Soudan

3.463782696197 (994)
Posté par seb 02/03/2009 @ 05:05

Tags : soudan, afrique, international, environnement

Dernières actualités
Foot - GHA Quatre absents face au Soudan - L'Equipe.fr
Le Ghana rencontre samedi le Soudan en match des éliminatoires pour la Coupe du monde 2010 et quatre de ses joueurs sont indisponibles. Stephen Appiah, Sulley Muntari, John Pantsil et Baffour Gyan ne pourront pas tenir leurs places lors de cette...
La Côte d'Ivoire taille patron - Sports.fr
Didier Drogba, auteur du but victorieux, et ses partenaires font ainsi un pas de plus vers le rendez-vous sud-africain, tout le comme le Ghana, vainqueur du Soudan (2-0). Coup d'arrêt en revanche pour la Tunisie, tenue en échec par le Nigéria (0-0),...
Soudan: un Canadien bloqué rapatrié - Le Figaro
Ottawa va permettre le retour au Canada d'un Canado-soudanais bloqué au Soudan depuis 2003 en raison de soupçons de terrorisme, a annoncé hier le ministre de la Justice, dont le gouvernement s'était jusqu'à présent toujours opposé à un tel rapatriement...
Le Ghana engrange - Sport 24
Le Ghana est allé s'imposer au Soudan (0-2) lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010. Tout va bien pour le Ghana dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010. Trois matches et trois victoires pour les Blacks Stars. Ce samedi, le Soudan n'a...
Sud-Soudan: 40 morts, 30 blessés dans l'attaque d'un convoi ... - AFP
JUBA, Soudan (AFP) — Au moins 40 soldats ont perdu la vie et 30 personnes ont été blessées ce week-end lors de l'attaque d'un important convoi fluvial d'aide humanitaire dans le Sud-Soudan, ont indiqué dimanche des responsables politique et humanitaire...
Darfour : le Soudan autorise le retour des ONG - Le Parisien
Le Soudan a décidé d'autoriser le retour au Darfour des organisations non gouvernementales (ONG) occidentales a annoncé jeudi John Holmes, le responsable de l'ONU chargé de l'aide humanitaire. En mars, treize ONG avaient été expulsées après le mandat...
Darfour: Khartoum n'est "pas sérieux" quant à la paix, selon la ... - AFP
Le gouvernement "veut obtenir une chose des négociations de Doha: un cessez-le-feu pour pouvoir poursuivre ses autres objectifs au Soudan et au Darfour", at-il ajouté. "Nous attendons maintenant du gouvernement qu'il tienne ses promesses en mettant en...
Match Bénin-Soudan (1-0) de la 2ème Journée Can/Mondial 2010 - SportVox
Il fallaits'il n'y avait pas d'espace, attendre que les Soudanais sortent un peu. Ce qui s'est fait au fur et à mesure bien qu'on ait pas eu à se mettre définitivement à l'abris» Pour Damien CHRYSOSTOME, c'est plutôt la grande satisfactionpuisque...
PARIS, 18 juin 2009 (AFP) - Des Eglises du Soudan demandent aux ... - La Croix
Des représentants d'Eglises soudanais en tournée en Europe ont réclamé jeudi une implication de la communauté internationale pour empêcher une reprise de la guerre civile entre le Nord et le Sud au terme de l'accord de paix global (CPA) en 2011....
Soudan: le Conseil des droits de l'homme nomme un expert indépendant - Cyberpresse
La Rapporteur spéciale de l'ONU sur les droits de l'homme au Soudan, Sima Samar. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à une trés courte majorité, a créé jeudi un poste d'expert indépendant chargé de continuer à surveiller la situation au Soudan,...

Équipe du Soudan de football

Logo

L'équipe du Soudan de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs soudanais sous l'égide de la Fédération du Soudan de football. Elle remporta la coupe d'Afrique des nations en 1970 quand ils l'organisèrent.

L'équipe du Soudan de football (منتخب السودان لكرة القدم) est constituée par une sélection des meilleurs joueurs soudanais sous l'égide de la Fédération du Soudan de football. L’équipe nationale est surnommée «Les Faucons de Jediane » ou « Les Crocodiles du Nil ». La Fédération du Soudan de football (اتحاد السودان لكرة القدم) est fondée en 1936. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1948. Le premier match officiel du Soudan fut joué en Éthiopie, contre l’Éthiopie, le 16 novembre 1956, qui se solda par une défaite soudanaise sur le score de 2 buts à 1. La Fédération du Soudan de football est membre de la CAF depuis 1957. Pour la première CAN, organisé au Soudan, il est battu par l’Égypte (1-2, but de Manzoul), et prend la troisième place. En 1959, il perd en finale contre l’Égypte malgré le but de Manzoul (1-2), après avoir battu l’Éthiopie (1-0, but de Darissa). En 1963, avec le forfait du Kenya, il fait match nul contre l’Égypte (2-2, doublé de Jaksa) et bat le Nigeria (4-0, doublé de Jaksa et buts de El Kawarti et de Jakdoul) au premier tour, mais perd encore en finale contre le Ghana (0-3). Il a échoué au tour préliminaire de la CAN en 1962, 1965, 1968. La plus large victoire du Soudan fut enregistrée en Égypte contre l’Oman, qui se solda par un 15 buts à 0 pour les soudanais, le 2 septembre 1965. Le Soudan n’est pas inscrit pour les éditions 1930, 1934, 1938, 1950, 1954 de la Coupe du monde. Il est forfait pour les éditions 1958, 1962, 1966.

Après avoir organisé la première Coupe d’Afrique des Nations en 1957, le Soudan est à nouveau en 1970, le pays organisateur de la septième CAN. Au premier il remporte deux victoires contre le Cameroun (2-1, buts de Djaksa et de Hasabu) et l’Éthiopie (3-0, buts de Gagarine, de Hasabu, de Djaksa) et concède une défaite contre la Côte d'Ivoire (0-1), puis bat en demi l’Égypte (2-1, doublé de El-Issed). En finale, il bat le Ghana 1 but à 0 grâce au but de El-Issed. C’est le seule titre international que l'équipe du Soudan de football (منتخب السودان لكرة القدم) détient et à être reconnu internationalement.

Pour la Coupe du monde 1970, l'équipe du Soudan de football (منتخب السودان لكرة القدم) bat au premier tour la Zambie, puis l’Éthiopie, mais perd au tour final contre le Maroc et le Nigeria. Fort de son titre en 1970 de champion d’Afrique, elle est attendue en 1972, et ne confirme pas en se faisant éliminer au premier tour de la CAN réalisant deux matchs nuls contre le Maroc (1-1, but de Bushara) et le Zaïre (1-1, but de Hasabu) et subissant une défaite contre le Congo (2-4, buts de Kamal et de Hasabu). Elle ne participe pas à la CAN 1974. Pour la Coupe du monde 1974, elle est battue par le Kenya au premier tour des éliminatoires (0-2 ; 1-0). A la CAN 1976, elle est encore éliminée au premier tour en réalisant deux matchs nuls contre le Maroc (2-2, doublé de Gagarine) et le Zaïre (1-1, but de Gagarine) et concédant une défaite contre le Nigeria (0-1).

La plus large défaite de l'équipe du Soudan de football (منتخب السودان لكرة القدم) fut enregistrée à Séoul, contre la Corée du Sud, le 10 septembre 1979, qui se solda par une défaite soudanaise sur le score de 8 buts à 0. La Coupe CECAFA des nations oppose les nations d'Afrique Centrale et d'Afrique de l'Est. L'équipe du Soudan de football (منتخب السودان لكرة القدم) l’a remporté en 1980 contre la Tanzanie, 2006 contre la Zambie, 2007 contre le Rwanda, et fut finaliste en 1990, battu par l’Ouganda, de même en 1996. Pour la CAN, elle est forfait en 1978, 1986, 1998. Elle n’est pas inscrite en 1982 et en 2000. Elle a échoué au tour préliminaire de la CAN en 1980, 1984, 1988, 1990, 1992, 1994, 1996, 2002, 2004, 2006. Elle est forfait pour les éditions de la Coupe du monde 1978 et 1994. Pour la Coupe du monde 1982, elle est battue au second tour par l’Algérie. Pour la Coupe du monde 1986, elle est battue au premier tour par l’Angola. Pour la Coupe du monde 1990, elle est battue par l’Angola au premier tour. Pour la Coupe du monde 1998, l'équipe du Soudan de football (منتخب السودان لكرة القدم) est battue par la Zambie au premier tour. Pour la Coupe du monde 2002, elle est battue au tour final, 3e sur 5, derrière le Nigeria et le Liberia, devant le Ghana et la Sierra Leone. Pour la Coupe du monde 2006, elle est battue au tour final, 5e sur 6, derrière Côte d’Ivoire, Cameroun, Libye et Égypte devant le Bénin.

En 2007, à la Coupe CECAFA, au premier tour, l'équipe du Soudan de football (منتخب السودان لكرة القدم) réalise deux matchs nuls contre Zanzibar et l’Éthiopie et une victoire sur la Tanzanie en quarts, puis en demi du Burundi et en finale le Rwanda. Le meilleur buteur de la compétition avec 6 buts est un soudanais, Abdelhamid Amari. Cela faisait 32 ans que le Soudan n’avait plus participé à la CAN, la dernière fois c’était en 1976. Mais à la CAN 2008, ce retour fut bref car dans le groupe dans lequel il était, il a concédé trois défaites contre le Cameroun (0-3), la Zambie (0-3) et l’Égypte (0-3), sans marquer le moindre but. Pour la CAN 2010 et la Coupe du monde 2010, l'équipe du Soudan de football (منتخب السودان لكرة القدم) se trouve dans le groupe du Tchad, du Mali et du Congo.

En haut



Soudan

Armoiries du Soudan

Le Soudan (en arabe : السودان ‎as-Sūdān; en anglais Sudan) est un pays de l'est de l'Afrique. Bordé par la Libye et l’Égypte au nord, la mer Rouge, l'Érythrée et l'Éthiopie à l'est, le Kenya, l'Ouganda et la République démocratique du Congo au sud, la République centrafricaine, le Tchad à l'ouest, son nom vient de l'arabe balad as-sūdaan, qui signifie littéralement « Pays des noirs ». Les deux langues officielles du pays sont l’arabe et l’anglais, auxquelles s'ajoutent d'autres langues dont les plus importantes sont le dinka, le peul et le nuer.

Dans l'Antiquité, le pays correspondait en grande partie à l'ancienne Nubie (Voir l'article détaillé sur l'histoire du Soudan).

Le chef religieux Muhammad ibn Abdallah, s'étant proclamé Mahdi (Messie), tenta d'unifier les tribus de l'Ouest et du centre du Soudan contre l'Empire britannique. Il prit la tête d'une révolte nationaliste qui aboutit à la chute de Khartoum en 1885, où le général britannique Charles George Gordon fut tué. L'État Mahdiste survécut jusqu'en 1898 où il fut anéanti par une armée britannico-égyptienne dirigée par Lord Horatio Kitchener.

L'indépendance fut proclamée en 1956, mais le gouvernement de Khartoum revint sur les promesses faites aux provinces du Sud de créer un État fédéral, ce qui conduisit à une mutinerie menée par des officiers du Sud, qui à son tour déclencha une guerre civile de 17 ans (1955-1972).

Des élections eurent lieu en avril 1965 mais les gouvernements successifs furent incapables de se mettre d'accord sur une constitution permanente ou de résoudre les problèmes de la lutte entre factions, de la stagnation économique et de la dissidence ethnique. Le mécontentement amena un second coup d'État militaire le 25 mai 1969. Son meneur, le colonel Gaafar Muhammad Nimeiri, devint Premier ministre, et le nouveau régime supprima le Parlement et interdit tous les partis politiques.

Des luttes entre les marxistes et les non-marxistes à l'intérieur de la coalition militaire au pouvoir provoquèrent un nouveau coup d'État en juillet 1971, dirigé par le Parti communiste soudanais. Quelques jours après, des troupes anti-communistes restaurèrent Nimeiri.

En 1972, l'accord d'Addis-Abeba mit fin à la guerre civile Nord-Sud et instaura un certain degré d'autonomie régionale.

En septembre 1983 le président Nimeiri annonça sa décision d'introduire la charia (loi islamique) dans le code pénal.

Cette décision est l'élément déclencheur d'une guerre civile qui oppose le Gouvernement (GOS) à des groupes armés du Sud Soudan. Ce conflit s'analyse le plus souvent comme une guerre de religion entre le Nord - islamique - et le Sud - chrétien. Si cette dimension religieuse existe certainement, comme en témoigne le déclenchement de la guerre civile consécutif à l'instauration de la charia par le gouvernement du Nord, il n'en demeure pas moins qu'elle est à tempérer, le Sud étant minoritairement chrétien et plutôt animiste. Ce sont donc plutôt deux cultures, une tribale traditionaliste au Sud et une arabo-musulmane au nord, qui s'opposent. On peut aussi y analyser une opposition entre le Centre et la périphérie, expliquant ainsi aussi les moteurs des conflits au Darfour, à l'ouest du pays, et dans le Béjaland, à l'est du pays.

Après une pénurie de pain et d'essence, une insurrection grandissante dans le Sud, une période de sécheresse et de famine, en un autre coup d'État mené par le général Souwar ad-Dahab restaura un gouvernement civil. Cependant la guerre civile faisait de plus en plus de morts et la situation économique continuait à se dégrader.

En 1989, à la suite d'un coup d'État, le général Omar el-Béchir devint chef d'État, Premier ministre et chef des forces armées. La loi pénale de 1991 institua des peines sévères dans tout le pays, telles que l'amputation et la lapidation. Bien que les états du Sud non musulmans soient officiellement exemptés de ces dispositions, la loi permet cependant une possible application future de la charia dans le Sud.

La guerre civile a déplacé plus de 4 millions d'habitants du Sud et fait 2 millions de morts. Certains ont fui dans des villes du Sud comme Juba , d'autres ont cheminé vers le nord jusqu'à Khartoum ou ont pris le chemin de pays voisins comme l'Éthiopie, le Kenya, l'Ouganda ou l'Égypte. Ces gens ne pouvaient pas produire de la nourriture ou gagner de l'argent pour se nourrir, et la malnutrition et la famine se sont répandues. Le manque d'investissement dans le Sud a également abouti à ce que les organisations humanitaires internationales appellent une « génération perdue », mal éduquée sans accès aux soins de base, et sans grandes chances de trouver un emploi productif que ce soit dans le Sud ou dans le Nord.

Les pourparlers de paix entre les rebelles du Sud et le gouvernement ont fait des progrès notables en 2003 et au début de l'année 2004, même si des accrochages se seraient encore produits dans certaines régions méridionales.

Une nouvelle rébellion dans la province occidentale du Darfour a commencé début 2003. Le gouvernement et les rebelles ont été accusés d'atrocités au cours de cette guerre. En février 2004, le gouvernement a proclamé sa victoire sur la rébellion mais les rebelles disent garder le contrôle des zones rurales et certaines sources indiquent que des combats continuent à de nombreux endroits. Les milices janjawids sont accusées du massacre de plus de 50 000 personnes, le conflit ayant en 3 ans fait plus de 300 000 morts et 3 millions de déplacés et réfugiés, selon certaines estimations.

Le 9 janvier 2005, un accord de paix a été signé à Nairobi entre John Garang (APLS) et le vice-président Ali Osmane Taha, représentant le gouvernement soudanais. Il met fin à 21 ans de guerre civile entre l'État, dominé par les musulmans et les miliciens chrétiens de Garang. Cet accord prévoit un régime d'autonomie de 6 ans au Sud-Soudan, période à l'issue de laquelle un référendum d'autodétermination sera organisé.

Le 9 juillet 2005, la nouvelle constitution, élaborée grâce aux accords de Nairobi, est appliquée et permet le retour du mouvement de John Garang à Khartoum. Un gouvernement d'union nationale est mis sur pied pour cette période de transition.

Le 31 juillet 2005, John Garang meurt dans l'accident de l'hélicoptère ougandais qui le transportait, dans le sud du Soudan. Cela provoque plusieurs jours d'émeutes dans la capitale ainsi qu'à Juba entre les partisans de Garang et ceux du gouvernement. Les partisans de l'ancien chef rebelle John Garang ne croient en effet pas à la thèse officielle du gouvernement selon laquelle l'hélicoptère a été victime de problèmes techniques. Ils déclenchent des émeutes à Khartoum, provoquant les représailles de militants nordistes. Ces violences font, d'après le bilan du Croissant Rouge soudanais, 130 morts et plus de 350 blessés.

Le Soudan est une république de type présidentiel. Le président est Omar el-Béchir. El-Béchir et son parti contrôlent le pays depuis le coup d'État militaire du 30 juin 1989.

De 1983 à 1997, le pays était divisé en cinq régions au nord et trois au sud, chacune dirigée par un gouverneur militaire. Les parlements régionaux ont été suspendus après le coup d'État militaire du 6 avril 1985. Le Conseil révolutionnaire a été aboli en 1996 et le Front national islamique au pouvoir a pris le nom de Congrès national. Après 1997, les structures administratives régionales ont été réformées vers un système de 26 États. Les membres des exécutifs régionaux sont nommés par le président. Le budget des États est entièrement dépendant du pouvoir central de Khartoum.

Le Soudan est situé dans le nord de l'Afrique, en bordure de la mer Rouge, entre l'Égypte et l'Érythrée. Il est traversé de part en part par le Nil. Avec une superficie de 2 505 810 km2, c'est le plus grand pays du continent africain. Le pays est une très grande plaine entourée à l'est et à l'ouest par des montagnes. Le climat y est tropical dans le sud et désertique dans le nord, avec la saison des pluies d'avril à octobre. La désertification qui s'étend vers le sud et l'érosion des sols sévissent sur le pays.

L'agriculture est la principale activité économique du pays. La superficie des terres cultivables au Soudan est estimée à 840 000 kilomètres carré. Seulement 18 % sont actuellement exploités. Seule une paix dans ce pays lui permettrait de devenir le grenier à blé de l'Afrique. Les principaux produits agricoles sont le coton, le sésame, l’arachide, la gomme arabique dont le Soudan est le premier producteur mondial et le sucre (troisième pays producteur de sucre en Afrique).

Le cheptel, le deuxième du continent africain, est à la base d'un intense trafic clandestin avec les pays voisins.

L'exploitation pétrolière a commencé dans le sud et modifie les conditions économiques du pays.

La République du Soudan abrite plus de cinq cents peuplades ou tribus appartenant à plus de cinquante ethnies différentes.

Le nord et l'ouest du pays sont majoritairement peuplés d'Arabes (environ 50%), de Nubiens, de Fours, de Noubas et Koushites. Dans le sud dominent les ethnies africaines dont les Azandès et Lwos (ou Luos)d'origine nilotique, à la frontière congolaise.

Si les ethnies du Nord et du Sud sont fort différentes sur le plan culturel, elles présentent de nombreuses ressemblances physiques dues aux nombreux métissages entre Arabes et Africains dans le passé.

Tayeb Saleh, Mansour Khalid, Jamal Mahjoub et Abdallah Al-Tayeeb sont les principaux visages de la littérature soudanaise et arabe.

Adam D.H. Hinawi dit Adam Dalfalla et Nezar Musa Noreen sont les peintres contemporains les plus connus.

En haut



Histoire du Soudan

Drapeau de la République du Soudan

L'histoire du Soudan est marquée par l'influence militaire et culturelle de ses voisins, dont l'Égypte, la péninsule Arabique, l'Éthiopie, les deux Congo ( République du Congo et République démocratique du Congo) et le Tchad ainsi que, plus récemment, du Royaume-Uni et des États-Unis. Son territoire recoupe celui de plusieurs anciens royaumes dont le royaume de Koush, ceux du Darfour et de Nubie.

Les fouilles archéologiques menées sur le Nil en amont d'Assouan ont confirmé l'occupation humaine de la vallée dès le paléolithique, il y a plus de 60 000 ans. Au VIIIe millénaire av. J.-C., des peuples néolithiques s'y sont sédentarisés dans des villages fortifiés en briques, pratiquant l'agriculture et l'élevage. Les sociétés prédynastiques de Nubie et de Haute-Égypte étaient ethniquement et culturellement très proches, et évoluèrent parallèlement vers des royaumes pharaoniques vers -3300. La Basse-Nubie semble ensuite s'être vidée de sa population dans le cadre d'un processus forcé d'égyptianisation et d'unification de la vallée du Nil par les royaumes établis au nord.

Premier royaume de Kerma ou Kerma ancien ; sous cette dénomination on entend regrouper l'ensemble des cultures nilotiques du Soudan moyen qui se regroupèrent par chefferies autour d'un puissant monarque qui avait sa capitale à Kerma, site du cours moyen du Nil soudanais. La population de cette époque est en effet constituée d'un ensemble de peuplades différentes davantage marqué par les influence du sud du Soudan. Développement de la métallurgie (bronze) et des arts : ébenisterie, ivoire, céramique, dont on a retrouvé beaucoup de témoignages dans les sépultures de l'époque qui acquièrent alors leur forme définitive. Fosse circulaire contenant le défunt inhumé en position contractée et la tête à l'orient, avec son matériel funéraire, l'ensemble étant recouvert d'un tumulus autour duquel les offrandes alimentaires sont déposées et les sacrifices funéraires opérés.

Au nord de cette région la Nubie était dominée par des peuplades que l'on regroupe sous le terme de Groupe C et qui interdisaient l'accès au sud en contrôlant drastiquement le commerce voire en pillant les convois qui revenaient en Égypte ou en partaient. À l'Ancien Empire cette situation devenait critique pour les Égyptiens qui avaient besoin de cet accès pour obtenir des biens précieux et rares en provenance de l'Afrique centrale. Avec le temps le Groupe C semble avoir peu à peu entretenu des relations pacifiques avec le voisin égyptien allant jusqu'à fournir des mercenaires aux troupes de Pharaon. En retour l'Égypte lui garantissait une relative sécurité aussi bien au niveau militaire qu'économique en notamment palliant les périodes de famines par l'envoi de grain aux peuples de la région. Les débouchés sur les mines d'or du désert oriental y étaient certainement déjà pour quelque chose. En revanche le lointain royaume de Kerma représentait toujours un danger pour les expéditions commerciales qui entraient alors sans doute en concurrence avec le jeune royaume dont l'influence grandissait. Deux groupes de population et de culture distinctes occupaient donc toute la vallée du Nil soudanais jusqu'aux environs de la cinquième cataracte et formaient alors deux puissantes civilisations proto-urbaines avec lesquelles il fallait compter. On assiste en effet sur tout le long de la vallée à la sédentarisation progressive des peuples et à l'établissement de villages qui peu à peu deviennent de grosses bourgades. Kerma était alors déjà une cité étendue.

Deuxième royaume de Kerma ou Kerma moyen. Développement du royaume et de sa culture notamment des pratiques funéraires ; les défunts sont toujours inhumés en position fœtale la tête à l'est avec un riche mobilier funéraire. On peut suivre à travers l'évolution de ces pratiques et le développement des tumuli une hiérarchisation de plus en plus marquée de la société. Une véritable classe aristocratique voit donc le jour et préfigure la puissance du royaume à la période suivante. De rares contacts directs ont lieu avec les voisins du nord mais le commerce est florissant et atteste de la stabilité de la région. On retrouve des traces de son réseau commercial sur les terres de Chillouk au sud de la vallée du Nil et jusque dans les montagnes du Tibesti. Au nord du pays, le Groupe C domine toujours la vallée jusqu'à ce que les pharaons du Moyen Empire égyptien annexent littéralement la région jusqu'au Batn el-Haggar. On assiste alors à une réaction du royaume de Kerma qui protégera ses cités derrières des remparts et, signe des temps, les défunts masculins seront alors inhumés avec leurs armes de manière systématique.

Troisième royaume de Kerma ou Kerma classique ; un nouveau royaume de Koush étend son territoire de la première cataracte, aux environs d'Assouan, jusqu'à la quatrième cataracte suite à l'alliance des peuples nubiens (Groupe C) et du royaume de Kerma qui en devient alors la capitale. Les relations avec le voisin du nord sont au début pacifiques et le commerce est florissant avec toute la vallée du Nil et l'Afrique centrale. On assiste à un bond de l'agriculture et de l'urbanisation de la région. Grandes constructions dans la capitale et nécropoles royales avec tumuli colossaux (certains dépassent les cent mètres de diamètre). Au niveau culturel on assiste à un maintien des coutumes et traditions locales bien que certains éléments architecturaux ou décoratifs soient empruntés à la culture égyptienne qui reste assez présente sur le nord du royaume. Des relations diplomatiques entre Kerma et les dynastes Hyksôs du delta du Nil sont prouvées et attestent que les deux puissances cherchèrent à passer alliance afin de contrer la montée en puissance d'une dynastie rivale située à Thèbes. L'un de ces souverains, Kamosis reprendra alors l'avantage sur le royaume de Kerma repoussant sa frontière au sud d'Éléphantine. Son fils Ahmosis poursuivra cette conquête des territoires du Soudan.

Domination égyptienne jusqu'à la IVe cataracte. Destruction du royaume de Kerma par Ahmosis puis Amenhotep Ier (XVIIe dynastie) ; contrôle des routes commerciales et des mines d'or du désert oriental. Construction des sites et monuments de Beit el-Ouali, Gerf Hussein, Kouban, Ouadi es-Séboua, Amada, Aniba, Derr, El-Lessiya, Qasr Ibrim, Abou Simbel (Nubie égyptienne), Faras, Aksha, Bouhen, Semna, Ouronarti, Koumma, Amara (Nubie soudanaise), Saï, Sédeinga, Djebel Dosha, Soleb, Sésébi, Pnoubs, Argo, Kaoua, Napata (Djebel Barkal), Kourgous. Installation d'un Vice Roi pour cette région qui subit une égyptianisation affichée. Capitale à Aniba.

Fin de la domination égyptienne sur le Soudan suite à l'éclatement de l'Égypte en plusieurs royaumes rivaux. La Nubie devient indépendante autour du Vice Roi de Koush dont le dernier représentant attesté est Panéhésy (règne de Ramsès XI) et permet ainsi le développement à nouveau des chefferies et des principautés au Soudan qui semblent coexister pacifiquement notamment au sud du pays.

Constitution d'une principauté autour d'une dynastie locale à Napata (Djebel Barkal). Cette dynastie trouverait ses origines dans la lointaine Méroé alors encore simple place commerciale. Peu à peu l'influence de la principauté s'étend sur l'ensemble des royaumes du Soudan et constitue un puissant royaume au cœur de l'Afrique occidentale et centrale. Règne de six souverains inconnus. Au IXe siècle av. J.-C., suite à une guerre civile qui plonge la thébaïde dans le chaos, une partie du clergé de Karnak se réfugie à Napata sous la protection des princes de Koush.

Règne du prince Alara puis règne du roi Kashta le Koushite ; conquête de la Basse Nubie puis de la Haute-Égypte. Apogée du royaume de Napata dont la dynastie réclame l'héritage de l'Égypte. Devant l'anarchie qui y règne, Piyé (Piânkhy), puis après lui ses successeurs interviennent et montent sur le trône d'Égypte fondant la XXVe dynastie. Leur royaume s'étend alors de la VIe cataracte aux environs de Khartoum jusqu'à la Méditerranée.

Règne des rois : Piyé, Chabaqa, Chabataqa, Taharqa, Tanouetamani. Tous règneront sur le royaume de Koush et d'Égypte.

Construction des temples napatéens de Nubie et du Soudan. Cet empire prendra fin à la seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C. avec la conquête de l'Égypte par les Assyriens. Le royaume qui conserve Napata comme capitale retrouve alors ses frontières originelles. Vers -591, le pharaon Psammétique II envoie une expédition contre le royaume de Koush, réduisant à néant les ambitions des rois de Napata sur l'Égypte.

Destruction des villes saintes de Kaoua, Pnoubs, Napata et destruction des statues royales de la XXVe dynastie.

Second royaume de Napata ; suite à la perte de leur suzeraineté en Égypte, les souverains de Koush développeront leur royaume et leur culture de manière de plus en plus autonome. Développement de la civilisation du fer à Méroé et des routes commerciales avec le cœur de l'Afrique et la Mer Rouge (route maritime de l'Inde). Reprise de l'influence jusqu'à la première cataracte aux environs de Philae. Restauration des grands sanctuaires du royaume. Nécropoles et pyramides de Nouri et d'El-Kourrou.

Royaume de Méroé ; transfert de la nécropole royale et de la capitale de Napata à Méroé. Développement de la culture méroïtique dans toute la vallée du Nil et relations commerciales étroites avec le royaume lagide d'Égypte. Des conflits éclatent entre les deux puissances et trouveront leur paroxisme lors de la conquête romaine au Ier siècle av. J.-C..

En -24, conquête de Philae et d'Assouan par la Candace Amanishakhéto. Conquête de la Nubie par les romains qui seront stoppés par la reine. Traité de paix entre Rome et Méroé en -21, dit Traité de Samos. La frontière est fixée à Maharraqa et à dater de cette époque les deux empires entretiendront des relations commerciales florissantes.

À la seconde moitié du IVe siècle de notre ère, des incursions répétées du royaume d'Axoum entament le royaume de Méroé. C'est à cette époque que l'on situe traditionnellement sa chute sous les coups des rois Ella-Amida et Ezana d'Éthiopie. Construction des sites et monuments de Dakka, Qasr Ibrim,Tabo, Méroé, Musawarat es-Sofra, Naga, Wad-Ben-Naga, Basa, El-Hassa, Hosh-Ben-Naga, Djebel Qeili, Soba et Khartoum. Développement des cultes des dieux soudanais : Dédoun "le premier de Nubie", Apédémak "le grand dieu du Sud", Arsénouphis et Mandoulis. Nécropole de pyramides royales à Méroé ; dernière sépulture royale méroïtique aux environs de 350 de notre ère.

Royaumes post-méroïtiques. En 450, alliance des Nobas et des Blemmyes contre Rome pour la défense de leurs lieux de cultes dont l'île de Philae était le principal sanctuaire. En 453 signature d'un traité de paix entre les belligérants autorisant les soudanais à pratiquer leur culte d'Isis librement. Sépultures royales d'El-Hobagi et nécropoles de Qoustoul et Ballana.

En 543 fermeture définitive du temple d'Isis à Philae et christianisation progressive des royaumes post-méroïtiques des Blemmyes (vers 550), des Nobades (vers 570) et des Nobas (vers 580). Après le déclin de Méroé, trois royaumes chrétiens se formèrent au VIe siècle : ceux de Makurie et de Nobatie, qui s'unirent ensuite pour former le royaume de Dongola, et celui d’Aloa (ou Alodie), plus au sud. Construction d'églises et de monastères et rapprochement de l'Église soudanaise et de l'Église copte d'Égypte. Vers 640, la conquête arabo-musulmane de l'Égypte isole ces royaumes du reste du monde chrétien. Les royaumes chrétiens s’effondreront entre le XIVe et le XVIe siècle. Les Arabes baptisèrent alors les terres situées au sud de l’Égypte Bilad-al Sudan, le pays des Noirs.

Le dernier roi de Nubie s'appelait Abdelaziz Zubair Al Malik Al Diab, chaque prénom représente dans l'ordre le prénom du dernier roi, puis son père et ainsi de suite, c'est lorsque les anglais décidèrent de coloniser le Soudan que ce roi fut déchu de ses pouvoirs, il régnait alors depuis la capitale d'alors nommée Kouka. Ce royaume dura 800 ans, environ de 1130 à 1930. Des héritiers sans pouvoirs, c'est tout ce qu'il reste de ce royaume aujourd'hui. De même, le roi déchu, Abdelaziz était resté roi pour son peuple, mais il n'avait plus de pouvoir à partir des années 1930. Ce fut effectivement le dernier royaume de Nubie connu à ce jour dans les livres historiques du Soudan. Un des prétendants au trône de la province vit aujourd'hui en France, sous le nom de Elie-Omer Mohamed Ahmed Salama. En effet, Ahmed Salama était un Afendi dans l'armée soudanaise, et il épousa Hassona Abdelaziz, l'une des filles du roi Abdelaziz. Le prince Elie ou Ilyass en arabe est considéré dans la ville de Kouka comme un véritable prince jusqu'à aujourd'hui, et des honneurs lui sont faits. Plus on recule dans le temps et plus ce royaume était étendu.

En haut



Source : Wikipedia