Stade francais Paris
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Stade français Paris rugby
Le Stade français Paris est un club de rugby à XV français basé à Paris. Il est issu de la fusion de la section rugby du Stade français et de celle du CASG Paris (Club athlétique des sports généraux). Treize fois champion de France (1893, 1894, 1895, 1897, 1898, 1901, 1903, 1908, 1998, 2000, 2003, 2004, 2007), il participe actuellement au Top 14.
Le Stade français est une institution sportive fondée en 1883 (ou 1887, selon les sources) par des élèves du lycée Saint-Louis, boulevard Saint-Michel à Paris. Il s'agit alors de faire du sport, notamment de la course à pied, mais rapidement, certains lycéens s'intéressent à ce « rugby football » pratiqué par des étudiants britanniques de Paris, et qui devient la discipline phare du club. Évidemment vu ses conditions de création, le Stade « français » n'est, à ses débuts, pas un club populaire. En effet, les lycées ont alors un recrutement fortement bourgeois et surtout aristocratique, comme le montrent les compositions d'équipes de l'époque (sept nobles jouent la première finale du championnat, 4 côté Racing club de France, 3 côté Stade français), ce qui explique sans doute en partie cet engouement pour une discipline pratiquée par les Britanniques de la bonne société qu'il était de bon ton d'imiter alors. Georges Pastre attribue aussi cet intérêt des jeunes lycéens au fait que le rugby « leur parut bientôt le plus intellectuel de tous les sports ».
Les premières rencontres se font contre ces Britanniques de Paris, et ce seraient eux qui auraient accolé l'adjectif « français » au nom de « Stade », choisi par les étudiants en hommage aux athlètes de l'Antiquité. Le Stade recrute même plusieurs Britanniques, dont C. Heywood, professeur au lycée Buffon et demi d'ouverture, qui sera le capitaine de l'équipe vaincue par le Racing club de France lors de la première finale de 1892.
Le Stade est le premier club français à participer seul à un match de rugby international en 1892 à Londres, face à Rosslyn Park. Le 26 mars 1894, le Stade français retrouve cette équipe de Rosslyn Park à Bécon-les-Bruyères, pour une première victoire hexagonale face à une équipe non française, sur le score de 9 à 8. Le capitaine est alors Louis Dedet. En 1892, le club estudiantin du Paris FC reçut également Rosslyn Park, mais dut s'incliner.
Entre 1893 et 1908, les Stadistes sont huit fois champions de France. Le club dispute bien la finale du championnat 1927, mais il devra attendre 90 ans avant pour renouer avec le titre national. Le club tombe une première fois en Deuxième Division en 1947, remonte immédiatement, mais pour la seule saison 1948-49 qui se solde par un match nul, neuf défaites et aucune victoire. Il évolue ensuite en deuxième et troisième divisions jusqu'au début des années 1990.
Le Stade français fournit énormément d’internationaux aux premières équipes de France. Cinq d’entre eux participent au premier match du XV de France, disputé le 1 janvier 1906 contre les All Blacks, dont Henri Amand qui devient le premier capitaine de l’histoire du rugby national. Au total, plus d’une cinquantaine de Stadistes porteront le maillot de l’équipe de France.
Le 10 août 1960, lors de la troisième tournée de l'équipe de France en Amérique du Sud, le club joue un match amical pour la première fois face à une sélection nationale (France A) à Santiago du Chili, qu'il perd 6 à 55.
En 1992, le Stade français est repris par Max Guazzini, l’un des fondateurs de la station de radio NRJ dont il était alors directeur général des programmes. À la tête d’une des plus grandes fortunes de France, ce passionné de rugby, originaire du Sud-Est et juriste de formation, décide de relancer à Paris le rugby de club de haut niveau, qui souffrait des déboires du Racing club de France. Le club est alors en Deuxième Division. Il y injecte de l’argent, le restructure et en 1995, provoque la fusion de la section rugby du Stade français avec celle du CASG Paris (Club Athlétique des Sports Généraux), alors au bord de l'abandon,(Le club n'est pas a l'abandon, mais en groupe B alors que le stade français n'est qu'en deuxième division d'où l'intérêt de la fusion, veuillez corriger messieurs-- Alain RAPIN-- ancien joueur de la Générale) mais locataire du Stade Jean-Bouin, site qui reste propriété de la Mairie de Paris, et organisateur du challenge du même nom pendant ses dernières années.
Son premier coup de maître est l’engagement comme entraîneur de Bernard Laporte, qui entraînait alors le Stade bordelais. Avec lui à sa tête, le club franchit chaque année un échelon : Groupe B en 1995, puis Groupe A2 en 1996, puis Groupe A1 de première division en 1997. Dès sa première saison au plus haut niveau, le Stade français est sacré champion de France à l’occasion de la première finale disputée au Stade de France, en battant l’USAP Perpignan en 1998.
Il remporte quatre autres titres nationaux (2000, 2003, 2004, 2007), et dispute trois autres finales perdues : deux en 2005 après prolongations, l’une nationale, contre Biarritz, l’autre européenne, contre le Stade toulousain, et une autre en Coupe d’Europe (2001) — incontestablement le « Graal » du club — contre Leicester.
Le titre de 2000 arrive dans des circonstances étranges. Les joueurs ne s’entendant pas avec l’entraîneur d’alors, Georges Coste, ils fomentent un « putsch » qui se solde par le départ du Catalan en mai. C’est virtuellement sans entraîneur qu’ils arrivent en finale, même si Fabrice Landreau a pris les rênes techniques de l’équipe et que Bernard Laporte a avoué par la suite avoir suivi l'équipe à la demande de Max Guazzini.
L’Australien John Connolly, futur entraîneur en chef des Wallabies, amena le Stade en finale de la Coupe d’Europe en 2001. Il fut remplacé en 2002 par le Sud-Africain Nick Mallett, ancien joueur de Saint-Claude et de l’ACBB qu'il fit remonter en Première division, et ancien coach des Springboks qu’il mena à une série record de 17 victoires consécutives en 1997 et 1998. Celui-ci fut à l’origine de deux nouveaux titres nationaux consécutifs en 2003 et 2004. C’est l’ancien capitaine du XV de France et du club, Fabien Galthié, qui lui succède. Sous sa houlette, dès sa première année en tant qu'entraîneur, le Stade dispute deux nouvelles finales, en H-Cup face au Stade toulousain (défaite après prolongations 12-18) et en championnat face au Biarritz olympique (défaite 34-37 après prolongations également).
En 2005-06, le club est éliminé lors de la phase de poules de la Coupe d'Europe, puis tombe en demi-finale du championnat de France contre Toulouse (9-12).
En 2007, après une nouvelle désillusion en Coupe d'Europe (défaite d'un point sur le terrain de Leicester, futur finaliste, en quart de finale), le Stade renoue avec un titre en remportant le championnat de France contre l'ASM Clermont Auvergne (23-18). Handicapés par les blessures d'un bout à l'autre de la saison (avec jusqu'à une quinzaine de joueurs sur le flanc en même temps), les Parisiens réalisent l'exploit de demeurer en tête du championnat de la première à la dernière journée, avant de battre Biarritz double tenant du titre en demi-finale, puis Clermont, vainqueur du Challenge européen 15 jours auparavant et fort de tout son effectif. La finale vaudra pour le suspens qui verra le vainqueur changer quatre fois au cours du dernier quart d'heure, le Stade inscrivant l'essai décisif à trois minutes du terme par Radike Samo.
Quand il devient président, Max Guazzini sait qu’il faut faire parler de son club pour qu'il se développe dans une ville aussi anonyme que Paris, où vit une population sinon peu rugbyphile dans sa majorité (voire ignorante du rugby), du moins sans club auquel s'attacher. Petit à petit, grâce à des « coups médiatiques », entourant des performances sportives exceptionnelles sans lesquelles rien ne serait possible, le club se construit et s’enracine.
Parallèlement à la question des tarifs, Guazzini envisage le match comme l'élément principal d'une sortie en famille et travaille l'animation avant, pendant et après le match : pom-pom girls, musique, jingles ponctuant les points marqués, cloches qui sonnent à la fin de chaque mi-temps, voiture télécommandée apportant le tee au buteur, hymne du club entraînant (I Will Survive de Gloria Gaynor, bien avant qu’il soit repris par l’équipe de France de football) etc. Homme de show-business, il enrôle Mathilda May, Madonna et Naomi Campbell comme marraines. Cette stratégie vise ouvertement le public féminin et familial et fonctionne car beaucoup de femmes et d’enfants composent désormais le public du club.
Le calendrier des Dieux du Stade, dans lequel des joueurs célèbres posent pour des photos dénudées en noir et blanc, défraie la chronique dès sa première apparition en 2001. En un sens, il est le symbole de l’esprit du club, mêlant de l’innovation, un brin de provocation et un peu de business.
Comme tout grand club sportif, le Stade français est aussi une entreprise. Le club promeut ainsi la marque Stade français au travers d’une ligne de vêtements et d’objets dérivés de toute nature. Depuis 2005, le phare de la collection est le maillot rose, couleur considérée comme aux antipodes de la virilité affichée des rugbymen, qui déconcerte le monde du rugby en septembre 2005, lorsque les joueurs de l’équipe première du club l’endossent pour un match de championnat à Perpignan. Malgré la défaite sportive, le Stade français tient un succès commercial phénoménal. 20 000 exemplaires du maillot fabriqué par Adidas sont vendus en 2005-2006. L’année suivante, deux nouveaux dessinés par la maison Adidas sont lancés : l’un rose, l’autre bleu marine orné de lys roses (et non de fleurs de lys, à la connotation héraldique) (voir photo). Le motif du lys est décliné sur une coque pour téléphone portable. L’objectif du club pour 2006-2007 est de vendre 100 000 maillots au total.
Il faut environ dix ans pour que le club trouve enfin son enracinement populaire. Le Stade joue presque tous ses matches à domicile à guichets fermés. Devant les limites du stade Jean-Bouin (10 000 places environ), et toujours désireux de promouvoir son club en l’attente d’un stade plus grand, Guazzini se veut toujours plus ambitieux. En avril 2005, il souhaite organiser un premier match au Parc des Princes, situé en face du stade Jean-Bouin, à l'occasion du quart de finale de la Coupe d’Europe contre Newcastle. Le succès est total : le match se joue à guichets fermé (48 000 spectateurs environ).
Guazzini veut donc logiquement remettre cela à l’occasion d'un match de championnat contre Toulouse et d'un match de Coupe d'Europe contre Leicester à l'automne. Mais cette fois-ci, les dirigeants du Paris Saint-Germain s'y opposent, craignant les dégâts que les rugbymen causeraient à la pelouse. Guazzini, vexé, et choqué par le peu de solidarité du voisin, affirme qu’il remplira le Stade de France. Grâce à une stratégie commerciale agressive (la moitié des places est proposée à €5 ou 10€, des sponsors sont démarchés) et une communication efficace, il parvient à ses fins : le 15 octobre 2005, le Stade français bat le record mondial d'affluence pour un match de championnat de rugby à XV de saison régulière (79 502 spect.). Il récidivera trois fois : contre Biarritz (4 mars 2006, 79 604 spect.), puis toujours contre Biarritz (14 octobre 2006, 79 619 spect.) et enfin contre Toulouse (27 janvier 2007, 79 741 spect.).
Au-delà de la politique tarifaire, le dispositif d’animation est très renforcé au Stade de France : milliers de drapeaux bleus ou roses posés sur les sièges, chanteurs et musiciens célèbres (les Tambours du Bronx le 15 octobre 2005, Michel Delpech le 27 janvier 2007), artistes de cirque, karaoké géant, défilé des enfants de écoles de rugby de la région parisienne (27 janvier 2007) arrivée du ballon à chaque fois différente et spectaculaire, apporté une fois sur un char tiré par deux chevaux (15 oct. 2005), une fois par Miss France 2006 émergeant d'un oeuf géant au centre du terrain (27 jan. 2007), danseuses du Moulin rouge, combats de catch, les Gipsy Kings (13 mai 2007), feu d'artifice après la rencontre etc. Chaque match est prétexte à de nouvelles idées originales.
Les détracteurs font remarquer qu'il n'est pas difficile de remplir le Stade de France avec une politique tarifaire aussi basse. Pierre Blayau, le président du Paris Saint-Germain, qui refusa de prêter le Parc des Princes en 2005, affirma même à cette occasion : « Je trouve leur communication (…) un peu excessive. (…) Je ne sais pas combien de demandes j'aurais eues si on avait programmé un PSG-Lyon avec des billets à trois, cinq ou sept euros. Peut-être 400 000 ».
La nouvelle direction du Paris Saint-Germain a toutefois accepté d'accueillir à nouveau le Stade français à l'occasion d'un match de Coupe d'Europe contre les Sale Sharks, le 10 décembre 2006 (44 112 spect.). Quant au match de Coupe d'Europe contre Leicester, il se joua finalement au stade Charléty. Le stade Roi-Baudouin à Bruxelles et le stade Félix-Bollaert de Lens avaient offert leurs services, mais le maire de Paris Bertrand Delanoë, très proche de Guazzini et bailleur de fonds du club, avait mis son veto, affirmant que le Stade français était un club parisien et qu'il se devait donc de jouer à Paris.
Depuis 2004-2005, le Stade français a joué dix fois hors de Jean-Bouin en championnat, dont cinq fois au Stade de France et quatre au Parc des Princes. Trois rencontres supplémentaires devraient se tenir au Stade de France lors de la saison 2007-08 contre Clermont-Ferrand, Toulouse et Biarritz. Néanmoins, ces matchs de gala ne peuvent être organisés plus de deux à trois fois par an et ne masquent pas ce qui, selon Max Guazzini, est le problème principal du Stade français : l’absence d’un vrai stade consacré exclusivement au rugby, base indispensable pour développer sérieusement le club en accueillant le public dans des conditions de confort raisonnable. Guazzini démarcha pendant de longues années la mairie de Paris dans ce but, affirmant que le club risquait de redescendre en Pro D2 et menaçant de démissionner s’il n’avait pas gain de cause. Trois solutions furent envisagées : une délocalisation au stade Charléty, refusée par Guazzini au motif qu’il était inadapté (trop venté, entouré d’une piste d’athlétisme qui éloigne les spectateurs des joueurs) ; la construction d’un nouveau stade, écartée par la mairie pour des raisons financières ; enfin, la rénovation de Jean-Bouin, option choisie le 12 février 2007 par un vote du conseil municipal de Paris. Le projet devrait porter la capacité du stade à 18 000 places couvertes, inclure des loges (absentes dans la configuration actuelle), un parking de 500 places et une galerie commerciale. L’enceinte rénovée devrait être inaugurée en septembre 2011, pour un coût prévisionnel de 110 millions d’euros.
On accède à l'article qui traite d'une saison particulière en cliquant sur le score de la finale.
1 Le titre fut décerné à l'issue d'une poule finale comprenant 5 clubs. Le Stade français eut 10 points, l'Olympique de Paris 8. ² Le titre fut décerné à l'issue d'une poule finale comprenant 6 clubs. Le Stade français eut 10 points, le Racing 6. ³ En 1901, le Stade bordelais gagna la finale à la régulière sur le score de 3-0. Mais l'U.S.F.S.A. annula le résultat et décida que la finale devait être rejouée à Paris, le Stade bordelais avait en effet fait jouer trois joueurs irrégulièrement. Le Stade bordelais refusant cette décision, le Stade français fut déclaré vainqueur sur tapis vert. 4 Plus grand nombre de spectateurs pour une finale de championnat de France de rugby. 5 Plus grand nombre de points marqués en finale.
Rugby à XV
Le rugby à XV, qui se joue par équipes de quinze joueurs, est la variante la plus pratiquée du rugby, famille de sports collectifs mettant aux prises deux équipes qui se disputent un ballon ovale, joué à la main et au pied. L'objectif du jeu est de marquer plus de points que l'adversaire, en marquant soit des essais soit des buts. Le rugby à XV est originaire de l'Angleterre et s'est développé à la fin du XIXe siècle dans les pays anglo-saxons (Afrique du Sud, Australasie, Royaume-Uni), l'Argentine, la France.
L'International Rugby Board (IRB), créé en 1886, gouverne ce sport et en publie les règles.
Certaines études affirment que l'ancêtre du rugby est la soule ou sioule, sport très pratiqué en France dès le Moyen Âge. La soule a en effet des caractéristiques communes avec le rugby, comme le knappan au pays de Galles, le hurling en Cornouailles et en Irlande, le calcio en Italie, qui ont vu le jour à la même époque. Mais ces jeux se sont vite éteints à la fin du XVIIIe siècle, au contraire du folk football qui a trouvé refuge dans les collèges anglais. La variante originale a été inventée sur le terrain du principal collège de la ville de Rugby (Angleterre). La légende veut qu'au cours d'une partie de football à la mi-1823, William Webb Ellis, élève de ce collège (la Rugby School) et futur pasteur, porte dans ses bras le ballon derrière la ligne de but adverse alors que la tradition est de le pousser au pied. En réalité, les origines du rugby sont bien plus complexes.
Les collèges britanniques de l'époque pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège a ses propres règles et le jeu au pied et à la main sont fréquents. Le geste de William Webb Ellis, de garder à la main le ballon, dans une phase de jeu qui ne le permet pas, a fait progressivement évoluer la règle du collège de Rugby. Mais avec l'apparition du chemin de fer, les collèges ne vont plus être isolés et des rencontres sportives vont devenir possibles. Il faut bien dès lors se mettre d'accord sur les règles à adopter. On voit ainsi dans les premières rencontres les matchs se dérouler selon la règle du collège qui reçoit. Mais très vite, se fait sentir le besoin d'avoir des règles plus uniformes. Des querelles naissent entre les partisans d'un jeu favorisant le pied (dribbling) et ceux qui veulent limiter ce jeu jugé trop violent (il faut se rendre compte que le jeu de l'époque diffère de celui pratiqué aujourd'hui). De cette querelle naîtra le Football Association (soccer ou football abusivement utilisé) et le Rugby-Football du nom de leurs organisations respectives.
Cette pratique, qui fait désormais la particularité du football joué dans la Rugby School, autrement dit les Rugby School rules ou le rugby football, sera codifiée pour la première fois en 1846 par les élèves, puis le 8 décembre 1863, à Cambridge, par les étudiants de cette université, tous d'anciens élèves de Rugby. Le « Rugby-Football » est né.
En 1871, pour se distinguer définitivement du football et de la « Football Association », est créée la première fédération nationale : la Rugby Football Union (RFU). Cette année 1871 voit aussi l'Écosse et l'Angleterre s'affronter le dimanche 27 mars 1871. C'est la première rencontre internationale jamais disputée. Le match a lieu à Raeburn Place, situé à Édimbourg (Écosse). L'Écosse l'emporte 4-1 devant 4 000 personnes,.
Le match est joué au Raeburn Place, un stade de cricket car la fédération écossaise de rugby n'avait pas encore de stade adapté pour un match international. Il est disputé par deux équipes de vingt joueurs, en deux périodes de cinquante minutes. Les Écossais gagnent le match par un essai et un but marqués contre un essai pour les Anglais.
Progressivement, la RFU va adopter différentes règles pour améliorer le jeu, comme la suppression de certains coups dangereux, l'autorisation de la passe à la main en 1875, la diminution du nombre de joueurs de vingt à quinze en 1877.
Peu à peu, le rugby, jusque là réservé aux élites, gagne toutes les couches sociales. Dans les années 1880 se pose la question du professionnalisme, adopté en 1885 par le football, qui créera une scission au sein du rugby. Dès 1891, soit un an après la création de l'International Board, instance chargée de la gestion du jeu et de ses règles, les clubs du Nord réclament une aide pour rembourser aux ouvriers le temps de travail perdu à cause des matchs disputés le samedi, jour ouvré, mais la RFU refuse. Après plusieurs tentatives, la Northern Rugby Football Union, d'abord copie professionnelle de la RFU, est créée le 27 août 1895.
La revanche entre les équipes d'Écosse et d'Angleterre a lieu, sur le terrain de ces derniers, à l'Oval de Londres. L’Angleterre remporte le match par 8-3 (les Anglais inscrivent trois essais, une transformation et une pénalité, et les Écossais marquent un drop goal). Le match suivant entre les deux nations se déroule au Hamilton Crescent de Glasgow, il se termine sur un partage des points. Les deux nations se rencontrent à nouveau deux ans plus tard, le lundi 23 février 1874, la rencontre se solde par un succès anglais 3-1.
L'Irlande débute sur le plan international en rencontrant l'Angleterre en 1875 (défaite 7-0 des Irlandais) (voir Angleterre-Irlande en rugby à XV). Le Pays de Galles débute un peu plus tard sur le plan international avec des matchs contre l'Angleterre en 1881, l'Irlande en 1882 et l'Écosse en 1883.
Ce n'est qu'en 1884 que ces quatre équipes se rencontrent toutes pendant la même saison, en effet il manque un match à l'édition de 1883 pour que le Tournoi soit disputé complètement. Les éditions de 1885, 1887 et 1889 ne sont pas complétées, à la suite de disputes entre fédérations.
Les Anglais sont exclus des éditions de 1888 et 1889 du Tournoi en raison de leur refus de rejoindre l'International Rugby Board,.
Pendant cette période, les équipes britanniques s'ouvrent à de nouveaux horizons : premières rencontres internationales contre l'Afrique du Sud, l'Australie, la France, la Nouvelle-Zélande.
Le rugby est introduit en Nouvelle-Zélande par Charles John Monro à la fin des années 1860. Monro avait découvert le rugby pendant ses études au Christ’s College Finchley, en Angleterre. Le premier match de rugby en Nouvelle-Zélande se déroule le 12 septembre 1870, il oppose les équipes de Nelson et de Wellington dans la ville de Petone. La première fédération néo-zélandaise, la Canterbury Rugby Football Union, est créée en 1879.
Les équipes de clubs néo-zélandais disputent leurs premiers matchs internationaux en 1882 à l’occasion de la tournée en Nouvelle-Zélande de l’équipe australienne de la Southern Rugby Union (l’actuelle New South Wales Rugby Union). L’équipe visiteuse joue contre des clubs d’Auckland à deux reprises, puis deux fois contre Wellington et une fois contre Canterbury, Otago & West Coast et North Island.
Les Australiens remportent quatre matchs et perdent trois fois. En 1884, une équipe de Nouvelle-Zélande fait pour la première fois une tournée à l’étranger, en Nouvelle-Galles-du-Sud, elle joue huit matchs et les remporte tous.
Une équipe représentant la Nouvelle-Zélande fait une tournée en Grande Bretagne en 1905, elle est appelée les Originals. Le terme All Blacks est utilisé pour la première fois à cette occasion, suite à ce qui aurait été une erreur d'imprimerie! Un journaliste du Daily Mail se serait exclamé "They are all backs"! (ils sont tous des arrières!) pour souligner la qualité du jeu à la main des avants, et le résultat aurait donné "They are all blacks" (ils sont tous noirs) dans les pages du journal. Toutefois, il semblerait qu’aucun journal anglais de la période 1905-1906 ne contienne une telle erreur typographique, et cette théorie est aujourd’hui généralement rejetée. La tournée est un succès pour les Originals qui ne perdent qu’une fois contre le Pays de Galles à Cardiff, par 3-0. La victoire des Gallois est contestée en Nouvelle-Zélande, un essai néo-zélandais qui a été refusé aurait conduit à un match nul 3-3.
C'est également lors de cette tournée que l'équipe de Nouvelle-Zélande affronte la France et la domine 38-8 pour... ce qui sera le premier match officiel de l'équipe de France de rugby à XV, le 1er janvier 1906. Ce match , arbitré par Louis Dedet, est disputé au Parc des Princes devant 3 000 spectateurs et se termine par une victoire des Néo-zélandais par 38-8,. Le capitaine Henri Amand a l'honneur d'être le premier capé du rugby français, à noter la présence de l'anglais William Crichton et de l'américain Allan Muhr au sein de l'équipe de France.
Le 22 mars, l'équipe de France, qui inaugure sa première tenue tricolore (maillot bleu, culotte blanche et bas rouges), rencontre l'Angleterre au Parc des Princes et perd 8 à 35. Ce résultat honorable conduit les Anglais à jouer un match annuel contre le XV de France, ils sont imités un peu plus tard par les Gallois et les Irlandais.
L'équipe de France est admise pour la première fois à disputer le Tournoi en 1910. Les Français n'étaient que quatorze la veille du match lors du rassemblement des joueurs à la gare Saint-Lazare , le dirigeant Charles Brennus a alors l'idée de récupérer d'urgence un joueur parisien, Joe Anduran, pour compléter l'équipe et permettre ainsi à l'équipe de France de jouer son premier match du Tournoi au complet. Le XV de France fait son apprentissage du rugby international et termine régulièrement dernier du Tournoi jusqu'en 1914, sauf en 1911 car il finit 4e devant l'équipe d'Écosse.
De 1906 à 1914, l'équipe de France dispute 28 rencontres internationales et remporte une seule victoire, contre l'Écosse le 2 janvier 1911 sur le score de 16-15, c'est sa première victoire internationale,. Dans cette équipe conduite par Marcel Communeau, l'ailier Pierre Failliot, surnommé l'Autobus, se met en évidence en marquant deux essais et en évitant un essai écossais à quelques secondes de la fin du match .
Le premier test match des All Blacks contre les Lions britanniques a lieu en 1908, les Lions étaient alors appelés les Anglo-Welsh car l’équipe était composée uniquement de joueurs anglais ou gallois. Les All Blacks remportent les deux test matchs.
Amateur de rugby, amateurisme oblige, le baron Pierre de Coubertin l'inscrit au programme des Jeux olympiques mais l'IRB se retire après les Jeux de 1924 suite à une finale jouée dans un esprit « fort peu olympique ». 1910 : la France intègre le prestigieux Tournoi des quatre nations britanniques dont elle sera exclue de 1931 à 1947 par ces mêmes nations britanniques, accusée d'amateurisme marron et de violence extrême dans le jeu.
La rivalité entre les All Blacks et l’équipe d’Afrique du Sud (les Springboks) commence en 1921 à l’occasion d’une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul). La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd’hui avec les trois rencontres annuelles du Tri-nations.
1930 (déc.) - 1931 (jan.) : pour contrer violence, amateurisme marron et "racolages en tous genres", douze clubs créent leurs fédérations : l’Union française de rugby amateur - UFRA - et leur championnat (ils réintègreront la FFR en juin 1932). 1934 : la France exclue du Tournoi depuis 1931 se rapproche de l'Allemagne, de l'Italie et de la Roumanie et crée la FIRA. 1947 : réadmission de la France dans le Tournoi des Cinq Nations mais en 1952 les Home Unions (l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande et le Pays de Galles) contestent, comme en 1930, la gestion du rugby français par la FFR (concept d'amateurisme, de championnat, ...); grâce aux dirigeants R. Crabos et A. Jauréguy elle ne sera pas de nouveau exclue du Tournoi des Cinq Nations et le remportera pour la 1re fois en 1954. 1968 : la France décroche son premier Grand Chelem. 1978 : la France intègre l'IRB. 1981 : l'Afrique du Sud est exclue de toute rencontre internationale à cause de l'apartheid. Elle réintègrera le rugby international en 1995 lors de la coupe du monde qui a lieu sur son sol, et qu'elle remporte. 1987 : 1re coupe du monde.
Le rugby se professionnalise en 1995. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.
L’équipe d'Afrique du Sud participe pour la première fois en 1995, elle remporte la coupe du monde 1995 dont elle est le pays organisateur. Les Springboks (surnom de l'équipe d'Afrique du Sud) battent l'équipe de Nouvelle-Zélande en finale par 15-12.
L'Italie rejoint le Tournoi en 2000, le Tournoi des six nations succède au Tournoi des cinq nations.
La première équipe de l'Hémisphère Nord à remporter la Coupe du monde de rugby à XV est l'Angleterre en 2003. Elle bat l'équipe d'Australie en finale sur le score de 20-17. Elle remet son trophée en jeu en 2007, parvient jusqu'en finale et perd contre l'Afrique du Sud 15 à 6.
D'un événement sportif à popularité modérée en 1987, la compétition devient rapidement l'une des rencontres sportives majeures derrière les Jeux olympiques et la coupe du monde de football : près de 100 équipes disputent les tournois de 2003 et 2007 et plus de 3 milliards de téléspectateurs cumulés suivent les matches en 1999 et 2003.
Les règles stipulent que le ballon doit subir une pression de haut en bas et marquer un temps d'arrêt au sol. Si un joueur s'interpose entre l'ovale et l'en-but au moment ou le cuir est aplati, l'essai n'est pas accordé. La ligne d'en but et la base du poteau comptent comme parties tenantes de la zone d'en-but. La zone de "ballon-mort" est définie par la prolongation de la ligne de touche et la seconde limite du terrain.
Le rugby se joue sur un terrain gazonné comprenant une aire de jeu rectangulaire dont les longueurs (de 100 m) sont les lignes de touche, et les largeurs (de 70 m) sont les lignes de but. De chaque côté de l'aire de jeu, au delà de la ligne de but, une ligne de ballon mort délimite avec cette dernière la zone d'en-but (22 m max). Au milieu de chaque ligne de but sont implantés des poteaux de 8 m de haut, distants l'un de l'autre de 5,60 m et supportant une barre transversale à 3 m du sol.
Le rugby utilise un ballon « ovale » (en fait de section elliptique) pouvant être lancé à la main, frappé au pied ou porté par les joueurs.
Lancé à la main, le ballon ne doit pas progresser vers l'en-but adverse, (le lancé parallèle aux lignes d'en-but est l'extrême limite) sinon il y a « en-avant », faute qui peut être pénalisée par une mêlée voire une pénalité si l'action est entachée d'anti-jeu (exemple : fausse tentative d'interception — on tape sur le ballon sans chercher à vraiment le saisir).
Note: jusqu'à la fin des années 1980, les botteurs avaient l'habitude de creuser des trous dans le gazon, avec leur talon, pour placer le ballon. Cette pratique avait des conséquences néfastes sur l'état des pelouses, depuis l'utilisation d'un tee (comme au golf) s'est généralisée et a été codifiée.
Dans le jeu au pied, notons aussi le talonnage qui consiste à pousser du pied le ballon vers l'arrière, et ce, généralement dans les mêlées (ordonnées ou non).
Porté, le ballon ne peut l'être que par un joueur debout. Au sol, un joueur porteur du ballon doit impérativement le lâcher ou l'aplatir s'il est dans un en-but. (Est réputé « debout » un joueur n'ayant au maximum que ses deux pieds en contact avec le sol. S'il prend appui sur une autre partie du corps, il est réputé « au sol »).
Cette remise en jeu se pratique ainsi : un joueur de l'équipe qui vient d'encaisser des points (généralement le numéro 10 dit le demi d'ouverture, voir chapitre Composition d'une équipe) donne un coup de pied tombé. Les autres joueurs de son équipe ne doivent pas franchir la ligne médiane avant que le ballon ne soit parti. Le ballon doit obligatoirement franchir la ligne des 10 mètres. Si le ballon ne la franchit pas sans être repris par un adversaire, ou si l'équipe part devant son botteur, ou si le ballon va directement en touche, l'équipe qui vient de remettre en jeu est sanctionnée (mais l'adversaire peut aussi demander que la remise en jeu soit refaite) en général par une mêlée avec introduction à l'équipe adverse.
Le coup-franc : Des fautes moins graves peuvent être sanctionnées par coup-franc (indiqué par l'arbitre par un « bras cassé » à angle droit, l'avant bras pointant vers le haut). Le coup-franc se joue comme la pénalité, sauf qu'il ne donne pas droit à une tentative de but, et qu'une touche trouvée ne bénéficie pas de règles privilégiées. De plus, les adversaires repliés à 10m peuvent charger le botteur, dès son premier élan. Depuis les années 1990, l'équipe bénéficiant d'un coup franc ne peut pas tenter de but (drop) tant que le ballon n'est pas devenu mort, ou n'a pas été touché par un adversaire.
La mêlée sanctionne des fautes mineures comme l'en-avant, ou des remises en jeu incorrectes.
Une faute volontaire d'anti-jeu peut entraîner en outre une exclusion temporaire d'un joueur pour une durée de 10 minutes (« carton jaune »).
L'essai de pénalité : L'arbitre a également le pouvoir d'accorder l'essai sur une faute volontaire de l'adversaire sans laquelle un essai aurait pu être marqué. Il est accordé entre les poteaux. Les essais de pénalité sanctionnent souvent une série de mêlées écroulées sur la ligne d'en-but.
Un match de rugby est divisé en deux mi-temps de quarante minutes chacune. Dans certaines compétitions il peut y avoir une prolongation de deux fois dix minutes en cas de match nul.
Les remplacements de joueurs n'étaient autrefois pas autorisés, puis autorisés sur blessure. Le « coaching » (remplacement pour des raisons tactiques) est maintenant permis. Seuls les joueurs présents sur le banc de touche sont autorisés à entrer sur le terrain (soit un effectif potentiel maximum de l'équipe de 22 joueurs). Un joueur qui a été remplacé ne peut plus rentrer sur le terrain (sauf pour les joueurs de première ligne en cas de blessure d'un autre joueur de première ligne). Un joueur qui saigne doit être remplacé pendant qu'il se fait soigner, il pourra ensuite reprendre sa place si la durée pour se faire soigner n'excède pas 15 minutes auquel cas le remplacement temporaire devient définitif.
Une équipe de rugby à XV est composée de quinze joueurs avec des postes bien définis. La distinction entre joueurs prend tout son sens sur une phase statique telle que la mêlée ou la touche.
Tout d'abord, on distingue les avants, dénommés aussi plus familièrement les "gros" : ils sont numérotés de 1 à 8 et répartis en trois lignes (1, 2, 3 puis 4, 5 et enfin 6, 7, 8), ils occupent une place bien précise dans la mêlée.
Note : Les résultats d'une équipe dépendent souvent des performances des joueurs qui en composent l'épine dorsale (on parle de postes clés ou de colonne vertébrale), c'est-à-dire l'axe central 2-8-9-10-15.
Pour se protéger et jouer, les joueurs ont à leur disposition tout un ensemble de matériel. Cet équipement a évolué depuis que le rugby à XV est pratiqué et les technologies modernes ne cessant d'évoluer, la recherche sur les équipements vise à avoir du matériel de plus en plus solide pour un poids optimum.
Une tenue complète traditionnelle de rugby à XV est composé d'un maillot à col roulé, de shorts, de longues chaussettes et de chaussures à crampons. Pour minimiser les blessures pendant les matchs et les entraînements, des modestes protections de rugby sont autorisées pour la tête, les épaules et la clavicule, à condition d'être extrêmement légères, fines et faciles à comprimer pour pouvoir bénéficier du label d'approbation de l'IRB. De nombreux joueurs choisissent de porter un protège-dents pour prévenir les chocs, les dents cassées.
Chaque joueur porte un maillot numéroté. Les premiers matchs internationaux se jouent avec des équipes de vingt joueurs (c'est le cas pour le première rencontre internationale entre nations en 1871 pour Écosse-Angleterre). Le nombre de joueurs est réduit à quinze en 1876. Cependant, aucune règle de l'IRB n'impose les numéros de 1 à 15 sur les maillots (soit quinze numéros, autant que de joueurs dans une équipe) même pour les compétitions internationales; ainsi, en Angleterre ou au pays de Galles, les joueurs peuvent jouer dans des clubs avec une lettre de A à O compris (le numéro est bien défini pour un poste, cependant la logique diffère entre Leicester et Bristol), avec les numéros de 1 à 15 sur les maillots ou même avec les numéros de 1 à 16, le 13 étant retiré par superstition (Bath). Ainsi, pour le match pays de Galles-Angleterre en 1939), les Gallois évoluent avec des lettres. La réglementation a changé pour imposer un maillot numéroté de 1 à 15.
La fédération internationale de rugby s'appelle l'International Rugby Board. Elle compte 96 membres et 20 membres associés.
Le rugby à XV est un sport populaire, avec une tradition et un enracinement anciens, en Afrique du Sud, en Angleterre, en Argentine, en Australie, au Canada, en Écosse, aux Fidji, en France, en Géorgie, en Irlande, en Italie, au Japon, en Nouvelle-Zélande, au pays de Galles, en Roumanie, aux Samoa et aux Tonga. C'est le sport national et la fierté du pays de Galles et de la Nouvelle-Zélande. D'autres pays ont une longue tradition de rugby, même si c'est un sport confidentiel pratiqué par une minorité, comme les États-Unis d'Amérique, le Sri Lanka, l'Inde, Singapour, la Malaisie, le Paraguay, l'Uruguay, le Chili, l'Allemagne, la Belgique, la Russie, le Portugal et de nombreux pays africains. Ainsi, les États-Unis sont champions olympiques en titre, depuis Paris et 1924. Le premier club allemand est fondé la même année que le premier club français, le premier club canadien avant. Le rugby à XV a gagné du crédit en Italie avec l'incorporation au Tournoi des six nations. Le Japon n'a pas obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2011, c'est toutefois une nation qui a un championnat qui offre de solides garanties financières et qui compte plus de 100 000 licenciés. Divers archipels polynésiens ou mélanésiens (Fidji, Tonga, Samoa) affichent une culture quinziste. Très originalement, il n'est pas rare que selon l'avancée des saisons, les joueurs pratiquent le XV, le XIII ou le VII. Le haut niveau ne s'y conçoit cependant que dans l'exil en Nouvelle-Zélande, en Australie ou en Angleterre.
L'International Rugby Board (IRB), créé en 1886, gouverne ce sport et publie les règles et le classement des équipes nationales. Au 11 août 2008, 96 fédérations sont des membres affiliés et 19 sont associées. Selon les informations de l'IRB, le rugby à XV est disputé dans plus de cent pays sur les six continents par des hommes et des femmes de tout âge.
Les Lions britanniques et irlandais sont composés des meilleurs joueurs d'Angleterre, d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande. C'est une équipe de tournée, qui ne joue que tous les quatre ans depuis 1989. Les rencontres ont lieu chez les trois nations majeures de l'hémisphère sud, à savoir l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Jouer pour les Lions est un très grand honneur, plus grand même que jouer pour son équipe nationale, il en est de même pour leurs adversaires, qui n'ont l'occasion de les rencontrer que tous les douze ans.
D'autres équipes ont copié ce format, ou se forment occasionnellement sans avoir cet aura. L'équipe des Māori de Nouvelle-Zélande est une équipe qui joue habituellement contre des équipes nationales qui sont en tournée en Nouvelle-Zélande.
Le rugby à XV est un ancien sport olympique, il a fait son apparition aux Jeux olympiques d'été de 1900 à Paris. On le revoit par la suite à trois reprises en 1908, 1920 et 1924, date du retrait de ce sport du programme olympique par le CIO. L'équipe la plus titrée est... l'équipe des États-Unis.
Les coupes du monde sont organisées tous les quatre ans par l'International Rugby Board (IRB) (fédération internationale).
Malgré une ouverture aux différents continents et aux nouveaux venus par qualification, le bilan fait apparaître clairement que la compétition est jusqu'ici dominée par cinq équipes, trois de l'Hémisphère Sud et deux européennes : l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Angleterre et la France. Ce sont en effet les seules équipes qui sont parvenues en finale.
Trois autres équipes ont atteint le stade des demi-finales : le pays de Galles en 1987, l'Écosse en 1991 et l'Argentine en 2007; Quatre autres, soit douze au total, ont disputé un quart de finale. La Nouvelle Zélande et la France sont les deux seules équipes à n'avoir connu qu'une seule élimination avant les demi-finales (en 2007 pour la Nouvelle-Zélande et en 1991 pour la France).
La Coupe du monde de rugby à XV féminine 1998 est la première à être officiellement reconnue par la Fédération internationale de rugby (IRB). Elle s'est déroulée à Amsterdam, aux Pays-Bas. La compétition est jusqu'ici dominée par une équipe, la Nouvelle-Zélande, triple championne du monde en titre.
L'International Rugby Board tente de structurer des compétitions internationales chez les jeunes. Un championnat du monde de rugby des moins de 19 ans et des moins de 21 ans a longtemps existé avant de disparaître pour être remplacé par une nouvelle épreuve, le Championnat du monde juniors de rugby à XV organisé pour la première fois en 2008.
Le Tournoi des six nations est la première compétition opposant des équipes nationales. Il est disputé chaque année par les équipes de l'Angleterre, l'Écosse, la France, l'Irlande, l'Italie et le pays de Galles.
Institué en 1883, ce tournoi oppose tout d'abord l'Angleterre, l'Écosse, l'Irlande et le pays de Galles, jusqu'à ce qu'en 1910, la France fasse son apparition et que le tournoi ne soit baptisé « Tournoi des cinq nations ». L'Italie rejoint le tournoi en 2000.
Chaque équipe affronte une fois chacune des autres. Celle qui aura gagné le plus grand nombre de matches remporte le tournoi. Si une équipe remporte tous ses matchs, elle réalise un « Grand Chelem ». Ce titre, uniquement honorifique, est beaucoup plus recherché qu'une simple victoire du tournoi.
L'Argentine a demandé à participer au tournoi en novembre 2006. Elle déplore son manque de compétition, restant cantonnée aux tournées et à la coupe du monde. Pour que la distance ne soit pas un problème, elle a proposé de jouer tous ses matchs en Europe où beaucoup de ses joueurs évoluent. La demande argentine a cependant été rejetée.
C'est une compétition annuelle créée en 1996 qui réunit les trois nations majeures de l'hémisphère sud (l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande). Pendant les dix premières éditions, chaque équipe reçoit une fois ses deux adversaires. Pour la première fois en 2006, la compétition donne lieu à neuf rencontres au lieu de six, chaque équipe recevant trois fois. Le calendrier 2007 étant chargé pour cause de Coupe du monde, six matchs seulement ont été organisés pour revenir à neuf rencontres en 2008.
L'IRB tente de développer des compétitions internationales d'un niveau homogène pour permettre aux « petites nations » d'exister, de se développer, de jouer des rencontres afin de ne pas disputer la Coupe du monde sans préparation et sans aucune réelle chance comme c'est le cas pour les premières éditions pour l'Argentine, la Roumanie, le Japon ou les îles du Pacifique...
Ainsi naissent et se développent la Coupe d'Afrique, la Coupe Churchill, le Championnat d'Amérique du Sud de rugby à XV, le Tournoi des cinq nations asiatique de rugby à XV, le Championnat Européen, la Coupe des nations du Pacifique, copies du tournoi des cinq ou six nations pour promouvoir respectivement l'Afrique, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Asie, l'Europe, le Pacifique.
Tout au long de son histoire, le rugby à XV a compté un grand nombre de joueurs d’exception. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur de rugby à XV par nationalité pour en avoir une liste plus complète.
La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe nationale, plus quelques personnalités marquantes (capitaines, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).
Depuis la fin du XIXe siècle, qui a été marqué par l'apparition du Tournoi qui existe toujours de nos jours, de très nombreux joueurs se sont illustrés. Ainsi, jusqu'au début de l'ère Open en 1995, plusieurs champions ont marqué l'histoire du rugby à XV.
Les plus illustres d'entre eux sont sans doute... Danie Craven auteur d'un grand chelem pour les Springboks en tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1931-1932. Frik du Preez, record sud-africain de sélections de l'époque (38), le plus grand joueur sud-africain du XXe siècle !. Colin Meads dispute 55 tests matchs avec les All Blacksde 1957 à 1971.
Gareth Edwards est capitaine du pays de Galles à seulement 20 ans en février 1968 contre l'Écosse pour une victoire 5-0 à Cardiff. Il fait partie de l'équipe du pays de Galles qui domine le tournoi des cinq nations, gagnant le titre sept fois avec trois Grand Chelems à la clé. Il jouera ainsi 53 fois consécutivement pour son équipe nationale, dont 13 comme capitaine. Une statue à son effigie a même été édifiée de son vivant dans le centre de Cardiff...
JPR Williams, vainqueur de trois Grand Chelems et six Triples Couronnes dans le tournoi des cinq nations, ne sera pas battu lors de ses dix rencontres contre les Anglais. Jean-Pierre Rives est le capitaine incontournable de l'équipe de France, avec laquelle il gagne deux Grand Chelems, en 1977 et 1981. Hugo Porta a connu 57 sélections en équipe d'Argentine dont 34 en tant que capitaine entre 1971 et 1990 inscrivant 529 points.
David Campese, avec ses 101 sélections en équipe d'Australie, a été longtemps le record mondial, avant d'être battu par le français Philippe Sella. Il détenait le record du monde d'essais en match international, avec 64 réalisations, avant d'être dépassé par le japonais Daisuke Ohata en 2006. Il gagne la Coupe du monde de rugby 1991 en Angleterre.
Serge Blanco est un des acteurs de la victoire française lors de six tournois des cinq nations (1981, 1983, 1986, 1987, 1988, et 1989, dont 2 Grand Chelems en 1981 et en 1987.
Bryan Habana, Afrique du Sud, à seulement vingt-quatre ans, remporte le Super 14 avec les Bulls, égale le record d'essais inscrits en une seule Coupe du Monde (huit), record détenu par Jonah Lomu et remporte la coupe du monde de rugby 2007 en France, avec les Springboks. Au 20 octobre 2007, Bryan Habana a joué 35 matchs pour les Springboks et il a déjà inscrit 30 essais. Il a été sacré meilleur joueur mondial de l'année 2007 par l'IRB.
Juan Martín Hernández, Argentine, est considéré actuellement comme l'un des tout meilleurs joueurs au monde. Il est surnommé « el mago » (le magicien). Il est champion de France 2006-07 et troisième de la coupe du monde de rugby 2007.
Richie McCaw, Nouvelle-Zélande, joue dans le Super 14 avec les Canterbury Crusaders. Il est le capitaine actuel des All Blacks, il est désigné meilleur joueur mondial de l'année en 2006.
Brian O'Driscoll Irlande, est devenu une référence, par sa propension à percer les défenses, à créer le danger. Il conduit l'Irlande à trois triples couronnes dans le Tournoi.
Jonny Wilkinson Angleterre, domine le rugby à XV mondial avant de connaître de nombreuses blessures. En 2003, il est la pièce maîtresse du XV de la Rose et offre la coupe du monde à l'Angleterre sur un drop à la dernière minute de la prolongation contre les Wallabies. Il est nommé joueur de l'année par l'IRB.
Le rugby à XV féminin suit exactement les mêmes règles que le rugby à XV pratiqué par les hommes. En revanche, le rugby à XV féminin possède une histoire propre en raison des tentatives masculines pour exclure les femmes du jeu. Aujourd'hui, le rugby à XV féminin est loin, très loin, de posséder le même statut que son homologue masculin.
Suite au renouveau du rugby à XV féminin qui débute dans les années 1980, cette discipline peut organiser des compétitions calquées sur le modèle masculin avec des championnats nationaux, des épreuves internationales régionales et mondiales d'équipes nationales. En Europe, ce mouvement est encadré par les fédérations nationales tandis qu'aux États-Unis, c'est le sport scolaire et universitaire qui rend possible cette évolution. Disposant d'une base de joueuses considérable de plusieurs milliers de pratiquantes, il est logique de voir émerger une équipe nationale américaine de premier plan qui remporte la première Coupe du monde en 1991.
L'Europe et l'Australasie ne restent pas inactives, mais décident d'appliquer les mêmes schémas que ceux suivis par les pratiquants masculins. Les fédérations mettent ainsi en place des compétitions nationales dont le niveau s'élève progressivement, puis intègrent à leurs sélections nationales une composante féminine. L'Angleterre, vainqueur de la Coupe du monde 1994 et trois fois championne d'Europe avec le grand chelem en 2006, 2007 et 2008, et plus encore la Nouvelle-Zélande, trois fois championne du monde lors des trois éditions officielles, dominent le rugby à XV féminin cette dernière décennie. Le Canada en Amérique du Nord, ou la France en Europe, font bonne figure.
Au niveau des clubs, les championnats nationaux manquent de moyens et il n'existe pas de compétition supra-nationale comme le Super 14 ou la Coupe d'Europe.
Une chapelle située dans la commune de Larrivière-Saint-Savin dans les Landes, Notre-Dame-du-Rugby, est dédiée au rugby. Construite en 1861 sur l'emplacement d'un ancien oratoire romain, cette chapelle partiellement détruite doit à l’abbé Devert son nouveau destin depuis 1969.
Comme de nombreux sports populaires, le rugby à XV possède une exposition culturelle et médiatique. Il est moins décliné dans la littérature, le cinéma, les jeux vidéo, que des sports tels que le football, le baseball. La culture rugbystique est cependant riche même si elle ne touche pas tous les pays de la planète, ou, pour un pays, toutes les régions (France, Australie...).
Son implantation dans le monde des jeux vidéo est récente, le premier jeu vidéo de rugby à XV à connaître un succès relatif naît avec la première vedette planétaire du rugby à XV Jonah Lomu : Jonah Lomu Rugby. EA Sports a développé depuis plusieurs jeux.
Au cinéma, plusieurs films traitent de sujets divers sur fond de rugby (Le Placard, Allez France !...).
La presse sportive européenne relègue généralement le rugby à XV à un plan inférieur (loin derrière le football par exemple), ce qui n'empêche la présence de journaux spécialisés dans le monde (Midi olympique, Rugby World Magazine, etc).
Le rugby à XV est aussi présent en musique. Entre la communication parisienne (le titre « I Will Survive » repris par le Stade français Paris), les hymnes des nations (Swing Low, Sweet Chariot, The Flower of Scotland), les traditionnelles interprétations de Michel Etcheverry, le rugby et la musique font bon ménage même si elle n'intègre pas encore les vestiaires et même si chaque joueur n'apparaît pas avant le match avec un baladeur. Par contre, les interprétations des chœurs gallois des années 1970 sont restées fameuses, comme le « Vino Griego », l'hymne de la Peña Baiona (hymne des supporters de l'Aviron bayonnais). Sans parler des chansons interprétées lors des troisièmes mi-temps.
Le rugby à XV se décline aussi en livres et autres bande dessinées, parmi lesquelles on peut citer à titre d'exemple la BD française les Rubipèdes, séries de planches d'une page, avec des personnages truculents, fruits de l'imagination de Michel Iturria et... de la réalité. Les Rugbymen est une série récente de bande dessinée, dessinée par Poupard et scénarisée par Béka, racontant les péripéties du club de rugby de la ville fictive de Paillar, située dans le Sud-ouest de la France. Quelques humoristes ont utilisé également le rugby à XV pour donner naissance à des sketches restés fameux. Le Duo des Non a connu son premier succès avec un sketch sur le rugby et le rugby est au centre de leur village favori. Les Guignols de l'info ont utilisé la gouaille de Bernard Laporte.
L'étude historique du rugby à XV constitue un élément important de la culture du rugby. Elle est réservée trop souvent aux seuls journalistes qui se laissent souvent aller à l'emphase.
Malgré quelques difficultés passagères, les rencontres de rugby à XV sont restées un rendez-vous dans la bonne humeur pour ses cohortes de supporters. Le match du Tournoi ou de phase finale de championnat commence bien avant le coup d'envoi par le voyage des supporters qui les amène dans un des six pays participants ou dans la ville hôte de la rencontre. Le déplacement est effectué le plus souvent en groupe et en train, les supporters n'hésitant pas à faire de longs voyages pour assister aux matchs même s'il est retransmis en direct à la télévision.
Le match international entre nations commence traditionnellement par les hymnes nationaux qui sont repris en cœur par les supporters de chaque équipe, quel que soit le résultat, il se prolonge très tard le soir ou le lendemain dans les pubs ou les bistrots.
Pour les supporters qui n'ont pas la chance d'assister au match dans le stade, c'est aussi l'occasion de se rassembler entre amis à la maison ou dans un pub. Sans que ce soit par chauvinisme ou par excès de nationalisme, de nombreux supporters portent les couleurs de leur équipe, se peignent le visage ou chantent quelques chansons fétiches pour encourager leurs joueurs, par exemple le Swing Low, Sweet Chariot des Anglais,. Cette chanson est adoptée par les supporters anglais le 19 mars 1988 à l'occasion d'un match entre l'Angleterre et l'Irlande. Alors que les Anglais perdent 0-3 à la mi-temps, ils prennent l'avantage en deuxième mi-temps en marquant plusieurs essais, les supporters chantent spontanément Swing Low, Sweet Chariot après le troisième essai. C'est devenu depuis le chant d'encouragement des supporters anglais de rugby. De la même manière, les Français interprètent la Marseillaise pour encourager leur équipe, les Bleus.
Le phénomène d'hooliganisme, qui se manifeste à l'occasion de certaines compétitions de football, n'existe pas dans le domaine du rugby à XV, au contraire les matchs permettent des rencontres conviviales entre supporters de nationalités différentes ou de clubs différents.
La pratique rituelle de la troisième mi-temps par les supporters, mais aussi et surtout par les joueurs, est une véritable institution du rugby à XV, on dit qu'il n'y a pas de rugby sans troisième mi-temps. Les troisièmes mi-temps réunissent toujours les joueurs des deux équipes, certaines sont restées dans les annales. On ne concevrait pas une rencontre du Tournoi qui ne connaîtrait pas son apothéose dans un grand hôtel puis dans un cabaret. Depuis l’entrée en vigueur du professionnalisme, au milieu des années 1990, les joueurs sont cependant moins enclins à faire de tels écarts.
Le Tournoi des six nations, les phases finales de championnat, sont attendues chaque année avec intérêt. Comme le dit Marcel Rufo à propos du rugby en général, mais cela s'applique bien au Tournoi des six nations ou au Championnat de France : « le rugby nous permet de passer de beaux hivers avant de jouir du printemps et de cueillir le muguet au mois de mai ».
Le Tournoi bénéficie d'une bonne couverture audiovisuelle, la plupart des matchs sont retransmis en direct ou en léger différé à la télévision et à la radio. Les retransmissions sont suivies par une large audience qui atteint les 41% de part de marché en France, soit plus de 6 millions de téléspectateurs, dans le cas de matchs phares tels que ceux qui opposent l'Angleterre à la France,.
La situation est similaire pour les nations britanniques, le nombre de téléspectateurs qui suivent le Tournoi est stable. Il est en moyenne de 5,3 millions de téléspectateurs pour les matchs de l'Angleterre retransmis par la BBC et peut atteindre potentiellement 7,5 millions,.
La retransmission du Super 14 est très bonne, comme celle du Tri-nations.
La coupe du monde de rugby à XV est un des évènements les plus médiatiques, avec d'autres compétitions comme la coupe du monde de football, les Jeux olympiques d’été et le Tour de France.
Les données ci-contre sont un indicateur de la popularité croissante de la compétition depuis 1987 jusqu'à aujourd'hui. Il est possible que la tendance se confirme lors de l'édition 2007 : la demande de billets d'entrée a en effet été très forte dès les premiers jours de mise en vente au public,.
La finale de l’édition 2003 a été retransmise dans 205 pays. Le nombre cumulé de téléspectateurs progresse d’une édition à l’autre, avec une très forte croissance sur les quatre premières éditions de 300 millions en 1987 à 2,67 milliards en 1995. Le rythme de croissance diminue jusqu'en 2003, qui attire 3,4 milliards de téléspectateurs.
L'audience de la coupe du monde de rugby à XV depuis 1995 est certes très élevée mais reste un ordre de grandeur inférieure à celle des Jeux olympiques d'été de 2000 avec 30 milliards de téléspectateurs cumulés et de la coupe du monde de football de 2002 avec 28,8 milliards.
Les droits de télévision, le sponsoring et la vente de billets d'entrée aux matchs du Tournoi sont des sources de revenus importantes pour les fédérations de rugby. Dans le cas extrême de la fédération écossaise, le Tournoi fournit plus de 70% de son financement et il est important pour cette fédération que les matchs soient disputés à guichets fermés,. Un match du Tournoi disputé dans le stade de Twickenham rapporte 4 à 5 millions d'euros à la fédération anglaise (RFU).
Les droits de retransmission à la télévision française sont détenus par le service public depuis 2002, ils ont été renouvelés pour la période 2006-2009. Le montant total annuel des droits de France Télévisions consacré au rugby est estimé à 12 millions d'euros pour la période 2003-2006.
Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV et, en particulier, le Tournoi des six nations. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la puissance... Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être attachés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs du Tournoi des six nations, la présence d'une marque sur les panneaux publicitaires qui entourent le terrain représente environ 1,6 million d'euros d'équivalent publicitaire.
Le public se déplace de loin et en masse. Aussi, les hôtels, les transports, les commerces profitent directement de l'organisation des matchs.
La création de la Coupe du monde de rugby à XV, la création du SANZAR et la notoriété acquise par le Tri-nations, la création de la Coupe d'Europe et du Super 14 ont attiré plus de sponsors dans le rugby à XV, ce qui a profité aux meilleurs joueurs qui ont pu avoir de meilleurs contrats.
Les droits de retransmission télévisuelle des championnats nationaux, du Tournoi des six nations, du Tri-nations, de la Coupe d'Europe et la visualisation de marques sur les panneaux publicitaires dans les stades représentent des sources de revenu importantes pour l'IRB et chaque fédération nationale, s'ajoutent aussi la vente de maillots des équipes nationales, le maillot des All Blacks est l'un des maillots de sport les plus connus au monde.
Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la solidarité, la puissance. Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être associés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs.
Les collèges britanniques du XIXe siècle pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège a ses propres règles et le jeu au pied et à la main est fréquent. Mais avec l'apparition du chemin de fer, les collèges cessent d'être isolés et des rencontres sportives deviennent possibles. Il faut bien dès lors se mettre d'accord sur les règles à adopter. On voit ainsi dans les premières rencontres les matchs se dérouler selon la règle du collège qui reçoit. Mais très vite se fait sentir le besoin d'avoir des règles plus uniformes. S'ensuivent des querelles entre les partisans d'un jeu favorisant le pied (dribbling) et ceux qui veulent limiter ce jeu jugé trop violent (il faut se rendre compte que le jeu de l'époque diffère de celui pratiqué aujourd'hui).
La Football Association, fédération anglaise de football fondée à Londres en 1863, prend à son compte le terme générique de football. Elle comprend, il est vrai, en son sein des clubs suivant des règles très différentes ; Blackheath RC, notamment, milite pour l'usage des mains et l'autorisation du placage. L'unification des règles menée par la FA, qui marque la période allant de 1863 à 1870 place Blackheath dans une position isolée. Le club londonien quitte alors la FA et part créer en 1871 la Football Rugby Union. Le nom de cette fédération est clair : fédération du football selon les règles dites de rugby. Ainsi, dès 1871, deux formes de football sont codifiées et disposent d’instances dirigeantes. Ces deux sports essaiment dans le monde entier et donnent naissance à des variantes américaine, australienne, gaélique ou canadienne. Débute alors un débat sur les noms à donner à ces différents sports. Cette année 1871 voit aussi l'Écosse et l'Angleterre s'affronter à Édimbourg, dans la première rencontre internationale officielle.
Progressivement, la RFU va adopter différentes règles pour améliorer le jeu, comme la suppression de certains coups dangereux, l'autorisation de la passe à la main en 1875, la diminution du nombre de joueurs de vingt à quinze en 1877.
Peu à peu, le rugby jusque là réservé aux élites, gagne toutes les couches sociales. Dans les années 1880 se pose la question du professionnalisme, adopté en 1885 par le football, qui créera une scission au sein du rugby. Dès 1891, soit un an après la création de l'International Board, instance chargée de la gestion du jeu et de ses règles, les clubs du Nord réclament une aide pour rembourser aux ouvriers le temps de travail perdu à cause des matchs disputés le samedi, jour ouvré. Mais la RFU refuse. Après plusieurs tentatives, la Northern Rugby Football Union, d'abord copie professionnelle de la RFU, est créée le 27 août 1895.
Open international Stade français Paris
L'Open international Stade français Paris est une compétition de golf qui se tient chaque année depuis 2005. Inscrit au calendrier du circuit français AGF-Allianz golf Tour (depuis 2007) et du circuit européen de l'Alps Tour, l'Open a lieu en banlieue parisienne, au golf de Courson, à Bruyères-le-Chatel en Essonne. L'édition 2006 qui s'est tenue du 19 au 24 septembre mettait aux prises 132 joueurs pour une dotation de 45 000 euros, 6525 euros allant au vainqueur.
Christophe Brazillier enlève la victoire en 2006 à l'issue d'un play off contre Michael Lorenzo Vera.
Christophe Dominici
Christophe Dominici, né le 20 mai 1972 à Toulon (Var), est un ancien joueur international français et un entraîneur de rugby à XV. Il évoluait au poste d'ailier et a effectué la plupart de sa carrière au sein de l'effectif du Stade français Paris, où il devient entraineur après sa retraite (1,72 m pour 82 kg).
Après avoir commencé par le football, il choisit le rugby. Il jouera d'abord demi d'ouverture puis trois-quarts centre, avant de se positionner à l'aile.
En mai 2007, il publie son autobiographie "Bleu à l'âme".
Christophe Dominici semblait tout d'abord voué à une carrière de footballeur. Son père joua en effet gardien de but dans les équipes de Colmar ou Hyères et ainsi Dominici prit sa première licence de football très jeune à Solliès-Pont, village du Var où il habitait. À noter un quart de finale de Coupe Gambardella perdu contre l'Association Sportive de Monaco Football Club de Lilian Thuram.
Mais le malaise eut lieu un jour de match contre La Beaucaire où une bagarre générale éclata. Christophe Dominici se retrouva alors avec un seul coéquipier contre les onze autres joueurs, tous ses partenaires s'étant enfuis ! C'est ainsi qu'il laissa tomber le football pour un sport où il y avait apparemment plus de solidarité, le rugby.
Il s'engagea alors au club de rugby de Solliès-Pont à environ 17 ans. Il démarra au poste de demi d'ouverture en Championnat d'Honneur Régional et connut une montée en 3e Division, jouant à la fois en équipe première et en junior (avec notamment des titres de champion du Var ou du Littoral avec l'équipe junior).
Au bout de deux ans, il partit à La Valette qui évoluait en 2e Division. Il passa alors au poste de trois-quart centre et manqua la montée en Groupe B - où évoluait alors le Rugby club toulonnais - à un match près. Puis après deux ans passés à La Valette, ce fut au tour des dirigeants du club varois de le contacter le dernier jour des mutations, par l'intermédiaire de Victor Agostini alors président du RCT.
Et c'est ainsi que Christophe Dominici atterrit au sein du club majeur de la Côte d'Azur, où il passa à l'aile. La première année, il fut quelques fois titulaire et onze fois remplaçant. Il entra en jeu pour la première fois contre l'USAP à la place de Jaubert, qui s'était cassé la main, et se retrouva face à Joubert. Sa première titularisation fut lors d'un match face au SBUC, alors entraîné par Bernard Laporte et composé des « rapetous » Moscato, Gimbert et Simon.
Dominici resta quatre ans sur la Rade, et malheureusement à l'heure du virage vers le professionnalisme que le club négociait mal - on s'en rendra compte quelques années plus tard… - il alla voir Jean-Claude Ballatore, alors entraîneur, pour réclamer un meilleur salaire pour lui mais également les autres joueurs, ce qui ne fut pas accepté.
Avec son compère Franck Comba, ils décidèrent alors d'appeler un certain Max Guazzini, président d'une équipe tout juste promue et qui déclarait vouloir faire de son Stade français Paris un des grands clubs français.
Il a honoré sa première cape internationale en équipe de France le 7 février 1998 contre l'équipe d'Angleterre lors du tournoi des cinq nations 1998 avec un essai marqué, un refusé, et à la clef une victoire 24-17. Dominici marque ainsi le premier essai de l'histoire du Stade de France (Zidane y marquera lui le premier but contre l'Espagne).
Il est notamment l'auteur d'un essai de légende dans un match « énorme » comme le titrera le quotidien L'Équipe en demi-finale de la coupe du monde 1999 contre l'équipe de Nouvelle-Zélande.
Après la Coupe du monde 2007, Dominici annonce sa retraite internationale le 06/01/2008. Il dit vouloir se consacrer à 100% à son club, et laisser les plus jeunes se préparer pour 2011.
Nombre total d'essais en coupe du monde : 8 ; ce qui fait de lui le meilleur marqueur d'essais français en coupe du monde.
On le voit nu dans Les Dieux du stade.

