Ski alpin

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Posté par woody 12/03/2009 @ 02:10

Tags : ski alpin, ski, sport

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Ski alpin

Bâton de ski alpin

Le ski alpin est un sport de glisse qui consiste, au moyen de skis, à descendre une pente enneigée.

Cependant le ski alpin est organisé comme un véritable sport par un anglais, Arnold Lunn, qui fait de premiers essais en 1897 à Chamonix alors qu'il n'a que dix ans. E.C. Richardson, « le père du ski britannique », fonde en 1903 le Ski Club of Great-Britain qui initie les élèves des public schools britanniques aux sports d'hiver dans les Alpes. Le ski alpin est déjà au programme. La Roberts of Kanadahar Challenge Cup est une compétition de ski alpin mise en place en 1903. Dans la grande tradition britannique, ces épreuves sont réservées aux seuls Britanniques. Ainsi, dès l'après Grande Guerre, Lunn met en place dans les Alpes les premiers championnats britanniques de ski alpin, « sous le regard incrédule des autochtones ».

Il faudra attendre 1929 pour assister aux premiers championnats d'Autriche ; 1930 en Suisse et 1931 en France. Toutes ces dates concernent jusque là exclusivement la descente. Le premier slalom est disputé le 21 janvier 1922 à Mürren. C'est alors plus une épreuve de style que de vitesse.

Parmi les autres initiateurs du ski alpin, citons l'Autrichien Mathias Zdarsky qui publia en novembre 1896 un ouvrage de techniques de ski dans lequel il reprend essentiellement les anciennes techniques norvègiennes (ski de fond et Télémark principalement) sur le modèle de l'ouvrage À ski à travers le Groenland du Norvégien Fridtjof Nansen, publié en 1888. Zdarsky prône notamment l'utilisation d'un seul grand bâton, comme le faisait jadis les Norvégiens, alors que l'usage des deux bâtons se généralise en ski de fond dès la fin des années 1880.

En 1924 sont créées la Fédération internationale de ski (FIS) et la Fédération française de ski (FFS), année où sont organisés les premiers Jeux olympiques d'hiver à Chamonix. Toutefois, ces organismes ne reconnaissent pas le ski alpin et le terme « ski » est réservé exclusivement pour désigner le ski nordique. Seul le ski nordique est d'ailleurs présent au programme de ces premiers rendez-vous internationaux qui furent reconnus plus tard comme les premiers Jeux olympiques d'hiver. De même, le fameux Premier concours international de sports d'hiver organisé à Montgenèvre du 10 au 12 février 1907 par l'USFSA ne concernait que le ski nordique. En 1928, la première "Classique" du ski alpin eut lieu à St Anton - l'Arlberg Kandahar - sous l'autorité de Lunn et de son ami Hannes Schneider.

L'Anglais Arnold Lunn présente au congrès de la FIS à Saint-Moritz en 1928 un projet d'intégration du ski alpin, encore très largement inconnu même dans les milieux sportifs. Cette motion est repoussée en raison d'une opposition catégorique des pays nordiques. Lunn ne se décourage pas, et présente une nouvelle demande en 1930 à Oslo. Les pays nordiques se montrent moins catégoriques et autorisent la création de compétitions tests, mais sont toujours hostiles à l'admission du ski alpin au programme olympique. Lunn peut ainsi organiser la première édition des championnats du monde à Mürren en 1931 sous l'accord de la FIS. Le CIO suit et intègre finalement le ski alpin aux Jeux olympiques de Garmisch-Partenkirchen en 1936. Seules les épreuves du combiné alpin (descente/slalom) donnent cependant droit à des médailles olympiques. Les titres et les médailles d'or reviennent à Franz Pfnür et la légendaire Christl Cranz(Grossdeutschland). Le Norvégien Birger Ruud, un sauteur, établissait le meilleur temps dans la manche de descente devant Pfnür qui dominait le parcours de slalom. Le Mégevan Emile Allais terminait 3ème du combiné ce qui lui rapportait la médaille de bronze.

Chez les femmes, une autre Norvégienne, Laila Schou-Nilsen, était la plus rapide en descente mais Cranz se révélait hors d'atteinte en slalom.

Les premières écoles de ski alpin sont mises en place en Suisse et en Autriche au début des années 1930. et le monde germanique - Allemagne, Suisse et surtout l'Autriche, avec sa Mecque de l'Arlberg - domine sans rival le ski alpin jusqu'au milieu des années 1930. La méthode de ski de l'Arlberg, codifiée par Hannes Schneider est la référence. Elle est basée sur le virage chasse-neige et le stembogen. Ces virages étaient faciles à réaliser mais cassaient la vitesse.

Les grandes vedettes du ski de l'époque sont les Autrichiens et les Suisses Otto Furrer, David Zogg, les frères Ruud, Toni Seelos, Rudolf Rominger, Christl Cranz, Heinrich Harrer etc.

Bien que le ski soit arrivé très tôt dans les Alpes françaises, l'émergence du ski alpin comme une discipline sportive à part entière et autonome sera lente en France alors qu'elle était déjà très populaire dans les Vosges alsaciennes qui faisaient alors partie de l'Empire Germanique après la guerre de 1870.

En 1933, un premier centre de formation des moniteurs se crée au Mont Revard (Savoie), animée par Roger Frison-Roche sous la haute compétence du Dr. Hallberg. On y enseigne au départ la méthode de l'Arlberg.

La Fédération française de ski prépare depuis quelques années sa revanche, avec une stratégie concertée de popularisation du ski français. L'offensive repose sur une technique française de ski révolutionnaire et concurrente de la méthode autrichienne. Elle est mise au point par Émile Allais, Paul Gignoux et, paradoxalement, l’Autrichien Toni Seelos, entraîneur de l'équipe de France (signe de la tutelle germanique, jusqu'à cette époque, sur ce sport). Cette technique, très innovante, jugée « plus souple, plus élégante et plus efficace », est basée sur le parallélisme des skis, la plongée en avant, l'étude systématique des dérapages (biais, latéral), indispensables aux virages rapides, voire la célèbre «  »ruade du christiana pur.

La France innove également en matière de matériel : Abel Rossignol invente le ski contrecollé (1936) et le ski lamellé contrecollé (association de lames de bois par collage de bois dur, léger et souple: frêne-sapin ou frêne-bouleau ou frêne-hickory) (1945).

Cet essor est bien sûr cassé par la Seconde Guerre mondiale.

Dans les compétitions internationales, la technique française de ski domine cependant jusqu'au début des années 1950, avec également Henri Oreiller, Georgette Thiollière.

Après un passage à vide au milieu des années 1950, le ski français va connaître un deuxième âge d'or sous la tutelle de l'entraîneur Honoré Bonnet, avec des champions tels que Jean Vuarnet, Jean-Claude Killy, Guy Périllat, Marielle Goitschel. La France domine la discipline tout au long des années 1960. Aux championnats du monde de ski alpin de Portillo (Chili) en 1966, l'Équipe de France de ski alpin remporte 16 médailles sur 24. Un apogée consacré par les Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble, marqués par les victoires de Jean-Claude Killy en descente, slalom et géant et de Marielle Goitschel en slalom, la skieuse de Val d'Isère ayant auparavant déjà enlevé plusieurs titres mondiaux et olympiques en 1962, 1964 et 1966!

La France conserve alors une avance technique dans le domaine du ski alpin.

Le succès du ski français en compétition, le développement des loisirs et les préoccupation d'aménagement du territoire vont amener au développement du ski populaire. L'Etat français met en œuvre le « Plan neige » (1965 à 1971) pour développer le tourisme de montagne (Lire l'article sur l'or blanc).

Grâce à ses succès sportif, la France est un modèle pour le monde entier : « Son retentissement est tel que l'Amérique du Nord (et aussi celle du Sud) ont principalement recours aux français pour créer et équiper leurs stations ainsi que pour mettre au point leurs écoles de ski. » ().

Comme son nom l'indique, le ski alpin est très populaire dans les pays alpins mais également en Scandinavie. Depuis plusieurs décennies, le nombre d'adeptes est en augmentation au Japon et en Amérique du Nord.

Dans les années 1980, les skieurs et skieuses suisses ont remporté de nombreuses courses. Les doublés à l'arrivée n'étaient pas rares. En 1985, 1986, 1987 et 1989, les trois premières places du classement général de la Coupe du Monde, lancée en 1966 par le journaliste français Serge Lang avec l'appui des grands coureurs de l'époque et des entraineurs Honoré Bonnet (FRA) et Bob Beattie (USA), étaient occupées par des Suissesses. En 1984, 1987, 1988 et 1990, Pirmin Zurbriggen gagnait le classement général de la Coupe du monde masculine. Durant la saison 1988-1989, Vreni Schneider gagnait 14 courses, record inégalé. De 1981 à 1995, le classement général de slalom fut remporté 12 fois sur 15 par une Suissesse, dont 5 fois par Erika Hess et 6 fois par Vreni Schneider. Le point culminant de cette domination furent les Championnats du monde de ski alpin 1987 à Crans-Montana, où les Suisses remportèrent 8 courses sur 10, 14 médailles sur 30, et les quatre premières places de la descente masculine avec Peter Müller, Pirmin Zurbriggen, Karl Alpiger et Franz Heinzer.

En compétition, les skieurs s'élancent un par un pour un contre la montre dans différentes disciplines. Les compétitions sont organisées par la Fédération internationale de ski (FIS, fondée en 1924) et le ski alpin a fait ses débuts olympiques lors des Jeux olympiques d'hiver de 1936.

Disputés depuis 1931, officialisés par la FIS depuis 1950, les championnats du monde se proposent de couronner ses vainqueurs sur une seule course, à la manière des Jeux olympiques. Ces épreuves se déroulent désormais sur une dizaine de jours, tous les deux ans (années impaires).

Les courses d'un jour comme celles proposées aux Jeux olympiques ou aux Championnats du Monde sont parfois injustes. Afin de pallier cette carence, la FIS a soutenu lors de son Congrès de Beyrouth la projet de la Coupe du Monde lancé en août 1966 par Serge Lang et ses amis, dont l'ancien Président Marc Hodler, lors des Championnats du Monde de Portillo. Des points étaient attribués aux premiers des courses retenues dans le calendrier international et un classement général récompensait ensuite le coureur le plus complet de l'hiver en fin de saison. Elle intégra au cours de son histoire l'Arlberg-Kandahar et les autres « Classiques » comme le Lauberhorn de Wengen, dans l'Oberland bernois suisse ou le Hahnenkamm de Kitzbühel, dans le Tyrol autrichien. Les étapes françaises les plus connues sont celles de Val d'Isère (Critérium de la 1ère Neige), de Chamonix (Kandahar) ou de Megève (Grand Prix Émile Allais).

Le ski alpin se pratique normalement avec deux bâtons (un pour chaque main) et deux skis (un pour chaque pied). Le contrôle des skis est assuré par l'utilisation de chaussures de ski maintenues aux skis par des fixations. Un casque est parfois porté pour protéger la tête des impacts entraînés par une collision avec la neige, d'autres skieurs ou des obstacles ou encore pour améliorer l'aérodynamisme lors de compétitions. Lors des compétitions le port de ce casque est obligatoire, en cas de course importante, les skieurs sont équipés de combinaisons collantes à la peau. Elles améliorent la pénétration dans l'air et leurs élasticités aident le mouvement.

Le bâton est un élément déterminant dans la pratique du ski, même si pour le débutant il s'avère gênant et inutile. En effet, celui-ci contribue à l'équilibre du skieur et permet le déclenchement du virage en servant d'axe de rotation. Pendant le schuss, le bâton est également utilisé pour parfaire la position de l'œuf.

Le bâton ne doit pas être trop court ni trop long. Lorsqu'il est planté dans la neige, le skieur qui le tient doit avoir l'avant bras qui forme un angle droit avec le bras. Trop court, le bâton ne permet pas de toucher la neige et devient alors inutile. Trop long, il devient gênant.

A environ 5 cm du bout de chaque bâton se trouve une rondelle. Cette rondelle permet au skieur de pouvoir planter le bâton dans la neige sans que celui-ci ne s'enfonce trop. Cela est particulièrement utile dans le cas de neige poudreuse ou molle.

En compétition, particulièrement pendant les épreuves de vitesse, le bâton est profilé pour épouser la forme du corps du skieur lors du schuss. La rondelle est également courbée en forme de cône pour améliorer sa pénétration dans l'air.

La chaussure de ski permet au skieur de contrôler ses skis. Pour ce faire, le soulier doit épouser et serrer le pied et, ainsi, transmettre les mouvements des jambes et des pieds.

Pour que la chaussure soit maintenue dans la fixation, une protubérance de plastique est moulée dans la coque à l'avant et au talon de la chaussure. Ce système est utilisé par tous les manufacturiers depuis le milieu des années soixante-dix, lorsque le monde du ski a vu un effort concerté pour mettre de l'avant une interface chaussure-fixation (le DIN) qui serait sécuritaire et facile à ajuster par des techniciens formés.

Depuis quelques années, un très grand nombre de skieurs font appel aux services de bootfitters: spécialistes de l'anatomie du pied et des techniques permettant un ajustement bio-moteur affiné de la coque, du chausson et de la semelle; ceux-ci sont quelquefois la seule porte d'entrée pour un amateur dont le pied serait problématique. Auparavant réservé aux coureurs ou aux professionnels du ski (moniteurs, guides), l'avènement d'un engouement pour la pratique de haut niveau du ski (découlant, entre autres, des avancées technologiques dans d'autres domaines du sport), le bootfitting est maintenant une partie importante de l'achat de chaussures de ski pour nombre de skieurs.

La fixation permet de relier la chaussure du skieur au ski. La fixation est aujourd'hui un composant capable de supporter les brusques secousses du ski tout en pouvant se relâcher en cas de chute.

Le réglage d'une fixation est donc un compromis subtil de 8 paramètres pour que la chaussure tienne au ski sans que cela devienne dangereux en cas de chute. Il est indispensable que le réglage soit fait en tenant compte des normes selon les critères ci dessus.

Un réglage trop serré est dangereux puisqu'en l'absence de déclenchement, le skieur pourra se blesser au niveau du membre inférieur. Cependant, les skieurs professionnels soumettent fréquemment leurs skis à de fortes pressions latérales, ce qui les oblige à serrer davantage leurs fixations. Pour un skieur de 75kg, un serrage de compétition avoisine rapidement les 110 ou 120kg. Un réglage trop souple peut aussi être dangereux puisque la fixation va s'ouvrir de manière intempestive et peut provoquer la chute du skieur et un traumatisme de n'importe quelle partie du corps.

Le réglage en longueur de la fixation est l'élément principal de la sécurité. Sans un réglage en longueur adéquat, la fixation même réglée dans la norme ne pourra fonctionner.

Des aides électroniques au réglage existent (ex. ISOSKI).

Le ski est évidemment l'élément essentiel puisqu'il est l'intermédiaire entre le skieur et la neige et par conséquent permet au skieur de glisser. Le ski s'est extraordinairement complexifié au fil des années pour aboutir aujourd'hui à une forme et à une structure de haute technologie.

Le ski est partagé en trois parties : l'avant du ski ou spatule, l'arrière du ski ou talon, le milieu du ski (sous les chaussures) ou patin.

Vu de dessus, le ski alpin moderne et actuel possède ce que le jargon appelle une "taille de guêpe" : la spatule et le talon sont plus larges que le patin. Cela se traduit par la définition d'une ligne de cotes, c’est-à-dire par la définition de la largeur du ski en ces trois points.

Quand un ski possède une taille de guêpe, on dit qu'il s'agit d'un ski profilé (parabolique étant le nom d'un modèle de ski profilé lancé par Élan et qui connut un vif succès), en référence à la forme de la courbe qu'il permet de réaliser. En effet, de par cette forme courbe et si le skieur exerce une pression et donc une flexion suffisante, le ski peut épouser la forme d'un virage pour tailler la neige. Le skieur gagne donc en vitesse, puisque le ski ne dérape plus pendant le virage.

Le ski profilé est maintenant l'outil de choix pour une vaste gamme de terrains et d'adeptes: le débutant aimera la facilité avec lequel celui-ci se manœuvre dès les premières descentes, alors que l'expert appréciera sa polyvalence et sa rapidité de mouvement, même à grande vitesse. Cependant, depuis quelques années, plusieurs skis ayant un profil beaucoup moins prononcé ont fait leur apparition sur les pentes et gagné la faveur du consommateur moyen, notamment pour des usages particuliers, comme le ski hors piste ou les acrobaties. Certains skis ont même une spatule et un talon de dimensions inférieures au patin. Cette construction répartit le poids du skieur sur une plus large surface de contact et, en retour, permet une plus grande flottabilité dans la poudreuse.

De plus, les dimensions et la construction du ski sont parfois dictées par des normes très précises. Pensons ici aux skis de slalom qui, selon les normes FIS, doivent mesurer 165 centimètres pour les hommes et 155 centimètres pour les femmes au minimum, mais ils ont également des restrictions concernant la longueur dans toutes les disciplines et le rayon des skis pour les compétitions internationales (FIS) Elles sont par exemple d'un radius (rayon de courbe) de 23 en 2007 et sera de 27 en 2008 (il ne faut pas oublier qu'il existe une tolérance d'un an avant la mise en conformité des skis des coureurs qui sont sur les circuit FIS A,B,C,D. Ces normes changent souvent mais les skis des disciplines de vitesse doivent dépasser 200 centimètres pour les deux sexes.

La structure d'un ski dépend beaucoup d'un constructeur à l'autre, il est donc difficile d'en faire une description précise tant les constructeurs rivalisent d'imagination et de recherche pour améliorer son poids, sa rigidité, son niveau de résonance, …

Bien qu'il ne soit pas une partie intégrante du matériel nécessaire à la pratique du ski alpin, le casque est depuis une dizaine d'années une pièce d'équipement prisée par un grand nombre de débutants et d'experts.

À la suite d'études, plusieurs écoles de ski exigent maintenant le port du casque pour les enfants ou les débutants, alors que la branche compétitive du sport s'est fait à la nécessité de son utilisation. Les très grandes vitesses atteintes par les coureurs (et par les skieurs amateurs) rendent dangereuses les chutes et collisions: le port du casque atténue les risques de traumatisme et de lésions qui peuvent s'avérer fatales.

Enfin, avec l'invention de nouveaux plastiques et matériaux légers, attrayants et permettant une plus grande respiration que ceux utilisés dans les anciens casques, celui-ci est maintenant une option à la fois abordable et esthétique.

Il existe cinq disciplines en ski alpin qui sont courues chaque année de novembre à mars en coupe du monde de ski alpin et sont toutes présentes aux Jeux olympiques d'hiver et aux championnats du monde de ski alpin. Ce sont des courses contre la montre, le skieur déclenche lui-même le chronomètre par l'ouverture d'un portillon et l'arrête au franchissement d'une cellule photo-électrique. Le coureur descend un parcours dessiné par des portes délimitées par deux piquets, il doit franchir toutes les portes.

Cette discipline est créée par Arnold Lunn en 1911 à Montana en Suisse. La descente est la plus vieille discipline sportive du ski alpin et est surnommée aujourd'hui la « discipline reine ». C'est la discipline la plus rapide et ses parcours sont les plus longs des épreuves de ski alpin. La descente combine la vitesse à l'état pur, une maitrise technique et un courage à toute épreuve. Aujourd'hui, les descendeurs atteignent dans leur course des vitesses pointes de 140 km/h. La dénivellation est de 800 m à 1100 m pour les hommes et de 500 m à 800 m pour les femmes, des portes sont très larges, matérialisées par deux banderoles soutenues par des piquets. Des virages larges, des sauts, des compressions et de grandes lignes droites dessinent le parcours en fonction du modelé du terrain. De par le danger d'une telle course, les skieurs doivent s'entrainer plusieurs fois sur le parcours avant la course (cela n'est vrai qu'en descente). Le vainqueur est celui qui réalise le temps le plus rapide. La largeur minimale d'une piste doit être de 30 mètres.

La moindre petite erreur à ces vitesses et sur de tels parcours engendre souvent des chutes spectaculaires, des blessures et exceptionnellement de nos jours des décès comme Régine Cavagnoud. La piste la plus célèbre est sans contredit le Hahnenkamm à Kitzbühel où les coureurs atteignent les vitesses les plus rapides en ski alpin sur le circuit de la coupe du monde et où les chutes sont le plus souvent accompagnées de blessures parfois très sérieuses. Nous ajoutons que la piste de Kitzbühel est interdite aux femmes, pour la descente. C'est pour cette raison que les mesures de sécurité ne cessent de s'accroitre depuis la fin des années cinquante. Les arbres sont protégés par de grandes bâches, on utilise aussi des filets qui sont placés tout le long de la piste. La neige est préparée de nombreux jours avant, il faut qu'elle soit suffisamment lisse et glacée.

« Slalom » dans le dialecte de Morgedal norvégien slalåm: « sla », qui signifie « colline légèrement incliné », et « låm », c'est-à-dire « après avoir suivi les skis ».

Le premier slalom (ou slalom spécial) apparut en janvier 1922 à Mürren. Il s'agit de l'épreuve la plus technique. Les slalomeurs ont besoin d'être agressifs, rapides et agiles. Les parcours de slalom sont les plus courts, mais ils comportent le plus grand nombre de portes et les portes les plus étroites. Elles sont espacées de 4 à 15 mètres et on en compte entre 40 et 75. Les portes sont matérialisées par deux piquets simples, mais les piquets, montés sur rotule, peuvent être basculés par le skieur. Le dénivelé pour les épreuves masculines varie entre 180 m et 220 m, tandis qu'il est de 140 m à 200 m pour les dames.

L'épreuve comporte deux manches disputées sur des parcours différents. Le skieur qui obtient le meilleur temps combiné des deux manches remporte l'épreuve.

L'avènement des skis paraboliques ces derniers années a rendu le slalom beaucoup plus technique. En effet, les nouvelles formes des skis permettant de réduire le rayon des virages, les portes de slalom ont tendance à être rapprochées tout en conservant l'écartement transversal. Il en résulte des virages plus courts que seuls les skis paraboliques permettent de suivre tout en conservant une vitesse et une relance en sortie de virage importante.

Le slalom géant (ou géant), qui apparait en 1950 aux championnats du monde de ski alpin 1950 à Aspen, est une discipline technique comme le slalom mais qui est plus rapide. Les portes sont composées de deux piquets reliés par une banderole de couleur bleue ou rouge.

Quoique d'apparence moins technique que le slalom, le slalom géant requiert une grande précision, un bon sens du rythme et une bonne puissance pour aborder au mieux chaque virage. Comme son nom l'indique, le parcours d'un slalom géant est plus long que celui d'un slalom. Les portes sont également plus espacées, ce qui donne des virages plus larges. Le dénivelé peut atteindre 450 m pour les hommes et 400 m pour les femmes. Les skieurs doivent franchir un minimum de 30 portes distantes les unes des autres d'au moins dix mètres.

L'épreuve officielle comporte maintenant deux manches, disputées sur deux parcours différents. Le skieur qui obtient le meilleur temps combiné des deux manches l'emporte. Le slalom géant se disputait sur une seule manche jusqu'à la fin des années 60.

Le Super-G (« slalom super géant »), créé en 1982 par un groupe d'experts dont Toni Sailer, le triple champion olympique autrichien de 1956, Serge Lang et Peter Baumgartner (SUI) est, avec la descente, une des deux disciplines de vitesse. Les portes sont quasiment les mêmes que celles du géant et de la descente. C'est un compromis entre la descente et le slalom géant ce qui la rend plus technique que la descente mais plus rapide que le géant. Les participants doivent donc être très précis à haute vitesse pour enchaîner de grandes courbes. La dénivellation en Super-G est légèrement moindre qu'en descente, mais le parcours est préparé sensiblement de la même façon. Contrairement à la descente, les compétiteurs ne peuvent pas s'entrainer à pleine vitesse sur le parcours avant la course officielle, comme ils disposent d'un temps de reconnaissance restreint, ils doivent savoir mémoriser rapidement tous les paramètres techniques de la course.

Le premier Super-G, gagné par le Suisse Pirmin Zurbriggen, fut testé sur les pentes de l'Alta Badia, dans les Dolomites italiennes, en décembre 1981 avant d'être introduit en décembre 1982 par le comité Coupe du Monde de la FIS à l'occasion du Critérium de la 1ere Neige de Val d'Isère. Le tout premier vainqueur en coupe du monde était le Suisse Peter « Pitsch » Müller, champion du monde de descente ensuite en 1987 à Crans-Montana.

Cette épreuve a été créée pour la première fois aux championnats du monde de ski alpin de 1932. Autrefois, seul le combiné descente-slalom comptait. Puis, les disciplines ont été séparées, avec des titres décernés pour la descente, le slalom, et le combiné de ces deux disciplines. Désormais le combiné - renommé Super-combiné - est une discipline à part entière puisque les participants doivent réaliser une manche de descente puis une manche de slalom dans la même journée. Le total cumulatif des chronos des deux manches détermine le classement final. Cette épreuve permet de mettre en valeur les skieurs polyvalents qui savent jouer de leur vitesse dans la descente et rivaliser d'adresse et de technique dans le slalom.

Absent du programme des Jeux olympiques d'hiver de 1952 à 1984 inclus, le combiné alpin a été réintroduit aux Jeux à Calgary en 1988. Il y a très peu de combinés lors d'une saison, car il est rare que les épreuves techniques et de vitesse aient lieu le même week-end. Le combiné était à nouveau redevenu une épreuve indépendante lors des Mondiaux de Schladming, en Autriche, en 1982. Le Français Michel Vion et la Suissesse Erika Hess s'y imposèrent alors. Le calendrier Coupe du Monde comprend dorénavant plusieurs Super-combinés et un globe de cristal vient aussi récompenser les athlètes les plus brillants dans cette discipline sur l'ensemble de la saison.

Le ski freestyle est une discipline du ski alpin considérée comme un sport extrême. Souvent confondu avec le ski acrobatique (appelé « freestyle skiing » en anglais), le ski freestyle est une nouvelle discipline apparue à la fin des années 90, issue de plusieurs autres disciplines comme le ski de bosses, le half-pipe ou le saut acrobatique.

Le ski freestyle est pratiqué dans des zones spéciales appelées snowparks ou en hors piste (on parle alors de backcountry). Il consiste a effectuer des figures à partir de structures en neige ou en métal.

Le skieur qui pratique le ski freestyle est appelé freestyleur, ou plus généralement rideur.

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Coupe du monde de ski alpin

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Contrairement aux Jeux Olympiques d'hiver ou aux Championnats du monde de ski alpin qui couronnent leurs vainqueurs sur une seule course, la Coupe du monde de ski alpin consiste à additionner des points tout au long de la saison hivernale.

Créée en août 1966 lors des Championnats du monde de ski alpin par un groupe de journalistes et d'entraîneurs sur une initiative du Français Serge Lang, reporter au quotidien sportif "L'Equipe", elle est organisée depuis 1967 par la FIS et a lieu chaque année. La majorité des courses sont organisées en Europe, des épreuves ont aussi lieu sur le continent nord-américain et asiatique. Il est arrivé de voir des courses organisées en Argentine, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. La première course a été disputée pendant l'hiver en 1966/1967 - plus précisément le 5 janvier 1967 lors des épreuves de Berchtesgaden, en Bavière.

Les cinq disciplines (descente, slalom, géant, Super-G et combiné) du ski alpin sont représentées en nombre presque égal de courses. A l'issue de chaque épreuve, les 30 premiers concurrents se voient attribuer des points allant de 1 à 100. Le vainqueur du classement général de la coupe du monde ainsi que ceux de chaque discipline reçoivent un globe de cristal conçu par la société Joska de Bodenmais, près de Zwiesel, au sud de l'Allemagne.

L'origine de l'appellation Coupe du Monde fait référence au Championnats du Monde de Football organisés en Grande Bretagne sous le nom de FIFA World Cup en 1966. Elle fut imaginée en janvier 1966 par Serge Lang lors d'une discussion avec Honoré Bonnet, alors directeur de l'Equipe de France de ski, et Bob Beattie, "Headcoach" de l'US Ski Team, à Kitzbühel, au bord de la célèbre piste de la "Streif" pendant une séance d'entraînement en vue des courses du Hahnenkamm. A l'époque existait déjà une compétition similaire, mais limitée aux Alpes, appelée "Challenge de l'Equipe", que Serge Lang avait lancée avec l'appui de Jacques Goddet, alors directeur du quotidien sportif "l'Equipe". La Française Marielle Goitschel et l'Autrichien Karl Schranz en furent les vainqueurs. L'intérêt suscité auprès des coureurs et de certains officiels par ce nouveau genre de championnat par points qui s'inspirait du "Challenge Desgrange-Colombo" qui existait alors en cyclisme favorisa ensuite le lancement de la Coupe du Monde en août 1966 lors des Championnats du Monde de ski alpin de Portillo. Au terme d'une rencontre avec ce groupe de réflexion, Me Marc Hodler, alors Président de la FIS (Fédération Internationale de Ski) présentait cette nouvelle épreuve à la presse internationale présente au Chili. Mais ce fut seulement en Juin 1967, lors du Congrès de la FIS à Beyrouth, au Liban, que la FIS reconnut officiellement cette Coupe du Monde soutenue au début par "l'Equipe" et la Société des Eaux Minérales d'Evian. Elle fut donc mise en place presque officieusement à partir de la saison 1966-67 avec seulement 17 épreuves disputées pendant trois mois. Auparavant, seules des "Classiques" courues au mois de janvier (Kitzbühel, Megève, Wengen ou l' Arlberg-Kandahar) en février-mars suivies d'une tournée sur le continent nord-américain avaient lieu. Par la suite, toutes ces épreuves furent intégrées au calendrier de la Coupe du Monde qui visitait bientôt plus de vingt pays de par le monde y compris dans l'Hémisphère Sud. Dès la première année, toutes les vedettes du circuit alpin participèrent à cette nouvelle compétition leur permettant ainsi d'avoir une grande réputation et une meilleure compétitivité. Les deux premiers vainqueurs de cette compétition furent le Français Jean-Claude Killy et la Canadienne Nancy Greene. Par la suite, tous les plus grands noms du ski alpin inscrirent leurs noms à cette compétition (qui est devenu la référence), et de nombreuses stations font la demande dans l'espoir d'organiser un jour une épreuve chez eux.

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Championnats du monde de ski alpin

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Les Championnats du monde de ski alpin ont été créé en 1931, l'évènement avait lieu annuellement avant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, la compétition avait lieu tous les deux ans les années paires (les Jeux olympiques étaient considérés alors comme des championnats du monde). À partir de 1985, la FIS décida de les organiser les années impaires. La dernière édition s'est déroulée à Aare (Suède) du 3 au 18 février en 2007 et la prochaine édition aura lieu à Val d'Isère (France) en 2009.

Après les créations de la Fédération internationale de ski et de la Fédération française de ski en 1924 (année des premiers Jeux olympiques d'hiver à Chamonix), le ski alpin ne possédait alors qu'une seule épreuve internationale de renommé : le Challenge Roberts of Kandahar (futur Alberg-Kandahar, crée en 1911). Le ski alpin alors dans les années 1920 manquait de reconnaissance vis-à-vis du ski nordique, au point de ne pas être retenu aux JO d'hiver. Ce n'est qu'en 1928 à l'initiative de l'anglais Arnold Lunn qui présenta un projet d'intégration à la FIS du ski alpin, refus cette année-là notamment en raison d'une opposition des pays nordiques, mais Lunn représentera ce projet en 1930 à Oslo qui alors sera accepté et la FIS autorisera la création d'épreuves tests, c'est ainsi que Lunn décide d'organiser les premiers championnats du monde de ski alpin à Mürren en 1931 avec une épreuve de descente et de slalom selon le sexe.

Les Championnats du monde sont alors les seuls épreuves internationales reconnues par la FIS, qui décida à partir de 1936 de l'incorporer aux Jeux olympiques d'hiver à Garmisch-Partenkirchen, et sont disputés chaque année sur le continent européen. À partir de 1932, une nouvelle épreuve de ski alpin prend place : le combiné (épreuve comprenant une descente et deux slaloms, il n'avait pu se disputer en 1931 en raison d'une tempête de neige). Les premiers champions sont tous issus du continent européen, notamment les pays alpins tels que la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche ou la France. À partir de 1940, l'épreuve est interrompue par la Seconde Guerre mondiale et sera reprise à partir de 1948, cependant des modifications furent faites, en effet la FIS décida que l'évènement aura lieu tous les deux ans les années paires, par conséquence les épreuves olympiques seront considérées aussi comme des championnats du monde (ainsi un champion olympique sera automatiquement champion du monde), 1948 est marqué aussi par la première victoire d'une skieuse alpin non-européenne (Gretchen Frazer, américaine) et en 1950 ce sera la première fois que les championnats du monde seront organisés hors d'Europe à Aspen aux États-Unis et les épreuves de combiné seront remplacés par l'épreuve de slalom géant (finalement le combiné sera de nouveau au programme à partir de 1954). Cette formule sera maintenue jusqu'en 1982 où la FIS décide alors de déplacer les championnats du monde les années impaires à partir de 1985 et de faire en sorte que l'on distingue bien les champions olympiques et les champions du monde, ainsi en 1984 à Sarajevo les champions olympiques n'étaient plus reconnus comme champions du monde. En 1987, une nouvelle épreuve fut incorporée au programme : le Super-G et une autre en 2005 où les hommes et les femmes participent à la même épreuve par équipes (cette dernière épreuve est la seule à ne pas être retenue aux JO). Entre-temps, Portillo accueillera les championnats du monde de 1966 (seule année où les championnats eurent lieu en Amérique du Sud) et Morioka-Shizukuishi devient la première station du continent asiatique à les organiser en 1993.

Ils sont en général organisés sur deux semaines et les épreuves comptent au général de la coupe du monde (seuls les 15 premiers entrent dans les points). Les trois premiers de chaque épreuve de voient décerner une médaille (or pour le vainqueur, argent pour le second, bronze pour le troisième).

× inclus les médailles par équipes dans l'épreuve mixte.

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Source : Wikipedia