Saint-Dizier

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Posté par woody 06/04/2009 @ 21:14

Tags : saint-dizier, haute-marne, champagne-ardenne, france, environnement

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Saint-Dizier

Carte de localisation de Saint-Dizier

Saint-Dizier est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne.

Ses habitants sont appelés les Bragards. L'histoire veut que cela soit dû à un siège dans des temps anciens où les habitants de la ville résistèrent vaillamment. Le roi de l'époque (François 1er) a alors dit à ses sujets : « Ha ! Les braves gars ! » qui serait ensuite devenu « bragards ». Moins souvent évoqué, et pour cause, l'appelation de bragard aurait pour autre origine le verbe braguer - se vanter.

Saint-Dizier était un ancien village de Lorraine, situé à l'emplacement de l'actuel faubourg des 3 maisons de la ville de Nancy. Rasé en 1591 pour améliorer la défense de la ville, les trois bâtiments préservés donnèrent son nom au quartier actuel.

Saint-Dizier est aussi parfois confondue avec Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Dier-d'Auvergne, Saint-Dyé-sur-Loire ou Die.

Saint-Dizier est situé dans le nord de la Haute-Marne, traversée par la Marne. Le recensement de 2005 comptabilise 27 000 habitants. C'est la ville la plus peuplée du département. Elle est limitrophe du département de la Meuse et de la Marne.

Bien que la première mention du nom de la commune n'apparaisse que vers la fin du IXe siècle, l'occupation en est fort ancienne (des traces d'occupation à partir du néolithique).

La ville s'est substituée progressivement à la place forte gallo-romaine d'Olonna, où d'après la légende, des rescapés de la destruction d'Andematunum/Langres auraient rapporté la dépouille de leur évêque, Didier, et en auraient fait un sanctuaire.

Le développement de la cité se fait autour de son église (Notre-Dame), sous l'égide de ses seigneurs, les Dampierre. C'est en effet sous Guy II de Dampierre (1155-1215) que commencent l'édification du château et de l'église. C'est Guillaume de Dampierre, époux de Marguerite comtesse de Flandre qui, influencé par l'organisation des villes flamandes, promulgue une charte d'affranchissement, en 1228, qui lui permet de déléguer une partie de ses pouvoirs aux échevins de la ville. C'est le 3e fils de Guillaume qui héritera de la seigneurie de St-Dizier et de Sompuis. Il sera connétable de Champagne et épousera Laure d'Avraiville, fille de Mathieu II, duc de Lorraine. Guillaume, fils cadet de Jean Ier, reprendra la seigneurie de St-Dizier et la transmettra à sa descendance jusqu'à Jeanne qui épousera en deuxième noce Jacques de Vergy. La cité passe ensuite à la famille des Vergy, alliés du parti des Bourguignons.

Saint-Dizier, par sa position stratégique, se voit assiégée lors du conflit entre l'empereur Charles V (Charles Quint) et François Ier, en 1544. La place forte se rend après une résistance de plusieurs mois. Le Roi de France a lui-même salué l'héroïsme de ses habitants. Propriété des impériaux, Saint-Dizier sera rendue à la France au traité de Crépy-en-Laonnois, le 18 septembre 1544.

En 1755, un incendie détruisit les trois-quarts de la vieille ville. L'église Notre-Dame fut également touchée à cette occasion. Seules quelques maisons de la Place Emile-Mauguet et de la rue du Petit-Sauvage échappèrent à la destruction.

En 1814, Saint-Dizier fut à nouveau le centre de conflits. En janvier, Napoléon Ier y chassa les Russes : ce fut la première grande victoire de la Campagne de France. Il y remporta une seconde victoire en mars.

Durant le premier conflit mondial, la commune servit entre-autre de point de départ pour l'approvisionnement du front pendant la bataille de Verdun.

La réquisition par la Luftwaffe (armée de l'air allemande) de son aérodrome lors du second conflit mondial valut à Saint-Dizier de connaître de nombreux bombardements aériens par les forces anglo-américaines.

La ville, grâce à un savoir-faire issu d'un long passé sidérurgique, a pu ensuite se développer et se spécialiser dans ce domaine (fonte d'art, mécanique agricole). Parallèlement, l'usine de crème glacée des frères Ortiz va se développer et sa marque, Miko, sera connue mondialement.

Pour faire face aux besoins en logement du personnel de ces industries en pleine expansion, on construira aux abords de la cité bragarde, au milieu des années 1950, un des premiers grands ensembles de France : le Vert-Bois. Regroupant environ 40% de la population totale de la commune, c'est une ZUS connue pour être particulièrement défavorisée comparée à des villes de même importance.

Au milieu des années 1990 enfin, la municipalité a engagé un travail de renouvellement urbain audacieux, transformant radicalement le centre-ville.

L'économie de la ville connait un fort déclin industriel, notamment dans le secteur mécanique, alors que la base aérienne (arrivée du Rafale) et les deux établissements hospitaliers sont pourvoyeurs d'emplois.

L'arrivée du Rafale à Saint-Dizier, a eu lieu le 27 juin 2006, en présence de Dominique de Villepin premier ministre, de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, et du Chef d'État Major de l'Armée de l'Air, le Général d'armée aérienne Richard Wolsztynski.

Saint Dizier est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Marne. Elle gère l’Aérodrome de Chaumont-Semoutiers.

Saint-Dizier n'a d'abord été qu'un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Wassy, puis quand celui-ci fut supprimé en 1926, de celui de Chaumont. En 1940, l'arrondissement fut reconstitué, mais son chef-lieu fut fixé à Saint-Dizier au lieu de Wassy.

La Bragardise, spécialité de Saint-Dizier créée en 1994 à l'initiative d'une douzaine de boulangers-pâtissiers, est un gâteau sec savoureux, vendu par paquet de 200 grammes, subtil mélange de sucre de canne, de farine, et de beurre, au goût de cannelle et de noix de coco.

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Aire urbaine de Saint-Dizier

L'aire urbaine de Saint-Dizier est une aire urbaine française centrée sur la ville de Saint-Dizier.

D'après la définition qu'en donne l'INSEE, l'aire urbaine de Saint-Dizier est composée de 35 communes, situées dans la Marne, la Haute-Marne et la Meuse. Ses 55 814 habitants font d'elle la 130e aire urbaine de France.

6 communes de l'aire urbaine sont des pôles urbains.

Voici la liste des communes françaises de l'aire urbaine de Saint-Dizier.

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Arrondissement de Saint-Dizier

L'arrondissement de Saint-Dizier est une division administrative française, située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne.

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Siège de Saint-Dizier (1544)

Le Siège de Saint-Dizier est un épisode de la neuvième guerre d'Italie qui eut lieu au cours de l'été 1544. Il inaugure l'invasion de la Champagne par les armées impériales de Charles Quint. L'empereur, qui vient de subir une cuisante défaite à Cérisoles dans le Piémont, ouvre un second front au nord de la France pour empêcher François Ier de reconquérir le Milanais. Il s'est assuré l'alliance de l'Angleterre, qui doit dépêcher un corps expéditionnaire en Picardie à l'automne.

Le comte de Sancerre, gouverneur militaire de Saint-Dizier, assure la défense de la ville assisté par deux officiers, Louis et Eustache de Bimont (dit capitaine Lalande). Ils peuvent compter sur 2000 soldats, 100 gens d’armes du duc d’Orléans, 800 bourgeois et 75 jeunes volontaires. Le gouverneur a fait hisser en haut du clocher de l’église des canons qui visent le cantonnement espagnol au sud.

L'empereur amène en personne des renforts aux troupes assurant le siège, menant le 13 juillet sous les murs de la ville une armée de 14 100 soldats (dont 1 600 sapeurs). Mais le lendemain, lors de l'assaut du 14 juillet, les assiégés se défendent vigoureusement, malgré le feu continu de l’artillerie ennemie qui brise l’épée de Louis du Bueil et une partie de son armure. Au cours d'un assaut très violent, le capitaine des impériaux, le prince d'Orange René de Chalon, est frappé à mort par les défenseurs, et agonisera le 15 juillet avec l'empereur à son chevet. Louis du Bueil envoie une dépêche au roi François Ier, qui ordonne alors une procession et une messe d’action de grâces pour célébrer ce succès. La ville de Saint-Dizier se voit octroyer la devise qui lui est restée : "Regnum sustinent" (ils soutiennent le royaume).

Le 23 juillet, les avant-postes français tombent sous les coups des assaillants, mais une armée menée par le Dauphin Henri, qui a pris position à Jâlons, tient en respect les assiégeants et les dissuade de tenter un nouvel assaut meurtrier. Cependant, la ville est épuisée et, le 3 août, le gouverneur français envoie au duc de Guise une lettre dans laquelle il lui fait part de l’impossibilité pour Saint-Dizier de tenir plus longtemps, faute de munitions et de vivres. Or, cette lettre est interceptée par les Impériaux, qui s’empressent d’en tirer parti. Le chancelier de l’empereur, Nicolas Perrenot de Granvelle, possède le chiffre utilisé par le comte de Sancerre, et n’a aucun mal à déchiffrer la missive. Il possède également le sceau du duc de Guise : le 7 août, les assiégés reçoivent une lettre portant le fameux sceau, et les invitant à se rendre dans les meilleures conditions possibles.

La ville se rend le 17 août. Charles renonce à se retourner contre l'armée du Dauphin et marche sur Soissons.

Le roi de France a lui-même salué l'héroïsme des habitants de la ville. Mais dans l'immédiat, François Ier, menacé sur toute sa frontière nord, doit rappeler des forces du Piémont, empêchant le comte d'Enghien de concrétiser les bénéfices de la victoire de Cérisoles.

Propriété des impériaux, Saint-Dizier sera rendue à la France comme condition de la Trêve de Crépy-en-Laonnois, le 18 septembre 1544.

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Histoire de Saint-Dizier

Si les plus anciennes découvertes dans les environs immédiats de Saint-Dizier datent du paléolithique supérieur (pointes de flèches), les premiers témoignages humains sur le territoire de la commune datent du néolithique final (lames de silex). Les fouilles ont permis ensuite de mettre au jour une épingle à tête en forme de rouelle datant du bronze moyen (de -1500 à – 1250).

Les découvertes de 1992, sur le site du Chêne Saint-Amand, font apparaître pour la première fois les traces réelles d'habitat. Elles datent du Bronze final (-900) et présentent un ensemble de trous de poteaux avec fosse contenant de la céramique servant de silo.

Les quelques cabanes qui constituaient Saint-Dizier connaissent une continuité tout au long de l'âge du Fer, particulièrement à la Tène. Cette évolution est mise en évidence par les sépultures mises au jour sur le site de la BA 113, les archéologues ayant retrouvé dans des enclos funéraires des parures (torques, bracelets, fibules), de la céramique et de la poterie. On y trouva également de nombreux trous de poteaux.

Les habitants de ces quelques cabanes mènent, en dehors de l'activité agricole, un travail d'artisanat de poterie, aidé par des gisements locaux d'argile. Nécessaire au développement, une activité d'essartage existe également, mise en évidence par la découverte de haches de bûcheronnage.

Les conditions de vie sont facilitées par la nature des sols plutôt riches (le limon du Perthois) donnant de meilleures récoltes qu'en zone calcaire, un bon réseau hydrographique et la forêt.

Géographiquement, le Saint-Dizier celte se situe entre les deux établissements anciens que formaient Le Châtelet de Gourzon et Perthes, rejointes entre-elles par un chemin qui sera encore utilisé ultérieurement : la voie de Langres à Chalons en Champagne par la vallée de la Marne et qui passait sur l'actuelle commune. Elle fait politiquement partie de la tribu des Catalaunes, groupe culturel qui lui est le plus proche dans son mode de vie (rite funéraire, art, armes).

Pendant la période gallo-romaine, le village devient Olonna. Le nom pourrait provenir du celte oln, l'aulne, l'arbre des milieux humides qui ne manque pas dans la région. Le village se développe au Ier siècle après J.-C., connaît ensuite un tassement au début du IIe avant de reprendre au milieu du IIIe siècle. Le village est typique de cette époque : un petit habitat de cabanes à ossature en pan de bois et des villae.

La vie se romanise, tant dans la conception des bâtiments d'habitation que dans l'utilisation de nouveaux ustensiles dans la vie quotidienne. Au site Les Crassés, les recherches archéologiques ont mis au jour un habitat important, une villa, avec thermes privatifs. Elle sera occupée jusqu'au IVe siècle, probablement partiellement détruite durant les grandes migrations et réoccupée pendant la période mérovingienne. Le matériel de fouille donne de la verrerie, de la céramique, parures, bagues, tesselles de mosaïque, urnes funéraires en verre, monnaies et autres outils.

L'économie est basée sur l'agriculture mais c'est de cette époque que l'on retrouve les premières traces de sidérurgie sur le territoire de Saint-Dizier. Les scories mise à jour aux Crassés, datées du Ier siècle, en sont le témoignage.

L'essor d'Olonna commence paradoxalement avec la période troublée des grandes migrations. L'incendie de Langres par les Vandales en 264 puis après la destruction de Perthes, capitale du Pagus Partensis, par les Huns vers 451 précipite les populations vers Olonna. Même si elle n'a aucune valeur historique, la tradition veut que les rescapés de Langres aient apporté avec eux les reliques de leur évêque, Desiderius, Didier. Olonna devint alors lieu de culte sous le nom de Sancti Desiderii Fanum, à l'origine du nom de Saint-Dizier. Olonna donnera son nom à un des faubourgs de la commune : la Noue.

En 1544, alors que la ville toute proche de Vitry-le-François avait été détruite par les armées de Charles Quint, Saint-Dizier leur résista pendant six mois. La légende veut que François Ier, parlant plus tard des habitants de Saint-Dizier, les ait qualifiés de braves gars. De cette expression dériverait le nom actuel des habitants, les Bragards.

C'est aussi le lieu de la dernière victoire de Napoléon Ier lors de la campagne de 1814, face aux troupes prussiennes et russes.

En 1952, la première ville nouvelle de France, le quartier du Vert-Bois (à l'origine « Saint-Dizier-le-Neuf ») a été initié par Edgard Pisani, alors préfet de la Haute-Marne. Cette création résulte de l'accroissement de la population dû à l'expansion industrielle et à l'extension d'une base aérienne stratégique. Elle a permis de pratiquement doubler le nombre d'habitants de Saint-Dizier en deux décennies.

La ville connaît depuis une décennie, de profonds changements dans la nature même de sa physionomie. La coupure routière entre le Vert-Bois et le reste de la ville est effacée, les infrastructures nouvelles sont créées.

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Source : Wikipedia