Service minimum

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Posté par rachel 30/04/2009 @ 22:13

Tags : service minimum, emploi, société

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Service minimum

Le service minimum désigne l'obligation faite aux salariés et entreprises, en particulier de services publics et notamment de transports en commun, d'assurer un service, minimum, en toute circonstance et en particulier en temps de grève, pendant les périodes de pointe.

Cette disposition limite le droit de grève mais cherche à assurer la continuité du service public de transport. Elle est critiquée par les syndicats de salariés comme restriction du droit de grève.

En Allemagne et en Autriche, les fonctionnaires statutaires (30 % de la fonction publique) ne disposent pas du droit de grève, sans que cela « ne choque personne ».

En Espagne et en Italie, il existe un service minimum pour les périodes de pointe.

La proposition d'instaurer un service minimum resurgit à chaque mouvement de grève concernant les transports en commun. Selon la fédération des usagers des transports et des services publics, le service minimum est inutile pour les usagers : « la dégradation de la qualité des transports constitue désormais le sujet de préoccupation n°1 des usagers. Si les usagers n'accueillent pas avec plaisir les mouvements de grève, les problèmes des usagers ne cessent pas lorsque la grève s’arrête. Bien au contraire, c'est tous les jours de l'année que les usagers sont victimes de retards, de pannes, d’annulations de trains, d’incidents techniques dus au manque de matériel moderne, à l'entretien déficient des rames et des installations fixes, et aux effectifs insuffisants ».

Selon la CGT cheminots, sur 6 000 incidents relevés par la SNCF ayant occasionné ou des retards ou des annulations de trains, seuls 2 % sont imputables aux mouvements sociaux. Les autres retards et annulations sont dus à des problèmes matériels, problèmes en grande partie liés au manque d'investissement et de personnel.

Pour l'UMP, les grèves dans les transports sont injustes étant donnés les avantages de ceux qui y travaillent. En Île-de-France, elles gêneraient surtout les habitants les moins favorisés, non motorisés, habitant en banlieue.

Nicolas Sarkozy s'est engagé sur la mise en place du service minimum lors de la campagne présidentielle de 2007 ; il a déclaré le 24 avril 2007 s'engager à « garantir trois heures de transport en continu pour se rendre à son travail en cas de grève et trois heures pour en revenir, » .

Le service minimum doit être accordé au droit de grève à la valeur constitutionnelle. Les principes invoqués pour le justifier sont la continuité du service public, la liberté du travail, la liberté d'aller et venir. L'intérêt des usagers, tiers aux conflits sociaux est également invoqué.

La critique du service minimum est faite, essentiellement, par les syndicats de salariés et les partis de gauche. Selon eux, le service minimum remet en cause le droit de grève qui a valeur constitutionnelle. Ils craignent que la grève soit vidée de sa substance. Le but d'une grève est de satisfaire des revendications professionnelles, or la grève avec service minimum aurait bien moins d'impact. Le service minimum permettrait à l'entreprise, par exemple dans les transports, d'engranger un chiffre d'affaire quasi-équivalent à une période normale : le service minimum s'établit aux heures de pointes, donc aux heures où le plus d'utilisateurs paient leurs tickets.

Le service minimum existe depuis longtemps dans quelques domaines particuliers tels que le nucléaire, l'audiovisuel, la santé et le contrôle aérien.

La loi n°2007-1224 du 21 août 2007 « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs » (JO, 22 août 2007, p. 13 956) votée le 2 août 2007 sous le gouvernement Fillon institue des règles pour favoriser le dialogue social et permettre une meilleure organisation des services de transports publics terrestres en cas de grève sans mettre en place une véritable obligation de service minimum. La loi instaure l'obligation pour les salariés d'indiquer quarante-huit heures à l'avance qu'ils ont l'intention de faire grève pour permettre aux collectivités locales de réorganiser le service sur les déssertes les plus importants, en substituant des non-grévistes aux grévistes. La mise en œuvre de l'obligation de service minimum aux heures de pointe est laissée aux accords entre syndicats et autorités organisatrices des transports.. Le fret, la poste et les transports publics non terrestres ne sont pas concernés.

Le service minimum d'accueil à l'école, optionnel, a été mis en place par Xavier Darcos en 2007.

Instauré en 1982, le service minimum est en place dans de nombreux services, au point que dans beaucoup d'entre-eux le droit de grève soit devenu symbolique (il cite l'exemple de la santé). Cela n'empêche pas des grèves (qui sont donc illégales) comme à la Société de transport de Montréal en 2007.

Gilles Dussault, Président du syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, estime qu'avec cette loi on n’a plus un pouvoir de négociation équilibré.

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Service minimum d'accueil dans les établissements scolaires (France)

En France, le service minimum d'accueil dans les établissements scolaires désigne l'obligation légale qu'ont les mairies de mettre en place des structures d'accueil des élèves les jours de grève dans l'éducation nationale.

Ce système d'accueil a été mis en place par le Ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, durant le second semestre 2007. En mai 2008, il ne concernait que les écoles primaires et les écoles maternelles, le Ministre n'ayant pas fait part de son intention de l'étendre ou non aux collèges et aux lycées. Le président Sarkozy a annoncé le 15 mai 2008 son intention de faire voter une loi rendant d'une part obligatoire la déclaration des grévistes 48 heures à l'avance et rendant obligatoire d'autre part pour les communes l'organisation d'un service minimum d'accueil des enfants dans les écoles primaires et maternelles. Cette loi a été adoptée le 23 juillet 2008 par l'assemblée nationale.

La loi sur le service minimum d'accueil dans les établissements scolaires impose la mise en place d'un service d'accueil dès lors qu'il y a plus de 25% d'enseignants en grève dans l'école. Les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l'avance, afin de permettre la mise en place du dispositif.

Les mairies doivent déployer du personnel afin d'assurer la garde des enfants lors des grèves des fonctionnaires de l'éducation nationale. Les mairies organisant un tel service sont defrayées par l'État qui leur verse une indemnité financée par les retenues sur salaire du personnel en grève. Le barême de cette indemnité est fixée par le décret n° 2008-901 du 4 septembre 2008.

L'État, et non le maire, endosse la responsabilité administrative et pénale de l'accueil.

Dans les écoles privées sous contrat, le service minimum est mis en place par l'organisme gestionnaire de l'école.

Selon l'UMP et le Ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, le but du service minimum d'accueil est de ne pas pénaliser les parents qui travaillent lors des grèves. En effet, ceux-ci sont souvent obligés de prendre des jours de congés ou de RTT lorsque les écoles sont fermées pour cause de grève.

Selon les syndicats et les partis de gauche, le but du service minimum d'accueil est de « briser les grèves » dans l'éducation nationale.

La FCPE s'est déclarée contre le service minimum d'accueil car cette mesure créerait des inégalités entre les enfants qui en profitent et ceux qui n'en profitent pas, puisque la mise en place de la mesure dépend des mairies. La FCPE pointe par ailleurs le problème des cantines scolaires, qui ne sont pas toujours assurées les jours de grève des enseignants.

La PEEP s'est déclarée en faveur du service minimum d'accueil dans les établissements scolaires. Elle s'est également proposée pour aider les municipalités à mettre en œuvre ce service. Toutefois, elle pointe également le problème des incertitudes sur la restauration scolaire les jours de grève et déplore qu'aucune mesure n'ait été prise pour la garantir.

Les syndicats et les partis de gauche ont condamnés le dispositif de service minimum d'accueil. Il est notamment accusé de briser les grèves en permettant aux parents de ressentir moins de gêne lors des mouvements sociaux. Des élus de gauche ont également dénoncé que ce système opposerait les fonctionnaires de l'éducation nationale aux fonctionnaires de l'administration communale, chargés de les suppléer en cas de grève.

Les partis de droite se sont déclarés favorable à la mise en place de cette mesure, bien que toutes les mairies dirigées par les partis de droite ne l'aient pas mis en place. Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a dit refuser la « double peine » infligée aux parents, qui veut « qu'à l'absence d'enseignement pour les enfants s'ajoute l'obligation de trouver des solutions de garde alternatives, voire de prendre un jour de congé forcé ».

Environ 2.000 communes sur 22.500 possédant une école ont mis en place un SMA lors de sa première mise en œuvre le 24 janvier 2008. De nombreux maires pointent des difficultés pratiques pour la mise en place du service d'accueil, notamment la difficulté de recruter rapidement du personnel qualifié pour assurer l'accueil selon l'association des maires ruraux.

Le problème du financement du SMA est souligné de différentes façons par les associations de maires. Pour l'association des maires des grandes villes de France, le montage financier consistant à reverser aux communes le salaire des grévistes « attisera les conflits entre personnels enseignants et collectivités », alors que la plupart des membres de l'association des petites villes de France préfèrent souligner que l'indemnisation proposée -110 euros par tranche de 15 élèves- n'est pas suffisante.

Toutefois, le premier clivage est politique, les maires de gauche refusant d'abord la mise en place du SMA pour des raisons politiques, lorsque les maires de droite avancent plutôt des raisons pratiques lorsqu'ils ne le mettent pas en place. Les maires mettant en place le SMA sont souvent positionnés à droite et soulignent la nécessité d'aider les familles modestes qui n'ont pas de solution de garde d'enfant les jours de grève dans l'éducation. A contrario, le 8 octobre 2008, de nombreux maires de gauche ont refusé d'appliquer la loi en expliquant renvoyer l'État à ses responsabilités.

La préfecture de Seine-Saint-Denis a alors assigné en référé les maires récalcitrants de son département. Le tribunal a débouté la préfecture en arguant que le tribunal ne peut prendre aucune mesure efficace pour contraindre les maires a respecter la loi dans un délai aussi court. Le tribunal administratif de Melun a rejeté mercredi les recours en référé engagés par la préfecture du Val-de-Marne contre 19 communes qui avaient refusé d'organiser mardi le service minimum d'accueil dans les écoles. La préfecture du Val-de-Marne avait saisi lundi le tribunal administratif en référé pour qu'il prenne "toutes mesures utiles pour sanctionner la décision" des maires de 19 communes du département refusant de mettre en oeuvre cet accueil. La décision du TA de Melun rejoint celle d'une précédente décision du TA de Cergy-Pontoise, qui a débouté la préfecture de Seine-Saint Denis de son recours le 8 octobre 2008. L'argument avancé par la cour est qu'aucune mesure ne pouvait utilement contraindre les maires à organiser cet accueil, par manque de temps.

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Chambéry

Vue panoramique de la ville de Chambéry

Chambéry est une commune française de la région Rhône-Alpes située dans les Préalpes du Nord entre les massifs des Bauges et de la Grande-Chartreuse au confluent de l'Albane et de la Leysse. Préfecture du département de la Savoie, la ville est le siège d'une cour d'appel et d'un archevêché. Un consulat d'Italie y est établi. Avec 59 188 habitants (2006), la ville se classe au 82e rang national pour la population.

Acquise par la maison de Savoie en 1232, la ville de Chambéry devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1329 lors de l'établissement officiel du Conseil résident jusqu'à son transfert à Turin en 1562. Chambéry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. Grâce à la maîtrise des grands cols alpins et de la route d'Italie, qui leur a valu le surnom de Portiers des Alpes, les comtes, puis ducs de Savoie, devenus rois de Sardaigne en 1720, ont exercé une influence certaine en Europe, notamment en instaurant un véritable laboratoire de l'« absolutisme éclairé ». De 1792 à 1815 et depuis 1860, la ville fait partie de la France.

Marquée par une industrialisation tardive, l'économie de la ville a longtemps reposé sur la présence des administrations et de l'armée. Son centre historique a été partiellement détruit dans les bombardements de 1944. Depuis sa fusion avec deux communes rurales et la création de nouveaux quartiers et zones industrielles dans les années cinquante, puis dans les années soixante, Chambéry connaît un fort accroissement démographique. La présence de l'Université de Savoie, implantée en 1979, a apporté à Chambéry une importante population universitaire. La présence d'un grand nombre de résidents étrangers, notamment italiens, confère à la ville un caractère cosmopolite.

La ville de Chambéry se situe dans le sud-est de la France à 537 km de Paris, 661 km de Bordeaux, 345 km de Marseille, 217 km de Turin, 114 km de Lyon et à 92 km de Genève, ce qui lui vaut le qualificatif de « carrefour naturel européen » et explique son essor historique. Elle se trouve dans une large vallée délimitée à l'est par le massif des Bauges (dominé par le Nivolet sur lequel on trouve la croix du Nivolet), au sud par le Mont Granier (Chartreuse) et la Chaîne de Belledonne, à l'ouest par la chaîne de l'Épine (montagne la plus méridionale du Jura) et au nord par le lac du Bourget. Avant la fondation de la ville à l'époque romaine, de vastes marais s'étendaient à cet emplacement. La majeure partie de la ville se situe sur un terrain plat marqué par quelques collines : Chambéry-le-Haut, Chantemerle et Chambéry-le-Vieux, Bellevue ou encore Les Monts. Le reste du paysage se compose de moyennes montagnes.

Les communes limitrophes de Chambéry sont Barberaz, Bassens, Cognin, Jacob-Bellecombette, La Motte-Servolex, La Ravoire, Saint-Alban-Leysse et Sonnaz. La ville est baignée par la Leysse, rivière alimentant le lac du Bourget.

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence de la chaîne de l'Épine et du massif des Bauges.

Chambéry est un carrefour européen des voies de communication alpines (« Carrefour alpin de l'Europe » peut-on lire à l'approche de la ville), avec un fort trafic de transit à destination des vallées. Déjà évoquée dans les années 1970, la création d'un contournement autoroutier est de nouveau envisagée.

L'importance du trafic routier a une nette incidence sur la qualité de l'air (5 jours d'alerte à l'ozone en 2006 par exemple).

Chambéry est une agglomération dotée d'un réseau dense de bus, et au point de convergence de plusieurs lignes ferroviaires.

Chambéry est traversée du nord au sud par une voie rapide urbaine (VRU), la N201 (ou E712). Elle débute à la sortie de l'autoroute A41 venant de Lyon au niveau de la zone des Landiers et de l'Érier. Elle s'étend sur douze kilomètres, avant de rejoindre l'A43 aux alentours de Saint-Baldoph, direction Albertville, Grenoble, Turin et Bourg-Saint-Maurice. Cette VRU utilise le tunnel des Monts, inauguré en 1982. Depuis près de vingt ans, un projet de contournement de Chambéry est souhaité par des élus et par les services de l'équipement, mais aucune décision n'a été prise pour l'heure. Alors que le trafic sur la VRU augmentait sans cesse, il a décru ces dernières années (la réouverture du tunnel du Mont-Blanc a détourné une partie du trafic du tunnel du Fréjus). Si l'élargissement de l'Union européenne fait basculer son centre de gravité vers l'est, en augmentant l'importance de l'axe routier et ferroviaire franco-italien, la création d'un contournement routier n'aura pas d'impact sur le trafic local, qui représente 80 % du trafic.

La communauté d'agglomération et la ville ont développé en quelques années le réseau de pistes cyclables, destinées aux trajets domicile-travail et fréquentées avant tout pour le loisir. Chaque grande avenue possède une piste cyclable entre la route et le trottoir, et deux « avenues vertes » ont été mises en place pour relier le centre-ville au site de l'université de Savoie et à la plage des Mottets via Le Bourget-du-Lac (« Avenue verte nord ») et les villages de Saint-Jeoire-Prieuré et de Myans (« Avenue verte sud »). En distance cumulée, l'agglomération dispose d'environ 60 km de pistes cyclables fin 2007. Chambéry étant trop petite pour que puisse être créé un système de vélopartage, la ville a mis en place une agence de location de bicyclettes, la Vélostation, au début des années 2000.

La gare de Chambéry, inaugurée en 1856, est le siège de la région SNCF « Alpes » (Isère, Savoie et Haute-Savoie) et sert de dépôt aux locomotives, au sein de la Rotonde construite en 1906, un bâtiment circulaire unique. Cette gare gère également le système de ferroutage Modalohr (l'autoroute ferroviaire alpine), qui permet de désengorger la vallée de la Maurienne d'une partie des poids lourds entre Aiton et Orbassano.

La liaison ferroviaire transalpine Lyon-Turin passera par Chambéry. Un agrandissement de la gare de Chambéry-Challes-les-Eaux est prévu à moyen terme, avec notamment une passerelle pour les piétons entre les quartiers du centre et de la Cassine. Le retard du projet « Lyon-Turin » (notamment la part du financement français des travaux, qu'attendent l'Italie et la Commission européenne) a retardé la réalisation de ce projet. De plus, l'augmentation de la fréquence des trains est arrêtée par l'absence d'électrification entre Chambéry et Grenoble et la voie unique entre Annecy et Chambéry.

On dénombre 28,9 % de ménages chambériens sans voiture, 51,2 % avec une voiture et 19,9 % avec deux voitures ou plus. L'utilisation des bus urbains est un peu plus élevée que la moyenne française, avec 74,4 voyages par an et par habitants (65 en France).

Le transport en commun urbain est assuré par le Service des transports de l'agglomération chambérienne (STAC). Contrairement à d'autres villes, les lignes du STAC ne relient pas les quartiers de l'agglomération entre eux (à l'exception de quelques lignes, 1 et 2, vers les Hauts-de-Chambéry et Biollay), mais forment un réseau en toile d'araignée reliant les différentes communes limitrophes à partir du centre (ligne 3 pour La Motte-Servolex et La Ravoire, 4 pour Cognin, Barberaz et Saint-Baldoph...). La majorité des bus transite par le boulevard de la Colonne, en face de la fontaine des éléphants (le grand centre de correspondance), ce qui sous-entend que toutes les lignes desservent le centre-ville. L'exploitation du réseau Stac est confiée par Chambéry métropole à une société privée (Connex Chambéry, filiale de Veolia Transport) dans le cadre d'un contrat de délégation de service public opérationnel depuis le 1er janvier 2005 (pour une durée de six ans).

Par ailleurs, le volontarisme pour une mise en œuvre de transports en commun plus propres, d'abord avec de l'aquazole, puis avec les nouveaux autobus Irisbus fonctionnant au GNV fait de Chambéry, depuis 1995, une des villes utilisant ce carburant de substitution.

De plus, Chambéry est une ville fortement impliquée dans la prévention routière et qui conduit une politique performante en faveur de la protection des piétons et des cyclistes. Cet investissement fait figurer la ville parmi les meilleurs résultats au niveau national. En 25 ans, le nombre de tués a été divisé par treize.

Enfin la politique de prévention routière s'est accompagnée d'une promotion de l'usage des « modes doux », ce qui s'est traduit par la piétonnisation du centre historique au début des années 1980.

La ville de Chambéry est desservie par l'Aéroport de Chambéry - Savoie (anciennement Chambéry - Aix-les-Bains), le principal aéroport de Savoie. De même, à proximité, se trouve l'Aérodrome de Chambéry - Challes-les-Eaux, de taille modeste spécialisé dans la pratique du planeur.

La ville de Chambéry s'est développée au creux d'une cluse encaissée entre le massif des Bauges et le mont du Chat. L'histoire de la ville a fait d'elle une capitale durant plusieurs siècles. Les souverains des États de Savoie ont souhaité, sous l'ère féodale, installer leur capitale dans cette vallée. Les premiers points de peuplement furent les hauteurs à l'est du pied des Bauges, connus aujourd'hui sous le nom de Chambéry-le-Vieux.

D'un point de vue géologique, la ville actuelle de Chambéry se trouve dans une cuvette naturelle occupée autrefois par des zones humides (marais), laissées par le retrait du lac du Bourget. La raison de cet établissement en ce lieu étant la présence de rivières (l'Albanne et la Leysse) constituant un rempart naturel contre les invasions, et l'emplacement, stratégique car situé sur des axes économiques de l'époque. La cité s'est développée et a pris forme autour des établissements administratifs pendant l'époque féodale. Les rues et les boulevards se sont développés à partir du château et du sénat (le cœur administratif et judiciaire du Duché de Savoie). Chambéry s'est ensuite agrandie autour des remparts (qui ont disparu depuis), le long de la Leysse et de l'Albanne puis sur les collines (Nézin, Lémenc, Montjay...). Le faubourg Montmélian, le faubourg Reclus-Nézin et le faubourg Maché, autrefois aux portes de la cité, occupés essentiellement par des auberges et des artisans, sont aujourd'hui totalement intégrés dans la ville. La Leysse a été couverte sur plusieurs centaines de mètres au début des années 1900, pour créer une grande artère routière, l'avenue des Ducs de Savoie.

Au cœur de la vieille ville se trouvent de nombreuses traboules, qui étaient à l'origine des accès couverts et intérieurs des hôtels particuliers permettant de rejoindre les différentes dépendances (écuries, cuisines, hangars…). Ces traboules sont de véritables dédales architecturaux traversant des blocs entiers d'immeubles anciens, certaines donnant sur des cours intérieures parfois agrémentées de commerces.

La ville est desservie par plusieurs grands axes de circulation, soit des artères moyenageuses, comme la place Saint-Léger et la rue Croix d'Or (qui étaient une portion de la route de Lyon à Turin), faubourgs Reclus (vers Aix-les-Bains) ou Montmélian (vers l'Italie), soit des rues qui entouraient les remparts (avenue de Lyon, rue Jean-Pierre Veyrat, boulevards de la Colonne et du Théâtre...) La circulation automobile a entraîné la création de l'avenue des Ducs de Savoie et de plusieurs places.

L'architecture du centre ancien a été bouleversée après le bombardement allié du 26 mai 1944 qui en a détruit 4 hectares, dont le quartier moyenâgeux Saint-Antoine (actuelles rue du Général de Gaulle et rue Favre). La reconstruction s'est effectuée tout au long des années 1950, sous le mandat de Paul Chevallier et la création du quartier du Biollay a permis d'accueillir de nouveaux habitants.

À l'initiative du maire Pierre Dumas, la ville a fusionné avec deux communes agricoles limitrophes, Bissy (1960) et Chambéry-le-Vieux (1961) ; sur les terres de la première furent érigées les zones économiques qui ont permis le développement de la commune après la stagnation de l'après-guerre (alors que Grenoble et Annecy s'étaient considérablement renforcées), et sur la seconde une ZUP, devenue les Hauts-de-Chambéry (14 000 habitants à la fin du projet, en 1989).

Sous l'impulsion des maires Francis Ampe et Louis Besson, Chambéry s'est dotée de très nombreux établissements publics, notamment dans le quartier des Hauts-de-Chambéry, alors sous-équipé ; malgré sa taille modeste, la ville est parmi les premières de France pour sa densité de crèches, de bibliothèques ou d'accès à la culture. La ville a toutefois longtemps été endettée.

Avec l'expansion urbaine et l'accroissement démographique, Chambéry s'étend sans cesse un peu plus tout comme les communes voisines. Peu à peu, on ne parle plus de la ville de Chambéry en tant que telle, mais du bassin chambérien englobant, sur le plan urbain, les communes de Barberaz, Bassens, Cognin, Jacob-Bellecombette, La Motte-Servolex, La Ravoire, Saint-Alban-Leysse et Sonnaz pour ne citer que les plus importantes. Ce phénomène vaut également pour Aix-les-Bains au nord de Chambéry. La morphologie urbaine de ces deux bassins de vie tend à les rapprocher ; afin de concilier le développement urbain et économique des bassins chambérien et aixois, le syndicat mixte Métropole Savoie a été mis en place, avec pour mission de suivre le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la combe de Savoie, de Chambéry et du lac du Bourget.

L'agglomération chambérienne accueille chaque année quelque 1 300 nouveaux habitants. Le nombre total de logements dans la ville de Chambéry est de 54 433. On dénombre 89,9 % de résidences principales et 2,6 % de résidences secondaires. Par ailleurs, 7,5 % des logements chambériens sont vacants. Il y a 14,5 % de maisons individuelles, 82,1 % d'appartements et 3,4 % d'autres types de logements. On trouve 36,8 % de propriétaires, 59,8 % de locataires et 3,4 % de personnes logées gratuitement. Les logements chambériens comprennent 14,1 % de studios, 16,1 % de logements deux pièces, 25,2 % de logements trois pièces, 26,2 % de logements quatre pièces et 18,4 % de logements cinq pièces ou plus. Le prix moyen de l'immobilier à la vente pour le bassin chambérien est de 2 611,05 € / m².

En une trentaine d'années le parc chambérien a doublé. De 1968 à 1999, il est passé de 26 636 à 54 433 logements. Entre 1999 et 2006, en moyenne 726 logements ont été mis en chantier chaque année. Entre 2005 et 2006, une forte progression a été enregistrée avec une estimation positive de + 25 %. Dans la même période la commune de Chambéry totalise 37 % des nouveaux logements par rapport au reste de l'agglomération chambérienne. Au 1er janvier 2006, le territoire de Chambéry (les huit cantons autour de Chambéry) totalisait 11 148 logements locatifs sociaux, ce qui représente 39 % du parc départemental.

La ville de Chambéry, dont le promoteur de la loi SRU Louis Besson fut maire 19 ans, compte 29 % (1999) de logements sociaux, contre 17,2 % (1999) en Savoie .

On recense dans les quartiers des Hauts de Chambéry (le Haut et le Biollay) un total de 5 500 logements dont 3 500 logements sociaux. Au recensement de 1999, on dénombrait 14 000 habitants. On trouve dans ces hauts quartiers 3 212 logements relevant de l’OPAC de Chambéry, 1 149 logements à la SAIEM de Chambéry (à Chambéry le Haut), 815 logements à la SA du sud-est (plus des ¾ au Biollay) et 174 logements à l'OPAC de Savoie (à Chambéry le Haut).

La part du budget primitif de la ville de Chambéry voté le 28 janvier 2008 par le conseil municipal prévoit une enveloppe de 11,8 millions d’euros pour les investissements nouveaux (hors grosses réparations, acquisitions d’équipements et matériel, acquisitions foncières et subventions d’équipement). Au total, les dépenses d’équipement sont de 23,2 millions d’euros contre 22,1 millions d’euros en 2006 et 19,3 millions d’euros pour 2007.

Une grande salle multifonctionnelle appelée Le Phare est en cours de réalisation par la Communauté d'agglomération. Construite à Bissy sur un terrain de 29 074 m², le bâtiment en lui-même fait 12 000 m². Cette salle est destinée à accueillir des concerts, des manifestations sportives (notamment les matchs du Chambéry Savoie Handball), ainsi que l'événementiel économique de l'agglomération chambérienne. Les Halles de Chambéry vont également être l'objet d'une importante réhabilitation urbaine à partir de 2008 afin d'accueillir un cinéma multiplexe, ainsi qu'une galerie marchande où l'on trouvera des grandes enseignes comme la Fnac.

Depuis plus de dix ans, différentes politiques de la ville se sont succédé, dont le Développement social des quartiers (DSQ) pour la période 1990 à 1993, suivi du contrat de ville de 1994 à 1999, du Grand projet de ville (GPV) de 2001 à 2003, et enfin du contrat de ville d'agglomération pour les années de 2000 à 2006. Deux ZUS existent : celle de Chambéry le Haut-Chantemerle-Le Piochet-La Cassine avec 13 598 habitants et celle de Le Biollay-Bellevue, avec 7 245 habitants. 37 % de la population de la commune est classée en zone urbaine sensible, qui est caractérisée à Chambéry par la faiblesse des revenus des ménages.

Une opération de renouvellement urbain est engagée depuis 2006, et jusqu'en 2010, avec le soutien de l'ANRU, pour un montant de 136 millions d'euros. Elle concerne les quartiers du Biollay et des Hauts-de-Chambéry. Le quartier des anciennes usines Vétrotex (Saint-Gobain) à l'entrée nord de la ville et en bordure de la Leysse, deviendra un éco-quartier, destinés à accueillir des logements neufs, sur 6,3 hectares.

Les Romains nomment Lemencum le relais implanté dans l'actuel quartier du Lémenc à Chambéry. Au Moyen Âge, la ville change de nom lors de l'édification du château par les ducs de Savoie. On peut suivre une évolution du nom au fil des années. Chambéry s'appelle Camefriacum en 1016 (Cart. Saint-André, Append., n° 44), Camberiaco en 1029, Cambariacum en 1036 et Cambariaco en 1044. Le siècle suivant, vers 1100, on parle de Chambariaco qui évolue vers Chamberium (1233) pour devenir finalement, en 1603, Chamberi. Le nom actuel viendrait du gaulois camboritos (gué situé dans une courbe), de cambo-, (courbe, méandre), racine indo-européenne kam-p-, (courber), et ritu-, (gué). Les noms anciens indiquent plutôt un nom de domaine d’origine gallo-romaine. Cambariacum, formé avec le suffixe -acum sur le nom Cambarius, variante de Cammarius : domaine de Cammarius. Ce nom dériverait soit du latin cammarus ou cambarus, (écrevisse) via le francoprovençal chambero (d'après l'abbé Adolphe Gros), soit du nom de métier cambarius, (brasseur de bière), du gaulois camba, (poêle à brasser). Une autre hypothèse du terme gallo-romain Camberiacum pourrait suggérer l'idée de change (cambium) ou d'échange (camerinum : marché) ou bien encore de chambre (camera) où ont pu être resserrées les taxes d'un péage ou les recettes d'un budget local.

L'histoire de Chambéry est directement liée à sa situation géographique car la ville se situe à un carrefour naturel sur les grands axes économiques européens. Elle doit également beaucoup à la Maison de Savoie qui en fit la capitale de ses États. L'analyse historique de la ville doit être inscrite dans celle de l'histoire de la Savoie, si l'on veut mieux comprendre son évolution et son environnement culturel. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune de Chambéry.

Les armes de Chambéry se blasonnent ainsi : De gueules à la croix d'argent cantonnée en chef à dextre d'une étoile d'or.

Cette ville, ancienne capitale du duché de Savoie, possède des armoiries de patronage, c'est-à-dire que, par concession de ses anciens princes, elle porte leurs armes, mais brisées. Ces armoiries ont dû être octroyées à la ville de Chambéry dans la première moitié du XVIIe siècle.

Les hauteurs de Saint-Saturnin, à Saint-Alban-Leysse, sont occupées comme place forte depuis le Néolithique moyen (env. 4000 av. J.-C.) jusqu'à l'époque gauloise.. Cet oppidum est l'ancêtre de l'agglomération de Chambéry. Il est fort probable qu'il fut conquis, avec le bassin de Chambéry, par l'armée d'Hannibal en 218 av. J.-C., lors de sa traversée des Alpes vers l'Italie. Elle aurait trouvé dans cette riche région gauloise des vivres et du bétail pour se nourrir « pendant deux ou trois jours » d'après Polybe. À l'époque romaine, les habitants s'installent sur la colline de Lémenc, alors appelée Lemencum. L'ancienne devise de la ville fut, en latin, Custodibus istis ce qui traduit en français donne « Par ces gardiens ». L’établissement gallo-romaine fut installé dans un site peu propice au développement urbain car au milieu de marécages entre les bras de la Leysse et de l'Albanne, et se limita à un poste-relais romain. L'attaque du site devait venir quelques siècles plus tard avec l'importance croissante de la route du Mont-Cenis. Cet axe fut vital pour des villes en plein essor économique telles que Lyon et les cités du nord de l'Italie (Turin). La ville devra son véritable essor à son emplacement stratégique sur les grands axes économiques de son temps et surtout par l'installation des comtes puis ducs de Savoie, en quête, au XIIIe siècle d'un lieu leur permettant d'exercer un rayonnement politique puissant à travers l'Europe.

Chambéry n'apparaît vraiment comme une petite cité, Camberiaco, qu'au XIe siècle. Un acte de donation daté de 1057 atteste l'existence d'un burgus et d'un castellum. Le XIIIe siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas Ier de Savoie l'achète, le 15 mars 1232 moyennant 32 000 sous forts de Suse, au vicomte Berlion et lorsque le comte Amédée IV en fait la capitale du Duché de Savoie, en 1295. Le développement de la ville est ensuite très lié à l'ascension de la Maison de Savoie. Une nouvelle enceinte est construite à partir de 1352, sous l'impulsion du comte Amédée VI de Savoie, plus communément surnommé le comte Vert.

L'avènement d'Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale d'un État souverain, libéré de la domination du Saint-Empire romain germanique. Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et forme une cour autour de la famille ducale. Cette noblesse fait construire de remarquables hôtels particuliers, érigés autour d'une cour centrale dominée par une haute tourelle d'escaliers.

De très nombreuses congrégations religieuses sont installées en ville, et 1452 à 1578, le Saint-Suaire, propriété des ducs, est exposé dans la Sainte-Chapelle. La ville devient un lieu de pèlerinage.

Après l'occupation française de François Ier, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563. Avec son Sénat et sa Chambre des comptes, la ville conservera néanmoins une vocation administrative maintenant une population importante de familles nobles. La période baroque voit s'édifier d'importants hôtels particuliers marqués par l'architecture turinoise. Jean-Jacques Rousseau habite la ville de 1729 à 1742.

De 1792 à 1815, pendant le premier rattachement de la Savoie à la France, Chambéry est le chef-lieu du département du Mont-Blanc. Au XIXe siècle, deux grandes périodes de développement urbain se détachent : la première, entre 1820 et 1830, est liée aux actions bienfaitrices du général de Boigne et se caractérise par une politique d'embellissement de la ville (rue monumentale, théâtre, alignement des façades…) ; la seconde, entre 1860 et 1890, s'ouvre avec le rattachement définitif de la Savoie à la France décidé lors du Traité de Turin, le 24 mars 1860 et confirmé par plébiscite le 22 avril. Chambéry devient alors chef-lieu du département de la Savoie. La cité s'équipe de bâtiments utilitaires tels que l'actuel hôtel de ville ou le marché couvert, mais aussi de nombreuses écoles et lycées, ainsi que des musées.

Durant la première moitié du XXe siècle, la ville grandit lentement. Sa situation géographique, ses voies de communication et son rôle administratif contribuent au développement de nouveaux quartiers (Gare, Verney, quartier d'Angleterre). Après la Première Guerre mondiale, la crise économique sévit, mais la ville se développe et gagne dix mille habitants entre 1920 et 1939 ; le quartier de Bellevue, les premiers immeubles de logements sociaux, sont alors construits par le propriétaire des cimenteries et futur maire, Lucien Chiron.

La ville est durement touchée par le bombardement du 26 mai 1944 qui visait la gare. On dénombre 120 morts et plus de 300 blessés. Trois cents immeubles sont détruits. Plus de mille familles se retrouvent sans logement. Pendant vingt années, le centre de la ville est en chantier. De grands blocs d'habitations remplacent les vieilles maisons bombardées ou incendiées. Les rues Favre et Saint-Antoine sont désormais bordées d'immeubles massifs et austères, quelquefois ornés de bas-reliefs sculptés par Alfred Janniot.

Les années 1950, malgré les efforts de reconstruction, demeurent cependant bien ternes. La venue de la grande entreprise du Verre, Textile, et la création d'une grande zone industrielle sous la municipalité de Pierre Dumas dynamisent la ville, même si l'industrialisation reste modeste au regard de sa situation. En 1961, elle fusionne avec deux communes limitrophes, Bissy et Chambéry-le-Vieux. De nouveaux quartiers s'élèvent rapidement dans les années 1965-1975, et notamment une Zone à urbaniser en priorité à Chambéry-le-Haut sous la houlette de l'architecte Jean Dubuisson.

Après les Trente Glorieuses, la crise économique entraîne une pause dans le développement urbain. C'est l'heure des équipements culturels qui ont fait défaut à Chambéry : une maison de la culture, un centre de vie à Chambéry-le-Haut, un centre des congrès, une médiathèque et une cité des arts (nouveau conservatoire régional de musique).

Aujourd'hui, Chambéry, ville-centre d'une communauté d'agglomération dépassant les 120 000 habitants, mène une politique de développement et d'équipements en lien avec les vingt-trois autres communes de son agglomération. En 2008, s'ouvrira une grande salle à vocation pluridisciplinaire (spectacles, manifestations sportives...) renforçant ainsi le dynamisme de la cité. La population progresse d'environ 1 % par an (60900 habitants en 2005 ).

La ville de Chambéry est le chef-lieu du département de la Savoie. La commune est divisée en quatre cantons : Chambéry-Sud, Chambéry-Sud-Ouest, Chambéry-Est et Chambéry-Nord (ce dernier intégrant également la commune de Sonnaz).

Deux circonscriptions législatives concernent les Chambériens : la première circonscription de la Savoie (cantons sud-ouest et nord) et la troisième circonscription de la Savoie (cantons est et sud) partagent la ville. Ce découpage est critiqué par plusieurs élus locaux (manque de représentation de la ville au Parlement, séparation artificielle de quartiers).

Chambéry abrite la plupart des directions départementales des services publics, ainsi que le Consulat d'Italie et l'Institut de la Montagne. Chambéry fait partie de la communauté d'agglomération de Chambéry métropole depuis la création de cette intercommunalité, en 1956. Avec l'adhésion au 1er janvier 2006 de huit communes rurales (Curienne, La Thuile, Thoiry, Puygros, Saint-Sulpice, Saint-Cassin, Montagnole et Les Déserts) qui porte à 24 le nombre de communes membres, Chambéry et son agglomération réunissent plus de 120 000 habitants. Par ailleurs, la ville se trouve au cœur du syndicat mixte Métropole Savoie chargé de la gestion du développement urbain des bassins aixois, chambérien ainsi que de la Combe de Savoie.

Dans le cadre de la politique de proximité, la municipalité a mis en place six mairies de quartiers en 2002, à Chambéry-le-Vieux, à Bissy, au Biollay, à Chambéry-Centre, aux Hauts-de-Chambéry et au Laurier. Elles s'occupent, essentiellement, des formalités d’état civil et de listes électorales. Elles facilitent l'accès aux documents administratifs, aux enquêtes publiques et les inscriptions aux services publics. Ces six mairies sont le volet administratif de la démocratie participative mise en place, avec six conseils de quartiers, opérationnels depuis 2002.

Traditionnellement, Chambéry est une ville de droite. Cependant, alors que la droite gérait la ville depuis 1947 (hors la période 1977-1983 avec le socialiste Francis Ampe), les chambériens ont depuis 1989 élu et réélu un maire de gauche, Louis Besson, tendance renforcée par les élections présidentielles de 2007 qui ont vu Ségolène Royal arriver en tête au second tour.

Sous la Cinquième république, les élections municipales opposaient le plus souvent deux ensembles, un de droite (après que le gaulliste Pierre Dumas l'ait emporté sur le radical Paul Chevallier en 1959) et un de gauche, parfois très ouvert (présence de 1989 à 2001 du barriste André Gilbertas, premier adjoint puis maire). Des listes communistes (1983, 1989), divers gauche (1977) ou FN (1995) ont été parfois présentes. L'élection municipale de 2008, en rupture avec le " cycle Besson" débuté en 1989, opposa pour la première fois cinq listes différentes (Gauche plurielle conduite par la maire sortante Bernadette Laclais, UMP-MoDem, LCR, "société civile" et PT). Dès le premier tour, la maire sortante est réélue avec 50,14% des voix.

Au référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel pour l’Europe, les Chambériens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 53,91 % de Oui contre 46,09 % de Non et un taux d’abstention de 31,19 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition.

À l’Élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 30,25 % soit 8 320 voix, suivi de Ségolène Royal avec 27,96 % soit 7 689 voix, suivi de François Bayrou avec 21,34 % soit 5 870 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 7,48 % soit 2 058 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 50,64 % soit 13 369 voix pour Ségolène Royal contre 49,36 % soit 13 029 voix pour Nicolas Sarkozy, résultat davantage à gauche par rapport à la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Lors de cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 32 536 inscrits sur les listes électorales chambériennes, 84,37 % soit 27 449 électeurs ont participé, le taux d’abstention fut de 15,63 % pour 5 087 voix, 3,83 % soit 1 051 voix ont voté blanc ou nul et enfin 96,17 % soit 26 398 voix se sont exprimées.

Le conseil municipal chambérien est composé d'un maire, de dix-neuf adjoints et conseillers délégués, à savoir, onze conseillers municipaux et quatorze conseillers municipaux délégués. Le 27 août 2007, le maire Louis Besson annonce sa démission quelques semaines après ses 70 ans. Il soutient alors la candidature de sa première adjointe, Bernadette Laclais. Celle-ci est élue pour finir le mandat en 2008, année des élections municipales, Louis Besson devenant dans le même temps son premier adjoint, tout en conservant son mandat de président de la Communauté d'agglomération Chambéry métropole. À 40 ans, Bernadette Laclais est la première femme maire de Chambéry.

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation, du premier et unique tour, fut de 59,77 % sachant que l'on dénombre un total de 32 245 inscrits sur toute la commune. Le nombre de votants s'est élevé à 19 275 voix dont 18 861 se sont exprimées. La liste socialiste Chambéry au cœur avec à sa tête, Bernadette Laclais a recueilli 50,14 % des suffrages soit 9 457 voix. Suivi de la liste UMP et centriste ménée par Xavier Dullin, intitulée Chambéry, la nouvelle vie, ayant reçu 39,64 % des suffrages soit 7 477 voix. En troisième position, la liste d'extrême gauche, Chambéry 100% à gauche, avec à sa tête Laurent Ripart a obtenu 5.78 % des suffrages soit 1 092 voix. Les autres listes n'ont, quant à elles, pas dépassé les 3 %.

Chambéry compte de nombreuses juridictions administratives et judiciaires. La ville connaît une longue tradition judiciaire car durant plusieurs siècles, elle fut la capitale des États de Savoie, ce qui implique la présence de nombreuses juridictions. L'actuel palais de justice fut de par le passé, durant une brève période, le Sénat de Savoie. Aujourd'hui, simple ville de province, elle a conservé la présence de juridictions judiciaires et administratives. La ville possède une cour administrative d'appel dont le ressort s'étend également sur Albertville, Annecy, Thonon-les-Bains et Bonneville. On trouve également un tribunal de grande instance, un tribunal d'instance, un tribunal de commerce et un conseil de prud'hommes. On compte 154 avocats dans la cité ducale. Le justiciable peut bénéficier des conseils d'une maison de justice et du droit. En tant que chef-lieu départemental, Chambéry abrite la chambre départementale des huissiers de la Savoie, la chambre de commerce et d'industrie ainsi que la préfecture de Savoie. Outre l'Hôtel de ville qui héberge de nombreux services administratifs locaux, la commune possède un commissariat de police, une maison d’arrêt et un centre des impôts.

La politique environnementale de la ville de Chambéry est étroitement liée à celle décidée au niveau de la Communauté d'agglomération Chambéry métropole.

La ville avec ses communes voisines s'est fortement investie dans la valorisation des déchets. Un centre de tri a été créé en 1995. Il traite tous les déchets des conteneurs, bacs et sacs jaunes de l'agglomération qui sont ensuite triés puis envoyés dans les filières de recyclages. Ce centre collecte et trie 12 500 tonnes par an de déchets ménagers provenant de 16 collectivités territoriales, toutes membres de Chambéry métropole. Le centre a également hérité d'une mission de sensibilisation du public. Une passerelle a été mise en place. Elle surplombe les tapis de tri et permet aux visiteurs de regarder le fonctionnement du complexe.

Le 9 janvier 2008, la société de chauffage urbain (SCDC) et Chambéry métropole ont signé un contrat pour la valorisation de l'énergie générée par l'incinération des ordures ménagères. Ce qui concrètement, suivant les estimations, permettra la suppression de rejet de 20 000 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère. Au 1er janvier 2009, l'incinération des déchets fournira le tiers de l'énergie du chauffage urbain chambérien. De plus, le réseau de chauffage urbain (le cinquième plus grand de France) va utiliser du bois et de la biomasse, pour atteindre en quatre ans un taux de 60 % d’énergie renouvelable. Enfin, depuis octobre 2007, les 7000m² de serres du centre technique municipal sont chauffées par une chaudière au bois.

Individuellement la commune a aménagé une multitude d'espaces verts à travers l'espace bâti. Plusieurs vastes espaces verts ont été créés : le jardin du Verney (ancien champ de Tir), le jardin du Muséum d'histoire naturelle, le clos Savoiroux (1910) et le parc de la Calamine.

Chambéry est devenue la trente-sixième ville de France et la seconde du Sud-Est après Lyon, à bénéficier de la loi Malraux avec un périmètre protégé de 17 hectares.

La ville est le siège d'un organisme de contrôle sanitaire et de l'environnement, L'Air de l'Ain et des Pays de Savoie. Elle peut également s'appuyer sur l'aide de nombreuses associations locales telles que la fédération Rhône-Alpes protection nature (FRAPNA Savoie) installée à Chambéry tout comme l'Association savoyarde de Développement des énergies renouvelables (A.S.D.E.R). La ville fut également choisie par l'Onu comme ville de référence de l'Année internationale des montagnes. L'institut de la Montagne est établi à Chambéry sur décision du Gouvernement Jospin. Par ailleurs le protocole d’adhésion de Monaco à la convention sur la protection des Alpes, fut signé à Chambéry le 20 décembre 1994, démontrant l'attachement et la relation particulière qu'entretient la ville de Chambéry avec son environnement montagnard.

Chambéry a mis en place la toute première centrale solaire française de plus de 100 KWC (aujourd'hui la deuxième de France). Il s'agit de la Centrale solaire des Monts. Un bâtiment de la ville de Chambéry de 150 m² et les réservoirs d’eau de l’agglomération soit 850 m² se sont vus doter de 1 000 m² de capteurs photovoltaïques. Cette centrale produit 120 000 kWh/an. Le coût de l’installation fut de 450 000 € HT soit 4,5 €/kWc, sans compter les aménagements divers d'une valeur totale de 80 000 € HT. La ville en a financé 20 % pour le reste l'Europe a pris part à 35 % par le programme universel, puis le conseil régional à 18 %, le conseil général à 13 % et enfin l'ADEME à 14 %.

Dans l'ensemble de la ville, grâce au plan solaire lancé en 2002, il y avait en 2008 2.840 m2 de capteurs thermiques et 2.500 m2 de capteurs photovoltaïques installés, soit le meilleur taux d’équipement solaire des villes françaises. L'équipement de toits d'entreprises, notamment sur le centre commercial Chamnord, est envisagé.

La ville de Chambéry est jumelée avec plusieurs villes étrangères. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socioculturels.

Au recensement démographique de 1999, la population de la commune totalise 55 786 habitants (ce qui la situe au 82e rang national) et l'agglomération 113 457 habitants. En neuf ans, la ville de Chambéry a gagné trois rangs au niveau national, sa population était de 54 120 habitants en 1990. La variation de population 1990-1999 est donc positive de + 1 666 habitants, cette variation la plaçant au niveau national à la 201e place. Son solde naturel pour la période 1990-1999 est positif de + 2 127 habitants. Son solde migratoire, pour cette même période, est négatif de - 461 habitant ce qui place la ville au niveau national au 7 932e rang. Le taux annuel moyen de variation de la population pour la période 1990-1999 est de + 0,3 %. Sa population en ZUS est de 21 194 habitants, classé ici au 42e rang national. Plus de 78 % de la population chambérienne a moins de soixante ans. En revanche, 21 % de cette même population se trouve dans une frange supérieure à cet âge.

Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Chambéry classée par date de recensement de 1793 à 2006.

Voici ci-dessous, une courbe démographique du XXe siècle sur la ville de Chambéry classée par date de recensement.

Le nombre total de ménages chambériens est de 25 254. Ces ménages comptent de un à six individus, voire plus. Voici ci-dessous, les données en pourcentages de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

La ville de Chambéry relève de l'académie de Grenoble. Ses écoles sont gérées par la Direction de l'éducation de la mairie sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale. La commune fait partie des nombreuses villes refusant actuellement l'application du service minimum à l'école lors des jours de grève de la fonction publique.

Chambéry jouit également de la présence de grandes écoles telles que L'École Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (E.N.S.A.M), l'École Supérieure d'Ingénieurs de Chambéry (E.S.I.G.E.C) qui est une école publique et une Unité de Formation et de Recherche de l'Université de Savoie. Il faut aussi signaler la présence de l'École Supérieure de Commerce de Chambéry (E.S.C) . L'ESC Chambéry a été admise, lors de la commission du 4 décembre 2007, comme membre active de la CGE et donc du chapitre des écoles de management.

Chambéry est une ville étudiante. L'Université de Savoie est divisée en trois campus ou plus précisément en trois sites. On en trouve un à Annecy, un autre à Jacob-Bellecombette et un dernier au Bourget-du-Lac. Le campus de Jacob-Bellecombette et dans une certaine mesure le campus du Bourget-du-Lac ont apporté à la ville de Chambéry une population universitaire importante. La ville abrite également une maison de l'étudiant, la Division de la recherche et des études doctorales (D.R.E.D), la Division des relations internationales (D.R.I) et enfin la Présidence de l'université. La vie étudiante est devenue une réalité pour cette commune. Les municipalités qui se sont succédé ont dû adapter les transports en commun, créer et favoriser le développement d'un parc locatif spécifique. L'économie locale a également suivi ce mouvement. La vie étudiante implique, entre autres choses, l'apparition d'établissements de divertissements. Des boîtes de nuits, des restaurants, des bars, des laveries automatiques et autres services de proximité sont apparus ou se sont renforcés sur ce marché. Cependant la présence des étudiants demeure une composante parmi d'autres. Chambéry reste avant tout la capitale administrative du département de la Savoie et la présence de l'Université de Savoie ne change en rien le visage de cette ville, elle ne fait que renforcer quelque peu ce statut. En effet le site de Jacob-Bellecombette est axé, en partie, sur les matières juridiques comme le Droit, l'AES, l'économie... De ce fait, les juridictions administratives et judiciaires de la ville et la présence de nombreux cabinets d'avocats, se voient renforcer dans ce domaine juridico-administratif. Des étudiants passent leurs stages dans ces institutions de la République et inversement des professionnels du droit enseignent à l'université et transmettent leur savoir. La présence estudiantine donne à Chambéry un caractère cosmopolite. De nombreux étudiants étrangers investissent les bancs de l'université. La Division des relations internationales de l’Université de Savoie gère pas moins de 228 conventions de partenariat avec des établissements d’enseignement supérieur et de recherche de 82 pays, sur l’ensemble de la planète. Pour faciliter un peu plus l'intégration de cette population l'Université a créée l'Institut savoisien d’études françaises pour étrangers (I.S.E.F.E). Il existe également un IFSI Institut de Formation en Soins Infirmiers qui dépend du Centre Hospitalier et qui regroupe près de 450 étudiants.

L'établissement public de santé est l’hôpital référent du secteur sanitaire de la région Rhône-Alpes. Il couvre donc une population d’environ 350 000 habitants soit en tant qu’hôpital de proximité, soit comme établissement de secours.

Situé en pleine ville de Chambéry, le centre hospitalier, comme tout établissement public de santé, est le siège d’un conseil d'administration présidé par le premier magistrat de la ville. Il est géré par une équipe de direction d’une dizaine de personnes.

La ville de Chambéry est le siège, outre du centre hospitalier, de nombreux autres établissements ; la clinique Cléret, la Clinique générale de Savoie, la clinique Saint-Joseph, l'Hôtel-Dieu et l'école d'infirmières, ou encore l'Institut médico-éducatif Saint Louis du Mont(qui possède 72 places), le Centre hospitalier spécialisé de la Savoie (qui compte 475 places, à Bassens) et enfin le Foyer départemental de l’Enfance.

La ville de Chambéry dispose de nombreuses structures sportives permettant la pratique de disciplines variées. Elle offre, grâce à ses associations, une diversité sportive de proximité : promenades et randonnées alpines, parapente avec trois sites agréés, randonnées et circuits à vélo, sports d’eau (aviron, pratique du canoë, du canyoning) et de la spéléologie, Via Ferrata et escalade, ski de fond et ski alpin.

Les plus grands domaines de ski européen sont à quelques dizaines de kilomètres de la ville. On accède rapidement par autoroute aux vallées de la Maurienne et de la Tarentaise. D'autres stations plus modestes, familiales, sont à quelques minutes du centre-ville, notamment La Féclaz dans les Bauges.

En 1989, Chambéry a accueilli les Championnats du monde de cyclisme sur route, qui se sont déroulés sur les communes de Jacob-Bellecombette, Montagnole et Chambéry. Trois ans plus tard, elle accueillait la flamme olympique pour les Jeux Olympiques d'hiver d'Albertville.

Chambéry est présente dans d'autres disciplines, notamment grâce à son club de handball, renforcé depuis 2005 par Jackson Richardson. Le Chambéry Savoie Handball compte aujourd'hui un peu plus de 250 licenciés repartis en onze équipes jeunes (du mini hand au moins de 18 ans) et deux équipes seniors, un centre de formation (10 stagiaires) et une équipe professionnelle (15 joueurs sous contrat).

On compte aussi un club d'aviron parmi les meilleurs clubs français depuis 15 ans envoyant régulièrement des rameurs porter les couleurs des équipes de France, une équipe de rugby, le club de football, le SO Chambéry Foot, ou encore les Éléphants, évoluant en D2 de Hockey sur glace. Chambéry possède aussi une équipe de Rink Hockey (hockey sur patins à roulettes) qui évolue en National 2, le Hockey Club Chambéry. Club formateur de nombreux biathlètes, le Tir Olympique Savoisien a remporté plusieurs titres nationaux en tir sportif et évolue en première division. Il est présidé par Jean-Pierre Amat, Champion Olympique en 1996.

La presse locale est essentiellement écrite, Le Dauphiné libéré dispose d'une agence en ville. Deux hebdomadaires, l'Essor savoyard et La Vie Nouvelle sont toujours diffusés. Au {{XIXe}} siècle et jusqu'au milieu du {{XXe}}, de très nombreux titres existaient ; le Travailleur Alpin, la Croix de Savoie, le Patriote Savoisien, le Courrier des Alpes...Sabaudia.org...

Le Magazine municipal de la ville de Chambéry consigne non seulement l'ensemble des décisions prises par le conseil municipal ainsi que les projets en cours de réalisation, mais surtout cette publication apporte de nombreuses informations locales.

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Hot radio Chambéry, et Radio Ellebore qui est une radio associative chambérienne. Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin aixois. C'est également le cas lors des informations locales de cette même chaîne télévisée ainsi que sur France 3 dans l'édition locale (une agence est à Chambéry) et régionale.

De nombreuses personnalités ont fréquenté Chambéry. De 1232 à 1860, la ville fait partie des États de Savoie propriété de la Maison de Savoie ; ainsi tous les membres de cette famille sont régulièrement présents dans la cité, comme Thomas II de Piémont et Amédée VIII de Savoie qui y sont nés. On peut notamment citer Napoléon III lors de son passage, suite à l'Annexion de la Savoie, en 1860.

Plusieurs entreprises de grande importance y ont leurs sièges sociaux (Pechiney, Transalpine, Folliet, Placoplâtre, Opinel...) ou des centres importants de productions (Opinel, Vetrotex, SNCF avec son centre de maintenance régional, …). Mais Chambéry est une ville dont l'économie repose en grande partie sur les administrations publiques territoriales : la préfecture, la mairie et son CCAS, le centre hospitalier, l'Université de Savoie et le Conseil général sont les cinq structures de plus de 1000 salariés situées en ville. Avec le Palais de Justice, la Chambre de commerce et d'industrie de la Savoie et jusqu'en 1982 plusieurs casernes militaires, Chambéry est une ville à forte connotation publique.

Le revenu moyen par ménage chambérien est de 15 267 € par an, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 394 Chambériens redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Chambéry est de 6 638 €/an contre 5 683 €/an au niveau de la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables chambériens de l'ISF est estimé à environ 1 563 284 €/an.

Le taux de fiscalité directe locale de la commune pour l'année 2007 est le suivant. Ce taux regroupe le taux de la taxe d'habitation, le taux foncier bâti, le taux non foncier bâti et le taux de la taxe professionnelle. Le taux de la taxe d'habitation s'élève, au niveau communal à 18,72 %, au niveau intercommunal à 0 %, et au niveau départemental à 4,92 %. Le taux foncier bâti se monte au niveau communal à 25,95 %, au niveau intercommunal à 0 % et au niveau départemental à 7,46 %. Le taux foncier non bâti se chiffre, au niveau communal à 44,19 %, au niveau intercommunal à 0 %, au niveau départemental à 29,37 % et au niveau régional à 5,15 %. Pour ce qui est du taux de la taxe professionnelle, au niveau communal à 0 %, au niveau intercommunal à 19,35 %, au niveau départemental à 9,09 % et au niveau régional à 2,43 %.

Le bassin d'emploi Chambérien compte une population active totale d’environ 60 000 individus sur les 26 millions du pays. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 75 % ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui est quant à elle de 82,2 %. Le nombre de chômeurs chambériens est de 3 600 en décembre 2006. Le taux de chômage entre 1999 et 2005 a fortement diminué, passant de 15,4 % à 6,1 %, alors que le niveau moyen national passait simultanément de 12,9 % à 8,4 %. Chambéry compte 43 % d'actifs au sein de sa population ainsi que 17,6 % de retraités, 28,5 % de jeunes scolarisés et 10,9 % d'autres personnes sans activité.

En moyenne, 27 % des chefs d'établissements dans Chambéry et son agglomération ont plus de 55 ans. Cette moyenne est légèrement plus élevée que la moyenne départementale qui est de 25,5 %.

En 2004, 121 entreprises ont plus de 50 salariés. Le nombre de créations d'entreprises pour l'année 2004 est de 419, ce qui place Chambéry au 72e rang national. Le Taux de la taxe professionnelle pour la commune en 2005 est de 19,05 %, plaçant la ville dans une position de compétitivité élevée par rapport aux autres communes (17,75 % ont un taux plus faible).

Le nombre total d'établissements est d'environ 4 520 (en décembre 2004), et le nombre total d'entreprises est d'environ 3630, dont 2100 entreprises individuelles. En se restreignant au champ ICS, il y a 2930 entreprises en 2006. Parmi les 3 440 établissements du champ ICS, on en dénombre 99 dans les industries agricoles et alimentaires représentant 2,9 % du total, 93 dans les industries des biens de consommation représentant 2,7 %, 45 dans les industries des biens d'équipement soit 1,3 %, 54 dans les industries des biens intermédiaires représentant 1,6 %, 27 dans l'énergie ce qui représente 0,8 %, 270 dans la construction soit 7,9 %, 893 dans le commerce représentant 26 %, 104 dans le Transport soit 3,0 %, 125 dans les activités immobilières soir 3,6 %, 607 dans les services aux entreprises représentant 17,7 %, 522 dans les services aux particuliers soit 15,2 %, et enfin 600 dans l'éducation, la santé, et l'action sociale soit environ 17,4 % du total des établissements chambériens.

Chambéry abrite de nombreuses grandes entreprises telles que Alpina-Croix de Savoie ou encore Placoplatre. Les 18 principales entreprises chambériennes sont : OCV Chambéry France (anciennement Saint Gobain vetrotex France) avec un chiffre d'affaires (CA) de 138 M €, la SATM avec un CA de 91 M €, OCV Chambéry International (anciennement Vetrotex international) aevc un CA de 53 M €, Routin avec un CA de 51 M €, Jean Lain avec un CA de 49 M €€, Aménagement de Savoie SAS avec un CA de 45 M €, suivi des entreprises Spie Tondella avec 36 M €, Cafés Folliet avec 30 M €, Réal-Coppelia avec 29 M €, Transport de Savoie avec 28 M €, Grand garage Vasseur avec 26 M €, Transrol avec 24 M €, Alpes denrées avec 23 M €, Provent avec 19 M €, Pegaz-pugeat avec un CA de 17 M € tout comme l'entreprise Plaza automobiles, et enfin pour finir Gauthey qui tout comme Sotira 73 ont un chiffre d'affaires de 16 M €.

Sur 3 440 établissements chambériens en 2004, on dénombre 936 commerces soit 21 %. Au 1er août 2006, le cumul des surfaces commerciales de plus de 300 m² relevées s'élève à 157 677 m², sachant que 37 971 m² sont dédiés à l'alimentaire et 68 706 à l'équipement domestique. Les magasins chambériens ont une taille moyenne d'environ 1 300 m² par établissement. Le chiffre d'affaires commerciale réalisé pour l'agglomération est de 184 M € pour les dépenses non alimentaires et de 79 M € pour les dépenses alimentaires..

Le commerce chambérien est partagé entre les grandes surfaces commerciales et les petits commerces surtout présents en centre ville. À titre d'exemple on peut citer le Centre commercial Chamnord regroupant Carrefour plus une importante galerie marchande, l'ensemble étant situé dans la zone d'activité des Landiers où l'on trouve de nombreuses enseignes nationales telles que la Halle aux vêtements, King Jouet, McDonald's, Darty, Interior's et d'autres. Le centre ville de Chambéry, bien que fortement concurrencé par la zone d'activité des Landiers ainsi que celle de Bassens, reste actif, en raison notamment de sa forte densité démographique. Les principales artères commerçantes du centre-ville sont la rue de Boigne, la place Saint-Léger, la place Monge, le boulevard de la Colonne, la rue de la Croix-d'Or, la place des Halles, la rue Favre, la rue du Faubourg-Montmélian. De nombreuses enseignes se sont implantées dans le centre-ville telles que les Galeries Lafayette, Morgan, SFR, Celio et d'autres. Il faut également souligner la réhabilitation actuelle des Halles de Chambéry qui se verront très prochainement investies par la FNAC, un cinéma ainsi que d'autres boutiques marchandes.

La ville de Chambéry est classée Ville d'Art et d'Histoire. Le label ville et pays d'art et d'histoire est attribué depuis 1985 par le ministère français de la Culture aux villes ou pays s'engageant dans une politique d'animation et de valorisation du patrimoine et de l'architecture. Outre des guides-conférienciers, les musées et l'active association des Amis du Vieux Chambéry, cette promotion est l'œuvre de l'Office du tourisme et de l'établissement public Chambéry promotion, et à partir de 2008 de la Maison du patrimoine, un bâtiment municipal dédié à l'étude du patrimoine chambérien.

Chambéry est une ville fleurie avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.

La gastronomie chambérienne s'inscrit dans la cuisine typique savoyarde préparée à l'aide de produits du terroir local et des alpages montagnards, essentiellement des Bauges. Outre la célèbre fondue savoyarde, on s'y plaît à préparer pour plat principal les bognettes à base de pomme de terre, mais aussi les crozets, la péla, la tartiflette, les diots, la polenta et les rioutes... En dessert, on ne peut que solliciter les bugnes, la confiture de lait et la tarte aux myrtilles. Mais aussi la truffe en chocolat qui fut inventée par par Louis Dufour, un pâtissier chambérien, en décembre 1895. Les tables de Chambéry arborent, bien entendu, les fromages savoyards comme par exemple l'abondance, le beaufort, le bleu du Mont-Cenis, l'emmental de Savoie, le gruyère de Savoie, le persillé des Aravis, le reblochon, le tamié, la tomme de Savoie et encore de nombreux autres préparations fromagères. Les forêts environnantes et les montagnes de moyenne altitude telles que le Mont Granier, les Bauges offrent des produits très appréciés par les habitants. On y trouve des champignons. La réputation des cèpes, des bolets, des chanterelles, des morilles, des rosées des prés et bien d'autres. Plusieurs vignobles autour de la commune chambérienne produisent des vins de terroirs employés dans de nombreuses spécialités comme la fondue savoyarde par l'usage de vin blanc. Ainsi, on retrouve près de Chambéry le vignoble d'Apremont, le vignoble de Chignin, le vignoble d'Arbin et d'une manière générale on consomme la plupart des Vins de Savoie. La ville dispose de nombreux brasseries ou restaurants gastronomiques, dont un distingué par le Guide Michelin (le Château de Candie). Sur le plan gastronomique, on se doit pour terminer de citer le chef-cuisiner du Titanic, Auguste Coutin, qui fut un chambérien. Il disparut tragiquement lors du naufrage du navire le 15 avril 1912.

De nombreux acteurs œuvrent pour mettre en valeur le patrimoine chambérien. On peut citer la Société des Amis du Vieux Chambéry qui est une association, fondée en 1933 à Chambéry et qui est reconnue d'utilité publique par décret du 5 décembre 1969. Elle a pour objet de défendre le patrimoine chambérien, promouvoir ses atouts et préparer l'avenir en demeurant vigilante vis à vis de l'actualité de la ville de Chambéry. La ville possède plusieurs bibliothèques municipales que sont la médiathèque Jean-Jacques Rousseau et la bibliothèque Georges Brassens ainsi que cinq bibliothèques associatives de quartier se trouvant à Bellevue, Bissy, Le Biollay, Chantemerle et Mérande.

Plusieurs sociétés savantes de Savoie sont présentes sur la commune de Chambéry. Ces associations permettent à des amateurs éclairés et à des spécialistes de se réunir autour de thèmes divers, dont notamment l'histoire régionale ou l'étude du patrimoine culturel régional. Sont présents, notamment, sur la commune la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie (SSHA), fondée à Chambéry en 1855, l'association des Amis de Joseph et Xavier de Maîstre ainsi que la Société des Amis du Vieux Chambéry cité précédemment. Le 7e art a sa place au sein de la cité ducale. Chambéry compte plusieurs cinémas dont Le Paris, les cinémas Arts et Essai Le Forum et Malraux, et le multiplexe Les Nef Chamnord. Le premier cinéma s'était installé rue Saint-François, dans les années 1930.

Depuis son rattachement à la France, la ville a connue une présence militaire constante ; la caserne Barbot et le Manège (aujourd'hui salle de congrès) accueillait des unités de cavalerie, la Caserne Curial de l'infanterie, qui s'est ensuite installée à Joppet, puis à partir de 1982 dans la commune voisine de Barby.

À partir de la fin des années 1970 jusqu'au début des années 1990, le quartier des casernes a été profondément remanié sous l'impulsion du maire - et urbaniste - Francis Ampe : aujourd'hui la médiathèque, l'espace culturel André Malraux, le centre de Congrès, un parking, le quartier étudiant de Curial et enfin les logements du quartier Jorcin ont remplacé les bâtiments militaires.

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Union nationale inter-universitaire

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L’Union nationale inter-universitaire (UNI) est une organisation universitaire française, qui accueille aussi bien des étudiants que des professeurs et des lycéens. Se revendiquant de « la droite universitaire » selon son propre slogan, l'UNI est généralement considérée comme la « déclinaison étudiante de l’UMP » mais elle s'affirme indépendante de l'appareil politique de l'UMP et se revendique comme organisation étudiante de droite et antigrèves.

L'UNI a été créée après les événements de Mai 68 par l'aile droite de l'UJP (jeunes gaullistes), dont le bureau national avait demandé par circulaire à ses adhérents de refuser l'adhésion à ce mouvement, et de l'Action étudiante gaulliste contre le communisme. Ses statuts ont été déposés à la Préfecture de police de Paris le 12 février 1969 par J.-F. Chauvel (journaliste au Figaro), Jacques Rougeot et P. de Vernejoul (universitaires). La réunion fondatrice a eu lieu en novembre 1968 au siège du SAC, rue de Solférino (actuel Institut Charles de Gaulle) dans le bureau de Pierre Debizet, patron du SAC.

Un premier bureau est mis en place avec comme président René Deheuvel qui démissionne un mois plus tard au profit de Jacques Rougeot, alors jeune assistant à la Sorbonne. Celui-ci, désormais professeur retraité, en est toujours le président. Le secrétaire général est Suzanne Marton, plus jeune membre du comité politique de l'UDR, celle qui avait averti Jacques Baumel début 1968 des risques d'une explosion dans les universités françaises. Une rivalité s'établit dès le départ entre elle et un ingénieur centralien, l'astrophysicien Gérard Daury, rattaché à l'équipe fondatrice par l'un des collaborateurs de Jacques Foccart, Philippe Lettéron.

De 1969 à sa mort en 1974, Georges Pompidou soutiendra personnellement le développement de l'UNI, pensant qu'une telle structure serait à même d'empêcher une nouvelle explosion dans les facultés telle celle que connut la France en mai 1968. Un tel soutien permettra à l'UNI de rapidement s'imposer dans les facultés françaises comme un véritable mouvement étudiant représentatif et non pas comme un groupuscule comme il en existait alors beaucoup. Lors de ses premières élections en 1971, l'UNI obtiendra pas moins de 11 % des suffrages au CNESER.

Suzanne Marton devra abandonner ses fonctions en 1976, même si elle est toujours, en 2008, officiellement secrétaire générale (alors qu'elle vit aux États-Unis depuis 1981 et qu'elle a pris la nationalité américaine). Cela permet, depuis 40 ans, à Gérard Daury, aujourd'hui ingénieur de recherche au CNAM retraité (il est né en 1934), d'exercer les fonctions de secrétaire général sans en assumer les responsabilités juridiques.

Dès sa création, l'UNI lance son journal, toujours en activité, L'action universitaire. Par la suite, d'autres publications seront aussi diffusées telles Fer de lance (revue de réflexion), Vie étudiante ou encore La voie droite. L'éditeur de ces publications se trouve être le Centre d'études et de diffusion (société éditrice rattachée à l'UNI).

L'UNI est plus spécialement liée aux réseaux gaullistes de Jacques Foccart et, dans une moindre mesure, de Robert Pandraud et de Charles Pasqua (ce dernier exercera une forte influence sur le mouvement à la fin des années 1980). L'UNI est aujourd'hui un mouvement lié à l'UMP, après l'avoir été au RPR de Jacques Chirac.

Depuis la disparition du Collectif des étudiants libéraux de France (CELF), proche en son temps des Jeunes giscardiens, l'UNI est à l'échelon national le seul « syndicat étudiant » de droite (l'UNI n'est en fait pas un syndicat étudiant, et ne se revendique pas comme tel). Depuis 2002, Olivier Vial, est son délégué général. Il est issu de l'UDF. Il succède à Philippe Evanno.

Jusqu'en 1995, sur ses publications et affiches, l'UNI conserve le nom d'Union nationale inter-universitaire. Néanmoins, à partir de cette date, c'est l'appellation « UNI-La droite universitaire » qui est utilisée. Le 13 septembre 2006, l'UNI devient l'Union nationale inter-universitaire, son sigle devient U.N.I au lieu de UNI et son siège est déclaré à Boulogne-Billancourt.

Le slogan de l'U.N.I est « Par l'éducation, pour la Nation ». Il figure, notamment, sur les cartes des adhérents.

L'UNI est parfois accusée d'avoir accueilli en son sein des militants d'extrême droite. À cet égard, des connexions locales entre des élus de l'UNI et des partis ou structures d'extrême droite ont pu parfois être relevées : ainsi à Brest, la représentante de l'UNI au conseil de l'UFR de droit de 1991 à 1993 était la présidente de la section locale du Front national de la jeunesse et fut candidate du Front national pour les municipales de 1989 et les cantonales de mars 1992 ; de même, à Nancy, le responsable local de l’UNI représentait le FN aux cantonales de mars 1992. Néanmoins, au niveau national, l'UNI est toujours restée fidèle à une ligne gaulliste conservatrice, puis proche de l'UMP, et ses dirigeants se sont toujours méfiés de toute infiltration par l'extrême droite.

L'UNI présente plusieurs caractéristiques qui la rapprochent d'un syndicat étudiant comme la participation aux élections des représentants étudiants ou l'implication dans les débats concernant l'évolution de l'université mais a plusieurs aspects qui l'en éloignent (absence d'aide aux étudiants en difficulté et organisation interne par exemple). Elle refuse l'appellation de syndicat. Le refus du terme de syndicat par l'organisation s'accompagne d'une démarche antisyndicale.

L'UNI se comporte surtout comme un mouvement politique, ils estiment que la vie politique fait partie intégrante de la vie des étudiants et donc elle participe à la résonance des élections et autres évènements politiques sur les universités.

Le délégué général du syndicat UNI a souvent été invité sur les ondes de Radio courtoisie,.

L'UNI-Lycée est la branche de l'UNI dans les lycées.

En 2002 comme en 1995 est créé le collectif « Les Étudiants avec Chirac » visant à soutenir la candidature du président sortant dans la course à l'Élysée. Le soutien de l'UNI en 1995 a joué un certain rôle dans l'élection de Jacques Chirac, étant le seul mouvement de jeunesse de droite soutenant cette candidature. Lors de la réforme des retraites, le collectif « Les jeunes pour la réforme des retraites » verra le jour.

Le comité « Défense de la République » fut créé en novembre 2005 afin de soutenir l'action du gouvernement dans la « crise des banlieues ». Ainsi, des autocollants « Émeutes, trafics : tolérance zéro pour les ennemis de la République » seront imprimés et un site internet mis en ligne.

Le 15 janvier 2007, suite au congrès de l'UMP porte de Versailles à Paris, l'UNI a lancé le comité « Les Étudiants avec Sarkozy » afin de soutenir le candidat dans le cadre de l'élection présidentielle de 2007. L'UNI a décidé de soutenir Nicolas Sarkozy considérant qu'il était le mieux placé, à droite, pour s'imposer lors de ce scrutin. En novembre 2006, le site « Pas les Royal » a été créé par l'UNI contre la « déferlante médiatique qui a accompagné l’investiture de Ségolène Royal ». Des tracts dénonçant le risque d'une « Banqueroute Royal » si la candidate socialiste était élue à la présidence et portant mention du site internet « Pas les Royal » furent diffusés. Sur ces tracts apparaissait, au bas du verso, l'adresse de l'UNI, à Boulogne.

L'UNI tient systématiquement des tables lors des meetings de l'UMP et les drapeaux de l'UNI sont très présents aux cotés des drapeaux tricolores et des drapeaux de l'UMP lors de ces meetings.

L'UNI partage la même imprimerie intégrée que le Mouvement initiative et liberté (MIL) dont le siège est à Levallois-Perret, association gaulliste utilisant la croix de Lorraine sur ses affiches. Le MIL a d'ailleurs été fondé en partie afin d'accueillir les anciens de l'UNI étant sortis du milieu universitaire. De 1981 à 1986, le MIL et l'UNI auront le même président, Jacques Rougeot. Les deux mouvements partageront aussi la même adresse durant plusieurs années avant que le MIL ne déménage à Levallois. Aujourd'hui, d'anciens militants de l'UNI font partie du bureau national du MIL (Bernard Debré et Éric Raoult, par exemple). Par le passé, l'UNI et le MIL ont pu utiliser simultanément le même slogan sur leurs affiches (exemple en 1991 avec la campagne « Armée, Honneur de la France »). Il est d’ailleurs fréquent de voir des affiches et autocollants du MIL et de l’UNI collés côtes à côtes puisque leurs militants mènent souvent des actions conjointes. Lors de la convention nationale du MIL, le 4 février 2006, Olivier Vial (délégué national de l'UNI) et Jacques Rougeot (Président de l'UNI) étaient tous deux présents et ont même pris la parole. L'allocution de Jacques Rougeot était intitulée « Refouler la gauche : une entreprise de salut public » alors que celle d'Olivier Vial était baptisée « La gauche contre l'emploi des jeunes ».

L'UNI a été suspectée par certains journalistes d'avoir été en partie financée à hauteur de 30 000 € annuels par l'UIMM,, mais aucune action en justice n'a conclu à la véracité de ces suspicions.

A certaines occasions l'UNI créera des comités et collectifs visant à rassembler le plus grand nombre en évitant d'effrayer les plus réticents à rallier un mouvement se réclamant ouvertement de « La Droite universitaire » et parfois mal perçu dans les universités. Par l'intermédiaire des ces groupements, l'UNI parviendra à mobiliser des étudiants de tout bord, soit en élargissant le soutien dans sa tendance traditionnelle (droite centriste UDF,neo-Gaullistes ou républicaine UMP...), soit en s'attirant la sympathie de citoyens fréquentant habituellement les milieux de l'opposition…

Dans le même temps, face aux grandes grèves dues à ladite réforme et ébranlant le gouvernement, l'UNI fondera le collectif « Stop la grève » qui réapparaitra lors de chaque grand mouvement de grève (4 octobre 2005, crise du CPE, etc.). C'est surtout ce collectif (Stop la grève), rassemblant des citoyens, entre autres étudiants, de différentes sensibilités qui s'opposent à ce qu'ils estiment être un abus du droit de grève. Au printemps 2005, lors du débat sur la Constitution européenne, l'UNI mettra en place le comité des « Étudiants pour le oui ».

En juin et juillet 2007, l'UNI a participé à la concertation concernant la reforme de l'autonomie des universités avec la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. Elle a voté en faveur du projet de reforme au CNESER. La campagne lancé par l'UNI contre les blocages dans les facultés, témoigne de l'implication de l'UNI contre les blocages dans les universités avec des étudiants de différentes sensibilités.

L'UNI est une organisation étudiante reconnue représentative par les autorités ministérielles, car elle dispose de deux élus au CNESER et d'un élu au CNOUS (chiffres 2008).

Sources : Quid 2000, Site officiel de l'UNI.

Ce mouvement développe depuis 1968 une stratégie anti-gauche sans ambiguïté comme en témoignent certains slogans ou campagnes d'affiches. Dès sa création, l'UNI souhaite « lutter contre la subversion marxiste particulièrement dans l’université, la justice, la famille, l’armée ». L'UNI dit refuser « les clivages partisans de la Droite pour défendre directement à la base la Nation  ».

L'UNI est très proche du RPR et par la suite de l'UMP. Elle est contre l'abus du droit de grève et pour la continuité du service public (transport, éducation, EDF, La Poste, etc.) en période de grève en souhaitant la mise en place de service minimum dans ces domaines.

En 2005, certaines sections de l'UNI affichent en même temps que ses propres affiches des affiches de l'UMP et notamment des portraits de Nicolas Sarkozy.

En 2006, l'UNI se positionne en faveur du CPE qu'elle juge comme une chance à l'emploi des jeunes diplômés. Face au rejet de ce contrat première embauche par les syndicats étudiants, l'UNI s'affiche dans certaines facultés de France en refusant les grèves étudiantes et en combattant les Blocages des facultés. L'UNI a été à l'origine du collectif « STOP la grève » et aurait participé aux collectifs Halte au blocage et SOS fac bloqué créés d'après le journal Le Monde par les jeunes UMP.

L'UNI propose la mise en concurrence des restaurants universitaire gérés par le CROUS via la mise en place du « ticket restauration étudiante » sur le modèle du « ticket restaurant ». Le prix à l’achat serait équivalent à un ticket RU soit 2,80 euros et sa valeur marchande serait de 5,60 euros. Il faut savoir que l'État finance actuellement les tickets-RU à hauteur de 38% (le coût réel d'un repas au RU est de 4,45 euros : l'étudiant paie 2,75 euros et l'État 1,7). L'UNI est donc opposée au monopole du secteur public des restaurants universitaire et par ce moyen elle a pour objectif, selon ses opposants, de substituer la restauration privée à la restauration publique, notamment dans les zones ou les étudiants n'ont pas accès au RU. L'UNI demande également le droit au locapass pour tous les étudiants, la création de « guichets emploi » dans les CROUS ou encore l'ajout d'un 6e échelon de bourse sur critères sociaux à 5000€ par an.

L'UNI a organisé dans plusieurs villes des rencontres Universités-Entreprises pour lier plus fortement les universités et les entreprises, afin selon elle de « faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ».

Lors des élections des CROUS de mars 2006 durant le mouvement contre le CPE avec des facultés fermées ou occupées, , l'UNI a gagné des sièges à des endroits où elle n’en avait pas, en a perdu là où elle en avait et conservé ceux qu'elle avait déjà, ce qui au plan national a fait passer le nombre de représentants de 16 à 30 élus (l'UNI a obtenu 3 des 7 sièges en jeu à Versailles, Le Havre et Amiens). Pour certains, c'est le boycott de l'élection par l'UNEF et d'autres organisations étudiantes de moindre taille contre le CPE qui permet la progression imprévue de l'UNI à cette élection au CROUS. Pour d'autres en revanche, le fait que les étudiants syndiqués (toutes tendances confondues) ne représentent qu'une faible proportion de la population totale des étudiants laisse penser que le boycott de ces élections n'a eu, en réalité, que peu d'effet, et que l'obtention de sièges supplémentaires par l'UNI est dû à un mouvement de protestation de la part d'étudiants opposés au blocage des universités. Cependant, l'UNI stagne au CNOUS (33 voix et un siège en 2004 et exactement le même score en 2006 alors que l'UNI a gagné 17 voix au CROUS : cela signifie que l'UNI a perdu la quasi totalité des voix extérieures qui se portaient sur elle depuis de nombreuses années lors de l'élection au CNOUS, soit les 7 voix des élus des Antilles et de Guyane et les deux tiers des voix — environ 7 sur 10 — des étudiants africains des CROUS de métropole).

L'UNI a conservé, depuis trois mandats consécutifs, 3 sièges sur 7 au CROUS de la Réunion dont deux mandats exercés par Dimitri Hoarau, étudiant en Droit à Université de La Réunion, ancien élu UNI au CNOUS qui a récemment démissionné de ces fonctions de dirigeant local de l'UNI à La Réunion (septembre 2007) pour reprendre ses études. Il a toutefois mené à terme ses trois mandats représentatifs (Université, CROUS, CNOUS). Depuis son départ, la section locale n'est plus aussi dynamique (la grande partie des adhérents ayant cessé leurs engagements en même temps que l'ancien leader) et son successeur a du mal à poursuivre l'action militante et de représentation dans les conseils. En effet, lors des dernières élections au CROUS, l'UNI perd un siège, tout comme l'ADER (FAGE), alors que l'UNEF remporte 4 sièges (+ 1) et devient, pour la première fois, majoritaire à La Réunion. Cependant l'UNI demeure la principale force dans les DOM-TOM (Guadeloupe, Martinique) avec 5 élus sur 7 au CROUS.

L'UNI est favorable à une sélection à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Une des principales raisons avancée serait d'éviter que des étudiants s’engagent dans des filières sans débouchés professionnels. L'UNI s'oriente vers un positionnement en faveur de l'orientation active voulue par Nicolas Sarkozy.

L'UNI compte dans ses rangs des militants plus conservateurs qui se sont à différentes époques opposé au bureau national notamment lors du référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe : le bureau national de l'UNI ayant fait le choix du « oui », les militants ayant opté pour le « non » pour des raisons variées se regroupent dans une structure indépendante qu'ils créent autour du site Internet « www.jeunespourlenon.com » mais ne quittent pas, dans leurs très grande majorité, l'UNI pour autant.

En 2008, en obtenant 2 sièges au CNESER et en gardant son siège au CNOUS, l'UNI sort gagnante avec l'UNEF des élections universitaires.

L'UNI dispose de trois élus nationaux : au CNESER, il s'agit de Anne-Laure Blin étudiante en Droit à l'Université Nancy-II et de Rose Roseline étudiante en Licence 2 de biologie à l' Université des Antilles et de la Guyane ; au CNOUS, il s'agit de Gabriel Alibert, étudiant en histoire à l'Université Paris-Sorbonne.

La nouvelle campagne de l'UNI lancée en septembre 2008 s'intitule : « Et si le Mérite devenait à la mode !? ».

L'UNI a lancé une campagne intitulée « Français et fier de l'être » à la suite du match France-Tunisie du 14 octobre 2008 à l'occasion duquel la Marseillaise avait été sifflée.

Les 22 et 23 novembre 2008, l'UNI a tenu à l'Assemblée nationale sa XXVe Convergence. Intitulée « UNI, 40 ans au service de la France », celle-ci a rassemblé plus de 350 militants et anciens et a reçu la visite de plusieurs personnalités politiques, dont Valérie Pécresse, Xavier Darcos, ou encore Charles Pasqua.

L'UNI est très mobilisé contre les mouvements de blocages dans les universités depuis février 2009 et a lancé une campagne "Les blocages nuisent gravement à vos études".

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Source : Wikipedia