Sean Connery

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Posté par seb 02/04/2009 @ 05:07

Tags : sean connery, acteurs, culture

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Sean Connery

Sean Connery en 1980 lors de la première de Seems Like Old Times.

Sir Thomas Sean Connery, né le 25 août 1930 en Écosse dans la ville d'Édimbourg, est un acteur écossais, qui revendique prioritairement son identité écossaise et lutte pour l'indépendance de l'Écosse. De son impressionnante filmographie, outre des choix éclectiques, on notera qu'il a interprété le rôle de l'agent 007, James Bond, à sept reprises. Il a remporté, entre autres, un Oscar pour son rôle dans Les Incorruptibles en 1987, un BAFTA pour son interprétation du moine Guillaume de Baskerville dans Le Nom de la rose la même année, ainsi que deux Golden Globes.

Le 5 juillet 2000, à 69 ans, il fut anobli par la reine d'Angleterre Élisabeth II pour célébrer sa carrière au cinéma. En 2003 après le tournage du film La Ligue des gentlemen extraordinaires, Sean Connery a annoncé sa retraite cinématographique.

Il est particulièrement reconnu pour avoir gardé son accent écossais, peu importait la nationalité du personnage qu'il jouait. Malgré le fait qu'il était plus vieux que la plupart des Sex Symbols contemporains, Sean Connery a été souvent qualifié de « Sexiest Man Alive » (Homme le plus sexy) par divers magazines.

Sean Connery est né dans le quartier de Fountainbridge à Édimbourg et issu d'un milieu très modeste : il est le fils d'Euphamia C. « Effie » (née Maclean), femme de ménage, et Joseph Connery, chauffeur d'engins de chantiers. Son père était un catholique romain d'ascendance irlandaise, alors que sa mère était une protestante écossaise.

À l'arrivée de son petit frère Neil, il a huit ans, et il doit travailler pour gagner sa vie et devient distributeur de lait (milkman) le matin et apprenti boucher l'après-midi, après l'école . Sean Connery abandonne ses études à l'âge de 17 ans et s'engage dans la marine britannique, pour un bref passage (3 ans), puisqu'il doit en effet être rapatrié à cause d'un ulcère de l'estomac. C'est dans la marine qu'il se fait faire ses deux tatouages désormais devenus célèbres. Le premier dit : « Dad and Mum », et le second : « Scotland forever ». Par la suite, il exerce divers petits métiers : maçon, livreur, maître-nageur, vernisseur de cercueils, modèle pour les artistes de l'École des Beaux-Arts d'Édimbourg, etc. Cela lui permet de gagner assez d'argent pour vivre.

Il pratiqua également le culturisme et finit à la 3e place au concours de Mr Universe en 1950. Un autre compétiteur lui propose une audition pour un rôle de figurant dans une pièce de théâtre intitulée South Pacific jouée en 1951. Durant les années 1950, il alterne les apparitions à la télévision, au théâtre dans Point of departure, A witch in Time, Witness for the Prosecution d'Agatha Christie et au cinéma en 1955 dans Geordie de Frank Launder et Au bord du volcan de Terence Young), qui constituent son apprentissage. Il fut particulièrement remarqué pour son rôle dans le téléfilm Anna Karénine produit par Rudolph Cartier pour la BBC en 1961, où il partageait l'affiche avec Claire Bloom.

Quand il était jeune, Sean Connery était un bon footballeur, et il débuta avec un équipe appelée « Bonnyrigg Rose ». Pendant le tournage de South Pacific, il disputa un match contre une équipe locale, et fut repéré par Matt Busby, manager de Manchester United à l'époque. Busby lui proposa un contrat de 25£ par semaine payés immédiatement après chaque match. Sean Connery admettait qu'il était tenté par l'offre, mais la refusa en fin de compte. Il s’expliqua plus tard : « I realised that a top-class footballer could be over the hill by the age of 30, and I was already 23. I decided to become an actor and it turned out to be one of my more intelligent moves. » (« J'ai réalisé qu'un footballeur professionnel pouvait avoir son passé derrière lui à 30 ans, et j'en avais déjà 23. J'ai décidé de devenir acteur, ce qui s'est avéré être l'une des décisions les plus intelligentes que j'aie jamais prises. »).

Son premier rôle à la télévision américaine était celui d'un porteur dans un épisode de The Jack Benny Show. Il participa également à l'épopée du Le Jour le plus long, réalisé en 1962.

L'acteur fut découvert par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli après que les autres aspirants du rôle de Bond se sont fait éliminer, y compris David Niven qui jouera Bond dans la parodie Casino Royale en 1967, Cary Grant et James Mason. Le budget restreint contraint les producteurs à engager un acteur inconnu.

Le créateur de James Bond, Ian Fleming, émit des réserves sur le choix de l'acteur : « He's not what I envisioned of James Bond looks » (« Il ne ressemble pas à ce que j'envisageai pour James Bond ») et « I’m looking for Commander Bond and not an overgrown stunt-man » (« Je recherche le Commander Bond et pas un cascadeur trop grand »), ajoutant que Sean Connery (musclé, 1m88 et écossais) n'était pas raffiné. Malgré tout, l'amie de Ian Fleming lui dit que Connery avait le « charisme sexuel requis ». Fleming changea d'avis après la première réussie de James Bond 007 contre Dr. No : il fut tellement impressionné par la performance de Sean Connery qu'il imagina un héritage mi-écossais et mi-suisse pour le James Bond littéraire de ses prochains romans.

Le succès du film lui donne immédiatement une dimension internationale et marque le début d’une prestigieuse filmographie, avec des cachets en rapport avec la notoriété grandissante. Mais en juin 1967, après le tournage de On ne vit que deux fois, Sean Connery quitte le rôle, lassé des complots répétitifs, du manque de développement du personnage, de l'association permanente entre lui et Bond aux yeux du public et de la peur d'être enfermé dans un rôle.

Sa dernière participation officielle en tant que 007 est dans le 6e épisode Les Diamants sont éternels en 1971 (7e épisode en tout : Au service secret de Sa Majesté en 1969, où l'agent 007 est incarné par George Lazenby). Il fut payé 1 million de dollars pour ce rôle. Il déclina l'offre de 5 millions de dollars pour faire le prochain film Vivre et laisser mourir en 1973 qui verra le début de la participation de Roger Moore dans le rôle du Commander Bond.

Le remake d’Opération Tonnerre en 1983 voit Sean Connery revenir pour sa septième et dernière fois dans le film non-officiel Jamais plus jamais. Le titre du film vient d'un commentaire de Sean Connery à la fin des Diamants sont éternels, sur le fait qu'il ne jouerait « plus jamais » le rôle de Bond.

Plus de quarante ans après avoir joué le rôle, l'interprétation de James Bond par Sean Connery reste pour certains la meilleure, malgré les interprétations populaires de Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et finalement Daniel Craig.

Les sentiments de Sean Connery à propos du personnage de James Bond vont de l'affection au ressentiment : un jour il dit qu'il déteste tellement le personnage qu'il pourrait le tuer, mais il dit aussi qu'il n'a jamais détesté Bond, mais qu'il aurait simplement voulu pouvoir en développer d'autres facettes. Il affirma également qu'il se souciait toujours de l'avenir du personnage et de la franchise, ayant été l'une de ses icônes pendant trop longtemps pour ne pas s'en inquiéter, et que tous les films avaient leurs points positifs.

Bien que Bond soit son rôle le plus connu, Sean Connery a quand même réalisé une carrière brillante et tourné avec les plus grands réalisateurs Guy Hamilton, Alfred Hitchcock (Pas de printemps pour Marnie), Sidney Lumet (La Colline des hommes perdus), John Huston (L'Homme qui voulut être roi), Richard Lester (Cuba), Richard Attenborough (Un pont trop loin), Steven Spielberg (Indiana Jones et la dernière croisade), Jean-Jacques Annaud (Le Nom de la rose) ou Brian De Palma (Les Incorruptibles), pour n’en citer que quelques-uns. Ses interprétations du Colonel Arbuthnott dans Le Crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet en 1974 et du cheik Mulay Hamid El Raisulil dans le film de John Milius Le lion et le vent en 1975 lui valent une considérable renommée de la part de la critique et du public et font du lui un acteur à part entière, non plus cantonné dans un seul rôle d'agent secret britannique.

En 1982, il fit une apparition dans la comédie de Terry Gilliam Bandits, bandits dans le rôle d'Agamemnon aux côtés des Monty Python. Le choix du casting vient en fait d'une plaisanterie que le scénariste Michael Palin inclut dans le script, dans lequel il décrit le personnage d'Agamemnon comme étant « Sean Connery (ou quelqu'un d'une stature équivalente, mais moins chère) ». Quand il lut le script, Sean Connery était heureux de pouvoir jouer ce rôle secondaire. La brièveté de son apparition dans le film a été saluée par certains comme rafraîchissante.

Après son expérience dans Jamais plus jamais en 1983 et l'affaire judiciaire qui s'en suivit à propos des droits d'auteur, Sean Connery eut une période de froid avec les majors, et ne fit plus de films pendant deux ans. Après le succès de la production européenne Le Nom de la rose en 1986, dans laquelle il reçut un BAFTA Award, l'intérêt de Connery fut ravivé. La même année, son rôle secondaire dans Highlander démontra son habileté à jouer les mentors pour de jeunes élèves, ce qui va devenir un rôle récurrent dans ses prochains films.

Choisissant ses rôles avec discernement, il parvient au fil du temps à modifier son image d’aventurier baroudeur pour afficher une solitude non dénuée d’humour. Il en joue en acceptant des rôles secondaires ou de simples apparitions (Caméos), mais toujours de prestige (le Roi Arthur dans Lancelot, le premier chevalier ou Richard Cœur de Lion dans Robin des Bois : Prince des voleurs).

L'année suivante, sa performance remarquée d'un policier dans Les Incorruptibles lui vaut un Oscar. Les succès conséquents au box-office de films comme Indiana Jones et la dernière croisade (1989), où il joue le professeur Henry Jones, père du personnage titre joué par Harrison Ford (bien qu'ils n'aient que 12 ans d'écart), À la poursuite d'Octobre Rouge (1990), l'un des épisodes de la série Jack Ryan créée par Tom Clancy, La Maison Russie (1991), Rock (1996) ou encore Haute Voltige (1999) le rétablissent comme étant un acteur capable de jouer des rôles majeurs.

Ses rôles dans Indiana Jones et la dernière croisade et Rock sont des clins d'œil à son passé d'agent 007 : Steven Spielberg et George Lucas voulaient que Connery soit le « père d'Indiana Jones » puisque Bond avait directement inspiré la série Indiana Jones, et son personnage dans Rock était un agent secret britannique emprisonné aux États-Unis depuis les années 1960.

Plus récemment, la filmographie de Sean Connery inclut quelques contestations du box-office et de la critique, comme le film adapté de la série britannique éponyme Chapeau melon et bottes de cuir ou encore La Ligue des gentlemen extraordinaires, tirée de la bande dessinée d'Alan Moore, mais il reçut aussi des retours positifs pour À la rencontre de Forrester de Gus Van Sant en 2001 par exemple. Il fut également souvent critiqué pour ne jamais se défaire de son accent écossais, même lorsqu'il jouait des personnages russes ou irlandais, ce à quoi il a toujours répondu que c'était par respect pour son pays.

En décembre 2004, lors d'une interview pour le journal The Scotsman depuis sa maison aux Bahamas, Sean Connery expliquait qu'il souhaitait faire une pause dans sa carrière d'acteur pour se consacrer à l'écriture de son autobiographie.

Un mois avant son 75e anniversaire, en juillet 2005, on rapporta qu'il avait décidé de se retirer de l'industrie du cinéma après les désenchantements qu'il eut avec « the idiots now in hollywood », et les troubles sur le tournage (et la déception au box-office) de La Ligue des gentlemen extraordinaires en 2003. Il participa aux interview pour le film inclus sur le DVD, et affirma qu'il avait reçu des offres pour tourner dans les trilogies Matrix et Le Seigneur des anneaux, mais les déclina toutes deux en affirmant « ne pas les comprendre ». Lorsque le succès arriva pour elles, il décida d'accepter le rôle proposé dans La Ligue des gentlemen extraordinaires, bien qu'il « ne l'ait pas compris » non plus. Au Tartan Day à New York en mars 2006, la journée de célébration des liens historiques et actuels qui existent entre l'Écosse et les descendants d'immigrés écossais en Amérique du Nord, il confirma une nouvelle fois son désir de prendre sa retraite.

Il était prévu qu'il joue dans le film à 80 millions de dollars sur Saladin et les croisades qui aurait dû être filmé en Jordanie, mais le producteur Moustapha Akkad fut tué lors des Attentats du 9 décembre 2005 à Amman, et le film fut donc annulé.

La même année, il reprend le rôle de James Bond en prêtant sa voix au jeu vidéo développé par EA Games James Bond 007: From Russia with Love, adaptation sur consoles de Bons baisers de Russie.

Le 7 juin 2007, il démentit les rumeurs disant qu'il allait faire une apparition dans le quatrième épisode d'Indiana Jones, disant : « retirement is just too much fun » (« la retraite est simplement trop cool »). Il apparait cependant dans le film, en photo sur le bureau d'Indiana Jones.

Sean Connery est malgré tout sorti de sa retraite pour un rôle vocal dans un petit film d'animation Sir Billi the Vet, pas encore sorti en France.

Sean Connery fut marié avec l'actrice australienne Diane Cilento de 1962 à 1973. Il eurent ensemble un fils, Jason Connery (né le 11 juillet 1963), qui fut éduqué à Millfield School dans le Somerset, en Angleterre, puis à la rigoureuse Gordonstoun Boarding School en Écosse, avant de devenir également acteur. Il se séparèrent difficilement en 1973.

En 1974, il décide d'aller vivre en Espagne car il trouve les taxes trop élevées et se dit victime de discrimination politique.

En 1975, Sean Connery s'est remarié avec une artiste franco-marocaine, Micheline Roquebrune, qui est la grand-mère de la journaliste Stéphanie Renouvin.

À partir des années 1990, il s'engage pour l'indépendance de l'Écosse, en devenant un des principaux contributeurs du Scottish National Party et militant activement lors de chaque élection. Cette prise de position retarde son anoblissement par la reine Elizabeth II qui lui remet les insignes de chevalier - Knight Bachelor's Badge - le 5 juillet 2000.

En 2008, Diane Cilento déclare sur les relations qu'entretiennent Sean et Jason : « Mon fils n'a jamais reçu un centime de son père et il n'a aucune intention de lui laisser une part de son importante fortune. » Elle affirme également que Jason a été accusé par son père de n'obtenir du travail que grâce à son illustre filiation.

Sean Connery a fondé en 1968 le Scottish International Education Trust. Il est par ailleurs docteur honoris causa des universités de Saint Andrews et Heriot-Watt (Écosse) et membre honoraire de la Royal Scottish Academy of Music and Drama. En France, il a été décoré du titre de Commandeur des Arts et des Lettres, et il a également reçu la Légion d'honneur.

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Harrison Ford

Image associée à la personnalité

Harrison Ford est un acteur américain né le 13 juillet 1942 à Chicago, dans l'Illinois.

Il doit sa notoriété à sa collaboration avec George Lucas, qui a été le premier à lui donner l'occasion de s'affirmer en tant qu'acteur. Avec ses rôles de Han Solo dans la trilogie originelle de Star Wars et d'Indiana Jones, il accède au rang de vedette internationale. Il confirme son statut d'acteur majeur du cinéma de divertissement après que l'Association Nationale des Propriétaires de Salles de Spectacle le consacre « star du siècle du box-office » en 1994.

Il met sa notoriété au service de la conservation de la nature et de la préservation de l'environnement en sensibilisant, notamment, sur le cas critique de la déforestation des forêts tropicales.

Harrison Ford naît durant l'été 1942 à Chicago d'un père catholique, Christopher Ford, et d'une mère juive, Dorothy Nidelman. Son grand-père paternel, John Fitzgerald Ford, est un irlandais catholique et sa grand-mère, Florence Veronica Niehaus, une allemande. Ses grands-parents maternels, Harry Nidelman et Anna Lifschutz, sont des immigrés juifs venus de Minsk, en Biélorussie. Sa mère est actrice de radio, avant de se consacrer à son foyer, et son père directeur de publicité et occasionnellement acteur de radio comme sa femme.

Harrison et son frère Terrence, né en 1945, grandissent dans une famille de la classe moyenne. Christopher et Dorothy Ford élèvent leurs enfants en « inventant » une éducation basée sur la combinaison de leurs convictions religieuses et culturelles respectives. Aujourd'hui, quand il est question de savoir quelle est sa religion, Harrison Ford répond avec humour : « démocrate ». Il dit également qu'il se sent « Irlandais en tant que personne mais Juif en tant qu'acteur ».

Harrison Ford débute sa scolarité à l'école élémentaire Graeme Stewart. Celui que ses copains appellent « Harry », est admis à la Maine East High School en 1956. Élève moyen, il participe néanmoins à toutes sortes de clubs au sein de l'établissement : président du club de sciences sociales, membre du club de maquettes ferroviaires, représentant du club des garçons de l'école et délégué de classe. À cette période il effectue également ses premières performances publiques en étant la voix de la radio du collège qui vient d'être créée. Par ailleurs, il intègre la troupe de danse de l'école ainsi que l'équipe de gymnastique pour une brève période.

En 1960, il quitte le lycée avec son diplôme en poche et intègre sous la pression de ses parents le Ripon College, dans le Wisconsin. Il fait partie de la fraternité Sigma Nu et étudie la littérature anglaise et la philosophie mais ses résultats sont catastrophiques. En troisième année, le mauvais élève qu'il est prend part aux cours d'art dramatique, pensant ainsi saisir l'opportunité d'obtenir facilement de bonnes notes  : c'est le déclic, Harrison sait désormais ce qu'il veut faire de sa vie professionnelle. En 1964, à trois jours de la remise des diplômes, il apprend qu'il ne sera pas diplômé à cause de ses absences répétées. Il rentre en Illinois avec un sentiment mêlant honte et humiliation.

Malgré leur scepticisme vis-à-vis de la voie choisie par leur fils, ses parents l'encouragent. Sachant que ce n'est pas dans le Wisconsin qu'il pourra lancer sa carrière, Harrison décide de se rendre à Hollywood avec Mary Marquardt, une comédienne qu'il a rencontré durant ses années universitaires et qu'il épouse en 1964.

Une fois en Californie, les rôles ne se bousculent pas. Mais après une série de castings sans résultats, Harrison Ford se voit proposer par la Columbia Pictures un contrat de 150 $ par semaine pour faire de petites apparitions à la télévision. Durant cette période, il échappe de peu à la mort lors d'un accident de voiture quand il perd le contrôle de son véhicule et percute un poteau. Sa cicatrice au menton, aujourd'hui l'un de ses signes distinctifs, constitue une séquelle de cet évènement. Finalement en 1966, il apparaît pour la première fois sur grand écran dans Un truand avec James Coburn, dans un rôle pour lequel il n'est pas crédité au générique. La même année, il échappe à un départ pour la Guerre du Viêt Nam en simulant la folie. À la suite de cela, il écrit une lettre pseudo-philosophique aux autorités pour expliquer les raisons de son acte.

En 1967, il obtient un deuxième rôle, toujours sans être crédité au générique, dans Luv. C'est finalement dans La Poursuite des tuniques bleues, la même année, que son nom apparait pour la première fois sur l'écran. Cependant, il est crédité sous le nom de « Harrison J. Ford » pour le différencier de l'ancien acteur de films muets portant le même nom que lui. Malgré ces petits rôles, la famille Ford ne roule pas sur l'or, ce qui est d'autant plus problématique que Mary donne naissance à leur fils Benjamin. L'acteur accepte mal les petits rôles que la Columbia lui affecte et l'impossibilité d'exprimer son jeu ainsi que sa personnalité. Son contrat est alors rompu sous prétexte de son manque de charisme et en raison de ses remarques successives sur la pauvreté des scénarii qui lui sont soumis. Il admet aujourd'hui ne pas avoir été très coopératif avec le studio, mais juge que c'est cette arrogance qui lui a permis de croire en sa carrière et de cacher sa timidité, même s'il était alors à deux doigts d'abandonner cette voie. Peu de temps après, il s'engage avec Universal Pictures avec qui il obtient des petits rôles dans des séries telles que Le Virginien ou L'Homme de fer. Mais ses petites apparitions ne sont pas suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Il recherche donc une alternative au métier d'acteur.

En effectuant des travaux dans sa maison, Harrison Ford décide soudainement de devenir charpentier. Il renonce à devenir acteur et apprend à travailler le bois à travers les livres qu'il emprunte à la bibliothèque locale. Il trouve son premier travail sur le chantier d'un studio d’enregistrement pour le compositeur Sergio Mendes. En parallèle de son nouveau métier, il accepte quelques petits rôles que ce soit au cinéma (Zabriskie Point en 1970) ou dans des séries télévisées (Sur la piste du crime en 1969 ou Gunsmoke en 1972). Durant cette période, sa femme donne naissance à leur deuxième fils.

Au fil de ses rencontres, Harrison Ford s'est fait un ami en la personne de Fred Roos, le directeur de casting d'Universal, chez qui il fait régulièrement des travaux. Alors qu'il termine un chantier aux Studios Goldwyn, Fred Roos lui présente un jeune réalisateur encore inconnu, George Lucas. Peu de temps après, ce dernier fait appel au charpentier pour faire des travaux d'aménagement chez lui. Cette rencontre est déterminante pour la carrière d'acteur de Harrison Ford.

En 1972, George Lucas propose à Harrison Ford le rôle du féru de vitesse Bob Falfa dans son prochain film, American Graffiti. Harrison accepte car il juge le rôle suffisamment important pour l'impliquer dans la réussite du film. Pour tourner ses scènes, il doit se couper les cheveux ; mais craignant ne pas pouvoir honorer les propositions de tournage supplémentaires qui pourraient lui parvenir, il suggère à George Lucas d'affubler Bob Falfa d'un chapeau de cow-boy. Le film sort durant l'été 1973 et engrange plus de vingt-et-un millions de dollars lors de sa première exploitation en salle. Malgré ce succès, Harrison reprend son activité de charpentier car le cachet de 600 $ qu'il touche pour le tournage de ce film est insuffisant pour faire vivre sa famille. Cependant, sa motivation à faire carrière dans le cinéma est réanimée.

Harrison Ford reprend donc son travail tout en acceptant d'autres petits rôles. Après des travaux dans le bureau de Francis Ford Coppola, Il se voit proposer un rôle par ce dernier dans son film Conversation secrète avec Gene Hackman en vedette. Il doit tenir le rôle de Mark, mais au dernier moment, Frederic Forrest obtient le rôle ; Harrison Ford, qui récupère finalement le personnage de Martin Stett, en est furieux… Pourtant grâce à ce rôle, le jeune acteur commence à faire parler de lui à Hollywood.

Jusqu'en 1976, Harrison Ford obtient quelques rôles à la télévision et vit plutôt bien de sa double activité. Pendant des travaux effectués chez George Lucas, celui-ci lui demande de donner la réplique aux acteurs lors du casting pour son prochain film. Une audition que le réalisateur, souhaitant travailler avec de nouveaux visages, lui refuse de passer. Mais après quelques répliques, Lucas tient son acteur pour le rôle de Han Solo.

En 1976, malgré ses réticences à voir jouer des inconnus dans le film, la Twentieth Century Fox accepte que Harrison Ford soit choisi pour incarner Han Solo dans ce qui sera une grande saga du cinéma : La Guerre des étoiles. Harrison Ford obtient le rôle face à la concurrence de Kurt Russell, Nick Nolte, Christopher Walken, Al Pacino ou Richard Dreyfuss. George Lucas juge Harrison Ford plus à même d'incarner un personnage disposant d'une dimension cynique qui tranche avec Luke ou Leia. C'est également un personnage plus âgé que les autres, à l'exception notable de celui joué par Alec Guinness, un acteur britannique dont la présence compense un casting composé d'acteurs inconnus, prise de risque étonnante pour un film d'une telle envergure. Pensant jouer dans un film pour enfants, les acteurs ont du mal à interpréter leur rôle sérieusement et multiplient les pitreries.

Avec un salaire de 650 000 $, ce film lui permet enfin d'abandonner son métier de charpentier et de se concentrer pleinement sur sa carrière artistique. Malgré l'échec prématurément annoncé par la Fox, La Guerre des étoiles est un énorme succès et fait de l'acteur la nouvelle coqueluche du public.

Le film donne lieu à deux suites dans lesquelles il reprend le rôle. Dans L'Empire contre-attaque, son jeu de comédien prend une nouvelle dimension avec l'évolution dramatique du rôle de Han Solo, liée à la fois à sa relation amoureuse avec Leia et à sa position inconfortable face à la trahison de son ami, Lando Calrissian. Juste avant qu'il soit congelé dans la carbonite, la princesse lui déclare son amour et il doit répliquer « je t'aime aussi ! ». Voyant le résultat peu convaincant, Irvin Kershner, le réalisateur, lui demande d'improviser. Il change donc la réplique en « je sais... », qui restera indissociable de son personnage. Le fait que Solo soit plongé dans la carbonite constitue en outre une alternative pour les scénaristes si Harrison Ford refuse de jouer dans le troisième volet de la saga. En effet, George Lucas n'est pas assuré que sa vedette accepte de reprendre le rôle après son succès dans Les Aventuriers de l'arche perdue.

Sa participation est finalement confirmée. Dans Le Retour du Jedi, le manque de profondeur de son personnage ne lui permet pas d'exploiter le début du film qui est pourtant consacré à sa libération. Pour compenser cette faiblesse, il souhaite une mort héroïque pour Han Solo, afin qu'il puisse retrouver la stature des épisodes précédents. George Lucas refuse.

À la fin des années 1970, George Lucas et Steven Spielberg travaillent sur leur prochaine production : un film rendant hommage aux serials de leur enfance.

Pour ce projet, Steven Spielberg pense immédiatement à Harrison Ford pour jouer le héros digne d'Allan Quatermain, mais George Lucas y est opposé. En effet, en plus de n'être toujours pas favorable à l'idée de reprendre un acteur qu'il a déjà fait jouer (« Je ne veux pas en faire mon Robert De Niro ! », référence au lien de l'acteur avec Martin Scorsese), il craint qu'une confusion soit faite entre ce nouveau personnage et Han Solo. Plusieurs acteurs sont alors approchés pour le rôle. C'est finalement Tom Selleck qui est choisi pour incarner l'aventurier mais il refuse le rôle à cause de son contrat qui le lie à la série Magnum. Après ce faux-bond, Steven Spielberg persuade George Lucas qu'« Indy » est un personnage taillé pour Harrison Ford. L'acteur et le réalisateur sont mis en relation par George Lucas et malgré l'hésitation de signer pour trois films, l'acteur accepte l'offre. Indiana Jones est né.

Pour jouer l'aventurier, Harrison Ford doit apprendre à manier le fouet et se préparer physiquement pour un tournage éprouvant. Il arbore pour Indy le look-type de l'aventurier avec une barbe de trois jours et un vieux blouson de cuir, sans oublier ce qui deviendra ses signes distinctifs, le Borsalino usé et le fouet. Il campe ainsi un personnage « multi-facettes » : tantôt courageux puis romantique, drôle ou encore fragile.

Le tournage des Aventuriers de l'arche perdue est éprouvant pour toute l'équipe. Lors de la scène de bagarre contre un mécanicien nazi, l'avion roule sur la jambe de Harrison Ford. Il se retrouve avec un ligament déchiré au fin fond de la Tunisie. Mais au lieu de se faire soigner, on lui bande la jambe pour qu'il puisse continuer à tourner. Plus tard, il se blesse sérieusement aux côtes en voulant assurer lui-même la cascade où Indiana est tiré au sol par un camion. En ce qui concerne la scène où Indy affronte un guerrier le menaçant d'un sabre, pour laquelle était prévue un combat élaboré qui avait nécessité une longue préparation, Harrison Ford n'est pas, au moment de la tourner, en mesure de la jouer : comme beaucoup de membres de l'équipe à ce moment là, il est malade. Pour se ménager, il propose à Steven Spielberg de simplement tirer sur l'opposant. Le succès de cette courte scène auprès des membres de l’équipe est tel qu'elle est gardée au montage. Les Aventuriers de l'arche perdue sort sur les écrans en 1981 et connait un grand succès. Harrison Ford réussit à surpasser la notoriété de Han Solo avec Indiana Jones et devient une star reconnue.

En 1984 sort Indiana Jones et le Temple maudit. Le pendant féminin d'Indy, après Karen Allen dans Les Aventuriers, est Kate Capshaw. C'est Harrison Ford qui, sous l'influence de Steven Spielberg, la choisit pour interpréter Willie Scott.

Durant le tournage des scènes où il est mené au palais du Maharadjah, Harrison Ford commence à souffrir d'une hernie discale à force de chevaucher un éléphant. Et c'est lors du combat contre un Thug dans la chambre d'Indy que la hernie le paralyse pour de bon. Aucun soin fait sur place ne faisant effet, il est rapatrié d'urgence aux États-Unis pour se faire opérer. Lors de sa convalescence, il suit un traitement à base d'enzyme de papaye. Le remède est efficace et l'acteur fait son retour au Sri Lanka au bout de trois semaines. Suite à cela, le tournage reprend normalement. Lors de sa sortie en salle, bien que la critique trouve le film trop noir, Indiana Jones et le Temple maudit est un succès.

Le 16 mai 1988 débute le tournage de Indiana Jones et la Dernière Croisade. Ce film nous dévoile la relation qu'entretient Indy avec son père avec comme toile de fond la quête du Graal. Alors que Harrison Ford revêt de nouveau son costume d'aventurier, son « rat de bibliothèque » de père est joué par Sean Connery. Cette confrontation père/fils permet à Harrison Ford d'exploiter et d'exprimer d'autres facettes de la personnalité de son personnage. Dans ce film on peut voir Indy adolescent et c'est Harrison Ford qui suggère un interprète. Il propose à Steven Spielberg et George Lucas le jeune acteur qui avait joué son fils dans Mosquito Coast, River Phoenix. Pour justifier ce choix il déclare : « Celui qui me ressemble le plus à cet âge, c'est River ». Sur le plateau l'ambiance est enjouée, comme pour la séquence où Indy et son père parlent à bord du Zeppelin. Harrison Ford et Sean Connery la jouent sans pantalon à cause de la chaleur qui règne. Harrison Ford, qui a pris l'habitude de faire une grande partie de ses cascades, se retrouve suspendu au canon d'un tank et contre une paroi en pierre pendant que les accessoiristes lui jettent des morceaux d'argile au fur et à mesure que l'engin avance. Il doit également recommencer maintes fois une course de cheval à cause de son chapeau qui s'envole, car il est inimaginable qu'Indiana Jones perde son chapeau. Après un tournage sans problème majeur, le film sort en mai 1989 et est, comme les précédents, un succès commercial.

Un quatrième volet est évoqué depuis 1994, mais les emplois du temps surchargés de Ford, Lucas et Spielberg repoussent sans arrêt la mise en chantier du film. Après avoir hésité à faire ce nouvel épisode, Harrison Ford fini par proposer à Steven Spielberg de le faire : « Pourquoi ne pas faire un autre de ces films ? Le public est demandeur ». Il fini par convaincre George Lucas et le projet est lancé. C'est le 10 septembre 2007 qu'est enfin dévoilé le titre de ce nouvel opus : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. L'action du film se déroule pendant la guerre froide, avec un Indiana Jones vieillissant. Malgré son âge avancé, Harrison Ford se soumet à un entraînement et un régime très stricts pour revenir en forme. Ainsi, il peut réaliser lui-même la plupart de ses cascades. Le film est présenté le 18 mai 2008 en avant-première au festival de Cannes, 19 ans après la dernière aventure. Harrison Ford n'avait pas remonté les marches depuis 1989 pour Working Girl. Le box-office témoigne de l'attente suscité par le public. Avec près de 800 millions de dollars engendrés dans le monde entier, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal est le plus gros succès de la série.

Dans ce film de Ridley Scott, d'après le roman de Philip K. Dick, Harrison Ford incarne Rick Deckard, un détective privé désabusé et cynique. Son interprétation y est intense tout en donnant une image vulnérable au personnage. L'ambiguïté morale du personnage est l'un des atouts du film. On en vient à se demander si Deckard est humain. En effet, l'empathie qu'il manifeste lors de ses actions exécutoires envers les réplicants, rappelle justement celle de ses proies.

Le premier acteur envisagé par le scénariste Hampton Fancher est Robert Mitchum. D'autres noms viennent ensuite s'ajouter à la liste des potentiels Rick Deckard comme Dustin Hoffman, Peter Falk, Al Pacino, Nick Nolte ou Burt Reynolds. Finalement, Harrison Ford est suggéré à Hampton Fancher, qui est également producteur du film. La production contacte Steven Spielberg, qui est sur le montage des Aventuriers de l'arche perdue, pour avoir des renseignements sur l'acteur. La réponse du réalisateur est sans équivoque : « C'est une grande star maintenant ». Suite à cela, Ridley Scott part à Londres voir les rushes du film de Steven Spielberg et trouve Harrison Ford parfait.

La vedette est intéressée par le film mais la lecture du premier scénario le laisse perplexe à cause de la présence d'une voix-off racontant aux spectateurs ce qu'ils ne verront pas de l'investigation de Deckard. Il veut que l'on voit les choses plutôt qu'elles ne soient racontées. Des tensions s'établissent entre le réalisateur et son interprète principal, Ridley Scott ayant tendance à se soucier plus des décors que de ses acteurs,. C'est ainsi que le personnage joué par Edward James Olmos est créé pour combler une erreur de conception : le cockpit du véhicule que Harrison Ford doit piloter se trouve être trop étroit pour lui. L'idée retenue est d'embaucher un acteur plus petit pour piloter l'engin. Edward James Olmos est l'acteur qui conduit tandis que Harrison Ford est recroquevillé sur le siège passager.

Malgré les divergences, Harrison Ford s'implique tant qu'il le peut. Dans la scène où il se bat avec Daryl Hannah, il insiste pour qu'elle ne simule pas. Elle s'exécute et lui fourre les doigts dans le nez, a tel point qu'il se retrouve en sang à la fin des prises. Au final, c'est certainement par son mal-être au moment du tournage que Harrison Ford donne une dimension dramatique à son personnage.

Après les projections tests, l'interprétation de Harrison Ford est mal accueillie par les spectateurs. En effet, son image est celle du héros sans peur et sans reproches depuis ses rôles de Han Solo et d'Indiana Jones et les fans ne le supportent pas dans le rôle d'un personnage quelque peu lâche. Pour ces raisons (et d'autres purement commerciales), les producteurs font remonter le film pour simplifier l'histoire et éliminer des thèmes parallèles. La fin est modifiée, transformant l'esprit du dénouement original.

Malgré son désaccord, l'acteur est contraint par contrat d'enregistrer la voix-off qui aiguillera le spectateur dans sa compréhension du film, ce qui est un vrai supplice pour lui. Après la lecture de six versions différentes de la narration, la lassitude du travail demandé est ressentie par sa voix monocorde que l'on entend dans le film.

Le film sort en 1982, les critiques ne sont pas tendres et c'est un échec commercial. Le rôle complètement différent de Harrison Ford par rapport aux précédents et la noirceur du film en sont les principaux facteurs. Mais il est également éclipsé par la sortie quelques jours plus tôt de E.T. l'extra-terrestre, de Steven Spielberg.

Cependant, Blade Runner gagne son statut de film culte au fil des années, grâce notamment à la sortie de versions plus proches de la vision du réalisateur (Director's cut). Aujourd'hui, une question reste en suspens : Rick Deckard, est il un réplicant ? Ridley Scott répond oui alors que Harrison Ford soutient le contraire.

Après La Guerre des étoiles, Harrison Ford tourne plus régulièrement qu'auparavant grâce au statut qu'il vient d'acquérir. Il est engagé pour le film Héros qui est réalisé par Jeremy Kagan, un ami de George Lucas. Il a pour partenaire Henry Winkler et campe Ken Boyd, un jeune homme avec des rêves plein la tête. Les critiques saluent sa performance pour un personnage qu'il avoue adorer mais le film passe inaperçu et ne lui permet pas d'accentuer sa notoriété.

Le besoin d'argent se faisant de nouveau ressentir, il réussit à obtenir l'un des rôles principaux de L'ouragan vient de Navarone, la suite de Les Canons de Navarone. Le film, sorti en 1978 et dans lequel il partage l'affiche avec Robert Shaw, est un échec aux États-Unis, mais le nom de la nouvelle vedette attire le public en France ce qui permet à L'ouragan vient de Navarone de faire un nombre d'entrées proche du million.

L'année suivante sort Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, où il apparait dans une seule séquence. Il interprète le Colonel Lucas qui transmet l'ordre de mission du Capitaine Willard, joué par Martin Sheen. Bien que ce film sort en 1979, Harrison Ford a en fait tourné sa scène durant l'année 1976, avant d'être connu pour son rôle de Han Solo.

Cette même année sort Guerre et Passion de Peter Hyams. Il y interprète David Halloran, un pilote américain posté en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale, qui tombe amoureux d'une infirmière anglaise et qui a pour mission d'escorter en France un agent du service de renseignements britannique (joué par Christopher Plummer) s'avérant être le mari de celle-ci. Ce rôle lui permet d'expérimenter son jeu pour la première fois dans des genres romantique et dramatique. Le film est un échec et ne permet pas à Harrison Ford de confirmer ses prédispositions à tenir une tête d'affiche.

Son film suivant est Un rabbin au Far West, une comédie de Robert Aldrich. La « gentille pression » de son fils Willard et son propre souhait de retrouver les tournages américains après deux films en Angleterre, le fait accepter le rôle du cow-boy Tommy Lillard. Il joue aux côtés de Gene Wilder, un acteur qui a collaboré à plusieurs reprises avec Mel Brooks. La comédie n'étant pas le domaine de prédilection du réalisateur, le film ne répond pas aux attentes qu'on y avait placées, mais attire tout de même plus que Guerre et Passion.

Il reprend ensuite son rôle de Bob Falfa pour une petite apparition non créditée dans la suite de American Graffiti. La consécration arrive par ses prestations dans la suite de la saga La Guerre des étoiles puis se confirme avec les aventures d'Indiana Jones. Après le tournage de Blade Runner, il participe à celui d'E.T. l'extra-terrestre dans lequel il joue le proviseur de l'école qui convoque Elliott après le déclenchement de la rébellion en salle de classe. Dans cette scène il est filmé de dos et on ne voit pas son visage. Cette séquence est finalement coupée au montage initial et n'est pas intégrée dans la version du 20e anniversaire du film car Steven Spielberg ne veut pas apporter trop de changement par rapport à l'original qu'il considère comme un de ses films « les plus parfait ».

En 1985, sa carrière prend un nouveau tournant avec Witness de Peter Weir. Il met de côté les super productions à grand spectacle et campe le rôle de John Book, un policier en charge de la protection d'un jeune Amish. Avant le tournage, il prépare méticuleusement son rôle de policier en suivant quelques temps la brigade criminelle de Philadelphie avec qui il effectue des patrouilles de nuit. Ce film lui permet de s'intéresser à la psychologie de son personnage qui fait face à un choc de culture en se retrouvant dans une communauté Amish. De protecteur, il se retrouve lui-même protégé, s'intégrant progressivement à la façon de vivre de ses hôtes et tombe amoureux de la mère du jeune témoin, jouée par Kelly McGillis. Dans le film, avant la construction d'une grange, une référence à son passé est glissée quand l'actrice lui demande s'il connaît la charpenterie et qu'il répond « un peu ». Cette interprétation lui vaut une première reconnaissance par ses pairs avec des nominations de meilleur acteur dans diverses cérémonies.

En 1986, il joue de nouveau pour Peter Weir dans ce qui semble être pour lui son meilleur rôle : Allie Fox dans Mosquito Coast. Il y incarne un père de famille inventeur et maniaque qui se laisse absorber par ses idéaux. Le rôle d'un de ses fils est tenu par River Phoenix, avec qui il partagera le rôle d'Indiana Jones quelques années plus tard dans Indiana Jones et la Dernière Croisade.

De Mosquito Coast à À propos d'Henry, en passant par Frantic, Harrison Ford confirme son orientation prise depuis Witness avec des rôles aux caractères singuliers dans des films forts. En 1989, il se voit proposer le rôle de Jack Ryan pour jouer dans À la poursuite d'Octobre Rouge, adaptation du roman de Tom Clancy. Mais préférant le rôle du Commandant Marko Ramius, déjà réservé pour Sean Connery, il décline l'offre. Au final, le rôle est obtenu par Alec Baldwin. C'est en 1992, après s'être désengagé d'un projet de la Paramount, qu'il récupère le rôle de l'agent de la CIA, laissé vacant par Alec Baldwin qui préfère jouer sur scène à Broadway. Harrison Ford interprète alors le héros de Tom Clancy dans le diptyque Jeux de guerre (1992) et Danger immédiat (1994) réalisé par Phillip Noyce. Le scénario de Jeux de guerre doit être réadapté pour le nouvel acteur car il faut passer d'un agent de 35 ans à un autre de 50. Ce premier film est l'occasion de mettre plus en avant le personnage de Jack Ryan et sa famille après un rôle secondaire dans Octobre Rouge. Harrison Ford impose un personnage vulnérable, l'opposé d'un héros d'action sans crainte et sans reproche, ce qui correspond à l'analyste de la CIA et au père de famille qu'est le personnage. Le scénario de Danger immédiat est lancé en même temps que celui de Jeux de guerre et c'est au milieu du tournage de celui-ci que le deuxième film est confirmé. Les deux films sont des succès.

En 1993, entre les deux aventures de Jack Ryan, Harrison Ford redonne un coup de fouet à sa carrière en tournant dans Le Fugitif de Andrew Davis, adaptation de la série télévisée homonyme. Il incarne le docteur Richard Kimble accusé à tort du meurtre de sa femme. Une traque impitoyable, engagée par un marshal (Tommy Lee Jones), mène Kimble jusqu'à Chicago où il va tout faire pour prouver son innocence. Le film est un succès mondial qui propulse Harrison Ford au sommet de la hiérarchie des acteurs les plus populaires de Hollywood et qui permet à Tommy Lee Jones d'obtenir l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

En 1995, il reprend le rôle de Linus Larrabee dans le Sabrina de Sydney Pollack, initialement tenu par Humphrey Bogart dans le film original de Billy Wilder. Après une année sans tourner, Ennemis rapprochés sort sur les écrans en 1997. Harrison Ford y partage la vedette avec Brad Pitt dont la carrière commence réellement à prendre de l'envergure. Le film, dont la thématique est la trahison du mentor par son protégé, est un échec.

Cette même année sort Air Force One, réalisé par Wolfgang Petersen. Le scénario est écrit pour Kevin Costner mais celui-ci n'est pas disponible quand le film est prêt à être lancé. C'est lui qui suggère à la production le nom de Harrison Ford pour le remplacer. Une fois l'affaire entendue, Wolfgang Petersen propose Gary Oldman à son interprète principal, pour jouer le terroriste qui détourne Air Force One. Pour le rôle de la vice-présidente le réalisateur veut dès le début Glenn Close, mais il redoute un refus pour ce petit rôle. Harrison Ford étant du même avis que lui pour l'attribution de ce rôle, se charge lui-même de le proposer à l'intéressée. C'est lors d'un dîner de charité dans le Wyoming, où ils habitent tous les deux, que Harrison Ford fait la proposition à l'actrice. À ce dîner se trouve également Bill Clinton qui apprécie l'idée d'une femme vice-présidente. C'est sur les encouragements du président que Glenn Close accepte le rôle. Bill Clinton, très enthousiaste à propos du film (qu'il verra deux fois en trois jours après sa sortie), invite une petite partie de l'équipe du film, dont le réalisateur et Harrison Ford, à bord du véritable avion présidentiel afin de faire des repérages pour la reconstitution intérieure de l'avion pour le film. Pour sa scène de discours au début du film, Harrison Ford doit apprendre un texte en russe, une langue qu'il ne connait pas malgré ses origines de Minsk. Les seules scènes qu'il partage avec Glenn Close sont des dialogues au téléphone et généralement c'est un assistant qui donne la réplique au téléphone à l'acteur, mais il fait le déplacement (tout comme Gary Oldman) pour le faire lui-même et ainsi donner une meilleure base de travail à l'actrice. C'est en contraste avec le film en lui-même, que le tournage se déroule dans une ambiance enjouée, au point que l'équipe surnomme le film « Air Force Fun ». Dans les scènes de bagarre, qu'il considère comme ses meilleures, l'acteur n'est pas doublé par un cascadeur. Dans la scène où il est pour la première fois face au terroriste joué par Gary Oldman, celui-ci lui assène un coup au visage. Harrison Ford insiste pour qu'il ne simule pas le coup porté. Le lendemain de cette scène, qui a nécessité 13 prises (donc 13 coups au visage), Harrison Ford arrive sur le plateau avec le visage marqué, obligeant Wolfgang Petersen à le filmer d'un angle permettant de cacher les séquelles. Le film met en scène le président des États-Unis, ancien soldat de la guerre du Viêt Nam et distingué par la Médaille d'Honneur, faisant face à un commando terroriste Russe qui détourne Air Force One. Habituellement, dans les thrillers ou les films d'action, le Président est le personnage protégé mais dans Air Force One il se change en « homme d'action », ce qui donne un aspect pro-américain au film. Après un tournage de 75 jours, le film sort lors de la période estivale et profite de son statut de blockbuster pour rencontrer un gros succès sur le sol américain.

L'été 1998 voit le retour de l'acteur dans une comédie avec 6 jours, 7 nuits d'Ivan Reitman où il interprète un pilote d'avion bougon. Son film suivant, L'Ombre d'un soupçon de Sydney Pollack, est un échec cuisant. Il interprète un sergent de police qui enquête sur les circonstances de la mort de sa femme lors d'un crash aérien et découvre qu'elle était accompagnée d'un homme. Son enquête le mène jusqu'à l'épouse de ce dernier (jouée par Kristin Scott Thomas) avec qui une relation forte et particulière s'installe.

En 1999 sort le dernier film de Stanley Kubrick, Eyes Wide Shut. Le réalisateur pense à Harrison Ford pour jouer le personnage principal. C'est finalement Tom Cruise qui décroche le rôle du docteur Harford, nom qui est un mixte de Hertford (ville où Kubrick vit) et de Harrison Ford.

Harrison Ford est choisi par Robert Zemeckis pour jouer dans son prochain film. Le concept très différent des autres films auxquels il a pu participer l'attire, ainsi que le soin apporté à la construction du scénario et l'originalité de son personnage. Apparences sort sur les écrans en 2000 et la vedette dévoile une nouvelle facette de son jeu d'acteur en incarnant l'un de ses rares rôles de « méchants », loin du héros des films d'actions habituels pour lui. Il joue le rôle de Norman Spencer et sa femme est interprétée par Michelle Pfeiffer ; celle-ci est prise de visions qui compromettent la tranquillité du couple. Ce thriller fantastique, qui est un hommage au cinéma d'Alfred Hitchcock, rencontre un très grand succès et permet à Harrison Ford de retrouver les sommets du box-office.

Durant cette même période il refuse plusieurs rôles dans des films à succès tel que Traffic, En pleine tempête ou encore The Patriot, le chemin de la liberté. Pour ce dernier, son choix est motivé par la violence montrée et notamment un infanticide.

Il faut attendre deux années avant de le revoir sur le grand écran. K-19 : Le piège des profondeurs sort en 2002 réalisé par Kathryn Bigelow. Pour ce film, en plus d'être l'interprète principal, il s'essaie en tant que producteur délégué et prend sa fonction très à cœur en s'impliquant dans le développement de l'histoire et tous les autres aspects de la production. Le film, qui relate un fait historique durant la guerre froide, lui offre l'un de ses meilleurs rôles. Il joue un commandant de sous-marin nucléaire russe, le K-19, dont la prise de fonction semble contestable. La place de commandant qu'il prend au capitaine Mikhail Polenin (Liam Neeson), qui lui se retrouve second, font de lui un personnage antipathique. L'attitude de son personnage contraste avec celle de son acolyte qui est plus proche de ses hommes. Puis il se retrouve confronté au regard de son équipage suite à une fuite de réacteur. Mais cette antipathie se transforme en héroïsme du fait de la tournure des évènements. Le film, malgré le grand soin apporté à la production, est le plus gros échec de Harrison Ford depuis qu'il est en haut de l'affiche.

Harrison Ford est ensuite pressenti pour interpréter le rôle de Bob Barnes dans Syriana (finalement joué par George Clooney, qui remporte un Oscar pour ce rôle), mais il refuse. Une décision qu'il regrette après coup. Suivent deux autres désillusions pour l'acteur. D'abord avec Hollywood Homicide qui réussit l'exploit d'engendrer encore moins d'argent que K-19, puis avec Firewall qui obtient un accueil mitigé. C'est finalement avec Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, que Harrison Ford retrouve le sommet du box-office.

Son prochain film, Crossing Over, devrait sortir en 2009. Il y partagera la vedette avec Ray Liotta et Ashley Judd.

Le métier d'acteur est d'après lui rien de plus qu'un « boulot » et qu'il n'a pas vocation à rendre le spectateur heureux mais plutôt à l'aider à devenir plus altruiste. Contrairement à ses débuts où il reproche aux producteurs de ne pas le laisser assez s'exprimer, il se qualifie de « serviteur de l'histoire » et qu'il interprète ce qu'on lui dit. Il ne se considère pas comme une star mais comme quelqu'un qui a eu beaucoup de chance en début de carrière et encore plus pour être toujours en haut de l'affiche, ce qui n'est pas l'avis du réalisateur Mike Nichols qui le considère comme la « Ferrari des acteurs ».

Le rôle dans Star Wars permet à Harrison Ford d'accéder au devant de la scène. Pour ce film, la critique est enthousiaste pour son interprétation rafraîchissante de Han Solo qui mêle sarcasme et humour. Pour certains, il réussit à rendre son personnage comme le plus cohérent du film. Le choix de ses films fait l'unanimité, car malgré des scénarii ou des interprétations loin d'être innovantes, il semble comprendre ce que le public recherche au cinéma. Son faible nombre de nominations aux Oscars reflète cette tendance à privilégier le spectacle plutôt qu'une grande performance d'acteur. Après Indiana Jones, les journalistes spécialisés commencent à douter de ses capacités à jouer autre chose qu'un héros digne des bandes dessinées, mais il réussit à sortir de cette image stéréotypée avec Witness, qui lui vaut d'ailleurs sa seule nomination aux Oscars. Dans Mosquito Coast, il confirme cette nouvelle trajectoire prise dans sa carrière avec une prestation « géniale ». Après des interprétations « bouleversantes » dans À propos d'Henry et Présumé innocent, son rôle de prisonnier en cavale dans Le Fugitif conquiert tout le monde. Sa prestation d'un homme ordinaire traqué sans relâche est qualifiée de « formidable » tant ses expressions émotionnelles et physionomiques sont justes. Les années passent et l'accumulation des rôles de « good guy » sans peur et sans reproche semble le décrédibiliser. Il s'essaye à la comédie avec 6 jours, 7 nuits mais son rôle d'aventurier bougon ne convient plus à une personne de son âge (56 ans au moment du film). Son changement de registre pour Apparences est salvateur. Il est très convaincant en « méchant ». Son rôle dans Firewall est moyennement accueilli. Son jeu est juste mais le personnage vieillissant au cœur d'un film d'action donne l'impression amère de déjà-vu. Avant la première de Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal au festival de Cannes, la critique est plutôt enthousiaste de retrouver sur le grand écran l'aventurier, surtout ceux qui ont grandit avec lui. La performance de Harrison Ford en vieux baroudeur n'est pas remise en cause à l'inverse du film qui est parfois « accusé » de suffisance par rapport aux anciens opus,,.

Sauf mention contraire, la filmographie est établie en fonction de ses apparitions aux génériques des films.

Les films dans lesquels Harrison Ford tient un rôle majeur ont engendré plus de trois milliards de dollars. Onze de ces films ont dépassé la barre des 100 millions de dollars. Les films qui l'ont mené au sommet du box-office sont principalement issus de sa collaboration avec George Lucas. La Guerre des étoiles et la saga Indiana Jones cumulent à eux seul près de deux milliards de dollars. Blade Runner, aujourd'hui considéré comme culte, est déficitaire.

Avant le dernier volet d'Indiana Jones, Harrison Ford reste sur quatre échecs. L'Ombre d'un soupçon, K-19 : Le piège des profondeurs, Hollywood Homicide et Firewall n'ont pas réussi à attirer les spectateurs et n'ont pas pu mettre à profit les investissements mis en œuvre à leur production. Les trois premiers cités finissant déficitaires, tout comme l'ont été Sabrina et Ennemis rapprochés.

Harrison Ford occupe la quatrième place du classement des acteurs les plus prolifique du box-office américain. Il est devancé par Frank Welker, Samuel L. Jackson et Tom Hanks.

Les films de l'acteur ont cumulés plus de 58 millions de spectateurs dans l'Hexagone. Quinze de ces films ont atteint plus de 1 million d'entrées et sept ont dépassés les 4 millions de billets vendus. Son plus gros succès est La Guerre des étoiles, suivi de près par Les Aventuriers de l'arche perdue et Indiana Jones et la Dernière Croisade. Ces trois films culminent à plus de 6 millions d'entrées.

Certains films qui n'ont pas tellement séduit aux États-Unis ont eu plus de succès en France, comme Blade Runner ou Frantic. Comme aux États-Unis, Harrison Ford doit attendre Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal pour retrouver le succès qui lui échappe depuis Apparences.

Harrison Ford épouse Mary Marquardt le 18 juin 1964. Ensemble, ils ont deux garçons : Benjamin, né le 22 septembre 1967 et Willard, né le 14 mai 1969. Ils divorcent en 1979. Aujourd'hui atteinte de sclérose en plaques, Mary est soutenu psychologiquement et financièrement par l'acteur. Ainsi, il lui achète une maison et prend en charge son traitement et tous les frais médicaux qui lui sont nécessaires.

Le 14 mars 1983, il épouse la scénariste Melissa Mathison avec laquelle il a un fils, Malcolm, né le 10 mars 1987, et une fille, Georgia, née le 30 juin 1990. Ils divorcent après plus de 20 ans de mariage, le 6 janvier 2004. Ce divorce est l'un des plus coûteux d'Hollywood.

Harrison Ford vit actuellement avec l'actrice Calista Flockhart qui est maman d'un garçon prénommé Liam, qu'elle a adopté le 1er janvier 2001.

Dès son adolescence, Harrison Ford côtoie la nature de près en assistant de temps à autres un garde forestier. En achetant son ranch de Jackson, dans le Wyoming, il prend vraiment conscience de l'importance de préserver notre planète. Il cède ainsi près de la moitié de ses terres au Jackson Hole Land Trust à des fins de conservation de la nature.

Harrison Ford siège au conseil d'administration de la Conservation International depuis 1991, et il est l'un des « gardiens volants » de la Riverkeeper, une organisation dont le but est d'identifier et poursuivre en justice les pollueurs du fleuve Hudson. En 2003, il reçoit le « Prix Lindbergh » pour ses patrouilles en hélicoptère au dessus du fleuve.

Le 6 octobre 2006, il est honoré du « Jules Verne Spirit of Nature Award » remis par l'association Jules Verne Aventures, pour son engagement pour la protection de notre planète.

En avril 2008, dans un spot publicitaire, il s'épile le torse avec de la cire, pour dénoncer symboliquement la déforestation des forêts tropicales,. Ce geste attire l'attention et permet de mettre en lumière un point critique de la déforestation.

Son action écologique est aussi récompensée par diverses distinctions, dont le « Prix mondial du citoyen écologique » de la Faculté de médecine de Harvard ou le « Prix mondial d’écologie » du Centre international pour l’écologie tropicale, mais la récompense la plus insolite reste le baptême d'une fourmi native du Honduras et de Belize, sous le nom de « Pheidole harrisonfordi »,.

Comme ses parents, Harrison Ford est un démocrate de longue date. En 2003, il condamne publiquement la Guerre d'Irak et appelle à un changement de gouvernement aux États-Unis. Il accuse Hollywood de produire trop de films violents. Il est également pour un plus grand contrôle des armes à feu dans le pays.

L'acteur s'oppose à la réélection du gouverneur de Californie, Gray Davis mais avertit que le remplacer par Arnold Schwarzenegger serait une erreur.

En 2007 pour Thanksgiving, lui et Calista Flockhart se joignent à Kirk Douglas pour servir des repas chauds aux sans-abris de Los Angeles. Cette action permet de ne pas faire oublier que Los Angeles est la ville qui compte le plus de sans-abris aux États-Unis.

Depuis des années, Harrison Ford soutient également la cause des Tibétains et de son chef spirituel, le Dalaï-lama. Le 7 septembre 1995, il intervient au Congrès pour témoigner de son expérience du Tibet. En 2007, il matérialise de nouveau ce soutien en étant le narrateur du documentaire Dalai Lama Renaissance. Ce film témoigne de la rencontre du Dalaï-lama avec des « penseurs » occidentaux à Dharamsala qui abordent ensemble les questions de savoir comment changer le monde et comment résoudre ses problèmes.

Après avoir joué l'archéologue au cinéma, Harrison Ford soutient désormais le travail des archéologues professionnels. Depuis 2008, il siège au conseil d'administration de l'institut archéologique américain (AIA) en tant qu'administrateur général. Sa nomination est dûe, d'après le président de l'AIA, « à son rôle significatif qui a stimulé l'intérêt du public pour les explorations archéologiques ». Suite à son intégration à l'organisation, l'acteur déclare que « la connaissance est pouvoir et que comprendre le passé nous aide a faire le présent et le futur ».

Cependant, cette nomination fait polémique au sein de la profession. Oscar Muscarella, ancien curateur du Metropolitan Museum of Art et pourfendeur du trafic d'antiquités, estime que l'image d'Indiana Jones et donc de Harrison Ford est l'inverse de ce qu'est un vrai archéologue. En faisant référence à l'intervention du président de l'AIA, il déclare qu'« Indiana Jones est l'antithèse de l'archéologue. Il a en fait joué un rôle en stimulant les destructeurs de sites et les pilleurs qui approvisionnent les musées en antiquités ».

Le rôle de l'acteur est d'aider l'organisation, via sa popularité, à sensibiliser l'opinion publique aux problèmes posés par le pillage et le trafic d'antiquités.

Harrison Ford commence à prendre des cours de pilotage dans les années 1960. Il vole sur un biplan TriPacer, mais le prix de 11 $ de l'heure est trop élevé pour qu'il puisse continuer l'apprentissage. Son intérêt pour le pilotage renaît au milieu des années 1990 quand il achète un Gulfstream II. Il demande alors à un pilote expérimenté, Terry Bender, de lui donner de nouvelles leçons de pilotage. Les leçons commencent sur un Cessna 182, pour ensuite passer sur un Cessna 206. Il obtient finalement son brevet de pilotage en 1996 et étend, par la suite, sa pratique au pilotage d'hydravions et d'hélicoptères.

Dans le cadre de sa participation avec les autorités locales pour des interventions d'urgence, il secourt un randonneur isolé pris de déshydratation. Il assiste également le service de secours du Comté de Teton pour d'autres sauvetages en montagne.

Le 23 octobre 1999, Harrison Ford est victime d'un crash en hélicoptère lors d'un vol d'entraînement de routine au dessus du Lac Piru, près de Santa Clarita en Californie. Lors d'une tentative d'autorotation, il perd de l'altitude et percute violemment le sol. Ni lui, ni son instructeur ne sont gravement blessés. Quand, lors de son émission de télévision, James Lipton demande à Harrison Ford ce qu'il s'est passé, celui-ci répond simplement : « Je l'ai cassé ».

En mars 2004, Harrison Ford devient le président des Young Eagles, un programme de l'Experimental Aircraft Association (EAA) qui consiste à initier les enfants à l'aviation. Il est invité par le vice-président de la EAA à remplacer Chuck Yeager, parti à la retraite. Harrison Ford a, depuis sa première participation au programme en 2001, volé avec plus de 250 enfants.

C'est sur le tournage de 6 jours, 7 nuits qu'il essaye le « Beaver » pour la première fois. Suite à ça, il en achète un et le restaure.

Sauf mention contraire, les sources sont en français.

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James Bond

Pays dans lesquels s'est rendu James Bond au cours de ses films.

James Bond, également connu par son matricule 007, est un personnage de fiction créé en 1953 par l'écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming dans le roman Espions faites vos jeux (Casino Royale).

Espion des services secrets britanniques et grand séducteur, James Bond est rapidement devenu un personnage célèbre et apprécié du public. Après la mort de Fleming en 1964, les aventures de Bond furent successivement écrites par Kingsley Amis (sous le nom de Robert Markham), John Gardner et Raymond Benson. De plus, John Pearson a écrit une biographie imaginaire de James Bond et, comme John Gardner et Raymond Benson, Christopher Wood a rédigé les novélisations de ses propres scénarios de films de James Bond.

Depuis 1962, James Bond a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques. Quoique déjà reconnu du temps des romans de Fleming, c'est la longue série de films d'EON Productions qui en a fait un authentique mythe contemporain. Avec plus de vingt films en plus de quarante ans, celle-ci constitue l'une des plus longues sagas cinématographiques. Quelques productions indépendantes mais officielles mettant en scène James Bond furent aussi tournées.

L'agent secret a également été décliné en bande dessinée, en jeu vidéo, en jeu de rôle et en jouets.

Depuis 2005, Charlie Higson rédige une série de livres sur la jeunesse de James Bond. En juillet 2007, il a été annoncé que Sebastian Faulks serait l'auteur du nouveau livre ayant James Bond pour héros : Le Diable l'emporte, prévu pour le 4 juin 2008.

Hormis dans la série La Jeunesse de James Bond, l'âge de Bond est rarement défini dans les films ou les livres. Son âge se situe approximativement au niveau de la quarantaine. Beaucoup de biographes de Ian Fleming s'accordent à dire que celui-ci n'avait jamais pensé écrire autant d'aventures de James Bond et qu'il a dû « bricoler » la vie de Bond et changer les dates pour s'assurer qu'il possédait l'âge approprié pour le service. Les acteurs qui ont incarné Bond à l'écran avaient des âges variés : George Lazenby n'avait que 29 ans dans Au service secret de Sa Majesté, tandis que Roger Moore avait 57 ans dans Dangereusement vôtre, son dernier James Bond.

Dans sa biographie fictive sur l'agent secret, John Pearson donne à Bond la date de naissance du 11 novembre 1920, mais Fleming n'a jamais laissé entendre cela dans ses livres. Par contre, le roman On ne vit que deux fois fournit deux indices indiquant que l'année de naissance serait 1924. Dans l'histoire, pensant que celui-ci est mort, M écrit sa nécrologie où il indique que Bond a quitté l'école à 17 ans pour rejoindre le Ministère de la Défense en 1941 en se donnant 19 ans. Si Bond avait 17 ans en 1941, alors il serait né en 1924. De plus, Tiger Tanaka, le chef des services secrets japonais, dit que Bond est né l'année du Rat ce qui soutient l'année 1924. Cependant, dans Moonraker, Fleming écrit que l'âge de Bond est de 37 ans, ce qui signifierait probablement qu'il est né en 1918, lui en donnant 34 dans Casino Royale.

Plus complexe, John Griswold dans son livre autorisé Ian Fleming's James Bond: Annotations and Chronologies lui donne la date de naissance du 11 novembre 1921. Griswold note que l'entrée de Bond au Ministère de la Défense est à l'origine daté dans le manuscrit de Fleming à 1939 et plus tard retardé à 1941. Griswold s'est un moment disputé pour que Bond ait rejoint l'Amirauté en 1939 (la même année que pour Fleming) et que 1941 soit l'année repère de son recrutement dans une organisation plus tard rattaché au Ministère de la Défense par Fleming. Griswold pense qu'un tas de détails dans la chronologie de Bond prennent plus de sens avec l'année originale de 1939. Par exemple, ses parents étant morts quand il avait 11 ans, Bond avait donc 11 ans du premier janvier au 10 novembre 1933 si l'on admet qu'il est né en 1921. Dans Casino Royale, 1933 est mentionné comme l'année où Bond a « acheté » sa première Bentley. Puisque toutes les années de naissance envisagées font que Bond était trop jeune pour acheter sa Bentley, un scénario plus probable serait qu'il en aurait hérité au décès de son père.

Griswold présenta son idée à Ian Fleming Publications en février 2003. La compagnie s'inspira de cette version pour la série La Jeunesse de James Bond où Bond est un adolescent des années 1930 dont l'auteur Charlie Higson indique qu'il est né en 1920. Dans cette série, la Bentley en question est achetée par Bond en décembre 1933 dans Poker fatal avec l'argent récolté en aidant quelqu'un à gagner à la roulette. Auparavant, Bond avait hérité d'une Bamford & Martin Sidevalve Short Chassis Tourer vers Pâques 1933 de son oncle Max.

Tout comme son année de naissance, son lieu de naissance est aussi source de débat. Selon John Pearson, Bond est né à Wattenscheid, une petite ville près d'Essen en Allemagne. Charlie Higson, dans Opération Silverfin, déclare que Bond est né en Suisse.

James Bond est le fils d'un Écossais, Sir Andrew Bond of Glencoe, et de Monique Delacroix, une Suissesse du canton de Vaud. Leurs nationalités sont établies dans Au service secret de Sa Majesté. Fleming a accentué le côté écossais de Bond après avoir apprécié le portrait à l'écran de James Bond par l'acteur écossais Sean Connery, tandis que le nom de la mère de Bond s'inspire d'une fiancée suisse de Fleming. Une aventure prévue, mais jamais écrite, de James Bond aurait présenté la mère de Bond comme Écossaise. Selon l'héraldiste Griffon Or, du Collège of Arms, dans Au service secret de Sa Majesté, la famille paternelle remonterait à Norman Le Bond en 1180 dont la devise est Orbis non sufficit (du latin : « Le monde ne suffit pas »), ce qui corrige un peu les origines populaires du patronyme qui signifierait : fermier, paysan, manant.

Bond passe une bonne partie de ses jeunes années à l'étranger, ce qui lui permet de maîtriser parfaitement l'allemand et le français, grâce au travail de son père comme représentant à l'étranger de la firme britannique d'équipement militaire Vickers. À onze ans, Bond perd ses deux parents dans un accident d'alpinisme dans le massif des Aiguilles Rouges près de Chamonix-Mont-Blanc.

Après la mort de ses parents, il part vivre en Angleterre à Pett Bottom dans le Kent chez sa tante Charmian Bond qui achève son éducation. Il entre au Eton College aux alentours de l'âge de 12 ans qu'il quitte au bout de deux semestres à cause de son comportement « présumé » avec une domestique. Dans l'une des nouvelles de Bons baisers de Paris, il raconte cependant avoir perdu sa virginité lors de sa première visite à Paris à l'âge de 16 ans.

Bond quitte Eton pour le collège de Fettes à Édimbourg en Écosse, l'ancienne école de son père où il se fait remarquer pour une aptitude à tous les sports, en particulier la boxe (poids léger). Selon John Pearson et une allusion de Fleming dans Bons baisers de Russie, Bond a aussi étudié un temps à l'université de Genève. À l'exception de Fettes, la présence de Bond dans ces écoles s'établit de façon parallèle à la propre vie de Fleming. Le film On ne vit que deux fois affirme qu'il est diplômé de langues orientales à l'université de Cambridge. À un certain moment, il étudie aussi à l'Université d'Oxford pour apprendre le danois comme il est dit dans le film Demain ne meurt jamais. Bond peut parler plusieurs langues, notamment l'allemand, le français, le russe et le japonais. À plusieurs reprises, il existe des contradictions dans les films et les romans sur les langues qu'il dit connaître.

En 1941, Bond ment sur son âge pour pouvoir entrer dans la Royal Naval Reserve pendant la Seconde Guerre mondiale, d'où il sort avec le grade de commander. Bond conserve son rang alors qu'il est employé dans les services secrets britanniques. Il est promu capitaine dans Gagner, perdre ou mourir de John Gardner mais est redevenu commander depuis les romans de Raymond Benson. Il est aussi devenu membre de la Royal Naval Volunteer Supplementary Reserve (RNVSR) constituée d'officiers avec une grande expérience du terrain.

L'époque où James Bond est devenu un agent 00 n'est jamais explicitement située jusqu'à Casino Royale où sa mise en service est éclairée, bien que des références dans James Bond contre Dr. No laissent suggérer l'année 1952. Selon Fleming, après avoir joint le RNVSR, Bond aurait voyagé en Amérique, à Hong Kong et en Jamaïque. C'est à ce moment-là que Bond aurait rejoint une autre organisation comme le SOE, la branche 00 du Secret Intelligence Service ou même devenu commando dans le 30th Assault Unit.

Bond a gagné ses galons dans la section 00 en accomplissant deux missions énumérées dans Casino Royale. La première est l'assassinat de l'expert en chiffrement japonais au 36e étage du RCA Building du Rockefeller Center à New York. La seconde est l'assassinat d'un agent double norvégien, qui avait trahi deux agents britanniques, à Stockholm en le poignardant dans son lit.

Selon Bond, obtenir le numéro 00 n'est pas si dur tant que l'on est préparé à tuer ; Pearson suggère que Bond a tué pour la première fois alors qu'il était adolescent. Dans les films et les livres, l'attitude de Bond envers son travail est la même : il n'aime pas tuer et se protège par des blagues désinvoltes et des remarques impertinentes ce qui est souvent mal interprété comme une marque de sang-froid. Dans les films, Bond n'a jamais montré de malaise dans le fait de donner la mort jusqu'à GoldenEye où il semble troublé par la brutalité de son travail tandis qu'il admet dans Le Monde ne suffit pas que le meurtre de sang-froid est un sale boulot.

Néanmoins, Bond n'hésite pas à tuer lorsqu'il y est contraint, et commet dans les films des actes qui pourraient être considérés comme des meurtres en d'autres circonstances (par exemple en tuant des ennemis désarmés par vengeance) ou des assassinats politiques. Le James Bond littéraire reste réservé sur son permis de tuer, désobéissant parfois aux ordres en évitant de tuer s'il pense que la mission peut être accomplie d'une autre façon. Bond a aussi un profond dégoût pour ceux qui tuent des personnes sans défense, en particulier si la victime est une femme. Il lui arrive d'abandonner ses vœux envers la nation pour venger la mort d'innocents, comme il l'a fait pour Felix Leiter et sa femme assassinée dans le film Permis de tuer.

Dans les livres et les films, Bond a une attitude cavalière face à sa propre mort : lorsqu'il est capturé, il accepte son sort et espère que le MI6 reniera son existence dans une telle situation. Il montre à plusieurs reprises qu'il sait parfaitement résister à la torture (notamment dans Casino Royale, Le monde ne suffit pas et Meurs un autre jour) sans jamais divulguer une seule information à ses tortionnaires.

Quand il n'est pas en mission, Bond habite à Kings Road dans le quartier de Chelsea à Londres. Son appartement est entretenu par une vieille gouvernante écossaise nommé May, qui est très loyale et très maternelle envers 007. Selon La Jeunesse de James Bond, May travaillait auparavant pour la tante de Bond. Bond n'a presque jamais amené de femme chez lui, cela n'arrive qu'une fois dans les romans, entre Les Diamants sont éternels et Bons baisers de Russie, lorsqu'il vit temporairement avec Tiffany Case et une fois dans les films, dans Vivre et laisser mourir, M et Moneypenny viennent voir Bond à son appartement, ce qui l'oblige à cacher sa conquête du moment dans sa penderie. Selon les livres de Pearson et une allusion dans Bons baisers de Russie, Tiffany s'est souvent disputé avec May et est finalement partie. Dans son appartement, Bond possède deux téléphones : un pour les appels personnels et un téléphone rouge en ligne directe avec les services secrets dont il est dit qu'il sonne toujours aux moments inopportuns.

Avec les femmes, Bond connaît de nombreuses conquêtes mais il s'agit pour la quasi-totalité d'amourette ou d'aventures d'une nuit. Il sort littéralement avec toutes les filles qu'il rencontre, et les abandonne dès qu'elles deviennent un inconvénient. Si son charme chauvin répulse certaines femmes au premier abord, il finit tout de même par leur faire de l'effet comme Holly Goodhead dans Moonraker ou Wai Lin dans Demain ne meurt jamais. Dans les films plus récents, son attitude envers les femmes est plus douce, il respecte le nouveau M qui est une femme (et son supérieur), et quelques femmes comme Elektra King et Paris Carver ont un peu réussi à modifier son attitude.

Dans le film et le livre Au service secret de Sa Majesté, James Bond tombe pourtant amoureux et va jusqu'à se marier mais son épouse, Teresa « Tracy » di Vicenzo, est tuée le jour de leurs noces par son ennemi juré, Ernst Stavro Blofeld ; ce drame le suit plusieurs années. Dans les livres, Bond a sa revanche dans le roman suivant, On ne vit que deux fois, quand par chance il retrouve Blofeld au Japon tandis que le Bond des films attrape Blofeld dans Les diamants sont éternels avec un résultat ambigu. Plus tard, dans le prégénérique de Rien que pour vos yeux, Bond élimine ce qui semble être Blofeld.

Dans le livre On ne vit que deux fois, Bond a un enfant de Kissy Suzuki, bien qu'il n'apprenne jamais son existence dans les livres de Fleming. Dans le livre de Pearson, l'enfant s'appelle James Suzuki. Bond est clairement au courant de son existence dans la nouvelle Le Spectre du passé de Raymond Benson où son enfant lui demande de venir à New York pour une urgence avant d'être tué par Irma Bunt. Le statut officiel de l'histoire est souvent contesté car il s'agit d'une nouvelle rédigée hors de la chronologie de toutes les autres continuations, les propres romans de Benson compris.

Bond est un fin gourmet qui donne des instructions méticuleuses sur la préparation de ses repas et de ses boissons. Son repas préféré est le petit-déjeuner et il adore les œufs à la coque de sa gouvernante May. La recette de ce plat, surnommé les œufs brouillés « à la James Bond », est écrite dans la nouvelle 007 in New York. Il adore le caviar mêlé à du jaune d'œuf, les soles meunières, les crabes noirs, le gratin de queues de langoustes, les quenelles de brochet et la viande tendre qui se coupe à la fourchette. Pour son « quatre heures », il commande souvent du foie gras.

Bond possède une connaissance impressionnante des alcools. Il apprécie les vins, notamment le Rothschild 47 et le Piesporter Goldtropfchen 53. Il est aussi un grand amateur de champagne comme le Taittinger, le Bollinger et le Dom Perignon. Bond commande toujours une « vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuillère » (shaken, not stirred). Dans le roman Moonraker, il boit sa vodka d'un seul coup, servie avec une pincée de poivre noir ; une habitude prise lorsqu'il travaillait dans la région baltique. Il explique que ce n'est pas pour le goût mais parce que cela entraîne les impuretés dans les vodkas bon marché au fond du verre. En Floride, il préfère déguster un double Old Grandal sec. Il aime aussi le martini Gin et le bourbon. Au cours de ses aventures, Bond aurait consommé 317 boissons, dont 101 whisky, 35 sakés, 30 coupes de champagne et seulement 19 vodka-martinis soit une moyenne d'une boisson toute les sept pages.

Dans les romans de Fleming, Bond est un gros fumeur. En moyenne, il fume quotidiennement une soixantaine de cigarettes, bien que dans certains livres, il essaie de freiner sa consommation afin de pouvoir accomplir certaines exercices physiques comme nager sous l'eau. Il est aussi forcé de réduire son nombre de cigarettes après avoir été envoyé dans un centre de remise en forme par son supérieur dans Opération Tonnerre. Les cigarettes favorites de Bond sont les Morland Specials fabriqués avec un tabac macédonien et avec un contenu plus élevé que la moyenne en goudron de Morlands of Grosvenor Street. La cigarette elle-même porte trois bandes dorées sur le filtre, tout comme le rang de commander de Bond. À partir des romans de John Gardner, Bond passe à des cigarettes avec un taux allégé en goudron issu de Morlands et plus tard de H. Simmons of Burlington Arcade. Dans les films, Bond fume par intervalle selon les humeurs de la société. Dans les films avec Connery, Lazenby et Dalton, Bond est un fumeur alors que les James Bond de Moore et de Brosnan ne fument jamais de cigarettes, bien qu'ils fument occasionnellement le cigare. Dans Demain ne meurt jamais, Brosnan fait la remarque à un Russe qui fume que c'est une mauvaise habitude. La dernière fois que Bond est vu en train de fumer une cigarette à l'écran remonte à 1989 dans Permis de tuer, jusqu'à 2002 dans Meurs un autre jour où il se rend à Cuba et qu'il fume des delectados.

Malgré le penchant de Bond à vivre dans le luxe, son salaire est établi à 4 200 USD par an dans le roman Goldfinger (1959), soit 28 719,18 USD en 2008.

Le film Casino Royale de 2006 est une réinitialisation de la franchise qui raconte la première mission de Bond en tant qu'agent 00. Le site officiel du film donne une biographie détaillée de Bond parallèle à la backstory du personnage de Ian Fleming. Bond est né le 13 avril 1968 (13 avril étant le jour où Casino Royale fut publié en 1953 et 1968 l'année de naissance de Daniel Craig). Ses parents, Andrew et Monique Bond, meurent dans un accident d'escalade, après quoi il fut élevé par sa tante Charmain dans le Kent en Angleterre.

Comme le personnage original, Bond est viré du Eton College et rejoint le collège Fettes où son père a étudié. Il suit des cours à l'université de Genève durant son passage à Fettes par le biais d'un programme d'échange étudiant. Après Fettes, il rejoint la Royal Navy et entre au Britannia Royal Naval College à l'âge de 17 ans.

Le service militaire de Bond est mieux documenté : il rejoint le Special Boat Service de la Royal Navy, où il obtient le rang de Commander, puis il est placé dans le 030 Special Forces Unit. Bond sert secrètement en Irak, Somalie, Iran, Libye et activement en Bosnie. Il est ensuite recruté par le RNR Defense Intelligence Group. Bond suit un parcours spécialisé dans les universités de Cambridge et d'Oxford à ce moment-là, décrochant un diplôme de langues orientales à Cambridge. Lorsqu'il rejoint le MI6, Bond est noté comme parlant couramment l'anglais, le français, l'allemand et l'italien, et pouvant aussi parler le grec, l'espagnol, le chinois et le japonais. Au cours de sa formation, il reçoit des notes exceptionnelles en endurance physique, en logique et en Psychological Ops exercises. De 17 à 31 ans, il sert la Royal Navy, rejoint le MI6 à 32 ans et est promu agent 00 à 38 ans en 2006.

Dans son concept de Wold Newton, l'écrivain Philip José Farmer suggère que Bond appartient à cette famille d'êtres exceptionnels aux côtés de Tarzan, de Sherlock Holmes, de Doc Savage et d'autres héros fictifs. Il existe aussi certaines théories qui veulent recouper Bond avec d'autres personnages de fiction, en suggérant que Bond est un Time Lord, comme dans Doctor Who.

Plus controversé, le réalisateur de Meurs un autre jour Lee Tamahori pense que le nom « James Bond » est un nom de code (comme 007) donné aux meilleurs agents secrets. Cette théorie est censée expliquer les différents changements d'acteurs au cours de la série et donc les changements d'âge et d'apparence de Bond. L'idée fut lancée pour que Tamahori puisse inclure un caméo de Sean Connery dans le film, et ainsi expliquer comment il était possible que Connery et Brosnan soient tous les deux dans le film en tant que Bond.

Cette théorie, tout comme le caméo avec Connery, fut rejetée par les producteurs Barbara Broccoli et Michael G. Wilson. Le seul indice supportant cette théorie est la dernière phrase de Lazenby dans le prégénérique de Au service secret de Sa Majesté après que Tracy lui échappe « Cela n'est jamais arrivé a l'autre type. » La théorie est condamnée par de nombreux admirateurs à cause de la continuité dans les films suivants lorsque la femme de Bond, Tracy, est mentionnée, notamment dans L'espion qui m'aimait où le James Bond de Roger Moore réagit émotionellement lorsque la mort de sa femme est mentionnée. Puis dans Rien que pour vos yeux où Bond se recueille devant la tombe de sa femme ; et dans Permis de tuer où Felix Leiter se refère au mariage de Bond. Plus récemment dans Le Monde ne suffit pas, lorsqu'Electra demande à Bond s'il n'a jamais perdu quelqu'un qu'il aimait, Bond ne répond pas et change immédiatement de sujet. De plus, de temps en temps, Bond est vu avec des gadgets et des armes issus de films précédents dont il se souvient clairement.

L'idée que James Bond ne soit qu'un nom de code pour plusieurs agents est présente également dans le film parodique Casino Royale de 1967 où le James Bond initial est un vieux gentleman (interprété par David Niven) qui admoneste M de donner son matricule et son nom à un jeune agent impétueux dont la description ressemble au Bond de Sean Connery. Plus tard dans le film, six autres agents du MI6 reçoivent le nom de « James Bond 007 », dont Vesper Lynd et Evelyn Tremble.

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (« double-zéro 7 ») : le premier zéro signifiant qu'il a l'autorisation de tuer, le second qu'il l'a « déjà » fait. Bond est commander dans la marine britannique, c'est-à-dire capitaine de frégate, mal traduit dans la version française des films par « commandeur » ; il fait partie des troupes de la Royal Naval Reserve. Il est décoré de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges.

À l'écran, il est connu pour se présenter par la phrase « Mon nom est Bond, James Bond » dès qu'il en a l'occasion, une réplique devenue culte, et pour commander sa vodka-martini « au shaker, pas à la cuillère. » Il est généralement vêtu d'un smoking (l'habit qui le caractérise par excellence), et porte souvent une montre-bracelet.

Tout au long des livres, la description physique de Bond reste assez cohérente : une carrure mince, une cicatrice verticale sur sa joue droite (absente des films), des yeux bleu-gris, des cheveux noirs et courts, une mèche tombante sur le front, et, après le livre Casino Royale, la cicatrice de la lettre cyrillique Ш (SH pour Shpion : espion en russe) sur le dos de l'une de ses mains tracée par un agent du SMERSH. Dans le livre Bons baisers de Russie, il est écrit que Bond mesure 1 mètre 83 et pèse 76 kg.

Bond est dépeint comme quelqu'un de très intelligent. Dans Goldfinger, il calcule de tête combien de camions seront nécessaires pour transporter tout l'or de Fort Knox, et combien de temps l'or serait radioactif si la bombe d'Auric Goldfinger explosait. Dans Casino Royale, il montre son aptitude à calculer les probabilités de draws d'un jeu de carte dans un tournoi de poker. Dans les films, le « génie » de Bond est d'ailleurs devenu un running gag durant la période Roger Moore, la blague disparut lorsqu'il fut remplacé par Timothy Dalton.

James Bond est le type même de l'homme qui côtoie la mort à tous les jours. S'il lui est permis de tuer, il est, lui aussi, l'objet constant de haines assassines. Ian Fleming voyait en Bond un homme quelquefois tourmenté. Ce n'est guère le cas dans la série de films tournés par Sean Connery et Roger Moore. Timothy Dalton essaiera de redonner une image plus fidèle au modèle de Fleming. Sa réussite artistique fut indéniable, mais cette image de Bond ne fut pas populaire au cinéma, et on passa vite à un autre acteur, en l'occurrence Pierce Brosnan.

James Bond est condamné à vivre au quotidien. Il ne regarde pas l'avenir (à l'exception de l'épisode de son mariage dans Au service secret de Sa Majesté), mais souffre du passé. Jamais le James Bond du cinéma ne montre de crainte de la mort, à une seule exception près : on ne l'entendra crier « Au secours ! » (« Help ! ») que dans la version originale d'Opération Tonnerre (cri traduit par « Eh ! » dans la version française).

Tout plaisir lui tombant sous la main fait l'objet de convoitise : il ne recule devant aucun bon repas, aucun alcool de qualité, et surtout, aucune belle femme. Le sens moral de Bond défie toutes les théories du bien. On comprendra que sa justification se trouve dans son risque routinier de mourir. Pourtant, James Bond peut se mettre en colère ; il y a des choses qui sont « mal » même pour lui, et on observera ce trait de caractère depuis le premier jusqu'au tout dernier film. Il s'agit d'une des rares constantes dans le personnage de Bond à travers les acteurs. Le mal se divise en deux points très simples. D'une, on ne tue pas une femme, sauf en cas de légitime défense. Et de deux, on ne tue pas un agent de l'Intelligence Service ou un ami de Bond (Felix Leiter). En observant la réaction de Bond, campé aussi bien par Sean Connery, Roger Moore, George Lazenby, Pierce Brosnan, Timothy Dalton ou Daniel Craig, on reconnaîtra toujours cette perte de contrôle de soi chez Bond.

Enfin, Bond est connu pour être un séducteur invétéré. La plupart des femmes qu'il rencontre finissent tôt ou tard par lui céder, qu'elles soient dans son camp ou non. Sexiste, James Bond s'attache rarement aux femmes et en change à chaque mission. Il se marie malgré tout une fois, mais son épouse Tracy est assassinée juste après la cérémonie. Il est d'ailleurs courant que ses conquêtes perdent malencontreusement la vie parce qu'elles se trouvent mêlées à son aventure, mais il n'en semble jamais très affecté. Ce détachement, qui prend un aspect souvent cynique, est attribué soit à la volonté de Bond de ne pas afficher ou révéler sa souffrance, soit à son désintérêt pour les femmes auxquelles il refuse de s'attacher (attitude renforcée après la mort de son épouse).

Bond présente une certaine maîtrise de la majorité des sports, notamment la boxe, le judo, l'escrime et le ski. De plus, il a une pratique suffisante du golf, ce qui lui donne une certaine classe. En plus de l'anglais, il parle couramment plusieurs langues, dont l'allemand, le russe, le français et le japonais.

Les supérieurs de Bond et les autres officiers du MI6 sont généralement désignés par des lettres. Les plus connus sont M, le directeur du MI6, et Q, le responsable de l'équipe qui fournit les gadgets de Bond. Si M a pu être joué par des acteurs différents au cours des films (M est une femme dans les derniers Bond), Q a pratiquement toujours été interprété par Desmond Llewelyn avant d'être remplacé à la mort de l'acteur par R (dans les films, il est expliqué que Q a pris sa retraite). Dans les romans, James Bond a deux secrétaires, Loelia Ponsonby et Mary Goodnight, dont les rôles dans les films sont transférés sur la secrétaire de M, Miss Moneypenny. Dans les films, lorsque Bond attend d'entrer dans le bureau de M, il se livre traditionnellement à un léger flirt avec Moneypenny.

Occasionnellement, Bond est amené à travailler avec son vieil ami de la CIA, Felix Leiter. Dans les films, Leiter apparaît régulièrement durant la période avec Sean Connery, seulement une fois aux côtés de Roger Moore, et dans les deux films de Timothy Dalton ; cependant, il est à chaque fois incarné par un acteur différent. Absent dans les films avec Pierce Brosnan (même s'il est remplacé par Jack Wade), Leiter revient dans Casino Royale (2006) et dans Quantum of Solace (2008).

Les conquêtes de Bond (communément appelées les James Bond girls) n'apparaissent généralement que dans un épisode. Amies ou ennemies, elles portent souvent des noms à double sens : « Pussy Galore », « Plenty O'Toole » ou « Xenia Onatopp ».

James Bond possède aussi de nombreux ennemis. Dans les premiers romans, l'ennemi est le SMERSH, organisation criminelle soviétique. Ian Fleming crée dès le début des années 1960 le SPECTRE, que l'on retrouvera par la suite d'une manière directe ou non chez les autres auteurs, tels que John Gardner ou Raymond Benson. Régulièrement, l'agent 007 aura à affronter des organisations secrètes ennemies, telles BAST et le Syndicat. Au cours des premiers films (jusqu'à Vivre et laisser mourir), l'ennemi principal de James Bond est le SPECTRE, un réseau criminel d'envergure, avec à sa tête Ernst Stavro Blofeld.

Que ce soit dans les romans ou les films, il n'existe qu'une poignée de personnages récurrents dans James Bond. Parmi les plus mémorables se trouvent Bill Tanner, René Mathis, Felix Leiter, Jack Wade, Requin, J.W. Pepper et plus récemment Charles Robinson.

Les gadgets et les véhicules tiennent une part importante dans les missions de James Bond. Ces objets s'avèrent très précieux dans la réussite de ses missions.

Les romans de Fleming et les premières adaptations à l'écran ne laissent qu'une petite place à l'équipement comme Bons baisers de Russie avec la mallette explosive. Dans James Bond 007 contre Dr. No, l'équipement de Bond est constitué d'un compteur Geiger et d'une montre-bracelet avec un côté lumineux (et radioactif). Toutefois, au début du film, le major Boothroyd - chargé des équipements techniques et principalement de l'armurerie - parvient sur la demande pressante de M à contraindre Bond d'abandonner son Beretta fétiche pour le Walther PPK. Le rôle de Boothroyd est repris dans Bons baisers de Russie par l'acteur Desmond Llewelyn que l'on reverra dans ce même rôle de conseiller technique dans les épisodes ultérieurs, mais renommé « Q ».

Les gadgets commencent à prendre cependant une place plus spectaculaire dans le film Goldfinger de 1964. Le succès du film encourage à mettre plus en avant l'équipement de l'agent secret avec la section « Q » qui équipe 007. Les gadgets de Bond peuvent s'avérer surréalistes, comme dans le film penchant vers la science fiction Moonraker (1979) ou dans Meurs un autre jour (2002) où la voiture de Bond peut devenir invisible.

Dans les films, le plus célèbre gadget avec qui Bond a été associé est certainement sa montre-bracelet qui intègre plusieurs options très sophistiquées. Plusieurs modèles ont existé, mais la plus célèbre est la Rolex Submariner, qui apparaît au cours des films avec Sean Connery. Le James Bond de Roger Moore préfère les montres à quartz Seiko tandis que celui de Pierce Brosnan et de Daniel Craig porte une Omega.

Dans les romans, Bond accorde une extrême attention à sa Bentley de 1939. Souvent endommagée, il dépense une fortune pour la remettre en état. À l'écran, la première voiture de Bond est effectivement une Bentley dans James Bond 007 contre Dr. No, mais la plus célèbre voiture de James Bond reste l'Aston Martin DB5 grise visible dans le film Goldfinger qui est la première voiture équipée d'une série de gadgets. Par la suite, plusieurs films ont utilisé un certain nombre de modèles différents d'Aston Martin.

Le choix de la montre de Bond, tout comme sa voiture, dépend du style mais aussi d'intérêts financiers liés aux arrangements avec les fabricants. Par exemple, suite à un contrat passé avec la marque, Bond troque temporairement son Aston Martin pour une BMW durant trois films de 1995 à 2002.

L'arme de Bond dans le premier film est un Beretta 6,35 mm ; il est ensuite remplacé par le Walther PPK 7,65 mm plus performant. Le PPK est alors utilisé dans les films suivants et devient l'arme de prédilection du héros jusqu'à Demain ne meurt jamais où Bond change pour le Walther P99 9mm plus puissant. Depuis, Bond n'a pas changé d'arme (excepté dans Le monde ne suffit pas où il utilise le plus souvent un Colt .45 pris sur une victime).

James Bond fut créé le mercredi 15 janvier 1952 à 9 heures (heure jamaïcaine, soit 15 heures heure française), par le journaliste britannique Ian Fleming, qui fut également espion au cours de la Seconde Guerre mondiale, pendant ses vacances dans sa propriété en Jamaïque, Goldeneye. Pour baptiser son personnage, Ian Fleming reprit le nom d'un ornithologue, James Bond, dont il lisait l'ouvrage Birds of the West Indies. À ce sujet, Fleming annonce qu'il voulait simplement que le nom et le prénom soient le plus simple possible. Fleming prétend avoir créé James Bond pour se remettre du choc de son mariage, à quarante-trois ans, avec Ann Rothmere.

La plupart des biographes s'accordent à dire que James Bond est la projection idéalisée et romancée de Ian Fleming, l'homme qu'il aurait aimé être. Fleming et Bond partagent plusieurs traits physiques (taille, coupe de cheveux, couleur des yeux), apprécient les mêmes repas (œufs brouillés, café), possèdent les mêmes habitudes (boisson, cigarette), aiment les mêmes styles de femmes, ont fréquenté les mêmes écoles, et ont suivi un chemin similaire dans la marine (les deux étant montés au rang de commandant). Certains pensent que le charme sophistiqué de Bond est basé sur Hoagy Carmichael jeune.

Pour ses histoires, Fleming a admis s'être en partie inspiré de son service dans la Naval Intelligence Division de l'Amirauté britannique. Cependant, les aventures de 007 comportent également une grande part d'imagination et de science-fiction où les jolies filles se succèdent, les méchants sont toujours vaincus et où le monde est toujours sauvé par l'agent britannique.

Il est possible que Ian Fleming ait été influencé par Agatha Christie pour créer le nom de son héros. En effet, le héros de la onzième nouvelle de la série Le Mystère de Listerdale, appelée L'Émeraude du Radjah et parue en 1934, s'appelle James Bond. Cependant, le jeune homme impécunieux de la romancière n'a pas beaucoup de points communs avec le héros de Fleming.

Après avoir terminé le manuscrit de Casino Royale, Fleming autorise son ami (et futur éditeur), le poète William Plomer à le lire. Le livre plaît à Plomer qui le soumet à Jonathan Cape, mais celui-ci ne l'apprécie pas autant. Cape le publie finalement en 1953 sur la recommandation de Peter Fleming, grand frère de Ian Fleming réputé pour ses récits de voyage. Par la suite, chaque aventure de James Bond suivra le même processus de rédaction : prise de notes en automne, rédaction d'un premier jet pendant le séjour hivernal dans sa résidence en Jamaïque, corrections ou refonte en août-septembre, remise du manuscrit définitif à l'éditeur Jonathan Cape, qui le publie en avril de l'année suivante. Seul L'Homme au pistolet d'or ne connaîtra pas la phase de révision et mise au point, Ian Fleming étant mort entretemps.

Le premier tirage de Casino Royale, à 4 750 exemplaires, sort le 13 avril 1953 et met un mois pour s'écouler. Si la critique reçoit bien l'ouvrage, le succès reste faible. En juin 1954, les ventes totales ne s'élèvent qu'à 8 000 unités. En avril 1956, malgré trois ans de présence du héros dans les librairies, Jonathan Cape limite avec prudence le premier tirage des Diamants sont éternels à 12 500 exemplaires.

James Bond est véritablement devenu un personnage célèbre en littérature grâce à deux coups de projecteurs. Le premier en novembre 1956 lorsque le premier ministre britannique Anthony Eden passe trois semaines de convalescence en Jamaïque dans la résidence de Fleming, suscitant une certaine curiosité du public pour l'œuvre du romancier. Le second, plus décisif, arrive le 17 mars 1961 avec la publication dans Life de la liste des dix livres préférés de John Fitzgerald Kennedy, alors nouveau président des États-Unis : Bons baisers de Russie arrive en neuvième position. Le succès en librairie explose du jour au lendemain aux États-Unis, pressant les producteurs d'accélérer la mise en chantier d'une première adaptation cinématographique.

L'adaptation de Bond se fait d'abord sur le petit écran avec une adaptation télévisée de Casino Royale en 1954. Malgré le maigre budget alloué, le feuilleton reçoit un accueil encourageant ; à tel point qu'une série télévisée est un instant envisagée. Intitulée Commander Jamaïca, elle aurait dû mettre en scène un certain James Gunn opérant depuis son yacht dans l'archipel des Caraïbes. Ce projet non abouti conduira Ian Fleming à écrire un script de trente pages, qui sera à l'origine du roman James Bond contre Dr. No.

Dès 1959, Fleming désire vendre les droits de son personnage à divers producteurs de cinéma dont Alfred Hitchcock, James Mason et Cary Grant. Ensuite sort le roman Opération Tonnerre qui aboutit à un procès en 1961. En effet Fleming avait ré-utilisé la trame d'un script rédigé conjointement avec deux autres scénaristes en 1959 pour ce qui aurait pu être la toute première aventure cinématographique de l'agent 007. Au final, c'est le producteur Kevin McClory qui obtient les droits pour l'adaptation cinématographique du roman qu'il utilisera plus tard d'abord pour un film en co-production avec Eon Productions en 1965, ensuite dans un remake indépendant intitulé Jamais plus jamais en 1983.

Finalement, l'adaptation de James Bond contre le Dr. No réalisée par Terence Young sort en 1962 et le succès est suffisant pour poursuivre la série avec la sortie en 1963 de Bons baisers de Russie. Mais c'est Goldfinger en 1964 qui fera exploser la carrière de Bond jusqu'à l'ériger au rang de star internationale en même temps que son interprète Sean Connery.

Fleming n'aura pas le temps de profiter de ce succès. Il décède le 12 août 1964 d'un infarctus à l'âge de 56 ans. À sa mort, il avait déjà vendu 30 millions de romans ; un chiffre qui sera doublé dès l'année suivante.

Le douzième et dernier roman de Fleming, L'Homme au pistolet d'or, est inachevé. Gildrose Publications demandent à l’écrivain Kingsley Amis qui a rédigé plusieurs études sur James Bond de rédiger un mémento concernant l'ouvrage. Malgré les réticences de la femme de Fleming, Gildrose décide alors d'autoriser Amis à poursuivre les aventures de l'agent secret. En 1968 sort le premier James Bond non écrit par Fleming Colonel Sun mais les ventes ne connaissent pas le succès des livres originaux. Une autre tentative est faite avec Les Aventures de James Bond Jr destiné aux enfants, toujours sans guère de succès et une biographie apocryphe de John Pearson en 1973.

En 1981, la famille Fleming fait une nouvelle tentative en chargeant John Gardner de poursuivre les aventures littéraires de 007. Cette fois le succès revient et Gardner publie un nouveau roman par an jusqu'en 1995 où lui succède Raymond Benson, premier écrivain qui ne soit pas britannique à reprendre le flambeau, et qui continuera la série jusqu'en 2003.

Depuis 2005, Charlie Higson approche la série par une série de cinq rétro-romans consacrés à La Jeunesse de James Bond dont le premier tome apparaît en tête des ventes dans les pays anglo-saxons.

Sous licence Glidrose, Samantha Weinberg a également commencé en 2005 une trilogie intitulée Les Carnets secrets de Moneypenny et qui devrait se terminer en 2008 pour le centenaire de la naissance de Ian Fleming.

Sebastian Faulks, auteur de romans à succès, a été missionné pour rédiger une nouvelle aventure de James Bond. Prévu spécifiquement pour le centenaire de Fleming et ne constituant pas a priori une nouvelle série mais bien un livre unique. Cet ouvrage, intitulé Le diable l'emporte, est sorti en mai 2008.

Du côté des films, chaque histoire de Fleming a été adaptée jusqu'à Tuer n'est pas jouer en 1987. Par la suite, d'autres films sortent en se basant sur des scénarios inédits jusqu'à Quantum of Solace en 2008.

En février 1952, Ian Fleming commence l'écriture de son premier James Bond. À cette époque, il était le responsable à l'étranger des journaux du groupe Kemsley, propriétaire du Daily Express à Londres. Fleming demandait deux mois de vacances annuelles dans son contrat, le temps pour lui d'écrire en Jamaïque. De 1953 à sa mort en 1964, il publiera douze romans et un recueil de nouvelle (un second recueil fut publié posthume).

Plus tard, les aventures de Bond se poursuivirent sous la plume de Kingsley Amis (sous le nom de Robert Markham), de John Gardner, de Charlie Higson et de Raymond Benson, qui fut le premier auteur américain de James Bond (la dernière aventure fut publiée en 2002). La série de livres La Jeunesse de James Bond de Charlie Higson a commencé en 2005,.

En 2008, pour le centenaire de la naissance de Ian Fleming, Ian Fleming Publications a publié un nouveau roman se situant historiquement dans la continuité des œuvres de Fleming. Le diable l'emporte (Devil May Care) a été rédigé par Sebastian Faulks et, malgré son succès, ne devrait constituer qu'une œuvre unique et non pas une nouvelle série.

Les droits d'adaptation des livres au cinéma appartiennent conjointement à EON et United Artists. Mais une faille légale a permis à Kevin McClory de réaliser Jamais plus jamais, un remake d'Opération Tonnerre en 1983. Depuis, United Artists et MGM ont protégé la marque « James Bond », et aucune autre adaptation ne peut être tournée sans leur autorisation.

Les films produits par EON Productions ont généralement été tournés aux Pinewood Studios situés dans un comté du Buckinghamshire près de Londres.

Traditionnellement, chacun de ces films commence par la même introduction montrant un rond blanc sur fond noir à l'intérieur duquel Bond se déplace avant de faire feu vers le spectateur, puis l'écran rougit et le logo 007 terminé par un pistolet apparait, le tout accompagné du James Bond theme, chanson composée par Monty Norman. S'ensuit un prégénérique au cours duquel Bond termine une mission généralement en rapport avec le reste du film, sauf pour Dr No (sans prégénérique), Goldfinger (en rapport avec le premier chapitre du roman), Rien que pour vos yeux et Octopussy. Enfin, le générique met en scène des femmes en ombre chinoise, dans une sorte de ballet fantasque et sensuel. La majorité des génériques sont conçus par Maurice Binder (14 contributions).

À la fin des années 1950, la société EON Productions s'approprie les droits pour les adaptations filmographiques de tous les livres de James Bond en-dehors de Casino Royale (dont les droits ne seront achetés qu'en 1999) et d'Opération Tonnerre détenus par Kevin McClory. Ainsi en 1962, le premier roman adapté à l'écran est Dr. No, avec Sean Connery dans le rôle de 007. Connery incarnera l'agent secret dans cinq autres films, il sera ensuite remplacé à l'écran par George Lazenby (pour 1 film), Roger Moore (pour 7 films), Timothy Dalton (pour 2 films), Pierce Brosnan (pour 4 films) et Daniel Craig (2 films + un autre prévu pour 2010). Au 1er Janvier 2009, 22 films ont été tournés.

En 1963, Kevin McClory, qui participa avec Ian Fleming et Jack Whittingham à l'écriture d'un scénario de film qui ne vit jamais le jour, obtint définitivement les droits cinématographiques du roman que Ian Fleming avait publié sous le titre d'Opération Tonnerre d'après ce même scénario. Les descendants de McClory sont toujours propriétaires de ces droits, contrairement à EON.

Depuis, MGM a acheté le nom de « James Bond » rendant très improbables de futures productions en-dehors des circuits EON Productions. Cependant, Kevin McClory étant décédé en 2006, sa famille est toujours détentrice des droits cinématographiques d'Opération Tonnerre, du SPECTRE et de Blofeld, droits que EON Productions ne peut s'arroger.

De 1962 à 2008, six acteurs ont interprété James Bond dans la série produite par EON Productions.

James Bond Theme, la fameuse chanson qui accompagne le traditionnel générique des James Bond d'EON Productions, a été composé par Monty Norman en 1960 puis orchestré pour la première fois par John Barry pour James Bond contre Docteur No en 1962. À l'origine, cette chanson, signature significative, était une chanson créée par Monty Norman dans les années 1950 sous le titre de A House for Mister Biswas. La version « retouchée » donnera le James Bond Theme. La paternité de cette musique a été la source d'un long procès entre les deux auteurs, mais Monty Norman a finalement eu gain de cause en 2001.

Barry a continué de composer les musiques de onze films de Bond en plus de sa contribution (non créditée) pour Docteur No, et devient crédité avec la composition de 007, un morceau utilisé comme thème alternatif dans plusieurs films, tout comme le célèbre thème orchestré On Her Majesty's Secret Service. James Bond Theme et On Her Majesty's Secret Service ont tous deux été remixés de nombreuses fois par des artistes célèbres, tels que Art of Noise, Moby, Paul Oakenfold et Propellerheads. Les Beatles ont utilisé une partie du James Bond Theme dans l'introduction de leur chanson Help.

John Barry fut suivi par d'autres compositeurs et producteur de musique comme George Martin, Bill Conti, Michael Kamen, Marvin Hamlisch et Éric Serra. Depuis le début du XXIe siècle, David Arnold est le compositeur choisi pour la série, et a récemment composé la musique de son quatrième James Bond, Casino Royale.

Les musiques des James Bond sont reconnues, notamment pour les musiques thématiques que l'on entend pendant le générique d'ouverture de chaque film et qui sont interprétés par des chanteurs connus comme Shirley Bassey, Nancy Sinatra, a-Ha, Sheryl Crow, Tina Turner, Paul McCartney, Madonna ou encore Tom Jones. Au service de Sa Majesté est le seul film à n'avoir qu'un thème purement instrumental, une ballade de Louis Armstrong : We Have All the Time in the World. Bien que beaucoup de ces thèmes furent de gros succès, le seul thème à devenir n°1 des charts aux États-Unis fut A View to a Kill de Duran Duran en 1985.

Sheena Easton est la seule chanteuse à apparaître dans le générique d'un film, en l'occurrence lorsqu'elle chante le thème de Rien que pour vos yeux. Madonna est la seule interprète d'un thème à apparaître comme personnage à l'intérieur même du film ; non créditée, elle apparait comme professeur d'escrime, Verity, tout en ayant enregistré le thème de Meurs un autre jour.

Chris Cornell interprète You Know my Name pour Casino Royale (2006). Il s'agit du premier chanteur masculin à enregistrer une chanson de Bond depuis a-ha en 1987 dans Tuer n'est pas jouer. C'est aussi le premier thème d'un James Bond depuis Octopussy en 1983 à porter un nom différent de celui du film.

En 1988, la musique de On ne vit que deux fois, composée par John Barry est adaptée dans le morceau Millennium par le producteur et compositeur Guy Chambers pour Robbie Williams. Le clip montre Robbie Williams en parodie de James Bond, et comporte des références à d'autres films de Bond comme Opération Tonnerre et Bons baisers de Russie. Le clip fut tourné aux Pinewood Studios où la plupart des films de Bond ont été tournés.

Quantum Of Solace a comme thème principal Another Way to Die interprété par Jack White et Alicia Keys. C'est le premier thème où il y a un duo. Courant septembre 2008, un bout de la version instrumentale de Another Way to Die à été diffusée pour un spot de publicité pour Coca-Cola Zero, ce que n'a pas apprécié Jack White. À l'origine, Amy Winehouse devait interpréter le thème de Quantum Of Solace mais suite à ses déboires au courant de l'année 2008, on lui a refusé l'interprétation, ce qui l'a quelque peu irritée. Elle aurait décidé de créer un thème non officiel de Quantum of Solace.

James Bond 007, le premier jeu vidéo de James Bond, développé et produit par Parker Brothers, sort en 1983 sur Atari 2600, Atari 5200, Atari 800, Commodore 64, et Colecovision. Depuis, de nombreux jeux vidéo basés sur les films ou sur une histoire originale ont été produits. Généralement, l'apparence du James Bond qu'intègre le joueur ressemble à celle de l'acteur choisi pour tourner les films à ce moment-là, tout comme les autres personnages.

Une étape est marquée en 1997 avec le GoldenEye 007 développé par Rare pour la Nintendo 64 qui obtient un énorme succès. En conséquence, tous les jeux vidéo de James Bond qui ont suivi ont essayé de reproduire l'exploit avec plus ou moins de réussite ; quitte à aller plus loin pour avoir le jeu GoldenEye: Au service du mal qui n'a que peu de chose en commun avec le jeu vidéo GoldenEye 007 ou le film du même nom.

Depuis qu'il a acquis la licence en 1999, Electronic Arts (EA) a sorti huit jeux, cinq ayant leur propre histoire, dont le populaire 007 : Quitte ou double qui s'éloigne du jeu de tir subjectif introduit avec GoldenEye 007 pour une vue à la troisième personne. En 2005, EA sort un autre jeu dans la même veine, Bons baisers de Russie, qui est cette fois une adaptation du film homonyme. Le James Bond virtuel reprend pour l'occasion les traits de Sean Connery, l'acteur lui-même a prêté sa voix pour le jeu après 34 ans d'absence.

En 2006, Activision s'approprie la licence, initialement partagé avec EA. Le contrat devient exclusif en septembre 2007 et la sortie du prochain jeu James Bond se fera en même temps que celle de Quantum of Solace, vers novembre 2008 et portera le même nom que le film. Celui-ci sera basé sur les histoires de Casino Royale et de Quantum of Solace.

En 1957, le Daily Express, un journal tenu par Lord Beaverbrook, approche Ian Fleming pour qu'il adapte ses histoires en comic strip. Au départ réticent, Fleming accepte et le premier strip Casino Royale est publié le 7 juillet 1958 pour produire une planche hebdomadaire jusqu'au 13 décembre 1958. Le comic est illustré par John McLusky jusqu'en 1963 (date où il est remplacé par Yaroslav Horak) et scénarisé par Henry Gammidge et Anthony Herne supervisés par Ian Fleming en personne (puis à partir de 1963 par Jim Lawrence). C'est le Daily Express qui en premier lance ensuite un sondage parmi ses lecteurs pour qu'ils désignent plus tard l'acteur idéal pour incarner le personnage de Bond au cinéma ; les résultats du sondage influenceront grandement le choix d'Albert Broccoli et de Harry Saltzman en 1962.

En 1964, Takao Saito, adapte en manga plusieurs James Bond connu sous le nom de série des 007 publiés chez Golden Comics.

De nombreuses aventures de James Bond ont ainsi été illustrées jusqu'en 1977, comprenant tous les livres de Fleming, ainsi que le Colonel Sun de Robert Markham, et la plupart des nouvelles de Fleming. Par la suite, le comic strip produit ses propres histoires jusqu'en 1983 avec des aventures inventées par Doug Moench et un dessin de Paul Gulacy. En France, les bandes de James Bond ont été publiés dans Le Courrier de l'Ouest durant les années 1970 ainsi que dans France Soir et différents quotidiens régionaux à partir de 1965.

Les éditions Glénat ont édité en 1988 un album reprenant des épisodes de Yaroslav Horak (L'Homme au pistolet d'or et Tuer n'est pas jouer). Dark Horse France a sorti en 1995 trois albums d'une histoire intitulée La Dent du serpent (Moench/Gulacy). Titan Books est actuellement en train de réimprimer ces comic strips dans une série de roman graphique ; fin 2005, toutes les adaptations basés sur les romans de Fleming et Colonel Sun avaient été réimprimés.

Plusieurs comics ayant adapté les films de James Bond ont été publiés au cours des ans, tout comme de nombreuses histoires originales.

En 1965, Playcraft Toys Ltd, une branche de Mettoy, qui depuis quelques années s'était lancé dans les maquettes de véhicules issus de séries télévisées, passe un contrat avec EON Productions pour commercialiser des répliques miniatures des véhicules de James Bond. À cet époque, la série est plutôt considérée pour les adultes mais EON Productions pense que le succès de Goldfinger et surtout la mise en avant des gadgets dans le futur film Opération Tonnerre permettra d'attirer un public plus jeune.

Playcraft qui produit alors une modèle réduit de l'Aston Martin DB4 décide de retirer ce modèle et de lancer la production de la DB5. La première DB5 (Corgi 261) est commercialisée par Corgi en octobre 1965, pratiquement un an après la sortie de Goldfinger et deux mois avant la sortie d'Opération Tonnerre. Cette DB5 comporte l'arrière de la DB4 et elle est de couleur or et non silverbirch comme dans le film.

L'investissement de 45 000 livres sterling de l'époque est très important mais est largement compensé par l'énorme succès du jouet avec 2 771 000 Aston Martin DB5 007 vendues en 1966. Il permet à Playcraft d'obtenir deux récompenses, les UK Toy Of The Year et Best Boys Toy Of 1965.

Il existe un jeu de rôle James Bond 007 de Victory Games sorti en 1983. Une collection de timbres a aussi été fabriqué.

Le nom de James Bond est connu dans le monde entier et l'œuvre demeure une influence majeure dans les livres et les films d'espionnage.

La multitude de films parodiques comme Notre homme Flint (1966), Opération Frère Cadet (1967), Casino Royale (1967), Bons baisers de Pékin (1994), Austin Powers (1997), Le Smoking (2002), Johnny English (2003) et Double Zéro (2004) sont autant de preuves de la proéminence de Bond dans la culture populaire. Dans le film Rock, l'espion britannique joué par Sean Connery fait une curieuse référence à James Bond.

Les années 1960 ont vu de nombreux feuilletons s'inspirant de James Bond comme Les Espions, Max la Menace ou Des agents très spéciaux. Napoleon Solo, le héros de la série Des agents très spéciaux, doit son nom d'un personnage de Goldfinger ; Fleming suggéra aussi le nom d'April Dancer qui fut plus tard utilisé dans le spin-off de la série : Annie, agent très spécial. Le téléfilm Le Retour des agents très spéciaux (1983) introduit notamment un caméo de George Lazenby en James Bond en hommage à Fleming (pour des raisons de droits, le personnage s'appelle « JB »).

Le personnage Arsène Lupin III du manga Lupin III de Monkey Punch a aussi plusieurs traits inspiré de Bond, comme le pistolet Walther, le goût pour les femmes et les gadgets, et son allure détaché. L'un des personnages de la série animée de Nickelodeon Doug est un agent secret nommé Smash Adams, qui est inspiré de Bond.

La plupart des acteurs de la série Chapeau melon et bottes de cuir, au moins 155 d'entre eux, ont fait des apparitions dans les films de James Bond. Quelques temps après le départ du personnage Cathy Gale, joué par Honor Blackman, le personnage de John Steed, joué par Patrick Macnee, reçoit une carte de noël de sa part. Il commente alors « It's from Mrs Gale! I wonder what she's doing in Fort Knox? » (« C'est de la part de Mrs Gale ! Je me demande ce qu'elle fait à Fort Knox ? ») - la destination prévue par Pussy Galore dans Goldfinger. L'actrice Diana Rigg, qui joue Emma Peel, apparaît plus tard en tant que Tracy Bond dans Au service secret de Sa Majesté. Patrick Macnee, ami de Roger Moore, apparaît comme Sir Godfrey Tibbett dans Dangereusement vôtre. Joanna Lumley, qui joue le rôle de Purdey dans la série, peut aussi être vue dans un petit rôle où elle ne prononce quelques mots dans Au service secret de Sa Majesté.

Quatre épisodes de la série Arrested Development (For British Eyes Only, Forget-Me-Now, Notapusy et Mr. F) se réferrent aux films de Bond. Les titres des épisodes sont des parodies des titres originaux de plusieurs James Bond.

Dans l'émission britannique Red Dwarf, James Bond est parodié sous la forme de Ace Rimmer.

George Lucas a déclaré à plusieurs occasions que le portrait de James Bond par Sean Connery fut l'une des principales inspirations pour le personnage d'Indiana Jones, une raison pour laquelle Sean Connery fut choisi pour le rôle du père d'Indiana dans le troisième film de la série.

La série de jeu vidéo Amiga James Pond est aussi un clin d'œil à James Bond. La série de comics de Sonic the Hedgehog comprend plusieurs références à Bond dans une histoire intitulée The Man from H.E.D.G.E.H.O.G.

Dans le vidéoclip du groupe Jonas Brothers, Burning Up, Nick Jonas incarne le personnage de James Bond.

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Roger Moore

Roger Moore sur le tournage du Le Commando de Sa Majesté, en 1979

Roger Moore, de son nom complet Sir Roger George Moore, né le 14 octobre 1927 à Stockwell, Londres, est un acteur anglais britannique réputé pour son comportement suave et plein d'esprit. Il est surtout connu dans le rôle de Simon Templar dans Le Saint (1962-1969), comme interprète de Brett Sinclair, un lord dandy et milliardaire dans Amicalement vôtre... (1971-1972) et, comme successeur de Sean Connery et George Lazenby, dans la peau de James Bond (1973-1985).

Roger Moore a également été ambassadeur de l'UNICEF depuis 1991 pour défendre les droits de l'enfant et soutient activement les droits des animaux avec l'association Peta. Depuis le 11 octobre 2007, Roger Moore dispose enfin de son étoile sur Hollywood Boulevard (2 350e étoile).

En France, c'est le comédien Claude Bertrand qui lui a prêté sa voix dans la plupart des versions françaises de ses films. Le 28 octobre 2008, Roger Moore a été fait Commandeur des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture Christine Albanel.

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Indiana Jones et la Dernière Croisade

Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade en version originale) est un film américain de 1989 réalisé par Steven Spielberg et mettant en vedette l'acteur Harrison Ford. Il est le troisième volet de la série de quatre films centrés sur le personnage d'Indiana Jones.

En 1938, dans un monde à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Nazis se lancent en quête du Saint Graal. Face à eux, le docteur Henry Jones (Sean Connery), qui poursuit la quête de sa vie à la recherche de cet objet légendaire. Quand son père disparaît, Indiana Jones (Harrison Ford) se lance sur ses traces pour le retrouver.

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Source : Wikipedia