Sexualité

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Posté par woody 04/03/2009 @ 03:12

Tags : sexualité, société

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Sexualité féminine

Odalisque de Boucher, 1740

La sexualité féminine est une thématique de la sexualité humaine qui étudie la sexualité de la femme. La sexualité féminine regroupe de nombreux domaines, aspects physiologiques, psychologiques, sociaux, culturels, politiques et religieux.

Ces dimensions de la sexualité féminine ont également été pensées et rédigées selon des principes d'ordre éthique, moral ou théologique, qui doivent naturellement être pris en compte.

Toutes les cultures ont présenté explicitement ou implicitement leurs points de vue sur la sexualité féminine, et ont parfois édicté des règles légales concernant le comportement sexuel des femmes. Cette vision change à travers le temps, mais les conséquences (image du corps, personnalité, Rapports sociaux, rôles de genre…) sont toujours importantes tant au niveau individuel que social.

Dans nombre de cultures, des personnes considèrent qu'une femme doit être fidèle et le fait qu'une femme veuille séduire les hommes peut engendrer de la médisance, voir dans certains pays, des sanctions plus fortes.

Dans les pays occidentaux, depuis environ les années 1970, la liberté de la femme est reconnue. En pratique, il est largement admis qu'une femme refasse sa vie avec un autre homme suite à une rupture. Toutefois le fait qu'une femme ait des relations avec plusieurs hommes dans un laps de temps réduit est tout comme la prostitution connoté négativement ce qui se manifeste par des ragots. Ceci est toutefois largement accepté dans les milieux échangistes.

Dans les années 1990-2000 une certaine tolérance aux relations entre femmes s'installe.

Bien que la théorie psychanalytique freudienne se soit élaborée à partir d'analyses de femmes, Freud n'a abordé que très tard, dans ses élaboarations théoriques, la sexualité féminine en tant que telle dans ses écrits. Au début il se référait surtout à celle du garçon et de l'homme à travers sa conception du complexe d'Œdipe. Freud envisage en effet la sexualité infantile comme ayant le même tronc commun, un tronc commun masculin : la fillette se comporte tout d'abord comme un petit homme vis-à-vis de sa mère.C'est ce qu'il décrit comme étant la phase phallique de la petite fille. Freud définira alors cette phase phallique comme étant le pré-Œdipe féminin, une "civilisation archäique".

Freud présume à l'origine que l'objet d'amour pour le garçon et la fille sont les mêmes : la mère. En effet, les investissements libidinaux s'étayent sur les besoins physiologiques, la recherche du plaisir dépassant ensuite la recherche de satisfaction instinctive. La mère, qui apporte les soins à cette période de la vie, à travers la tétée (fondement du stade oral), l'apprentissage de la propreté (fondement du stade anal) est donc le premier objet d'amour des enfants des deux sexes. Dans la théorie freudienne, le père est s'il est assez absent à ce stade de la vie psychique infantile, sauf en tant qu'objet rival dans l'amour de la mère, est également à la source, selon le mythe de Totem et Tabou, des fondements de la civilisation.

Si le petit garçon conserve cette orientation objectale au cours des stades suivants, stade phallique et complexe d'Œdipe, prototype des objets investis ultérieurement dans sa vie amoureuse et sexuelle, la théorie freudienne suppose que la petite fille devra elle effectuer un changement d'objet, et passer de la mère au père. Le développement psychique de la petite fille serait donc marqué par une rupture au niveau libidinal, alors que le développement masculin resterait en continuité.

Les éléments explicites sont assez contradictoires, il existe plusieurs manières d'envisager comment cette rupture s'organise et pourquoi.

Dans sa conception de l'envie du pénis, Freud postule chez la fillette une frustration due à l'absence chez elle de pénis : la découverte fortuite de son sexe et la comparaison avec celui des garçons serait vécue comme une dépossession et une castration effective. Freud en effet pense que la fillette ne dispose pas de sensations internes lui permettant d'acquérir la connaissance de son propre sexe : les sensations vaginales seraient inexistantes, alors qu'au même moment le garçon découvrirait les sensations de son propre sexe (au moment de ce qu'il nomme le stade phallique).

Si bien que si le garçon a un sexe à investir, par lequel rechercher le plaisir, la fillette n'a rien, son plaisir restant infantile, en relation avec la miction et les sensations clitoridiennes. Le clitoris serait d'ailleurs pour Freud l'équivalent féminin du pénis masculin, dans la continuité de sa conception de la fille comme garçon au sexe tronqué : la sexualité de la fillette est donc masculine.

Selon Freud effectivement, l'investissement du clitoris comme lieu de plaisir est signe d'immaturité psychique et sexuelle : seul l'investissement du vagin, survenant à la puberté, est le signe d'une sexualité adulte.

Ainsi, le développement de la fillette est conditionné par le changement objectal de la mère au père, mais aussi le changement de zone libidinale privilégiée, du clitoris au vagin.

Cette double rupture signe donc la phase œdipienne pour la fillette.

C'est donc cette expérience de la castration et son corollaire l'envie du pénis qui selon Freud fait entrer la fillette dans le complexe d'Œdipe, avec l'investissement du père et le rejet de la mère. C'est le père en effet qui est maintenant porteur du phallus.

Jacques André fait remarquer que la théorie de Freud au sujet de la sexualité féminine est étrangement similaire aux théories sexuelles infantiles inventée par les enfants pour rendre compte de la différence des sexes (voir sexualité infantile). En effet, le texte freudien suit à la lettre ces inventions infantiles, ce qui fait dire à J. André : «la théorie freudienne est moins une théorie de la sexualité féminine qu'elle n'est elle-même une théorie sexuelle.». On peut à la suite ajouter qu'il s'agit d'une théorie sexuelle virile car elle prend pour norme le masculin et pour relatif inférieur le féminin, inégalité de considération des êtres humains qui correspond parfaitement aux justifications aristotéliciennes du statut inférieur des femmes dans la société.

On peut aussi faire remarquer l'absence de l'intersubjectivité dans la théorie freudienne : tous les mouvements libidinaux et psychiques infantiles prennent leur source dans l'enfant lui-même, sans allusion aux parents et aux interactions entre parent et enfant. Cette absence d'intersubjectivité est en fait une option épistémologique et politique : le réductionnisme à l'œuvre permet à Freud et à toute théorie psychanalytique de rejeter tous les processus politiques, sociaux, historiques à l'œuvre dans les subjectivités afin de faire passer des stigmates de l'oppression (comme le sentiment d'infériorité de race des femmes et le sentiment de supériorité de race des hommes) pour des faits de nature humaine ("envie du pénis" et angoisse d'être une fille, c'est à dire castré ne sont plus pour Freud le signe d'un ordre social qui hiérarchise les sexes comme les races au temps du colonialisme).

Karl Abraham s'interroge sur la théorie freudienne au sujet de la clinique et du traitement des troubles de la sexualité féminine : en effet, quel que soit le symptôme (frigidité, vaginisme...) la seule étiologie invoquée est un refus inconscient de désinvestir le clitoris et donc la sexualité masculine pour céder la place à l'investissement du vagin.

Karen Horney s'inscrit en contradiction avec la théorie freudienne, en cela qu'elle présume une connaissance inconsciente, innée, de l'existence du vagin, que Freud tient pour ignoré par la fillette. Elle suppose au contraire que le vagin est connu et investi dès l'enfance, et est le support des motions œdipiennes envers le père.

Elle considère alors la masculinité de la sexualité féminine et l'envie du pénis comme des formations défensives visant à nier l'existence du vagin : à partir de la clinique des fantasmes féminins, elle pense que le vagin est source d'angoisse pour la fillette, qui voit le pénis comme géant et destructeur de l'intérieur du corps, source de blessures internes.

Mélanie Klein dans ses théories considère surtout l'internalité plutôt que l'externalité : ainsi le sein n'est pas tant source en lui même de frustration et de tendresse que le désir illimité de l'enfant et sa propre haine. La genèse de la sexualité pour Klein est totalement différente de celle de Freud, en ceci qu'elle considère que l'originaire sexuel est féminin et non masculin comme le pensait Freud.

La fillette se détournerait donc du sein maternel frustrant pour investir le pénis paternel (tous deux envisagés comme objets partiels), en un temps beaucoup plus précoce que ne le situe Freud, puisqu'il fait appel à l'oralité. Le glissement s'opèrerait donc entre sein et pénis d'une part, et bouche et vagin d'autre part.

Klein rejoint donc Freud sur un point : l'investissement du père a pour origine un rejet de la mère. Cependant, elle s'en écarte en affirmant une primauté de l'oralité sur le phallique, un mouvement premier de réception/incorporation.

C'est donc alors le garçon qui subit une discontinuité dans son développement psychique, devant passer d'un mode libidinal oral et réceptif à un mode phallique et actif, dans un mouvement de pénétration.

La sexualité féminine ultérieure, adulte, sera déterminée selon Mélanie Klein par la qualité bonne ou mauvaise du pénis incorporé : comme il a un bon sein et un mauvais sein, il y a un bon pénis et un mauvais pénis. L'incoporation du mauvais pénis serait l'explication du masochisme féminin.

Les critiques féministes datent du temps de Freud lui-même, et on sait avec quel sentiment de supériorité il a répondu à ces femmes qui déniaient leur soi-disant castration. Une telle arrogance raciste n'a échappé à aucune féministe même si les critiques ne visent pas toujours les mêmes choses. Certaines ont dénoncé l'entreprise de camouflage des exactions sexistes qui a poussé Freud à faire passer les souvenirs de viols pour des fantasmes; beaucoup ont dénoncé la thèse raciale en quoi consiste la conceptualisation des différences entre les sexes en "la" différence et même en une distinction entre un être normal et un être relatif (castré).

Le livre noir de la psychanalyse ajoute à ces critiques des critiques légitimes quant à la méthodologie et à l'épistémologie datée de Freud et de ses successeurs. Le féminisme matérialiste a considéré tout savoir comme inséré dans une société aux enjeux politiques divers, et entre autres patriarcaux. La partialité des conclusions des savoirs, et surtout dans les sciences humaines, fait l'objet d'une critique matérialiste depuis plus de 30 ans. Sur le thème particulier de la psychanalyse, il faut se référer aux écrits de Monique Plaza dans ses articles 1) "La même mère",dans Questions féministes N° 7, où Monique Plaza explicite les liens entre la théorie et les enjeux politiques de subordination des femmes en critiquant l'une des figures de la misogynie psychanalytique, à savoir "la mère" ; 2) "Pouvoir phallomorphique et psychologie de La femme" dans Questions féministes N° 1, où l'auteure critique plus précisément les subtilités lacaniennes de la misogynie freudienne ; 3) "Nos dommages et leurs intérêts" où Plaza critique la version libertaire de la "libération sexuelle" en reprenant des affirmations de Foucault entre autres.

Il y a également l'essai de Monique Plaza : "subtilités lacaniennes et autres subtilisations" qui est une critique précise des procédés psychanalytique de justification de l'ordre politique patriarcal. Pour les tentatives psychanalytiques de réconciliation de la misogynie psychanalytique et du féminisme différentialiste : Sabine Prokhoris dans "Le sexe prescrit", Michel Tort dans "La fin du dogme paternel", où l'auteur critique la religion du père en quoi consiste la théorie psychanalytique sur la question. Il y a aussi Janine Chasseguet-Smirgel, Luce Irigaray, Julia Kristeva et Joyce McDougall.

Voir phallocentrisme et phallocratie.

Au niveau physiologique ce sont des hormones, les œstrogènes et les androgènes, qui développent la libido féminine.

Les œstrogènes, hormones principalement produites par les ovaires, ont un rôle capital dans la libido de la femme et plus globalement dans sa vie sexuelle. Les œstrogènes agissent sur des neurotransmetteurs dans le cerveau pour créer le désir sexuel. Ils permettent aussi une bonne lubrification vaginale et un flux sanguin constant permettant notamment l’érection du clitoris.

Les œstrogènes sont soumis au cycle des menstruations, leurs production est maximale environ 14 jours après les règles.

Si les œstrogènes ont une place prépondérante dans la sexualité féminine, ils ne sont pas les seuls nécessaires à la libido féminine. Ainsi, les androgènes (hormones mâles) sont produit en faible quantité par l’ovaire. Cette testostérone produite est nécessaire au désir sexuel mais diminue avec l’âge. C’est autour de la vingtaine que le pic de production des androgènes est atteint.

Le clitoris est un organe sexuel servant à l’excitation et au plaisir féminin. Lorsqu’il est stimulé, il déclenche une ouverture et une lubrification du vagin. Il n’a aucune autre fonction connue. Le clitoris est donc au centre de la sexualité féminine, comme le pénis peut l’être pour l’homme.

En 1960, les études de Masters et Johnson ont mis en valeur le rôle du clitoris dans l’orgasme féminin. Ainsi, près des deux tiers des femmes déclarent que c’est la stimulation du clitoris qui leur procure le plus de plaisir. Des enquêtes récentes montrent qu’environ 80% des femmes ont un orgasme par autostimulation clitoridienne et près de 45% par la stimulation du clitoris par leur partenaire.

Le vagin est un organe faiblement innervé et malgré la présence de zones plus sensibles il reste générateur de moins de plaisir. « ...bien que la pénétration soit une caresse agréable, elle n'est ni nécessaire et rarement suffisante pour arriver à l'orgasme. » .

L’essentiel du plaisir vaginal de la femme provient de facteurs psychologiques (recherche de fusionnel, procurer du plaisir à l’autre…) et de la maîtrise de son corps , notamment les muscles du périnée. Enfin l’éjaculation de l’homme dans le vagin peut procurer du plaisir à la femme.

Les études récentes apportent une confirmation des connaissances actuelles des sexologues, seulement 25 à 30% des femmes ont un orgasme lors d’une pénétration vaginale. Et dans de nombreux cas "l'orgasme vaginal" est en fait déclenché par une excitation indirecte du clitoris par les lèvres internes ou par les racines internes du clitoris qui correspondraient à la zone désignée par « point G ».

D'autres zones sensibles sont parfois évoquées: le « point A » et le « point U ».

La zone anale peut être source de plaisirs chez les femmes, que ce soit par caresses, anulingus ou sodomie.

Selon les résultats de la dernière grande enquête sur la sexualité des français, la sodomie reste une pratique sexuelle minoritaire. On compte 12% de pratiquantes « régulières » chez les femmes âgées de 25 à 49 ans. Cette pratique n'est pas pour autant ignorée des plus de 60 ans (puisque 26% des femmes de la soixantaine l'ont déjà expérimenté), mais demeure là aussi une pratique régulière que pour 3,4% des femmes. Même constatation dans les autres tranches d'âge, avec 28% des femmes de 20-24 ans et 43% de celles de 25-49 ans qui ont expérimenté la sodomie (alors qu’il n’y a que 12% des pratiquantes régulières). Remarquons aussi l’influence des diplômes puisque l’on observe légèrement plus de pratiquantes anales régulières chez les femmes ayant un CAP, brevet ou BEP (15%) que parmi celles ayant un diplôme supérieur (9,7%). On remarque enfin que la pénétration anale n'est finalement la pratique préférée que de 1% des femmes et 2 à 6% des femmes ne l'acceptent que pour faire plaisir à leur partenaire.

Les autres zones du plaisir féminin varient selon les personnes, parmi ces zones on retrouve : les oreilles, la bouche, le cou, les seins, le ventre, les fesses, l’intérieur des cuisses… Ces parties du corps qui ne sont pas dédiées physiologiquement au plaisir peuvent être stimulées par des caresses, des baisers ou la langue. Le plaisir procuré est essentiellement d’ordre psychologique et permet le développement de l’excitation féminine.

Selon certains féministes la sexualité "féminine" serait une expression figée produite par des siècles de monopole patriarcal sur ces questions. Il s'agirait en fait d'une sexualité des femmes, une colonisation des corps des femmes par la sexualité virile (reproductive et hiérarchisante comme le montre l'expression "baiser quelqu'un"). Cette colonisation aurait commencé à prendre fin avec les lois sur l'avortement et la contraception dans les années 70, mais le chemin est encore long comme le prouverait le fait que le viol est encore considéré dans le registre du "non consentement" de la victime (majoritairement des femmes) et non pas du "non désir" ce qui supposerait une forme active de la sexualité dans la normalité commune et non une forme passive de "consentement".

Cette colonisation serait une des facettes de l'appropriation matérielle globale des femmes par les hommes en quoi consiste l'oppression sexiste, qui constitue les patriarcats en régimes d'exploitation voire d'esclavage. Cette appropriation transformerait les femmes en outils de la production (exploitation domestique selon le concept de Christine Delphy), de la reproduction et de la sexualité (dans un rapport de sexage selon le concept de Colette Guillaumin et dans des pratiques de reproduction forcée selon la description de Paola Tabet.

Des restes seraient encore aujourd'hui visibles : 80 % des tâches domestiques sont encore aujourd'hui effectuées par les femmes, ce qui constituerait le seul arrangement légal de type esclavagiste en France où une personne bénéficie du travail gratuit d'une autre. En outre ils évoquent le sous-emploi (temps partiel, précaire), la dévalorisation salariale, les ségrégations verticales et horizontales sur le marché du travail et de la formation... et tout cela constitue une pression économique qui mettrait en infériorité individuelle beaucoup de femmes par rapport à l'homme avec lequel elle pratiquent leur sexualité. Hiérarchisation synonyme de pression, et pression cohérente avec l'infériorisation permanente diffusée par les médias, les films et le langage (en français, c'est encore le masculin qui l'emporte).

Dans ce contexte, aucune sexualité des femmes ne saurait être librement exercée, la pression pornographique - montrant des femmes qui désirent être chosifiées, humiliées, uniquement pénétrées, assimilables à des objets sexuels et même à des sexes - et la pression libertaire - qui interdirait aux femmes de dire non en les accusant de pudibonderie mais ne donnerait pas les moyens de dire oui, en pratiquant une sexualité androcentrée et en ne mettant aucune structure sociale en place pour apprendre aux femmes leur plaisir, leurs droits à l'intégrité et au non désir aussi parfois ].

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Histoire de la sexualité

Histoire de la sexualité est un ouvrage du philosophe français Michel Foucault (1926-1984) en trois tomes, paru entre 1976 et 1984.

Introduction à l'Histoire de la sexualité de Foucault, la volonté de savoir problématise la démarche du penseur. Dans ce tome, Foucault s'assigne comme tâche d'interroger la sexualité de manière diachronique en s'attachant davantage au discours qu'aux pratiques. Dans sa forme, l'Histoire de la sexualité est un cycle de cours entrepris dans les années 1970 au Collège de France. Le parti-pris de Foucault, dans ce tome 1, va à l'encontre de l'orthodoxie de l'époque : il se refuse en effet, comme l'a fait mai 1968, de réduire la sexualité à une vision répressive de la société bourgeoise et capitaliste. Pour lui, la culture occidentale révèle depuis le XVIIe siècle une volubilité de la sexualité ; volubilité du discours sur le sexe qui même lorsque le discours est réticent à nommer montre qu'il n'a d'autre préoccupation, paradoxe fondamental dans la démarche foucaldienne. Le XIXe siècle d'ailleurs, qui s'empare de la sexualité, notamment par le prisme du discours médical, montre que le souci de "la technologie du sexe" est au cœur des préoccupations : "Par quelle spirale en sommes-nous arrivés à affirmer que le sexe est nié, à montrer ostensiblement que nous le cachons, à dire que nous le taisons-, et ceci en le formulant en mots explicites, en cherchant à le faire voir dans sa réalité la plus nue, en l'affirmant dans la positivité de son pouvoir et de ses effets?". (Michel Foucault, Histoire de la sexualité I, La volonté de savoir Gallimard, coll TEL, 1976).

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Sexualité infantile selon Freud

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La sexualité infantile est une théorie psychanalytique élaborée par Sigmund Freud qui englobe les divers mécanismes pulsionnels élémentaires de l'enfant, dont les transformations aboutissent à la sexualité adulte (génitale) en passant par différents stades ou phases (Stade auto-érotique, Stade oral, Stade anal).

Freud commence par s'interroger sur les difficultés que l'on a à admettre que les enfants ont une sexualité qui leur est propre. Selon lui, l'une des principales raisons serait l'oubli partiel ou total de cette période de notre vie.

L'activité sexuelle infantile se caractérise, selon Freud, par le fait qu'elle se porte sur le corps propre de l'enfant. L'enfant cherche à reproduire le plaisir rythmique qu'il a éprouvé en tétant le sein maternel ou le biberon, et pour cela il utilise la zone érogène qui a été satisfaite pendant la tétée. En fait, l'activité purement fonctionnelle au départ qu'était l'acte de se nourrir a induit chez le nourrisson une zone érogène constituée autour de la bouche (zone orale), lieu principal de l'activité du nourrisson.

Freud, reprenant des travaux antérieurs rédigés par d'autres chercheurs , soutient que la succion du nourrisson est une manifestation de la sexualité infantile. En effet, tous les parents peuvent constater que le nourrisson qui a réclamé à manger et qui a pu apaiser sa faim continue souvent à suçoter alors qu'il n'a plus faim. Ce suçotement peut s'opérer sur une partie du corps propre de l'enfant (lèvre, pouce, pied, etc.) ou se reporter sur un objet quelconque à sa portée (tétine, drap, etc.) Ce suçotement est parfois associé à un tiraillement rythmique d'une autre partie du corps, par exemple le lobe de l'oreille ou les cheveux. Tout ceci constitue ce que Freud appelle la première manifestation de l'autoérotisme. Freud reprend également à W. Fliess l'expression « période de latence sexuelle » qui va commencer vers 6 ou 7 ans. L'enfant va alors sublimer ses émotions sexuelles pour édifier les prémices de sa relation adulte à la sexualité, à savoir le dégoût, la pudeur et la morale. Freud en suppose le mécanisme dans l'association entre l'absence de fonctionnalité reproductrice de cette sexualité et un déplaisir de l'enfant pour une activité qui contrarie son orientation. Cette 'orientation' n'est toutefois pas développée par Freud, qui ne considère pas l'environnement social dans celle-ci.

Il semblerait que n'importe quelle zone du corps puisse être élue zone érogène par l'enfant.

Cependant certaines parties du corps sont plus souvent le support de cette activité autoérotique. Le vagin, le pénis, les seins sont des zones du corps qui comportent une muqueuse et sont régulièrement l'objet d'une excitation corporelle induite par une fonction physiologique.

En distinguant ces trois périodes de la masturbation infantile Freud veut montrer que la masturbation est à réévaluer dans un contexte plus large, qu'elle prend un autre sens qui n'est pas à interpréter uniquement d'un point de vue moral.

En passant, Freud note que la cruauté semble être une composante de la sexualité. Cette cruauté se manifeste par la pulsion de maîtrise qui n'est pas encore contrebalancée par l'acquis social de la pitié de la douleur d'autrui. D'où cette observation fréquente de la cruauté que semblent manifester beaucoup d'enfants à l'égard des animaux.

Selon Freud, la première question que se pose l'enfant est celle de l'origine des enfants. L'enfant va se formuler différentes hypothèses qu'il va chercher à vérifier auprès de son entourage. Il va alors se confronter aux explications de ses proches qui souvent à l'époque de Freud (et parfois encore maintenant) lui donnent des explications fantaisistes ou partielles. Cette recherche, selon Freud, est essentielle car l'enfant qui y renonce à la suite des manœuvres de son entourage subira « un tort durable à sa pulsion de savoir ».

Les recherches sexuelles de l'enfant seront mentionnées dans l'étude freudienne du cas de Léonard De Vinci. Freud considère que l'enfant tient plus que tout à découvrir la vérité.

Les fantasmes originaires, c'est-à-dire tentant d'expliquer l'origine du désir et de toute autre question de l'origine, de la différence des sexes, seront organisateurs de la vie psychique. Mais l'enfant pressent déjà que trouver la vérité ne le satisfaira pas. Cette intuition amènera l'enfant à un mouvement dépressif. Il craint que la découverte n'apporte la pire des réponses possibles, à savoir la scène primitive, acte d'amour, relation sexuelle entre les parents.

Freud désigne par le terme de théorie sexuelle infantile l'ensemble des théories des enfants sur la sexualité, la leur et celle de leurs parents, sur la fabrication des bébés, etc.

La reproduction est abordée par les enfants et fait l'objet de théories : d'abord assimilé aux fèces (les excréments solides de l'homme), la libido du stade pré-génital peut persister dans la vie de l'adulte et le résultat est alors un plaisir infantile à tout ce qui concerne les fèces et les sensations anales, l'enfant est ensuite symboliquement lié au pénis. Freud fait ainsi remonter à l'envie du pénis, le désir d'enfant de la femme adulte: celle-ci, privée de pénis, se console en fantasmant l'incorporation du pénis du père qui se transforme alors en enfant (Il convient ici de ne pas oublier que dans la théorie psychanalytique, l'inconscient possède son propre langage, basé selon Lacan sur la métonymie et la métaphore, permettant toutes sortes d'assimilations symboliques).

La castration fait partie des théories sexuelles infantiles : le petit garçon découvrant l'absence de pénis de la fillette, suppose que celle-ci l'a perdu en représailles à une faute. On peut noter que cette théorie infantile de la fillette castrée est reprise par Freud lui-même dans sa vision de la sexualité féminine et de la femme (voir phallocentrisme).

Les Trois essais sur la théorie de la sexualité reçurent un accueil bienveillant. Le XIXe siècle avait en effet mené une lutte acharnée contre la masturbation, à l'instar du célèbre Dr Simon-Auguste Tissot qui allait jusqu'à préconiser l'excision des petites filles qui ne pouvaient renoncer à cette « mauvaise habitude ».

Mais au-delà de l'effet scandaleux de la prise de position de Freud qui situait la masturbation comme l'effet d'une découverte intuitive de son corps par l'enfant, le plus important et l'effet le plus opérant du texte freudien reste qu'il situe la sexualité infantile comme non génitale. Cette affirmation qui n'est pas toujours prise en compte de nos jours et que l'on tend souvent à oublier quand on parle de la sexualité continue à alimenter un certain nombre de malentendus dans la lecture de Freud et la compréhension de la démarche psychanalytique.

Freud considère que la sexualité commence chez le nourrisson dès la première tétée, par la découverte d'un plaisir induit par l'association du rythme de la succion et le plaisir de la satiété organique succédant à l'insatisfaction interne provoquée par la sensation de faim.

Mais le plus important réside dans la suite de l'observation freudienne : le nourrisson veut prolonger cette sensation de plaisir alors même qu'il n'a plus faim. Il chercherait à prolonger le plaisir éprouvé grâce au suçotement et en reproduisant lui-même le rythme qu'il a découvert lors de la tétée. Cette jouissance - et forme de communication- qui n'a apparemment aucune nécessité physiologique, du moins vitale, constitue l'embryon de ce qui va devenir le désir humain.

Autrement dit la question de la normalité en matière sexuelle est avant tout sociale, ce qui ne signifie pas qu'elle n'existe pas ni même qu'elle est obligatoirement injustifiée mais qu'elle ne saurait présupposer une normalité issue du naturel ou de la nature.

La découverte de la sexualité par le nourrisson s'effectue chez un sujet qui n'a pas encore une vision unitaire de sa personne. Tout montre au contraire qu'il ne distingue pas son corps propre du sein qu'il tète. La vie sexuelle trouve plus tard une unité et le comportement sexuel de l'individu est marqué par cette origine partielle de la pulsion. Ceci est tout à fait perceptible dans les habitudes génitales de chacun d'entre nous mais plus généralement dans notre comportement sexuel au sens large qui se manifeste par nos préférences affectives ou nos conduites sociales.

Les critiques adressées au texte freudien n'ont pas manqué. Essayons d'en relever les principales qui se sont manifestées du vivant de Freud et qui persistent souvent de nos jours.

Du vivant de Freud son ouvrage a pu parfois indigner certains choqués par une vision de l'enfance en complète rupture avec leur point de vue. Ceux qui définissent, par principe, l'enfance par la pureté absolue, l'innocence ne pouvaient accepter la vision d'un enfant travaillé par des pulsions se situant en dehors de toute morale. Cette vision idéaliste assez sommaire se retrouve encore de nos jours.

Pourtant Freud ne nie pas le rôle de la morale mais il l'assigne à la société par l'intermédiaire de l'éducation : c'est la société qui doit élaborer les règles permettant de limiter la dimension impérieuse et a-sociale des pulsions qui veulent uniquement leur satisfaction. C'est l'éducation qui permet aux enfants d'apprendre les règles qui leur permettront de composer avec les autres et à vivre en société.

Cependant, si "tout" est, plus ou moins directement, sexuel, plus rien ne l'est spécifiquement. Deux conséquences en découlent: 1. vidé d'une référence précise, ce qualificatif perd tout caractère opératoire et informatif mais permet, en revanche, une surinterprétation symbolique, analogique et, finalement; spécieuse des comportements, et 2. cela entraîne des "anachronismes" psychologiques en attribuant à l'enfant des conceptions spécifiques des adultes (et singulièrement, des psychanalystes) alors que la sexualité est un processus culturellement déterminé de socialisation qui surdétermine la génitalité (contrairement à l'approche naturaliste et réifiante des pulsions).

Karl Abraham tâcha de décomposer les stades de la sexualité infantile. Il affina ainsi la vision développementale de la sexualité, il en étudia l'aspect composite. Melanie Klein distingua un objet total et un objet partiel.

Contrairement à la psychanalyse, l'approche scientifique de la sexualité,à laquelle appartient la sexologie, se fonde sur les données issues de la neuro-psychologie (observation quantitative chez l'enfant et/ou cliniques, étude du développement psycho-sexuel sans préconceptions psychanalytiques, cas pathologiques), de la physiologie, de la sociologie (la sexualité comme construction sociale: Simon, Gagnon, Foucault, Eribon; critiques féministes de la conception freudienne patriarcale et phallocentrique) et de l'anthropologie (variabilité culturelle des pratiques sexuelles, de leur sens, des questions relatives au genre et à la parenté). Cette approche réfute, en particulier, l'induction psychanalytique sur un nombre limité et non représentatif de cas, souvent ad hoc, la tendance universalisante de la théorie, la périodisation sexuelle en stades, l'interprétation herméneutique de la sexualité biaisée par la théorie, l'ambiguité de la terminologie, l'inadéquation entre le vécu d'un enfant et le compte-rendu du même individu une fois adulte (cf. la théorie des scripts sexuels de John Gagnon), ainsi que le déterminisme inconscient.

Les théories psychanalytiques post-freudiennes tombent néanmoins sous le coup des mêmes critiques scientifiques adressées à la conception freudienne de la sexualité.Elles ne se conforment pas aux prescriptions méthodologiques des sciences et ne cherchent pas à tester et valider la théorie, rarement induite à partir d'observations suffisantes et neutres, par les faits.

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Source : Wikipedia