Ski de randonnée

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Posté par marvin 28/03/2009 @ 03:09

Tags : ski de randonnée, randonnée, loisirs, ski, sport

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Ski de randonnée

Ski de randonnée

Le ski de randonnée ou ski d’alpinisme est une forme de ski alpin plus proche de la nature puisqu’on n’utilise pas de remontées mécaniques, mais au contraire on gravit les montagnes en équipant ses skis de « peaux de phoque » avant de les redescendre dans un style alpin.

Lorsque le ski de randonnée fait appel à des techniques de l’alpinisme, on parle alors de ski de montagne, anciennement ski-alpinisme. Ce terme étant également celui utilisé pour la compétition.

Il existe une autre forme de ski de randonnée, dite ski de randonnée nordique, pour laquelle les skis sont beaucoup plus proches du matériel de ski de fond que de celui du ski alpin.

Il est difficile de définir précisément l’histoire de ce sport puisque l’homme skie depuis environ 4000 ans, la trace des premiers skis ayant été trouvée sur des peintures rupestres de Norvège. Le ski arrive en France au XIXe siècle en tant que moyen de transport, ce qu’il a été depuis l’origine. On ne peut commencer à parler de loisir que vers la fin du XIXe siècle, avec l’exploration de massifs au moyen du ski de randonnée. C’est dans les années 30 que se fait la séparation entre ski de randonnée et ski alpin. À la fin des années 60, un nouveau tournant s’opère lorsque des skieurs se mettent à rechercher la difficulté pour le plaisir, et on voit alors apparaître le ski de montagne.

Actuellement, après de nombreuses années de recul dû à l’avènement du ski alpin, le ski de randonnée connaît un nouvel essor. Ceci est principalement dû à l’amélioration du matériel qui vient à égaler celui qu’on peut trouver en ski alpin, tout en étant très léger. Il attire alors un nouveau public désireux de fuir les remontées mécaniques et qui voit dans le ski de randonnée un loisir écologique. La pratique du ski de randonnée s’est aussi diversifiée, allant du raid de plusieurs jours dans un but essentiellement contemplatif à de petites courses à la journée de très grande difficulté. On peut aussi citer les compétitions de ski de montagne qui attirent de plus en plus de skieurs.

Ce sport amène à évoluer en moyenne ou en haute montagne et nécessite une très bonne connaissance du terrain, de la neige, éventuellement des risques sur glacier, de la météorologie en montagne et des itinéraires pour assurer la sécurité des skieurs. Il est conseillé aux amateurs de se renseigner avant de partir auprès des services météo et nivologie et des professionnels de la montagne, pisteurs-secouristes et guides de haute montagne.

Les guides de haute montagne proposent depuis longtemps des programmes de ski de randonnée à la journée, localement à partir des stations de ski des Alpes, pour découvrir cette activité en sécurité. Ils proposent aussi des séjours de plusieurs jours, raids à ski, dans les Alpes françaises, italiennes, suisses, autrichienne. L'engouement pour cette forme de ski amène une forte fréquentation des massifs européens tant sur les itinéraires que dans les refuges de montagne. Cela a amené certains professionnels a proposer aussi des destinations plus « exotiques » qui allient les voyage à la découverte de nouveaux horizons, de cultures différentes et le ski. On peut ainsi pratiquer le ski de randonnée dans les pays de l'Est, au Maroc, en Turquie, en Norvège, au Groenland et dans bien d'autres pays.

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Ski

Ski de randonnée

Le ski est un sport de glisse qui se pratique avec des patins longs et étroits appelés skis. Principalement connu pour le ski sur neige, il peut également se faire sur l'eau (on parle alors de ski nautique) ou de manière plus confidentielle sur sable, sur herbe ou sur aiguilles de pins, ou encore sur pistes artificielles.

La pratique du ski sur neige est liée à la présence (durée et épaisseur) du manteau neigeux qui varie en fonction principalement de l'altitude, de la latitude (voire de la longitude), de la saison, de l'exposition au soleil et de la limite pluie/neige moyenne. Les stations de sports d'hiver ont été aménagées principalement pour permettre la pratique du ski (remontées mécaniques, canons à neige, etc.).

Le ski est resté longtemps seulement un moyen de transport, en usage notamment dans les pays nordiques. Le ski dit « nordique » est clairement originaire de Scandinavie, regroupant le ski de fond et le saut à ski. Il existe aussi une technique « nordique » de ski de descente, appelée télémark (nom de la région de Norvège d'où cette technique est originaire).

Le mot ski vient des langues scandinaves, en norvégien il signifiait morceau de bois (suksi en finnois et sibérien). Ses origines remonteraient au moins à 4 000 av. J.-C., inventé en Sibérie, Scandinavie ou pays baltes. Il sert dans des unités combattantes dès le XVIe siècle en Suède et en Finlande. Le ski fut introduit dans les Alpes à la fin du XIXe siècle. Le ski de descente ou ski alpin consiste à descendre des pentes de déclivité variable. Il a conduit à la construction de sites équipés de remontées mécaniques, générant un vaste secteur touristique, notamment dans les Alpes. Ces skis sont plus larges que les skis de fond et le pied y est fixé à l'avant comme à l'arrière.

Les skis sont fixés aux pieds par des chaussures rigides, elles-même attachées à des fixations de sécurité.

En général, on utilise également un bâton dans chaque main.

Le ski alpin se pratiquant uniquement en descente, il est généralement pratiqué dans des stations offrant des remontées mécaniques.

En compétition, le ski alpin se compose de cinq disciplines : le slalom spécial , le slalom géant, le super-géant, la descente et le combiné.

Le ski de fond se pratique en terrain plat ou vallonné. Les skis sont longs et étroits et fixés uniquement à l'avant du pied. La technique traditionnelle, dite pas alternatif ou encore classique, consiste à avancer dans deux traces parallèles. Il existe aussi depuis les années 1980 la technique du pas de patineur ou skating ou encore style libre, dont l'exécution se rapproche de la pratique du roller ou du patin à glace.

La surface de la semelle de certains skis de technique classique est recouverte d'aspérités disposées comme des écailles de poisson afin d'éviter le glissement vers l'arrière, ce qui permet de transmettre une impulsion vers l'avant. D'autres skis pour le pas alternatif ne possèdent pas ces écailles et doivent être recouverts de fart au milieu du ski, fart qui variera en fonction de la qualité de la neige et de sa température. La surface des skis de skating est, elle, toujours lisse et recouverte de fart en fonction de la qualité de la neige, afin de permettre une meilleure glisse.

Les bâtons utilisés pour le pas de patineur sont plus longs que ceux utilisés pour le pas alternatif (approx. 90% de la taille du skieur contre 70%). Les chaussures de skating maintiennent latéralement la cheville et sont donc montantes.

Le skieur saute depuis un tremplin. La taille de ces tremplins peut varier de quelques mètres à plus d'une centaine. Le plus long saut enregistré actuellement est de 239m soit presque deux terrains et demi de football.

Discipline combinant le ski de fond et le tir à la carabine.

Discipline combinant le saut à ski et le ski de fond.

Le ou les skis sont fixés aux pieds par une coque maintenant le pied et fixée sur le patin.

Le ski de randonnée est un sport hybride, qui se pratique en terrain accidenté non aménagé. Le matériel ressemble à celui utilisé en ski alpin mais possède quelques spécificités qui permettent de gravir les pentes avant de les descendre : les skis sont plus légers, les fixations possèdent deux positions : une première pour la montée qui laisse le talon libre afin de faciliter la marche, une deuxième pour la descente qui verrouille le talon. On utilise des peaux de phoque que l'on colle sous les skis et qui empêchent le recul. Pour empêcher le ski de chasser en neige dure, on lui ajoute des « couteaux » (pièces en forme de « T » qui mordent la neige). À ce matériel s'ajoute éventuellement le matériel spécifique d'alpinisme : crampons et piolet qui permettent de gravir des itinéraires plus escarpés en mettant les skis sur le sac à dos, baudrier et corde pour des itinéraires glaciaires.

Outre le dévissage, les chutes de pierres, les crevasses, l'avalanche représente le plus grand danger de ce sport, d'autant plus présent dans les statistiques d'accident que le passage des skieurs est susceptible de déclencher le départ des avalanches — généralement « de plaque » — qui les emportent. Il est donc très important de ne pas partir seul et de se munir de matériel spécifique permettant d'appeler les secours, mais également de commencer sans tarder les recherches de façon autonome : appareil de recherche des victimes d'avalanche (ARVA), pelle et sonde devraient, de nos jours, faire partie du matériel de base de tous les skieurs de randonnée, qui ne doivent pas partir seuls.

Le Freeride ou ski hors piste est une déclinaison du ski alpin qui se rapproche du ski de randonnée. Il s'agit le plus souvent de descendre des pentes non balisées, si possible recouvertes d'une belle couche de poudreuse fraîche. Cette pratique nécessite des planches plus larges que celles utilisées pour le ski de piste, afin d'obtenir une meilleure portance dans la neige profonde. Ces skis sont même parfois bi-spatulés (relevés devant comme derrière), afin de faciliter les réceptions et le ski en arrière. Le Freeride s'est considérablement développé à la fin des années 1990 ; en 2005 la plupart des fabricants de ski proposent des gammes spécifiques à des prix relativement abordables.

Le Freerider se doit d'avoir toujours sur lui le trio ARVA-pelle-sonde de façon à pouvoir dégager les skieurs éventuellement pris sous une avalanche, et le cas échéant être repéré sous une coulée.

Il s'agit de pratiquer du ski sur des pentes dites extrême (supérieures à 50°). Les skis sont généralement peu taillés et rigides. Les pentes sont souvent remontées à pieds pour connaitre les conditions de neige et anticiper les passage difficiles. Cette discipline s'approche beaucoup de l'alpinisme de part ses techniques mais également son engagement.

Le télémark est une technique nordique de descente, originaire du comté de Telemark en Norvège. Inventée par le menuisier Sondre Norheim dans les années 1860, elle consiste en un fléchissement de la jambe intérieure au virage. D'abord oublié au profit du virage « christiania », le télémark réapparaît aux États-Unis dans les années 1970. Son développement s'est accéléré à la fin des années 1990 avec l'apparition de skis plus courts, taillés (désormais identiques aux skis alpins) et des chaussures à coque plastique. Cette technique élégante fait désormais de nombreux adeptes, dans toutes les disciplines : freeride, freestyle, compétition, randonnée, etc.

Le ski de vitesse (kilomètre lancé) est un sport qui consiste à descendre une piste damée le plus vite possible afin d'atteindre la plus grande vitesse. Les skieurs peuvent subir une accélération identique à celle d’une F1 (0 à 200 km/h en moins de 6 secondes).

Record du monde : 251,4 km/h sur la piste de KL des Arcs.

Il se pratique avec un cheval ou un poney attelé qui tire le skieur grâce à un cadre, bien souvent rigide. Les skis ne doivent pas dépasser 1 m 50 pour ne pas gêner le cheval. Il se pratique sur neige damée, en carrière fermée, sur les pistes ou plus rarement en chemins. Cette discipline convient aussi bien aux skieurs qu'aux cavaliers.

Dernier né des sports sur ski à la mode (2004), c'est le seul sport collectif des neiges. Inspiré du rugby auquel il emprunte les passes, les placements et le compte des points, il y ajoute le plaisir de la glisse. Il convainc de plus en plus d'adeptes, puisque les championnats de France regroupent une vingtaine d'équipes chaque année.

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Appareil de recherche de victimes d'avalanche

Un appareil de recherche de victimes d'avalanche, aussi désigné par son acronyme ARVA ou DVA (Détecteur de Victimes d'Avalanches), est un appareil électronique émetteur d'un signal radio destiné à localiser son porteur si celui-ci est victime d'une avalanche.

L'appareil, qui fonctionne sur piles, dispose de deux modes : émission et réception. En situation préventive normale, il est placé en mode émission. Il émet alors en continu un signal radio à 457 kHz de faible portée (environ 80 mètres).

Le mode réception de l'ARVA permet de localiser un appareil émetteur. Pour pouvoir retrouver une victime sous avalanche à l'aide d'un ARVA, il faut donc que la victime en soit elle-même équipée, et que celui-ci soit en position d'émission.

La protection d'un groupe n'est donc effective que lorsque chacun est muni d'un ARVA dont le bon fonctionnement aura été vérifié, en émission comme en réception, au début de la sortie, puis placé en mode émission dès le départ.

À la rencontre d'une coulée de neige ou d'une avalanche, notamment si des traces (skis, raquettes...) sont présentes, on DOIT passer au moins un des ARVA du groupe en mode réception pour s'assurer que des personnes (équipées d'ARVA !) ne sont pas ensevelies.

Les ARVA se distinguent essentiellement par leur mode recherche et les fonctions associées : les plus basiques émettent un signal sonore dont l'intensité évolue en rapport avec la puissance du signal reçu, donc avec la proximité de l'appareil émetteur.

D'autres modèles ajoutent au son un affichage par plusieurs DEL qui traduit également l'intensité du signal reçu.

Les plus performants, enfin, sont munis de plusieurs antennes et d'un microprocesseur qui permet de calculer la direction et l'éloignement de l'émetteur. L'affichage de ces données à l'écran de l'appareil permet d'accélérer la recherche des victimes et donc leur dégagement.

La recherche de victimes d'avalanche à l'aide d'un ARVA demande un entraînement certain, et nécessite une pratique régulière. Les conditions de stress liées à la recherche de compagnons ensevelis, la difficulté du déplacement dans la pente et dans la neige, ainsi que les risques potentiels de sur-avalanche sont autant de facteurs qui rendent cette recherche difficile, voire impossible à toute personne non entraînée. Au-delà d'un quart d'heure passé sous la neige (90 % de chances de survie), les chances de retrouver des survivants diminuent très rapidement.

Il est donc important d’insister sur la formation et la pratique régulière d'exercices de recherche avec ARVA pour toute personne désireuse de s'adonner aux joies des sports de neige en montagne, tels que le ski de randonnée ou le ski hors piste ou la raquette à neige.

La première étape consiste à parcourir la zone de l'avalanche pour localiser approximativement la ou les victimes.

Il existe ensuite plusieurs méthodes de recherche, qui dépendent notamment du type d'appareil à disposition.

À partir du moment où un premier signal est détecté, signalant la présence d'une victime à quelques dizaines de mètres, une des méthodes consiste à suivre une ligne droite pour trouver où le signal est le plus fort. En ce point, la perpendiculaire détermine la nouvelle direction à suivre, mais sans savoir dans quel sens. Sur cette perpendiculaire, on cherche à nouveau le point où le signal est le plus fort, et ainsi de suite, jusqu'à converger vers la zone d'émission maximale.

Dans un contexte où chaque seconde peut être vitale, la sonde à neige et la pelle à neige sont des compléments indispensables de l'ARVA, d'une part pour repérer précisément un corps enseveli, et d'autre part le dés-ensevelir rapidement. Le dégagement de la neige par d'autres moyens, tels les mains, les spatules de ski ou les raquettes, est très inefficace. Il faut compter environ 40 minutes pour dégager une personne sous 1,5 mètre de neige. À la panoplie ARVA/Pelle/Sonde ("APS") et à la maîtrise de leur emploi, il faut ajouter la maîtrise des gestes de premiers secours en raison des conséquences les plus courantes des avalanches : polytraumatismes, hypothermies, détresse cardio-ventilatoire, etc.

Fiche technique de la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME) - Pour tout savoir sur les ARVAs.

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Crampons

Crampons sur une chaussure de ski

Les crampons sont un assemblage de pointes destiné à être attaché sous des chaussures pour permettre la traction sur la neige et la glace. Les crampons classiques conçus pour l'alpinisme ou la randonnée glaciaire ne sont pas adaptés à la cascade de glace. Pour la pratique de la cascade de glace des crampons spécialisés fournissant un meilleur cramponnage frontal sont recommandés. La plupart des crampons requièrent des chaussures rigides pour une bonne tenue.

C'est en 1908 qu'Oscar Eckeinstein invente le crampon à 10 pointes. Cette innovation ne fut pas accueillie avec joie à l'époque. On l'accusa même de manque de sportivité à l'égard de la montagne. Eckeinstein inventa même une méthode de progression pieds à plat qui deviendra plus tard la "méthode française". L'invention des crampons permit la conquête de la plupart des grandes faces nord.

Dans les années 1930, deux pointes additionnelles frontales ont été ajoutées, créant ainsi les crampons actuels à 12 pointes. Alors que les crampons à 12 points sont maintenant la norme, quelques crampons à 10 pointes peuvent encore être trouvés sur le marché. Les deux pointes supplémentaires ont limité la taille de marches et permis au grimpeur d'attaquer de front la neige et la glace raides. Les angles des deux premières rangées de pointes déterminent aussi l'utilisation optimale pour un type de crampons. Si la première rangée (frontale) est courbée vers le bas et la seconde rangée inclinée vers les orteils, cela réduit les contraintes sur les mollets en permettant au talon de la chaussure d'être plus bas. Dans ce cas, ces crampons sont plus adaptés au cramponnage frontal. Quand des pointes droites sont utilisées à la place, les crampons sont plus adaptés pour la neige et l'alpinisme standard.

Alors que les crampons sont un outil inestimable pour les alpinistes, ils n'étaient pas utilisés aussi souvent que maintenant jusqu'au développement des chaussures à coque plastique, car les attaches utilisées pour fixer les crampons aux premières chaussures d'alpinisme (faites alors de cuir) avaient tendance à comprimer la circulation sanguine du pied du porteur. La nouvelle génération de chaussures en cuir, et des mécanismes de fixations particuliers (sur les débords avant et arrière des semelles) permettent maintenant de se dispenser des coques en plastiques.

Dans les années 2000, avec le développement de la cascade de glace, on voit l'apparition des crampons mono-pointe à l'avant, ce qui permet une meilleure souplesse. Il existe également des crampons avec une pointe à l'arrière qui sont spécifiquement conçu pour la cascade de glace et principalement le dry-tooling car ils permettent le crochetage du talon sur un cigare de glace par exemple.

Les crampons sont généralement réalisés en acier haute résistance, mais des crampons plus légers en aluminium sont populaires pour le ski de randonnée où leur usage est moins fréquent et contre-balancé par la nécessité d'un équipement léger, permettant un déplacement rapide et efficace sur de longues distances.

Ils sont généralement en acier trempé. Il ne faut alors pas les aiguiser à l'aide d'une meule sous peine de détremper l'acier et donc fragiliser le crampon.

Un des problèmes avec les crampons est que la neige peut s'accumuler sous les pointes et créer par la formation d'un sabot un scénario dangereux où plus aucune des pointes n'accroche la pente. Pour empêcher cela, il est possible d'adapter sur la plupart des crampons un système de semelles antibott, en plastique flexible.

Les randonneurs ayant le besoin de franchir des passages peu pentus en neige peuvent acheter des crampons plus petits à 4 ou 6 pointes allant sous le cou-de-pied ou l'avant-pied. Puisque ce type de crampons ne dispose pas de pointes sous l'ensemble du pied, ils ne sont pas recommandés pour l'alpinisme, les pentes raides ou la glace.

Il y a aussi deux types de crampons : articulés ou rigides. Les crampons articulés permettent un fléchissement au niveau de la voûte plantaire et suivent le mouvement naturel de la marche. Ils sont ainsi le type préféré pour presque tous les types d'alpinisme, excepté en escalade de glace raide.

Généralement, la plupart des personnes choisissent des crampons articulés.

Des crampons rigides ne se plient pas, ainsi sur une glace technique raide, ils permettent au grimpeur de conserver ses talons plus bas en cramponnage frontal, limitant ainsi la fatigue. Cependant, les crampons rigides ont tendance à être plus lourds et ne se comporteront pas aussi bien sont un terrain mixte.

En ski de randonnée, les grimpeurs enlèvent souvent leurs ski et utilisent des crampons sur leurs chaussures pour les sections raides ou en glace. Quand les pentes sont suffisamment peu inclinées pour permettre aux skis de tenir, ils emploient aussi des crampons spéciaux qui améliorent l'accroche des peaux de phoque, spécialement sur de la neige dure ou glacée. Pour éviter la confusion avec les crampons des chaussures, bien plus utilisés dans les Alpes qu'aux États-Unis, ces crampons de ski sont communément appelés couteaux.

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Source : Wikipedia