié pour accueillir l'empereur lors de ses visites à Strasbourg, il marque le rattachement de la ville à l'Allemagne, et s'inscrit dans un programme de rénovation urbaine de grande ampleur. Il abrite depuis 1920 la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin. Le Théâtre national de Strasbourg, dû aux architectes Hartel et Neckelmann, est un autre bâtiment important. Construit entre 1888 et 1899, il accueille dans un premier temps les sessions de la Délégation régionale. En 1911, il devient le Parlement d'Alsace-Lorraine jusqu'à la fin de la première guerre mondiale . Rattaché depuis 1972 au Ministère de la culture, il est le premier théâtre national implanté en province.

On doit aussi à ces deux architectes la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg de style néo-renaissance, inaugurée en 1895. Elle est aujourd'hui, avec ses trois millions d'ouvrages, la deuxième bibliothèque de France.

Strasbourg abrite d'autres bâtiments publics remarquables construits à la même époque, comme la préfecture (ancien ministère d'Alsace-Lorraine), édifiée en 1911, mais aussi, l'hôtel des Postes dessiné par l'architecte Von Rechenberg dans un style néo-gothique. Édifié entre 1896 et 1899 par l'administration des Postes, ce bâtiment a été partiellement détruit en 1944. Lors de sa reconstruction, on utilisa du grès rose. Il s'agit encore aujourd'hui d'un centre de traitement postal. Les bains municipaux imaginés par Fritz Beblo, construits de 1905 à 1908 s'éloigne des standards d'alors, avec son imposante façade rouge et son style néo-roman. Le Palais de Justice, dû à Skjöld Neckelmann et construit entre 1894 et 1897 est aussi un témoin intéressant de l'époque. À l'instar de la plupart des édifices publiques construits sous l'ère allemande, ce palais utilise un grès gris clair.

Plusieurs bâtiments dédiés à l'enseignement font également partie du patrimoine strasbourgeois, notamment le palais universitaire « Kaiser-Wilhelms-Universität Strassburg » édifié en 1884 sous le contrôle du jeune et talentueux Otto Warth. Il accueille aujourd'hui encore certaines filières universitaires (histoire, histoire de l'art, arts plastiques, théologie) et est considéré comme l'un des plus beaux monuments construits sous l'ère allemande. Le Lycée International des Pontonniers, est un ex-Lycée de Jeunes Filles inauguré en 1904 qui rompt clairement avec les tendances néo-renaissance allemandes.

La ville offre également d'autres bâtiments publics dont l'architecture est caractéristique comme la gare centrale, inaugurée en 1883. Elle est l'un des premiers édifices entrepris après le rattachement de l'Alsace à l'Allemagne. La façade du bâtiment n'a quasiment pas été retouchée, elle est aujourd'hui surmontée d'une cloche de verre. Le bâtiment « Gallia » (« Germania » à sa construction) achevé en 1885 est également typique de la ville et de l'époque. Il a d'abord abrité une compagnie d'assurances. Depuis les années 1920, il est le siège d'associations étudiantes (aujourd'hui le CROUS et l’Association Fédérative Générale des Étudiants de Strasbourg). La caserne Stirn, que l'on doit à l'architecte Von Lilienstern. Construit entre 1884 et 1897, cet édifice est très moderne à l'époque. Il couvre une superficie de 4,0 hectares et peut accueillir trois bataillons d'infanterie. Après la guerre de 1870, Strasbourg devient en effet une base importante de l'armée allemande.

Enfin, la ville offre quelques beaux exemples d'ensembles architecturaux Jugendstil, comme le 22, rue du général Castelnau (architectes F.Lütke et H. Backes), la villa Schützenberger, au 76, allée de la Robertsau (architectes : Berninger & Krafft) ou encore l'hôtel Brion, 22, rue Sleidan (architecte : Auguste Brion).

Strasbourg possède également de nombreux monuments plus contemporains comme le monument aux morts de Strasbourg, œuvre symbolique situé dans une zone qui fut tantôt allemande et tantôt française au gré de l'Histoire. Situé Place de la République et inauguré en 1936 par le Président de la République Albert Lebrun, il porte comme seule inscription « À nos morts » sans mentionner la patrie pour laquelle les soldats sont tombés. La sculpture représente une mère (symbolisant la ville de Strasbourg) tenant sur ses genoux ses deux enfants mourants, l'un allemand et l'autre français. Ils se sont combattus et devant la mort enfin ils se rapprochent. La sculpture a été réalisée par Léon-Ernest Drivier. C'est un des rares Monuments aux morts pacifistes français.

Plusieurs bâtiments modernes sont liés à l'administration européenne. Ainsi, la ville abrite le palais de l'Europe dessiné par l'architecte Henry Bernard et inauguré en 1977. Il abrite le Conseil de l'Europe. Le palais des Droits de l'homme dû à Richard Rogers accueille également depuis 1998 la Cour européenne des droits de l'homme. Le bâtiment épouse le cours de l'Ill, d'où sa forme en arc de cercle. Enfin, le parlement européen que l'on doit au cabinet Architecture Studio est un autre bâtiment remarquable. Inauguré en 1999, il fait suite au sommet d'Édimbourg qui, en 1992, fixe définitivement le siège du parlement européen à Strasbourg. Sa surface totale est de 220 000 m2 pour 60 mètres de hauteur.

L'architecture contemporaine est également marquée par des édifices à vocation culturelle comme le Musée d'Art moderne et contemporain dû à l'architecte Adrien Fainsilber. Inauguré en 1998 il est situé à proximité du barrage Vauban. Plus récemment, le Zénith de Strasbourg, imaginé par Massimiliano Fuksas a été achevé en 2008 après deux ans de travaux. D'autres bâtiments culturels sont intéressant comme la Cité de la musique et de la danse, qui, depuis son inauguration en 2006, est occupée par le pôle des écoles de musique de Strasbourg et principalement par le Conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg. Enfin, la maison de la Radio-Télévision, inaugurée en 1961 et aujourd'hui siège de France 3 Alsace est un édifice qui abrite une mosaïque de 25 mètres de long imaginée par Jean Lurçat et intitulée La Création du monde. Dans le domaine éducatif, on citera l'Escarpe, de l'université Robert-Schuman que l'on doit aux architectes Knecht et Schweitzer et surtout le Pôle européen de gestion et d'économie qui loge dans une ancienne manutention en brique rouge subtilement modernisée.

L'hôtel de région imaginé par le cabinet Chaix et Morel et construit entre 2002 et 2004 dans le quartier du Wacken est également intéressant. Plus controversée, l'immense verrière de 125 mètres de long et de 23 mètres de haut conçue par Jean-Marie Duthilleul recouvre l'ancienne gare historique depuis l'arrivé du TGV-Est.

Côté urbanisme, la Cité-jardin du Stockfeld et la cité ouvrière Ungemach ont été construites au début du XXe siècle selon un concept d'intégration d'un lotissement de logements sociaux dans des espaces verts. La passerelle Mimram, du nom de son architecte Marc Mimram est également une œuvre importante de l'urbanisme de strasbourgeois. Située dans le jardin des Deux Rives et exclusivement piétonne, elle relie Strasbourg à la ville allemande de Kehl. Sa fonction, essentiellement symbolique, traduit la volonté de rapprocher les deux rives du Rhin et donc les deux pays.

Autrefois, la ville méritait le surnom de « ville aux mille églises », avec ses nombreux couvents, congrégations, églises, temples et synagogues. Strasbourg fut d'ailleurs jusqu'au XVIIIe siècle un centre théologique important puisque les principaux acteurs de la Réforme y prêchèrent, notamment Calvin.

Strasbourg est connue notamment pour sa cathédrale. L'édifice se distingue aisément par sa couleur, due à l'utilisation de grès rose, et par sa tour unique. Les travaux commencent, en 1176, par le chœur, le transept et l'abside dans un style qui évoque le roman tardif. La construction de la façade ne débute qu'en 1276 dans un style clairement gothique qui s'apparente à la cathédrale Notre-Dame de Paris, avec notamment deux tours rectangulaires. C'est au cours du XIVe siècle que la cathédrale va prendre progressivement son apparence définitive, avec l'arrivée de nouveaux architectes rhénans. Un beffroi est construit entre les deux tours, l'ensemble formant une immense façade rectangulaire. En 1439, la première tour est achevée . Haute de 142 mètres, elle a fait de la cathédrale de Strasbourg l'édifice le plus haut de la chrétienté entre 1625 et 1847. La seconde ne fut jamais construite, même si plusieurs architectes ont dessiné les plans d'un tel projet au cours des XVe, XVIIe et XIXe siècles. Ces projets n'ont pas abouti d'une part pour des raisons financières mais aussi parce que l'édifice, construit sur un sol instable, risquait de s'effondrer.

La cathédrale de Strasbourg est aussi connue pour son horloge astronomique chef-d'œuvre de l'art et de la science, sa grande rosace de 12 mètres de diamètre et son rayon vert créé par le vitrail de Juda (patriarche) qui se manifeste aux équinoxes lorsque le soleil brille sur la ville. Aussi spectaculaire soit-il, ce rayon n'a pas cependant, selon André Heck, directeur de l'Observatoire astronomique de Strasbourg, de signification particulière : son origine est vraisemblablement accidentelle et très récente. La cathédrale abrite en outre un impressionnant buffet d'orgue de 24 mètres de haut. La Fondation de l'Œuvre Notre-Dame suit et soigne l'édifice depuis 1246.

Strasbourg possède par ailleurs de nombreuses églises historiques qui ont survécu aux guerres et aux destructions que la ville a subies. La plus pittoresque est sans doute l'église Saint-Guillaume. Achevé en 1667, l'ouvrage se distingue en effet par une obliquité flagrante et des vitraux pré-Renaissance. Cette église enferme également un exceptionnel tombeau à gisants du XIVe siècle exécuté par Woelflin de Rouffach. À deux pas se dresse l'église Sainte-Madeleine, détruite par un incendie en 1904, elle conserve le chœur de l'ancienne église conventuelle du XVe siècle ainsi que les restes d'un cloître gothique et de fresques. L'édifice est détruit une seconde fois en 1944 et ne sera reconstruit qu'en 1958. Toujours le long de l'Ill, se dresse également L'église Saint-Nicolas, de style gothique. Sa construction commence en 1381 mais le clocher ne sera édifié qu'en 1585. Cette église protestante est aujourd'hui fermée au culte.

L'église Sainte-Aurélie abrite une nef baroque, un orgue d’André Silbermann et une horloge de Jean-Baptiste Schwilgué. Certains éléments de l'église originelle du XIIe siècle sont encore visibles aujour'hui. Elle a cependant été remaniée à plusieurs reprises, notamment en 1765 (portail principal). Construite non loin du quartier de la Petite France, l'église Saint-Thomas, a été construite à la fin du XIIe siècle. Protestante depuis 1524, elle est d'un type architectural très particulier puisqu'il s'agit d'une église-halle à cinq nefs d'égale hauteur, s'opposant ainsi à la conception basilicale habituelle. Elle conserve dans son chœur le célèbre tombeau du Maréchal de Saxe, dont l'auteur est le sculpteur du XVIIIe siècle Jean-Baptiste Pigalle. Mozart et Albert Schweitzer ont joué sur son orgue Silbermann.

Autre édifice religieux particulier, l'église Saint-Pierre-le-Vieux est constituée de deux édifices perpendiculaires : une église protestante et une église catholique. La partie protestante a été bâtie entre 1381 et 1428 et l'église devient catholique en 1683. De nouveaux aménagements sont entrepris en 1867 et d'autres travaux ont été effectués au début du XXe siècle. L'église Saint-Pierre-le-Jeune protestante, abrite quant à elle un remarquable simultaneum (principe rhénan de tolérance religieuse exprimée dans l'architecture consistant à diviser une église en deux parties, une catholique, une protestante, afin d'éviter les conflits liés à son attribution à l'un ou l'autre culte), un cloître récemment rénové, des fresques du XIVe siècle et une sépulture mérovingienne du VIe siècle. L'édifice est commencé au milieu du XIIe siècle et sera remanié à plusieurs reprises. Devenue catholique en 1681 sous ordre de Louis XIV, l'église sera rendue aux protestants en 1893.

Située à l'intérieur du collège épiscopal Saint-Étienne, l'église Saint-Étienne a été édifiée en 1210. Il ne subsiste aujourd'hui de l'église que le transept et l’abside. La crypte présente les vestiges de la basilique romaine du Ve siècle. L'église Saint-Jean-Baptiste interpelle quant à elle par son architecture très particulière, avec son clocher minuscule et sa toiture immense. Édifiée en 1477 dans un style gothique, elle passe sous le contrôle des chevaliers de Malte en 1687. C'est la dernière église de l'ordre des mendiants subsistant à Strasbourg. Elle est endommagée par des bombardements en 1944 et restaurée vingt ans plus tard.

Le Temple Neuf, édifié en 1260 par les dominicains, est devenue la première paroisse réformée. En effet, dès 1538 cette église devient le lieu de culte des protestants et Jean Calvin y prêchera entre 1538 et 1541. L'édifice est malheureusement détruit lors du siège de Strasbourg, en 1870. Une nouvelle église est construite par l'architecte strasbourgeois Émile Salomon entre 1873 et 1876, dans un style néo-roman. Son clocher culmine à 60 mètres de hauteur. L'église réformée, dite du Bouclier, a elle aussi adopté la Réforme au cours du XVIe siècle.

D'autres églises sont construites sous l'ère allemande, au sein des nouveaux quartiers qui voient le jour. La plus fameuse d'entre-elles est sans doute l'église Saint-Paul, anciennement Evangelische Garnisonskirche (église luthérienne de la garnison). Située avantageusement entre le palais universitaire et la place de la République, elle est jourd'hui dédiée au culte réformé. Cette église aux proportions remarquables a été construite entre 1892 et 1897 dans un style néo-gothique par l'architecte Louis Muller. Ses flèches élancées, hautes de 76 mètres, en font l'église la plus haute de la ville. Le cœur comprend deux loges surélevées réservées à l'empereur et à l'impératrice,.

Plus à l'est se trouve l'église Saint-Maurice. Construite entre 1895 et 1898 dans un style néo-gothique a la particularité d'être visible depuis la place de Haguenau, formant ainsi une longue perspective. L'église Saint-Pierre-le-Jeune est construite au XIXe siècle dans un style totalement opposé, néo-bizantin (notamment la superbe coupole) avec quelques influences romanes. Enfin, elle est construite avec un grès rose particulièrement teinté.

Le Théâtre national de Strasbourg (TNS), est l'un des hauts-lieux culturels de Strasbourg. Descendant du Centre dramatique de l'Est, il obtient son statut de Théâtre national en 1968. Idéalement implanté aux abords de la place de la République, il propose entre 15 et 20 pièces par saison. La programmation laisse une place importante aux œuvres européennes, souvent méconnues du public français. Premier établissement national décentralisé, le TNS est également membre de l'Union des Théâtres de l'Europe dont l'objectif est de développer une action culturelle commune.

Strasbourg abrite d'autres structures, comme le Théâtre Jeune Public, fondé en 1974 par André Pomarat, et qui est spécialisé dans les pièces pour enfants de 4 à 16 ans. Aujourd'hui centre dramatique national, ce théâtre accueille environ 60 000 spectateurs par an. Autre scène de qualité, Le Maillon est un théâtre à la programmation particulièrement contemporaine. Essentiellement basé au Wacken (deux salles : 600 et 150 places) cette institution culturelle dispose aussi d'une salle (en travaux) à Hautepierre - son siège historique. Les scènes du TAPS (Théâtre Actuel - Productions Strasbourgeoises), que l'on retrouve sur le site de la Laiterie (TAPS Gare) et dans le quartier de Neudorf (TAPS Scala) sont gérées par la direction des affaires culturelles de la ville. Enfin, Pôle Sud, scène conventionnée pour la musique et la danse, se situe dans le quartier de la Meinau. Cet lieu peut accueillir 320 spectateurs Le café-théâtre et l'humour sont représentés par le Kafteur ainsi que le Camionneur, tous deux situés dans le quartier de la gare. Le Cube Noir du CREPS, à Koenigshoffen, est davantage tourné vers le théâtre amateur.

L'activité théâtrale de Strasbourg est aussi orientée vers les traditions régionales, avec la Choucrouterie, cabaret de Roger Siffer. Ce petit théâtre de 80 places accueille 20 000 spectateurs chaque année et propose des spectacles humoristiques sur le thème de l'Alsace. Le théâtre alsacien de Strasbourg, crée en 1898 est lui aussi essentiellement dédié aux metteurs en scène épris de théâtre dialectal.

L'Opéra national du Rhin est né de la fusion des opéras municipaux de Colmar, Mulhouse et Strasbourg. Il a obtenu le statut d'opéra national en 1997 et propose plus de 130 représentations par an avec la collaboration de l'orchestre philharmonique de Strasbourg. Fondé en 1855, ce dernier est composé de 110 musiciens et donne plus de 30 concerts par an à Strasbourg. L'orchestre se produit également à l'étranger et a obtenu plusieurs récompenses nationales et internationales. La Cité de la musique et de la danse, dédiée à la musique classique et contemporaine organise régulièrement des concerts.

Les musiques d'aujourd'hui sont également très diffusées grâce à La Laiterie - salle des musiques actuelles. Ce lieu inauguré en 1994 sur une friche industrielle est devenue, malgré sa taille modeste (deux salles : 1 000 et 300 places), un lieu renommé avec 200 concerts et 100 000 spectateurs par an,. Sa programmation est très éclectique. Strasbourg abrite d'autres petites salles, comme le Pôle Sud qui est essentiellement dédié au jazz et à la danse. Le Molodoï, centre autonome jeune crée en 1988, est pour sa part essentiellement tourné vers les musiques alternatives (hip-hop, punk, hardcore). Le Centre Culturel de Neudorf possède une salle de 700 places et accueille spectacles de danse, concerts et meetings politiques. La salle est également équipée d'un bar et offre occasionnellement des services banquet.

La ville compte aussi trois grandes structures. Le palais de la Musique et des Congrès qui s'étend sur 50 000 m2 et abrite notamment deux auditoriums (de 2 000 et 1 100 places), accueille des concerts de musique classique. Il s'y déroule environ 350 manifestations pour 320 000 participants chaque année,. Le Rhenus est l'une des plus vastes salles de concerts de la ville. Ce hall peut accueillir 8 000 spectateurs et couvre 10 932 m2. Il n'est néanmoins pas adapté aux concerts, sa vocation première étant d'accueillir des manifestations sportives et des expositions temporaires. D'où la construction du Zénith Europe à Eckbolsheim. Inauguré en janvier 2008, sa capacité maximale est de 10 000 spectateurs ce qui en fait le plus grand de France .

Dans un domaine plus éducatif, les Percussions de Strasbourg, sont un groupe instrumental créée en 1962 par six percussionnistes et qui se produit régulièrement dans le cadre de manifestations musicales. Les percussions de Strasbourg proposent aussi des cours, des stages et des interventions scolaires.

Strasbourg est également réputée pour la quantité et la variété de ses orgues baroques, néo-classiques, romantiques, germaniques, modernes et éclectiques, dont beaucoup sont classés monument historique. La présence d'organistes réputés comme Marie-Joseph Erb, Albert Schweitzer et Helmut Walcha a contribué au renom des instruments de la ville et a favorisé la restauration des plus anciens de ceux-ci. Plusieurs dynasties de facteurs d'orgues sont représentés dans les églises mais aussi les salles de concert (Palais des Fêtes, ancien Conservatoire, Cité de la musique et de la danse) de Strasbourg : les Silbermann, André et Jean-André, (Église Saint-Thomas, Église Saint-Guillaume, Église Saint-Pierre-le-Jeune protestante, Église Sainte-Aurélie) ; les Schwenkedel, Georges et Curt (Église Saint-Jean) ; les Walther ; les Roethinger, Edmond-Alexandre et Max (Église Sainte Madeleine, Église Saint-Pierre-le-Vieux catholique) ; les Kern, Alfred, Gaston et Daniel (Cathédrale Notre-Dame). D'autres grands noms de la facture d’orgues incluent Joseph Merklin (Temple Neuf, chœur de la Cathédrale Notre-Dame) et Eberhard Friedrich Walcker (Église Saint-Pierre-le-Vieux protestante).

Strasbourg accueille plusieurs festivals musicaux. Le plus ancien d'entre-eux est le Festival de musique de Strasbourg. Créé en 1932 par la Société des amis de la musique de Strasbourg, il est dédié à la musique classique et à l'art lyrique. On doit aussi à cette société le Festival de jazz de Strasbourg, créé en 1987. Le festival Jazzdor réunit lui aussi les passionné de musique jazz. Fondé en 1986, il organise environ 40 concerts à Strasbourg. Le festival produits également des concerts en Allemagne ; à Offenbourg depuis 2002 et à Berlin depuis 2007. Le Festival Musica, ou Festival international des musiques d'aujourd'hui, créé en 1982, réunit plus de 20 000 spectateurs chaque année. En 2007 58 compositeurs ont proposé une centaine d'œuvres contemporaines.

Les musiques actuelles sont représentées essentiellement par Le Festival des Artefacts, créé au début des années 1990. Il se déroule sur plusieurs jours au mois d'avril, au Zénith Europe et à La Laiterie. Au mois de juin se déroule dans divers lieux de l'agglomération, le festival électro-groove et cultures urbaines Contre-Temps. La musique électronique est représentée par les Nuits électroniques de l'Ososphère, qui se déroulent chaque année en septembre à La Laiterie, à la Friche Laiterie et au Molodoï. Enfin l'un des événements de la rentrée culturelle strasbourgeoise, est le festival des Nuits Européennes, investissant la communauté urbaine de Strasbourg en collaborant avec ses institutions culturelles et ses lieux de vie nocturne dans un dialogue constant avec les grandes cités européennes.

Strasbourg accueille plusieurs festivals de danse et de théâtre, dont le festival Nouvelles Strasbourg Danse au mois de mai, qui investit les salles les plus importantes de la ville ainsi que les places et les rues; mais également au mois de juin le festival de théâtre Premières durant lequel de jeunes metteurs en scènes européens présentent leurs premièrs travaux.

La ville possède également une importante structure polyvalente : le parc des expositions du Wacken, qui regroupe quatre halls d'une superficie de 5 200 à 6 000 m2 pour un total 22 000 m2. Il accueille notamment la Foire européenne (1 100 exposants et 220 000 visiteurs par an) et le salon des vignerons indépendants,. Strasbourg organise également la foire européenne d'art contemporain St-art. Créé en 1995, cet évènement accueille 30 000 visiteurs annuels et met l'accent sur l'ouverture européenne puisque près de 50% des 95 galeries sont d'origine européenne.

En matière de cinéma, l'association des Films du Spectre organise depuis 2006, le Spectre Film Festival, un évènement annuel, se déroulant en septembre et consacré au cinéma de genre science fiction, horreur et fantastique.

En septembre 2008, Strasbourg accueille la première édition de la manifestation dédiée au 9ème art, StrasBULLES.

Depuis les années 1990, l'offre culturelle s'est développée et diversifiée. D'abord avec le Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS), inauguré en 1998 et qui expose sur ses 5 500 m2 des œuvres contemporaines de 1870 à nos jours. Puis avec la ré-ouverture du Musée historique, situé dans le bâtiment de l'ancienne boucherie. L'édifice de 1586 nécessitait en effet d'importants travaux de stabilisation. Ce musée est essentiellement axé sur l'histoire urbaine, militaire et économique de la ville. On y découvre notamment une maquette à l'échelle 1/600e de Strasbourg en 1727.

La culture alsacienne est représentée par le Musée alsacien, des arts et traditions populaires. On y découvre notamment la vie rurale alsacienne entre 1750 et 1860 à travers des objets de toutes sortes : mobilier, jouets, documents, couverts et autres ustensiles. Le Musée des Arts Décoratifs, situé dans l'enceinte du Palais des Rohan nous fait également découvrir l'artisanat strasbourgeois du XVIIe siècle sous toutes ses coutures, ainsi que les appartements du palais. Le Palais des Rohan abrite aussi le Musée archéologique, qui propose une importante collection d'objets anciens (de -600 000 à 800 ans après J.C.) découverts en Alsace et le Musée des Beaux-Arts, qui retrace l'histoire de la peinture en Europe. Ce musée propose entre autres de nombreuses œuvres italiennes dont la plus ancienne, de Sandro Botticelli, est datée de 1485. Le cabinet des estampes et dessins, fondé en 1890, abrite quant à lui environ 200 000 œuvres dont les plus anciennes datent du XVe siècle.

Non loin de là, face à la Cathédrale de Strasbourg, le Musée de l'Œuvre Notre-Dame déploie une riche collection d'œuvres anciennes, bien souvent à caractère religieux. On y retrouve notamment l'un des plus anciens vitraux de France, la tête romane de Wissembourg de 1060, ainsi que la statuaire du XIIIe siècle de la Cathédrale.

Plus ludique, le Musée zoologique, rattaché à l'université Louis Pasteur, propose une collection impressionnante d'animaux, parfois rarissimes. Le musée abrite aussi une collection gigantesque d'un million d'insectes. Le musée de minéralogie, lui aussi universitaire, abrite plus de 30 000 minéraux. S'y trouve notamment la deuxième collection de météorites en France (450 échantillons). L'Observatoire astronomique avec son Planétarium est un autre lieu intéressant. Sous sa coupole se cache la troisième lunette astronomique de France après celles de Meudon et de Nice. Le Planétarium propose de nombreuses séances dédiées à la découverte de l'Univers.

Ouvert en 2005, le Vaisseau est un espace de découverte scientifique destiné aux enfants. Il propose au public jeune d'apprendre tout en s'amusant.

Inauguré en novembre 2007, le nouveau Musée Tomi Ungerer - Centre international de l'Illustration présente la collection Tomi Ungerer, donation de l'artiste à sa ville natale. Il est désormais installé à la villa Greiner, à deux pas du centre historique. Ce musée possède un fond de 8 000 dessins originaux et 6 000 jouets anciens.

La Bibliothèque nationale et universitaire (BNUS) est, avec sa collection de 3 millions de volumes la deuxième bibliothèque de France. Elle a été fondée suite aux bombardements de 1870 qui ont détruit l'ancien édifice et les 400 000 ouvrages qu'il abritait. Reconstruite sous l'ère allemande, la bibliothèque obtiendra son statut de bibliothèque nationale en 1926. Selon les chiffres de 2006, elle compte 16 488 lecteurs inscrits dont 64% d'étudiants. La BNUS fait acquisition de 25 000 nouveaux ouvrages chaque année et se modernise profondément (bornes Wi-Fi, mise en ligne de documents). Les domaines favorisés par la BNUS sont l'Europe, l'Allemagne, l'Alsace, l'Antiquité et la religion.

La bibliothèque municipale de Strasbourg (BMS), moins élitiste, propose un fonds de 600 000 documents, dont 120 000 destinés au jeune public et 75 000 CD audio. Bibliothèque de proximité, la BMS compte neuf succursales réparties dans la ville. Elle accueille également des rencontres, des conférences et des ateliers pour enfants. Enfin, la bibliothèque propose le service Bibliobus, un bus équipé comme une bibliothèque et qui s'arrête à certaines heures près des établissements scolaires.

La ville a récemment inauguré la Médiathèque de la Meinau. La Communauté urbaine de Strasbourg a créé deux médiathèques : la médiathèque-Sud basée à Illkirch, et la Médiathèque André-Malraux sur la presqu'île. Deux autres médiathèques sont en projet.

Strasbourg a inspiré quelques auteurs célèbre ou connus.

Gérard de Nerval évoque Strasbourg dans La Lorely, Hippolyte Taine (dans ses Carnets de Voyage) et Stendhal (dans Mémoires d'un touriste). Ils l'ont dépeinte avec moins d'enthousiasme que Goethe (dans Poésie et Vérité) ou Théophile Gautier (dans Loin de Paris). Le chroniqueur Alfred Delvau tint le journal du voyage qu'il fit en 1865 avec Alphonse Daudet. Ils avaient pris le train : "Nous roulons vers Strasbourg à la vitesse qu'on connaît aux trains express. Cette vitesse est brutale." (Du pont des Arts au pont de Kehl, collection Duo, éditions le Grand Miroir, 2005).

Strasbourg est le siège de la chaîne culturelle franco-allemande ARTE depuis 1991 et de France 3 Alsace, qui diffuse notamment un journal en langue alsacienne, le Rund Um. La ville abrite également Alsatic TV et TéléAlsace, créée par le fondateur de Courrier International, Jacques Rosselin. Par ailleurs, Strasbourg accueille l'antenne MEDIA Strasbourg, succursale d'information et d'assistance technique du programme MEDIA de l'Union européenne, ainsi que l'Observatoire européen de l'audiovisuel. La ville concentre l'essentiel des activités audiovisuelles de la région. Le secteur emploie en effet plus de 1 000 personnes à Strasbourg sur les 1 355 en Alsace.

La presse locale est quant à elle dominée par le quotidien régional Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA), fondé en 1877 et dont le siège est à Strasbourg. Ce quotidien fait parti du groupe Est Bourgogne Rhône Alpes. Son tirage quotidien d'environ 200 000 exemplaires fait qu'il devance aisément l'autre journal régional L'Alsace implanté à Mulhouse.

Les quotidiens gratuits Métro et 20 Minutes (qui offre une édition locale) sont diffusés depuis 2005. Le petit format hebdomadaire wik-Strasbourg (anciennement Repères) diffusé gratuitement sur papier et sur internet rapporte les programmations cinéma et culturelle de l'agglomération. Est également diffusé gratuitement dans les cafés et cinémas le mensuel CUT, revue de cinéma, placée sous la parrainage de Gustave Kervern.

La municipalité édite deux mensuels officiels gratuits et distribués dans les boites aux lettres : Strasbourg Magazine et CUS Magazine.

Le 9 mai 2008 est fondé par Daniel Riot le cyberjournal Relatio Europe, anciennement un blog, qui est à la fois webnews, webzine et webrevue. Avec une rédaction, un réseau de contributeurs de talents et des partenariats éditoriaux de qualité, Relatio Europe a pour ambition le renforcement de l’Europe De et A Strasbourg.

L'agglomération de Strasbourg compte 50 salles dans six cinémas. Le centre de la ville est investi par les petits cinémas indépendants à vocation culturelle, notamment l'Odyssée. Ce petit cinéma situé dans les locaux d'un ancien théâtre cinématographique de 1913 propose par ailleurs une bibliothèque dédiée au cinéma (6 000 revues, 2 500 photographies). Strasbourg abrite en son centre deux autres cinémas d'art et d'essai, le Star (4 salles) et le Star Saint-Exupéry (5 salles, appelé Star Saint-Ex). Le Pathé Vox (6 salles) a une offre plus généraliste.

Enfin, on retrouve aux alentours deux multiplexes : le plus grand multiplexe UGC d'Europe (22 salles, 5 100 places, un écran de 23,5 mètres) situé dans le quartier de Neudorf et un multiplexe Pathé (12 salles, 2750 places) situé dans la commune périphérique de Brumath à une quinzaine de kilomètres au nord de Strasbourg.

L'arrivée des multiplexes de cinéma a entraîné le déclin des salles en centre-ville, plus particulièrement dans la rue du Vieux Marché aux Vins: le Pathé Club a fermé ses portes en 1999, le Méliès en 2000, et enfin l'ancien UGC Capitole situé rue du 22 novembre en 2003. On trouvait également avant cela un cinéma dans le quartier du Neudorf, Le Scala, aujourd'hui reconverti en théâtre.

La ville comptait quelques restaurants "étoilés" (macarons Michelin) début 2009. Dont un "deux étoiles", le Crocodile, établissement de renommée internationale que son chef et proprétaire, Émile Jung, devait en principe céder en 2009. Ce grand cuisinier avait été à l'origine d'une manifestation considérable dénommée avec humour Food Culture, lancée avec l'appui de la municipalité, de diverses autorités touristiques et du Comité interprofessionnel des vins d'Alsace en 2008.

Strasbourg rivalisa un certain temps avec Lyon, avec laquelle elle était souvent comparée dans les chroniques gastronomiques, mais est maintenant distancée dans le "Guide Rouge". Antoine Westermann, qui conserva les trois macarons du Buerehiesel tant qu'il était présent, l'a quitté pour Drouant, à Paris. Son fils a repris cette demeure au cachet certain (une ancienne ferme, remontée au parc de l'Orangerie) et a récupéré un macaron rapidement.

Strasbourg fut longtemps célèbres pour ses winstubs, "bistrots à vins (d'Alsace)" typés et conviviaux. Cela en partie grâce à des personnages tels qu'Yvonne Haller, dont la personnalité marqua longuement un établissement de caractère, toujours existant et fréquenté : Chez Yvonne, dont le nom alsacien est S'Burjerstuewel. Le Clou, d'ancienne notoriété, le Fink'Stuebel et quelques autres établissements perpétuent la tradition, bien que les touristes y soient souvent plus nombreux que les Strasbourgeois. L'Ami Schutz, dans le secteur ultra-touristique des Ponts-Couverts, a un caractère winstub, bien que son enseigne évoque la bière en perpétuant le nom d'une brasserie disparue (Schutzenberger).

Au Pont du Corbeau, près du Musée alsacien, garde un répertoire terroir-winstub.

Deux restaurants de renom sont installés dans des maisons historiques célèbres : la Maison Kammerzell, qui avait été reprise par Guy-Pierre Baumann (le créateur de la choucroute au poisson), à la fin des années 1960, et la Maison des Tanneurs.

Ville de winstubs plus que de "brasseries alsaciennes", Strasbourg n'affiche pas spécialement une culture de la bière (Kronenbourg, implanté à Obernai, garde le nom du quartier de ses origines, mais ne revendique guère son '"alsacianité" ; la disparition de l'affaire familiale Schutzenberger, à Schiltigheim, a entraîné la fermeture de la Brasserie Schutz, pour laquelle de gros investissement avaient été faits au cœur de Strasbourg). Les restaurants-brasserie existants ne se différencient pas de ceux d'autres régions.

L'alsacien est la deuxième langue régionale de France après l'occitan. Elle est un ensemble de dialectes germaniques de la famille des langues alémaniques. Comme pour tout dialecte, l’orthographe n’est pas fixée car la prononciation en particulier varie d’un secteur à l’autre, voire d’un village à l’autre. Ainsi, les différences phonologiques, et dans une moindre mesure morphologiques, entre les parlers du nord au sud de l'Alsace sont importantes. Le lexique alsacien ayant, pour des raisons historiques, été limité, le dialecte emprunte beaucoup à l'allemand et au français.

Le dialecte est parlé par 500 000 Alsaciens, soit 39 % de la population. Comme la plupart des dialectes régionaux, l'alsacien est également de moins en moins parlé par les jeunes générations. Seuls 22 % des Alsaciens de moins de 25 ans pratiquent le dialecte ; une proportion qui chute à 15 % si l'on tient compte uniquement des grande villes (Strasbourg, Colmar et Mulhouse), la pratique de l'alsacien se faisant de plus en plus rare dans les grandes agglomérations. En revanche, environ 60 % des plus de 60 ans parlent le dialecte, le décrochage se faisant chez les personnes nées après 1945.

Autre spécificité, l'allemand est pratiqué par 16,2 % des Alsaciens contre 1,8 % au niveau national.

Plusieurs personnalités sont nées à Strasbourg, comme le général napoléonien Jean-Baptiste Kléber, le peintre Gustave Doré ou l'illustrateur Tomi Ungerer. D'autres personnalités, plus actuelles sont nées dans la capitale alsacienne, notamment l'ancienne ministre de la culture Catherine Trautmann, l'écrivain Eliette Abécassis et l'acteur Claude Rich.

La ville a également accueilli de grands personnages historiques comme Johannes Gutenberg qui résidera plus de dix ans à Strasbourg. Il y conçu en partie l'impression à caractères mobiles. De nombreux humanistes et propagateurs de la Réforme s'installèrent à Strasbourg, notamment Didier Érasme et Jean Calvin. Après le passage de Goethe qui suivit des études de droit et y élabora sa pensée, Strasbourg accueille Rouget de Lisle qui composera la Marseillaise.

Le XIXe siècle verra passer d'autres personnalités comme Victor Hugo, Louis Pasteur et Albert Schweitzer. Plus récemment, la dessinatrice Marjane Satrapi, le compositeur Jean-Louis Agobet et le rappeur et compositeur Abd al Malik ont également vécu à Strasbourg.

La deuxième moitié du XXe siècle restera marquée par Pierre Pflimlin et Germain Muller, le permier pour avoir défendu la cause alsacienne et strasbourgeoise tout au long de sa vie politique et le second pour avoir réconcilié les alsaciens avec leur passé récent.

Plusieurs groupes de la scène musicale française actuelle, comme le Weepers Circus ou LéOparleur, sont basés à Strasbourg.

Strasbourg est le siège d'un évêque depuis le IVe siècle. Depuis 1988, la ville a été élevée au rang d'archidiocèse.

La ville se caractérise, de part son histoire, par une forte implantation protestante. Strasbourg est, encore aujourd'hui, la seule ville de France à posséder une faculté de théologie protestante et catholique intégrée à son système d'enseignement public (dû au statut particulier du droit local, qui maintient le régime concordataire pour les religions protestante et catholique, et plus récemment, la religion juive). L'unité d'enseignement de théologie protestante est également, depuis toujours, une formation privée pour les élites intellectuelles de la ville. Ainsi, Catherine Trautmann, ancien maire socialiste de la ville, y a fait ses études de premier cycle.

Un certain nombre d'églises orthodoxes y sont représentées, notamment de rite byzantin : églises serbe, russe, bulgare, roumaine, grecque.

Strasbourg compte une importante communauté juive avec environ 2 000 familles, dont 60% d'Ashkénazes. Les juifs furent pourtant bannis de Strasbourg durant plus de quatre siècles (de 1389 à 1789), époque où ils s'installèrent dans les villages et petites villes des environs. Au XIXe siècle, l'Alsace était la région où habitait le plus grand nombre de français de confession hébraïque. La ville est dotée de plusieurs synagogues, dont la vaste Synagogue de la Paix, d'une clinique privée (la clinique Adassa), d'un hospice pour seniors (le foyer Élisa) ainsi que de plusieurs écoles et établissements secondaires (école Akiba, école Yehouda Halévi, l'ORT) gérés par la communauté juive.

Enfin, la ville a également de forts liens avec le bouddhisme. Ainsi, l'association France Tibet Libre et le Lycée international des Pontonniers ont-ils organisés la venue du Dalaï Lama, dans les années 1980, et des échanges réguliers avec des moines bouddhistes sont maintenus.

Les autorités religieuses de Strasbourg sont l'archevêque, Mgr Jean-Pierre Grallet, le grand rabbin M. René Gutman, le président de l'Église protestante et le président du culte musulman du Bas-Rhin, M. Mohamed Lathay.

Dès l'origine, Strasbourg doit son nom à sa position ­ « à la croisée des chemins ». Encore aujourd'hui, la ville bénéficie d'une situation géographique privilégiée qui en fait un important carrefour européen, à l'intersection de quelques-uns des principaux axes de communication du continent.

Le réseau moderne du tramway strasbourgeois, inauguré en 1994 et exploité par la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS), est aujourd'hui le plus étendu de France avec près de 70 stations et 53 kilomètres de lignes. Le maillage du réseau (seul réseau maillé de France) permet d'utiliser un tronçon pour plusieurs lignes. La capacité de transport est de 300 000 passagers par jour. Une nouvelle extension, programmée à l'horizon 2010, doit permettre de relier la vallée de la Bruche et le piémont des Vosges via un tram-train desservant notamment l'aéroport de Strasbourg Entzheim dont la station doit être reconstruite près de l'aérogare, ainsi que les villes de Molsheim, Rosheim, Obernai et Barr. À moyen terme, la ligne A se prolongera vers le Zénith Europe et au Sud vers le cœur d'Illkirch, la ligne D devrait atteindre Kehl en Allemagne.

Par ailleurs, un réseau de bus, également exploité par la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS) dessert l'ensemble de l'agglomération strasbourgeoise. Avec ses 320 kilomètres de lignes, il offre un maillage dense sur l'ensemble du territoire de la CUS et poussant même jusqu’à la gare de Kehl en Allemagne. Réorganisé avec l'arrivée du tram et autour de celui-ci, il compte aujourd'hui 30 lignes urbaines et 11 interurbaines.

L'ensemble du réseau de la CTS (tram et bus) transporte 85 millions de voyageurs par an et parcourt 14,5 millions de kilomètres chaque année.

Strasbourg possède le premier réseau cyclable de France et l'un des plus important d'Europe avec 474 kilomètres de pistes en 2006. Depuis 2001, 76 kilomètres de pistes ont été construites. Ce réseau se démarque également par sa qualité, avec une signalétique forte, peu de pistes cyclables en bord de routes. Il est relié au réseau allemand par le pont Pierre Pflimlin. On notera également l'existence d'une piste européenne transfrontalière de près de 60 kilomètres de long qui relie Molsheim à Offenbourg via Strasbourg. Une autre piste de longueur similaire longe le canal de la Marne au Rhin jusqu’à Saverne, et même Lutzelbourg à proximité du Plan incliné de Saint-Louis-Arzviller.

La ville s'est dotée d'infrastructures adaptées avec la mise en place de plus de 3 300 arceaux entre 2002 et 2007. Strasbourg compte également plusieurs parkings à vélos répartis en son centre. Le plus grand d'entre-eux, couvert et sécurisé, est situé près de la gare et compte 850 places. La ville propose en outre le système vélocation qui permet de louer un vélo ponctuellement (demi-journée) ou mensuellement. D'autres services comme l'installation d'un siège pour enfants, ou encore le forfait vélo parlant destiné aux touristes sont proposés.

Strasbourg se situe sur un axe est-ouest qui la relie d'une part à Paris via Reims et Nancy/Metz (A4/RN4) et d'autre part à Munich via Stuttgart (E52). La ville est également placée sur un axe nord-sud qui la relie d'une part au sud de la France via Lyon (A6, A7) et d'autre part à Francfort-sur-le-Main via Karlsruhe (E35). Strasbourg est par ailleurs reliée à l'Allemagne par deux ponts : le pont de l'Europe, situé à l'est de la ville et le pont Pflimlin situé dans l'agglomération sud qui permet une meilleure desserte des villes d'Offenbourg et de Fribourg.

Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, Strasbourg voit son agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à deux fois trois voies (deux fois quatre voies sur un court tronçon prolongeant un tronçon surélevé condamné à rester en deux fois deux voies), et ce à moins d'un kilomètre du centre-ville. Il en résulte de fortes nuisances dans certains quartiers (Gare, Cronenbourg). L'autoroute A 35, avec environ de 170 000 véhicules/jour à hauteur de Cronenbourg, est en effet la plus saturée de France après le périphérique parisien. Entre 1990 et 2000, le trafic a en outre augmenté de 40 %.

D'où le projet de construction d'une nouvelle autoroute de deux fois deux voies, dite grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg qui est en cours de réalisation. Il a pour objectif de capter le trafic de transit nord-sud et de délester la rocade ouest. Il permettra une réduction de la pollution et des nuisances sonores à proximité de la ville. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hoerdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 40 000 véhicules par jour. Les estimations de la DDE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic. Le projet a de nombreux opposants qui craignent un effet d´aspirateur du trafic nord-sud européen et un accroissement des nuisances.

Strasbourg est l'une des étapes de la « Magistrale européenne », principal axe ouest-est de l'Europe, de Paris à Budapest (soit le trajet de l'actuel Orient-Express), qui doit à long terme devenir la LGV Est européenne. La première étape reliant Paris-Est à Strasbourg a été mise en service le 10 juin 2007, ramenant le temps de trajet vers Paris de 4 heures à 2 heures 20. Le début des travaux de la seconde phase entre Baudrecourt et Vendenheim est prévu en 2010 pour un achèvement en 2015. Le temps de parcours entre Paris et Strasbourg sera alors de 1 heure 50.

Par ailleurs, l'agglomération, par l'intermédiaire de la gare de Kehl, se situe également sur l'un des principaux axes nord-sud, de Hambourg à Milan via Francfort et Bâle. L'ouverture du TGV Rhin-Rhône à l'horizon 2012 devrait la placer sur un deuxième axe à grande vitesse entre mer du Nord et Méditerranée.

Le trafic de la gare de Strasbourg était d'environ 35 000 passagers par jour en 2006 mais l'arrivée du TGV Est a porté ce chiffre à 55 000 passagers. La gare est prévue pour accueillir 50 TGV par jour (au départ et à destination de Strasbourg). La plupart des grandes villes sont desservies directement : Lyon (4 h 38), Marseille (6 h 32), Bordeaux (6 h 45), Nantes (5 h 10), Rennes (5 h 15), Lille (3 h 20).

Strasbourg a été fondée sur l'Ill et les activités batelières y ont toujours été très importantes vu la densité du réseau hydrographique. Aujourd'hui on compte plus de 650 000 visiteurs annuels sur les bateaux-omnibus et la ville est également un haut lieu du tourisme fluvial, sur le canal de la Marne au Rhin, et surtout sur le Rhin. CroisiEurope, numéro un du secteur, y a d'ailleurs son siège.

La ville possède également d'importantes installations portuaires sur le Rhin, qui constitue la première voie navigable d'Europe et le premier fleuve commercial du monde. En 1920, le siège de la Commission Centrale pour la Navigation du Rhin (voir supra, « autres institutions européennes ») fut transféré de Mannheim à Strasbourg et logée dans l'ancien palais impérial, rebaptisé Palais du Rhin. Le port autonome de Strasbourg est le deuxième port fluvial de France et le quatrième européen (après Duisbourg, Paris et Liège) avec en 2007 8,8 millions de tonnes de fret de trafic fluvial.

L'aéroport international de Strasbourg, situé à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de la ville, à Entzheim, est le dixième de France par le nombre de passagers. Son trafic s'est stabilisé depuis 1996, oscillant autour de 2,0 millions de passagers annuels (avec un pic à 2,2 millions en 1999). Toutefois, l'arrivée du TGV-Est a provoqué une baisse de 14,8 % du trafic, le nombre de passagers s'établissant à 1,73 millions sur l'année 2007. L'aéroport de Strasbourg souffre également de la proximité des aéroports de Bâle-Mulhouse (137 kilomètres), de Stuttgart (149 kilomètres) et de Francfort (175 kilomètres). Une cinquantaine de destinations sont desservies, essentiellement en Europe. Une navette effectue la liaison avec la station Baggersee du tram en attendant la liaison directe par le tram-train.

Pour les vols long courrier, un service de bus réguliers effectue la liaison avec l'aéroport de Francfort qui est l'un des principaux hubs européens avec plus de 300 destinations autour du monde. Les anciennes bases aériennes canadiennes de Lahr (durant les travaux à Entzheim en 2000) et Söllingen (qui accueille Ryanair contraint de quitter Entzheim par Air France) servent également d'aéroport de complément.

Pour l'année 2004-2005, la ville comptait 128 écoles maternelles (17 325 élèves), 116 écoles élémentaires (26 842 élèves) et 43 collèges (21 655 élèves). Strasbourg comptait aussi 18 731 lycéens répartis dans 38 établissements.

À la rentrée 2008, la première école européenne de France est inaugurée à Strasbourg, accueillant une école maternelle et les deux premières années du cycle primaire et secondaire; elle est destiné en priorité aux enfants du personnel des institutions européennes siégeant à Strasbourg..

Le lycée Kléber, est l'un des établissements les plus réputés. Fondé en 1871 et reconstruit entre 1955 et 1959, il est aussi l'un des plus grands établissements publics d'Alsace. Il accueille chaque année plus de 2 000 élèves dont 900 étudiants en classes préparatoires. Le taux de réussite au baccalauréat oscille entre 90 % et 94 % suivant les années, dont 45 % de mentions. Le lycée Kléber dispose de plus de 250 chambres d'étudiants individuelles.

Le lycée international des Pontonniers est une ancienne école de jeunes filles fondée en 1815. Il occupe un édifice du tout début du XXe siècle et propose un enseignement résolument tourné vers l'international et les activités artistiques (théâtre, histoire des arts). Son taux de réussite au baccalauréat était de 100 % en 2006 et de 99,6 % en 2007. Le lycée international est par ailleurs le dixième mieux coté de France.

Le lycée Fustel-de-Coulanges, situé en plein cœur de Strasbourg, jouxte la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. C'est l'ancien Collège Royal de Jésuites construit en 1685 par Louis XIV quand la ville de Strasbourg est devenue française. C'est l'un des 39 lycées impériaux que Napoléon Ier crée en 1804. Il accueille des classes du second cycle, de la seconde à la terminale, ainsi que des classes préparatoires aux grandes écoles littéraires. Le lycée est d’ailleurs l’un des trois lycées de France préparant à l’École des Chartes, sections classique et moderne.

Par ailleurs Strasbourg accueille le plus grand établissement privé protestant de France, le pôle Comenius qui regroupe les classes de la première section de maternelle à la Terminale. Cette école est le résultat de la fusion entre les lycées Gymnase Jean-Sturm et Lucie-Berger.

Avec plus de 53 500 étudiants, Strasbourg est une ville étudiante importante. Mais elle est surtout résolument tournée vers l'international. En effet, plus d'un étudiant sur cinq n'est pas de nationalité française (21,9% des étudiants universitaires en 2005), près de la moitié d'entre eux étant originaires d'Europe. Un tiers de ces étrangers vient d'Afrique. Au total, ce sont plus de 100 nationalités qui sont représentées. 96 % des étudiants sont localisés à Strasbourg (75 % à elle seule) et Mulhouse. Viennent ensuite par ordre décroissant Illkirch, Colmar, Schiltigheim et Haguenau.

Les étudiants en Alsace sont majoritairement des filles : elles représentent 56 % des inscrits. Elles sont sur-représentées dans les langues (73 %), les lettres et arts (69 %) ou encore le droit et Sciences-Po (63 %). En revanche, dans les sciences dites « dures », elles n'y sont plus que 26 %. Près de 70 % des étudiants en Alsace ont obtenu leur bac dans la région (et même 78 % à l'UHA qui a un recrutement clairement plus local).

L’origine de l’Université de Strasbourg remonte à 1538, avec la création d’un gymnase protestant, transformé en académie en 1566 par l’empereur Maximilien II, puis en université luthérienne en 1621. Après le rattachement de Strasbourg à la France, Louis XIV transfère en 1702 dans la ville l’ancienne académie catholique de Molsheim, qui devient université épiscopale. La Révolution supprime les anciennes structures, d’obédience religieuse, et les remplace par deux écoles spécialisées : l’école de santé en 1794, qui deviendra école de médecine en 1802, et l’école d’accouchement en 1796. En 1803, Napoléon met sur pied un enseignement universitaire cohérent fondé sur des facultés et entretenu par l’État. L’université impériale perdurera jusqu’en 1870 et s’illustrera par des savants tels que Fustel de Coulanges, Louis Pasteur ou encore Charles Frédéric Gerhardt, inventeur de l’aspirine.

Après la défaite de 1870, l’Alsace et une partie de la Lorraine sont annexées à l’empire allemand. Un décret impérial de 1871 crée à Strasbourg la « Kaiser Wilhelm Universität ». Ville universitaire frontière, Strasbourg occupe alors, entre France et Allemagne, une place originale liée à la situation d'une région qui va être disputée lors de trois guerres, et va passer à quatre reprises, en 75 ans, d'une appartenance nationale à une autre. La volonté politique des gouvernements successifs, allemands et français, d'ancrer l'Alsace dans leurs espaces respectifs les conduit à investir Strasbourg en tant que pôle scientifique et universitaire. Dès la création de l'université allemande, un ensemble complet de nouveaux bâtiments sont érigés en quelques années et l'Université est dotée de 124 postes d'enseignants, dont 62 professeurs en chaire, alors que Berlin et Leipzig n’en comptent à l'époque que 102. Après 1918, la reconstitution d'une université française passe par la création de 150 postes de professeurs et de maîtres de conférences, ce qui fait de Strasbourg une université mieux dotée que la plupart des autres universités hors Paris.

Ces enjeux ont particulièrement marqué, davantage que d'autres disciplines, les sciences sociales naissantes de l'époque. La chaire de sociologie qui est occupée jusqu'en 1918 par Georg Simmel, un père fondateur de la discipline côté allemand, est maintenue après la guerre de sorte que, jusqu'en 1945, Strasbourg est la seule autre université en France, avec la Sorbonne, à bénéficier d'un enseignement de chaire professorale en sociologie. Le poste est occupé successivement par Maurice Halbwachs et Georges Gurvitch.

L'Université Louis Pasteur (ULP) - Strasbourg I (sciences), meilleure université française de province selon le classement de Shanghaï et quatrième française qui couvre l'ensemble des domaines scientifiques, de la médecine aux sciences économiques en passant par la physique-chimie. Cette université dépense 11,8 millions d'euros dans des contrats de recherche et compte 1 162 enseignants-chercheurs sur un total de 1 444 enseignants. Son budget total pour l'année 2003 s'élève à 205,25 millions d'euros.

L'Université Marc Bloch (UMB) - Strasbourg II (nommée auparavant Université des sciences humaines de Strasbourg, USHS) dont les filières sont essentiellement consacrées aux sciences humaines et sociales. Cette université regroupe 511 enseignants dont 389 enseignants-chercheurs. Son budget 2003 est de 45,40 millions d'euros.

L'Université Robert Schuman (URS) - Strasbourg III (droit, sciences politiques, gestion) qui est dédiée aux sciences politiques et juridiques. Elle compte 386 enseignants dont 278 enseignants-chercheurs pour un budget 2003 de 38,88 millions d'euros.

Les université strasbourgeoises sont regroupées au sein du Pôle universitaire européen qui forme, avec celles de Mulhouse, Colmar, Bâle, Fribourg et Karlsruhe, la Confédération européenne des universités du Rhin supérieur (EUCOR). Elles font partie des 20 futures universités automones de France. Le 1er janvier 2009, ces trois entités fusionneront pour constituer l'Université de Strasbourg.

Créé en 1919, l'Institut européen d'études commerciales supérieures (IECS) est une école supérieure de commerce tournée vers l'international (cursus grande école de trois ans, dont un à l'étranger) et membre de la conférence des grandes écoles. L'IECS est à l'origine du réseau HERMES, projet coopératif basé sur le principe du double diplôme. L'IECS publie par ailleurs le Strassbuch, guide gratuit des bonnes adresses de Strasbourg réactualisé chaque année. L'Institut supérieur européen de gestion (ISEG) est également implanté à Strasbourg. L'enseignement dispensé est spécialisé dans les Sports et loisirs.

Strasbourg abrite plusieurs écoles d'ingénieurs, notamment l'institut national des sciences appliquées (INSA) de Strasbourg (anciennement ENSAIS, École nationale des arts et industries de Strasbourg). La ville bénéficie par ailleurs d'une spécialisation dans les secteurs de la chimie, des biotechnologies et de l'environnement avec l'école européenne de chimie, polymères et matériaux (ECPM), l'école nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (ENGEES), l'école supérieure de biotechnologie de Strasbourg (ESBS) et l'École et observatoire des sciences de la Terre (EOST). Enfin, la physique est représentée par l'école nationale supérieure de physique de Strasbourg (ENSPS).

Créée en 1921, l'École Hôtelière de Strasbourg connut plusieurs dénominations et changements depuis sa création. Elle est aujourd'hui installée aux portes de Strasbourg à Illkirch-Graffenstaden, s'appelle "Lycée des Métiers de l'Hôtellerie et du Tourisme Alexandre Dumas" et offre des formations à plusieurs niveaux (CAP cuisine et Service, BEP, BTH, BTS).

Depuis 1992, Strasbourg accueille les étudiants de l'École nationale d'administration (ENA) sous l'impulsion d'Édith Cresson. Si les cours sont répartis entre Paris et Strasbourg, l'essentiel des formations de l'ENA est actuellement dispensé dans les locaux de la capitale alsacienne. La ville abrite d'autres établissements spécialisés dans les fonctions politiques et géopolitiques, notamment l'Institut d'études politiques (IEP) de Strasbourg, l'institut national d'études territoriales (INET) et le Centre universitaire d'enseignement du journalisme (CUEJ). Enfin, Strasbourg accueille deux universités étrangères : l'université anglo-saxonne spécialisée dans le domaine spatial, l'International Space University (ISU) et la Schiller International University.

Les arts graphiques sont représentés par l'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg (ESAD) et l'Institut Supérieur des Arts Appliqués (LISAA) et l'école nationale supérieure d'architecture de Strasbourg (ENSAS). Enfin, l'école supérieure d'art dramatique, implantée au sein du Théâtre national de Strasbourg, assure une formation théâtrale de grande qualité..

Avec plus de 73 300 licenciés (soit 26,9 % de la population) répartis dans 220 clubs, Strasbourg est une ville résolument tournée vers le sport et dotée d'un équipement de qualité. La ville abrite 27 stades (dont le stade de la Meinau), 46 gymnases, 7 piscines et une patinoire de 1 500 places. De plus en 2003 a été inauguré le Rhénus Sport, un hall à vocation sportive d'une capacité de 8 000 places (6 200 places assises). Un projet de nouveau stade d'une capacité de 45 000 places baptisé Eurostadium est à l'étude, sa livraison est prévue pour 2014.

La plupart des sports sont représentés dans l'agglomération tandis que la proximité du massif des Vosges permet la pratique du ski en hiver.

Selon le classement du journal L'Équipe, Strasbourg est la sixième ville sportive de France. La part du budget des sports s'élève à 6,3 %, soit 111 euros par habitant. La ville propose aux seniors des activités sportives gratuites.

Strasbourg a par ailleurs déposé sa candidature au Championnat d'Europe de football de 2016.

Strasbourg abrite plusieurs clubs de renommée nationale. En football d'abord, avec le Racing Club de Strasbourg qui joue en ligue 2. Ce club, fondé en 1906 est basé au Stade de la Meinau. En basket-ball, avec le club Strasbourg Illkirch-Graffenstaden Basket qui évolue en Pro A. En hockey sur glace, avec l'Étoile noire participe au championnat de Ligue Magnus, élite du hockey français. L'équipe évolue dans la nouvelle patinoire de l'Iceberg.

D'autres sports sont représentés au niveau national comme le handball avec l'équipe de la Robertsau qui est l'unique représentant de la ville au niveau national après la rétrogradation financière du Racing. Le water-polo est représenté par la SNS qui évolue au sein de la division Élite. Elle compte également dans ses rangs des nageurs de niveau national. En badminton, la ville est représentée par trois clubs évoluant en Nationale 1 : l'ASPTT, la Robertsau et le CEBA (champion de France en 1993). En rugby, le Racing Club de Strasbourg rugby évolue en Fédérale 2.

Les Kangourous de Strasbourg représentent le football australien, un sport encore peu connu en France. En 2006, l'équipe a participé au championnat d'Allemagne et décroché la cinquième place.

Jusqu'en 2008, Strasbourg accueillait au mois de mai les Internationaux féminins de Strasbourg, ce tournoi de tennis était le deuxième du circuit féminin après l'Open de Paris. Également au mois de mai, la ville organise les Courses de Strasbourg-Europe au cours desquelles a lieu le semi-marathon dont le parcours traverse en partie la ville allemande voisine de Kehl. Enfin, Strasbourg est régulièrement traversée par le tour de France.

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Strasbourg Alsace Basket Club

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Le Strasbourg Alsace Basket Club (anciennement Racing Club de Strasbourg) est un club féminin français de basket-ball basé dans la ville de Strasbourg. Il évolue actuellement en nationale féminine 1, deuxième division du championnat de France.

Le club était l'une des nombreuses sections du Racing Club de Strasbourg. En 2008 le club sort du giron du club omnisports et change de dénomination.

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Communauté urbaine de Strasbourg

La communauté urbaine de Strasbourg, couramment appelée CUS, est une structure intercommunale française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace. Son président est Jacques Bigot, maire d'Illkirch-Graffenstaden.

Depuis 1967, Strasbourg est le centre d'une communauté urbaine.

Depuis 1972, les services de l'administration de la ville de Strasbourg et de la CUS sont regroupés en une administration unique dont les effectifs s'élèvent en 2002 à 7 090 agents.

La CUS comptait 452 609 habitants au recensement de 1999. Aux dernier recensement de 2006, Strasbourg comptait à elle seule 272 975 habitants, soit environ 60% de la population totale.

Les premières bases d'un district européen (eurodistrict), qui pourrait à terme aboutir à une administration commune concernant les 860 000 résidents de la communauté urbaine de Strasbourg et de l'Ortenau, ont été mises en place en octobre 2005 sous la forme allégée d'un accord pour coordonner et mettre en place des projets communs (transport, urbanisme, éducation, santé, formalités administratives…).

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Source : Wikipedia