Sarcelles

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Posté par rachel 10/03/2009 @ 22:12

Tags : sarcelles, val d oise, île-de-france, france, environnement

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Sarcelles

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Sarcelles est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Sarcellois(es).

Ville emblématique de la banlieue parisienne, elle vit s'édifier le premier grand ensemble français de 1955 à 1970. Elle est devenue en l'an 2000 sous-préfecture du département du Val-d'Oise.

Sarcelles est une ville de la banlieue nord de Paris, située à environ 15 kilomètres de la capitale. L'agglomération est constituée de deux parties distinctes : le vieux Sarcelles, dit « Sarcelles-village », édifié au bord du Petit Rosne et regroupé autour de l'église, et le grand ensemble contemporain, première expression des villes nouvelles, édifié dans les années 1950 un kilomètre plus au sud. La ville s'étend sur 4,6 km du nord au sud et 3,1 km d'est en ouest.

Le « village » est constitué d'un habitat continu bas, majoritairement du XIXe siècle et du début du XXe siècle, entrecoupé d'immeubles plus récents. Au nord, s'étend un important quartier pavillonaire, « Les Chardonnerettes ». À l'Est, se situe une grande zone d'activité le long de la RN16, deux petits quartiers pavillonnaires (« le Haut du Roi » et « le Mont de Gif ») ainsi que quelques cultures céréalières qui résistent à l'urbanisation. Au sud, se situe le quartier de Sarcelles-Lochères, la ville nouvelle des années 1950, constituée de tours et d'immeubles de quatre étages. Ce quartier reste clairement séparé du reste de l'agglomération, aucune trame urbaine cohérente ne le liant aux autres quartiers. Un parc et des équipements sportifs séparent en effet les deux. Près de deux-cents hectares ne sont pas bâtis, ce qui représente près de 30% de la surface de la commune.

Sarcelles présente ainsi tous les éléments constitutifs d'un paysage urbain, faisant cohabiter des zones rurales avec des quartiers pavillonnaires et une importante zone d'habitat collectif dense.

La commune est devenue un chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise depuis 2000, en remplacement de Montmorency. Elle est également membre de la communauté d'agglomération Val de France depuis 1997.

La ville est limitrophe des communes de : Montmagny, Groslay, Saint-Brice-sous-Forêt, Écouen, Villiers-le-Bel, Arnouville-lès-Gonesse et Garges-lès-Gonesse dans le département du Val-d'Oise ainsi que Stains et Pierrefitte-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.

Le climat à Sarcelles est caractéristique de celui de l'Île-de-France, c'est-à-dire soumis à un climat océanique dégradé caractérisé par une certaine modération. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11°C, le mois le plus le froid est janvier avec +4°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19°C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25°C est de 40, dont 8 au-delà de 30°C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures.

Les armes de Sarcelles proviennent de la famille de Neufbourg, avec ses émaux inversés, seigneurs du lieu au XVIIe siècle.

Le nom de la ville proviendrait de l'anthroponyme gallo-romain Cercellus ou peut-être de « Cercella », cité en 862 : fabrique de cerceaux pour tonneaux.

L'occupation du site remonte probablement au paléolithique, des chasseurs-cueilleurs fréquentant alors la vallée du Petit Rosne. Une occupation humaine est attestée entre le Ier siècle et le Ve siècle de notre ère par la découverte d'un établissement thermal romain au lieu-dit « le Haut du Roi ».

Pillé par les Huns, le village retrouve une prospérité relative à partir du VIIe siècle, devenu la seigneurie de l'abbaye de Saint-Denis. L'existence d'une communauté villageoise est attestée par la donation en 894 d'une ferme sur le territoire royal de Cercelles « Ex fisco nostro Cercilla » par le roi Eudes Ier à Heriman, trésorier de l'abbaye de Saint-Denis. Celui-ci lui accorde ainsi que sept familles serves et un moulin sur la rivière Rodonus, le Petit Rosne. Au XIIIe siècle, on trouve la graphie Sarcella.

Des seigneurs vassaux des Montmorency organisent des campagnes d'essartage et provoquent le développement économique du village. Durant la guerre de Cent Ans, Sarcelles est occupé par les Anglais de 1420 à 1436, puis est détruit par les Huguenots en 1567 lors de leur retrait après la bataille de Saint-Denis. Propriété des Popincourt au milieu du XVe siècle, elle était la possession des Neufbourg et fut érigée en marquisat en 1629. La propriété passa en 1685 au marquis d'Hautefort qui y fonda un hôpital.

Le village du XVIIIe siècle vit de la viticulture et des arbres fruitiers. Le dénombrement de l'élection de Paris compte trente-neuf feux en 1709 ; le dictionnaire universel publié en 1726 annonce mille-soixante habitants. En 1729, lorsque l'archevêque de Paris révoque le curé de Sarcelles, l'auteur pamphlétaire Nicolas Jouin écrira une suite de harangues qui eurent un tel succès qu'elles donnèrent naissance à un genre littéraire : la sarcellade, du nom du village,,.

Au XIXe siècle, Sarcelles, comme de nombreuses communes environnantes, vit essentiellement de la viticulture. La vigne occupe alors la quasi-totalité de la surface cultivable. Mais suite à l'épidémie de Phylloxéra de 1879 qui décima les vignes, les Sarcellois se reconvertissent dans les cultures légumières au tout début du XXe siècle, en particulier dans la culture des petits-pois qui nécessitaient une abondante main d'œuvre estivale, les « cueilleux ». Au cours des mois de récolte (juin-juillet), la population est multipliée par deux passant en 1902 par exemple de 2 380 à 4 800 habitants. La récolte était alors expédiée vers les halles de Paris par wagons entiers par sacs de 50 Kg. L'arboriculture est également importante, les poiriers en particulier, les vergers s'étendant alors sur plusieurs communes de la plaine de France et de la vallée de Montmorency après le conflit de 1870. En 1870 et 1871, le village est occupé par les Prussiens qui le laissent en ruines. Durant l'année 1892, le village est victime d'une épidémie de choléra.

Dans les années 1930, la culture légumière est prédominante : sur 350 hectares de terres cultivables, 96 sont occupés par les cultures de petits-pois, 65 par les choux-fleurs. Durant le XXe siècle, Sarcelles perd peu à peu son caractère rural avec l'implantation de diverses industries : une cotonnerie, une fonderie d'aluminium,une fabrique de rubis synthétiques, une autre de tuiles, une de briques, de dentelles en fil d'or, ou encore de toiles. L'activité de briquetier fut très présente à Sarcelles de la Révolution française à la fin de la Seconde Guerre mondiale grâce à la nature argileuse du sous-sol. Deux familles ont dominé localement cette activité : les Censier durant plus d'un siècle et les Bastin.

Mais c'est après la Seconde Guerre mondiale que l'histoire de Sarcelles s'accélère. Dans un contexte national de pénurie de logements amplifiée par un solde naturel très positif (« baby boom ») et dans le même temps une immigration massive mais également le rapatriement des français d'Algérie dont une partie non négligeable s'installera à Sarcelles), un grand ensemble, de plusieurs dizaines de milliers de logements, dit de première génération (caractérisé par urbanisme de longues barres horizontales, sans recherche architecturale, le long des rails implantés pour les grues de chantier) s'installera ex-nihilo au milieu des champs de la bourgade sarcelloise.

On doit la conception de la cité aux architectes français Jacques Henri Labourdette et Roger Boileau, qui ont œuvré entre 1955 et 1975. Au total, ce sont 12 368 logements qui sont ainsi construits pour le compte de la SCIC et ses filiales, ce qui en fait sans doute le plus vaste grand ensemble de France. Longtemps symbole du mal-être qui frapperait les grands ensembles (et provoquerait la « sarcellite », terme inventé par une journaliste des années 1950), il semblerait aujourd'hui que le grand ensemble de Sarcelles jouisse d'un relatif succès en matière de mixité ethnique et de violence urbaine, se démarquant des grands ensembles dégradés des communes de banlieues françaises. Cette situation peut s'expliquer par le fait que Sarcelles-Lochères s'est développée jusqu’à devenir une ville, en particulier par son intégration plus large dans un ensemble comprenant des quartiers traditionnels et des zones d’activités économique. Cette évolution reste cependant exceptionnelle.

D'importantes communautés antillaises, nord-africaines, noires-africaines et juives vivent aujourd'hui à Sarcelles ; toutefois, la mixité ethnique rencontre ses limites et les problèmes entre communautés sont en accroissement,.

Après avoir fêté en 2005 le cinquantenaire de la création du quartier de Lochères, la municipalité engage la rénovation du grand ensemble, en commençant par le quartier des Sablons, le premier édifié au cours des années 1950.

Sarcelles a connu un développement très rapide qui la classe dans la catégorie des villes-champignons : ne comptant qu'environ 8 000 habitants au début des années 1950, elle en avait 35 800 en 1962 et dépassait 50 000 avant la fin des années 1960, devenant la deuxième plus grande ville du Val-d'Oise derrière Argenteuil. La ville occupe le 78e rang national en population. Son taux de natalité est de 20,29/1000 et son taux de mortalité de 6,40/1000. Sarcelles est une ville jeune : 34,9% de la population a moins de 20 ans, 42,4% moins de 25 ans et 13,6% a plus de 60 ans.

Sarcelles compte une importante population immigrée : sur un total de 57 871 habitants en 1999, 9 285 étaient nés à l'étranger et de nationalité étrangère, 6 282 étaient français d'acquisition et 3 413 étaient français de naissance mais nés à l'étranger ou bien dans les anciens départements français d'Algérie. La ville compte en effet une des plus importantes communauté de rapatriés d'Algérie.

Si la part des Algériens (14,7%) ou des Marocains (11,8%) reste conforme à la moyenne régionale (respectivement 17,3% et 10,4%), celle des Tunisiens est importante avec 15,5% à Sarcelles contre 6,1% dans la région. La part des Turcs est également très importante : 12,4% contre 2,6% dans la région. La part des autres pays de naissance est conforme aux tendances régionales avec 37,8%, pour l'essentiel de pays d'Afrique sub-saharienne,.

Sarcelles comptait 18 048 résidences principales en 1999 sur un total de 19 419 logements. Le parc immobilier sarcellois possède une spécificité par rapport à la moyenne de la région : en 1999, seulement 3,1 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1% en Île-de-France. De même, les constructions antérieures à 1949 ne représentaient que 6,2 % du parc contre 33,7% pour la moyenne régionale francilienne.

Sarcelles possède peu d'édifices anciens, tous rassemblés dans le village, et construit peu aujourd'hui, car soumis au plan d'exposition au bruit de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle qui limite drastiquement la construction. L'essentiel du parc date des années 1955 à 1970 : pas moins de 78,1 % des logements ont été bâtis entre 1949 et 1974. Cette particularité provoque un réel problème d'urbanisme et de financement : tout le parc ayant sensiblement le même âge, tout est également à réhabiliter en même temps.

84,4 % des logements sont des résidences principales, réparties à 16,4 % en maisons individuelles et à 83,6 % en appartements (respectivement 26,9 % et 73,1 % dans la région). Seulement 33,0 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64,8 % qui ne sont que locataires (respectivement 44,3 % et 51,1 % dans la région),.

Avec 9 505 logements de type HLM soit 52,7 % du parc en 1999 (23,4% dans la région), la ville respecte largement les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes.

La taille des ménages est bien plus importante que dans la région : la ville ne compte que 21,4 % de personnes vivant seules contre 34,6 % dans la région, en revanche les familles importantes représentent 11,0 % de la population contre 2,8 % dans la région. Le nombre moyen de personnes par logement est important : 3,2 personnes en moyenne contre 2,4 en Île-de-France. La situation s'explique par une part élevée de populations d'origine immigrée aux familles très nombreuses.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces ou plus (57,9 % contre 41,4 % en moyenne régionale) ; les petits logements restent minoritaires : seulement 2,1 % de logements d'une pièce contre 11,8 % dans la région.

La ville possède par conséquent des logements de plus grande surface que la moyenne francilienne habitées par des familles nombreuses, mais une part très importante de ces logements sont de type HLM, ce qui favorise la ghettoïsation de la commune,.

La ville est un chef-lieu d'arrondissement du Val-d'Oise depuis l'an 2000. La sous-préfecture a emménagé à Sarcelles quatre ans plus tard, en avril 2004. C'est par l'impulsion de Jean-Pierre Chevènement, alors Ministre de l'Intérieur, et de son conseiller Jean-Yves Autexier (Maire-adjoint à Sarcelles d'Henri Canacos, maire PCF jusqu'en 1982) que le déménagement de la sous-préfecture a été possible. Cette première depuis la Libération corrige ainsi une « erreur » de l'histoire datant de la création du département du Val-d'Oise. Le décret no 2000-186 portant transfert du chef-lieu de l'arrondissement de Montmorency à Sarcelles (Val-d'Oise) fut signé le 3 mars 2000 par Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement et Christian Sautter.

La ville est par ailleurs membre depuis 1997 de la communauté d'agglomération Val de France, regroupant Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Villiers-le-Bel et Arnouville-lès-Gonesse.

De 2001 à 2008, le conseil municipal est composé de quarante-quatre membres, dont le maire et treize adjoints, et huit élus d'opposition. La ville a possédé dès 1996 treize conseils de quartier, ouverts à tous les Sarcellois. Ils se réunissent en moyenne une fois par mois.

Depuis juin 2000, Sarcelles possède également un conseil des retraités citoyens, ouvert aux personnes âgées d’au moins cinquante ans et en préretraite ou retraite. Cette initiative a été mise en œuvre après avoir constaté que bon nombre de retraités souhaitaient fortement être acteurs dans la vie de la cité et y jouer un rôle social. Il participent à une ou plusieurs des quatre commissions thématiques de réflexion : citoyenneté, environnement, interculturelle et mémoire.

Enfin, la ville possède un conseil local des jeunes, composé de vingt-quatre jeunes âgés de quinze à vingt ans et issus des différents quartiers de la ville.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 25,0 %, suivi de Jacques Chirac avec 15,1 %, Jean-Marie Le Pen avec 13,4 %, puis Alain Madelin avec 11,9 %, Christiane Taubira avec 8,5 %, François Bayrou avec 5,0 %, Jean-Pierre Chevènement avec 4,5 % et Arlette Laguiller avec 4,0 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 86,5 % pour Jacques Chirac contre 13,5 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 23,9 %, valeurs très supérieures en faveur de Jacques Chirac par rapport à la tendance nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%).

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Sarcellois ont très massivement rejeté la Constitution Européenne, avec 62,51 % de Non contre 37,49 % de Oui avec un taux d’abstention particulièrement élevé de 43,70 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 % ; abstention : 30,63 %). Ces chiffres sont très supérieurs à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais inverses aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %).

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu très majoritairement les suffrages se placer sur les deux principaux candidats, en tête Ségolène Royal avec 37,35% (national : 25,87%), suivi de Nicolas Sarkozy avec 33,98% (national : 31,18%), puis François Bayrou avec 12,95% et Jean-Marie Le Pen avec 6,90%, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5%. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 53,27%, Nicolas Sarkozy totalisant 46,73% des suffrages sarcellois, chiffres inverses aux résultats nationaux avec un taux d'abstention de 18,19%, légèrement supérieur à la moyenne nationale de 16,03%.

Lors des élections municipales de 2008, la liste d'union de la gauche conduite par François Pupponi a été élue dès le premier tour avec 68,83 % des suffrages exprimés.

Cela lui ouvre la voie pour un second mandat (2008-2014), ou un troisième si l'on prend en compte son compte sa succession à Dominique Strauss-Kahn en 1997.

Sarcelles est une ville pauvre connaissant une situation financière délicate présentant un fort endettement et une gestion budgétaire très critiquée par la chambre régionale des comptes. Cette situation est due selon le maire à un potentiel fiscal très limité et à d'importants besoins de la part de la population.

Avec un taux de taxe d’habitation de 17,32% en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Sarcelles est dans la moyenne haute du département. Ce taux est néanmoins resté stable depuis 2001. Il faut y ajouter 0,50% pour la part syndicale, soit 17,82% au total. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88% de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux (part syndicale incluse) était de 16,85% à Garges-lès-Gonesse, de 18,90% à Gonesse ou de 17,11% à Montmorency, communes voisines de Sarcelles,.

Sarcelles fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La ville accueille par ailleurs une maison de la justice et du droit (31, avenue du 8 mai 1945),.

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Sarcelles (incluant Saint-Brice-sous-Forêt et Villiers-le-Bel) est de 107,37 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait l'un des trois plus élevés du Val-d'Oise derrière Enghien-les-Bains (137,75) et Cergy-Pontoise (110,62), largement supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 25,34%, l'un des plus faibles du département.

Sarcelles comptait 2651 entreprises au 31/12/2004. 86% de ces établissements comptaient moins de cinq salariés.

La parc industriel de l'Escouvrier comptait en l'an 2000 sur une surface de soixante hactares 80 entreprises offrant 3 000 emplois.

Le taux de chômage en 1999 s'élèvait à 20,9%, soit 8 points de plus que la moyenne nationale. La ville comptait 1954 bénéficiaires du RMI au 31 décembre 2004. Le revenu moyen par ménage est de 17 854 €/an.

Sarcelles-Lochères fut l'un des premiers quartiers classés dans la liste des zones franches urbaines par la loi du 14 novembre 1996 afin de promouvoir le développement des quartiers dits « sensibles ». La ZFU de Garges - Sarcelles (Lochères) est la plus vaste de France. Entre autres entreprises, l'Agence Nationale pour le Chèque-Vacances (ANCV) y possède dorénavant son siège social.

La ville possède très peu de grandes entreprises ; parmi les principales, on peut citer les deux premières en chiffre d'affaires : JCB-France (matériels pour BTP) avec 177M d'€, Rex-Rotary (Filiale de Ricoh, copieurs, connectique) avec 62M d'€ (chiffres 2004).

Le tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles est un projet de tramway sur pneus qui empruntera la route nationale 16. Sa mise en service est prévue pour fin 2009-début 2010,.

Aucune autoroute ne dessert la ville. Seule la Route nationale 16 (Paris-Chantilly) la relie directement à la capitale en la traversant du sud au nord. La route départementale 125 la traverse d'ouest en est et constitue une importe liaison locale reliant Sarcelles-village au quartier de Lochères mais également un axe intra-départemental du Val-d'Oise (Montmorency-Garges-lès-Gonesse-Dugny-Le Bourget).

Cette dernière voie devrait être soulagée à moyen terme par la réalisation du boulevard intercommunal du Parisis, reliant Argenteuil à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, ce dernier situé à moins de quinze kilomètres de Sarcelles et constituant un important pôle d'emploi.

Sarcelles possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris, récompensant les efforts de fleurissement de la commune.

Sarcelles possède un patrimoine historique au village dont l'église, monument historique classé'. La ville nouvelle de Sarcelles-Lochères constitue en elle-même un patrimoine architectural des années 1950.

Église de Saint-Pierre-Saint-Paul. Édifiée à partir de 1115 sur l'emplacement d'un temple romain, l'église remplace une construction du Ve siècle environ dont la structure a été retrouvée sous le chœur actuel. Incendiée au XVIe siècle par les Huguenots, l'édifice a été largement restaurée ensuite. La dernière grande campagne remonte à 1876. Le clocher surmonté d'une flèche de pierre entourée de 4 pyramidions constitue la partie la plus ancienne de l'église ; il possède des fenêtres en plein cintre. La façade occidentale Renaissance à colonnes corinthiennes est l'œuvre de Jean Bullant ; le « F » couronné qui décore les voussures du portail est un hommage à François Ier. La rose au Ier étage est encadrée de colonnes, la nef et les bas-côté du XVIe siècle sont décorés de liernes et de tiercerons. Le chœur gothique carré date du XIIIe siècle, les chapiteaux sont à figures. L'église abrite une dalle funéraire aux effigies de Jehan Soudain et sa femme, gravée en 1582. L'ensemble a été classé monument historique le 25 octobre 1911.

La tour Hugues Capet (lycée de la Tourelle) est faussement réputée avoir été un rendez-vous de chasse de ce roi. Elle possède des murs épais de 70 à 80 cm.

Le manoir de Miraville (rue de la Résistance) est édifié à l'emplacement du château de Richebourg, incendié en 1567 par les Protestants. En 1942, le manoir, reconstruit au XIXe siècle, est transformé en hôtel, puis racheté par la commune qui y installe l'hôtel de ville.

L'église assyro-chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre, la plus grande d'Europe, a été consacrée en février 2004.

Le marché de Sarcelles-Lochères (les mardi, vendredi et dimanche matin) est réputé dans toute la région. Il attire une foule cosmopolite de plus de 10 000 visiteurs chaque dimanche.

La maison du patrimoine (1 rue des Piliers) est installée depuis septembre 2000 dans la maison Grimaud, nom de son ancien propriétaire, et édifiée au XIXe siècle à Sarcelles-Village. Animée par une association (« Sarcelles et son histoire »), elle présente l'histoire de la ville à travers une collection permanente d'objets et de costumes anciens se rapportant au passé agricole et de nombreuses expositions temporaires thématiques. On peut citer : le 60ème anniversaire de la libération de Sarcelles, les briqueteries disparues... Le parc est ouvert au public depuis le printemps 2005 et propose un parcours botanique (ouvert le lundi de 14h à 17 h; mercredi de 10h à 12h et de 14h à 17h et samedi de 10h à 12h, entrée gratuite).

Le musée naval de Sarcelles (bd du Général-de-Gaulle - Sarcelles-Village), également animé par une association, présente le passé maritime de la France depuis Colbert à travers des objets, maquettes de bateaux, posters, photos, etc. (ouvert le samedi de 14h à 18h, entrée gratuite).

La bibliothèque municipale Anna-Langfus (37, Bd Bergson), actuellement mise en réseau avec les autres bibliothèques de la communauté d'agglomération, propose en consultation ou en prêt plus de 66 000 livres ainsi qu'environ 110 titres de magazines. L’espace jeunesse à destination des enfants de moins de 14 ans met 3 500 livres à leur disposition. S'y ajoute un espace musique, situé 1, place de Navarre, mettant à disposition plus de 7 000 CD. Les tarif d'abonnement pour emprunter sont symboliques : 2 euro pour un adulte, gratuit jusqu’à 18 ans ainsi que pour les chômeurs et les bénéficiaires du RMI.

Plusieurs maisons de quartier, en particulier celles des Vignes blanches et Watteau.

Dans la ville existe le « Club des Belles Images » - club de photographie.

Sarcelles est une des villes emblématiques de la banlieue et du rap français. Le rappeur Stomy Bugsy a vécu toute sa jeunesse à Sarcelles qu'il évoque souvent dans ses chansons ainsi que dans celles du groupe Ministère A.M.E.R. dont il fut un des membres avec Passi. Ce groupe a sorti en 1994 un album dénommé « 95200 », code postal de la ville. Le collectif hip-hop Secteur Ä, « Ä » venant d'un quartier de Sarcelles appelé La Secte Abdoulaye, est né à partir du défunt ministère A.M.E.R. et a rassemblé plusieurs rappeurs de la ville et de celles voisines de Garges-lès-Gonesse comme les Neg' Marrons ou le duo Arsenik, originaire de Villiers-le-Bel.

Le groupe de jazz-rock Red Noise a également sorti en janvier 1971 son unique album baptisé Sarcelles-Lochères.

Les Inconnus, célèbres humoristes français ont cité Sarcelles en 1992 dans le clip C'est ton destin parodiant les chansons de Rap et finalement devenu un grand classique du genre.

La ville de Sarcelles s'est engagée dans un travail de collecte de la mémoire des sarcellois : la mémoire de la libération des habitants, là où ils vivaient pendant cette période de guerre. Ces textes publics permettront de mieux comprendre le quotidien des français pendant cette période douloureuse. Il sera également possible de lire l'histoire de Sarcelles pendant cette période.

Cinquante-cinq établissements scolaires dispensent l'enseignement à Sarcelles dont cinq privés. Il faut y ajouter deux établissements spécialisés : un institut médical éducatif et un I.U.T..

La ville relève de l'académie de Versailles et de l'inspection académique du Val-d'Oise. Les écoles de la commune sont gérées par les inspections de l'inspection départementale de l’Education nationale de Saint-Brice-Sarcelles-Nord (6, allée Jean-de-La-Fontaine 95350 Saint-Brice-sous-Forêt) et de Sarcelles-Sud (École Delpech, 148, avenue de la Division Leclerc). Les deux circonscriptions font partie du bassin d'éducation et de formation de Sarcelles.

Sarcelles relève de deux centres hospitaliers : l'hôpital de Gonesse (25, rue Pierre-de-Theilley 95500 Gonesse) et le centre hospitalier Intercommunal d'Eaubonne-Montmorency (CHEIM) (1, rue Jean Moulin 95160 Montmorency). La ville accueille par ailleurs un hôpital privé, l'hôpital Privé du Nord Parisien (3, bd du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny).

La commune possède trois maisons de retraite, les résidences Mapi (privée), Santé le cèdre bleu (publique) et la résidence des Vergers (foyer logement).

Culte israélite. Cinq synagogues sont situées dans le grand ensemble de Sarcelles. Les fidèles peuvent aussi se retrouver dans la synagogue située dans le quartier du Haut-du-Roy ou bien dans celle, située dans un pavillon, dans le quartier des Chardonnerettes.

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Arrondissement de Sarcelles

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L'arrondissement de Sarcelles est une division administrative française, située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France. Il abrite le plus grand aéroport de France et des zones fortement urbanisées mais également une partie d'un parc naturel régional.

Au nord géographique de l'Île-de-France, l'arrondissement de Sarcelles est limitrophe des ses deux voisins valdoisiens, l'arrondissement d'Argenteuil au sud-ouest et l'arrondissement de Pontoise à l'ouest. Au nord, il est limitrophe de l'arrondissement de Senlis dans l'Oise, à l'est de l'arrondissement de Meaux dans la Seine-et-Marne et au sud, en Seine-Saint-Denis, il borde, du sud est au sud ouest, l'arrondissement du Raincy, l'arrondissement de Bobigny et l'arrondissement de Saint-Denis.

L'arrondissement fut créé, dans le département de Seine-et-Oise, par décret du 7 novembre 1962. Son chef-lieu était alors à Montmorency. Il comprenait quatre cantons (Écouen, Gonesse, Luzarches, Montmorency). En 1964 le nombre de cantons passa à six (Écouen-Lochère, Enghien-les-Bains, Gonesse, Luzarches, Montmorency, Sarcelles-Centre). Il fut ensuite intégré, sans modification de ses limites, dans le département du Val-d'Oise lors de sa création. Le découpage cantonal fut à nouveau remanié à cette occasion, en 1967. En 2000, le chef-lieu a été transféré à Sarcelles, le déménagement de l'administration sous-préfectorale ayant été effectif en 2004.

L'arrondissement de Sarcelles recouvre une grande partie de la plaine de France et du pays du même nom. Le territoire de l'arrondissement comporte deux parties distinctes. Au sud se trouvent des zones fortement urbanisées typiques de la banlieue de grande couronne et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle tandis qu'au nord l'urbanisation se fait progressivement moins dense jusqu'au Pays de France, dont une partie est protégée par le Parc naturel régional Oise-Pays de France (25 % des communes de l'arrondissement).

L'arrondissement de Sarcelles rassemble 38,69 % de la population du département (recensement de 1999) et constitue 30 % de sa superficie totale. Avec 1 174 habitants au km² contre 887 en moyenne dans le département, la densité de population y est supérieure à celle du reste du Val-d'Oise et de la région Ile-de-France (957 habitats au km² en moyenne).

En moyenne, les cantons de l'arrondissement comprennent quatre communes. Le canton de Luzarches, qui en compte le plus, en comprend seize alors que d'autres ne sont composés que d'une fraction d'une ville importante (les communes de Garges-lès-Gonesse et de Sarcelles sont fractionnée chacune en deux cantons). Enfin, on compte dans l'arrondissement un "canton-commune", le canton de Saint-Gratien, qui se superpose à une commune unique.

La moyenne de population par canton dans l'arrondissement est de 28 514 habitants.

Les cantons les plus peuplés de l'arrondissement sont le canton d'Enghien-les-Bains (43 618 habitants), le canton de Villiers-le-Bel (38 436 habitants) et le canton de Goussainville (36 153 habitants), globalement situés au centre et au sud de l'arrondissement.

Les cantons les moins peuplés de l'arrondissement sont les cantons de Garges-lès-Gonesse-Ouest (17 780 habitants) qui ne comprend qu'une fraction de commune, le canton de Saint-Gratien (19 926 habitants) qui ne comprend qu'une commune et le canton de Viarmes (19 940 habitants) qui comprend des petites communes du Pays de France.

La superficie moyenne des cantons de l'arrondissement est de 24,26 km².

Les cantons les plus vastes sont les cantons de Luzarches (97 km²), de Viarmes (70.9 km²) et de Gonesse (62 km²). Ils sont ceux comptant le plus de communes.

Les cantons les moins étendus sont les cantons qui correspondent au territoire d'une seule commune ou d'une fraction comme le canton de Saint-Gratien (2,42 km²).

La densité de population moyenne de l'arrondissement est de 1 174 habitants au km².

Les cantons les plus denses en termes de population sont également les "cantons-communes" fortement urbanisés. Le canton de Saint-Gratien et les cantons de Sarcelles affichent une densité supérieure à 7 000 habitants au km².

Les cantons les moins denses en termes de population sont, en toute logique, les plus vastes, à savoir les cantons de Viarmes (281 hab./km²), de Luzarches (358 hab./km²) et de Gonesse (544 hab./km²).

L'arrondissement de Pontoise compte 61 communes, soit plus que le département entier de Seine-Saint-Denis. La population moyenne par commune est de 7011 habitants et leur superficie moyenne de 5,96 km². La densité de population moyenne de l'arrondissement est quant à elle de 1 174 habitants au km².

L'arrondissement de Sarcelles abrite deux communauté d'agglomération : la communauté d'agglomération Val de France et la Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency. Elles regroupent 238 227 habitants, soit 55 % de la population de l'arrondissement sur seulement 13 % du territoire.

Aucune communauté structure intercommunale de l'arrondissement n'est à cheval sur le territoire de ses voisins.

Fin 2007, neuf communes de l'arrondissement sur 61, soit à peine 15 % du total, demeurent isolées hors des structures intercommunales existantes. Il s'agit des communes d'Attainville, Le Mesnil-Aubry, Ecouen, Le Plessis-Gassot, Bouqueval, Goussainville, Gonesse, Bonneuil-en-France et Enghien-les-Bains.

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Sarcelles (doyenné)

Le doyenné de Sarcelles est une division du diocèse de Pontoise.

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Gare de Sarcelles - Saint-Brice

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La gare de Sarcelles - Saint-Brice est une gare ferroviaire sur la ligne Paris - Beauvais - Le Tréport-Mers. Elle est située sur la commune française de Saint-Brice-sous-Forêt (département du Val-d'Oise) et dessert également Sarcelles.

Elle est desservie par les trains du réseau Paris-Nord du Transilien.

Le nombre de voyageurs quotidiens se situait entre 2 500 et 7 500 en 2002. La gare possède trois parkings gratuits de 20, 42 et 101 places .

La ligne Épinay - Persan - Beaumont via Montsoult fut ouverte par la compagnie des chemins de fer du Nord en 1877, l'embranchement Montsoult - Luzarches en 1880 .

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Gare de Garges - Sarcelles

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La gare de Garges - Sarcelles est une gare ferroviaire des communes françaises de Garges-lès-Gonesse et Sarcelles, dans le département du Val-d'Oise.

La gare est desservie par les trains de la ligne D du RER.

Le nombre de voyageurs quotidiens se situait entre 15 000 et 50 000 en 2003 .

Comme d'autres gares situées à proximité d’un quartier sensible, elle connait un taux de délinquance assez élevé (agressions et vandalisme). Pour cette raison, un commissariat de secteur dans la gare de Garges-Sarcelles a été inauguré le 24 mai 2004 afin d'accroître la sécurité de proximité .

La ligne Saint-Denis - Creil via Survilliers fut ouverte en 1859 par la compagnie du Nord après six ans d'études puis doublée en 1907 .

La gare sera le terminus de la ligne de tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles.

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Source : Wikipedia