Sisteron

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Posté par seb 05/05/2009 @ 06:09

Tags : sisteron, alpes-de-haute-provence, provence-alpes-côte d azur, france

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Sisteron

Sisteron#Héraldique

Sisteron (en occitan vivaro-alpin et en occitan provençal : Sisteron selon la norme classique ou Sisteroun selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Sisteronais -ses.

Le nom de Sisteron se prononce avec un prononcé comme dans «venir».

Sisteron se situe à 485 m d'altitude, sur les rives de la Durance, à 45km de Forcalquier, à 133 km de Marseille, à 145 km de Grenoble et à 180 km de Nice.

La ville occupe une position privilégiée, proche du confluent du Buëch et de la Durance, à l’endroit où cette dernière franchit la cluse de la Baume, sur un site facile à fortifier. Le site de Sisteron est un site-pont, le seul où un pont subsista de façon durable sur la Durance, de l’Antiquité au XIXe siècle.

Surnommée « la Porte de la Provence », elle confine au Dauphiné. Elle possède de nombreux monuments dont sa citadelle, face au rocher de la Baume dont les strates sont presque verticales, une cathédrale du XIIe siècle, Notre-Dame des Pommiers, cinq tours, plusieurs chapelles et les vestiges d'anciens couvents. C'est une ville qui accueille de nombreux touristes attirés par son climat méditerranéen, avec une moyenne annuelle de 300 jours de soleil, son patrimoine riche et varié, son plan d'eau ou son aérodrome.

La commune est dotée d'une gare ferrovière desservie par les TER de la ligne Marseille - Briançon, ainsi que d'une gare routière.

Traversée par la départementale 4085 (route Napoléon), Sisteron est aussi desservie par l'A51 (tronçon Marseille-Gap), avec deux gares de péages (Sisteron nord et Sisteron sud).

Un tunnel, ouvert à la circulation en 1957, a été percé sous la butte portant la citadelle. Tout en facilitant la traversée de cette ville de passage, il a permis de préserver tout son cachet ancien.

Dans l’Antiquité, le nom de la ville est Segusterone ou Segusteronem ; il devient civitas Segesteriorum, puis Segisterico en 739 ; on trouve in comitatu... Sistericense au début du VIIIe siècle.

La commune a longtemps été surnommée Rouocha Enchabanaïa, la roche embrumée. Sur tout le territoire de la commune ont été faites de nombreuses découvertes archéologiques datant de la Préhistoire et de l’Antiquité.

La ville, appartenant probablement au peuple gaulois des Sogiontii, dépendant des Voconces, tire depuis toujours son importance de la traversée de la Durance : les Romains font passer la voie domitienne (Via Domitia) qui reliait l'Italie à l'Espagne par le col du Montgenèvre à Sisteron.

Un tombeau monumental de la fin du Ier siècle a été découvert en 1946, lors de la reconstruction de la ville, orné de sculptures (masques des quatre vents, statue d’une muse en marbre, et urnes funéraires).

La ville est élevée au rang de civitas de la province des Alpes-Maritimes entre le IIe siècle et la fin du IVe siècle et devient siège du diocèse de Sisteron au VIe siècle.

Au Moyen Âge, la ville est une place forte des comtes de Forcalquier au XIe siècle, propriété des comtes de Provence, elle est pour ces derniers la frontière du nord.

C'est à Sisteron, au couvent des cordeliers, que Raimond-Bérenger V, comte de Provence, signe au XIIIe siècle le testament par lequel il attribue le comté de Provence à l'une de ses quatre filles, Béatrice, future femme de Charles d'Anjou, frère de saint Louis. De là datent les droits des rois de France sur la Provence.

Après le milieu du XIIIe siècle, les Templiers possédaient une maison à Sisteron, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie. Cette maison appartenait auparavant aux frères pontifes, qui avaient demandé leur rattachement au grand ordre. Les comtes de Provence, puis ceux de Forcalquier, envisagèrent un temps de leur confier la garde du château.

Léguée en 1483 à Louis XI, la Provence rejoint le royaume de France.

De 1562 à 1594 les guerres de religion voient les protestants et les catholiques se disputer la ville et sa forteresse. La ville est assiégée par les catholiques de Sommerive, lieutenant général du roi, en 1562, défendue par son père le comte de Tende, Paulon de Mauvans et 5000 hommes. Les chefs protestants s’enfuient de nuit, et la ville est prise le 6 septembre : la garnison est massacrée et les protestants expulsés : ils se réfugient à Lyon. Après l’édit de pacification d’Amboise (mars 1563), ils sont reconduits sous escorte armée par le comte de Tende, gouverneur de Provence, et Paulon de Mauvans, capitaine protestant.

En 1567, la ville est à nouveau assiégée et prise, par les protestants, qui la rendent peu après aux catholiques.

Au printemps 1585, les Ligueurs tentent un coup de main contre la ville, sans succès.

C'est alors que Jehan Sarrazin renforce et imagine la citadelle actuelle.

Sur l'ordre de Richelieu, le prince Jean Casimir de Pologne y est enfermé en 1639. La ville est le siège d’une viguerie jusqu’à la Révolution.

Un important moulin à papier est construit en 1638, sur le Jabron ; modernisé plusieurs fois, il est doté d’une haute cheminée de briques au XIXe siècle et fonctionne jusqu’après la Seconde Guerre mondiale. À la fin du XVIIIe siècle, Pierre Claude Nicollas construit ce qui aurait pu être un important établissement industriel, la papeterie de Servoules : le bâtiment fait 120 m de long sur 30 de large, et bénéficie des techniques les plus en pointe. Mais, ouvert en 1788, il fait faillite et ferme ses portes en 1802.

L’évêché est supprimé en 1790. La création d’une société patriotique est proposée en avril 1791, puis rapidement dissoute sur l’intervention des réactionnaires (22 mai), avant d’être recréée un an plus tard. Des émeutes sont provoquées par les royalistes le 17 mai 1792. Cependant, une part importante de la population soutient la Révolution : il y avait 137 adhérents à la Société révolutionnaire en 1793 (affiliée au club des Jacobins de Paris le 10 octobre 1794) et un cercle d’opposition, Deus probidebit. Environ 40 % de la population masculine fréquente la société populaire. Le 5 frimaire an III, elle est épurée par le représentant en mission Gauthier.

En 1829, la construction d’un pont suspendu vient doubler l’antique pont de la Baume. Sa construction s’achève en 1833, mais les chaînes de suspension rompent lors de l’épreuve de charge (avec 10 m³ de gravier en sacs déposés sur le tablier). Il est finalement mis en service en 1836 ; son tablier mesure 114 m de long.

En 1884, la commune est touchée par une épidémie de choléra : elle cause 18 morts du 23 août au 5 septembre.

La citadelle est déclassée en 1889.

Le 15 août 1944, les B26 « Marauder » français et des « forteresses volantes » américaines du 42th Bomber Wing tentent de couper le pont ferroviaire et le pont routier qui enjambent la Durance. La météo n'est pas très favorable. Les accès sont atteints, mais les ponts ne sont pas détruits. Le Wing de l'USAAF, forcé à une manœuvre d'évitement après son premier passage, se libère des bombes non larguées et plusieurs tombent sur la ville, dont une bombe qui tombe dans l’église en pleine messe mariale. Le 17 août, une formation de B-26 français revient sur les lieux et réussit cette fois à détruire les objectifs avec succès. Le résultat de ces bombardements alliés : une grande partie de la ville fut détruite et la citadelle gravement endommagée, cent personnes tuées et deux cent blessées.

En 1959, le pont suspendu, vieux de 123 ans, est fermé, après avoir subi de grosses réparations en 1899 et 1919. Il est remplacé par le pont-barrage de l’Escale.

L'élevage ovin aux alentours de Sisteron est distingué par le Label rouge Agneau de Sisteron.

Important lieu de passage entre le bassin méditerranéen et les Alpes, Sisteron a une activité touristique principalement estivale. La présence d'un plan d'eau sur les bord de la Durance renforce son attrait.

Il existe à Sisteron un hôpital dépendant du centre hospitalier de intercommunal des Alpes du Sud dont le siège est à Gap.

Le festival Les Nuits de la citadelle est un événement important dans le paysage culturel sisteronais. Depuis plus de cinquante ans, le théâtre de verdure de la Citadelle accueille des spectacles de théâtre, danse ou musique.

La citadelle de Sisteron, classée monument historique est l'œuvre d'un précurseur de Vauban, Jean Érrard, ingénieur d’Henri IV. De sa position élevée on découvre un superbe panorama sur la ville et la vallée de la Durance.

La tour de l'Horloge servit de prison. La vue plonge sur la ville basse et se porte, au Nord, jusqu'aux montagnes de Laup et d'Aujour qui ferment le bassin de Laragne.

Les vestiges de quatre tours subsistent de l'enceinte construite en 1372-1373, arrondies vers l’extérieur et ouvertes face intérieur de la ville, avec des portions de muraille, éléments classés monuments historiques.

L’hôpital remonte à la création de l’hospice de charité en 1705 par Guillaume de Saint-Donat. Agrandi plusieurs fois, ses façades ont été refaites et ne présentent plus d’éléments d’origine. Ses façades et ses toitures sont néanmoins inscrites.

Le pont de la Baume est long de 40 m, et large de 6 ; il repose sur une arche de 28 m de portée. Sa dernière reconstruction date de 1945, après que le précédent ait été détruit par les bombardements alliés. Ce pont précédent datait de 1365, (réparé en 1501, arche reconstruite en 1882), et remplaçait un pont plus ancien dont des traces subsistent,.

Le pont sur le Buëch, proche du confluent avec la Durance, date de 1727. Il est élargi en 1865 par des arcs en cornes de vaches sur les avant et arrière-becs, puis en 1975 par une dalle posée en encorbellement. Il repose sur trois arches en plein cintre, de 22,8, 12 et 12 m, pour une longueur totale de 56 m, une largeur de 4,3 m à l’origine, 7,4 m en 1865 et 9 m actuellement. Ce pont remplace un ancien pont construit en 1202, et réparé en 1399.

Les ruines de l'ancienne chapelle (XIIIe siècle), dans la partie la plus ancienne de la citadelle, détruite par le bombardement allié du 15 août 1944 (jour du débarquement de Provence), sont encore visibles.

Outre son ancienne cathédrale, Sisteron conserve plusieurs chapelles sur sa commune, ainsi que les vestiges d'anciens couvents désaffectés sous la Révolution.

Du couvent des Dominicains, il reste l’église et les vestiges du cloître servant de cadre au festival des Nuits de la Citadelle. Fondé par la comtesse de Provence Béatrix de Savoie, sa première pierre est posée en décembre 1248 et la première messe dite en 1252. L’église est en très mauvais état après le siège de Sisteron par Sommerive, mais le service reprend en 1581, avant que l’église soit complètement réparée en 1684. Un bas-côté de deux travées est ajouté à la fin XVIIe siècle. D’importantes réparations ont eu lieu dans les années 1960.

L’église, monument classé, est l’une des plus grandes églises gothiques du département, construite au XIIIe siècle : elle mesurait 15,5 m de large pour 45 ou 47 m de long. La nef, longue de 36 m et placée entre deux bas-côtés, débouchait dans le chœur long de 11 m. Actuellement, seuls subsistent le chœur, la dernière travée de la nef, deux travées du bas-côté nord, la façade occidentale et une partie des murs, ainsi que le clocher, de style roman.

Un musée archéologique a été fondé en 1949. Le musée Terre et temps possède une collection de cadrans solaires de poche, dont certains appartenaient à des bergers.

Une particularité architecturale de Sisteron est de regrouper plusieurs andrones, passages étroits et couverts.

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Canton de Sisteron

Le canton de Sisteron est une division administrative française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ce canton est organisé autour de Sisteron dans l'arrondissement de Forcalquier. Son altitude varie de 448 m (Sisteron) à 2 114 m (Authon) pour une altitude moyenne de 769 m.

Le canton de Sisteron groupe 5 communes et compte 8 248 habitants (recensement de 1999 sans doubles comptes).

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Arrondissement de Sisteron

L'arrondissement de Sisteron est un ancien arrondissement du département des Alpes-de-Haute-Provence créé le 17 février 1800 et supprimé le 10 septembre 1926. Les cantons furent rattachés à l'arrondissement de Forcalquier.

Il comprenait les cantons de La Motte-du-Caire, Noyers-sur-Jabron, Sisteron, Turriers et Volonne.

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Citadelle de Sisteron

Citadelle de Sisteron - Vue de l'ouest

A 500 m d'altitude, la citadelle de Sisteron surplombe la ville de Sisteron — située dans un passage entre le Dauphiné et la Provence — et la Durance. Construite sur un éperon rocheux, c'est la première chose que l'on voit en arrivant dans la ville. La citadelle, avec ses fortifications, était un verrou stratégique sur la route menant des Alpes vers la Méditerranée. Classée monument historique, c'est la pièce maîtresse de la ville. Jehan Erard, ingénieur militaire d'Henri IV, puis Vauban l'ont marquée de leur empreinte.

Le rocher dominant la cluse de la Durance a de tout temps été fortifié. Il ne reste rien de l'oppidum des Voconces, détruit lors de l'invasion romaine d'Auguste (27 av. J.-C.), ni du castrum romain qui lui succéda. De l'époque romaine, il ne subsiste de « Segustero » (nom latin de Sisteron), que les vestiges d'un mausolée et d'une cité le long de la « Via Sinistra », qui reliait les voies Aurélienne et Domitienne.

Rien ne reste non plus du châtel, fait de tours et de palissades, du haut Moyen Âge. Après la période troublée qui suivit la mort de Charlemagne, Sisteron passa de main en main, de vicomtes locaux aux comtes de Forcalquier, puis aux comtes de Provence pour enfin être rattachée à la couronne de France sous le règne de Louis XI. Ce n'est qu'à partir du XIe siècle que l'on trouve dans les archives une première mention du « château » de Sisteron. La citadelle de Sisteron monte la garde et verrouille le passage entre le Dauphiné et la Provence depuis 1209, assistée par les curieuses strates verticales du Rocher de la Baume qui lui fait face, sur l'autre rive de la rivière.

La citadelle, telle que nous pouvons la voir aujourd'hui, est constituée d'un ensemble d'ouvrages d'époques très diverses résultant de modernisations et de reprises successives. Le rempart supérieur, ou chemin de ronde, ponctué d'un puissant donjon remonte au XIIe siècle.

Sa situation de « forto villo de grand passagi per passar les monts » (début du XVIe siècle) lui vaut d'être un enjeu âprement disputé pendant les guerres de Religion. Après les destructions subies au cours de celles-ci, Jehan Erard, ingénieur militaire de Henri IV adapte, de 1590 à 1597, deux enceintes successives au nord, et trois au midi, en un étagement d'ouvrages bastionnés auquel venait se souder le rempart enserrant la ville depuis le XIVe siècle. Au cours de ces travaux, Erard innove en imaginant un système de fortifications en « dents de scie » que devait, plus tard, reprendre et perfectionner Vauban. La face sud comporte trois enceintes fermées de portes bien défendues. Celle nord, deux seulement.

Ces ouvrages attribués à Jehan Erard sont plus sûrement l’œuvre d'un ingénieur venu d'Italie où l'art de fortifier était plus avancé que chez nous. Un siècle plus tard, en 1692, Vauban, après l'invasion de la haute vallée de la Durance par le duc de Savoie Victor-Amédée II, conçoit pour Sisteron un vaste plan de défenses intéressant la ville et la forteresse. A son arrivée, il découvre une forteresse en élévation, entourée de cimes d'où on peut la réduire à merci. Il projette tout de suite une série d'ouvrages. Pour la forteresse elle-même, il recommande de réhausser les courtines, de renforcer les portes d'accès et ordonne la construction d'une poudrière à l'abri des tirs plongeants. De l'ambitieux projet, seuls la poudrière et le puits de cette dernière seront réalisés.

De 1842 à 1860, le comté de Nice et la Savoie n'étant pas encore en France, d'ultimes travaux furent entrepris pour adapter la citadelle aux nécessités de l'époque et de la défense des frontières. Les ingénieurs qui en furent chargés suivirent les recommandations faites deux siècles plus tôt par Vauban : on releva les courtines ; on ouvrit deux portes charretières dans la face sud. Au nord, la deuxième enceinte fut remaniée, une citerne fut aménagée, et enfin on creusa le formidable escalier souterrain reliant la citadelle à la porte nord de la ville, elle aussi reconstruite.

La chapelle « Notre-Dame du château » remonte au XIVe siècle. Elle a été construite sur une terrasse soutenue par de puissantes arcades. Son vaisseau gothique, inondé de lumière est un chef-d’œuvre de proportions où le maître d’œuvre a joué, avec un rare bonheur, de la dichromie d'un grès doré et d'un calcaire gris. Aux trois quarts détruite en 1944, la chapelle restaurée, parée de vitraux du maître verrier Claude Courageux sert de cadre aujourd'hui à des expositions de prestige.

Ainsi Notre-Dame du château, au faîte de l'austère citadelle, en ce lieu conçu pour les guerres, continue de régner comme un signe de miséricorde et de paix. Depuis 1956, la citadelle est l'objet d'une restauration exemplaire, conduite avec le produit des entrées, par l'Association « Arts, Théâtre, Monuments » avec la confiance et le soutien de la municipalité.

Dans l'enceinte de la forteresse, un musée a été aménagé. Une salle, installée dans une casemate, est consacrée au retour de l'île d'Elbe. Soixante documents d'époque évoquent l'épopée de l'empereur.

La citadelle ne sera démilitarisée qu'en 1920.

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Alpes-de-Haute-Provence

Localisation des Alpes-de-Haute-Provence en France

Le département des Alpes-de-Haute-Provence (04) est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants se nomment les Bas-Alpins et Bas-Alpines, en référence à l’ancien nom du département (Basses-Alpes jusqu'au 13 avril 1970).

Dans cette partie du département se trouve une des routes les plus élevées d'Europe : la route départementale D64 atteint l'altitude de 2 802 m au-dessus du col de la Bonette (2 715 m) et relie le pays de Barcelonnette à la Tinée et à la Vésubie.

Le relief compartimente la région : les vallées encaissées ont de tout temps été d’accès difficile, divisant le pays en autant de terroirs ne communiquant que très peu avec l’extérieur. En 1877, 55 communes n’avaient pour seul accès que des sentiers ou des chemins muletiers.

La rivière principale est la Durance, qui circule à l'ouest du département. C'est dans cette vallée qu'on trouve les axes de circulation les plus importants (autoroute A51, voie ferrée, nationale). La quasi-totalité du département est dans le bassin versant de la Durance, à l'exception de l'extrême sud-est (cantons d'Annot et Entrevaux) draîné par le Var. Ses principaux affluents dans le département sont l'Ubaye, la Bléone, l'Asse et le Verdon pour la rive gauche, le Buëch, le Jabron et le Largue pour la rive droite. Tous ces affluents ont un caractère torrentiel, et peuvent être sujets à des crues violentes et brutales lorsque de violents orages s'abattent en automne, ainsi qu'à des hautes eaux liées à la fonte des neiges au printemps pour les cours d'eau de montagne. La Durance, le Verdon, la Bléone puis le Buëch ont été aménagés au XXe siècle avec la construction de plusieurs barrages et la déviation d'une partie des cours d'eau pour l'irrigation et la production d'électricité.

De ce fait, la Haute-Provence est très intéressante pour tous les astronomes européens à la recherche d'un ciel nocturne souvent dégagé et épargné par la pollution lumineuse. De nombreux observatoires amateurs ont été construits, et l'Observatoire de Haute-Provence, un des plus grands observatoires d'Europe continentale, est un centre de recherche en astronomie très actif.

Victime de l'exode rural jusqu'au milieu du XXe siècle, le département des Alpes-de-Haute-Provence a vu sa population augmenter depuis 50 ans, même si la population d'aujourd'hui se concentre dans les zones les moins enclavées et ne cultive plus la terre.

Le département des Alpes-de-Haute-Provence est l'un des moins densément peuplés de France, à peine plus de 20 habitants par km². La population se concentre essentiellement dans les vallées de la Durance, de la Bléone (jusqu'à Digne) et sur les plateaux proches. Le reste du département est très peu peuplé (moins de 10 habitants au km² sur la majeure partie du territoire).

La moitié des communes a moins de 200 habitants, 17 communes en ont moins de 50, et de nombreux hameaux ont été abandonnés. Les villes sont petites : seuls Digne-les-Bains et Manosque s'approchent ou dépassent les 20 000 habitants. Les arrondissements de Barcelonnette et de Castellane sont les deux arrondissements les moins peuplés de France, et les seuls de France avec moins de 10 000 habitants. La ville de Castellane est également le plus petit chef-lieu d'arrondissement en France.

Parmi les 30 cantons du département, 11 ont une population résidente inférieure à 2 000 habitants et 6 autres une population comprise entre 2 000 et 3 000 habitants. Seuls cinq cantons comptent une population supérieure à 10 000 habitants : Digne Ouest, Forcalquier, Manosque Nord, Manosque Sud Ouest et Volonne.

La population était autrefois répartie assez régulièrement sur le territoire, y compris dans les zones montagneuses où l'agriculture de montagne était bien développée. Mais dès le milieu du XIXe siècle, elle commença à diminuer en raison d'un fort exode rural. De plus de 150 000 habitants en 1850, elle tomba à moins de 100 000 après la Première Guerre mondiale. Il fallut ensuite attendre 1960 pour que la tendance revienne à la hausse, assez fortement d'ailleurs, passant de moins de 90 000 habitants en 1954 à près de 140 000 en 1999 et 153 000 en 2005. Cependant, si ce chiffre se rapproche du nombre d'habitants qu'avait le département 150 ans plus tôt, la répartition et l'activité de la population sont très différentes. La population se concentre à présent dans la vallée de la Durance et le sud-ouest du département, et l'agriculture emploie bien moins qu'avant. Le tertiaire, essentiellement le tourisme et les services de proximité, est à présent le principal secteur d'activité.

Le département ne s’est jamais vraiment industrialisé ; il comptait 27 petites mines en 1870 (1 de plomb, 4 de schistes bitumineux, et 22 de lignite).

Selon le recensement général de la population, 35.2 % des logements disponibles dans le département sont des résidences secondaires. Le tableau ci-dessous indique les principales communes des Alpes-de-Haute-Provence dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.

Le département des « Basses-Alpes » est l'un des 83 départements créés à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789. Il englobe le nord-est montagneux de la Provence, et a été amputé du canton de Sault lors de la formation du Vaucluse en 1793, puis du canton de Barcillonnette rattaché aux Hautes-Alpes en 1810.

Le département des Basses-Alpes est occupé par l’Italie fasciste de novembre 1942 à septembre 1943.

Le 13 avril 1970, son nom a été changé en « Alpes-de-Haute-Provence ».

L’exode rural des XIXe et XXe siècles a eu des conséquences importantes sur la population des communes : certaines ont été presque complètement ou complètement abandonnées de leurs habitants, ce qui a entraîné la disparition d’une cinquantaine de communes depuis la création du département. Certains villages existent toujours et ont parfois donné leur à la nouvelle commune créée lors du rattachement (par exemple La Mure-Argens), d'autres ne sont plus que des tas de pierres (comme Levens sur la commune de Majastres), ne figurant plus sur les cartes. À sa formation, le département comptait 270 communes (262 après modification des limites du département), il en reste aujourd'hui 200. En-dehors des huit communes rattachées, soit au Hautes-Alpes (canton de Barcillonnette), soit au Vaucluse (canton de Sault), de nombreuses communes ont disparu.

Total : 256 communes et 30 cantons.

Le département présente une tradition électorale marquée à gauche ancienne. On peut évoquer les solides traditions républicaines, comme le nombre de sociétés populaires pendant la Révolution française, ou la résistance au coup d’État de Napoléon III en 1851. La tradition de gauche s'est aussi manifestée dans le monde rural, puisque l'ensemble des cantons dédiés à l'agriculture ont, très tôt, manifesté une inclination à voter pour des candidats républicains. L’installation de la grande usine chimique de Saint-Auban a aussi eu un effet favorable sur le vote à gauche (cf. ci-dessous) et a constitué le terreau de l'organisation politique de la gauche dans le département comme du mouvement syndical. La centrale électrique de Sainte-Tulle a également fourni de nombreux militants aux organisations de gauche.

Exceptions dans le département : les secteurs alpins, de Barcelonnette et de la haute vallée du Verdon, territoires d'émigration mais aussi lieu de garnison des chasseurs alpins pour le premier. Ces secteurs, profondément catholiques, ont longtemps opté pour des élus conservateurs dont l'un des plus connus est l'ancien ministre de la IIIe République, Paul Reynaud. Une définition des choix politiques de la population départementale est souvent ainsi traduite : plus l'altitude s'élève, plus le suffrage populaire penche à droite...

Depuis la fin de la Première Guerre Mondiale, le département est le plus souvent représenté, tant au Sénat qu'à l'Assemblée Nationale, par des élus issus soit du PCF, soit, surtout, du courant socialiste, par la SFIO puis le PS, ou par le courant radical.

Haut-lieu de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, à la Libération, le département a marqué profondément son ancrage à gauche qui n'a pas vraiment été mis en question depuis. Une évolution, peut être temporaire, a toutefois été constatée en 2007, puisque, pour la première fois dans l'histoire politique locale, un député de droite élu lors du précédent scrutin (en 2002) a été réélu à l'Assemblée Nationale.

L'autre siège est occupé par le président du Conseil général, Jean-Louis Bianco, ancien ministre de François Mitterrand.

Au Sénat, le département est représenté par Claude Domeizel, ancien maire socialiste de Volx.

François Mitterrand a obtenu la majorité des suffrages des habitants du département en 1974, comme en 1981 et 1988, dépassant dans les deux derniers cas la barre des 53 % des voix. En 1995, Jacques Chirac est parvenu en tête au second tour de l'élection présidentielle avec un score légèrement supérieur à 52 %, quoique inférieur à son score national. En 2002, c'est Jean Marie Le Pen qui est arrivé en tête au premier tour. Enfin, en 2007, c'est Nicolas Sarkozy qui est parvenu en tête au premier tour, avec près de 30 % des voix et 53,2 % au second tour.

Sur les référendums européens, le département a voté Non lors de la consultation sur le Traité de Maastricht à 51,6 % (majorité de 2 238 voix) et Non lors de la consultation sur le Traité constitutionnel européen à 60,3 % (majorité de 16 575 voix).

Le département présente, de par ses caractéristiques propres (montagne et faible population), un caractère marqué par une relative faiblesse des activités industrielles, et une évolution vers la création d'emplois dans les domaines du commerce et des services.

Ainsi, selon l'enquête sur les besoins de main d'œuvre des services de l'ASSEDIC, l'essentiel des offres d'emploi est aujourd'hui porté par les professions de l'animation socioculturelle et sportive (1 031 offres recensées sur 4 752 au total dans le département), de l'hôtellerie (968 offres), du nettoyage (438 offres), de la restauration (345 offres).

Toutes ces offres étaient, pour les trois quarts au moins, proposées sur des emplois de caractère saisonnier.

Toutefois, des évolutions sensibles de la situation sociologique du département sont à attendre de l'implantation prochaine, au débouché de la Vallée de la Durance du projet ITER.

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, l’agriculture a eu une place très importante dans l'économie, mais la polyculture vivrière a laissé place à une agriculture beaucoup plus spécialisée orientée autour des fruits, des céréales et de produits à haute valeur ajoutée (miel, parfums et huiles essentielles, cosmétiques, olives, viticulture). Les espèces cultivées sont tempérées, surtout en altitude, et méditerranéennes, surtout à basse altitude. La production est d'une grande variété. Depuis quelques années, une recrudescence de la culture de la lavande est apparue, notamment dans le secteur de Saint-André-les-Alpes.

Selon le recensement agricole 2000, le département compte 2 947 exploitations agricoles, en baisse de plus de 1 500 exploitations au regard du recensement précédent effectué douze ans auparavant.

De fait, la surface agricole utile moyenne des exploitations s'est accrue, passant de 32 à 56 hectares.

La surface agricole utile s'élevait à 165 809 ha, dont la plus grande partie dévolue aux activités d'élevage sous forme de prairies en herbe pour plus de 96 000 ha.

C'est le secteur de l' arboriculture, notamment le long de la Durance, qui constitue le principal secteur en nombre d’exploitations (829 au total).

Il est suivi du secteur des grandes cultures (céréales notamment) avec 740 exploitations, nombre d'exploitations du secteur de l'élevage.

Toutefois, l'une des spécificités du département est de compter 614 exploitations dévolues à l'élevage d'autres animaux que les bovins. Il s'agit bien entendu de l'élevage de brebis et de chèvres, notamment pour la production du lait utilisé pour la fabrication du fromage AOC Banon.

Les viticulteurs de Pierrevert ont, pour leur part, obtenu le classement de leur production.

L'industrie constitue un ensemble relativement réduit en termes d'établissements mais comporte par contre plusieurs entreprises relativement importantes.

Le département compte, fin 2004, 937 établissements dont 17 dépassent cinquante salariés.

C'est notamment le cas de l'historique usine de Saint-Auban (usine Arkéma, anciennement Elf-Atochem), l'usine Sanofi de Sisteron (au nord de la ville) et Manosque (usine de l'Occitane). Quelques fabriques plus spécialisées (huile d'olive, parfums, vins) produisent des produits à haute valeur ajoutée.

Fin 2006, selon les données ASSEDIC, l'industrie employait dans le département 4 261 salariés, soit un peu plus de 14 % des effectifs salariés du secteur privé.

Les secteurs de la chimie, avec 1 761 salariés et celui de l'agro-alimentaire avec 1 205 salariés, constituent les deux principaux pôles d'activité.

Le secteur de la chimie comprend les segments de la pharmacie (usine Sanofi, citée plus haut, avec plus de 650 salariés), de la chimie de base (usine Arkema, avec plus de 500 salariés) et la cosmétique avec plus de 450 personnes.

Pour autant, l'industrie a perdu près de 400 emplois depuis 2001, notamment dans le cadre de la réduction des effectifs chez Arkema, malgré la bonne santé financière du groupe Total, qui en est propriétaire.

Cette situation, évidemment, est appelée à connaître une évolution suite à l'implantation d’ITER.

Le secteur du Bâtiment et des travaux publics compte, pour sa part, 1 387 établissements actifs, dont plus de la moitié (758) sont des établissements sans le moindre salarié (artisans établis à leur compte). Fin 2006, ce secteur emploie plus de 3 900 salariés, dont près de 1 500 dans le secteur des travaux publics, particulièrement porté par la réalisation de grandes infrastructures (autoroute A 51 entre autres).

Le secteur tertiaire recouvre des réalités extrêmement diverses.

Les activités commerciales ont connu de sensibles évolutions, et comptaient en 2004 2 473 établissements dont 1 396 (plus de 56 %) ne comptent aucun salarié.

Fin 2006, ce secteur emploie cependant 6 478 personnes, au sein de plus d'un millier d'établissements employeurs, effectif employé en hausse sensible depuis 2001, puisqu'il a créé au total 627 emplois supplémentaires (plus de 10 % des effectifs) depuis cette date.

Ce nombre de salariés représente près de 22 % des effectifs salariés du secteur privé.

Elles sont marquées par le développement, notamment dans les agglomérations de Manosque et de Digne, de zones commerciales occupées par les grandes enseignes de distribution.

Près de 1 600 salariés du secteur sont employés dans ces établissements.

Les activités de services recouvrent un ensemble de 7 322 établissements fin 2004 dont 4 323 (plus de 59 %) ne comptent aucun salarié.

Pour autant, c'est ce secteur qui comporte, avec 96 établissements, le plus grand nombre de structures dépassant 50 salariés.

Fin 2006, ce secteur emploie, entre autres, 1 141 salariés dans le domaine des transports, 3 425 dans celui des services aux entreprises et plus de 4 000 dans le domaine des services aux particuliers.

Ces secteurs connaissent une évolution à la hausse de leur activité.

Le flux migratoire positif du département, trouvant souvent son origine dans l'arrivée dans le département de ménages retraités, explique en particulier la progression sensible des effectifs dans les segments de l'accueil des personnes âgées et de l'aide à domicile.

Le secteur des transports compte une soixantaine d'emplois complémentaires mais c'est surtout le secteur des services aux entreprises et celui des services aux particuliers, et singulièrement le secteur de l'activité sanitaire et sociale qui ont connu une croissance spectaculaire et sensible.

Les chiffres sont clairs : le premier a accru sensiblement son importance dans l'économie avec plus d'un millier d'emplois de plus, notamment dans les segments de l'intérim, du gardiennage et de l'entretien, avec près de 850 emplois complémentaires.

Cette situation trouve en grande partie explication dans le fait que les principales entreprises industrielles du département, comme les entreprises du secteur du bâtiment, ont recours au travail intérimaire, en lieu et place d'embauches à temps plein.

Il conviendrait de fait de s'interroger sur le rapport entre l'évolution de l'emploi dans les secteurs industriels et celui de l'emploi intérimaire, par exemple.

Ainsi, dans le canton de Volonne, où se situe l'usine de Saint-Auban, la réduction des emplois industriels (160 emplois perdus sur le site Arkema) est en partie compensée par l'accroissement de l'emploi intérimaire (100 emplois complémentaires).

De même, sur Manosque, première ville du département en termes d'emploi, et en développement sensible (2 000 emplois de plus en cinq ans), la progression des emplois intérimaires est spectaculaire, atteignant en effet 400 postes de travail, ces salariés intervenant entre autres sur le secteur de la cosmétique, mais aussi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, et dans le champ des activités du commerce de détail, les grandes enseignes de distribution de la ville préférant ce mode de recrutement aux embauches définitives.

Dans le champ des activités sanitaires et sociales, création importante d'emplois aussi avec 760 emplois de plus, portant à 13 % la part des salariés du secteur au regard du total de l'emploi privé.

Cette progression provient notamment des activités d'accueil et d'hébergement avec près d'un millier de salariés, en hausse de 150 emplois environ depuis 2001 tandis que le secteur de l'aide à domicile emploie désormais 741 salariés au lieu de 457 cinq ans plus tôt.

Notons enfin que l'emploi associatif, avec près de 1 000 postes de travail offerts, est très présent aussi sur le département.

Beaucoup d'axes routiers des Alpes-de-Haute-Provence sont étroits et sinueux en raison du relief. Ces contraintes naturelles rendent l'accès à certaines parties du département assez difficile, surtout en hiver, et principalement les communes des arrondissements de Barcelonnette et de Castellane. Elles sont de ce fait assez isolées du reste du département et de la région.

La route nationale 85 entre Digne-les-Bains et Castellane traverse plusieurs clues dont celle de Taulanne, extrêmement étroite.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

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Source : Wikipedia