Sierra Leone

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Posté par seb 21/03/2009 @ 06:08

Tags : sierra leone, afrique, international, environnement

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Sierra Leone

Drapeau du Sierra Leone

La Sierra Leone est un État d'Afrique de l'Ouest, situé entre la Guinée (au nord) et le Libéria (au sud-est). Il est bordé au sud-ouest par l'océan Atlantique. Les trois ethnies principales sont : les Mendés (29%), les Temnes (24%) et les Créoles (10%).

Le 27 avril 1961, le pays obtient son indépendance. Mais à cause de luttes entre ethnies, le pays connaît une grande instabilité politique.

Le frère de Milton Margaï, Albert Margaï, le remplace comme Premier ministre en 1964.

En mars 1967, Siaka Stevens, chef du parti All People's Congress (APC), remporte les élections, mais son accession au pouvoir est retardée jusqu'en avril 1968 par une série de coups d'État militaires.

Le 19 avril 1971, Siaka Stevens instaure un régime de parti unique. Il commence alors à tenter d'assainir la vie politique, en luttant contre la corruption par exemple. Mais il abandonne vite cette voie pour exploiter les mines de diamants au nord du pays.

Le 28 mai 1975, avec 14 autres pays, la Sierra Leone fonde la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.

Siaka Stevens laisse sa place au commandant en chef des armées, Joseph Saidu Momoh, en novembre 1985. Il est officiellement élu président en janvier 1986.

En novembre 1987, Joseph Saidu Momoh décrète « l'état d'urgence économique ». Des mesures draconiennes d'austérité sont prises. Mais l'exploitation des mines de diamants continue toujours de rapporter beaucoup d'argent aux principaux chefs du régime.

La guerre civile de la Sierra Leone se déroula de mars 1991 au 18 janvier 2002. Cette guerre avait pour principal but le contrôle des zones diamantifères.

Elle causa la mort de 100 000 à 200 000 personnes et le déplacement de plus de deux millions de personnes (ce qui représente le tiers de la population de l'époque). De nombreuses mutilations eurent également lieu, ainsi que l'emploi massif d'enfants soldats.

La De Beers sud-africaine y garde un rôle très controversé, puisqu'elle fut la première acheteuse de ces diamants, vendus clandestinement au Libéria voisin. Aussi, l'Afrique du Sud garde-t-elle une autre influence, celle du déploiement de ses forces armées privées sur le territoire de la Sierra Leone afin de sécuriser les régions diamantifères.

Le 14 mai 2002, le président sortant, Ahmad Tejan Kabbah, est réélu avec 70,6% des voix.

Le pays est actuellement en paix. Les différentes mesures prises par l'ONU sont progressivement réduites, voire supprimées, comme la levée de l'embargo sur l'exportation des diamants du sang. Une diminution des effectifs des forces des casques bleus (Mission des Nations unies en Sierra Leone) est également engagée. Après un pic de 17 500 hommes en mars 2001, les effectifs sont descendus à 13 000 en juin 2003 et à 5 000 en octobre 2004.

Cependant, pour des raisons économiques, de nombreux enfants travaillent toujours dans les mines de diamants qui sont très dangereuses. La propagation du Sida y est également très importante, 16 000 enfants de moins de 15 ans sont séropositifs.

En 2000, selon l'indicateur de développement humain (IDH) qui était de 0,275, la Sierra Leone était le pays le moins développé du monde.

La Sierra Leone est une république multipartite à régime présidentiel, où le président est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et la Chambre des représentants. Le pouvoir judiciaire est indépendant de l’exécutif et du législatif. Le nouveau président est Ernest Koroma élu en septembre 2007.

Une grande partie de la côte sont des marécages de palétuviers, à l'exception de la péninsule où se trouve la capitale Freetown. Le reste du pays est principalement un plateau couvert de forêts, se trouvant à environ 300 mètres au-dessus du niveau de la mer. À l'est se trouvent des montagnes, dont la plus haute est Loma Mansa, culminant à 1 948 mètres.

Le climat est tropical, la saison des pluies va de mai à décembre et la saison sèche de décembre à avril.

Les principales villes sont Freetown, Koidu (Sefadu), Bo, Kenema et Makeni.

L'économie du pays est principalement basée sur les exploitations minières de diamant et d'or. Le pays est un des plus pauvres du monde au regard du PIB par habitant, estimé en 2006 à 900 dollars .

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Guerre civile de Sierra Leone

La Guerre civile de la Sierra Leone se déroula du 23 mars 1991 au 18 janvier 2002.

La guerre civile fut déclenchée par un groupe armé se nommant le RUF (pour Revolutionary United Front), avec à sa tête Foday Sankoh. Ce groupe est très proche de Charles Taylor, et on peut voir la guerre civile de la Sierra Leone comme une extension de celle du Libéria.

Le 23 mars 1991, le RUF, composé d'une centaine de combattants, attaque deux villages de l'Est du pays. Les troupes gouvernementales de la Sierra Leone sont alors envoyées par le général Joseph Momoh, au pouvoir depuis 1985.

Du fait que les militaires et le RUF ne peuvent gagner du terrain l'un sur l'autre, des tensions naissent au sein de l'armée de la Sierra Leone. Le 29 avril, un capitaine de 26 ans, Valentine Strasser, prend le pouvoir presque accidentellement. Il crée le Conseil national provisoire de gouvernement (NPRC), déclare l'état d'urgence et suspend certaines dispositions de la Constitution.

Le 29 décembre, à la suite d'une tentative de coup d'État, le NPRC fait exécuter 26 militaires soupçonnés de rébellion.

En protestation des exécutions sommaires, le Royaume-Uni décide de suspendre son aide économique à partir de janvier 1993.

Suite aux pressions internationales, Valentine Strasser déclare, en octobre 1993, qu'il organisera des élections vers la fin 1995.

De janvier à mai 1995, le RUF continue de mener des attaques dans la Sierra Leone. Petit à petit, le RUF se rapproche de la capitale. Prenant peur, le gouvernement décide de demander une aide extérieure. C'est ainsi que les Gurkhas, des auxiliaires asiatiques de l'armée britannique, puis la société militaire privée sud-africaine Executive Outcomes, ainsi que les Kamajors, des chasseurs locaux, prêtent main forte.

Le 2 octobre, une nouvelle tentative de coup d'État est déjouée alors que le président Strasser est à l'étranger.

Le 16 janvier 1996, le vice-président Julius Maada Bio organise un coup d'État et écarte Valentine Strasser du pouvoir. Le nouvel homme fort de la Sierra Leone commence alors à entamer des négociations avec le RUF.

Le 15 mars, des élections multipartites sont organisées. Elles portent Ahmad Tejan Kabbah, leader du Sierra Leone People Party (SLPP), au poste de Président de la République avec 59,5% des voix.

Le 22 avril, Ahmad Tejan Kabbah et Foday Sankoh se rencontrent à Abidjan pour établir un plan de paix.

Le 30 novembre, le RUF et le président Ahmad Tejan Kabbah signent un accord de paix à Abidjan. Julius Maada Bio, promu général, organise la phase de transition du pouvoir au profit du président Ahmad Tejan Kabbah. Le RUF est converti en parti politique et est désarmé. Tous les combattants du RUF sont amnistiés.

Le 8 mars 1997, Foday Sankoh est arrêté au Nigeria pour détention d'une arme à feu. Le RUF déclenche alors des attaques dans toute la Sierra Leone.

Le 25 mai, l'AFRC (pour Armed Forces Revolutionary Council), conduite par Johnny Paul Koroma, constituée d'un groupe d'anciens membres de l'armée de la Sierra Leone prend le pouvoir lors d'un coup d'État. Quelque temps après, le RUF et l'AFRC décident de s'allier pour diriger le pays.

Le 2 juin, des militaires français (Aviso Jean Moulin) et américains sont envoyés sur place pour évacuer leurs ressortissants ainsi que les Européens vers les États voisins.

Le 29 août, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), donne un mandat à sa force d'interposition (l'ECOMOG) pour remettre le président élu, Ahmad Tejan Kabbah, à son poste.

Des forces armées s'organisent pour résister contre le RUF et l'AFRC. Ces forces se font appeler les CDF (pour Civil Defence Forces).

Le 8 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies vote à l'unanimité un embargo sur le pétrole et les armes à destination de la Sierra Leone.

Le 23 octobre, sous la pression internationale, ainsi que des troupes de l'ECOMOG, le RUF signe l'Accord de Conakry prévoyant le retour du président Ahmad Tejan Kabbah en avril 1998.

Le 12 février 1998, le RUF et l'AFRC sont chassés du pouvoir par l'ECOMOG. Le gouvernement du président Ahmad Tejan Kabbah retourne au pouvoir officiellement le 10 mars.

Le 13 juillet, la Mission d'observation des Nations unies en Sierra Leone (MONUSIL) est créée pour veiller au désarmement des anciens combattants, à la bonne exécution de l'action humanitaire et au respect des Droits de l'homme.

Le 23 octobre, Foday Sankoh est condamné à la peine de mort par la Haute Cour de justice de Freetown. Le colonel Sam Bockarie, nouveau chef du RUF, menace de « tuer tout ce qui est vivant » s'il advenait quelque chose au chef historique du mouvement.

Fin 1998, une offensive massive permet au RUF et à l'AFRC d'occuper pendant 3 semaines en janvier 1999 la capitale du pays, Freetown. Durant ces 3 semaines, la capitale est mise à feu et à sang lors de l'opération « No Living thing » (en français, « plus rien de vivant »). Le résultat est dramatique, plus de 6 000 morts seront recensés et des dizaines de milliers de personnes quittent la capitale comme ils le peuvent.

La mission de la Monusil est prolongée de deux mois le 11 janvier et la Banque mondiale et le FMI suspendent leur aide au pays le 19 février.

Après avoir été chassées de la capitale, les troupes du RUF et de l'AFRC commettent des atrocités sur la population lors de leur retour dans leur bastion au nord du pays.

Le 7 juillet, le RUF et le gouvernement de la Sierra Leone signent les Accords de Lomé qui prévoit une amnistie des crimes antérieurs au traité, la libération de Foday Sankoh, l'entrée du RUF dans le gouvernement et surtout la création d'une commission chargée des ressources minières et de la reconstruction, dont la présidence devait être tenue par le chef du RUF.

Le 22 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 1270. La Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL) est alors créée. Elle a pour but de garantir le respect des Accords de Lomé.

Le 22 février 2000, le Parlement vote une loi créant la Commission « vérité et réconciliation » chargée d'enquêter sur les atrocités commises pendant la guerre civile.

Le 3 mai, 500 Casques Bleus sont pris en otage par le RUF qui remet en cause le processus de paix et reproche à Kofi Annan de soutenir le chef de l'État, mais surtout ils veulent empêcher le redéploiement des Casques Bleus près des mines de diamants.

Le 17 mai, Foday Sankoh, en fuite, est arrêté.

Les otages sont libérés le 28 mai après des interventions internationales auprès de Charles Taylor.

Suite à la prise d'otages, l'opération Pallister est déclenchée par l'Angleterre. Son but premier était d'évacuer les ressortissants de l’Union européenne et du Commonwealth. Mais après l'avoir fait, ils sont restés en place pour soutenir les troupes régulières.

Le 5 juillet, la résolution 1306 (2000) du Conseil de sécurité de l'ONU est votée. Un embargo sur le trafic illégal de diamants de la Sierra Leone est appliqué, il vise principalement le trafic du RUF qui contrôle 90% des zones diamantifères et le Libéria qui exporte 60 fois plus de pierres qu'il n'en produit (la différence entre la production et l'exportation vient du RUF).

Le 14 août, la résolution 1315 (2000) du Conseil de sécurité de l'ONU autorise la création du Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Le 10 novembre, un cessez-le-feu est signé à Abuja au Nigeria, entre le gouvernement et le RUF.

La résolution 1343 du Conseil de sécurité de l'ONU est votée le 7 mars 2001. Elle décrète un embargo sur les armes à destination du Libéria. Il exige également qu'il cesse son soutien au RUF et prenne des mesures concrètes pour arrêter le trafic et la vente de diamants provenant de Sierra Leone.

Le 30 mars 2001, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution autorisant l'accroissement des Casques Bleus de la MINUSUSIL pour passer de 6 000 à 17 500 militaires.

Fin 2001, plus de 3 000 enfants soldats sont relâchés par le RUF et les CDF. Le RUF s'engage également à relâcher les femmes sierraleonaises et guinéennes enlevées.

En janvier 2002, plus de 47 000 combattants sont désarmés et démobilisés. La guerre civile de Sierra Leone prend officiellement fin le 18 janvier. Le 28 février, l'état d'urgence est levé.

Le 4 mars, débute le procès de Foday Sankoh. Il est ajourné à plusieurs reprises.

Le 14 mai, le président sortant, Ahmad Tejan Kabbah, est réélu avec 70,6% des voix.

Cette guerre civile a fait entre 100 000 et 200 000 morts. Plusieurs milliers de personnes ont été mutilées délibérement, notamment par l'amputation des mains pour les empêcher de travailler et surtout de voter. Plus de 2 millions de personnes (le tiers de la population) ont été déplacées.

En plus de cela, des enfants (garçons et filles) ainsi que des femmes ont été enlevés. Les garçons étaient enrolés de force comme enfants soldats. Les filles et les femmes étaient transformées en esclaves sexuelles.

Le Libéria de Charles Taylor est le principal responsable de la guerre civile de la Sierra Leone.

Charles Taylor a toujours désiré étendre sa domination aux riches provinces diamantifères de la Sierra Leone. C'est pour cette raison qu'il a toujours soutenu, militairement, économiquement et politiquement, le RUF de Foday Sankoh.

En raison des différents crimes commis durant le conflit, notamment des crimes contre l'humanité ainsi que des crimes de guerre, le Conseil de sécurité de l'ONU décida la création d'un Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL).

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Tribunal spécial pour la Sierra Leone

Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) est chargé de juger les plus importants responsables des crimes commis durant la guerre civile de Sierra Leone.

Le 14 août 2000, le Conseil de sécurité des Nations unies vota la résolution 1315 qui donna un mandat au Secrétaire général de l'ONU pour créer un tribunal de juridiction mixte, le TSSL. L’accord a été signé en janvier 2002 entre les Nations unies et le gouvernement sierra léonais et ratifié par le parlement de Sierra Leone en mars de la même année. Le tribunal a officiellement été créé en juillet 2002. Les juges ont prêté serment le 2 décembre et les premiers actes d’accusation ont été confirmés en mars 2003.

Le TSSL a pour but de juger les « principaux responsables de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et de certains crimes prévus par le droit sierra léonais commis depuis le 30 novembre 1996 », date des accords d’Abidjan (Côte d’Ivoire), qui avaient tenté, sans succès, d’enrayer la crise.

Depuis le 7 décembre 2006, le procureur est l'Américain Stephen J. Rapp qui a succédé au Britannique Desmond de Silva C.R., qui a lui-même succédé à l'américain David M. Crane.

Le TSSL diffère des autres tribunaux créés par le Conseil de sécurité. Il n'est pas un tribunal pénal international ad hoc. Alors que les tribunaux pénaux internationaux pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et pour le Rwanda (TPIR) ont leur siège respectivement à La Haye et à Arusha, le TSSL siège dans le pays où les crimes ont été commis. Surtout, ce tribunal fait partie du système judiciaire sierra leonais, même s'il reçoit un important soutien international et que les huit juges sont des juges internationaux. Il s'agit également d'une juridiction hybride, car elle associe droit international et droit national sierra-léonais.

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Drapeau de la Sierra Leone

Drapeau de la Sierra Leone

Le drapeau de la Sierra Leone est officiel depuis le 27 avril 1961. C'est un drapeau à trois bandes horizontales vert, blanc et bleu.

Le vert représente l'agriculture, les montagnes et les ressources naturelles. Le bleu représente l'espoir de paix qu'entend apporter Freetown au reste du monde. Le blanc rappelle l'unité et la justice.

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Source : Wikipedia