Shimon Peres

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Posté par talos 25/02/2009 @ 16:37

Tags : shimon peres, israël, asie, international

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Shimon Peres

Le secrétaire d'État américain à la Défense Donald Rumsfeld et Shimon Peres au Pentagone, le 22 octobre 2001.

Shimon Peres (en hébreu שמעון פרס, arabe شمعون بيرس), né le 2 août 1923 , est un homme politique israélien. Il a dirigé le parti travailliste israélien et a été le huitième premier ministre d'Israël de 1984 à 1986 puis de 1995 à 1996, et 1er vice-premier ministre, ministre du Développement du Néguev et de la Galilée et du Développement économique régional de 2006 à 2007. Il est élu président de l'État d'Israël le 13 juin 2007. Il est entré en fonction le 15 juillet 2007. En 1994, il reçoit le prix Nobel de la paix avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin.

Shimon Peres (de son nom originel Szymon Perski) est né à Wiśniew en Pologne (maintenant en Biélorussie). Sa famille émigre vers Tel Aviv en 1934 et il suit des études à l'école de Geula à Tel Aviv puis à l'école agricole de Ben Shemen.

En 1947, Peres s'enrôle dans le Haganah (prédécesseur des forces israéliennes de défense) et est nommé par David Ben Gourion comme chef des ressources matérielles et humaines.

En 1952, il est élu pour la première fois député à la Knesset (parlement israélien) et est réélu en 1959, en tant que membre du parti Mapai (travailliste).

En 1953, il est nommé directeur général du ministère de la défense. Dans cette fonction, il s'implique particulièrement dans l'achat d'armes pour le jeune État d'Israël. Il se rend en France en 1954 et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une coopération entre les services de renseignements dans la lutte contre l'ennemi commun égyptien accusé par la France de soutenir les indépendantistes algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Peres sont efficaces et il réussit à acquérir, auprès de la France, le premier réacteur nucléaire de Dimona et, auprès de l'avionneur français Dassault, le Mirage III, un avion de combat à réaction.

Il sert au ministère de la défense jusqu'en 1965 au moment de son implication dans l'affaire Lavon avec Moshe Dayan. Peres et Dayan quittent le Mapai de David Ben Gourion pour former un nouveau parti, le Rafi qui se réconcilie finalement avec le Mapai en 1968 (mais sans Ben Gourion).

En 1969, Peres est à nouveau nommé ministre et, en 1970, il devient ministre des transports et des communications. En 1974, après une période comme ministre de l'information, il est nommé ministre de la défense dans le gouvernement de Yitzhak Rabin.

Bien qu'il n'ait jamais mené le parti travailliste à une victoire aux élections, Shimon Peres a occupé le poste de premier ministre par deux fois : une première fois de 1984 à 1986 dans le cadre d'une rotation liée à l'accord avec le Likoud d'Yitzhak Shamir, et une seconde fois entre 1995 et 1996, en remplacement du premier ministre Yitzhak Rabin assassiné.

En 1993, Ministre des affaires étrangères du gouvernement d'Yitzhak Rabin, il est l'un des artisans des accords d'Oslo. Cela lui vaut l'année suivante de se voir décerner le prix Nobel de la paix, avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat.

Peres est battu aux élections de 1996 par Benjamin Netanyahou et le Likoud. Shimon Peres continue d'agir en tant qu' « ambassadeur » non officiel d'Israël (même lorsqu'il est dans l'opposition), grâce au prestige et au respect dont il jouit dans l'opinion publique internationale et dans les cercles diplomatiques. Il s'efforce de contrecarrer l'activité de propagande des cercles internationaux pro-palestiniens.

En 1997, il fonde le « centre Peres pour la paix ». Peres reste un défenseur résolu des accords d'Oslo et de l'autorité palestinienne depuis le début, en dépit des deux Intifadas.

Il revient à un poste ministériel dans le gouvernement Sharon. Il défend le droit pour Israël à une politique de sécurité, répond aux critiques internationales contre la "barrière de sécurité" élevée par l'État israélien.

Il soutient la politique d'Ariel Sharon dans sa volonté d'utiliser les forces armées israéliennes pour contrecarrer la "résistance", engendrée par les nombreux martyrs palestiniens transformés en bombes humaines, et pour déraciner l'infrastructure politique et militaire de la résistance palestinienne et de ses réseaux. Il a très longtemps tardé à admettre l'idée d'un État palestinien souverain et ne reconnaît pas le fait de l'occupation israélienne, restant sur la position officielle ("territoires disputés"), ni l'idée d'un retrait de la totalité des territoires occupés.

En 2005, Peres est battu à l'élection interne du parti travailliste qui désigne Amir Peretz comme son nouveau dirigeant. Celui-ci précipite des élections législatives anticipées en annonçant le départ des travaillistes de la coalition composée par Ariel Sharon.

Le 5 janvier 2006, moins de 24 heures après l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon suite à une hémorragie cérébrale, un des responsables du parti Kadima affirme sous certaines conditions que Shimon Peres devrait être nommé Premier ministre. Il annonce sur Channel 1, le 9 janvier, qu'il n'a pas l'intention de redevenir Premier ministre, même si cela lui était proposé.

Par contre, Shimon Peres devient le numéro 2 (derrière Ehud Olmert) de Kadima, le parti à vocation centriste créé par Sharon pour préparer les élections anticipées de mars 2006. Le 15 janvier, il démissionne de son poste de député pour lever les obstacles juridiques à la poursuite de sa carrière au sein de Kadima.

Après la victoire de Kadima en 2006, il devient Vice-premier ministre du gouvernement de coalition que Ehud Olmert forme avec l'ancien parti de Peres (travaillistes). Il a également le porte-feuille de ministre du développement régional chargé de la Galilée et du désert du Néguev.

Le 13 juin 2007, candidat de Kadima, soutenu par le premier ministre Ehud Olmert, il arrive en tête du premier tour de scrutin organisé au Parlement pour élire le président de l'État d'Israël. Il obtient 58 voix, contre 37 pour Reuven Rivlin, du Likoud et 21 pour Colette Avital du Parti travailliste. Aucun des trois candidats n'ayant obtenu la majorité absolue de 61 voix requise pour être élu dès le premier tour. Dès l'annonce des résultats, ses deux concurrents se retirent de la course laissant la voie libre au vice-premier ministre. Un second tour a ensuite eu lieu, le même jour, et l'a déclaré président par 86 voix contre 23 (sur 120 députés à la Knesset). Il devient le 9e Président de l'État d'Israël.

Shimon Peres est marié à Sonya Gelman, et a une fille, Himara(Tziki) Walden-Peres, une linguiste, et deux fils, Yoni (né 1952) et Chemi, président de Pitango, une importante société israélienne de capital risque.

Il s'intéresse particulièrement à la nano-électronique.

Il célèbre son anniversaire notamment en suivant le calendrier hébraïque, à la date du le 20 Av, qui correspondait au 2 août lors de sa naissance en 1923, et qui correspond au 4 août en 2007, au 21 août en 2008, et au 10 août en 2009 .

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Parti travailliste (Israël)

Le parti travailliste (העבודה, HaAvoda) est un parti social-démocrate et sioniste. Il est membre de l'Internationale socialiste et observateur du Parti socialiste européen.

Le parti travailliste fait partie de l'Internationale socialiste. Il tient 13 sièges à la Knesset. Dans un passé récent (jusqu'en 1977), le parti travailliste dominait la vie politique israélienne, depuis le Likoud puis Kadima ont pris une large place dans la vie politique. Le parti travailliste était un partenaire de la coalition au pouvoir dirigée par Kadima jusqu'à sa défaite aux élections législatives de 2009.

Le Mapai a été fondé en 1930 par David Ben Gourion et Golda Meir, par la fusion des partis Akhdut Ha'avoda - Poaley Tzion et Hachomer Hatzaïr. Le parti travailliste dans sa forme actuelle a été fondé en 1968 par la réunion des fractions Mapai, Akhdut Ha'avoda et Rafi. Les partis sociaux-democrates, dont le parti, puis la fraction Mapai était le plus important, ont dirigé le Yichouv (communauté juive en Palestine) puis l'État d'Israël jusqu'aux élections de 1977, remportées par le Likoud.

Ses figures importantes sont David Ben Gourion, Chaim Arlosoroff, Berl Katznelson, Moshé Sharett, Itzhak Tabenkin, Golda Meir, Levi Eshkol, Pinchas Sapir, Israël Galili, Yigal Allon, Moshé Dayan, Yitzhak Rabin et Shimon Peres. Le dernier premier ministre membre du parti travailliste était Ehud Barak.

Barak est élu chef du Parti travailliste le 12 juin 2007 face à Ami Ayalon, un ancien amiral et chef du Shin Beth. Il succède à Amir Peretz éliminé dès le premier tour le 28 mai.

Le parti a un programme électoral de centre gauche, proche de celui de Tony Blair. Néanmoins, le système de représentation israélien qui permet à de nombreux partis d'être élus empêche souvent le parti majoritaire d'appliquer pleinement ses programmes ; c'est pourquoi le parti n'a pas pu appliquer toutes ses idées lorsqu'il était au pouvoir, et ne diffère pas foncièrement de ce qui a pu être appliqué par le Likoud.

Concernant le conflit israélo-palestinien, la parti travailliste connaît des oppositions internes. Certains (comme Amram Mitzna, Avraham Burg, Yuli Tamir) soutiennent les négociations de paix avec les Palestiniens et prônent le démantèlement des colonies israéliennes dans les territoires occupés. Ils critiquent pour la plupart la tactique militaire actuelle utilisée contre les Palestiniens, principalement les « assassinats ciblés » des chefs terroristes. En 2003, le parti a d'ailleurs connu un schisme lorsque ses anciens membres Yossi Beilin et Yael Dayan ont créé un nouveau et éphémère petit parti qui s'est associé par la suite au Meretz.

Certains à l'instar de Shimon Peres et Binyamin Ben-Eliezer militent en faveur de négociations avec les Palestiniens à condition de l'arrêt du terrorisme et du remplacement de l'actuel gouvernement palestinien par un gouvernement « non-violent qui serait en faveur de la paix.» Ils soutiennent l'érection de la barrière de séparation israélienne dont l'objectif est d'empêcher les attentats en Israël, ainsi qu'un retrait unilatéral des territoires occupés par Israël. Ils sont néanmoins en faveur d'une « guerre contre le terrorisme », et donc en faveur des « assassinats ciblés.» Ils souhaitent la mise en place d'un gouvernement d'Union nationale avec le Likoud à la condition que le gouvernement promeuve le processus de paix et le retrait des colonies.

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Amir Peretz

Amir Peretz et Condoleezza Rice, le 28 juillet 2006 à Jérusalem.

Amir Peretz (en hébreu : עמיר פרץ), né le 9 mars 1952 à Bejaâd au Maroc, est un homme politique israélien. Il devient le leader du parti travailliste israélien suite à sa victoire face à Shimon Peres aux primaires du parti le 9 novembre 2005. Il mène alors la campagne travailliste aux élections législatives israéliennes de 2006 et négocie l'entrée du parti dans la coalition menée par Ehoud Olmert, suite à la victoire de Kadima.

Amir Peretz est né Armand Peretz dans la ville de Bejaâd au Maroc. Son père dirige la communauté juive de Bejaâd et possède une station-essence. Ils immigrent en Israël en 1956 pour s'installer à Sderot, où Amir suit l'enseignement du lycée.

Il fait son service militaire dans Tsahal au sein de la 202ème brigade des parachutistes et parvient au grade de capitaine. Il est blessé pendant la guerre de Kippour en 1973 et est hospitalisé pendant un an. Il achète une ferme dans le village de Nir Akiva et cultive des fleurs et des légumes pour l'exportation. Il rencontre sa femme Ahlama qu'il épouse et dont il a quatre enfants.

Amir Peretz commence sa carrière politique en tant que maire de Sderot en 1983 puis devient député à la Knesset en 1988. Proche de Haïm Ramon, il est souvent opposé au tandem Yitzhak Rabin-Shimon Peres au sein du parti.

À la tête du syndicat Histadrout, il organise à plusieurs reprises des grèves générales qui paralysent le pays pour s'opposer aux gouvernements libéraux de droite pendant de nombreuses années. Il est considéré comme une « colombe » pour ses positions pacifistes dans le conflit avec les Palestiniens : il a été militant de la paix maintenant, le principal mouvement d'opposition aux colonies israéliennes.

Marié et père de quatre enfants, ses origines séfarades en tant que Juif marocain contribuent à donner une image plus populaire au parti, qui a souvent été jugé élitiste par les Israéliens originaires d'Afrique du Nord.

Peu de temps après sa prise de fonction à la tête du parti, il menace Ariel Sharon de retirer le soutien travailliste au gouvernement si celui-ci n'organise pas des élections générales anticipées en 2006. Il obtient satisfaction dès le 17 novembre 2005. Son élection entraine des tensions internes dans le parti travailliste et certains anciens dirigeants comme Shimon Peres ont même quitté le parti travailliste pour rejoindre la formation centriste de Ariel Sharon, Kadima.

Le parti travailliste reste la deuxième formation politique du parti aux élections législatives israéliennes de 2006 après la victoire de Kadima et l'effondrement du Likoud. Amir Peretz négocie, en avril 2006, la participation de son parti à un gouvernement de coalition dirigé par Ehoud Olmert. Il obtient sept ministères, dont l'Education et surtout la Défense dont il prend lui-même le portefeuille, devenant ainsi le premier séfarade à occuper ce poste. Après l'échec de la seconde guerre du Liban, il perd la présidence du parti travailliste en mai 2007. Le 15 juin, il est démissionné du poste de ministre de la Défense.

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Élections législatives israéliennes de 2006

Armoiries d'Israël

Cet article fait partie de la série sur la politique d'Israël, sous-série sur la politique.

Les élections législatives israéliennes de 2006 se sont déroulées le 28 mars 2006 pour désigner les membres de la 17e Knesset, suite à l'accord trouvé entre le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, et le nouveau dirigeant du parti travailliste, Amir Peretz.

Les élections ont renouvelé les 120 sièges du Parlement israélien (la Knesset) suivant une représentation proportionnelle à partir des listes proposées par les partis politiques. Un seuil de 2% des votes est nécessaire pour allouer des sièges à une liste (ce seuil a été relevé car il était de 1,5% lors des précédentes élections).

À la parution des résultats, le Président d'Israël donne la charge de former le nouveau gouvernement au membre du parlement qui a le plus de chances de pouvoir le faire (normalement le leader de la liste ayant reçu le plus grand nombre de suffrages). Celui-ci a alors jusqu'à 42 jours pour négocier une coalition avec d'autres partis et présenter le nouveau gouvernement à la Knesset à l'occasion d'un vote de confiance qui demande un minimum de 61 soutiens sur 120 parlementaires. Le cabinet une fois confirmé par ce vote, il devient le nouveau Premier ministre d'Israël.

La décision de provoquer des élections anticipées suit l'élection de Amir Peretz à la tête des travaillistes puis sa décision immédiate de retirer son parti de la coalition soutenant le gouvernement. Cette coalition, menée par le Likoud d'Ariel Sharon et le précédent dirigeant travailliste Shimon Peres avait permis au gouvernement de poursuivre l'application du plan de désengagement des territoires occupés et de réaliser ainsi le retrait israélien de la Bande de Gaza et de certaines colonies israéliennes isolées du nord de la Cisjordanie, malgré l'opposition d'une partie du Likoud et des partis religieux. La dissolution de la coalition a également précipité le départ de Ariel Sharon du Likoud et la création de son propre parti à vocation centriste, Kadima.

Depuis les Élections législatives israéliennes de 2003, le Likoud dirigé par Ariel Sharon possède une majorité de 38 sièges sur les 120 parlementaires de la Knesset. Le parti a souffert de divisions internes suite à la décision de Sharon d'évacuer les populations juives implantées dans la Bande de Gaza. Cette division a entrainé le départ de Ariel Sharon en novembre 2005 pour former Kadima.

Le 19 décembre 2005, Benjamin Netanyahou a été élu candidat officiel à l'issue d'élections primaires du parti. Son numéro 2 est Silvan Shalom. Netanyahou s'oppose à tout nouveau retrait unilatéral des Israéliens, comme les partis religieux. Toutefois, la politique libérale qu'il a menée au sein du gouvernement Sharon lui est reprochée par les religieux du parti Shass traditionnellement favorables à des mesures sociales et cela pourrait empêcher une coalition avec ce parti.

Depuis les Élections législatives israéliennes de 2003, le parti travailliste qui était alors dirigé par Amram Mitzna possède 19 sièges. En janvier 2005, Shimon Peres a fait participer le parti à la coalition de Sharon pour permettre le retrait de Gaza. L'élection de Amir Peretz change la donne au sein du parti. Aussi, la personnalité de Peretz, originaire du Maroc, crée des tensions internes avec l'élite traditionnelle ashkénaze du parti. L'ancien dirigeant, Shimon Peres, a fini par quitter la formation pour rejoindre les centristes de Kadima.

Les premiers sondages donnent ce nouveau parti gagnant aux élections de mars 2006. Toutefois, l'état de santé et l'âge d'Ariel Sharon font peser des craintes au sein de l'opinion publique qui s'interroge, d'après les journaux israéliens, sur la fiabilité d'un parti construit autour d'une personnalité. Tzipi Livni, ministre et membre de Kadima, rejette l'idée que le parti ne serait qu'un groupe hétérogène autour de Sharon. Dans le courant du mois de février 2006, Ehoud Olmert s'impose progressivement comme l'héritier de Ariel Sharon et réussit à rassembler le soutien des autres ténors du parti autour de son nom en tête de liste. Shimon Peres est second sur la liste. Tzipi Livni, en troisième position, occuperait le poste de vice-premier ministre en cas de gouvernement Kadima.

L'élection est généralement perçue par les observateurs comme une lutte entre 3 partis principaux, grand changement en politique israélienne qui se résume traditionnellement, depuis les années 1970, à une opposition Likoud-Avoda.

Le parti religieux séfarade Shass de Eli Yishaï présente une liste indépendante.

Les primaires du parti Shinouï (3e formation du pays avec 15 parlementaires) ont désigné Ron Leventhal comme numéro 2 du parti à la place d'Avraham Poraz. Celui-ci quitte la formation et crée un nouveau parti, HeTS, entrainant avec lui la plupart des parlementaires Shinouï. Le leader du parti, Tomy Lapid, démissionne du parti le 25 janvier 2006 pour rejoindre HeTS, et laisse la direction du Shinouï libre pour Leventhal.

Le 30 janvier 2006, la coalition de droite appelée "Halhud HaLeumi" (et rassemblant 3 partis de droite: Moledet, Tkuma et Tzionut HaDatit) soumet une liste conjointe avec le Parti National Religieux "Mafdal" et Binyamin Elon en tête de liste. Ils appellent à refuser tout nouveau retrait de territoires supplémentaires contrairement à ce qui est proposé par Ehoud Olmert et Kadima. Le parti Israel Beytenou soutenu majoritairement par les immigrants russes a préféré sortir de la coalition de Halhud HaLeumi pour proposer une liste séparée.

La précédente élection législative israélienne s'est jouée, selon les commentateurs politiques, sur le thème de la sécurité contre le soulèvement palestinien de la seconde Intifada. Cette période a été marquée par plus d'un millier de morts du côté israélien. La politique sécuritaire du gouvernement Sharon a consisté principalement en des incursions fréquentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et en l'arrestation de nombreux militants palestiniens ou leur élimination par des attaques ciblées. Malgré les protestations soutenues de certains groupes de la gauche israélienne et des Arabes israéliens, cette politique a rassemblé un large soutien dans la population juive qui craint toujours les attentats-suicides et les attaques par tirs de roquettes, bien que ces attaques aient diminué en 2005 puis 2006. La même division s'est observée tout au long de la construction de la "Barrière de sécurité" qui empiète dans le territoire revendiqué par la majorité des Palestiniens.

Par contre, le retrait israélien de la bande de Gaza a suscité une autre fracture entre un courant pragmatique incarné par Ariel Sharon, soutenu à cette occasion par la gauche, et une certaine droite qui ne veut pas "récompenser le terrorisme" et qui s'appuie sur les courants religieux qui aspirent toujours à disposer de la totalité de l'historique Terre d'Israël.

Dans cette élection, les partis de droite et du centre mettent en avant des programmes pour continuer à lutter "contre le terrorisme palestinien". Le parti travailliste a également placé cette lutte comme sa première priorité. Les oppositions à la politique sécuritaire sont représentées par les partis arabes et des partis de gauche comme Meretz.

Depuis la création d'Israël, la scène politique a essentiellement été dominée par les questions de paix et de sécurité. Les partis se sont principalement définis selon leur approche vis-à-vis du conflit israélo-arabe et du conflit israélo-palestinien.

Les élections de 2006 sont marquées par le fait qu'un parti majeur (les travaillistes sous la direction de Amir Peretz) place pour la première fois les questions économiques et sociales au sommet de ses priorités. Cela inclut une augmentation du salaire minimum, des allocations de pensions aux travailleurs. Le programme travailliste se démarque très largement du néo-libéralisme du Likoud de Benjamin Netanyahou qui, en tant que ministre des finances de 2003 à 2005, a cherché à stimuler l'économie nationale en baissant les charges au détriment du système de santé. Cette politique est crainte par une partie de l'électorat traditionnel du Likoud dans les classes moyennes. Cet argument est utilisé par les orthodoxes du Shass qui se pose en soutien des classes pauvres de la société israélienne.

Jusqu'en 2003, des partis juifs religieux ont pris part à toutes les coalitions formées en Israël. Les partis sionistes religieux ont poussé pour avoir un certain équilibre entre les points de vue laïcs et religieux sur les questions d'éducation, de casheroute, l'observation du chabbat et le mariage religieux. D'autre part, les partis religieux orthodoxes ont poussé pour préserver les aides aux études religieuses et l'exemption au service militaire pour les étudiants des yeshivot (qui avait été décidée en 1951 par David Ben Gourion).

Ces avantages pour les religieux sont de moins en moins bien vécus par les citoyens laïcs qui les ressentent comme un fardeau pour la société. C'est par ce phénomène que beaucoup ont expliqué la montée du Shinouï lors des élections de 2003. Toutefois, ce parti n'a pas obtenu de changement significatif dans cette situation et a quitté en 2005 la coalition réunie par Ariel Sharon, quand celui-ci a alloué de nouvelles aides à un parti religieux orthodoxe.

Les différents partis religieux comme Shass et Mafdal s'opposent strictement à de telles réformes et veulent renforcer le caractère juif de l'État.

Les Arabes israéliens représentent environ 20% de la population israélienne. Bien que leurs situations économique et sociale soient bien plus enviables que celles des Arabes des territoires occupés, ils se plaignent des discriminations qu'ils subissent dans les institutions sociales du pays, du fait de leur identité ethnique arabe palestinienne parfois en opposition avec leur citoyenneté israélienne dans le cadre du conflit qui oppose les deux peuples.

Les partis arabes Raam et Balad, auxquels s'ajoute le Parti communiste israélien, veulent lutter contre toute forme d'"inégalité fondée sur l'ethnie" et faire du pays un État démocratique binational.

Les Juifs d'Israël voient les inégalités qui existeraient dans le pays comme le résultat naturel du concept d'État juif. Les Arabes n'ont pas les mêmes obligations de faire leur service militaire par exemple et sont suspectés de ne pas être solidaires des autres citoyens face aux actions violentes palestiniennes contre Israël. De plus, un parlementaire arabe israélien s'est exprimé à la Knesset pour appeler à la destruction de l'État d'Israël. D'autres Arabes israéliens ont été jugés et condamnés pour leur soutien concret à des attaques terroristes par le passé. Lors de ces élections, une tête de liste de la coalition des partis arabes est un islamiste qui souhaite "appliquer la charia".

Certains partis d'extrême-droite israélienne comme Herout soutiennent des plans de transfert des populations arabes israéliennes vers l'autre rive du Jourdain. D'autres comme Israel Beytenou veulent négocier un échange de territoires entre les blocs de colonies qui reviendraient à Israël et les régions du pays majoritairement peuplées d'Arabes israéliens afin de renforcer la majorité juive d'Israël tout en créant un État arabe palestinien.

L'instauration du mariage civil est un thème de campagne pour plusieurs partis politiques. L'enjeu est notamment le gain des voix de la minorité russophone qui y est favorable et qui représente 20% de la population israélienne.

Les partis religieux s'opposent à un tel projet qui est soutenu par les partis "laïcs" et notamment le Shinouï.

Au cours de la campagne électorale, qui s'accélère à quinze jours du scrutin, Ehoud Olmert, devenu Premier ministre par intérim depuis l'hospitalisation de Ariel Sharon, et dont le parti centriste Kadima est donné favori, annonce le jeudi 9 mars 2006, dans une interview au « Jerusalem Post », qu'il compte, s'il remporte les élections, tracer, si nécessaire unilatéralement, les frontières définitives d'Israël d'ici 2010. Il procèdera pour cela au démantèlement de nouvelles colonies juives en Cisjordanie. Il veut doter l'État hébreu de « frontières permanentes, par lesquelles nous nous séparerons complètement de la majorité de la population palestinienne et préserverons une majorité juive importante et stable en Israël ».

À la mi-mars, Kadima est donné largement favori par les sondages, les projections lui attribuant deux fois plus de sièges que les Travaillistes et le Likoud.

Les sondages du début du mois de mars montrent que ni le Shinouï, ni HeTS ne pourraient rassembler suffisamment de voix pour avoir des représentants à la Knesset.

Par contre, les deux listes Halhud HaLeumi/Parti National Religieux et Israel Beytenou semblaient, d'après les sondages de mars 2006, être les futurs grands vainqueurs (avec Kadima) de l'élection à venir.

En février 2006, le gouvernement israélien fait évacuer par la force la colonie israélienne de Amona dans le nord de la Cisjordanie. C'est l'occasion d'affrontements entre la police et les manifestants israéliens. Certains voient dans cette démarche, un signe de la part des dirigeants de Kadima en direction de la gauche et des pragmatiques qui encourageaient déjà l'évacuation de la Bande de Gaza réalisée plus tôt par Ariel Sharon.

En mars 2006, afin d'empêcher le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui menace de libérer Ahmad Saadat, l'assassin de l'ancien ministre israélien Rehavam Zeevi, le gouvernement mené par Ehoud Olmert lance une opération militaire contre la prison de Jéricho qui est contrôlée totalement par les Palestiniens. Cela déclenche une série d'enlèvements dans la Bande de Gaza, visant particulièrement des Occidentaux.

D'après les instituts de sondage, l'image de Kadima et de Ehoud Olmert sortent renforcés de cet assaut, tandis que l'Autorité palestinienne est affaiblie. Les sondages suivant cet événement donnent 42 sièges à Kadima contre 16 aux Travaillistes et 15 au Likoud. Tzipi Livni, proche de Olmert, assure que l'assaut a été mené «sans aucune considération ou arrière-pensée électorale».

Dans la semaine précédant le scrutin, les sondages montrent un tassement des intentions de vote pour Kadima, à la faveur des travaillistes et du Likoud, et également de Israel Beytenou de Avigdor Liberman.

Le taux de participation définitif au scrutin israélien est de 63,2 %, selon les responsables officiels, soit le second plus faible de l'histoire du pays (après l'élection israélienne du premier ministre de 2001 pour laquelle 62,5 % des électeurs s'étaient exprimés).

À la sortie des urnes, les projections des trois principales chaînes de la télévision israélienne donnent le parti Kadima du Premier ministre sortant Ehoud Olmert largement en tête des législatives, avec 29 sièges, soit un peu moins que prévu, sur les 120 sièges de la Knesset. Les travaillistes décrochent la seconde place avec 20 sièges, en troisième position le parti religieux orthodoxe Shass et le Likoud qui apparaît comme le grand perdant avec 12 sièges chacun, vient après le parti de l'immigration russe Israel Beytenou qui obtient 11 sièges.

Voir l'article Liste des membres de la 17e Knesset, pour la liste des nouveaux élus de la Knesset.

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Dalia Itzik

Dalia Itzik, le 28 juin 2007

Dalia Itzik (hébreu : דליה איציק) est une femme politique israélienne née le 20 octobre 1952 à Jérusalem d'une famille d'origine irakienne. Présidente d'Israël du 25 janvier au 15 juillet 2007.

Elle est la première présidente de la Knesset depuis le 4 mai 2006 et présidente d'Israël en 2007 suite à la suspension de Moshe Katsav. Du fait, elle devint la première femme à devenir présidente de l'État d'Israël. Son intérim s'achève le 15 juillet 2007 quand Shimon Peres élu en juin prend ses fonctions.

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Source : Wikipedia