Sardaigne

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Posté par marvin 01/04/2009 @ 06:11

Tags : sardaigne, italie, europe, international

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Sardaigne

Armoiries du royaume de Sardaigne

La Sardaigne (en italien : Sardegna et en langue sarde normalisée : Sardigna) est une île de la Méditerranée occidentale, située à l'ouest de la péninsule italienne et au sud de la Corse. Rattachée à l'Italie après un long isolement, culturellement différente de la péninsule, et avec de fortes particularités, elle a obtenu le statut de région autonome d'Italie le 28 février 1948. Son chef-lieu est la ville de Cagliari.

L'histoire plurimillénaire de la Sardaigne commence sans doute au paléolithique inférieur (500 000 ans av. J.-C.) auquel remontent les premiers vestiges certains de la fréquentation de l'île par l'homme, qui s'y installe de manière stable bien plus tard, au néolithique inférieur (6000 av. J.-C.).

Chronologie avant J.-C.

La première civilisation ayant une physionomie et des caractères bien définis et autochtones est la civilisation dite de Bonuighinu (au cours du IVe millénaire av. J.-C. — population diffusée sur le territoire de l'île pratiquant l'agriculture regroupée en villages — en contact étroit avec la Corse, l'Italie et le Sud de la France, céramique et obsidienne en laissent la trace archéologique évidente), puis apparaît celle plus célèbre des nuraghes, qui débute à l'âge du bronze ancien (1500 av. J.-C.) et qui décline progressivement à la fin de l'âge du fer (500 av. J.-C.) pour ne disparaître complètement qu'avec l'occupation romaine. Elle a ainsi été nommée à cause de son architecture la plus typique : le nuraghe, construction en forme de tour (tronc de cône) à l'aide de gros blocs de pierre équarris et travaillés, qui prend une forme plus articulée et complexe lors de la période la plus resplendissante de cette civilisation (en plein âge du fer).

Il existe d'autres constructions typiques de l'âge pré-nuragique et intermédiaire : les domus de janas (traduction : les maisons des fées) creusées dans le granit et servant à inhumer les morts, les tombes des géants, très fréquentes à l'intérieur de l'île, et de dimensions cyclopéennes. Dans ce cas également il s'agit de constructions typiques. Le mégalithisme (avec des menhirs notamment) est une caractéristique prénuragique.

Les riches ressources minières de l'île attirent l'attention et l'intérêt commercial des populations de la Méditerranée orientale, comme les Mycéniens et les Chypriotes, mais ce sont les Phéniciens qui, à partir du IXe et du VIIIe siècle av. J.-C. constituent les premières colonies stables, occupant des sites le long de la côte, facilement accessibles, favorables aux échanges et au commerce. La Sardaigne qui appartenait à l'empire carthaginois (son occupation va de 535 à 239 av. J.-C.) privilégie, outre la production des ressources minières, celle du froment et du bois (l'île était quasiment recouverte de forêts). Cette exploitation perdure également avec la conquête romaine (239 av. J.-C. 476 après J.-C.). La Sardaigne fut rattachée à Rome lors de la première guerre punique et en 227 av. J.-C. est constituée la province romaine de Corse-Sardaigne.

Rome, pour affirmer sa domination des zones internes et notamment la Barbaria (devenue l'actuelle Barbagia) - les habitants y sont considérés comme plus fiers et courageux que sur les côtes – s'impose par une administration forte et bien organisée et dont l'efficacité est assurée principalement par un réseau routier très ramifié – duquel ont survécu encore ça et là quelques morceaux originaux – repris en grande partie par le tracé du réseau routier moderne.

La décadence de l'Empire romain atteint l'île et a pour conséquence l'abandon progressif des terres agricoles et des côtes et un abaissement notable de la démographie.

Abandonnée à elle-même et sans défense, la Sardaigne est occupée et subit les razzias durant quelque 80 ans (vers 460-530 après J.-C.) par les Vandales d'Afrique qui, défaits par l'empereur d'Orient, laissent l'île sous la domination de Byzance.

Quand au IXe siècle les Arabes achèvent la conquête de la Méditerranée, du Nord de l'Afrique, de l'Espagne et de la Sicile, les côtes sardes sont soumises à leurs attaques incessantes et à leurs razzias.

En 1014, une alliance de Gênes et de Pise provoque la défaite de Museto, un chef de guerre arabe qui s'était emparé de Cagliari.

Le désintérêt et le vide de pouvoir qui s'ensuit de la part de la lointaine Byzance pousse l'île à gérer elle-même son sort : ainsi, elle s'organise administrativement et militairement en 4 Giudicati (ou judicats) : ceux de l'Arborée, de Calaris (Cagliari), de la Gallura et du Logudoro (Torres), royaumes souverains et indépendants les uns des autres.

Avec des soubresauts, les Giudicati survivent jusqu'à la fin du XIIIe siècle, lorsqu'ils deviennent territoires contrôlés par les républiques maritimes du continent italien de Pise et de Gênes. L'Arborée résiste et reste indépendant jusqu'en 1410 et autonome jusqu'en 1478. Cette année, la couronne d'Aragon conquiert définitivement l'île toute entière, déjà concédée en zone féodée depuis 1297 par le pape Boniface VIII ainsi que la Corse voisine (à laquelle les Aragonnais renoncent en 1487).

Le « Regnum Sardiniae et Corsicae » ainsi créé le 4 avril 1297 demeurera sous la domination de la couronne d'Aragon jusqu'au début 1700.

Chronologie après J.-C.

Après une brève parenthèse autrichienne (1708-1718), confirmée par le traité d'Utrecht, le Regnum Sardiniae est cédé par le « traité de Londres (1718) » aux États de Savoie, en échange de la Sicile, dont le duc prend le titre de roi de Sardaigne.

Le royaume de Sardaigne est ainsi constitué (désigné généralement sous le nom de Piémont-Sardaigne par les historiens français puisque sa capitale est à Turin et une vice-royauté est installée à Cagliari), et à l'intérieur de celui-ci l'île maintient son statut autonome jusqu'à 1847, année où elle fusionne avec le Piémont et donne le jour à un gouvernement central unique, renonçant ainsi à son autonomie historique.

Le 28 avril 1794 une véritable rébellion antiféodale éclate à Cagliari. Cette insurrection est matée après la défaite de Giovanni Maria Angioy, vaincu près d'Oristano en 1796.

La Sardaigne est une région complexe qui a conservé au travers de ses témoins culturels, des matériaux présentant un intérêt historique et artistique, un bagage original très caractéristique que l'on n'arrête pas de redécouvrir et qu'il sied de revaloriser en tenant compte de toute sa richesse.

Paolo Valente Poddighe fut le premier archéologue à prétendre que « Atlantide équivaut à la Sardaigne de l'époque nuragique », et que cette île pourrait donc être Atlantide. D'autres archéologues soutiennent depuis sa thèse.

L'origine du symbole sarde n'est pas bien définie, mais on retrouve sa trace historique attestée en 1281. On doit noter son analogie avec celui de la Corse voisine. Plusieurs faits historiques peuvent peut-être l’expliquer.

En effet, le premier évènement historique se déroule en 1014, par la victoire sur Museto à Cagliari (voir l'histoire), et ainsi, les têtes de maures représenteraient les vaincus, et sont au nombre de quatre en référence aux régions sardes.

Mais le fait historique le plus explicatif du symbole, serait celui de 1096, lorsque le roi Pierre Ier d'Aragon vainquit les maures lors de la bataille d'Alcoraz. Il expliqua cette victoire sur les quatre rois arabes tués sur le champ de bataille, par le concours providentiel de saint Georges (dont la bannière est une croix rouge sur fond blanc). D'ailleurs, d'anciennes représentations montrent parfois quatre têtes couronnées.

C'est le 5 juillet 1952 que l'emblème devient par décret, le symbole officiel de la Sardaigne. Et la Loi régionale du 15 avril 1999, a soulevé le bandeau sur le front des maures (à l'origine, il leur bandait les yeux), pour des raisons diplomatiques.

La Sardaigne, qui a une superficie de plus de 24 000 km², est située au centre de la Méditerranée occidentale, entre la Corse au nord, et la Tunisie au Sud, et a été longtemps considérée comme la plus grande île de Méditerranée. En fait, elle est la seconde après la Sicile.

Elle est majoritairement constituée de montagnes et collines, et le massif montagneux principal, le Gennargentu, qui se trouve dans la partie centre-orientale de l’île, culmine à 1834 m d’altitude.

On y trouve également des parties planes, dont la seule réellement remarquable est celle du Campidano, une vaste plaine d’origine fluviale. On remarque deux fleuves principaux, le Flumendosa long de 127 km, mais surtout le Tirso avec ses 135 km. On trouve de nombreux barrages en Sardaigne, formant des lacs artificiels qui servent à l’irrigation des champs.

Son climat méditerranéen offre des températures douces, et le mistral, qui est le vent dominant, permet de rafraîchir les températures estivales élevées. L'ile est souvent frappée par les sécheresses avec des temperatures pouvant monter jusqu'a 35°C.

La géologie sarde est très intéressante du fait que les roches s'y trouvant sont parmi les plus anciennes d'Europe, et les plus anciennes d'Italie. Ainsi, il n'y pas de très hautes altitudes en Sardaigne du fait de la longue érosion. En effet, la base rocheuse de la Sardaigne méridionale (d'où le grand nombre de mines dans le sud) date de la période précambrienne, et plus précisément du début de l'éon protérozoïque (l'ère paléoprotérozoïque). On trouve, au nord-est de l'île, des roches sédimentaires issues de cette période, qui montrent qu'il y a eu également une partie provenant d'immersion. Ces sédiments ont permis la création de roches carbonifères (d'où les mines de charbon). On trouve également des roches plus récentes, issues de l'éon phanérozoïque telles que des roches volcaniques que l'on trouve en quantité dans la région occidentale et méridionale de l'île.

La Sardaigne a subi avec la Corse une dérive continentale, car ces deux îles faisaient partie du continent européen. Elles formaient la chaîne pyrénéo-provençale. Elles se sont écartées durant la période oligocène (-30 millions d'années).

Méditérranéen dans l'ensemble, dans le centre de l'île le climat devient plus rigoureux avec de la neige possible en hiver. Dans le sud de l'île la sécheresse peut durer plusieurs mois (l'île se trouve à environ 200 km de la Tunisie). Les températures dépassent souvent les 35° C en été et les incendies sont souvent présent lors de cette période. En revanche elle ne passe jamais sous la barre des 0°C. La température moyenne s'établit a 18° C sur la côte. La pluie est rare contrairement à la Corse entre 400 et 500 mm d'eau par an répartit sur 40 jours de l'année.

La région autonome est régie par un statut spécial, approuvé par une loi constitutionnelle du 26 février 1948 qui a donné pouvoir de légiférer de manière exclusive dans certains cas (organisation des administrations locales, construction, agriculture et forêts). Dans d'autres domaines (santé, assistance publique), la région peut légiférer dans le cadre des principes établis par la loi de l'État. Ces compétences ont été étendues par la réforme du titre V de la Constitution italienne (dans le domaine de la recherche et de la formation).

Depuis la réforme constitutionnelle du 31 janvier 2001, le président est élu directement, en même temps que le Conseil régional.

En 2004, les élections au Conseil régional (comprenant celle du président de la région autonome), les premières après la réforme constitutionnelle, ont eu lieu sur la base du statut spécial en vigueur et en tenant compte des provinces nouvellement créées en 2001.

Les deux principaux candidats pour la présidence étaient Renato Soru, à la tête d'une liste Sardegna insieme (Sardaigne ensemble), soutenue par la coalition de l'Olivier et son propre mouvement, Progetto Sardegna, il a été élu avec 50,13 % des voix, et Mauro Pili, le président sortant élu en 1999, à la tête d'une liste Sardegna unita (Sardaigne unie), soutenu par la Maison des libertés, n'a obtenu que 40,53 % des voix.

Le 14 juillet 2004, c'est Giacomo Spissu (Démocrates de gauche) qui a été élu, au second tour, président du conseil régional (avec 47 voix, 30 votes blancs, et 3 à un autre DS - 5 abstentions). Au premier tour, 52 abstentions (de la majorité élue) avaient empêché le vote à la majorité des deux tiers prévus lors de ce premier vote.

Lors des élections provinciales des 8 et 9 mai 2005, les listes soutenues par l'Union ont obtenu au total 56,15 % des voix, les candidats de la Maison des libertés ont obtenu 38,33 % des voix, et enfin les indépendantistes ont obtenu 2,58 % des voix.

Les conseillers de la province d'Olbia-Tempio n'ont été répartis qu'à l'issue du second tour et ont donc augmenté le nombre des élus des DS, Margherita, de Popolari-UDEUR, du Parti sarde d'action et sans doute du Progetto Sardegna, des SDI, RC et IdV.

Lors des élections régionales des 15 et 16 février 2009, Le Peuple de la liberté, avec pour candidat à la présidence Ugo Cappellacci (457 676 voix, 51,90 %) a largement défait Renato Soru, président sortant démissionnaire, à la tête d'une coalition de centre-gauche « Soru Presidente » (378 246 voix, 42,89 %).

À gauche, le Parti démocrate obtient 160 822 voix, l'Italie des valeurs 34 277 voix, Refondation communiste 20 638 voix, « Rosso Mori » 15 215 voix, le Parti des communistes italiens 13 299 voix et la Gauche pour la Sardaigne, 10 095 ; total de la coalition Soru 254 346 (38,62 %).

À droite, Le Peuple de la liberté obtient 201 105 voix, l'UDC 61 748, les Riformatori 46 058 voix, le Parti sarde d'action 28 949 voix, l'Uds-Npsi 21 886 voix et le MPA 13 740 voix ; total coalition 373 486 (56,71 %).

Les candidats hors coalitions étaient Gavino Sale, IRS Indipendentzia, 27 118 voix (3,07 % pour le candidat, 2,06 % pour la liste associée) ; Peppino Balia, Parti socialiste Partito Socialista, 13 812 voix 1,56 (Ps 14.143 2,14) ; Gianfranco Sollai, Unidade indipendentista, 4 887 voix 0,55 (Un. In. 3.012 0,45).

En octobre 2004, plusieurs chercheurs de l'université de Montréal se sont rendus en Sardaigne pour y étudier une particularité sarde. En effet, les médecins de l'île ont constaté un nombre important d'hommes supercentenaires (110 ans et +) , ce qui est rare, car habituellement ce sont les femmes qui atteignent ces âges avancés. Plusieurs explications sont avancées tels que l’air des montagnes ou le régime alimentaire , mais encore des facteurs génétiques. Il est probable que ces facteurs interagissent comme le pense Robert Bourbeau. Ainsi, le GeDAP et l'INED s’intéressent également à la Sardaigne, dans le cadre du projet européen FELICIE .

L'isolement millénaire de la Sardaigne par rapport à l'Italie a créé un milieu unique non seulement du point de vue linguistique mais plus généralement culturel.

La langue parlée en Sardaigne est le sarde (qui comprend plusieurs dialectes), langue romane nettement distincte de l'italien et restée très proche du latin.

Les variantes du sarde sont au nombre de quatre.

Ainsi, les deux variétés principales sont le logoudorien et le campidanien.

Plus d'un million d'habitants parlent une des variantes de la langue sarde mais pratiquement tous sont bilingues et parlent également l'italien.

Deux autres dialectes parlés au nord de l'île sont très différents. En effet, le sassarese (autour de Sassari jusque vers Porto Torres), et le gallurese (Gallura, future province d'Olbia-Tempio), sont eux considérés comme des dialectes italiens, variantes du corse, c'est-à-dire comme des dialectes toscans, malgré les nombreux emprunts et les influences réciproques dues au contact sarde. Le tabarquin (ligure) et l'Alguérois (catalan) sont également parlés dans certaines villes, comme Carloforte pour la première et Alghero pour la seconde.

Environ 85 % des habitants de la Sardaigne comprennent le sarde, dont 8 à 9 % qui ne parlent pas l'italien, mais ce dernier nombre a tendance à diminuer. Le sarde est utilisé dans la signalisation routière bilingue de certaines municipalités.

Contemporaines de la fin de l'époque nuragique et de sa civilisation (entre 900 av. J.-C. et 535 av. J.-C.), lors de l'âge du fer, les petits bronzes, représentaient souvent guerriers en armes et animaux, mais aussi des priants par exemple. De la même époque, il existe aussi des sculptures de pierre, de petite mais aussi de grande taille.

La Sardaigne compte plusieurs milliers de peintures dites murales (prononcer: "mouraless") sur les murs de l'île. Cet art populaire s'étale sur les murs, mais aussi sur les rochers. Elles véhiculent assez souvent un message politique (actuel ou historique) ou citoyen, comme par exemple sur l’hygiène à l'initiative des collectivités locales. Les fresques remarquables initiées par le professeur Francesco del Casino à Orgosolo empruntent souvent à l'esthétique d'artistes connus comme Picasso, Miro, De Chirico ou au style de certaines bandes-dessinées. Les murales seraient apparues au début des années 70 à San Sperate sur idée venue du Mexique.

La technique utilisée par les chanteurs sardes est quasiment unique au monde, et ne peut être rapprochée que du chant diphonique pratiqué principalement en Mongolie.

Ainsi, on peut distinguer le chant à voix unique accompagné d'un instrument traditionnel, le chant « A tenore » sarde, qui est un chant polyphonique de quatre hommes. En 2005, le chant A Tenore a été proclamé Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité.

Les chœurs sont souvent composés de cinq voix, appliqués entre autres lors des Gosos, qui sont les chants religieux.

La forte identité sarde a, durant son histoire, produit des hymnes. L'hymne sarde (Innu Sardu) a été composé en 1843 par Giovanni Gonella. Mais il existe également Dimonios, l'hymne de la brigade “Sassari”, composé par Luciano Sechi en 1994. Procurad'e moderare est l'hymne composé par Francesco Ignazio Mannu en 1795, en l'honneur de l'insurrection sarde de 1794.

Les instruments traditionnels sardes sont très utilisés en accompagnement des chants et des danses. Ainsi, la guitare sarde, le launeddas, qui est un instrument à vent composé de trois parties (sorte de flûte) de différentes tailles et qui se joue en utilisant la technique de respiration circulaire, et l'organetto, un petit accordéon, sont très souvent présents dans les fêtes.

Le ballo tondo (Ballu Tundu) est la plus connue et unanime des danses dans l'île, mais on trouve également le A Passu, et le Ballu Seriu.

Pour la femme, la tenue traditionnelle est très finement brodée et colorée (vert, et/ou bleu, et/ou or, et/ou rouge). Les tenues peuvent être très différentes, malgré des parties fixes telles que le châle, le corsage, la jupe longue, et la chemise blanche. Les femmes peuvent également porter des bijoux sardes, en or, argent ou corail, souvent finement gravés.

En revanche, pour l'homme, la tenue traditionnelle est dans la droite ligne de la tradition pastorale chère à la Sardaigne. On constate souvent une chemise et un pantalon blanc, un gilet et une veste noirs (parfois avec du rouge), un chapeau de forme particulière, et parfois un manteau (de cuir ou de laine).

La forte tradition orale de la Sardaigne a produit de très nombreux contes et légendes. Il existe même, dans la ville de Boroneddu, Il museo della fiaba sarda (Le musée de la fable sarde) consacré aux personnages des fables traditionnelles.

Il existe de nombreuses fêtes en Sardaigne (Carnavals, processions…), qui révèlent la culture sarde fortement ancrée dans l'île.

On trouve deux universités en Sardaigne, l'Université de Cagliari, et l'Université de Sassari, qui est spécialement reconnue pour ses cours de droit.

La cuisine a connu une évolution particulière qui conserve encore aujourd'hui beaucoup de ses anciennes caractéristiques.

Parmi les pâtes on distingue les culurzones (sortes de raviolis fourrés d’un mélange de pommes de terre, oignon, semoule et noix de muscade), les malloreddus (en forme de coquillages), mais aussi les pillus (sortes de nouilles). La viande, cuite à la braise, souvent aromatisée au myrte ou à la suie, est la reine des repas de fête : agneau, chevreau, cochon de lait, marcassin. Le pane carasau est un pain typique sarde.

Le fromage de brebis (pecorino sardo) est célèbre dans le monde entier. Ce fromage est protégé par le label DOP équivalent italien de l'AOC et est disponible en deux versions : jeune et vieux.Il est habituellement consommé avec la carta musica ou pistoccu, pain très fin en semoule de blé dur.

Il existe d'autres fromages produits en Sardaigne, tels que la fleur Sarde, le Casu marzu, le Canestrati, ou les caprini (Ce sont les fromages de lait de chèvre).

Enfin les gâteaux, le plus souvent aux amandes (les amarettus ou Amaretti, les Gattò), mais aussi au miel et aux épices. On peut donner d'autres exemples comme les Pardule (petits gâteaux à base de Ricotta), les chiacchiere (sortes de bugnes), l'aranzata (gâteaux à l'orange), les sebadas (beignet au fromage et au citron) ou les Cardinali (petits gâteaux moelleux).

Les vins sardes sont moins connus que ceux d'autres régions d'Italie, mais leur renommée grandit. L'eau-de-vie (de raisin et de myrthe) et la vernaccia (vin très doux avec un haut degré d'alcool) sont très courants.

On peut séparer deux types de ressources de l'île, les traditionnelles comme l'élevage, et les nouvelles telles que le tourisme. Malgré ces dernières, la Sardaigne souffre d'un fort taux de chômage (environ 7 %), surtout chez les jeunes (environ 22%). « Le problème le plus important est l'emploi, en Corse comme en Sardaigne. Si cette question n'est pas résolue, il y aura toujours un mal-être et une émigration. L'intérieur des terres de la Sardaigne se dépeuple. ».

L'union européenne a répondu en partie à la demande sarde, en mettant en place un « régime d'aide à l'emploi ».

La Sardaigne est de plus en plus connue pour ses localités touristiques, telle que la « costa Smeralda » (la côte d’émeraude), la ville catalane d’Alghero, le massif montagneux de Gennargentu et ses villages, le petit port de Bosa dominé par une forteresse. Plus récemment de nombreux complexes hôteliers ont été construits dans le sud (Villasimius et Muravera dans l’est, et Santa Margherita di pula et Chia dans l’ouest). En 1994, l'archipel de la Maddalena, est classé parc national marin, avec ses 15 046 hectares de superficie marine et 180 km de côtes.

Il existe un moyen étonnant de découvrir la Sardaigne. En effet, le trenino verde (le petit train vert), est un chemin de fer à vapeur remis en marche, avec locomotives et wagons rénovés, afin de faire visiter l'île.

Ainsi le développement des infrastructures touristiques sardes, son climat, ses vestiges archéologiques (nuraghe…), en font une destination de choix, pour accueillir «environ 10 millions de touristes par an, dont 80 % en juillet-août» .

De nombreux objets en liège sont fabriqués tels que des cartes postales, des damiers, et autres objets de toutes sortes.

Depuis l’arrêt du Rallye Sanremo en 2003, le rallye de Sardaigne est une des épreuves du championnat du monde des rallyes.

L'élevage est très implanté en Sardaigne, surtout dans les régions montagneuses, et a par conséquent une forte importance, certes économique, mais aussi sociale.

On trouve deux types d'élevage principalement pratiqués en Sardaigne. Le premier est l'élevage ovin. Le lait de brebis est apprécié et très utilisé, et la viande d'agneau est un repas de choix. Le second est l'élevage de caprin. Le lait de chèvre est également recherché. Ainsi, le fromage est le produit le plus couramment fourni.

L'objectif des 13 000 à 15 000 éleveurs d'ovins et caprins que l'on peut recenser, est d'augmenter la production de produits à forte valeur ajoutée tels que les AOP. Dès lors, les associations d’éleveurs caprins de Nuoro et Cagliari et l’Istituto Zootecnico e Caseario per la Sardegna ont décidé de « définir des stratégies de sélection pour la chèvre sarde ».

On peut voir plusieurs types de cultures en Sardaigne, dont l'agriculture est assez diversifiée. On trouve des céréales (blé…), des fruits (agrumes, cerises…), des légumes (artichaut…), du crocus printanier pour récolter le safran, de l'olive qui est largement utilisée pour produire l'huile, du liège, de la vigne pour le vin. Cette dernière production date de fort longtemps en Sardaigne, car déjà présente à l'âge nuragique. La production d'olives en revanche n'a été introduite en Sardaigne qu'à partir du XVIe siècle.

La saliculture et bien sûr les ports de pêche, sont également des cultures présentes sur l'île. Cependant cette dernière activité est relativement marginale pour des raisons historiques. On peut cependant noter une exception pour la pêche de l'anguille pêchée depuis l’Antiquité.

La Sardaigne possède de nombreuses mines, dispersées sur toute l'île. Cependant, la zone géographique ayant le plus de ressources minières est le sud-ouest. Le travail minier dans l'île date de temps très éloignés (6000 av. J.-C.), et grâce à ces nombreuses ressources minières, notées dans la partie historique, la Sardaigne a pu se développer en attirant commerçants et envahisseurs.

Mais on trouve également des productions d'argent, de charbon et de zinc.

Alors que depuis la domination romaine la production minière était très importante en Sardaigne, la production d'aluminium, de charbon et de plomb a chuté. « Dans les années 1960, un premier plan de développement économique de la Sardaigne a été mis en place, fondé sur la monoculture industrielle : la chimie. Quand la chimie s'est écroulée pour des raisons mondiales, il y a eu une crise de désindustrialisation en Sardaigne, amplifiée par la baisse d'activité dans l'aluminium et les mines de charbon et de plomb. Sur les quatre pôles chimiques historiques, deux existent encore. Aujourd'hui, nous cherchons à dépasser cette phase de désindustrialisation, en passant à un système productif plus flexible. ».

Aujourd'hui, cette activité est donc réduite, mais la découverte européenne d'une nouvelle technique, a permis l'ouverture en 1997 d'une mine d'or, minerai qui n'était pas jusque là exploité sur l'île.

Le tertiaire est surdéveloppé. Mais il s'agit surtout Tourisme, administration publique, commerce (par exemple grandes chaînes de distribution), information technology.

L'industrie sarde n'est pas très développée, mais on peut observer tout de même une industrie chimique, pétrochimique, agroalimentaire, métallurgique et textile. L'industrie chimique est en crise.

La production d'énergie progresse en Sardaigne. De part sa position géographique et la volonté de la région, la Sardaigne se présente en chef de file du projet ENERMED (pour ENERgie MEDiterranée) visant à promouvoir les énergies renouvelables. Par exemple en ce qui concerne l'implantation d'éoliennes : « le potentiel éolien est donc important dans le nord de la Sardaigne. Tous les facteurs sont réunis pour favoriser l’implantation d’éoliennes : présence de vents réguliers, existence de larges espaces à faible densité de population, et accès aisé aux zones potentielles. À ce titre, l’Union européenne (UE) considère la Sardaigne comme un site idéal pour le développement de ce type de production d’électricité et a décidé de financer leur construction. Les objectifs sont de contribuer à l’indépendance énergétique de l’UE et de réduire les émissions de combustibles fossiles, dans le cadre du respect des objectifs du Protocole de Kyoto ». Vient s'associer à cela d'autres fonds comme à Nurri. En effet, EDF et ENEL s'y sont associés en 2004 pour réaliser un parc éolien de 22 MW. Mais ENEL va plus loin, car il double sa production en Sardaigne en 2006, par la création du parc éolien de Sedini.

La Sardaigne a été épargnée par la grande coupure d'élecricité italienne de 2003, cette île « étant connectée au continent par un câble sous-marin en courant continu », ce qui peut permettre d'élaborer un système de protection énergétique dans le cadre des interconnexions entre pays.

En ce qui concerne les énergies fossiles, la Sardaigne est amenée à devenir un point de passage important entre le continent africain et l'Europe. En effet, l'Algérie voulant mettre en place une exportation énergétique vers l'Europe, est mis à l'étude un projet de gazoduc vers la Sardaigne, qui pourrait ensuite approvisionner l'Italie et la Corse.

Il est possible d'accéder à l'île de deux manières. La première est par des moyens de transport aérien via les aéroports de Cagliari-Elmas (au sud), d'Alghero et d'Olbia. Ils sont notamment desservis à partir des aéroports de Rome, Milan, Turin et Naples depuis l'Italie. Cependant, le premier a des vols directs provenant de Londres Luton, et le second de Londres Stansted. Les villes de Cagliari et Alghero sont desservies par des vols directs depuis l'aéroport à bas coût de Paris-Beauvais.

La seconde est le ferry, qui a comme avantage le fait de pouvoir partir avec sa voiture, et comme inconvénient le temps de la traversée. Pour la France, ont trouve des départs de Marseille et Toulon vers Porto Torres, mais également de Bonifacio vers Santa Teresa di Gallura. Les villes en partance d'Italie sont Gênes, Civitavecchia, Naples, Livourne. Les prix d'une traversée sont comparables à ceux d'un vol sur une compagnie à bas coûts.

Sur place, il est possible de traverser toute l'île en train, et en particulier avec le Trenino Verde (petit train vert). C'est un moyen lent, mais qui laisse le temps d'admirer le paysage.

On peut également se déplacer en bus avec diverses compagnies régionales, ou bien sûr en voiture. La route principale est la SS 131, sur le tracé d'une ancienne voie romaine qui traverse l'île du nord au sud.

La Sardaigne, par sa longue isolation, est restée très sauvage. On y retrouve donc une belle variété de faune et de flore, ainsi que de nombreuses espèces endémiques. De plus, une équipe de recherche de l’université de Cagliari, a mis en évidence « 65 espèces végétales ayant des propriétés médicales » seulement dans le sud ouest de l'île.

En raison du nombre important d'animaux marins dont des crustacés dans ses eaux, les Grecs nommèrent la sardine d'après le nom de la Sardaigne.

On peut également noter la présence de plusieurs parcs ou oasis privés, appartenant à diverses organisations telle que le WWF.

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Royaume de Sardaigne

Drapeau du Royaume de Sardaigne (1851-1861)

Le royaume de Sardaigne fut le précurseur du royaume d'Italie et donc de l'Italie unifiée actuelle, dirigée par la Maison de Savoie. Dans l'historiographie traditionnelle française, ce royaume est souvent désigné sous le nom de Piémont-Sardaigne, pour identifier les deux parties séparées du royaume.

Le Regnum Sardiniae et Corsicae (royaume de Sardaigne et de Corse) fut créé en 1297 par le pape Boniface VIII afin de résoudre les conflits entre les maisons d'Anjou et d'Aragon au sujet du royaume de Sicile, conflits déclenchés par les fameuses Vêpres siciliennes. C'était donc un royaume de compensation, attribué à Jacques II le Juste d'Aragon.

La Sardaigne restait toutefois soumise à de puissants seigneurs portant le titre de Judex (« juge », d'où le nom de Judicats donné aux quatre principales « principautés » installées sur l'île depuis la fin de l'Empire romain), elles-mêmes sous l'influence des cités de Pise et de Gênes. En 1323, Jacques II forma une alliance avec le juge d'Arborée, d'origine catalane, et contrôla les judicats de Cagliari et de Gallura, éliminant de l'île les Pisans. Le contrôle royal ne fut toutefois définitif qu'au début du XVe siècle, quand Martin le jeune, roi de Sicile et procureur de Sardaigne pour le compte de son père le roi d'Aragon Martin le Vieux élimina les derniers juges d'Arborée dont Eléonore d'Arborée, célèbre pour sa Carta de Logu, une charte novatrice. La Corse ne fut pas conquise et les rois d'Aragon cessèrent d'y prétendre en 1479, après que la mention et Corsicae fut retirée de l'appellation officielle du royaume. La Sardaigne, rattachée à la couronne d'Aragon, passa avec cette dernière, dans la monarchie espagnole au XVIe siècle.

Le royaume resta dépendant de l'Espagne jusqu'à la guerre de Succession d'Espagne, finie en 1714, date à laquelle il passa dans les possessions des Habsbourgs de Vienne, qui l'échangèrent en 1718 contre la Sicile avec le duc de Savoie. Les Ducs de Savoie portèrent le titre de « roi de Sardaigne » jusqu'à la proclamation du royaume d'Italie en 1861. Leurs sujets piémontais regrettaient d'ailleurs le fait que la partie la plus pauvre des possessions des Savoie, la Sardaigne, soit honorée du titre de royaume, alors que le riche Piémont n'avait que le titre de principauté !

Victor-Amédée III fut battu par Napoléon Bonaparte en 1796 et avec l’armistice de Cherasco, il perdit ses possessions au Piémont et son fils Charles-Emmanuel IV de Sardaigne lui succéda.

En 1793, eut lieu une tentative d'invasion de la Sardaigne organisée par la France qui avait entretenu sur l'île des informateurs et des espions. La noblesse de l'île accepta de se révolter, suite au refus de Victor-Amédée III de reconnaître les statuts sardes (les Stamenti). Les Piémontais furent chassés le 28 avril 1794, à l'aide d'un soulèvement républicain dirigé par l'avocat Giovanni Maria Angioy. Mais ce soulèvement s'éteignit en 1796 avec la défaite des insurgés près d'Oristano. L'avocat Angioy se réfugia en France et la maison de Savoie reprit le contrôle de l'île en quelques mois, en exerçant une répression très dure.

Le 10 décembre 1798 fut constituée à Turin, la République piémontaise, reconnue par les Français qui avaient occupé la ville. Les Savoie, avec toute la cour, se réfugièrent à Cagliari qui devint l'unique capitale du royaume jusqu'à la restitution définitive des États de terre ferme (les possessions continentales du royaume). Le 20 juin 1799, les troupes austro-russes reconquirent Turin et rétablirent Charles-Emmanuel IV sur son trône, mais un an après, les Français occupaient de nouveau Turin en créant la République subalpine.

Cette république, la première en Italie, émit des monnaies selon le système décimal adopté pour le franc français — ce qui sera à l'origine de l'Union latine (une union monétaire). Plus précisément, fut émise une monnaie en or de 20 francs pour commémorer la bataille de Marengo.

Le 11 septembre 1802, le Piémont fut annexé à la France, en supprimant la République subalpine. Avec la Restauration, avec le traité de Paris, le 30 mai 1814, la maison de Savoie fut rétablie dans ses droits et le 4 janvier 1815, avec le congrès de Vienne, Gênes et la Ligurie furent annexées au royaume, de façon à ce qu'il constitue un état tampon capable de s'opposer à la France.

Le nouveau roi, Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne, fut un monarque conservateur, qui fut obligé d'abdiquer suite aux mouvements révolutionnaires libéraux de 1821 qui sont le signe du début du Risorgimento. C'est son successeur Charles-Albert de Sardaigne qui concéda les statuts albertins, plus libéraux, suite aux révoltes de 1848.

La même année, la guerre est déclarée à l'Autriche. Après quelques succès initiaux, la guerre fut défavorable aux Savoie et Charles-Albert fut contraint d'abdiquer en faveur de son fils Victor-Emmanuel II de Savoie, le 23 mars 1849, qui continua avec l'aide de son premier ministre Cavour, le processus d'unification de l'Italie à son profit.

En 1838, la population se compose de 4 650 368 individus dont 524 633 sur l'île de Sardaigne.

La densité, une des plus fortes d'Europe est de 274 individus au mille carré, on en compte 224 en France.

Avec le soutien de la France, l'Italie s'engage dans une nouvelle guerre contre l'Autriche qui aboutit, et malgré le retrait de la France, par des plébiscites, à l'unification de Modène, Parme, la Toscane, Naples, la Sicile, l'Ombrie et le Marches, seules manquent à l'appel Venise et Rome. L'unification de Naples et de la Sicile est en grand partie l'œuvre de l'expédition des Mille organisée par Giuseppe Garibaldi qui, est avec Camillo Cavour, un des grands protagonistes de l'unité italienne.

Le 17 mars 1861, le royaume de Sardaigne change définitivement son nom en royaume d'Italie.

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Marie Béatrice de Sardaigne

Princesse royale Marie Béatrice de Sardaigne

La princesse Marie Béatrice Victoire Joséphine de Sardaigne, de la maison de Savoie, est née à Turin le 6 décembre 1792, et décédée au château de Catajo, à Battaglia (Italie) le 15 septembre 1840.

Le 20 juin 1812 dans la cathédrale de Cagliari, la princesse Marie Béatrice épousa son oncle maternel, le futur François IV (1779-1846), duc souverain de Modène, de la maison de Habsbourg-Lorraine. Il fallut cinq années pour que la princesse accepte de consommer son mariage.

Le couple eut quatre enfants, dont l'aînée épousa le « comte de Chambord » et la plus jeune épousa le « comte de Montizón ».

La princesse Marie-Béatrice est inhumée à Modène dans l'église Saint-Vincent.

Elle était par son père, Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne l'héritière directe des Stuarts pour régner sur le Royaume-Uni, mais exclue de la succession à cause de l'Acte d'établissement anti-catholique de 1701.

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Tournoi de Sardaigne

Le tournoi de Sardaigne (Italie) est un tournoi de tennis féminin du circuit professionnel WTA.

La seule édition de l'épreuve a été organisée en 1982.

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Source : Wikipedia