Sapeurs-pompiers

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Posté par marvin 28/02/2009 @ 00:02

Tags : sapeurs-pompiers, sécurité civile, collectivités locales, politique

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École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers

L’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) est un établissement public créé le 1er août 2004.

L’École Nationale Supérieure des Sapeurs-Pompiers (ENSSP) est créée en 1977 par Monsieur Christian Bonnet, Ministre de l’Intérieur. Implantée à Nainville les Roches dans l’Essonne, elle ouvre ses portes début janvier 1979.

Le Centre National d’Instruction de la Protection contre l’Incendie, basé à Paris lui est rattaché. En 1986, l’ENSSP devient l’École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs Pompiers (ENSOSP). En 1994, lors de la création de l’INESC, l’École est intégrée à l’Institut. Le décret du 7 juin 2004 donne à l’ENSOSP un statut d’établissement public et transfère l’Institut National d’Études de la Sécurité Civile (INESC) auprès de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité.

L’École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers (ENSOSP) est aujourd'hui un établissement public national à caractère administratif créé par le décret du 7 juin 2004. Elle est placée sous la tutelle du ministre chargé de la sécurité civile et est dotée d’un conseil d’administration.

Le site principal depuis la fermeture de Nainville les Roches le 28 juin 2007, est Aix en Provence. C'est une partie de la base aérienne d'Aix les Milles qui a été mis à disposition de l'Ensosp pour y construire ces nouveaux locaux. Depuis 2004 le site est occupé et les premières formations dispensées dans des locaux provisoires. Les premiers travaux de démolition ont commencés et vont pouvoir donner lieu aux premières construction de cet école, pensé comme un véritable campus.

Parallèlement, le site de Vitroles reçoit sur une surface de 23ha le futur plateau technique de cette école. Il comprendra un centre de secours école avec une remise de 82 véhicules incendie et secours, dont 3 échelles et 15 fourgons.

Ces ateliers permettront la mise en œuvre simultanée de 10 manœuvres dans laquelle le chef de groupe apporte une vraie valeur ajoutée à l’intervention. La mise en œuvre de 3 à 5 véhicules par manœuvre sera nécessaire.

La zone urbaine a été conçue de manière à reproduire un maximum de scénarii d’intervention en milieu urbain. La modularité des façades (magasins, appartements, éclairage public, réseaux de gaz, etc.) et des intérieurs (appartements modulables) permettront une variété de scénarii dont la limite sera celle de l’imagination des formateurs. Elle intègre 2 ateliers immeubles R+4, 4 ateliers «centre urbain» (dont 3 avec feux et sauvetages sur bâtiment R+3 et 1 dans un bâtiment avec station service), 1 atelier «périurbain» avec un bâtiment R+1 et un magasin.

2 ateliers «secours routiers et transport matières dangereuses» sur autoroute (400 m d’autoroute seront reproduites), 1 atelier identique au précédent sur une reproduction d’un tronçon de route nationale avec intersection.

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Sapeurs-pompiers de Genève

Le canton de Genève, en Suisse, possède une organisation de secours et de lutte contre l'incendie complexe et adaptée à cette région particulière.

Au début, il n'y avait rien, ou presque. En fait, Genève, comme bien d'autres villes d'Europe, a longtemps subi le feu avant de le combattre vraiment.

Il demeure difficile de trouver trace d'un ou plusieurs incendies durant l'antiquité. On sait toutefois, avec plus ou moins de certitude, que le plus ancien incendie connu se situerait entre le IIe et le IIIe siècle, à l'époque de la domination romaine. On dit que Genève — alors sous le règne de Marc-Aurèle ou de l'empereur Aurélien selon les versions — aurait été complètement détruite.

Il faut noter que les mesures prises pendant et après le XVe siècle, si elles sonnèrent la fin des constructions en bois notamment, empêchèrent que des quartiers entiers ne soient détruits par le feu, comme ce fut le cas avant, à plusieurs reprises.

C'est à la suite de l'incendie meurtrier dit « des Ponts de l'Île » qu'apparurent les premiers pompiers à Genève. Survenu dans la nuit du 17 janvier 1670, un sinistre détruisit un pont sur lequel vivaient et travaillent de nombreuses familles d'artisans pour la plupart. Le bilan fut lourd : 122 personnes, brûlées, noyées ou intoxiquées.

Ainsi, en 1677 et alors que les esprits étaient encore marqués par la catastrophe, Genève vit apparaître en ses murs la première pompe à incendie, donnant naissance aux pompiers, dont le rôle était de la faire fonctionner.

Puis, en 1683, apparurent les premiers corps de pompiers, composés pour l'essentiel de maçons, charpentiers, bouchers et charretiers, commandés par un capitaine et jouissant d'un premier semblant de hiérarchie (le temps des uniformes et de l'organisation militaire est toutefois encore loin). Le veilleur de la Cathédrale Saint-Pierre, dont les origines sont peu claires, fut lui astreint à un service d'alarme qui évoluera considérablement avec le temps. Ainsi, et en très peu de temps, Genève réussit à se doter d'un corps de pompier basé sur le volontariat et suscitant l'admiration notamment de l'historien Grégoire Leti, qui, dans ses écrits, dira « je ne crois pas qu'il y ait nulle part un ville de guerre où l'ordre d'incendie soit mieux réglé qu'à Genève ».

Dans le courant du XVIIe siècle, les pompiers furent organisés en plusieurs brigades, et équipés de plaques distinctives qu'ils portaient au bras gauche ; on y voyait leur numéro d'ordre, ainsi que les armes de la ville.

Il faut attendre l'année 1784 pour que ce soit publié un règlement propre aux pompiers, intitulé « Règlement sur la police à observer dans les cas d'alarme ou d'incendie ». Celui-ci verra certaines évolutions, notamment durant l'occupation napoléonienne (1798-1813). Durant la première moitiés du XIXe siècle, les textes se firent plus précis et spécialement dédiés aux pompiers, ce qui n'était pas le cas avant, eux qui étaient mélangés avec la police et la milice (armée locale) notamment.

Une des grandes particularités de l'après Restauration (31 décembre 1813, où Genève retrouva son indépendance), fut l'annexion à la ville d'un grand nombre de communes, suite aux différentes négociations menées par Charles Pictet de Rochemont, menant notamment au Traité de Turin de 1816, à la suite de quoi Genève devint un canton suisse ; aussi, celle qui fut jusqu'alors une cité se vit entourée de nombreuses communes lesquelles développèrent des corps de pompiers similaires à ceux que l'on trouvait en ville de Genève.

Mais il faudra attendre l'année 1840 pour qu'apparaissent les premiers pompiers tels que nous les connaissons aujourd'hui. Cette année là, Robert Céard, ancien Procureur général de la République et du canton de Genève, prit le commandement du tout nouveau « corps de sapeurs-pompiers de la Ville de Genève », organisé militairement, et intimement lié à la Milice. Fruit d'une longue lutte politique menée par Robert Céard lui-même, grand patriote, cet événement marque l'apparition du terme de sapeur-pompier (le terme militaire « sapeur » étant accolé au terme « pompier »), des uniformes, d'une hiérarchie stricte, de compagnies réparties par quartiers (deux sur la rive gauche, et une sur la rive droite d'abord), et d'une formation plus évoluée. Il avait été en effet constaté que les anciennes structures dites « bourgeoises » ne répondaient plus du tout aux besoins de l'époque, et qu'une organisation beaucoup plus claire et plus stricte était nécessaire.

Ce modèle fut suivit progressivement par les communes genevoises, qui se mirent au goût du jour, non sans mettre en place des concepts de collaboration intercommunaux.

L'Histoire met souvent de côté - à tort - les sapeurs-pompiers des nombreuses communes que compte le canton de Genève. Parce que la cité de Calvin était d'abord une ville, parce qu'elle ne s'est muée en canton qu'au début du XIXe siècle, et surtout, parce que le modèle des sapeurs-pompiers modernes est né du corps citadin voulu par Céard, les autres villes et villages de la région ont moins attiré l'attention des différents travaux rendus sur le sujet jusqu'à récemment.

L'année 1899 vit l'apparition des premiers sapeurs-pompiers permanents, dont la structure, d'abord appelée Poste Permanent, donnera naissance au Service d'incendie et de secours de la ville de Genève.

Le canton de Genève, dont le territoire est relativement restreint, est composé de 45 communes, parmi lesquelles on trouve plusieurs villes. L'urbanisation y est donc assez dense, bien que de très nombreuses entités ont su garder un fort caractère compagnard. Le canton compte également un aéroport international dont les passagers sont extrêmement nombreux, ainsi que plusieurs petits ports.

Le Service d'incendie et de secours de la ville de Genève (SIS) est un corps de sapeurs-pompiers professionnels urbains dont le champ d'action est étendu à tout le canton, bien qu'il s'agisse, pour les raisons historiques citées plus haut, d'un service municipal placé sous l'autorité de la Ville de Genève.

Le Service de sécurité de l'Aéroport (SSA) est le corps de sapeurs d'aviation dédié à l'Aéroport international de Genève. Ses hommes sont formés tout spécialement pour lutter contre les feux d'avion; ils jouent également un rôle de pompiers plus "classique" dans toute l'enceinte de l'aéroport. Leur matériel extrêmement perfectionné peut aussi leur donner l'occasion d'intervenir sur l'ensemble du canton, leur train d'eau permettant d'en avoir une grande quantité à disposition, même en rase campagne.

Chaque commune doit être dotée d'un corps de sapeurs-pompiers volontaires. Il est difficile d'en faire un portrait type, leurs moyens étant extrêmement différents d'une commune à l'autre, selon sa taille et ses besoins. Ceux-ci, du point de vue du matériel et de leur formation continue, ont un parfois un profil plutôt urbain, parfois plutôt rural, parfois les deux à la fois.

Tous ces corps sont complémentaires, le canton de Genève vivant sous le régime d'un système que l'on peut qualifier de "mixte", certaines interventions n'étant gérées que par le SIS, le SSA, ou les sapeurs-pompiers volontaires, et certaines autres en collaboration; il est d'ailleurs parfois arrivé que les trois types de corps se trouvent sur les lieux d'un incendie important.

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Corps municipal des sapeurs-pompiers de la ville de Marseille

Le Corps municipal des sapeurs-pompiers de la ville de Marseille était le service qui assurait la lutte contre l'incendie et le secours à Marseille jusqu'en 1938.

Le 28 octobre 1938, l'incendie des Nouvelles Galeries plonge Marseille dans le drame et va précipiter la chute du Corps municipal des sapeurs-pompiers, qui va être rapidement remplacé par un Bataillon de marins-pompiers.

Les hommes qui composent le bataillon sont pompiers professionnels, payés par la municipalité marseillaise. Ce sont donc des employés municipaux.

La IIIe Compagnie, dite « Compagnie du port », tout en dépendant de la ville, est en fait sous le contrôle étroit de la Chambre de commerce. Nous étudierons plus loin son mode de fonctionnement très particulier.

En 1938, un problème d'effectif était latent. En effet, le bataillon, toute compagnie confondue, possède un effectif légal de quatre cents hommes. Mais il n'y a réellement que trois cents quatre vingt quinze hommes pour un effectif courant d’environ deux cents hommes.

Comme nous l'avons vu, les sapeurs-pompiers employés par le bataillon étaient des employés municipaux. En tant que tel, ils faisaient quasiment tous partie du syndicat. Or, ce syndicat avait souvent l’oreille du maire ou de son adjoint ce qui pouvait créer des problèmes. Un exemple frappant de l’ingérence du syndicat dans la bonne marche du bataillon est « l’affaire des cafés ». Autour de la caserne, il y avait de très nombreux bars. Pour lutter contre un certain laissez-aller, le chef de corps décida la fermeture des portes de la caserne à 21h00. Quelques jours plus tard, il était obligé de faire machine arrière sous la pression de la mairie qui avait reçu plusieurs plaintes du syndicat.

Enfin, il ne faut pas minimiser le rôle que joua Simon Sabiani en tant qu'adjoint délégué aux sapeurs-pompiers sous les municipalités Flaissières et Ribot. Jouant sur son poste, il fit enrôler de nombreux compatriotes corses, tous entièrement à sa solde, prêts au mieux à l'aider lors des campagnes électorales, au pire, à faire le coup de poing. Ce sont les familles corses du quartier du Panier qui profiteront le plus de cette filière où les mutations se faisaient localement. Paradoxalement, même après le départ de Simon Sabiani, les demandes de congés continuèrent à être nombreuses en période électorale. Pour l'état-major du bataillon, il était hors de question de les refuser. Durant ces périodes, le bataillon s’est retrouvé plusieurs fois en sous effectif.

Après son accession au fauteuil de maire, Henri Tasso ne s'attaqua jamais à ce fief sabianiste, véritable furoncle dans une municipalité qu'il tentait de faire devenir socialiste. Ce fut probablement sa grande erreur.

D'après les décrets en vigueur à l'époque, et principalement celui du 13 août 1925, les sapeurs doivent être recrutés par le conseil d'administration de ce corps. Or, en ce qui concerne la cité phocéenne, une dérive grave intervint dans le recrutement de ce corps qui aurait dû être un corps d'élite. Le recrutement était assujetti au clientélisme voire aux orientations idéologiques, particulièrement jusqu'en 1935 où Simon Sabiani dû abandonner son poste d'adjoint délégué aux sapeurs-pompiers à la suite de sa défaite électorale.

L'arrivée de la municipalité Tasso ne changea pas l'ordre des choses. Simplement, le bassin clientéliste changea. Comme dans les années précédentes, la liste des incorporables continua à être établie par le maire et l'adjoint délégué. De même, ils continuèrent à approuver les nominations ! Le conseil d'administration n'avait plus qu'à entériner les choix déjà effectués par la municipalité. Les nominations d'officiers suivaient exactement le même processus mais, bien évidemment, leurs convictions politiques devaient, de plus, être en conformité totale avec celle du maire ou de l'adjoint délégué.

Dans le rapport manuscrit établi en 1939 à destination du juge d'instruction en charge de l'enquête sur l'incendie des Nouvelles-Galeries le commandant Fredenucci, en poste depuis le mois de janvier 1933, cite un exemple frappant de cette ingérence municipale. Alors que Henri Tasso, alors ministre, se trouvait à Paris, le premier adjoint fit incorporer un candidat sans en avertir le maire. Le lendemain matin, Henri Tasso, en personne, téléphonait au commandant Fredenucci pour faire casser cette incorporation prise sans son aval. Pour la petite histoire, le candidat était accepté le surlendemain sur recommandation … de ce même maire Henri Tasso !

Chacune des trois compagnies aurait dû être commandée par un Capitaine. Malheureusement, en 1938, les trois postes étaient vacants.

De même, si tous les postes de lieutenants qui étaient au nombre de neuf, étaient pourvus sur le papier, il ne faut pas oublier que trois d'entre eux faisaient office de « capitaine ». De ce fait, trois postes de lieutenant étaient occupés par des officiers subalternes. De plus, par le mode même de recrutement, tous ces lieutenants, choisis sur des critères plus politique que professionnel, étaient de valeurs professionnelles et d'instruction inégale. ceci pouvait handicaper certaines équipes lorsqu'elles intervenaient sur les incendies.

En 1938, les sapeurs-pompiers marseillais ne disposent que d'une seule caserne située au boulevard de Strasbourg, appelée caserne centrale. C'est la seule caserne qui a vu le jour sur les trois programmées avant la Première Guerre Mondiale. Les autres projets ont été sacrifiés sur l'autel de l'urbanisme. Par exemple, pour ce qui concerne la caserne « sud », le terrain acquit à l'autorité militaire Boulevard Rabatau, a vu s'élever des immeubles de la Sogima.

Au moment de l'incendie des Nouvelles-Galeries, il existe donc une caserne centrale et quatre postes (Endoume, Hôtel de ville, Mont de Piété, place Jean Jaurès). Ces postes étaient des postes téléphoniques et de gardes n'ayant aucune utilité du point de vue de la défense contre l'incendie pure. Aménagés dans des magasins ou des lieux publics, aucun matériel automobile ne pouvait y être logé.

Le fonctionnement du corps est basé sur le système de tour de garde. Ces gardes, de vingt quatre heures, sont effectuées par roulement par chaque compagnie. Il y a en moyenne une cinquantaine d'homme en permanence à la caserne sauf au moment des repas où il peut n'y avoir que la moitié de l'effectif.

C'est ainsi qu'à ces heures là, les cinq piquets d'incendie prévus étaient réduits à deux et demi soit vingt hommes plus quelques disponibles, soit au total une trentaine d'hommes. Nous savons ce que cet état de fait a coûté lors de l'incendie des Nouvelles-galeries qui s'est produit pendant les heures creuses.

La mission principale de la IIIe Compagnie, dite « Compagnie du port », est la défense du port autonome. Pour cette mission à haut risque, elle comprend cent trente hommes et dispose du matériel acheté et entretenu par la Chambre de commerce de Marseille. Ce matériel est sans commune mesure avec celui des « Compagnies de ville ». Il est en excellent état, récent et puissant.

Le port autonome a installé, au sein de l'enceinte portuaire, deux postes de secours, le poste de la Bigue où se trouve quinze hommes en permanence et le poste de la Madrague qui ne comprend lui que dix hommes. Ce dispositif est renforcé par deux bateaux-pompe comprenant chacun une vingtaine d'hommes d'équipage.

La 3e compagnie est sans contestation possible la compagnie la plus professionnelle du Corps. Son organisation est rationnelle tandis que son personnel est bien entraîné et bien instruit. Plusieurs fois son professionnalisme a été cité en exemple lors d'interventions au sein de l'enceinte portuaire sur des feux de bateaux ou pire, sur des feux chimiques.

Quant au personnel de garde, il est constamment apte à partir (et en totalité) au premier appel. Dans le cas qui nous intéresse, on fera appel relativement tardivement à ces « supers » pompiers.

Les auto-pompes Laffly, beaucoup plus récentes, sont soumises à la critique dans ce rapport. Elles tombent souvent en panne et ne sont pas d’un usage facile. Le moteur initial n’est pas assez puissant pour leur poids de dix tonnes. Cela entraîne de nombreuses panne sans compter les ruptures fréquentes de l’arbre arrière. Le remplacement des moteurs doit donc être effectué, ce qui grève le budget du corps.

La dissolution du corps des sapeurs-pompiers intervint à la suite du terrible incendie des Nouvelles Galeries, sur la Canebière le 28 octobre 1938. La carence des sapeurs-pompiers fut pointée du doigt par les experts pour expliquer les 75 victimes.

Un départ à ce moment là implique que seulement deux piquets et demi (les vingt cinq hommes de la première bordée) sont normaux et correctement équipés. Pour les deux premiers piquets, chaque homme occupe la place de sa fonction. À partir du troisième piquet, le Corps monte les piquets à la hâte, au petit bonheur, au gré des arrivées. Toutefois, la valeur professionnelle de ces piquets s'en trouve diminuée. En effet, à partir du troisième piquet, les équipages qui partent ne sont pas composés avec le maximum d'efficacité. Pour preuve, le nombre de témoins citant des sapeurs sans casque ou avec une partie de leur équipement manquant.

Le 28 octobre 1938, était de service la 2e Compagnie, le 2e Peloton et l'état-major soit un total théorique de 212 personnes. En fait, ce jour-là, il n'y avait que 133 sapeurs disponibles.

Le feu a surpris tout le monde par sa rapidité de propagation et sa puissance. Malgré les carences que l’on pourrait trouver dans le corps des sapeurs-pompiers de Marseille, la lutte contre un sinistre de l'ampleur des Nouvelles-Galeries dépassait leur capacité.

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Centre de renfort des sapeurs-pompiers de Châtel-Saint-Denis et de la Veveyse

Logo du Centre de Renfort des Sapeurs-Pompiers de Châtel-St-Denis

En 1965, l'ECAB dotait les communes de Fribourg, Morat, Bulle , Estavayer-le-Lac, Romont et Châtel-Saint-Denis d'un équipement lourd (camion tonne-pompe Magirus, camion poudre Chevrolet 750 kg ou remorque poudre 250 kg) dans l'optique de la création de Centres de renfort dont la base légale repose dans le Règlement du Conseil d’État du 29 décembre 1967.

Le 1er janvier 1984, le cercle des CR s'est agrandi avec l'apport du Corps des sapeurs-pompiers de Guin qui a repris depuis la même date, le rayon d'intervention de la Singine, desservi jusqu'alors par le CR de Fribourg.

Dans l'esprit des initiateurs de la constitution des CR, il s'agissait de disposer, régionalement, de moyens lourds aptes à intervenir immédiatement lors de sinistres importants dépassant les possibilités d'action et les moyens du corps local. On voit que la notion de la régionalisation était déjà d'actualité dans les milieux sapeurs-pompiers il y a plus de trente ans !

En octobre 1983, les vénérables Magirus 64 "rentraient dans le rang", cédant la place aux actuels tonne-pompe dont la puissance de 260 CV et surtout la variété des équipements et du matériel sont hautement appréciés des hommes du Centre de renfort.

En mai 1988, année du 175e anniversaire de la fondation de l'ECAB, les CR du canton recevaient les nouveaux camions PLW (abréviation de Poudre et Light-Water) qui remplaçaient les camions poudre 750 kg et les remorques 250 kg. Ces camions Mercedes 280 CV sont équipés d'un dispositif d'extinction comprenant une citerne mousse de 500 l et deux citernes poudre tri-ex de 300 kg chacune. L'élément d'extinction est complété par un matériel très complet de désincarcération et de pénétration : cisailles, écarteurs, vérins, disqueuse, set de lances thermiques.

Une progression technologique fulgurante, liée à une civilisation de consommation dont on a souvent peine à maîtriser les débordements, pour ne pas parler d'excès, ont entraîné des besoins nouveaux, des exigences plus importantes. Partant, des risques nouveaux sont apparus. Sans commune mesure avec les incendies du siècle passé, les sinistres dits "écologiques" ont fait prendre conscience aux autorités de notre fragilité face à certains événements comme les pollutions chimiques ou par hydrocarbures.

Conscient de cette situation nouvelle, le Conseil d’État, par Arrêté du 15 décembre 1987, a institué sur le territoire cantonal une organisation de défense contre les pollutions de toutes natures : hydrocarbures, chimiques ou radioactives. Cet acte officiel s'accompagnait, en novembre 1990, de la remise de trois camions Mercedes 200 CV pour les CR de Bulle, Fribourg et Morat, avec 3 tentes à buts multiples et tous leurs accessoires, et de quatre remorques pour les CR de Châtel-St-Denis, Düdingen, Estavayer-le-Lac et Romont.

Selon le concept d'intervention établi à cette occasion, l'uniformité des moyens acquis pour l'ensemble des Centres de renfort doit permettre l'entraide réciproque, même dans des situations particulièrement délicates.

Qu'en est-il aujourd'hui, plus de trente ans après la mise sur pied des Centres de renfort ? Un premier constat permet d'affirmer que l'objectif demeure identique, même si l'évolution dans le domaine des constructions, la multiplication des voies de communication et le transport des marchandises dangereuses par rail ou route ont imposé des responsabilités nouvelles aux Centres de renfort du canton.

Au sein du service du feu de Châtel-St-Denis, c’est aux personnes incorporées au service de piquet du centre de renfort qu’est dévolu le rôle de fonctionner comme centre de renfort pour le district de la Veveyse au niveau feu et secours routiers ainsi que les interventions autoroutières direction Bulle et Vevey.

Au niveau chimique, nous intervenons uniquement en protection et nous dépendons du centre de renfort chimique de Bulle. Quant à la radioprotection (protection contre les radiations ionisantes), c’est au centre de renfort de la ville de Fribourg que nous nous adressons. Notre service de Châtel-St-Denis intervient également lors d’interventions hydrocarbure.

L’effectif incorporé au centre de renfort est de 70 personnes pour un total d'environ 100 hommes et femmes (variable en cours d’année) incorporés. Dans cet effectif sont compris les officiers, les sous-officiers et les sapeurs.

Ce système permet une extinction plus rapide avec moins d’eau. En effet, ce système novateur alliant l’eau, la mousse et l’air comprimé est particulièrement adapté aux feux d’appartement et permet de limiter les dégâts par une grande efficacité d’extinction et une forte réduction de l’eau. Ainsi, il préserve l’environnement et réduit les dommages.

Ce véhicule peut accueillir 7 personnes pour les interventions de protection incendie. Il est équipé d'une pompe type 3.

Il contient aussi du matériel de désincarcération en complément au PLW.

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Source : Wikipedia