Sienne

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Posté par talos 02/04/2009 @ 20:11

Tags : sienne, italie, football, sport

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Sienne

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Sienne (Siena en italien) est une ville italienne, chef-lieu de la province du même nom, dans la région de Toscane. Elle compte 54 500 habitants (2004).

La ville est célèbre pour son patrimoine artistique et pour la course du Palio delle Contrade, souvent abrégé en Palio, une spectaculaire course de chevaux qui voit s'affronter les contrade (paroisses et quartiers) de la ville deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août. Elle figure dans la liste du patrimoine mondial en Europe de l'UNESCO.

Sienne se situe au centre d'une zone collinaire, entre les vallons de l'Arbia au sud, de la Merse au sud-ouest et de l'Elsa au nord, avec les collines du Chianti au nord-est, la Montagnola à l'ouest et les Crete Senesi au sud-est.

Selon la légende, Sienne fut fondée par Senius et Aschius, fils de Rémus, lui-même frère de Romulus (fondateur de Rome). Ils fuirent la ville pour échapper à la fureur de leur oncle Romulus, sur deux chevaux donnés par Apollon et Diane, l'un blanc et l'autre noir. Ils s'arrêtèrent dans la vallée du Tressa et fondèrent une ville qu'ils baptisèrent du nom de l'aîné, Sienne (en latin Sena Julia). Le blanc et le noir devinrent alors les couleurs de la ville.

Sienne fut une ancienne colonie romaine fondée par Auguste. Au Ve siècle, elle devint siège épiscopal. La ville se développe dès le VIIe siècle à l'époque des rois lombards. Devenue cité libre et indépendante au XIIe siècle, elle fut la rivale de Florence, d'autant plus que gibeline, c'est-à-dire partisane de l'empereur, elle s'opposait à la politique guelfe – favorable au pape – de sa voisine qu'elle tint longtemps en respect avant de lui infliger une cinglante défaite en 1260, à la bataille de Montaperti.

Dès le XIIe siècle, les nobles propriétaires de castellari, palais urbains munis d'une tour carrée, contrôlaient un réseau de rues privées qui les reliaient à leurs alliés mais aussi aux marchés et à des portes de sortie sur la campagne qui leur permettaient de fuir vers leurs fiefs. Au lendemain des batailles du XIIIe siècle, les factions victorieuses s'appliquaient à piller les vaincus et à incendier leurs palais. Ces lieux, tel Carthage dans l'Antiquité, étaient réputés maudits et on interdisait, en guise de punition, de reconstruire par dessus. Ces lieux laissés à l'abandon devenaient ainsi des cloaques alors que la municipalité développait de grands soins à décorer et embellir la ville. Dans certains cas, les maisons n'étaient pas détruites mais confisquées par la municipalité, qui les rasait pour élargir les rues ou les places ; c'est ainsi que fut construite la Via Supra Posteria, aujourd'hui la Costa larga : tracée dès 1290, la municipalité attendit que Gabrielle Speranza, dont le palais se trouvait malencontreusement sur le chemin, soit déclarée traître et qu'un autre patricien meure, mais il a fallu attendre 1360 pour que cette voie soit ouverte.

La ville vit naître au XVIIe siècle l'Accademia dei Fisiocritici qui est l'Accademia delle Scienze di Siena.

La célèbre course de chevaux remonte à la fin du XVIe siècle. Le concile de Trente interdisant les manifestations violentes (chasses aux taureaux, joutes collectives, etc.) qui se déroulaient, à Sienne, sur la place centrale (le Campo), la municipalité choisit alors d'instaurer une course de chevaux dans les rues de la ville.

En 1605, pour améliorer la sécurité des habitants, la course fut déplacée sur le Campo. En même temps, la course se courut désormais non plus entre individus (souvent de riches aristocrates) mais par contrada, à la fois quartier et paroisse de la ville.

Il existe 17 contrade différentes. Chaque course est disputée par 10 chevaux. Les sept contrade exclues participent à la course de l'année suivante. Elle est complétée par trois contrade tirées au sort parmi celles ayant couru l'année précédente. Les chevaux, des demi-sang, sont attribués aux contrade par tirage au sort. La course consiste en trois tours du Campo, ce qui ne prend guère que quelques minutes. Jusqu'en 1715, les jockeys utilisaient le sovatto, un fouet aux lanières munies de boules de plomb. Désormais, ils se contentent d'un nerf de bœuf, utilisé principalement pour frapper les chevaux et jockeys concurrents. Le cheval qui coupe en premier la ligne d'arrivée gagne la course, qu'il porte son jockey ou non. La contrada dont le cheval porte les couleurs remporte alors la bannière de soie attachée à une hallebarde, le palio à proprement parler. C'est une course très violente, au cours de laquelle les chevaux et leurs cavaliers trouvent parfois la mort. Depuis 1970, pas moins de 50 chevaux ont été tués.

Les dix-sept contrade de Sienne, dernières survivantes des cinquante neuf compagnies militaires de Sienne qui s'illustrèrent au duecento lors de la bataille de Montaperti face aux Florentins.

L'année 2006, la première manche du Palio, couru le 2 juillet, a été emportée par le fantino Andrea Mari surnommé Brio, sur le cheval Choci de la contrade de la Panthère.

Le centre médiéval et ses terzi : plaque indiquant au visiteur l'entrée sur le territoire de la contrade noble de l'Aigle.

Piazza del campo, 1996.

La province de Sienne.

Le palio de juillet 2006, juste avant le départ d'une course d'entraînement.

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Académie musicale Chigiana de Sienne

Le Palazzo Chigi Saracini qui abrite la Chigiana

L'Académie musicale Chigiana de Sienne (en italien Accademia musicale Chigiana Siena) est une institution artistique installée à Sienne (Italie) dont l'activité principale est l'organisation chaque été de masters-classes.

L'Académie Chigiana, actuellement dirigée par le maestro Aldo Benici, a été fondée en 1932 par le comte Guido Chigi Saracini qui l'a dotée d'un magnifique palais chargé d'histoire (tour du XIIe siècle, parties Renaissance, façade gothique, salle de concert rococo). L'Académie Chigiana est aujourd'hui une fondation financée par de nombreux mécènes.

Elle a accueilli au fil de son histoire les plus grands maîtres de la musique : Pablo Casals, Sergiu Celibidache, Georges Enesco, Andrés Segovia, Alfred Cortot, Jacques Thibaud, Nathan Milstein, Yehudi Menuhin, Hermann Scherchen, André Navarra, Carlo Maria Giulini, Kenneth Gilbert ont tous enseigné un jour à l'Académie Chigiana et, plus près de nous dans le temps, Boris Belkin, Yuri Bashmet, Aurèle Nicolet, Michele Campanella, Shirley Verrett, Raina Kabaivanska, Alain Meunier, Patrick Gallois, Gianluigi Gelmetti, Mario Brunello, Piero Farulli, Joaquin Achucarro, Antony Pay, Susanna Mildonian.

Parmi les nombreux élèves qu'a comptés l'Académie, on peut citer les noms de Carlo Maria Giulini, Zubin Mehta, Daniel Oren, Roman Vlad, Nino Rota, Claudio Abbado, Daniel Barenboim.

L'Académie Chigiania accueille également une collection d'art (chefs-d'œuvres de Sassetta, Beccafumi, Botticelli, Rosa, Manetti, etc.). L'Académie possède en outre une vaste bibliothèque de partitions musicales et une remarquable collection d'instruments de musique.

Parmi les autres activités de l'Académie Chigiania, on peut encore citer l'organisation d'une série de concerts intitulée « Micat in Vertice » et du concours international de composition Alfredo-Casella.

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Histoire de Sienne

Emblème de la ville

L'histoire de Sienne peut commencer par une légende si on se limite aux origines de son emblème, une louve culturellement issue de la louve romaine.

Selon la légende, Sienne fut fondée par Senius et Aschius, fils de Rémus, lui-même frère de Romulus (fondateur de Rome). Ils fuirent la ville pour échapper à la fureur de leur oncle Romulus, sur deux chevaux donnés par Apollon et Diane, l'un blanc et l'autre noir. Ils s'arrêtèrent dans la vallée du Tressa et fondèrent une ville qu'ils baptisèrent du nom de l'aîné, Sienne (en latin Sena Julia). Le blanc et le noir devinrent alors les couleurs de la ville.

Sienne fut historiquement une ancienne colonie romaine fondée par Auguste et nommée Colonia Julia Sanea. Au Ve siècle, elle devint siège épiscopal. La ville se développe dès le VIIe siècle à l'époque des rois lombards. Devenue cité libre et indépendante au XIIe siècle, elle fut la rivale de Florence, d'autant plus que gibeline, c'est-à-dire partisane de l'empereur, elle s'opposait à la politique guelfe – favorable au pape – de sa voisine qu'elle tint longtemps en respect avant de lui infliger une cinglante défaite en 1260, à la bataille de Montaperti. Elle est battue néanmoins en 1269 à la bataille de Colle (à Colle di Val d'Elsa) et, en 1270, Charles d'Anjou, allié de Florence, la contraint d'entrer dans la ligue guelfe.

La décadence après la banqueroute des Buonsignori et la peste de 1348 marquèrent la fin de la grandeur siennoise et Jean Galéas Visconti domina la ville et ses factions à la fin du Trecento.

En 1487 Pandolfo Petrucci, dont la figure politique fut controversée, en dirigeant la ville pragmatiquement, lui fit vivre des moments historiques en rivalisant difficilement avec des voisins aussi puissants sur le plan militaire qu'économique.

Elle passa sous le contrôle des Français par Charles VIII en 1493 et leur resta fidèle.

La ville résista ensuite, défendue par Blaise de Montluc, aux troupes impériales de Charles Quint, mais elle dut néanmoins se rendre en 1555.

Elle fut intégrée au grand-duché de Toscane, offerte par Pillippe II à Cosme Ier de Médicis. Elle sera dès lors reléguée au rang d'une simple Ville, Florence étant la capitale de la région.

Dès le XIIe siècle, les nobles propriétaires de castellari, palais urbains munis d'une tour carrée, contrôlaient un réseau de rues privées qui les reliaient à leurs alliés mais aussi aux marchés et à des portes de sortie sur la campagne qui leur permettaient de fuir vers leurs fiefs. Au lendemain des batailles du XIIIe siècle, les factions victorieuses s'appliquaient à piller les vaincus et à incendier leurs palais. Ces lieux, tel Carthage dans l'Antiquité, étaient réputés maudits et on interdisait, en guise de punition, de reconstruire par dessus. Ces lieux laissés à l'abandon devenaient ainsi des cloaques alors que la municipalité développait de grands soins à décorer et embellir la ville. Dans certains cas, les maisons n'étaient pas détruites mais confisquées par la municipalité, qui les rasait pour élargir les rues ou les places ; c'est ainsi que fut construite la Via Supra Posteria, aujourd'hui la Costa larga : tracée dès 1290, la municipalité attendit que Gabrielle Speranza, dont le palais se trouvait malencontreusement sur le chemin, soit déclarée traître et qu'un autre patricien meure, mais il a fallu attendre 1360 pour que cette voie soit ouverte.

L'édification de la Piazza del Campo (avec son Palazzo Pubblico et sa tour érigée en 1350) où se déroula ensuite le Palio de la ville marqua le passage de la propriété privée, qui organisait la ville, à une gestion républicaine (la gestion communale - de la ville - s'accompagna de celle de la région environnante). Le Conseil des neuf (autoproclamés puis cooptés) gèra l'Office des finances de la Commune, la Biccherna, édictant tous les décrets : ainsi une réglementation exigeante fut décidée pour l'édification des palais privés et des maisons bordant la place du Campo : limitation des balcons et des portiques, interdiction (décrets de 1297) de terrasses fermées par des balustrades donnant sur la place pour n'avoir que des fenêtres bifores, à doubles arcades, visibles de la place par unification architecturale. La place fut pavée (statuts de 1346 concernant les matériaux et le motif) et reste une des premières dans l'histoire de l'Italie pour sa constance.

La gestion des fontaines passa également du privé au communal et des fontaines publiques gratuites furent installées dans la ville dont la fameuse vasque du Campo en 1357, remodelée en Fonte Gaia vers 1410 par Jacopo della Quercia.

L'école siennoise, si elle entérina les acquis de la peinture byzantine, renouvela néanmoins la peinture du XIVe au XVIe siècle et participa en agissant parallèlement à l'école florentine à l'essor de la peinture italienne de la Renaissance. Parmi les peintres notoires de cette école, on peut noter les primitifs italiens, Guido da Siena et Duccio di Buoninsegna, Simone Martini, Pietro et Ambrogio Lorenzetti, Domenico, Taddeo di Bartolo, Il Sassetta et Matteo di Giovanni.

Domenico Beccafumi (vers 1486-1551) domina l'école siennoise du cinquecento en abordant le maniérisme prudemment.

Elle perdit son essor dès l'éclosion du maniérisme malgré les talent isolés de Ventura Salimbeni (1567-1613) et de Francesco Vanni (1563 ou 1565-1610) puis au baroque avec Rutilio Manetti (1571-1639).

L'architecture, en mêlant apports étrangers (gothique français) et goût siennois, lui donna un caractère propre aux XIIIe et XIVe siècles avec les Pisano, Nicola puis son fils Giovanni, Arnolfo di Cambio. La Renaissance vit naître des architectes locaux qui remplacèrent ceux venus de Florence comme Francesco di Giorgio Martini, Baldassarre Peruzzi, Guidoccio Cozarelli, Antonio Federighi. En ce qui concerne la sculpture, ce furent Tino di Camaino, et Jacopo della Quercia.

En ce qui concerne son impact religieux, Sienne s'est illustrée par la mystique sainte Catherine de Sienne (1347 - 1380), par le prêcheur saint Bernardin de Sienne (1380-1444), puis par l'humanisme d'Enea Silvio Piccolomini, devenu pape sous le nom de Pie II (1458-1464), et qui érigea son évêché en archevêché.

La Monte dei Paschi di Siena, fondée en 1472, initialement mont de piété, est restée, jusqu'à aujourd'hui, la banque la plus ancienne en activité.

Agostino Chigi (1465-1520), s'illustra à Sienne comme banquier et un des plus grands mécènes de la Renaissance et ses descendants iront exercer leurs activités bancaires jusqu'à Rome.

Dans le domaine des sciences, la ville vit naître au XVIIe siècle l'Accademia dei Fisiocritici qui est l'Accademia delle Scienze di Siena.

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Arrondissement de Sienne

L'arrondissement de Sienne est une ancienne subdivision administrative française du département de l'Ombrone créée le 24 mai 1808 dans le cadre de la nouvelle organisation administrative mise en place par Napoléon Ier en Italie et supprimé le 11 avril 1814, après la chute de l'Empire.

L'arrondissement de Sienne comprenait les cantons de Asciano, Casole d'Elsa, Castelnuovo Berardenga, Chiusdino, Montalcino, Sienne (deux cantons) et Sovicille.

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Source : Wikipedia